DIRECT : Le journal de 19h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:26Chiffre
« Une perte estimée à 30 % en grande terre jusqu'à 50 % en petite terre. »
- 5:11Chiffre
« Le coût total des travaux du futur écoquartier Zac de Dembé Sarano est estimé à 600 millions d'euros. »
- 6:38Promesse
« Les premiers logements seront livrés en 2027. »
- 21:08Fait
« Un mois après le cyclone, les gens soient toujours en difficulté pour avoir de l'eau potable. »
Temps de parole
- ?100 %
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ministre a scruté l'avancée des chantiers et les blocages de la reconstruction du territoire 1 an après le passage dévastateur du cyclone Chido. En parlant de reconstruction, un an après Chido, il y a ceux qui n'ont toujours pas reconstruit leur toiture emportée par le cyclone et ceux qui ont réparé leur maison. Vous le verrez dans ce journal, beaucoup de sinistrés non assurés se tournent vers des solutions moins chères et rapides et surtout vers du béton. [musique] Un an après la catastrophe, l'île croule toujours sous les déchets du cyclone chido, loin du paysage de carte postale. Il faut composer avec des décharges à ciel ouvert. Exemple sur le terreplin de Msapé, c'est là-bas que s'est rendue la
ministre des outresemères, Neymar Muchu, elle a présenté un second plan d'évacuation des déchets. On voit cela avec Jaidi Maulida et Rebecca Alexis Langar. La ministre des outremè Naima Muchu était donc bien ici sur la zone tampon de Msapé où sont stockés une partie des déchets lié au passage du cyclonido. Ici à Mapai nous avons 17000 m³ de déchets. Sur le reste du territoire c'est à peu près 60000. Sur les autres zones tampoin évidemment la ministre des autres mèes a pris la parole tout à l'heure et elle a fait des annonces concernant l'évacuation de ces déchets. L'État s'est engagé 12 millions d'euros l'année dernière sur le fond d'amorçage les 200 millions d'euros. nous remettrons encore des crédits supplémentaires et donc il faut que maintenant concrètement, je veux dire en
terme technique et matériel, on puisse continuer à avancer. Raisonnablement, on peut imaginer que au premier trimestre de l'année prochaine, il n'y aura plus rien ici et qu'on pourra amorcer les travaux puisque vous savez que c'est un foncier qui va permettre de construire des logements sociaux, un palais des congrès et qui va voir pousser une activité et c'est très important parce que c'est le cadre de vie, vous l'avez dit, des habitants ici. Donc on sera très très vigilant. Moi, je vais suivre scrupuleusement la situation au mois le mois pour être certaine que tout ça avance convenablement. Alors, évidemment, ça met du temps d'évacuer tous ces déchets. Pour remédier à ces problèmes, la société Enzo Technique recyclage a mis en place des outils, des machines et notamment
des broyeurs pour accélérer l'évacuation des déchets. Le directeur d'Enzochnique recyclage nous donne les détails. En fait, on avait déjà installé une première machine qu'on appelle une presse qui compactait les déchets métalliques, mais on se rendait compte que on s'est rendu compte malheureusement que c'était un peu long. Par conséquent, on a ramené cette machine qui est encore plus rapide, qui broie 40 tonnes par jour. Donc l'objectif, c'est de broyer 40 tonnes par jour pour pouvoir dans un délai de 2 à 3 mois finir avec le stock uniquement de déchets métalliques pour le moment. Du côté de la Sidvam, les sites d'enfouissement sont de nouveau fonctionnels. Les outils sont là, mais c'est le manque de trésorerie qui freine l'évacuation de ces déchets. À partir de juin, une séquence plus
lente, euh plus compliquée parce que c'est là où on a commencé à ressentir une tension de trésorerie importante au niveau des collectivités. La machine, c'est un peu en rayé un petit peu voilà, on a remis un petit peu de moyens pour tenir à service minimum en attendant que les éco-organismes s'impliquent. L'évacuation des déchets était une priorité juste après le passage du cyclonido. Un an après, nous y sommes encore. Désormais, tous ces acteurs doivent travailler de concert afin de sortir de cette crise et éviter à la population de voir encore ces montagnes de déchets. L'autre défi auquel est confronté l'île, la crise de l'eau qui perdure et rythme le quotidien de la population. Et c'est avec cette thématique que la journée de la ministre a démarré avec la visite du
chantier de l'usine de dessement d'Hironibé. Censé mettre fin au pénurido d'ici 2027, Neymar Mucho a visité les installations et rencontré les équipes sur place Nathalie Andrian Simva et Daniel Abdou.
Naimau attentive sur la présentation des travaux du chantier de l'usine de dessement d'Ironie Bé. L'une des solutions annoncées pour répondre à la crise de l'eau. Ici seront produites 10000 m c d'eau par jour. Mais cela ne suffira pas à mettre fin aux coupures. Cette usine là ne permettra pas forcément de résoudre totalement les problèmes de l'eau. Si la livraison de la deuxième usine de dessement est fixée en octobre 2027, la première menace de s'effondrer avec l'érosion en petite terre. Et si jamais on narrive pas à stabiliser cette cette falaise, l'alimentation de petite terre est insurée sera un sujet extrêmement préoccupant. À cela s'ajoutent les problèmes de fuite
à cause des infrastructures vétustes. Une perte estimée à 30 % en grande terre jusqu'à 50 % en petite terre. On est sur un réseau où le fait d'avoir des coupures fragilise et donc c'est un réseau qui est déjà vieillissant mais les fuites sont liées au fait qu'on n'est pas en eau tout le temps. Donc ça c'est aussi un des sujets qui se pose. C'est-à-dire que les coupures d'eau pour économiser l'eau fragilise le réseau. Il n'est pas normal que les Maoré continuent de vivre des coupures. J'informe les Maoris et je l'ai écrit à la ministre madame Naima Moutu que Mayotte est le seul département qui ne dispose pas d'un plan hors sec. Cela fait 8 ans que Mayotte vit au rythme des tours d'eau, plusieurs solutions annoncées. L'usine de
dessement, la troisème retenue collinaire et les 25 sites de forage. Des projets qui tardent à se concrétiser, estime la population qui n'y croit plus. Et la visite de la ministre des outresemes s'est poursuivie sur le chantier de l'écoquartier de Tararano Dembéi. Un projet porté par l'établissement public de reconstruction et de développement de l'île. La première phase des travaux a démarré. Les détails avec Bibi Mariam Halidi et Hassadi Razafito. 2600 logements, trois groupements scolaires, des commerce ou encore des infrastructures sportives. C'est un chantier ambitieux qui devrait sortir de terre d'ici 2031. Sur un territoire où les logements manquent, les habitants
espèrent beaucoup de ce projet. On aimerait que les travaux aillent jusqu'au bout parce que s'ils arrivent à livrer toutes les infrastructures qu'ils nous ont promis, ça sera un pas en avant pour le développement de l'île. Le rêve d'un meilleur cadre de vie dans une commune où les violences prennent de l'ampleur. Le maire mise beaucoup sur ce projet pour redorer l'image de son territoire. Il a tenu à le présenter à Naimau, la ministre des outres mères. C'est un espace qui était délaissé à l'époque, donc aujourd'hui avec un espace aménagé. Donc on espère d'ici 2027 changer l'image changer l'image de cet espace qui était auparavant inoccupé
ou occupé pour des raisons agricoles. La visite de la ministre Neimau sur ce chantier s'est terminé avec la signature d'une convention entre action logement Alma l'État et l'établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte. Il s'agit d'un protocole de session foncière qu'AC logement a reçu dans le cadre de la construction de 166 logements qui seront construits dont le permis de construire a déjà été obtenu. L'objectif pour nous, c'est d'être à la hauteur des attentes des Maoré, d'être en capacité de participer au développement du territoire. Le coût total des travaux du futur écoquartier Zac de Dembé Sarano est estimé à 600 millions d'euros. Les
premiers logements seront livrés en 2027. Et après une matinée consacrée aux différents chantiers, la ministre des outresemes s'est rendue dans le centre de l'île au régiment du service militaire adapté de Mayotte à Combini où elle s'est notamment entretenue avec le président du conseil départemental Benissa Ousseni. Et avant Combistre était du côté du lycée hôtelier de Kaweni accompagné notamment par les deux députés Estelle Yussoufa et Ania Bamana. sur place, elle a rencontré les élus et les images que vous voyez sont signées. Marine Gâché et je vous le disais, Neymar Mchu était au RSMA à Combi. La ministre a rencontré des jeunes en formation pour devenir technicien en
fibre optique. On écoute à ce sujet le colonel Benjamin Soubraille, les commandants du RSMA au micro de Marine Gâché. Aujourd'hui, nous étions très honorés d'accueillir la ministre pour lui montrer sur le terrain le travail quotidien que nous réalisons au profit de la jeunesse Mauraise. Donc aujourd'hui, elle a pu visiter quelques ateliers de formation professionnelle et notamment celui de la fibre optique puisque le régiment aujourd'hui détient un atelier qui permet la formation de la jeunesse maorise au métier de l'installation de la fibre optique. Et ensuite, nous lui avons montré toute la partie formation militaire que nous réalisons et qui est donc la transformation du jeûne civil en jeune citoyens responsable. Et à l'occasion de ces 3 jours de
déplacement dans notre département, la ministre des outremères, Neima Moutu, va installer ce lundi 15 décembre le comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte. Il sera présidé par le sénateur Maoré Tani Mohamed Swalii. Parmi les autres membres, il y a également les deux députés de Mayotte et Estousoufa. Et en Chia Bamana, vous retrouverez la liste complète des membres des élus et représentants de l'État chargé du suivi de la reconstruction sur notre site internet. La première dans cet article, il est signé Raphaël Cann. Et pour parler de cette visite, nous recevons ce soir en plateau Mariam Said Kalam, la conseillère départementale de Sada Chirongi. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors, on est à la veille du cyclone
Shida. Quand vous regardez dans le rétroviseur, est-ce que vous trouvez que l'État il a été au rendez-vous ? Je ne sais pas si c'est l'État qui n'a pas été au rendez-vous, mais en tout cas en tant que élu local et je ne suis pas la seule, nous sommes très frustrés face à la population et ce que vit la population. Je pense que votre sujet, il y a eu deux mots que je retiens de votre sujet. votre collègue reporteur tout à l'heure parlé euh de la gestion des déchets comme étant prioritaire le lendemain de Chido. Je confirme que le Premier ministre qui est passé de l'époque qui est passé à Mayotte 15 jours après le passage de Chido, a fait
des annonces très fermes sur la gestion des déchets qui étaient déjà stockés là en disant que tout allait être déployé pour que ces déchets puissent partir dans la région vu que nous on n'avait pas la possibilité tout de suite de les gérer. Là aujourd'hui, on est parti là-bas, il y a eu des annonces mais en tant qu'élu, ça reste des annonces pour l'instant parce que la population euh voilà, on va continuer, comme elle l'a dit la ministre, on va continuer à gérer les les déchets, il y a les transferts mais là je retiens aussi deuxème chose, c'est que la le DGS a parlé de manque de trésorerie parce que c'est ça le problème. On a des annonces, il y a une bonne volonté autant de la part des élus que nos partenaires de
l'État. Mais ce problème de trésorerie se se pose partout. On y va. Les collectivités nous parlent de marque de trésorerie. Moi, il y a il y a autre chose qui m'inquiète beaucoup. Depuis le passage de Chido sur notre territoire, on nous parle des fonds et je reste convaincu que ces milliers d'euros sont effectivement ces crédits sont à Mayotte. Elle ne les a pas évoqué lors de la réunion avec la rencontre des élus du côté de Kaweni ? Non, ça n'a pas été le cas. En tout cas, moi j'ai pas eu l'occasion de parler. J'ai pas entendu des annonces par rapport à des enveloppes budgétaires qui allaient arriver. Mais qu'est-ce qui s'est dit à Kaw ? Moi c'est c'est une réunion entre partenaires. On a rencontré la ministre.
Bien sûr, ça a été l'occasion à chaque fois en tant que lui de l'interpeller et interpeller les services de l'État qui étaient sur place pour leur partager les dolances de Maoré que tout le monde connaît. C'est l'insécurité, c'est le problème de de euh de déplacement de l'île qui passe par le l'aéroport. En tout cas, un aéroport digne du nom de nom pour qu'on puisse partir, c'est la scolarisation de nos enfants. Les écoles sont à terre depuis et la construction malgré la volonté déployée par les services, notamment le rectorat sur le territoire pour maintenir le l'enseignement à Mayotte, on sait dans nos villages que le nombre de des salles
de classe qui ont été touchées n'ont pas été rénovées. n'ont pas été construites et du coup Mais est-ce que ça vous lui avez dit à la ministre est-ce que avant sa visite vous êtes réuni avec les élus pour déployer on va dire une stratégie s on s'est réunit moi personnellement j'ai j'ai été avec mon groupe hier on a passé l'après-midi les des des femmes dévouées teles que Maimunati et Hélène Polosec et j'en passse on s'est retrouvé hier on a parlé et effectivement ce matin on s'est toutes les trois déplacé pour suivre les séquences qu'on pouvait suivre moi j'en ai suivi de et c'est une occasion d'échanger. C'est une qu'est-ce qui vous a marqué lors des deux séquences que vous avez suivies, notamment celle des déchets. Je suis en attente des annonce madame.
Moi c'est c'est il y a eu des échanges qui ont été faites. On attend la ministre annoncer ce qu'il nous a amené mais juste dire que sans sans vouloir nous victimiser nous les élus parce qu'on s'est on s'est dévoué en tout cas où on a été élu mais la population s'impatiente. On ne peut pas vider ce territoire pour envoyer nos enfants à l'hexagone ou ailleurs. Au seul motif que on a un problème pour les scolariser et on sait tous les moyens qui sont déployés et la volonté du personnel enseignant mais malgré tout il manque il y a une réalité sur le territoire et depuis Chido, c'est encore plus criant. Alors, depuis Sido Mariam Said Kalam, il
y a le comité de pilotage de la loi Mayot donc qui va être installé euh euh lundi. Euh forcé de constater que les deux élus rapporteurs de cette loi, euh Maimunati, Moussa Amadi et Soerat Eladaad, ne figurent pas dans cette liste. Euh est-ce que selon vous, les choix qui ont été faits sont judicieux ? Comment vous interprétez les choix qui ont été faits ? C'est enfin le choix a été fait certainement avec beaucoup d'équation. Donc là, je vais pas critiquer euh une instance qui est capitale, qui vient d'être installée. Euh on a besoin de cette instance. Pour moi, c'est une espace de transparence par rapport à l'utilisation des fonds chot. Là, en tant qu'élu, je suis incapable aujourd'hui d'expliquer à ma population combien de fonds ont été affectés à
Mayotte et où. Je sais, j'oseis croire que l'État travaille. Il y a des comme les collectivités, il y a des fonds qui sont déployés mais il faut quand même qu'on arrive à dire à la population effectivement le nombre de classes ne sont pas suffisantes mais à côté de ça on a fait telle chose depuis que Shido est arrivé. Nous tous on a été touchés par Shido. Ceux qui n'ont pas le qui n'ont pas eu la chance d'assurer leur logement on a encore les stigmates à travers le village. Merci beaucoup Mariam Said Kalam. C'est stigmat. On va on va en parler justement dans quelques minutes. Je rappelle que vous êtes la concert départementale de Sada Cherongi et justement depuis le passage du cyclon Shido, il y a eu la loi pour la refondation de Lille avec
ses 4 milliards d'euros sur 6 ans pour Mayotte. Mais les Maoré attendent encore les résultats de ces promesses et surtout d'être indemnisé par les assurances pour ceux qui en ont une. Mais en attendant, certains reconstruisent leur maison dévastée par le cyclone et vous allez le voir dans ce reportage de Halda Alidi et de Bananamani Said Ali. C'est le béton qui est privilégie. Toute la toiture est partie. Là, j'ai tout cassé à nouveau. Je refais la maison. J'ai déjà commencé l'autre côté. Zain peut enfin respirer. Ses travaux ont bien avancé. Elle pourra passer cette saison des pluies à l'abri. Je vais pas retourner encore avec l'étoil. Pour moi, je me suis dit je mets d'abord le béton et après je verrai l'étoil. Je sais que je serai protégée.
Dans le quartier, elle n'est pas la seule à modifier sa maison. Là, j'ai vu il y avait des toiles, elle a commencé à mettre les bétons. Là, pareil, c'est le même cas. Reconstruire en urgence avant le retour des pluies un cass-tête pour près de 36000 [musique] propriétaires sinistrés suite à Chido. Sur ces [musique] images, on découvre l'ampleur des destructions à Tingoni. Un an plus tard, toutes les toitures sont progressivement remplacées par du béton. Confronté à la pénurie de matériaux et la hausse des prix, beaucoup de maoré non assurés se tournent vers les solutions les moins cher et les plus
rapides. J'ai abandonné les tôes et j'ai mis des parpins béton. Une toiture en béton parce que j'ai peur d'un autre cyclone. Bétonner sans faire appel à des spécialistes, cet architecte alerte sur des pratiques qui se développent au détriment des règles de sécurité. On va rajouter du poids sur une structure qui a pas forcément été pensée pour, surtout si avant c'était une charpente en bois. Il faut prendre la tâche d'un ingénieur et vérifier que sa maison est en capacité. Je dirais que plus elle est haute, plus on est peut-être en train de faire ce qu'il faut pas. Et pourtant, des solutions existent. Ce matin, ce propriétaire sinistré reçoit la visite d'un expert envoyé par le conseil d'architecture de Mayotte. Cette
étape justement de diagnostic Posida c'est aussi de se rendre compte pourquoi les les toitures se sont envolées. Depuis un an, ce groupe d'architectes est mobilisé pour une reconstruction du territoire dans les normes. Ousenibunu fait partie des 200 particuliers avoir bénéficié de leur conseils. Quand j'ai vu c'est gratuit, ils sont venus pour nous aider. C'est là que j'ai fait appel à eux et ils ont fait le maximum. Le propriétaire a remis une toiture provisoire mais il n'est pas encore tiré d'affaires. Après la saison des plus, il arrive à à regrouper les fonds nécessaires, il faudra qu'il enlève toutes les toles et qu'il consolide sa charpente. Malgré les recommandations, beaucoup n'ont toujours pas les moyens de reconstruire. Ils vivent encore sous des
bâches au risque de nouveaux dégâts à chaque puit. Dans le même temps, l'essentiel des fonds mobilisés pour la reconstruction de Mayottes est consacré au bâtiment public. laissant de nombre particuliers sans solution. Eux se sont mobilisés pour venir nous venir en aide ici à mettre la première après le cyclon chido. Je vous parle de nos collègues venus des différentes stations de Polynésie, Martinique, Saint-Pierre et Miclon. Ils sont venus prêter main forte à notre rédaction. une aide précieuse qui nous a permis de continuer à vous informer dans un contexte difficile. Un grand merci à eux et nous vous proposons d'écouter leurs témoignages. 2 mois après, j'arrive sur place,
je vois des collègues qui ont tenu la station. Je vois des collègues volontaires qui sont venus travailler au côté des journalistes Maoré et qui sont restés là qui ont fait leur travail d'information jusqu'au bout. Certains ont dormi sur place, certains ont passé plusieurs semaines sur place sans voir leur famille. Et quand on arrive et qu'on découvre tout cela, on se dit waouh, c'est on salue ce travail là, on respecte ce travail là. On est allé directement à la Réunion parce qu'il n'y avait pas de vol, il y avait aucun moyen d'aller directement sur Mayotte. Ensuite à à la Réunion, ça
a été très compliqué pour pouvoir atteindre Mayotte. Il a fallu qu'on se qu'on qu'on entre dans qu'on aille avec des la sécurité nationale pour pour pouvoir aller à Mayotte. Et quand on est arrivé à Mayotte, euh déjà depuis l'avion, c'était catastrophique parce queon voyait tous les arbres étaient arrachés, les maisons arrachées. Ça c'est déjà ça m'avait ça m'avait choqué aussi. Ce qui m'a choqué, c'était les lorsqu'on rencontrait des gens, c'était les témoignages des gens et ça c'était important qui nous qui nous disait que en fait ils étaient ils étaient tout seuls, qu'ils avaient besoin d'aide, qui n'avaient plus rien, qu'ils avaient tout perdu et que ils craignaient aussi l'insécurité, leur approvisionnement niveau nourriture. Voilà, tout ça c'est ce qui ce qui ce qui est apparu à mon
premier arrivé lorsqu'on est arrivé à Mayotte. Alors, parmi tous les souvenirs de Shido, puisque il y en a eu beaucoup, notamment par rapport à au dénuments, à la gestion des déchets, aux galères pour trouver la nourriture, de l'eau, gérer le retour à l'école et cetera. Mais s'il y en a un qui m'a particulièrement marqué, c'est celui pour trouver de l'eau puisque nous on est arrivé en renfort un mois après le passage du cyclone et un mois après, c'était toujours le manque d'eau dans les magasins avec des échanges de messages, des groupes entre les gens pour savoir où les palettes d'eau étaient livrées et la queue ensuite pour récupérer les packs d'eau dans les magasins, les packs d'eau qui étaient rationné pour par
famille. Et euh ça ça m'a ça m'a marqué que un mois après le cyclone, les gens soient toujours en difficulté pour avoir de l'eau potable. En plus des tours d'eau qui sont euh qui sont mis en place dans les maisons pour l'eau au quotidien, l'eau courante quoi. Et le cycle, on continue d'en parler. Il est au cœur d'une exposition photo actuellement à l'Academa, c'est jusqu'au 26 janvier. Sur place, vous retrouverez des clichés pris les jours qui ont suivi le cyclone des clichés pris par le photographe David Lemort. Et à l'initiative de cette exposition intitulé Chido le jour d'après, l'association Zangoma, sa chargée d'organisation Fatima Oni réponse aux questions de Jidi Maulida. Aujourd'hui, Zangoma participe à la
discussion sur les 1 ans de chez un bilan mais pas que. Dire ce qu'elle a construit, les bienfaits qu'elle en a tiré. Euh et toutes toutes les grâces que nous choisissons de vivre aujourd'hui grâce à cet événement. Les photos ont été prises immédiatement après le cyclone. Le photographe David Lemor était là pendant le cyclone. Il l'a vécu, il l'a subi. Il s'est-rouvé dans un logement où la toiture est partie et sous une armoire. il a pensé que le peut-être que c'était ces derniers jours. Donc en moins de 15 jours, nous avons été mis en mesure avec David Lemor et l'association Zangoma de d'imprimer les photographies et et de penser l'exposition. On a longtemps cherché le lieu avec le président
d'Akadema. Nous nous sommes rencontrés et il a tout de suite accepté. Il a tout de suite compris la pertinence, comme le disait tout à l'heure sa vice-présidente, de ce projet qui n'est pas simplement de faire un acte de de un acte de culture, un acte culturel, mais qui véritablement poser un acte d'engagement social. Nous refermons ici ce large chapitre consacré à la visite de la ministre des outresemes et au cyclone Shido. Dans l'actualité, le chanteur Staco sera présenté dans la soirée devant un juge d'instruction. Après de jours de garde à vue, il est suspecté de viol aggravé sur mineur et pour diffusion d'images pédo pornographiques, il aurait diffusé des vidéos de lui ayant un rapport sexuel avec deux femmes dont une mineure. Et si le juge d'instruction estime qu'il
existe des indices graves ou concordants, le chanteur sera mis en examen. Fin de ce journal. Merci à vous de nous accompagner ce soir. Merci également aux équipes qui ont permis la réalisation de cette édition. L'information revient demain matin en radio dès 6h avec Frati Youssouf Saïd. D'ici là, retrouvez toute l'actualité sur notre site internet la première.fr [musique] ainsi que sur nos réseaux sociaux. Je vous donne rendez-vous demain à 13h et sachez que demain dimanche 14 décembre, nous vous proposons une programmation spéciale à partir de 9h. Suivez votre radio village de Pinsangadoua à 19h en télé. Kalatoui Abdilhadi vous accompagnera pour une édition spéciale Shido. [musique] Elle sera suivie du concert commémoratif les
voix de Mayotte. Je vous souhaite de passer une excellente soirée et prenez soin de vous.
Naïma Moutchou