Aurore Bergé dans les 4 V sur Télématin - 10 juillet 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut comprendre du déclenchement du plan Hors ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Le haut conseil pour le climat estime que la France n'est pas prête face aux changements climatiques. Partagez-vous ce diagnostic ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on en a assez fait dans la préparation face aux conséquences de la canicule ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi une nouvelle loi contre le racisme et l'antisémitisme était nécessaire ?
- 5:30RelanceRéponse directe
Votre projet de loi est-il moins strict que la proposition de Caroline Yadan pour être plus consensuel ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Espérez-vous un consensus à gauche pour ce texte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Aurore BergéChiffre
« On a neuf départements qui sont aujourd'hui placés en vigilance rouge. »
- 6:00Aurore BergéChiffre
« Il y avait une pétition qui avait recueilli 700000 signatures contre cette loi. »
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Bonjour à tous. Bonjour Aurore Berger. Bonjour.
On va parler dans un instant des sujets qui concernent votre portefeuille, votre ministère. Mais d'abord en tant que représentante du gouvernement, qu'est-ce qu'il faut comprendre de ce déclenchement du plan Hors ? C'est une première en raison des chaleurs extrêmes qui règnent sur la France.
On est dans une situation qui est absolument exceptionnelle. On a neuf départements qui sont aujourd'hui placés en vigilance rouge. Ça pourrait s'aggraver dans les jours à venir.
Le planè, c'est de vérifier département par département qu'on a partout des îs de fraîcheur pour les personnes qui sont les plus vulnérables. C'est-à-dire qu'on travaille avec les mairies, avec les CCAS, avec les CAF en lien avec les services de la préfecture pour identifier les personnes à la fois plus âgées personnes en situation d'handicap, les jeunes enfants pour garantir qu'il n'est pas à souffrir trop de la chaleur. Rberger, c'est une réponse en urgence.
Le haut conseil pour le climat de ressayer un constat particulièrement inquiétant. Ces vagues de chaleur euh dit au conseil vont s'accentuer à la fois en intensité et en fréquence. Et je le cite toujours, la France n'est pas prête euh à faire face à ces changements climatiques.
Est-ce que vous partagez ce diagnostic ? On a une obligation qui est celle de l'adaptation. Aujourd'hui, c'est plus une exception, en effet, c'est très fortes chaleurs et puis c'est dérèglement.
On peut penser aux inondations qu'on a eu aussi dans le PAL. Il faut en permanence qu'on s'adapte. ce qu'on fait sur la décarbonation des entreprises, ce qu'on fait sur la question des véhicules, ce qu'on fait sur la question des bâtiments publics, ce qu'on a fait sur le fond vert.
On aura à nouveau tous ces débats, vous savez, dans le cadre du budget et j'espère que tous ceux qui les ont combattu hier seront au rendez-vous demain. Voilà pour les causes, mais pour les conséquences, est-ce que vous estimez que on en a assez fait dans la préparation ? Vous entendez ce procès en impréparation du gouvernement sur la climatisation par exemple des hôpitaux, des établissements scolaires ?
Est-ce qu'il n'y avait pas moyen lorsque Emmanuel Macron dit "On ne pouvait pas imaginer une telle ampleur des températures, le JC le prévient depuis des années. On a un dérèglement et le président de la République a été extrêmement mobilisé à des moments où encore on avait des personnes qui doutaient de l'impact humain sur le dérèglement climatique. On a encore du climatosceptéisme.
Là, je crois que plus personne ne peut douter de ce dérèglement. Ce qui suppose une adaptation globale des bâtiments publics, des collectivités, de l'État, des Français eux-mêmes et un accompagnement sur cette adaptation. Et c'est exactement ce qu'on va continuer à faire.
Vous parlez donc de l'avenir. On en vient au projet de loi que vous avez présenté hier en conseil des ministres qui vise à lutter parce que cela fait partie de vos attributions ministérielles, à lutter contre le racisme et l'antisémitisme. Il existe déjà un arsenal juridique assez important.
Pourquoi vous estimez qu'une nouvelle loi était nécessaire ? Qu'est-ce qu'elle va changer déjà partir des victimes ? Et aujourd'hui, on a des Français qui nous disent, qui me disent qu'il pensent qu'ils ne sont plus les bienvenus ici chez eux en France parce qu'ils subissent de l'antisémitisme, du racisme dans leur quotidien à l'université, sur des boucles WhatsApp, dans les transports en commun, dans leur vie quotidienne.
Et cet antisémitisme racisme qui pourrit la vie du quotidien, il était pas appréhendé aujourd'hui dans la loi. Clair, si il y avait un tag par exemple qui était fait sur votre porte ou votre immeuble avec une attaque antisémite ou raciste, ben c'était appréhend comme un tag. Peu importe l'inscription qui était mise, là ça va changer parce que il y a pas de petit délit quand on parle de haine parce que la haine en permanence elle doit être quels sont les nouveaux délis ser et bien tous ces délits du quotidien. euh un crachat mais qui est accompagné d'une insulte à caractère antisémitou raciste, un tac par exemple, c'est-à-dire tout ce qui crée une atmosphère qui fait que vous êtes ciblé, intimider et que vous avez l'impression que finalement vous n'êtes plus le bienvenu chez vous, c'est-à-dire ici en France.
Et puis évidemment c'est aussi en finir avec l'impunité, une part d'impunité notamment en ligne. Aujourd'hui, on le voit bien, on a un nouveau continent de haine qui est la haine en ligne. Mais ça veut dire que vous aurez les moyens de lutter contre cette haine en ligne.
Ça aujourd'hui ça repose un peu trop souvent sur la bonne volonté des plateformes. Donc elles donne des réponses un peu quand elles le veulent et comme elles le veulent avec des réponses qui sont très disparates. Or personne ne peut ignorer aujourd'hui la haine qui se répand sur les réseaux sociaux qui atteint nos enfants, nos adolescents, qui en sont imprégnés, qui parfois en sont les victimes ou les auteurs.
Et bien, on va utiliser Pha. Pharaos, c'est le bras armé de la police et de la gendarmerie pour retirer les contenus. Ils peuvent le faire sur des cas de terrorisme ou de pédocriminalité.
Ils pourront le faire demain sur le racisme et l'antime. Ça veut dire que les plateformes ne pourront pas dire non. Les plateformes seront contraintes, obligées de supprimer ces contenus aux.
Madame Berger, votre projet de loi est présenté quelques semaines après la la excusez-moi la proposition de loi de Carolinead, une députée euh de votre de votre famille politique. Cette proposition de loi qui visait à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme avait été décriée. Il y avait une pétition qui avait recueilli 700000 signatures contre cette loi, notamment parce que dans ces nouvelles formes d'antisémitisme, elle pointait l'antisionisme et que certains y voyaient l'empêchement de critiquer par exemple la politique d'Israël.
Est-ce que vous avez en quelque sorte baissé les standards de cette loi pour qu'elle soit plus consensuelle ? Aujourd'hui, il y a pas de standards qui ont été abaissés, il y a un combat objectif plus exactement, il a un combat à mener qui est un combat de cohésion républicaine, c'est d'ailleurs le titre de la loi qui est un combat dans la lutte et contre l'antisémitisme et contre le racisme. C'est la raison pour laquelle question précise de l'antisionisme.
Est-ce que la loi Yad allait trop loin ? Non, c'est pas qu'elle allait trop loin, c'est que là, on a changé de méthode. Un, parce que c'est l'antisémitisme et le racisme et qu'on a voulu avoir cette approche qui est une approche universaliste, qui est une approche globale en partant de ce que vivent malheureusement les victimes, en travaillant avec les associations, les collectifs, les magistrats, les associations, les avocats qui accompagnent au quotidien au peut-être de le réduire juste l'antisémitisme dans un premier temps.
Moi, je suis pas là pour revenir sur le passé. Il y a eu une proposition de loi, il y a aujourd'hui un projet de loi. Un projet de loi sur lequel j'ai travaille avec méthode en associant très largement l'ensemble de celles et ceux qui accompagnent les victimes, en associant les parlementaires, les élus locaux de manière à garantir qu'on ait une loi utile. utile, c'estàd qu'il viennent combler des lacunes qui ne sont pas aujourd'hui comblé dans l'état de la loi et qui viennent mieux protéger les victimes et mieux sanctionner et berger.
Est-ce que vous espérez que cette fois-ci il y aura notamment à gauche parce que des partis comme la France insoumise étaient violemment opposé à cette proposition de loi de madame Yadan ? Est-ce que vous espérez cette fois-ci un consensus ? On est dans un moment où on a eu en 2025 1320 actes antisémites, c'està-dire la moitié des actes antireligieux qui ont concerné moins de 1 % de la population française dans un pays qui a connu en 2025 trois homicides racistes, trois tentatives d'homicide raciste.
Donc personne ne peut nier la réalité de l'augmentation massive de l'antisémitisme et de la permanence du racisme. À un an de l'élection présidentielle, je crois qu'il faut qu'on soit tous au rendez-vous. C'est-à-dire qu'on envoie un message clair de cohésion républicaine qui disent aux Français à tous les Français, on ne cè rien face à la haine.
Et c'est la raison pour laquelle j'espère que ce texte sera voté à l'unanimité. Vous venez de parler de l'élection présidentielle. Cette semaine a été marquée bien sûr par la décision de Marine Le Pen de concourir à l'élection présidentielle malgré sa condamnation par la cour d'appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National.
Euh est-ce que pour vous, est-ce que pour votre camp, est-ce que pour les macronistes euh si l'on peut dire aujourd'hui encore euh c'est une adversaire moins euh dangereuse que n'aurait pu l'être Jordan Bardella si l'on en croit les sondages ? Quel quelle était votre préférence ? J'ai pas de préférence à avoir.
Il y a un combat à mener. Il y a un combat à mener face au Rassemblement national et surtout il y a un combat à mener pour démontrer qu'il y a un autre chemin parce que une présidentielle c'est pas le camp du refus. une présidentielle, c'est quel est le projet qu'on peut mener ?
Après, madame Le Pen, elle a été reconnue coupable. Coupable par deux fois en première instance et en cours d'appel. Elle a été non, moi je rappelle juste les faits.
Elle a été reconnue coupable en première instance et en cours d'appel. Elle a été condamnée. La condamnation ne l'empêche pas d'être candidate à la présidentielle.
Elle est donc candidate. C'est donc le passé, elle est candidate. La campagne présidentielle a réellement démarré à partir du moment où on connaît l'adversaire et donc à nous de proposer un autre chemin.
On connaît l'adversaire mais on connaît pas encore l'autre adversaire, enfin l'un des autres adversaires, celui qui représentera votre famille politique. On sait bien qu'Edouard Philippe et Gabriel Atal sont tous les deux en campagne. Est-ce que ça va pouvoir durer longtemps madame ?
Ça fait des mois que je plaide pour l'unité et pour le rassemblement. Si nous n'avons pas une Oui, ce sont les principes et les mots, mais plus que des mots, c'est la une nécessité absolue. Face au risque d'avoir un second tour qui se résume à un duel entre le Rassemblement national et la France insoumise, on a une responsabilité immense qui est de garantir une candidature unique et de garantir surtout un projet soit un projet.
Moi, je suis au gouvernement, je suis là d'abord pour travailler, pour montrer qu'on est utile jusqu'à la dernière minute au français. Je m'exprimerai je m'exprimerai le temps venu. Je prendrai toute ma part dans cette campagne présidentielle parce qu'elle est déterminante et décisive pour l'avenir du pays, l'avenir des Français.
Et encore une fois, une présidentielle, c'est pas uniquement le camp du nom et le camp du refus. C'est à nous de montrer qu'il y a un autre chemin. Merci beaucoup Ror Berger, suite de Télématin.
Merci. Et merci à tous les deux. Merci également à Ren la carrière l'en pour la traduction en langue des signes avec Isabelle Lombard.
Aurore Bergé