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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 29 octobre 2022 18 min

Climat, immigration, alliance entre le gouvernement et la droite... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Benjamin Haddad

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Benjamin Haddad, on est à la toute fin du mois d'octobre, on peut sortir se promener en t-shirt en ce moment, cela nous rappelle évidemment à quel point la planète peut se dérégler et cela nous pousse à des transitions, des changements en matière d'énergie pour faire face à la sécheresse aussi, 78 départements font face à des restrictions d'eau en ce moment, manifestation prévue tout le week-end dans les Deux-Sèvres contre ces projets de méga-bassignes, il y a 16 projets, le plus grand de ces projets est à Sainte-Soline, 5000 personnes sont attendues sur place, qu'est-ce que vous dites aujourd'hui aux Français qui protestent contre des projets de ce genre pour des raisons précises qui se valent face à ces projets de transition écologique ?

0:40
Benjamin Haddad

Vous l'avez dit, quand on voit la température aujourd'hui en France, dans toute l'Europe, on sent bien qu'il y a urgence, urgence de se lancer dans cette transition écologique, qui est une priorité pour notre gouvernement d'investir massivement dans les énergies renouvelables, c'est ce que nous allons faire avec un projet de loi sur les énergies renouvelables dans les prochaines semaines, qui proposera notamment d'investir dans le photovoltaïque, dans les parcs éoliens, de simplifier les procédures, de créer des nouveaux financements aussi, de partager mieux, partager la valeur aussi au niveau local, quand vous avez un parc éolien près de vous, à ce moment-là, il faut que vous puissiez profiter d'une électricité qui est moins chère, d'investir massivement dans la filière nucléaire aussi, qui est une énergie décarbonée, c'est ce qu'a annoncé le président de la République au début de l'année, et de faire en sorte aussi de trouver les équilibres pour que cette transition écologique ne se fasse évidemment pas au détriment des plus vulnérables.

C'est ce que nous avons proposé avec la prime à la conversion vers le véhicule électrique, avec les propositions de leasing, 100 euros par mois pour un véhicule électrique, que nous allons avancer dans la prochaine année, c'est tous ces engagements du président de la République qu'il faut porter, d'ailleurs je voudrais juste terminer là-dessus, au niveau national comme au niveau européen, parce que j'en suis convaincu, ce n'est qu'au niveau européen qu'on pourra mettre en place une vraie politique, et aussi exporter les normes environnementales de l'Union Européenne vers les Etats-Unis, vers la Chine, parce que c'est un problème global, et c'est pour ça que dans la présence française de l'Union Européenne, nous avons réussi à aboutir à un accord sur la taxe carbone aux frontières, donc qui paiera les importations fortes en carbone, qui fera payer des Etats-Unis, de la Chine et de nos partenaires commerciaux.

2:09
Présentateur

Vous avez parlé du photovoltaïque par exemple, aujourd'hui aussi, près de Saint-Cyr-la-Popy, dans le Lot, il y a une manifestation contre un projet d'implantation d'un très grand parc de panneaux solaires, l'équivalent de 19 hectares, qu'est-ce que vous dites à ceux qui, là pour le coup, ils ne sont pas très contents parce que c'est un peu une verrue dans leur paysage, là où ils se promènent, etc., mais c'est aussi au nom de la transition énergétique, comment faire pour renforcer le sens du commun, pour trouver des compromis ? Oui, trouver des compromis, d'ailleurs, c'est le maître,

2:39
Benjamin Haddad

au mot de notre quinquennat, de notre Assemblée nationale aussi, c'est évident qu'il faudra faire un effort sur l'acceptabilité locale. Et donc, ce qu'a mis en place la ministre Agnès Pannier-Runacher, le ministre aussi Christophe Béchut, dans l'objectif de cette transition énergétique, c'est de pouvoir associer tous les acteurs, et notamment les acteurs locaux, de faire en sorte qu'on puisse avoir des compromis sur les implantations, par exemple, de parcs éoliens, parcs éoliens offshore, on sait aussi qu'il y a des débats là-dessus, ou sur le déploiement du photovoltaïque que vous venez de mentionner.

Et c'est pour ça que je crois que cette question du partage de la valeur, dont je parlais à l'instant, est très importante, c'est qu'on puisse tirer les bénéfices économiques quand on est dans une zone, dans une localité qui a un taux important d'énergie renouvelable, et convaincre bien sûr.

3:23
Invité

Vous parliez, Benjamin Haddad, de l'éolien terrestre en mer, les sénateurs ont complètement revu votre projet de loi énergie renouvelable cette semaine au Sénat, est-ce que c'est acceptable pour vous qu'un maire puisse avoir un droit de veto

3:38
Benjamin Haddad

sur ces projets éoliens ? Écoutez, on verra, on aura aussi à débattre de ce texte à l'Assemblée nationale, il y aura des allers-retours, c'est la façon dont fonctionne notre système parlementaire, mais je voudrais tout de même dire...

3:48
Invité

Mais vous voulez modifier le texte donc ?

3:50
Benjamin Haddad

Bien sûr, mais de toute façon c'est l'objectif, le Sénat le modifie, l'Assemblée nationale le modifie, après on aura une commission mixte paritaire entre les deux pour trouver un compromis final sur le texte, donc moi je ne veux pas préempter ce débat qui aura lieu dans notre Assemblée. Ce que je voudrais dire en revanche, c'est qu'on a là un texte ambitieux qui simplifie les procédures, qui propose des nouveaux investissements, et que ce sera un moment de responsabilité pour tous. Moi j'entends aujourd'hui que tous les partis politiques, de tout l'arc de gauche vers la droite, nous disent qu'ils font de la transition écologique une priorité.

Et bien à ce moment-là, il faudra être au rendez-vous. Est-ce que les socialistes et les écologistes vont voter pour un moment extrêmement ambitieux d'investissement dans les énergies renouvelables ? Mais tout dépend ce qu'il y a dans le texte. Naturellement, est-ce qu'LR va s'y opposer, alors qu'LR nous explique aussi que la question environnementale est une priorité, et que là on va permettre aussi à des entreprises privées de faire de l'innovation, de pouvoir contribuer aussi à cette croissance écologique ?

Voilà, donc là je crois qu'il y aura un débat sur ce sujet, mais je pense que si on se met dans une logique de posture politique ou d'opposition ou d'obstruction sur un texte qui est aussi important pour la transition écologique, alors qu'on le voit tous, rien qu'en se baladant dans la rue, qu'il y a urgence, ce ne serait pas très responsable.

5:02
Présentateur

Benjamin Dett, ce qui est intéressant, et il faut le rappeler à nos auditrices et auditeurs, c'est que sur ce texte-là, il n'y aura pas l'usage du 49.3, vous avez dit le compromis et le maître mot de notre quinquennat, après l'usage justement de cet article de la Constitution qui permet de passer, de contourner, on va dire, des compromis quand ils sont difficiles à trouver. Là, comment est-ce que vous allez faire ? Vous êtes au pied du mire, vous allez devoir convaincre des composantes de votre opposition. Vers qui allez-vous vous tourner ? Mais c'est ce qu'on fait depuis le début de ce mandat. Mais pour l'instant, ça n'a pas trop marché ?

5:32
Benjamin Haddad

Au contraire, on l'a fait cet été avec le texte sur le pouvoir d'achat, 20 milliards d'euros pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, qui se rajoute au bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie, qui fait qu'aujourd'hui, même si la France, comme tous ses voisins européens, connaît une inflation historique, c'est l'inflation la plus faible en Europe. On l'a fait sur le texte sur l'assurance chômage, qui s'inscrit dans notre objectif de plein emploi. Texte technique, texte très politique aussi, qui permet de moduler les paramètres de l'assurance chômage en fonction de la conjoncture.

Et de dire, quand on est dans une situation de croissance, comme aujourd'hui, avec un chômage faible et avec des tensions sur le marché de recrutement, on peut durcir l'assurance chômage pour pouvoir faciliter la réalisation sur le marché du travail. Et c'est ce que nous ferons dans les prochains mois.

En fait, la dimension, le débat budgétaire, il est un petit peu différent parce que ce qui est dommage, c'est que toutes les oppositions, des insoumis au Rassemblement National, en passant par LR, les socialistes et les écologistes, nous ont dit, avant même de voir le texte, qu'ils voteraient contre puisqu'ils considèrent, d'une certaine façon, que c'est comme donner la confiance au gouvernement. Évidemment, la France a besoin d'un budget, donc le gouvernement prend ses responsabilités, mais sur les autres textes, nous trouverons des compromis et des majorités.

6:40
Invité

Est-ce que sur le texte énergie renouvelable, vous imaginez que ce texte puisse être rejeté par l'Assemblée Nationale ? C'est une possibilité ?

6:46
Benjamin Haddad

Notre objectif, c'est ce qu'on a toujours dit et c'est ce qu'on a réussi à faire depuis le début, c'est de trouver des compromis, de dégager des majorités. Nous, nous prenons nos responsabilités, nous avons entendu le message des Français qui était de travailler ensemble et de trouver des compromis dans la situation de majorité relative dans laquelle on se trouve, mais après, c'est aussi un moment de responsabilité pour tous. C'est ce que je vous disais tout à l'heure. On a ici des investissements massifs dans les énergies renouvelables, le photovoltaïque, les éoliennes, le partage de la valeur avec les habitants, des simplifications de procédures.

C'est un rendez-vous historique pour notre pays, pour l'Europe, pour le monde entier. Est-ce que LR, est-ce que les socialistes, les verts vont voter contre pour des raisons politiciennes ? Je pense, encore une fois, qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités. On aura une négociation, on aura des amendements, c'est ce qu'on voit d'ailleurs dans le budget. Les budgets passent en 49-3, mais on retient des centaines d'amendements qui sont issus des débats de la séance. Donc, il y aura évidemment aussi des compromis à faire. On y est prêt.

7:38
Présentateur

Benjamin Haddad, dans un instant, va parler des zones à faible émission avec le député de Paris que vous êtes. Ça concerne évidemment la capitale comme une quarantaine d'autres villes de notre pays. C'est juste après le Fil Info à 8h40. Pierre Pillet.

7:51
Invité

Les joueuses de l'équipe de France de rugby qualifiées pour les demi-finales du Mondial. Large victoire ce matin face à l'Italie, 39 à 3 en Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Zélande, possible adversaire des Bleus au prochain tour. Les forces de l'ordre craignent l'installation d'une ZAD, une zone à défendre dans les Deux-Sèvres. Au moins 1 600 gendarmes déployés dans le secteur de Sainte-Solines au sud de Poitiers. Des opposants veulent se réunir ce week-end pour contester un projet de méga-bassine, une réserve d'eau géante pour les agriculteurs. Le gouvernement renonce à supprimer des places d'hébergement d'urgence pour les 100 domiciles l'année prochaine.

Des places, il va y en avoir autour de 197 000, dit sur France Info Olivier Klein, ministre délégué à la ville et au logement. C'est la première grande entreprise qui suspend temporairement l'achat de publicité payante sur Twitter. General Motors, décision prise par le constructeur automobile américain suite au rachat du réseau social par le milliardaire Elon Musk.

8:52
Locuteur non identifié

France Info Le 830 France Info Adrien Becht Jules Dequise

9:02
Présentateur

Benjamin Haddad député Renaissance de Paris, porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale et notre invité.

9:07
Invité

Avec la question Benjamin Haddad des zones à faible émission les ZFE une quarantaine de centres-villes français concernés à partir de 2025. Alors à Paris dont vous êtes député je crois que ça a déjà commencé et il y aura des premiers contrôles dès l'année prochaine. Des amendes à la clé pour les véhicules polluants 2025 est-ce que vous n'allez pas trop vite, trop fort ? C'est ce que disent certains dans la majorité.

9:28
Benjamin Haddad

Certains disent qu'on va trop vite d'autres disent qu'on ne va pas assez vite non il faut aller vite c'est important encore une fois on est face à un impératif sur cette transition écologique qui je dirais d'ailleurs quand on voit aujourd'hui la guerre sur notre continent qui est devenue même un impératif de souveraineté un impératif stratégique de sortir la dépendance aux énergies fossiles c'est un impératif de souveraineté pour l'Europe et pour la France après il faudra trouver les équilibres pour que ça ne pèse pas en particulier sur les gros rouleurs sur les ménages les plus vulnérables c'est pour ça qu'on a fait ces propositions déjà d'élargir la prime à la conversion en véhicule électrique le leasing à 100 euros par mois pour pouvoir utiliser un véhicule électrique donc là 7000 euros

10:11
Invité

pour une voiture qui vaut souvent 30 000 euros est-ce que tout le monde a les moyens de se payer une voiture électrique

10:16
Benjamin Haddad

et c'est pour ça qu'on veut soutenir en fait cette transition donc là on aura des textes qui vont venir dans les prochains mois je pense que c'est une priorité pour nous cette année à la fois sur la question effectivement des automobiles dans les centres-villes à la fois sur la question aussi de la rénovation des bâtiments où il y aura un effort massif qui doit continuer à être fait sur la rénovation des bâtiments je crois que là on a un objectif générationnel pour notre pays

10:39
Présentateur

vous 2025 quand vous voyez l'émotion qu'a pu susciter ce débat sur les zones à faible émission là au début de la semaine vous vous dites quand même que c'est un écueil c'est un vrai risque en tant qu'élu parisien comme ceux d'autres grandes villes vous dites là c'est une préoccupation majeure vraiment vous allez travailler là-dessus

10:54
Benjamin Haddad

oui bien sûr qu'on va travailler là-dessus on est à l'écoute et on a énormément d'ailleurs de parlementaires de notre majorité qui sont dans des circonscriptions ils sont régulièrement interpellés c'est aussi le cas évidemment vous l'avez dit à Paris donc ça exige de nous de prendre des mesures fortes dans la prochaine année

11:09
Invité

on va maintenant parler d'immigration où va l'exécutif et on commence à saisir un petit peu la doctrine d'Emmanuel Macron sur le sujet alors à gros trait ces propos mercredi soir sur France 2 c'est trop d'entrée ces dernières années pas de lien existentiel entre immigration et insécurité mais tout de même à Paris dit-il la moitié au moins des faits de délinquance vient de personnes qui sont des étrangers ce chiffre il vient d'où ? on a demandé à l'Elysée au ministère de l'Intérieur à la préfecture de police personne n'arrive à nous le trouver vous savez

11:34
Benjamin Haddad

c'est des chiffres effectivement que le ministre de l'Intérieur a déjà avancé à de nombreuses reprises c'est des chiffres des services de police c'est un débat qu'il faut avoir sur lequel on est attendu qu'il faut avoir de façon apaisée et responsable et donc loin des récupérations et des polémiques qu'on a pu entendre dans les dernières semaines de la part de l'extrême droite aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit sur la question des OQTF donc les obligations de quitter le territoire français on est monté à à peu près 20% d'OQTF exécutés mais on voit bien que c'est pas assez et qu'il y a aujourd'hui une interrogation de beaucoup de nos concitoyens et le ministre de l'Intérieur va proposer un texte qu'on va examiner au début de l'année 2023 qui permettra à la fois de renforcer les moyens par exemple plus de centres de rétention administrative de faciliter simplifier les procédures et de les rendre notamment plus rapides parce qu'aujourd'hui vous avez énormément de procédures d'appel ça prend beaucoup de temps en France surtout si on compare à nos partenaires étrangers même si on est en fait au-dessus de la moyenne de nos partenaires européens quand on voit les renvois aux frontières ça dépend sur quelle année cette année par exemple on a le double je crois des espagnols on est à peu près au même niveau que les allemands qui en plus ne comptent pas de la même façon mais enfin bon mettons ça de côté et après une politique de pression aussi sur les pays de retour c'est ce qu'on a vu déjà avec la politique de pression sur les visas qui avaient été mises par le président de la république depuis le début de l'année sur l'Algérie le Maroc la Tunisie là on a vu un changement net de la part de certains de ces pays sur les délivrances de laisser passer donc c'est ce qu'on continuera à faire mais je voudrais juste rajouter aussi au-delà de cette question du nombre le plus important c'est aussi d'avoir une politique choisie et maîtrisée d'avoir une doctrine sur l'immigration qu'est-ce que c'est ?

nous avons besoin d'étrangers qui viennent travailler s'ils respectent les règles s'ils ont envie de s'intégrer s'ils ont envie de faire partie de notre république à ce moment-là donnons-leur les moyens de pouvoir le faire et soyons extrêmement fermes il faut des quotas par exemple votés par l'Assemblée nationale ?

on pourrait réfléchir par exemple à une immigration choisie selon certains types de professions de secteurs c'est ce qu'on a dans des pays comme les Etats-Unis le Canada mais en revanche une immigration de droit et de devoir et là il faudra être extrêmement ferme et vigilant si vous avez des délinquants étrangers c'est ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur le président de la république se donner les moyens de pouvoir les expulser si vous venez en France et que vous ne respectez pas les règles vous avez vocation à partir

13:52
Présentateur

alors Benjamin Haddad sur ces OQTF certains vous disent que si on en exécute si peu c'est pas seulement qu'on ne met pas assez de bruit pour le faire c'est qu'aussi on en délivre peut-être beaucoup trop y compris des policiers disent qu'il y a des OQTF délivrés à des personnes qui sont en attente qui sont intégrées qui commencent à s'intégrer qui font tout ce travail et que finalement c'est certainement peut-être trop vous n'avez pas du tout cité ça vous dans les moyens de répondre à ça plutôt la logique de fermeté est-ce que c'est aussi une réflexion à mener peut-être délivrer un peu moins d'obligations de quitter le territoire si de toutes les façons ne les exécute pas

14:20
Benjamin Haddad

mais je viens de vous le dire c'est pour ça qu'effectivement par exemple il faudra donner comme priorité absolue les étrangers délinquants si vous avez aujourd'hui des gens qui sont en situation régulière et qui sont délinquants ils n'ont pas vocation à partir donc peut-être

14:33
Présentateur

élivrer moins d'obligations de quitter le territoire à l'avenir

14:36
Benjamin Haddad

en tout cas se focaliser dans les expulsions sur des personnes qui sont délinquantes ça c'est effectivement notre priorité

14:41
Invité

nous devons rendre impossible l'avis des OQTF en France a dit Gérald Darmanin ça veut dire quoi concrètement leur retire des droits ?

14:48
Benjamin Haddad

ça veut dire notamment par exemple investir dans les centres de rétention administrative pour pouvoir se donner les moyens de les expulser

14:55
Présentateur

et je reviens sur un mot que vous avez prononcé une logique qui serait peut-être de réduire les recours possibles etc on parle là de droit français beaucoup d'avocats beaucoup d'associations travaillent là-dessus qu'est-ce que vous comptez faire concrètement parce que c'est un sujet très sensible on est dans un état de droit

15:11
Benjamin Haddad

c'est notamment par exemple le temps qu'on peut avoir entre les recours les traiter plus rapidement oui aujourd'hui on a d'ailleurs c'est une question de la justice plus généralement on a des temps de recours qui sont très lents et donc réduire en investissant et en facilitant aussi un certain nombre de procédures

15:26
Invité

une question plus politique ce matin c'est Jean-François Copé qui appelle à un accord de gouvernement entre la droite et Emmanuel Macron vous le connaissez bien je crois Jean-François Copé est-ce que vous imaginez qu'il puisse être entendu ?

15:39
Benjamin Haddad

écoutez nous depuis le début on dit qu'on veut travailler avec les oppositions républicaines modérées du centre-gauche de la droite on a travaillé avec LR sur le texte du pouvoir d'achat sur le texte sur l'assurance chômage et on ira chercher des majorités avec tous ceux qui veulent construire avec nous qui veulent élargir enrichir notre projet dans les prochains mois les prochaines années ça peut passer par des majorités par texte une réflexion peut-être à terme sur une forme d'alliance regardez quand on regarde autour de nous il y a 19 pays sur 27 au sein de l'Union Européenne vous avez une majorité relative au Parlement dans certains cas le gouvernement fonctionne avec une majorité relative et trouve des majorités texte par texte dans d'autres cas vous avez des coalitions où personne ne dénature son identité politique donc il faut s'interdire de réfléchir à rien moi je crois que nous avons des chantiers sur lesquels nous pouvons évidemment travailler et trouver des convergences avec LR on a parlé à l'instant de l'immigration la sécurité du régulier mais vous avez quoi à leur offrir

16:37
Invité

à LR ?

16:39
Benjamin Haddad

mais écoutez la question c'est l'intérêt général aussi la question c'est est-ce qu'ils ont envie aujourd'hui de construire pour le pays de construire sur la sécurité prenons la réforme des retraites ça fait des années qu'Eller a mis dans ses programmes la réforme des retraites et l'allongement de la durée du travail est-ce qu'ils vont aujourd'hui s'opposer à la réforme des retraites que nous mènerons parce qu'elle vient d'Emmanuel Macron ça n'aurait pas de sens donc c'est à chacun aussi de prendre ses responsabilités mais moi je le dis nous avons envie de travailler avec LR nous avons envie de travailler avec tous les groupes d'opposition républicains qui ont envie de travailler avec nous à réformer moderniser notre pays

17:13
Présentateur

en tout cas vous aurez besoin de LR pour faire passer cette réforme des retraites et éviter 1.49.3 sur la base des éléments présentés par Emmanuel Macron cette semaine 64 ans une durée de cotisation qui augmente merci à vous Benjamin Haddad député Renaissance de Paris porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale merci à vous Adrien Bec service politique de France Info à l'Assemblée Nationale