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InterviewManuel Bompard· 25 juillet 2023 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

🚹 Macron aurait dĂ» suspendre le DGPN !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRĂ©ponse directe

    Pourquoi utiliser le terme de mouvement séditieux pour décrire la grÚve des policiers ?

  • 2:00RelanceRĂ©ponse directe

    Les policiers demandent une justice d'exception : est-ce acceptable ?

  • 4:00OuverteRĂ©ponse directe

    Les policiers expriment un sentiment d'abandon : l'entendez-vous ?

  • 6:00RelanceRĂ©ponse directe

    Les policiers ont-ils le monopole de l'impunité selon vous ?

  • 8:00FermĂ©eRĂ©ponse directe

    Si la France insoumise gagnait les élections, obéiriez-vous au pouvoir politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 1Fait
    « il y a un certain nombre de policiers qui ont dĂ©cidĂ© de rentrer dans un mouvement dans lequel ils arrĂȘtent de travailler ou en tout cas ils se mettent en arrĂȘt maladie pour protester contre une dĂ©cision de justice »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « l'autorité policiÚre n'est pas une autorité indépendante qu'elle est sous la responsabilité de l'autorité politique »
  • 1:10Locuteur 1Fait
    « le régime de la détention provisoire ne puisse pas s'appliquer aux policiers »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « il faut retrouver les conditions qui permettent un lien apaisé entre l'ensemble de la population et la police »
  • 9:30Locuteur 1Fait
    « la France insoumise n'a jamais dit que les policiers ne servaient à rien »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

gros manuellement par bonsoir vous ĂȘtes Ă©lus dĂ©putĂ© des Bouches du RhĂŽne coordinateur de la France insoumise vous aviez parlĂ© d'un mouvement sĂ©ditieux on Ă©voquant le mouvement la gronde des policiers notamment du cĂŽtĂ© de de Marseille pourquoi utiliser ce terme lĂ  parce que manifestement il y a un certain nombre de policiers qui ont dĂ©cidĂ© de rentrer dans un mouvement dans lequel ils arrĂȘtent de travailler ou en tout cas ils se mettent en arrĂȘt maladie pour protester contre une dĂ©cision de justice et que je trouve ça tout simplement inacceptable je rappelle que l'autoritĂ© policiĂšre n'est pas une autoritĂ© indĂ©pendante qu'elle est sous la responsabilitĂ© de l'autoritĂ© politique et qui a un principe de sĂ©paration des pouvoirs en France et ce principe de sĂ©paration des pouvoirs il dit que il n'appartient pas Ă  la plus haute hiĂ©rarchie policiĂšre de intimider ou de mettre la pression sur l'autoritĂ© judiciaire qui elle est indĂ©pendante donc je trouve ce qui se passe ce qui s'est passĂ© hier soir et extrĂȘmement grave et de ce point de vue lĂ  effectivement la dĂ©claration du PrĂ©sident de la RĂ©publique est une dĂ©claration totalement insuffisante il aurait dĂ» rappeler au fait que nul en RĂ©publique au dessus des lois ça ne suffit pas heureusement que il est capable quand mĂȘme de se rappeler que l'article 6 de la dĂ©claration du droit de l'homme et du citoyen dit que la loi est la mĂȘme pour tout le monde mais c'est pas de ça dont il est question ce que a dit le directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale c'est qu'il a demandĂ© qu'il y a une justice d'exception pour les policiers il a demandĂ© que le rĂ©gime de la dĂ©tention provisoire ne puisse pas s'appliquer aux policiers donc ils ont pas demandĂ© que la loi soit la mĂȘme pour tout le monde ils ont demandĂ© qu'il y a une partie de la loi qui ne puisse pas s'appliquer pour les policiers donc ça c'est inacceptable et donc en particulier des policiers le contexte particulier notamment pendant les Ă©meutes qui est strictement compliquĂ© le fait que de se retrouver en prison en dĂ©tention avec des dĂ©tenus de trois communs c'est extrĂȘmement dĂ©licat compliquĂ© pour les policiers mais madame se retrouvait en dĂ©tention et en particulier en dĂ©tention provisoire c'est dĂ©licat pour tout le monde c'est dĂ©licat pour n'importe quel citoyen et c'est bien Ă©videmment je le comprends le cas pour un policier mais quand il y a une dĂ©cision de dĂ©tention provisoire la justice ne la prend pas sans aucune motivation elle a un certain nombre de critĂšres et sur la base de ces critĂšres elle considĂšre que la mise en dĂ©tention provisoire est nĂ©cessaire par exemple parce que elle empĂȘche le policier en question de se concerter avec d'Ă©ventuels complices pour se mettre d'accord sur une version donc cette dĂ©cision elle est pas prise Ă  la lĂ©gĂšre vous savez incarcĂ©rĂ© quelqu'un il faut jamais le prendre Ă  la lĂ©gĂšre donc je comprends que le policier ou ses collĂšgues soient embĂȘtĂ©s par cette situation mais si elle a Ă©tĂ© prise c'est que le juge a considĂ©rĂ© qu'il y avait des raisons de l'apprendre cette dĂ©cision et il appartient pas Ă  ses collĂšgues policiers et encore moins Ă  la hiĂ©rarchie policiĂšre de dĂ©cider qu'il fallait pas faire comme ça il faudrait faire autrement et donc oui le prĂ©sident de la RĂ©publique aurait dĂ» de l'ordre tout simplement aurait dĂ» rappeler le fait que la hiĂ©rarchie policiĂšre est sous la responsabilitĂ© du pouvoir politique et aurait dĂ» effectivement je le crois suspendre le directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale et le prĂ©fet de police de Paris qui lui a apportĂ© son soutien c'est pas anodin ce qui se passe c'est les plus hautes autoritĂ©s de la police qui dĂ©cide de rentrer en confrontation avec une dĂ©cision judiciaire c'est quelque chose de quasiment inĂ©dit et ça nĂ©cessite une rĂ©ponse politique et une rĂ©ponse politique d'ampleur pas des propos embarrassĂ©s parce que on veut pas on veut rester sur une ligne de crĂȘte et donner l'impression de pas vouloir choisir entre la chĂšvre et le chouan vous dĂ©noncez rĂ©guliĂšrement le fait que il n'y ait pas de prĂ©somption d'innocence ou que certains soient envoyĂ©s en dĂ©tention provisoires alors que c'est un peu trop tĂŽt est-ce que lĂ  il y a pas de points de mesure est-ce que les policiers ont quelque sorte ne peuvent vous ne pourriez pas vous ĂȘtre d'accord avec les policiers qui disent que la dĂ©tention est provisoire ça doit rester description d'abord je veux dire qu'il n'y a aucun rapport entre la prĂ©somption d'innocence et la dĂ©tention provisoire le policier qui est en dĂ©tention provisoire aujourd'hui et sa prĂ©somption d'innocence n'est pas remise en cause il est prĂ©sumĂ© innocent mais il y a un rĂ©gime qui s'appelle la dĂ©tention provisoire maintenant si vous voulez qu'on ouvre le dĂ©bat sur la dĂ©tention provisage je suis d'accord avec vous personnellement je suis favorable Ă  ce qu'on travaille au maximum les alternatives Ă  la dĂ©tention provisa nous avons d'ailleurs dĂ©posĂ© un certain nombre d'amendements dans le projet de loge du 6 qui a Ă©tĂ© examinĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale il y a quelques semaines de ça mais l'ensemble des formations politiques y compris celles qui aujourd'hui dĂ©fendent les propos les propos du directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale ont votĂ© contre et on considĂ©rait que le rĂ©gime de la dĂ©tention provisoire Ă©tait un rĂ©gime trĂšs bon donc si vous voulez stop au tartifly pour ma part je suis favorable Ă  essayer de travailler des alternatives Ă  la dĂ©tention provisoire mais pour tout le monde pas uniquement pour les policiers aussi pour les citoyens merci beaucoup madame sur cette difficultĂ© ce sentiment d'abandon que ressentent les policiers sur la difficultĂ© d'exercer ce mĂ©tier est-ce que vous l'entendez aussi bien sĂ»r que je l'entends et d'ailleurs ma formation politique a fait un certain nombre de propositions nous sommes la seule formation politique par exemple Ă  avoir proposĂ© de mettre en place une commission d'enquĂȘte parlementaire sur la question du suicide et de la multiplication des suicides des policiers nous proposons une rĂ©forme de la formation des policiers pour faire en sorte que elle soit ramenĂ©e sur Ă  deux ans nous vous faisons un certain nombre de propositions donc bien sĂ»r que j'entends le malaise les difficultĂ©s l'Ă©tat dĂ©labrĂ© dans lequel travaille un certain nombre de policiers et le fait que dans la pĂ©riode que nous venons de vivre trĂšs souvent les policiers ont payĂ© en quelque sorte la nĂ©cessitĂ© pour l'Ă©tat de faire appliquer une politique que le peuple ne voulait pas voilĂ  ce qui s'est produit notamment au moment des gilets jaunes ou au moment de la rĂ©forme des retraites mais une fois que j'ai dit ça et oui je suis d'accord il faut poser ce diagnostic et apporter des rĂ©ponses politiques sur ce sujet mais une fois qu'on a dit ça les policiers ils ont le monopole de l'usage de la force de maniĂšre lĂ©gitime et donc ils ont un devoir d'exemplaritĂ© et donc ils doivent le faire dans le cadre d'un code de la dĂ©ontologie et tous les manquements Ă  la dĂ©ontologie doivent ĂȘtre sanctionnĂ©s sĂ©vĂšrement parce que c'est la contrepartie du fait qu'ils aient le monopole de la force lĂ©gitime et donc oui ils ont un devoir d'exemplaritĂ©s et donc quand un policier fait une erreur quand il fait une bĂȘtise il doit ĂȘtre fonctionnĂ© parce que on peut penser j'ai entendu monsieur vous dire qu'il n'arrivait pas Ă  dormir parce qu'il se pensait Ă  ce policier incarcĂ©rĂ© et ben peut-ĂȘtre que il peut penser qu'il y en a d'autres qui arrivent pas Ă  dormir parce que ils ont perdu leur jeune homme de 17 ans qu'il y en a d'autres qui n'arrivent pas Ă  dormir parce qu'ils avaient 22 ans qui sont rentrĂ©s qui sont tombĂ©s sur quatre policiers qui les a frappĂ©s et qui les a laissĂ© mordre dans une ruelle voilĂ  et donc ça aussi il y a des gens qui n'arrivent pas Ă  dormir donc si on veut sortir moi je suis pas dans une logique de camp je dis qu'il faut retrouver les conditions qui permettent un lien apaisĂ© entre l'ensemble de la population et la police et pour ça ça nĂ©cessite un certain nombre de rĂ©ponses politiques mais quand les Pol toutes sortes du cadre de la dĂ©ontologie la parole du politique ça doit ĂȘtre une parole de fermetĂ© et pas accepter comme le fait le prĂ©sident de la RĂ©publique des propos qui effectivement je le crois sont des propos silicieux en fait la France insoumise n'a jamais dit que les policiers ne servaient Ă  rien contrairement Ă  ce qu'elle dit Monsieur couvi mais je vais vous dire Monsieur si vous ĂȘtes dans cette posture on risque de pas trouver des rĂ©ponses et des solutions aux problĂšmes y compris que vous posez parce que moi je n'ai jamais mis en cause le travail de l'ensemble des policiers j'ai dit tout Ă  l'heure dans mon intervention Ă  quel point je comprenais un certain nombre de situations de souffrance mais vous devez aussi comprendre que ces situations de souffrance elle ne peuvent pas excuser des actes qui sont des actes de violence gratuite qui consiste Ă  tirer sur une personne Ă  le frapper Ă  le rouet de coup Ă  quatre personnes puisque c'est l'effet qui sont reprochĂ©s en l'occurrence aux policiers dont vous prenez la dĂ©fense donc vous voyez monsieur si on veut une police qui fonctionne bien il faut ĂȘtre capable d'apporter des rĂ©ponses aux problĂšmes structurels qu'elle rencontre mais en attentats vous pouvez mĂ©langer le soutien Ă  des policiers et une forme d'impunitĂ© que vous demandez parce que l'impunitĂ© je vous le dis franchement avec moi et avec nous vous l'aurez jamais parce que quand vous faites quelque chose qui est en dehors du code de la dĂ©ontologie oui c'est normal que vous ayez des sanctions oui c'est normal que vous soyez sanctionnĂ© et vous devriez d'ailleurs fonctionner parfois plus fermement que ce que vous ĂȘtes mais ensuite oui Ă  des problĂšmes et Ă  ce problĂšme par contre il faut apporter des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse et je pense que vous vous gardiez et vous vous grandiriez Ă  sortir de la polĂ©mique et de la caricature comme vous l'avez fait ce soir si vous avez vous avez toutes les preuves les policiers c'est bon c'est fini c'est Ă  dire qu'en fait il y a ma plus besoin de d'aller au procĂšs en fait monsieur non mais nous encore une fois il y a le fond la forme sur le fond qui est une enquĂȘte encore une fois nous on n'a pas dit qu'on Ă©tait contre qui une enquĂȘte il y a une enquĂȘte la vĂ©ritĂ© doit apparaĂźtre c'est ce lien qui a entre la population et justement sa police lĂ -dessus on est d'accord c'est sur la forme et la forme encore une fois lĂ  on n'est pas d'accord on n'est pas prĂȘt on sera peut-ĂȘtre jamais d'accord hein d'ailleurs si c'est elle c'est ça la dĂ©mocratie la dĂ©mocratie c'est justement de confronter des idĂ©es et qu'on soit pas fou tout Ă  fait d'accord et aprĂšs de vos collĂšgues disaient que si la France insoumise gagnait les Ă©lections vous ne n'obĂ©irez pas au pouvoir politique c'est ça votre dĂ©mocratie moi j'ai pas dit ça personne l'a dit nous sommes trĂšs lĂ©galiste monsieur mais gagner les Ă©lections on verra aprĂšs si vous le dites pas alors parce que dans ce cas-lĂ  peut-ĂȘtre qu'on pourra travailler ensemble gagner les Ă©lections et on verra aprĂšs d'accord mais c'est bien que vous le disiez parce que un de vos collĂšgues du mĂȘme syndicat que vous avez dit que dans l'hypothĂšse ou la France insoumise remportĂ© les Ă©lections vous ne respecteriez plus le pouvoir politique donc c'est bien que vous l'ayez corriger bah Ă©coutez gagner les Ă©lections on verra merci beaucoup manuel merci