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InterviewRTL (sur YouTube)· 22 juin 2025 16 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSantéEnvironnement & énergie

Le Grand Jury d’Amélie de Montchalin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Redoutez-vous, Amélie de Montchalin, une escalade ?

  • 0:28RelanceRéponse partielle

    Le fait que les États-Unis frappent l'Iran, est-ce que ça peut faciliter une entrée de négociation, une fin du conflit ?

  • 1:26OuverteRéponse partielle

    Est-ce que dans cet état des lieux, vous allez annoncer un nouveau tour de vis ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que jeudi prochain, vous allez annoncer le gel d'un certain nombre de budgets ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'au regard de toute cette conjoncture, vous maintenez votre objectif de faire 40 milliards d'économies dans le prochain budget ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Commençons par parler du budget et après on reviendra sur la censure.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « qui cherche à avoir une bombe nucléaire, ce que la France ne souhaite pas »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « nous avons deux compatriotes en Iran, Cécile Collère et Jacques Paris, qui depuis trois ans sont dans les prisons iraniennes, sont torturés. »
  • 1:31Invité politiquePromesse
    « Ce qui est certain, c'est que oui, si au vu de la situation, nous devons nous ajuster, nous le ferons parce qu'on a pris un engagement vis-à-vis des Français. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Par cette commission mixte paritaire conclusive du mois de février, ils ont posé un engagement. »
  • 6:29Invité politiqueChiffre
    « Et ça veut dire qu'en 2029, tel que c'est parti, nous aurons 100 milliards de charge d'intérêt. »
  • 7:23Invité politiqueChiffre
    « 57% de dépenses publiques dans notre PIB. »
  • 7:57Invité politiqueChiffre
    « en 2025, nous sommes en train de faire 23 milliards d'économies sur l'État. »
  • 8:57Invité politiqueChiffre
    « le cadrage du Premier ministre, c'était de dire sur les retraites, comment on se fixe l'objectif de nous souvenir qu'on a quand même 6 milliards d'euros de déficit prévus en 2030 »
  • 11:04Invité politiqueChiffre
    « La censure, elle a coûté 12 milliards. 12 milliards d'euros qu'on a, en fait, comme on dit, jetés par les fenêtres »
  • 12:25Invité politiqueChiffre
    « le taux d'emploi en France n'est toujours pas assez élevé par rapport à ceux de nos voisins, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il n'a jamais été aussi haut depuis près de 40 ans. »
  • 15:16Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on a à peu près une estimation que dans ces 3 milliards, un peu plus de 3 milliards d'euros, 3 milliards et demi même, il y a 20% des dossiers qui sont déposés qui sont frauduleux »

Temps de parole

  • Amélie de Montchalin72 %
  • Présentateur13 %
  • ?8 %
  • Invité7 %

≈ 57,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Redoutez-vous, Amélie de Montchalin, une escalade ?

0:03
Amélie de Montchalin

Oui, je crois que tout le monde redoute une escalade. Et d'ailleurs la France aura comme toujours une position qui sera celle de chercher la désescalade parce qu'il est très préoccupant de voir un pays aussi dangereux que l'Iran. Aujourd'hui, vous savez, qui cherche à avoir une bombe nucléaire, ce que la France ne souhaite pas et depuis des années a combattu par tous les moyens diplomatiques. Donc c'est une situation qui évidemment est préoccupante.

0:27
Locuteur

Mais

0:27
Présentateur

le

0:28
Locuteur

fait que les États

0:28
Présentateur

-Unis frappent l'Iran, est-ce que ça peut faciliter une entrée de négociation, une fin du conflit ?

0:35
Amélie de Montchalin

Encore hier, le président de

0:36
Locuteur

la

0:36
Amélie de Montchalin

République appelait à la négociation.

0:39
Locuteur

Nous

0:39
Amélie de Montchalin

avons deux choses, je pense, à dire aux Français. Nous ne voulons pas que l'Iran ait la bombe nucléaire.

0:44
Locuteur

La

0:44
Amélie de Montchalin

deuxième chose que nous voulons aussi dire aux Français,

0:46
Locuteur

c

0:46
Amélie de Montchalin

'est que nous avons deux compatriotes en Iran, Cécile Collère et Jacques Paris, qui depuis trois ans

0:52
Locuteur

sont

0:53
Amélie de Montchalin

dans les prisons iraniennes, sont torturés. Et c'est aussi une priorité pour nous que de constater la violence de ce régime et donc de faire revenir nos compatriotes. Jeudi, je vous l'annonce, vous le savez, nous réunirons à nouveau, comme on l

1:07
Locuteur

'a

1:07
Amélie de Montchalin

fait le 15 avril, comme nous nous étions engagés, tous les parlementaires, les partenaires sociaux, tous les acteurs de la dépense publique,

1:14
Locuteur

qu

1:14
Amélie de Montchalin

'ils soient l'État, les collectivités, la sécurité sociale. Et nous ferons le point précisément sur quels sont les nouveaux risques, les nouveaux aléas, quels sont les risques liés à l'inflation, quels sont les risques liés au prix du pétrole, quelles sont les dépenses

1:25
Locuteur

que nous faisons. Est-ce que dans

1:26
Présentateur

cet état des lieux, vous allez annoncer un nouveau tour de vie ? Est

1:29
Locuteur

-ce

1:29
Présentateur

qu'il faut de nouveau faire des économies en cours d'année ?

1:31
Amélie de Montchalin

Ce qui est certain, c'est que oui, si au vu de la situation, nous devons nous ajuster, nous le ferons parce qu'on a pris un engagement vis-à-vis des Français, pas juste moi, le Premier ministre, mais surtout les parlementaires. Par cette commission mixte paritaire conclusive du mois de février, ils ont posé un engagement.

1:50
Locuteur

Donc

1:50
Présentateur

le budget 2025 va être revu à la baisse avec des économies, c'est ce que vous êtes en train de nous dire.

1:55
Locuteur

Non,

1:55
Présentateur

ce n

1:55
Locuteur

'est

1:55
Présentateur

pas le budget qui est revu à la baisse. En tout cas, les

1:57
Locuteur

dépenses de l'État. C'est que nous voulons

1:58
Amélie de Montchalin

tenir nos cibles, nous le faisons depuis le début de

2:00
Locuteur

l

2:00
Amélie de Montchalin

'année. Et pourquoi ? Parce que si nous ne sommes pas garants de cet accord du

2:04
Locuteur

début de l'année 2025... L'an

2:05
Présentateur

dernier,

2:05
Locuteur

il

2:05
Présentateur

y avait un certain nombre de

2:06
Locuteur

budgets qui avaient été gelés.

2:07
Amélie de Montchalin

Il

2:07
Locuteur

n'y aura pas

2:07
Amélie de Montchalin

de nouveaux compromis en 2026. Et moi, mon but, c'est quoi

2:10
Locuteur

? C

2:11
Amélie de Montchalin

'est que nous puissions assurer aux Français de la stabilité et de l'ordre.

2:14
Locuteur

L'ordre est

2:14
Amélie de Montchalin

contre, l'ordre dans la

2:15
Locuteur

rue.

2:16
Présentateur

L'année dernière, lors du budget 2024, il y avait un certain nombre de budgets qui avaient été annulés, qui avaient été gelés. Est-ce que jeudi prochain, vous allez annoncer le gel d'un certain nombre de budgets ?

2:30
Amélie de Montchalin

Nous ferons comme on l'a fait au mois d'avril, transparents sur la situation, transparents sur les risques, transparents sur les décisions. Et oui, je peux vous annoncer

2:38
Locuteur

que

2:39
Amélie de Montchalin

nous sommes responsables, engagés, et engagés non pas à faire des tours de vis, vous savez, sans en présenter le détail. Ce n

2:47
Locuteur

'est

2:47
Amélie de Montchalin

pas ça mon optique. Ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Amélie de Montchalin

pas ça notre engagement. Notre engagement est un engagement de méthode et de transparence pour que nous retrouvions de la confiance. La confiance avec les parlementaires, la confiance avec les Français.

2:55
Présentateur

Ça se comptera en milliards jeudi prochain.

2:57
Amélie de Montchalin

Et donc jeudi, vous verrez,

2:58
Locuteur

si

2:58
Amélie de Montchalin

on fait les choses avec méthode, on le fait avec méthode. On ne

3:00
Locuteur

fait

3:00
Amélie de Montchalin

pas des annonces avant les annonces, on ne

3:01
Locuteur

fait

3:01
Amélie de Montchalin

pas des annonces avant le diagnostic. Et donc vous verrez,

3:04
Locuteur

on a cette semaine... Le but, c'est que nous

3:08
Amélie de Montchalin

tenions le budget sur son volet des dépenses. Les parlementaires nous ont donné des objectifs et nous devons les tenir. C'est du bon sens.

3:17
Locuteur

Parce

3:17
Amélie de Montchalin

que ce budget, il est unique.

3:20
Locuteur

C

3:20
Amélie de Montchalin

'est la première fois de la Ve République que nous l'avons construit par compromis parlementaire. Et mon objectif, c'est quoi ? C'est qu'on puisse à nouveau trouver un compromis. Et si on veut à nouveau trouver un compromis, la première chose à faire, c'est déjà de respecter celui qui a été trouvé. Et pourquoi on veut un compromis

3:34
Locuteur

? Parce

3:35
Amélie de Montchalin

que les Français, moi je suis très frappé d'une chose, vous voyez, dans tous les échanges que j'ai avec les chefs d'entreprise, avec les Français partout dans le pays.

3:42
Locuteur

C

3:43
Amélie de Montchalin

'est que quand on est arrivé au mois de décembre, dans ce moment, il n

3:46
Locuteur

'y

3:46
Amélie de Montchalin

avait plus de budget, c'était la censure.

3:48
Locuteur

Les

3:48
Amélie de Montchalin

Français étaient inquiets,

3:50
Locuteur

ils

3:50
Amélie de Montchalin

n'investissaient plus, ils épargnaient beaucoup et ils attendaient.

3:53
Locuteur

Ce

3:53
Amélie de Montchalin

qui est toujours le cas aujourd'hui.

3:54
Locuteur

Et

3:54
Amélie de Montchalin

aujourd'hui, c'est toujours le cas. Pourquoi ? Parce que là où les Français nous disent, ne recommencez pas, assurez quand même l'essentiel. Mettez-vous d'accord pour nous, Français, pour nous, chefs d'entreprise, pour nous, pères et mères de famille qui avons des projets pour nos enfants, pour nous, Français qui avons des ambitions pour la venir, mettez-vous d'accord. Et qu

4:14
Locuteur

'est

4:14
Amélie de Montchalin

-ce qu'on entend depuis, en fait

4:15
Locuteur

? C

4:16
Amélie de Montchalin

'est que, alors que nous sommes mis d'accord, alors que nous avons trouvé ce compromis, nous avons tous les jours, tous les jours,

4:21
Locuteur

des

4:22
Amélie de Montchalin

hommes et des femmes politiques qui brandissent la menace de la censure. Et moi, je vais vous dire une chose très simplement. Je pense que notre pays peut très bien vivre sans majorité absolue,

4:29
Locuteur

mais

4:30
Amélie de Montchalin

je pense que notre pays ne peut pas vivre avec la censure permanente, que je qualifierais, même trivialement

4:36
Locuteur

avec vous,

4:36
Amélie de Montchalin

de bordel permanent. Ce qui inquiète aussi. Nous ne pouvons pas vivre avec cette fatalité du chaos. Nous ne pouvons pas vivre, et d'ailleurs les Français ne vivent pas. Les entreprises attendent. Les ménages épargnent. Nous avons le plus haut taux d'épargne depuis 45 ans. Oui, parce que c

4:49
Locuteur

'est

4:49
Amélie de Montchalin

qui

4:49
Locuteur

inquiète les Français,

4:51
Invité

Amélie de Montchalin, ce qui inquiète les chefs d'entreprise, les Français, c'est aussi l'instabilité politique. C'est un vrai facteur de risque aussi en France. Est-ce qu'au regard de toute cette conjoncture, vous maintenez votre objectif de faire 40 milliards d'économies dans le prochain budget ? Est-ce que cet objectif reste tenable ou est-ce qu'il faudra faire plus ?

5:11
Présentateur

Et on reviendra sur les risques de

5:12
Locuteur

France.

5:12
Amélie de Montchalin

La première chose, vous dites que l'instabilité politique est un risque.

5:15
Locuteur

Mais

5:16
Amélie de Montchalin

elle est un risque si les hommes et les femmes politiques responsables, raisonnables de ce pays, n'arrivent pas à faire ce pour quoi je pense que nous devons nous mobiliser, c'est nous mettre d'accord.

5:25
Locuteur

Pour

5:26
Présentateur

comprendre votre objectif et l'accord que vous cherchez auprès de toutes les forces politiques, il porte bien sur 40 milliards d'euros d'économies l'année prochaine

5:35
Locuteur

? Il

5:36
Présentateur

porte sur... Commençons par parler du budget et

5:38
Locuteur

après on

5:38
Présentateur

reviendra sur la

5:39
Locuteur

censure.

5:40
Amélie de Montchalin

Pourquoi on cherche un accord ? Je l

5:41
Locuteur

'ai

5:41
Amélie de Montchalin

dit il y a 15 jours. Parce que c'est le dernier moment...

5:43
Locuteur

Oui, mais vous répondez pas à nos questions. Je vais

5:45
Amélie de Montchalin

répondre. Pour que nous ayons du courage face à une situation budgétaire que si nous ne réglons pas, nous mettrons en danger le débat démocratique de 2027.

5:53
Présentateur

Ce courage budgétaire,

5:54
Locuteur

il est à

5:54
Présentateur

combien ?

5:55
Amélie de Montchalin

Il est de, effectivement, un, viser en 2029,

5:59
Locuteur

qui

5:59
Amélie de Montchalin

est quand même dans très longtemps, mais c'est le moment le

6:02
Locuteur

plus atteint que

6:02
Amélie de Montchalin

nous arrêtions d'augmenter la dette. Parce que je vais vous parler de 40 milliards dont on ne parle jamais. 40 milliards qui sont certains.

6:09
Locuteur

C

6:09
Amélie de Montchalin

'est la hausse qui va se passer entre maintenant et 2029 de notre charge d'intérêt. Ça veut dire qu'entre maintenant et 2029, nous allons

6:17
Locuteur

gaspiller,

6:19
Amélie de Montchalin

gâcher, dilapider

6:20
Locuteur

40

6:22
Amélie de Montchalin

milliards d'euros pour payer nos créanciers. Et moi, ministre des Comptes publics, ça ne me satisfait pas.

6:27
Locuteur

C

6:27
Amélie de Montchalin

'est dangereux pour notre souveraineté. Et ça veut dire qu'en 2029, tel que c'est parti, nous aurons 100 milliards de charge d'intérêt. Donc

6:35
Locuteur

l'année prochaine, on

6:35
Amélie de Montchalin

fait quoi ?

6:36
Locuteur

On

6:36
Amélie de Montchalin

vise un déficit réduit

6:38
Locuteur

à

6:39
Amélie de Montchalin

4,6%. D'accord. Parce que 4,6%, ensuite on

6:42
Locuteur

pourra faire 4%, ensuite on pourra

6:44
Amélie de Montchalin

baisser et on pourra enfin arriver au moment où on arrête d'augmenter la dette.

6:47
Présentateur

2029, un déficit.

7:04
Locuteur

Ce que

7:04
Amélie de Montchalin

je vais vous dire, c'est effectivement, pour avoir 4,6% de déficit,

7:08
Locuteur

il

7:09
Amélie de Montchalin

faut que nous ayons du courage.

7:11
Locuteur

Il

7:11
Amélie de Montchalin

faut que nous ayons, au fond, avec les Français et avec les forces politiques et avec nous tous,

7:15
Locuteur

un

7:16
Amélie de Montchalin

échange, au fond, de se dire qu'est-ce que nous voulons faire avec ces ressources les plus élevées du monde ? 57% de dépenses publiques dans notre PIB. Donc nous ne manquons pas d'argent, mais les Français voient que ça ne marche pas.

7:28
Locuteur

Ils

7:29
Amélie de Montchalin

voient que dans les hôpitaux, ça ne marche pas comme ça devrait. Ils voient que dans l'éducation, ça ne marche pas comme ça devrait. Ils voient que sur l'écologie, ça ne marche pas comme ils le souhaiteraient.

7:36
Locuteur

Et

7:36
Amélie de Montchalin

donc, quel est l'échange que j'ai eu avec mes collègues ministres, comme je vous l'ai dit, et comme je l

7:40
Locuteur

'ai

7:40
Amélie de Montchalin

dit il

7:40
Locuteur

y a

7:40
Amélie de Montchalin

15 jours ?

7:41
Locuteur

C

7:41
Amélie de Montchalin

'est un échange pour que nous ayons courage et crédibilité.

7:44
Locuteur

Alors justement, je vais vous dire les ministres. Que nous répondions à ce que les Français

7:46
Amélie de Montchalin

attendent de nous.

7:48
Présentateur

Pour se dire justement les choses, on vous a demandé quel serait l'effort de l'État. Vous n'avez pas donné de chiffres

7:54
Locuteur

par rapport à ce que... Je peux vous le dire. Je

7:56
Amélie de Montchalin

peux vous le dire.

7:57
Locuteur

Par

7:57
Amélie de Montchalin

exemple, en 2025, nous sommes en train de faire 23 milliards d'économies

8:00
Locuteur

sur l'État. On demande

8:00
Présentateur

pour 2026.

8:00
Amélie de Montchalin

Pour 2026, je peux aussi vous dire qu'il y a une

8:03
Locuteur

règle,

8:03
Amélie de Montchalin

c'est que nous n'augmentions pas les dépenses de l'État. Déjà de poser ce chiffre, ça nous oblige à baisser beaucoup de dépenses qui étaient prévues ou qui étaient souhaitées. Parce que si nous ne voulons pas augmenter les dépenses de

8:14
Locuteur

l'État...

8:15
Présentateur

Pour le reste de l'effort, qui reste quand même très très important sur les 40 milliards,

8:19
Locuteur

ça

8:19
Présentateur

représente... Quelle sera la part qui touchera les dépenses sociales ? Les retraites, la sécurité sociale, les allocations, différentes... Vous

8:29
Locuteur

savez,

8:30
Amélie de Montchalin

notre dépense publique, il

8:30
Locuteur

y a

8:30
Amélie de Montchalin

effectivement les retraites.

8:32
Locuteur

Vous

8:32
Amélie de Montchalin

n

8:32
Locuteur

'avez

8:32
Amélie de Montchalin

pas échappé qu'il

8:33
Locuteur

y a

8:33
Amélie de Montchalin

un moment important encore demain, avec le conclave qui se réunit, que nous laissons travailler en confiance, puisque c'est un cadre de négociation que nous voulons protéger, qui est un cadre que nous avons relancé, parce que le moment nous

8:45
Locuteur

y oblige. Vous n'attendez

8:45
Présentateur

pas d'économie de ce conclave.

8:47
Amélie de Montchalin

Je vous rappelle que le cadrage du Premier ministre, c'était de dire sur les retraites, comment on se fixe l'objectif de nous souvenir qu'on a quand même 6 milliards d'euros de déficit prévus en 2030, et que le but, c'est non seulement qu'on ne l'augmente pas, voire même qu

9:00
Locuteur

'on

9:00
Amélie de Montchalin

trouve des solutions

9:01
Locuteur

pour le réserver.

9:02
Présentateur

On peut, par exemple, améliorer le sort des femmes, qui avaient été désavantagées par la dernière réforme, et en plus, être source d

9:09
Locuteur

'économie. Ce qui est certain,

9:10
Amélie de Montchalin

je vous rappelle ce qui est certain, c'est que, et je ne veux ici rien dire de plus que ce que le Premier ministre avait dit dès le départ, c'est que le conclave a carte blanche,

9:19
Locuteur

tant

9:19
Amélie de Montchalin

qu'il ne dégrade pas la situation financière, et qu'il a des propositions, que nous recevons évidemment avec intérêt, s'il l'améliore. La deuxième chose, vous me parlez des dépenses sociales et de la santé.

9:29
Locuteur

La

9:29
Amélie de Montchalin

semaine dernière, vous avez vu, nous avons là aussi un comité d'alerte qui suit les dépenses de santé, ce qui a sonné l'alarme,

9:35
Locuteur

qui

9:36
Amélie de Montchalin

a dit « nous avons un risque de dérapage sérieux en 2025 ».

9:38
Locuteur

Sur

9:39
Présentateur

les dépenses actuelles.

9:39
Amélie de Montchalin

Cette semaine,

9:40
Locuteur

avec

9:41
Amélie de Montchalin

Catherine Vautrin, nous serons devant l'Assemblée, devant le Sénat, avec Yannick Noder, avec tous les ministres en charge, pour présenter ce que nous proposons pour ne pas laisser cette dérive s'installer.

9:50
Locuteur

Et

9:51
Amélie de Montchalin

ce faisant, nous allons poser des jalons, par définition, sur ce qui sera fait pour 2026.

9:57
Présentateur

Amélie de Manchalin, vous avez beaucoup prononcé le mot « censure

10:01
Locuteur

»

10:01
Présentateur

dans la première partie de ce grand jury. Une chute de gouvernement, c'est votre angoisse

10:05
Locuteur

? Ce

10:06
Amélie de Montchalin

qui est certain, c'est que si certains pensent qu'aujourd'hui, ce dont la France a besoin,

10:11
Locuteur

c

10:11
Amélie de Montchalin

'est du chaos, c'est cette espèce de grand bazar, je vous disais même bordel permanent,

10:18
Locuteur

mais

10:18
Amélie de Montchalin

je pense qu'ils sont totalement, totalement déconnectés de ce

10:21
Locuteur

qu

10:21
Amélie de Montchalin

'attendent les Français. Les Français nous disent qu'ils veulent de la stabilité, qu

10:23
Locuteur

'ils

10:23
Amélie de Montchalin

veulent de l'ordre. La stabilité, ce n

10:25
Locuteur

'est

10:25
Amélie de Montchalin

pas l'immobilisme. La stabilité, c'est de pouvoir redonner un cap au pays et de nous mettre d'accord sur l'essentiel. Moi, je vous le dis franchement, quand j'entends Marine Tondelier

10:34
Locuteur

s

10:35
Amélie de Montchalin

'amuser ce week-end en disant « Ah, on a censuré 6 ou 7 fois le gouvernement, on va continuer ».

10:40
Locuteur

Quand

10:40
Amélie de Montchalin

j'entends Jean-Luc Mélenchon, au fond, vouloir

10:42
Locuteur

censurer

10:44
Amélie de Montchalin

pour tout bloquer, pour que surtout il ne se passe rien, et que de ce chaos naisse, on

10:48
Locuteur

le sait, son projet. C'était

10:51
Invité

un peu déjà les arguments qui étaient employés avant la chute du gouvernement Barnier, et ça n'a pas empêché le gouvernement

10:56
Locuteur

de

10:56
Invité

Michel Barnier de tomber.

10:57
Locuteur

Est-ce que vous dites aujourd

10:58
Invité

'hui que le risque est à son maximum pour François Bayrou entre le budget et le dossier des retraites ? Moi, ce que je dis,

11:04
Amélie de Montchalin

c'est que la censure, elle a coûté 12 milliards. 12 milliards d'euros qu'on a, en fait, comme on dit, jetés par les fenêtres, parce qu'on a perdu de la croissance, qu'on n

11:11
Locuteur

'a

11:11
Amélie de Montchalin

pas eu de budget, que les agriculteurs, les entrepreneurs, tout le monde était dans la tétanie, et dans cette espèce de peur du chaos qui était réelle.

11:19
Invité

Dans vos propos, vous visez notamment les socialistes. Comment vous analysez

11:22
Locuteur

? Moi,

11:22
Amélie de Montchalin

je vise tous ceux qui pensent que c'est un projet que de menacer la censure, de brandir la menace de la censure tous les matins. De dire ça va tomber, ça va tomber.

11:31
Présentateur

Oui, mais vous avez cité les écologistes, vous avez cité la France insoumise, or ceux qui sont en train, entre guillemets, de chauffer sur la question, ce sont les socialistes.

11:41
Amélie de Montchalin

Les socialistes,

11:42
Locuteur

on

11:43
Amélie de Montchalin

le sait, ils sont en opposition. Personne ne demande aux socialistes de rejoindre la majorité.

11:47
Locuteur

Mais

11:47
Amélie de Montchalin

les socialistes, qu

11:48
Locuteur

'est

11:48
Amélie de Montchalin

-ce qu'on a fait ensemble au mois de janvier-février ? En fait, on a construit un meilleur budget ensemble.

11:53
Locuteur

On

11:53
Amélie de Montchalin

a pris leurs propositions, et je souhaite, et je le redis fortement ici, je souhaite que nous continuions à travailler avec cette méthode. Vous savez, on peut ne pas aimer notre méthode. On peut ne pas aimer, vous voyez, François Bayrou, on peut ne pas aimer moi, les ministres. Ce n'est pas une question d'approbation. Ce n

12:08
Locuteur

'est

12:08
Amélie de Montchalin

pas une question de savoir si on nous aime ou on n'aime pas.

12:10
Locuteur

C'est qu'est-ce qu

12:11
Amélie de Montchalin

'on fait pour les Français ?

12:12
Locuteur

Si

12:12
Amélie de Montchalin

on commence à dire, vous voyez, en tant que ministre des Comptes publics, « Chers Français, j'ai une idée, on va augmenter les impôts. » Ah ben c'est formidable, c'est

12:19
Locuteur

ce qui a été fait pendant des décennies. Depuis 2017, nous avons baissé les impôts.

12:25
Amélie de Montchalin

Et vous savez quoi ? On a enfin réduit à faire augmenter le taux d'emploi. Le taux d'emploi en France n'est toujours pas assez élevé par rapport à ceux de nos voisins, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il n'a jamais été aussi haut depuis près de 40 ans. Depuis 2017, on a fait de la France un pays attractif. Depuis 2017, on a, vous le savez vu, pu innover. On a des licornes. On est devenu un pays qui aujourd'hui compte sur la grande innovation de notre époque qui

12:47
Locuteur

est

12:47
Amélie de Montchalin

l'intelligence artificielle. Est-ce que je vais venir vous voir ? Et je vais dire, voilà, j'ai trouvé la solution. Ben c'est les impôts pour tout le monde. Vous savez, les impôts parfois c'est la fainéantise. Ça donne l'illusion qu'on a réglé le problème. Et puis en fait, on l'a vu depuis 40 ans, souvent les impôts augmentés, les dépenses, elles, elles ont augmenté

13:02
Locuteur

aussi. Le déficit, oui, il n'a pas augmenté. La dette, elle a augmenté. Si les

13:04
Présentateur

socialistes vous demandent des impôts, et notamment sur les riches ou sur la suroptimisation fiscale, vous direz non ?

13:09
Amélie de Montchalin

Le Premier ministre a pris un engagement sur lequel nous travaillons avec Eric Lombard. Vous voyez, la taxe Zuckmann, dont on a beaucoup parlé.

13:16
Présentateur

Donc ça c'est non. Je

13:16
Locuteur

l'ai dit,

13:17
Amélie de Montchalin

c'est pas le bon outil, c'est pas la bonne méthode. Si c'est pour faire partie des entrepreneurs de notre pays, c'est non. En revanche, moi je suis aussi ministre des impôts, et je peux vous dire que quand les contrôleurs fiscaux

13:26
Locuteur

trouvent

13:27
Amélie de Montchalin

des situations qui sont aujourd'hui des abus massifs,

13:30
Locuteur

qui

13:30
Amélie de Montchalin

sont aujourd'hui permis par le droit, et qui fait que certaines personnes aujourd'hui ont trouvé des mécanismes pour ne pas payer l'impôt que nous tous ici payons, et bien je peux vous dire que oui, je n'aurai pas, et nous n'aurons pas effectivement la main qui tremble, pour trouver sur ces questions comme sur d'autres des compromis. Mais ce que je vous dis,

13:47
Locuteur

c

13:47
Amélie de Montchalin

'est que si la vision du monde que certains ont, c'est que pour préparer 2027,

13:51
Locuteur

pour

13:51
Amélie de Montchalin

préparer les grandes échéances démocratiques, ce qu'on devrait faire, c'est tout casser, tout bloquer, et nous dire qu

13:57
Locuteur

'on

13:57
Amélie de Montchalin

va s'en sortir, on met en danger les Français, leurs projets, notre économie, notre souveraineté, notre liberté. Et vous savez, j'ai parlé de la tutelle des organisations internationales. Si nous ne faisons rien,

14:06
Locuteur

ce

14:07
Amélie de Montchalin

n'est pas une menace que je brandis en disant « Mais un jour d'autres décideront pour nous

14:11
Locuteur

». Et

14:11
Amélie de Montchalin

je ne souhaite pas, je me suis engagé, je dis avec les mots qui sont les miens, et vous voyez l'énergie qui est la mienne, que nous pouvons éviter cela,

14:20
Locuteur

et

14:20
Amélie de Montchalin

ça passe par, est-ce que c'est un accord, est

14:22
Locuteur

-ce

14:22
Amélie de Montchalin

que c'est un pacte, est-ce que c

14:23
Locuteur

'est

14:23
Amélie de Montchalin

une coalition, je le redis. Nous devrions pouvoir, et je sais que nous pouvons, comme nous l'avons fait en février dernier, trouver la base sur laquelle construire cette vision partagée

14:33
Invité

pour les Français. Il y

14:34
Locuteur

a

14:34
Invité

eu un autre cafouillage, et également c'est sur le dispositif MaPrimeRénov', le dispositif qui vise à accompagner les ménages pour leurs travaux de rénovation énergétique. Il a été suspendu, puis réintroduit, mais seulement pour quelques gestes, pas pour toutes les rénovations globales, est-ce que vous reconnaissez que là aussi, la communication a été très compliquée pour les Français, de

14:56
Locuteur

la part du gouvernement ? Il n'y a aucun

14:56
Amélie de Montchalin

cafouillage, il y

14:57
Locuteur

a

14:57
Amélie de Montchalin

une grande responsabilité. Je suis ministre des Comptes Publics. Il y

15:00
Locuteur

a

15:00
Amélie de Montchalin

plus de 3 milliards d'euros dans le budget pour aider les ménages, en particulier modestes, à faire des rénovations énergétiques, à ce que leur maison ne soit pas des passoires thermiques, et qu'ils ne se

15:09
Locuteur

ruinent pas. Vous

15:09
Invité

comprenez les Français, à

15:11
Locuteur

qui

15:11
Invité

on dit on suspend, puis après

15:12
Locuteur

on réintroduit.

15:14
Amélie de Montchalin

Je

15:14
Locuteur

vais

15:14
Amélie de Montchalin

expliquer, parce que je pense que les choses sont assez simples. Aujourd'hui, on a à peu près une estimation que dans ces 3 milliards, un peu plus de 3 milliards d'euros, 3 milliards et demi même, il y a 20% des dossiers qui sont déposés qui sont frauduleux, qui sont des fausses factures, qui sont des faux travaux, qui sont même des réseaux de criminalité organisés qui prennent la première neuve et qui vont le mettre ensuite sur des comptes bancaires à

15:32
Locuteur

l

15:32
Amélie de Montchalin

'étranger. Est-ce que moi, ministre des Comptes Publics, je peux tolérer ça

15:35
Locuteur

?

15:35
Amélie de Montchalin

Est-ce que je laisse faire, sous prétexte que c'est une très bonne politique, que nous voulons continuer ? La réponse est non. Donc, nous avons effectivement pris une décision qui

15:44
Locuteur

est

15:44
Amélie de Montchalin

de dire les dossiers

15:45
Locuteur

qui

15:46
Amélie de Montchalin

sont en cours d'étude, s'ils sont honnêtes, ils seront payés et ils seront payés dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent.

15:52
Locuteur

Il

15:52
Amélie de Montchalin

n

15:52
Locuteur

'y

15:52
Amélie de Montchalin

a évidemment aucun délai sur le sujet.

15:54
Locuteur

Et

15:55
Amélie de Montchalin

nous avons pris la décision que tout ce qui était de la fraude allait être retiré. Et

15:59
Locuteur

on a dit,

16:00
Amélie de Montchalin

au

16:01
Locuteur

15

16:01
Amélie de Montchalin

septembre, nous réouvrirons le guichet pour

16:03
Locuteur

que

16:03
Amélie de Montchalin

tout l'argent que les fraudeurs nous auront permis d'y libérer soit utile pour les Français. Je

16:07
Locuteur

ne vois pas quel fougage.

16:08
Amélie de Montchalin

Vous savez, je peux vous retourner la question.

16:10
Locuteur

Qu

16:10
Amélie de Montchalin

'est-ce que les Français auraient dit si un jour, ils avaient découvert qu'avec leurs

16:14
Locuteur

impôts, qu

16:15
Amélie de Montchalin

'avec leurs impôts,

16:16
Locuteur

nous

16:17
Amélie de Montchalin

financions des réseaux de fraude qui partent à l'étranger ?

16:19
Locuteur

Merci.