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Conférence de presseyoutube.com· 4 mars 2023 61 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

EN DIRECT Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président de la RDC

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 24:48OuverteRéponse directe

    Sur les aspects sécurité, quel est votre premier message au peuple congolais ?

  • 25:31RelanceRéponse partielle

    La France a-t-elle un rôle dans le génocide rwandais et l'entrée des FDLR en RDC ? Comment comptez-vous réparer ?

  • 32:45OuverteRéponse directe

    La France a-t-elle clarifié sa position sur l'Est de la RDC comme les Congolais le réclamaient ?

  • 33:29OuverteRéponse directe

    Craignez-vous un compromis à l'africaine pour les élections en RDC ?

  • 37:48RelanceRéponse directe

    La France a-t-elle clarifié sa position sur l'agression rwandaise via le M23 ?

  • 46:32OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un double standard dans la couverture médiatique des irrégularités électorales en Afrique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 29:53Président Emmanuel MacronFait
    « la République démocratique du Congo ne doit pas être un butin de guerre le pillage à ciel ouvert de la République démocratique du Congo doit cesser »
  • 30:59Président Emmanuel MacronFait
    « la France ne s'est jamais résignée à une soi-disant fatalité de l'histoire »
  • 38:32Président Emmanuel MacronFait
    « je soutiens le processus je fais confiance aussi à l'engagement du président laurenso »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

merci je vais vous asseoir excellence Messieurs les Présidents de la République démocratique du Congo de la République française bonjour et bienvenue à ce point de presse monsieur Macron bienvenue encore une fois en RDC nous allons prendre les questions des journalistes du côté français et côté congolais nous avons deux questions de chaque mais avant cela messieurs le président de la RDC monsieur Félix vous venez de recevoir votre homologue français pour un tête-à-tête est-ce qu'on peut savoir quelles sont les conclusions de ces échanges et qu'est-ce qu'on peut dire sur la relation Franco congolaise où est-ce que nous en sommes de venir en ce moment à Kinshasa pays capitale du pays où nous sommes victimes d'une agression injuste et barbare c'est dans le malheur dit-on qu'on reconnaît les amis et le président Macron est là pour ça les relations entre la République démocratique du Congo et la République française sont au beau fixes et après la discussion que nous avons eu le président Macron et moi je peux dire que nous avons tracé les pistes d'une coopération encore plus importante vous savez le président Macron a dernièrement esquisser les grandes lignes de sa nouvelle vision de la politique française en Afrique je l'ai encouragé à ce sujet parce que j'estime que la France Afrique est dépassée et que si la France veut être aujourd'hui en compétition avec tous les autres partenaires de l'Afrique elle doit se mettre au diapason évidemment de la politique africaine de par rapport évidemment à ceux que les peuples africains veulent et de la manière dont les peuples africains regardent désormais les partenaires de coopération au développement avec qui sont en contact je me suis réjoui de d'apprendre de la part du président français que cette approche est aussi la sienne et que je lui laisserai évidemment le soin de préciser cela et que moi j'allais dire cela va dans le sens évidemment des intérêts de l'Afrique pour ce qui est ce que j'ai évoqué en entrée en matière c'est-à-dire cet agression comme vous le savez il y a eu nous avons désigné désigné par la communauté d'Afrique de l'Est l'ancien président Kenya ou kenyata nous leur avons confié la mission d'approcher les les rebelles les terroristes du M23 et le processus est en cours je n'en dirai pas plus de mon côté j'ai reçu des émissaires dans Macron qui lui-même a récemment visité l'Angola et rencontrer le président Lorenzo et il peut aussi s'il le veut dire ce qu'il en pense moi je reste comme vous le savez toujours sur ma position je demande à voir parce que nous ne sommes pas au premier près de cesser le feu nous les avons déjà décidé depuis le processus de nairobie ensuite il y a eu celui de Luanda où il y a eu encore un CCF plus un calendrier qui commençait le 25 après c'est le feu il y avait le retrait jusqu'au 15 janvier et puis ensuite le nous donnons la chance à la paix car comme je vous l'ai dit ma présidence c'est elle est dessinée plutôt à favoriser la cordiale entendre entre les peuples a commencé par les peuples des pays voisins donc je ne mettrai jamais d'entrave à tous ceux qui peut aller dans le sens de respecter ou de promouvoir plutôt le processus de paix et de stabilité dans la région pour le reste nous avons parlé des problèmes d'échange économiques des attentes qui sont celles de la RDC et là j'ai eu vraiment le plaisir de constater qu'il y a un engouement certain de la part de la France à vouloir s'engager aussi dans dans cette compétition que j'évoquais tout à l'heure dans les le business dans les affaires en République démocratique du Congo dans des partenariats que nous voulons gagner que tout le monde s'en sorte heureux et avec le sentiment d'avoir réalisé des partenariats qui sont satisfaisants nous avons évoqué également le problème des forêts il revient d'ailleurs de lui de Libreville ou il a participé au sommet one forest Sonic c'est un sommet qui a pris en compte qui cette plutôt attardé sur les la forêt la forêt tropicale la forêt du bassin du Congo qui comme vous le savez aujourd'hui est le premier poumon de l'humanité et un atout formidable pour la lutte que nous menons tous contre le réchauffement climatique là aussi nous avons développé une série de d'idées et nous sommes arrivés à aussi à des conclusions de partenariats importants pour à la fois mettre en avant cette atout considérable que la forêt mais également comment par la transformation sur place de la transformation locale nous pouvons créer de la richesse et des emplois bref une dynamique économique qui peut être favorable à nos pays là aussi la France accepte de s'impliquer de nous suivre c'est une très bonne chose enfin les minerais stratégiques nous les avons évoqués la France veut faire partie du débat ce qui m'a le plus intéressé c'est cette ce partenariat qui est qui va être conclu je crois avec la firme française bergm qui va nous apporter son savoir-faire et nous accompagner dans la certification communication de nos minerais la cartographie et plus tard évidemment ça nous aidera à pouvoir mieux exploiter ces domaines donc voilà en bref ce que nous avons passé comme sujet et je peux dire en conclusion que la France revient en force en République démocratique du Congo nous espérons simplement que cela n'est pas juste un feu de paille et que ce sera vraiment un vrai départ à nouveau parce que le président a fait d'ailleurs le constat qu'il n'y a pas beaucoup de films françaises en République démocratique du Congo en particulier mais même aussi en Afrique en général et que il serait temps que la France redevienne encore plus présente ce sera tant mieux pour nos relations tant mieux pour les affaires tant mieux pour l'emploi voilà Mesdames et Messieurs ce que je peux dire en substance en attendant évidemment les questions des journalistes je vous remercie il y a une dégradation de l'association sécurité dans la partie Est du pays quelle serait votre premier message au peuple congolais qui vous suit en ce moment pour ne pas dire celle de l'Est en particulier merci beaucoup madame monsieur le Président chef Félix c'est le premier ministre mesdames et messieurs les ministres Mesdames et Messieurs les parlementaires chers amis d'abord je veux dire combien je suis heureux d'être aujourd'hui pour ma première visite en effet en République démocratique du Congo dans cette salle historique pour l'histoire de votre nation et après avoir accueilli comme invité d'honneur le président en particulier au forum sur la paix en 2019 puis retrouver lors du Sommet sur le financement des économies en 2021 était grand temps que à mon tour je vienne alors cette visite est la dernière étape le point d'orgue en quelque sorte d'une tournée de quatre jours qui m'a conduit de Libreville à Luanda puis Brazzaville jusqu'à vous Kinshasa et c'est ici en effet que ce jour nombre de combats du siècle y compris ceux que nous avons porté ces derniers jours celui pour la forêt et justement ce trésor du bassin du fleuve Congo alors cette visite voulait évoquez à l'instant arrive à un moment particulier pour la République démocratique du Congo et j'en mesure toute la gravité elle intervient à un moment vous l'avez dit président ou une région un peuple un pays vit le nouvel acte d'une tragédie qui depuis près de 30 ans ne s'est jamais vraiment éteinte des centaines de milliers de Congolais vivent revivent le cauchemar de la guerre de la fuite du dénuement absolu une ville Goma est à nouveau sous la menace d'une rébellion qui emprunte les nouveaux acronymes aujourd'hui le M23 mais dont le visage et les soutiens extérieurs et l'agenda sont connus la France ne s'est jamais résignée à une soi-disant fatalité de l'histoire et est-ce que l'horreur de la guerre puisse se répéter parce que la guerre qui revient s'est ajoutée des morts aux morts et des drames aux drames et en disant cela aujourd'hui je veux également pleinement mesurer le poids de l'histoire les drames qui se sont joués dans votre pays les crises et guerres précédentes qui nécessite nécessiteront que la justice pour le temps présent et la justice pour les crimes passées puissent passer face à une histoire dans le nombre de victimes équivaut à celui des guerres mondiales que nous avons vécues la France ne prétend pas et je ne prétends pas avoir seul une solution la solution est dans un réveil collectif dans la prise de conscience qui se joue ici qui est l'affaire de tous et de toute la région et au crime et aux tragédie qui se déroulent sous nos yeux nous ne devons pas ajouter l'oubli et l'abandon alors je souhaite aujourd'hui que la France reste fidèle à son rôle d'allier indéfectible de la RDC pour défendre son intégrité et sa souveraineté la République démocratique du Congo ne doit pas être un butin de guerre le pillage à ciel ouvert de la République démocratique du Congo doit cesser ni pillage ni balkanisation Niger

13:34
Non speech

[Applaudissements]

13:37
Locuteur

c'est le sens même de ma présence aujourd'hui dire à tous qu'il ne peut d'ailleurs il y avoir deux poids de mesure entre la tragédie qui se joue en Ukraine sur le territoire européen et celle qui se joue sur le sol africain et la solidarité ne serait être à géométrie variable et à cet égard je veux vous saluer monsieur le Président pour la clarté de vos expressions et de vos votes un assemblée générale des Nations unies quand il s'était agit de condamner l'agression russe et de défendre le droit international vous méritez la même clarté nous avons au cours des derniers jours écoutés des acteurs humanitaires congolais internationaux engagés sur le terrain et c'est la première réponse de court terme nous avons entendu le alarme face au dramatiquement que de moyens qui se profile sur le terrain et les situations extrêmes qui sont à la fois à nouveau vécues par nombre de vos compatriotes c'est pour cette raison que la France sera le premier état à répondre à l'initiative de l'Union européenne annoncée ce matin même de mettre en place un pont aérien humanitaire à destination de Goma nous allons débloquer une contribution immédiate de 34 millions d'euros d'aide humanitaires laquelle s'ajoutera au montant de près de 50 millions annoncés par l'Union européenne nous nous tenons également à la disposition de l'Union européenne pour fournir des moyens de transport civils ou militaire et pour procéder à leur acheminement je veux ici remercier le commissaire européen les narcissique d'avoir amorcé cette solidarité européenne qui se concrétisera dans les jours qui viennent par l'acheminement de plusieurs tonnes de matériel humanitaires au profit des populations déplacées dans la région de Goma et dans toutes les régions qui ont été affectées par ces mouvements rebelles et ces groupes terroristes le rôle de la France c'est aussi de tout faire pour qu'il y ait un chemin vers la paix pour cela chacun doit être doit être à la hauteur de ses responsabilités j'ai parlé il y a quelques instants au Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres qui est engagée pour faire jouer aux Nations Unies leur rôle indispensable et je n'en remercie et donc ensemble nous devons travailler une Union européenne Union africaine organisation sous régionale pays de la région et Nations unies à ce qu'on chacun donc apporte sa contribution pour enfin imposer la désescalade et la paix à cet égard je veux ici dire tout notre soutien au processus de Luanda et de Nairobi et suite à la dernière réunion qui s'est tenue en marche du sommet du nu africaine à 10 à Beba notre soutien à la médiation que vous avez confié j'étais hier avec le président Lorenzo nous avons eu un très long échange sur le sujet et le plan qui est aujourd'hui sur la table qui a été agréée par tous qui est en train d'être mis en oeuvre j'en suis convaincu et le bon à condition évidemment qu'à chaque étape il soit respecté et que le chronogramme qui a été décidé à partir du 28 février soit du non respecté cessez le feu sur le terrain mécanisme de vérification ce supervision angolaise cantonnement du M23 sur votre sol processus de désengagement désarmement et réinsertion déploiement de forces régionales et je veux ici remercier les Kenyans j'espère que les autres rejoindront et je veux ici dire que nous serons évidemment mobilisés pour aider au financement et des escalades dans un premier temps retour à une paix durable en Suisse tout ça est ce qui nous a longtemps manqué mais tout ça dépend évidemment des pressions politiques diplomatiques économiques pour que cela soit respecté à cet égard la discussion que j'ai eue avec le président la discussion que nous avons eu président laurenso la discussion que j'ai eu ce matin avec le président chef Félix et l'échange que j'ai eu que j'ai pu avoir avec le président Kagame m'a démontré une chose tous m'ont apporté un soutien clair au cesser le feu pour mardi prochain qui est prévu dans le chronogramme sur lequel se sont engagés aussi les représentants du M23 qui sont allés voir le président laurenso nous verrons maintenant si chacun respecte la parole donnée mais si je dois retenir un seul motif d'optimisme c'est que tous mes interlocuteurs adhèrent à ce plan porté par l'Angola le Kenya le Burundi et je salue cher Félix le courage qui est le vôtre de donner une chance à ce plan et à la paix avec une exigence légitime c'est que tout ce qui s'y engagent respecte la parole donnée les rendez-vous les dates et l'effectivité des choix pris des promesses tenues il nous revient d'être collectivement à vos côtés pour faire la démonstration que ce choix est le bon ceux qui s'en éloigneront une responsabilité écrasante et s'exposeront à la sanction de l'histoire et dans une région où la France a su regarder en face son propre passé nous savons combien ce poids de la sanction de l'histoire peut être accablant je le disais en ouverture de mon propos cette visite en un moment de gravité est aussi une visite d'amitié d'espoir et le président l'a évoqué à l'instant et c'est un espoir légitime parce que vous êtes un grand pays et nos deux pays ont en quelque sorte en commun aussi de voir grand et pour transposer un mot célèbre du général de Gaulle le Congo ne peut être le Congo sans la grandeur et donc aucun pays d'Afrique n'est plus doté que le vôtre de richesse de toutes sortes et une capacité à saisir un destin d'exception c'est pourquoi nous souhaitons bâtir un partenariat nouveau sur plusieurs axes d'abord vous aider à la pleine souveraineté sur le plan de sécurité et militaire nous avons nous sommes déjà les premiers partenaires en termes de formation militaire de la RDC nous souhaitons faire davantage parce que la condition pour qu'il y ait dans la durée la fin des pillages la fin du risque de balkanisation de j'évoquais c'est qu'il y ait le retour de l'État régalien et des conditions de cet état régalien partout sur le territoire nous souhaitons être des partenaires dans la durée de ce travail formation équipement capacité à être à vos côtés ça correspond aux nouveaux partenariat que qui est le nôtre deuxièmement c'est sur le terrain économique vous l'avez dit nous allons cet après-midi dans une conférence économique illustrée ce que je disais lundi nous répondons aux demandes qui sont les vôtres on ne vient pas plaquer des solutions on vient avec des entreprises de toutes tailles de tous ordres et beaucoup d'entreprises nouvelles nous assumons d'être là y compris pour défendre nos intérêts économiques et on le fait en amenant avec nous toutes les compétences et y compris les Européens et je me félicite que deux commissaires européens seront à nos côtés cet après-midi c'est pas simplement la France mais la France et l'Europe sur la base d'un partenariat équilibré respectueux et des services urbains si important pour vous on évoquait ensemble du numérique jusqu'au domaine minier où nous souhaitons travailler avec vous pour bâtir un cadre de confiance qui permettra une exploitation au service des congolais dans les meilleures conditions scientifiques permettant justement la coopération et notre expertise c'est je crois la clé de ce partenariat économique qui nous permettra aussi de faire mieux parce que l'Afrique est un théâtre de compétition il faut que cette compétition soit dans se fasse dans un cadre loyal qui servent les intérêts des populations qui aident à lutter contre la corruption mais nous avons notre place à jouer ni plus ni moins ensuite après le sécurité et l'économique c'est la science et la recherche serait cet après-midi l'occasion et l'honneur d'être reçu par le professeur muyembé découvreur du virus et Bolla dans ce fleuron de la recherche scientifique congolaise et africaine qui est l'Institut national de recherche biomédicale je veux ici d'ailleurs rappeler combien la France a été engagée dans cette lutte contre le virus et bola avec les meilleurs équipes de l'Inserm de plusieurs de nos laboratoires combien nos chercheurs nos épidémiologistes sont venus Yves Lévy avait eu cette mission confiée il y a quelques années ici même et je veux saluer cette coopération mais l'INRB dans le séquençage des virus les plus dangereux dans la lutte contre la pandémie de covid-19 dans la formation d'étudiants venus de toute l'Afrique prouve ce qu'on peut accomplir quand notre coopération se donne les moyens et sur ce modèle qui est un fleuron de la coopération Franco congolaise le fait qu'on aille beaucoup plus loin et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pourra illustrer cette volonté dans de nombreux domaines d'échanges scientifiques et universitaires je souhaite aussi que nous puissions le faire dans les domaines de climat et de biodiversité autour de la question des forêts si importante et que vous avez réévoqué enfin voir les choses en grand c'est le voir aussi pour la culture congolaise c'est votre puissance il faut l'exercer c'est votre intérêt c'est le nôtre d'avoir en Afrique et dans le monde si je puis dire l'équivalent d'un Nigeria francophone les créateurs à entrepreneurs qui nous accompagnent avec les ministres amènent avec eux outre un immense intérêt pour leurs homologues congolais tous les outils et les réseaux pour l'aider à se développer dans nombre de domaines nouveaux je vidéo série télévisées bande dessinée eSport univers virtuel de nombreux domaines où la créativité le génie congolais à sa place à jouer sa vocation et qui sont des moyens d'expression de de partage pour nos jeunesses ces moyens aussi de création de développement de nos industries culturelles et créatives extrêmement importants et dans ce cadre je veux ici dire combien à mes yeux la langue française n'est pas simplement un trait d'union mais un trésor en partage dont vous êtes devenu le centre de gravité plusieurs présidents de la République sont venus avant moi ici pour parler de francophonie et lorsque François Mitterrand s'est rendu à Kinshasa en 1984 par les francophonies la défendait ici la France était deux fois plus peuplée que votre pays viens ici devant vous en vous parlant de francophonie et en assumant totalement que vous êtes le premier pays francophone par votre démographie c'est une force une fierté mais dont il faut tirer toutes les conséquences d'une communauté une communauté de langues de valeur de solidarité de progrès d'exigence c'est aussi une communauté de création de dynamisme et je suis convaincu que la vocation qui est celle de la République démocratique du Congo est de prendre toute cette place la première dans la francophonie de demain et je souhaite que ensemble on puisse bâtir les prochains rendez-vous et en particulier des annonces fortes lors du sommet la francophonie que nous aurons organisé en France en 2024 merci beaucoup

24:44
Non speech

[Applaudissements]

24:48
Locuteur

Michel kifida de radio je pense sur les aspects sécurité vous avez le micro merci je suis Michel kiffendangoy de Radio Okapi ma question va s'adresser à monsieur le Président em manuel sur le président la mémoire congolaise retient d'une façon fraîche que la France a joué un rôle pertinent dans les génocide rwandais et surtout dans l'entrée des FDLR en RDC avec l'opération Turquoise pour vous rappelez il y a eu un couloir humanitaire on a fait entrer des militaires avec armes et munitions malgré l'opposition de l'autorité congolaise aujourd'hui la RDC agent enregistré plus de 10 millions de morts on est victime de notre solidarité comment la France compte-t-elle résoudre personnellement puisque vous étiez là et c'est vous qui avez fait entre ces critères ce problème cette problématique la sécurité dans l'est et comment comptez-vous réparer le préjudice causé à la population congolaise ça se première aspect de ma question le deuxième aspect de ma question sur le président est-ce que tous les rapports des nations des experts des Nations Unies Amnesty International et autres attestent la thèse d'une agression rwandaise sous couvert du M23 nous constatons que la France n'est pas assez chaude à condamner le Rwanda a demandé des sanctions puisque vous siégiez au Conseil de sécurité des Nations unies mais vous le faites avec agressivité contre la Russie pourquoi cette léthargie du côté congolaise du côté congolais pardon vous sentez-vous plus ou pas de la mort de 800000 Rwandais plutôt que de 10 millions de Congolais qui plus est vous avez même donné 20 millions de dollars au Rwanda pays agresseur à la RDC la RDC peut-elle toujours continuer à considérer la France comme un pays amis merci monsieur le Président merci Michel merci pour vos questions j'ai dit dans mon propos introductif et je vous le redis avec beaucoup de clarté que la France était alliée de la RDC continuera de l'être j'ai dit avec beaucoup de clarté comment nous voyons la situation aujourd'hui condamnant toute forme de pillage de balkanisation de menace de la souveraineté de votre pays je suis prêt à ouvrir tous les dossiers de l'histoire je l'ai fait avec le Rwanda si c'est le souhait du président de chez Kedi je suis totalement favorable à ce qui est une commission d'historien qui puisse assigner les responsabilités aux uns et aux autres vous avez rappelé une page sombre de l'histoire de la région la France a assumé d'ouvrir tous ces livres et de la faire écrire par des historiens de manière totalement indépendante je pense que vous avez fait un raccourci qui lui n'a rien d'historique ni de juste entre le rôle qui a pu jouer la France et la situation dramatique que j'évoquais et la guerre la deuxième guerre avec les millions de morts dans votre pays dont je rappelais la gravité donc je récuse le raccourci que vous avez fait et la responsabilité qu'on pourrait assigner à la France parce que je suis pour la vérité mais toute la vérité je ne suis pas pour prendre tous les fardeaux j'essaie de prendre les miens c'est déjà bien donc oui pour une commission d'historien pour faire ce travail si il vous semble-t-il s'il semble utile au président et donner l'effet ensuite soyons clairs quelle est la situation depuis 1994 plusieurs pays de la sous-région il y en a pas qu'un plusieurs sont rentrés dans votre pays et plusieurs groupes rebelles qui ont prospéré 4 temps d'ailleurs beaucoup de richesses minières économique qui devrait revenir à votre peuple et depuis 1994 et c'est pas la faute de la France pardon de le dire dans des termes aussi crus vous n'avez pas été capable de restaurer la souveraineté ni militaire ni sécuritaire ni administratif de votre pays c'est aussi une réalité faut pas chercher des coupables à l'extérieur de cette affaire et donc on en est dans cette situation qui a conduit à des drames absolus à cette deuxième guerre à des millions de morts qu'on ne doit pas oublier à la nécessité aussi ce qui est une responsabilité qui doit se faire ici c'est pas la France au dos de le faire de mettre en place une vraie justice une justice transitionnelle qui est la clé pour que celles et ceux qui parfois ont tué soient jugés et parfois ils évoluent encore ils sont là ils sont encore avec des responsabilités voulez-vous qu'il y ait une paix durable et de la confiance dans un pays quand la justice n'est pas passée ne demandez pas n'accusez pas la France pour quelque chose qui dépend de vous là c'est une réalité aussi mais très clairement sur cette situation depuis 30 ans a pris un tour inacceptable voilà oui pour faire la vérité sur l'histoire non pour prendre tous les fardeaux et si on éclaire soyons clair jusqu'au bout et assignons toutes les responsabilités y compris les responsabilités congolaises y compris les responsabilités de la souris bâtissez une armée solide construisait la sécurité de retour de l'État partout sur le territoire faites passer la justice transitionnelle pour que vous n'ayez pas des coupables et des criminels de guerre encore en responsabilité ou sur le terrain soyez intraitable avec tous les voisins de la région quand ils viennent vous pliez et nous serons à vos côtés je peux pas être plus clair sur ce sujet la clé dans la durée on l'évoquait avec le Président si c'est qui dit c'est très clairement d'avoir la capacité de tenir tout le territoire et un discours de vérité avec toute la sous-région parce qu'on peut pas rester sur un modèle économique qui consiste à ce que des ressources soient prises ici pour permettre en quelque sorte la stabilité économique de voisins à ça s'ajoute un devoir aussi qui est de répondre à la menace terroriste je l'évoquais tout à l'heure rapidement les ADF sont des groupes qui n'ont pas de proxy régionaux sont des groupes terroristes sur votre sol qui menacent la stabilité et qui peuvent s'étendre on l'a vu dans d'autres régions africaines avec des conséquences stériles et ces mouvements terroristes islamistes il faut aussi les combattre c'est une question de sécurité nationale ensuite pour ce qui est du M23 et des sanctions j'ai toujours été très clair et la France a constamment condamné le M23 et tous ceux qui le soutiennent et je suis ici pour que chacun prenne ses responsabilités y compris le Rwanda aujourd'hui la région assume ses responsabilités en mettant un plan de des escalade sur la table il est assez premier plats d'abord il marque une convergence entre des mécanismes qui étaient séparés jusqu'à lors ensuite il commence à fonctionner en tout cas je le regarde avec beaucoup d'estime de d'amitié si je puis dire être soutien et nous sommes d'accord y compris avec le président shisekedi pour appliquer ce plan et donner une chance à la paix donc nous avons une opportunité de résoudre je l'espère la question du M23 nous avons aussi l'opportunité de traiter ce faisant si ce plan avec son chronogramme sont appliqués enfin la question des FDLR donc je vais être très clair c'est pas aujourd'hui qu'on doit tout bousculer aujourd'hui il faut donner une chance à ce plan à la médiation angolaise au à l'engagement des uns et des autres résultats mais je le serai tout aussi clair ceux qui feront obstacle à ce plan et on le verra sur le terrain puisque dans le cadre de la médiation il y a un mécanisme de vérification sous pilotage engueuler qui pourra dire qui respecte qui ne le respecte pas avec des observateurs indépendants ceux qui feront en stacle à ce plan savent à quoi il s'expose y compris à des sanctions merci alors nous avons madame Leroux Valérie de l'Agence Française

32:43
Non speech

[Musique]

32:45
Locuteur

qui ont été formulés par votre monologue français et considérez-vous que la France a clarifié sa position sur la situation dans l'est du pays comme les Congolais le réclamaient la deuxième question est pour monsieur le Président Macron vous arrivez vous êtes aujourd'hui à Kinshasa dans un pays qui se prépare à une échéance électorale importante à la fin de l'année craignez-vous comme un de vos ministres étrangères a pu le formuler dans le passé qu'il y ait de nouveau compromis à l'africaine pour la prochaine élection à venir comme cela avait été formulé lors de l'annonce de la victoire de monsieur Tshisekedi et toute petite question supplémentaire monsieur Macron vous avez beaucoup insisté durant votre tournée sur la fin de la Centrafrique de la France Afrique pardon excusez-moi votre visite hier à Brazzaville les images du président français aux côtés de son homologue Sassou-Nguesso ont été interprétés par beaucoup comme un forme de reliquat du passé est-ce que à ce jour on peut dire que la réalité impose de peut-être de maintenir de garder certaines pratiques du passé merci Madame les annonces du président français bien évidemment son satisfaisantes mais c'est encore sur le plan théorique il faut attendre de voir la pratique nous remercions la France et l'Europe où se soutient combien important apporter à nos déplacer de guerre à nos compatriotes déplacés de guerre et là je dois préciser que j'avais fait une proposition pour accompagner cette aide à se déplacer j'ai fait tout à l'heure au président Macron c'est celle de d'apporter plutôt une aide au retour et non pas une aide à demeurer dans les conditions infras humaines que se déplacé de guerre vivent en ce moment il est de retour aura l'avantage à la fois de ramener évidemment se déplacer dans leur lieu de résidence habituelle mais aussi de mettre la pression sur le processus de paix l'exécution du processus de baisse c'est-à-dire c'est le feu et retrait parce que au moment où les populations feront mouvement vers leur localité d'origine les terroristes du M23 devront quitter ces lieux et enfin chose importante ça donnera la possibilité cette fois-ci à la Commission électorale nationale l'indépendante de déployer ces machines et d'ouvrir ses bureaux pour enregistrer les électeurs parce qu'en ce moment je vous le rappelle nous sommes déjà en phase de processus électoral les électeurs sont en train d'être enrôlées c'est déjà fait dans la partie ouest du pays actuellement nous sommes dans la partie centre et la partie Est le seul problème reste au niveau des zones de troubles où nous avons besoin que l'ordre revienne ainsi que la stabilité afin de pouvoir continuer avec le processus électoral sinon nous risquons d'avoir un retard considérable qui impactera sur le la date prévue par le calendrier pour le reste c'est comme je l'ai dit je demande à voir surtout au niveau des sanctions parce que je reste dubitatif quant à la bonne foi de ceux qui nous ont agressés il n'y avait aucune raison je le rappelle qui justifiait cette agression si ce n'est que des raisons économiques mais propre au Rwanda instigateur de cette agression maintenant la question est de savoir est-ce que le Rwanda peut se passer de ce de ce pillage systématique de la République démocratique du Congo qui date maintenant d'une vingtaine d'années et si c'est le cas ça se vérifiera à travers ce processus et si ce n'est pas le cas c'est là que je vérifierai les propos et les engagements du Président Macron par rapport aux sanctions à prendre contre le Rwanda et ça il faut le préciser je vous remercie

37:32
Non speech

[Applaudissements]

37:48
Locuteur

au président Macron alors je vais d'abord peut-être dire très clairement que j'ai expliqué la position de la France nous avons pris des engagements humanitaires et politiques très claires y compris d'ailleurs sécuritaire mais c'est pas la France qui apportera la solution et je le dis ici avec beaucoup de clarté et d'humilité et je pense que c'est à la fois l'honnêteté et c'est la condition pour pouvoir être heureux parce que si on a tant trop de quelqu'un ou si on arrive là en dans le sentiment qu'on pourrait résoudre tous les problèmes on finit tous malheureux c'est pas vrai bon ensuite je l'ai dit au président moi je soutiens le processus je fais confiance aussi à l'engagement du président laurenso et j'espère en quelque sorte ne pas avoir à aller jusqu'au sanctions parce que ça voudrait dire que le chemin aura été respecté et je pense que tous ici dans cette salle c'est ce que vous préférez parce que c'est ça qui permet d'éviter la guerre et de recouvrer une situation de stabilité enfin sur les questions humanitaires je voudrais distinguer deux choses il y a le pont humanitaire qu'on a décidé qu'on va financer de court terme et il faut le faire parce que c'est livré du matériel médical de quoi se nourrir dans des situations d'urgence et ensuite il y a la question de réfugiés de déplacer et je souscris à ce qui était dit par le président et nous accompagnerons ce mouvement sur la certaines le retour de ces populations vers des lieux qui auront été libérés par les 23 puis président on a aussi parlé d'autres camps de réfugiés cette fois-ci côté rondé sur ce qui est des élections à venir il y a un calendrier il y a un engagement la France a toujours été très clair c'est à dire là aussi je pense que si on veut que les choses marchent il faut partir avec de la confiance et se donner les moyens de la confiance et donc qui a un processus loyal qui est une comité une commission nationale indépendante qui suivent le processus avec des personnalités incontestables d'un point de vue politique et neutre et qu'il y ait des systèmes d'enregistrement et d'organisation du vote qui soit au meilleur standard et qu'il y ait des observateurs régionaux internationaux déployés partout avec peut-être d'ailleurs une association des communautés religieuses pour que de manière très locale il puisse y avoir des observations dans chaque bureau de vote et qu'il y ait un processus de confiance qui soit mis en place donc moi j'ai confiance en cela je sais combien le président Tshisekedi qui est le fruit de l'alternance politique est attachée à la clarté démocratique il y a aucune raison pour que les choses ne se passent pas dans les meilleures conditions et le rôle de la communauté internationale c'est d'y aider fournissant les moyens la bonne organisation et le reste pour ce qui est de la France Afrique dont vous avez parlé et de la fin de la France Afrique et du fait qu'il n'y ait plus de France Afrique je ne suis pas sûr qu'on soit dans le meilleur pays pour en parler pas une façon de nous défausser et mais c'est une réalité là aussi mais qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'on assume tout et qu'on part d'un nouveau pas le président Sassou-Nguesso le président depuis longtemps dans son pays bon c'est pas le choix de la France ça fait 14 ans qu'il avait pas eu un président français qui était là-bas et c'est normal que ce soit pas le choix de la France parce qu'il se trouve qu'il est pas président français donc quand on va au Congo Brazzaville parce que il faut humilier personne quand on fait une tournée régionale ça me choque pas particulièrement que le président français rencontre le président du Congo voilà après la question c'est qu'est-ce qu'on lui dit c'est pas pour lui servir la soupe et donc j'ai tenu un discours cohérent avec ce que je vous disais lundi qui est celui de bâtir des nouveaux partenariats une politique pour le climat et la forêt qui correspond à nos ambitions et l'implication de ce qu'on a lancé à Libreville une politique culturelle nouvelle en défendant justement les artistiques ont pris les plus insolents et les plus innovants de nouveau partenariats en matière économique pour les petites et moyennes entreprises pour faire davantage là-bas et améliorer le cadre d'affaires ce que je lui ai demandé parce qu'il est pas bon aujourd'hui donc c'est une politique exigeante sincère d'avenir voilà mais si on se met en quelque sorte dans une situation qui consiste à dire partout où il y a des dirigeants qui ne sont pas élus au meilleur standard démocratique ou ceux qui nous plaisent ou qui sont là depuis trop longtemps il y a plus de déploiement de la France au partenariat vous serez les premiers à m'expliquer le lendemain qui a plus de politique de la France du tout et qui a plus de présence de la France donc on fait avec les dirigeants qui sont là avec respect donc il y a du respect on en doit à la fois au président Sassou-Nguesso et à son peuple on le fait en constatant nos accords et nos désaccords et en essayant de bâtir une politique d'avenir et en disant ce qui va pas quand ça va pas ce que j'ai fait hier donc je pense que c'est cohérent mais c'est exigeant c'est le fruit de c'est le propre exactement de ce que nous sommes en train de faire avec le continent africain je pense qu'il le mérite parce que c'est un immense continent d'avenir avec lequel on a une histoire plurielle si je peux utiliser ce terme multiple mais qui est un continent que j'aime voilà je voulais réagir par rapport à cette question sur le compromis en Africain enfin ce petit commentaire pour dire que voyez-vous madame c'est justement ça qui doit changer dans nos rapports avec la France en particulier mais l'Europe en général l'Occident votre façon de voir des choses lorsqu'elles se passe en Afrique quand il y a des irrégularités aux élections américaines on ne parle pas de compromis à l'américaine lorsqu'en France il y a plusieurs années maintenant lors des années Chirac il y a eu un scandale sur des électeurs décédés qu'on a fait voter on parlait pas de compromis à la française je crois que il doit y avoir du respect dans la considération que nous avons les uns envers les autres nous n'avons aucunement l'intention de galvauder l'opinion de de nos électeurs le processus électoral est entamé nous avons tiré suffisamment la sonnette d'alarme pour dire que si il y a risque de dérapage ce n'est pas à cause des autorités du pays ni des responsables de la CENI c'est simplement du au fait que nous sommes un pays agressé par le Rwanda l'agression à laquelle d'ailleurs a fait suite un déplacement massif de population des lecteurs qui pouvaient être en ce moment en train d'être enrôlé mais qui malheureusement ne peuvent pas à cause du fait qu'ils sont loin de leur base et à cause de cela nous risquons de prendre du retard dans l'enroulement et s'il y a retard dans leur roulement il y aura retard dans le vote des de la loi sur la répartition des sièges parce que c'est très important c'est en juin qu'elle doit intervenir pour que nous puissions ensuite aller sur un processus électoral crédible sans cela je ne disais jusqu'à ce stade je ne sais pas comment nous allons nous y prendre est-ce qu'il faut stopper le processus d'enroulement des électeurs en attendant que la paix revienne avec le risque que cela impacte sur le respect du calendrier où faut-il continuer le processus en ne prenant pas en compte les populations nombreuses de déplacer de guerre c'est ça qui peut poser problème et si demain nous allons aux élections dans les conditions difficiles vous parlerez de la première africaine alors qu'aujourd'hui c'est même africains sont en train d'attirer votre attention sur cette ignoble et injuste agression dû au fait du Rwanda et demandons même des actions personne n'en parle voilà ce que je voulais apporter comme précision pour dire ça aussi ça doit changer dans la manière de coopérer avec la France et l'Europe regardez-nous autrement on nous respectant en nous considérant comme de vrais partenaires et non pas toujours avec un regard paternaliste avec l'idée de toujours savoir ce qu'il faut pour nous et non pas voilà merci

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Locuteur

malgré les vivas si le Président si c'est kedime autorise je voudrais apporter un commentaire aux commentaires je m'explique d'abord je pense que c'est très bien parce qu'on lève beaucoup de malentendus à travers ce jeu de ping-pong d'abord je veux que vous sachiez que quand il y a des problèmes électoraux aux États-Unis d'Amérique ou en France la presse française en parle elle les dénonce elle l'explique elles sont saisies et elle en parle de manière aussi intraitable qu'elle le fait quand elle parle de vous donc il y a pas de double standard le ce qui serait inquiétant c'est si la presse française n'en parlait pas pour vous mais elle en parle aussi pour nous non mais elle parle de tout elle parle de malversation quand il y en a elle parle elle parle beaucoup plus va beaucoup plus loin il y a pas de sujet elle essaie de dire la vérité c'est le travail d'une presse indépendante et donc faut pas être choqué que la presse quand elle a écho quand elle entend des oppositions qui disent qu'il y a des problèmes vous pose la question ce serait un double standard si elle disait on est en Afrique donc on pose même pas la question c'est pas un sujet non elle pose la question mais elle le fait aussi chez nous chez nous et il se trouve que chez nous quand il y a des mêmes versations politiques je voudrais pas que des malentendus s'installent y compris quand on fait référence au président Chirac il y a des procès qui sont faits et les gens sont condamnés parce qu'il y a une justice indépendante donc il y a une presse indépendante et une justice indépendante ça crée une démocratie qui est parfois vibrante alors je dis pas que c'est on se fait attaquer mais c'est très bien ça permet des alternances démocratiques et ça permet de bâtir une par cette maïeutique une vérité ça c'est la première chose ne croyez pas qu'il y a un double standard ça n'est pas vrai ne croyez pas que ce soit de l'IR respect ça n'est pas vrai parce que les journalistes français européens américains posent des mêmes questions à leur dirigeants chez eux la deuxième chose et ça me permet d'insister parce que président a parlé de la France en répondant à la question quand un ou une journaliste française pose une question ça n'est pas le gouvernement de la France et c'est bien comme ça mais faut pas tout confondre parce que non non mais c'est pas une position de la France parce qu'il y a pas il y a pas de il y a plus il y en a eu oui c'est exact mais ce compromis mais cette formule Président on sait d'où elle est sortie et on sait le contexte électoral non mais on sait le contexte et il y avait pas de caractère de mépris dans la formule de Jean-Yves Le Drian et la France a beaucoup peu vrai vous le savez au combien pour qu'il y ait alors une alternance qui n'aurait pas été à ce moment-là un mécanisme spontané je ferme cette parenthèse mais je voulais faire ce cette précision pardon s'il y a pas eu de réponse à porter alors on va prendre une autre question congolaise messieurs patient ligodis de actualités merci merci beaucoup au président Emmanuel Macron désolé de revenir là-dessus en décembre dernier la secrétaire d'État chrysolazakoro polo la France le soutien apporté par le Rwanda one 23 3 mois plus tard qu'est-ce qui fait qu'au plus court niveau vous n'arrivez toujours pas le faire pourquoi la langue lourde sur cette question monsieur le Président pourquoi le mot agression est considéré comme un tabou votre homologue juste à votre côté la prononcer 6 fois j'ai compté pourquoi beaucoup du mal à nommer l'agression rwandaise alors que tous les rapports indépendants le disent et les pauvres vous avez tout à l'heure parler des discours de vérité alors le peuple congolais voudrait également entendre cette vérité de votre bouche la création rwandaise au président Tshisekedi excellence n'avez-vous pas l'impression d'être pris au piège par le RC et à tous ces processus trois calendriers trois calendriers de retrait toujours rien comment sortir de ces pièges alors que le monde a offensif de la force régionale et bien claire merci tu commences peut-être la journée être prise au piège je ne pense pas d'abord lorsque la République démocratique du Congo a décidé d'adhérer à l'EAC c'était pas pour des problèmes sécuritaires au contraire c'était pour des problèmes d'avantage douaniers je vous rappelle ici que la majeure partie de nos compatriotes vivantes à l'est les opérateurs économiques j'entends et même bien d'autres dans d'autres secteurs travaillent souvent avec les pays d'Afrique de l'Est et lorsque il y a importation de denrées de toutes de tout genre c'est par les ports de mon bassin et de DARES salam principalement que cela vient et donc notre opérateurs économiques n'étaient pas dans les mêmes conditions de concurrence que leur homologues des pays voisins et ça avait un impact négatif pour notre économie parce que ils étaient obligés à ce moment-là de migrer vers ces pays de vivre là-bas et donc de faire gagner plus de ressources à ces pays-là car la République démocratique du Congo donc ça ce n'est que pour l'aspect économique il y en a bien d'autres qui ont milité à ce que nous prenions la décision d'adhérer à cette communauté et puis vu la taille de la République démocratique du Congo qui se situe au centre de l'Afrique ça aurait été opportunité formidable surtout en ce qui concerne aujourd'hui la zone de libre-échange continental l'intégration de l'Afrique ça aurait été une opportunité formidable d'adhérer et ça les c'est une opportunité formidable parce que ça nous permet d'être au cœur de tous ces échanges entre l'Océan Indien et l'océan Pacifique donc il faut regarder notre adhésion à la communauté d'Afrique de l'Est de cette manière là malheureusement entre temps par accident ou par velléité hégémoniste où de pillage de nos ressources le Rwanda nous fait la guerre mais cela ne doit pas remettre en cause toutes la raison d'être de notre adhésion dans dans cette communauté alors maintenant lorsque vous me parlez de piège je ne suis pas d'accord avec ça parce que d'abord les forces kenyan ce sont déployés comme elle s'était engagée de le faire c'est le cas aujourd'hui la difficulté est j'en conviens avec vous lorsque vous vous parlez de de sorte de d'attitude bizarre de la part de la communauté de l'Afrique de l'Est la difficulté aujourd'hui c'est de passer à la contrainte comme vous avez été le cas mais vous savez la contrainte c'est la guerre la guerre on sait quand on la commence on ne sait pas quand on a terminé vous avez plusieurs exemples dans le monde aujourd'hui et je crois que ces pays veulent donner la chance à la paix mais alors jusqu'au bout et c'est notre cas aussi nous République démocratique du Congo qui sommes les plus concernés par cette agression parce que à cause de cette agression nous sommes obligés aujourd'hui de consacrer nos ressources à renforcer les capacités de notre armée alors qu'on pouvait continuer avec notre programme de développement local 245 territoires avec le financement de la gratuité de l'enseignement avec le financement de la gratuité et de la couverture santé universelle donc voilà c'est je peux continuer comme ça des tas de projets sur lesquels nous étions engagés et que nous sommes maintenant obligés d'arrêter parce que il faut se consacrer à la sécurisation de nos populations et de notre territoire et donc c'est d'abord l'affaire des Congolais avant d'être celle de nos voisins nos voisins viennent en aide à ce que nous recouvrions la paix et j'espère que ils auront raison ils veulent donner une chance à la paix c'est normal parce qu'il pense que engager des ressources à vouloir faire la guerre c'est des dépenses beaucoup de dépenses et même au bout du compte on n'est pas sûr du résultat donc donnons d'abord une chance à la paix et je suis d'accord avec ces pays voisins et ensuite nous verrons mais comme je l'ai dit moi je reste vigilant parce que dubitatif compte tenu de ce que je sais de des velléités rwandaises et compte tenu de ce que je sais de leur engagement pris jusqu'ici qui n'ont jamais d'ailleurs été respectées voilà pour ce qui est de votre question j'ai été très clair sur la condamnation du M23 et de tous ceux qui le soutiennent y compris le monde bien sûr donc je peux pas être plus clair que ça après c'est pas une question de dénonciation je l'ai fait nous l'avons fait depuis des mois parler d'agression on l'a fait par des groupes des groupes qui sont d'ailleurs des groupes incluants aussi des Congolais vous le savez comme moi donc ça ne s'est pas une agression d'une puissance extérieure ils sont soutenus par plusieurs puissances extérieures dans une logique de prédation mais ces groupes ont aussi des ressortissants qui sont votre pays c'est une réalité donc je l'ai condamné et on peut parler tout à fait d'agression j'ai aucun problème de tous ces groupes y compris des ADF et autres et la France est un soutien et un allié de la RDC contre à la fois c'est pillage cette volonté de balconisation la question qui a derrière ce que vous me demandez c'est de savoir si on veut passer un cran supplémentaire elle est tout de suite au sanction j'ai répondu de manière très claire tout à l'heure nous dénonçons nous condamnons nous accompagnons le processus de médiation régionale mais au moment où pour la première fois depuis des mois alors que jusqu'à lors ces processus avaient été mis en échec par des refuses délivrés des visas pour permettre par exemple au M23 de bouger ça a été fait ils ont pu aller à Luanda il y a un processus qui avance on a un rendez-vous mardi je serai intempestif à vous dire il faut tout de suite sanctionner donc je vous l'ai dit moi je fais confiance à ce processus parce que je pense que on peut se faire plaisir on peut faire de l'escalade de tribune ici devant vous mais demain c'est quoi l'alternative au plan de paix régional c'est la guerre et ce que je souhaite la guerre pour vous non donc je souhaite défendre ce plan de paix régional qui me paraît sérieux crédible et qui engage toutes les forces de la région parce que je peux le trouver de solutions plus intelligentes et plus crédibles et donc dans ce cadre je préfère faire confiance avec exigence dire ce que nous attendons du Rwanda et des autres voisins c'est de s'engager et de respecter les rendez-vous qu'il se donne sous la supervision des médiateurs et s'il ne respecte pas alors oui il doit y avoir des sanctions je vous le dis très clairement mais au bon moment et en fonction du processus qui a été décidé par votre président et ses homologues Addis-Abeba et qui est sous cette médiation angolaise alors la dernière question est de Madame Christelle de France Télévision bonjour la question s'adresse à président français monsieur Macron après plusieurs jours en Afrique vous rentrez donc demain matin en France le pays mardi pourrait être bloqué en raison de la réforme des retraites alors est-ce que vous ne redoutez pas que le blocage s'installe et puis aussi la réforme devait rester très impopulaire est-ce que vous ne craignez pas que l'on vous reproche de ne pas être à l'écoute je vous comprendrais bien que j'ai déjà fait plusieurs commentaires sur cette réforme des retraites qui a fait partie de mon engagement présidentiel et je ne vais pas depuis ici compte tenu des sujets qu'on est en train d'évoquer de la lourdeur de l'actualité de l'importance stratégique de cette tournée en Afrique faire de nouveau commentaires sur les commentaires j'ai pas grand chose de neuf à dire donc ce qui m'importe c'est surtout d'expliquer à nos compatriotes l'importance en effet dans un moment comme le nôtre de passer quatre jours en Afrique dans cette région qui est une région une partie de notre histoire aussi c'est joué on était à Brazzaville hier qui était la capitale de la France libre ou il y a une partie de notre passé mais surtout beaucoup de notre avenir sur le plan climatique sur le plan de la biodiversité culturelle linguistique mais aussi sécuritaire et donc je pense que c'est important que le Président de la République française que les ministres compétents puissent se déployer y compris dans ces moments-là pour porter la voile la France agir et tout n'est pas suspendu à une seule chose et tout ne doit pas l'être et donc nous continuons à avancer mais vous avez compris que je ferai pas davantage de commentaires sur la vie politique française ici depuis Kinshasa à la fois parce que j'ai pas grand chose à dire et ensuite par respect pour eux nos amis compte tenues de ce qui sont en train de vivre et vous voulez simplement je voulais simplement vous dire qu'on est ensemble soda et Longo tout copain moja Toji pas moi b2kélé

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