Alma Dufour, une activiste écolo chez LFI
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Bonjour Alma Dufour.
- 0:27OuverteRéponse directe
Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit une députée qui assume d'avoir été condamnée par la justice.
- 0:50OuverteRéponse directe
Est-ce que la députée Alma Dufour referait la même chose aujourd'hui ?
- 1:19OuverteRéponse directe
La désobéissance civile vous l'avez aussi appliquée contre Amazon.
- 2:20OuverteRéponse directe
Il y a une prise de risque derrière ça ? Comment est-ce qu'on appréhende ça ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Quelques individus peuvent faire plier une multinationale qui fait 560 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Vous y croyez vraiment à ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurChiffre
« Ça vous a valu une amende je crois de 500 euros. »
- 1:50InvitéChiffre
« Les produits textiles représentent près du quart des émissions de gaz à effet de serre des Français. »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« on a fait plus que bloquer les entrepôts, on a fait annuler 5 projets d'entrepôts en France. »
- 3:46Invité politiqueChiffre
« Sur une quinzaine. »
- 3:50Invité politiqueFait
« la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. »
- 6:42Invité politiqueFait
« même ceux qui bossaient, et la plupart bossaient, même avec un SMIC, ils n'arrivaient pas à nourrir leurs gosses à la fin du mois »
- 7:04Invité politiqueFait
« on augmentait les taxes sur les pauvres pour combler le budget qui était troué par les baisses de taxes sur les riches. »
- 7:22Invité politiqueFait
« On n'a pas de transport en commun, on a besoin de sa voiture. »
- 9:11Invité politiquePromesse
« ces gens-là, il faut les faire partir. »
- 10:42Invité politiqueChiffre
« C'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. »
Temps de parole
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Elle a enfreint la loi pour défendre ses idées, elle a essuyé des tirs de LBD dans les manifs de gilets jaunes, puis elle a fini par se lancer en politique. Mon invité siège aujourd'hui au sein du groupe LFI à l'Assemblée. Bonjour Alma Dufour. Bonjour. Alors ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit une députée qui assume fièrement d'avoir été condamnée par la justice. Ça remonte à l'époque où vous étiez porte-parole des Amis de la Terre, c'est une ONG écologiste. Vous étiez allée décrocher le portrait d'Emmanuel Macron dans une des mairies d'arrondissement de Paris. C'était pour dénoncer l'inaction climatique, ça vous a valu une amende je crois de 500 euros.
Alors ça c'était du temps de l'activiste écolo Alma Dufour. Est-ce que la députée Alma Dufour referait la même chose aujourd'hui ?
Bien sûr que non, parce que justement le rôle des activistes c'est de tirer la sonnette d'alarme pour alerter les pouvoirs publics sur une situation qui est devenue insupportable, qu'elle soit écologique ou sociale. Et le rôle des politiques c'est d'entendre la détresse du peuple qui peut s'exprimer de façon plus ou moins légale, plus ou moins violente. Le rôle d'un député c'est de faire changer la loi, mais de la respecter du coup, évidemment.
La désobéissance civile vous l'avez aussi appliquée dans un autre combat que vous avez mené contre l'une des plus grosses entreprises au monde, Amazon. Vous avez bloqué plusieurs sites du groupe pour dénoncer les effets du e-commerce à la fois sur la planète, mais aussi sur l'emploi. On va revoir en image ce à quoi ça ressemblait. Et derrière l'image il y a une voix, la voix c'est la vôtre.
Aujourd'hui nous intervenons sur ce site pour alerter sur les désastres écologiques et sociaux qu'enjeuvent de la surproduction. La fabrication et le transport sont polluants, les produits textiles représentent près du quart des émissions de gaz à effet de serre des Français. Le stockage énergivore est polluant. Et lorsque les produits ne sont pas vendus, ils sont détruits. Amazon n'étruit plus d'emplois qu'il n'en crée. Il a besoin de deux fois moins d'employés pour vendre la même quantité d'un commerce physique. Et les conditions de travail ont été dénoncées à de nombreuses reprises.
Alors des blocages d'entrepôts Amazon comme celui-ci, vous en avez fait plusieurs. Là c'était à Bretigny-sur-Or je crois, c'était le jour du Black Friday. On voit que vous êtes assez peu nombreux. Vous allez un peu déranger les gens sur place, les gens qui travaillent. Il y a une prise de risque derrière ça ? Comment est-ce qu'on appréhende ça ?
Il y a une prise de risque évidemment parce que quand on s'en prend à une multinationale dont les impacts sociaux et environnementaux sont connus, ce n'est pas si simple. C'est une multinationale qui emploie quand même des gens sur site. Là il y avait aussi beaucoup de chauffeurs de poids lourds étrangers qui ne comprenaient pas bien ce qui se passait, qui ne parlaient pas français. C'est d'ailleurs un autre problème aussi des anthropologistiques, c'est qu'ils font travailler beaucoup de travailleurs détachés dans des conditions déplorables. Ils n'ont même pas accès aux toilettes, etc. Et donc là il y avait une file de camions qui s'étendaient, qui bloquaient la circulation. Et c'était dur.
Mais ça s'est très bien passé à l'intérieur du site parce que justement les syndicats d'Amazon et aussi les salariés d'Amazon savent bien que le modèle pour lequel ils travaillent est négatif pour la société dans son ensemble. Il ne reste pas d'ailleurs plus de deux ans. Les conditions de travail sont déplorables aussi à l'intérieur des entrepôts. Et on a fini dans cette campagne par créer justement une sorte de convergence des luttes entre les écolos, les travailleurs, les petits commerces et avec vraiment une lutte des classes au sens propre du terme qui était très belle.
Et derrière ce type d'action, il y a quand même l'idée que quelques individus peuvent faire plier une multinationale qui fait 560 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Vous y croyez vraiment à ça ?
Eh bien écoutez, on a été en tout cas un énorme caillou dans leurs chaussures parce qu'on a fait plus que bloquer les entrepôts, on a fait annuler 5 projets d'entrepôts en France.
Sur une quinzaine c'est ça à peu près ?
Sur une quinzaine. Et pendant le Covid, la France est le seul pays où Amazon n'a pas gagné des parts de marché. Ce qui est quand même, il faut se rendre compte. Et pourquoi les analystes économiques l'attribuaient au mouvement anti-Amazon dont on était en fait la cheville ouvrière. Et justement, ça m'a montré qu'avec de la détermination du collectif et de l'intelligence appliquée au bon endroit, on peut faire bouger énormément de choses. Et j'ai porté une loi qui arrivait jusqu'à l'Assemblée, jusqu'au Sénat, où les sénateurs pourtant de droite avaient voté pour le moratoire sur les nouveaux entrepôts de l'e-commerce.
On va en parler de l'épilogue entre guillemets. De l'épilogue. Mais donc du coup, si, si, au contraire.
Ça prouve qu'en fait, avec le peuple peut tout. Et que s'il y a si peu nombreux, on a réussi à avoir un effet pareil, imaginez si des millions de personnes s'organisaient comme on s'est organisé nous à l'époque.
Dans les arguments qu'on a entendus, que vous portiez à l'époque, que vous portez aujourd'hui en tant que députée, il y a cette idée que l'écologie ne peut fonctionner que si elle est populaire, si elle est sociale. Mais quand vous vous attaquez Amazon, vous vous attaquez au pouvoir d'achat des Français. Ça, c'est pas populaire.
Alors oui, mais il y a l'écologie sociale, c'est l'écologie qui donne du travail aux gens et qui respecte les conditions de travail des gens et qui crée de l'emploi en France et qui permet des bons salaires.
Alors quand on vous voit en activiste qui enfreint les lois, on se dit que vous avez dû naître un peu le point levé dans le verso. Alors c'est pas du tout le cas, vous dites que vous avez eu un réveil militant assez tardif. Pourquoi ?
Eh bien parce que je pense que moi j'ai grandi dans une famille, ma mère est abstentionniste. Mon père est plutôt de droite. J'ai pas grandi dans une famille qui m'a éduquée au militantisme. J'ai pas été dans une faculté, j'étais à la Sorbonne mais en droit. Alors vous voyez, c'est pas non plus le foyer du militantisme.
Vous vous sentiez pas concernée par les questions d'écologie ?
Je me sentais surtout concernée par le social. Par contre j'ai grandi avec une mère qui pendant une grosse partie de ma vie était au RSA, dans une cité HLM et j'étais tiraillée dans ma famille par des origines sociales différentes et du coup une difficulté à comprendre de quel côté je me situais et comment fonctionnait le monde. Et donc j'ai pris vraiment le temps de réfléchir.
Et qu'est-ce qui a provoqué le déclic de l'engagement militant associatif ?
Et bien le déclic c'est quand j'avais vraiment la rage socialement, vraiment. J'ai vécu des choses dures, j'ai vu des gens autour de moi vivre des choses très dures. Et ça a mûri dans ma tête, ça a mûri dans ma tête et d'un coup je me suis rendu compte qu'on pouvait faire des choses, qu'on pouvait agir. Et quand j'étais sûre de moi, je me suis lancée. Et c'est grâce à des amis que j'avais qui m'ont directement montré ces actions directes. Je suis passée de rien à l'action directe sans même passer par la case manifestation. Et parce que tout de suite j'ai eu l'impression d'avoir un impact. Et ça, ça a tout changé.
Alors fin 2019, votre engagement il a pris une autre forme. Quand les Gilets jaunes se sont mobilisés, vous les avez rejoints. Et une fois élus, vous avez continué à les soutenir en tant que député. Votre suppléant lui-même est un ancien leader des Gilets jaunes près de Rouen. Qu'est-ce qui fait que la militante écolo s'est retrouvée dans le combat de ceux qui dénonçaient la hausse des taxes contre le carburant ?
Quand j'ai compris que les Gilets jaunes manifestaient, parce que même ceux qui bossaient, et la plupart bossaient, même avec un SMIC, ils n'arrivaient pas à nourrir leurs gosses à la fin du mois, il y avait une dame qui racontait qu'elle devait couper les stacks hachés en deux pour en donner une moitié à elle, une moitié à son enfant. Vous voyez ce genre de difficultés quand en plus on bosse dans des secteurs comme la logistique, comme l'agroalimentaire, etc. En fait, j'ai eu une colère sociale s'exprimer de façon très forte sur une question écolo, parce que c'était cette taxe-là qui était augmentée.
Mais au moment où on baissait l'impôt sur la fortune, il faut quand même raconter toute l'histoire. Alors, on augmentait les taxes sur les pauvres pour combler le budget qui était troué par les baisses de taxes sur les riches. C'était aussi ça, les Gilets jaunes. Et j'ai compris qu'il n'y aurait pas d'écologie, encore une fois, si on ne se rendait pas compte que pour les classes populaires, ce n'est pas aussi facile d'être écolo. On n'a pas de transport en commun, on a besoin de sa voiture.
Et augmenter même de 10 centimes le prix de la taxe sur l'essence, ça vous coûte peut-être 100 euros de plus à la fin du mois si vous vivez loin de votre travail, comme c'est le cas chez moi, où les gens vivent loin en général de leur travail.
Est-ce que cet engagement aux côtés des Gilets jaunes vous a radicalisé, vous a rapproché d'un engagement politique ?
Oui.
Ça a été le tournant de ma vie. Déjà pour les gens que j'ai vus, pour la beauté des gens que j'ai vus, le courage des gens que j'ai vus. Et puis parce que j'ai découvert la brutalité de l'État, d'un gouvernement qui se sent menacé par son peuple. On était dans un moment quasi révolutionnaire à ce moment-là. Et j'ai vu que tous les grands discours de « on écoute les Français », « ils ont le droit de s'exprimer », etc., se sont d'un coup arrêtés face à une vague de colère qu'on n'avait jamais vue depuis très longtemps. Et d'un coup, la répression s'est déchaînée.
Vous-même, vous avez été ciblée ?
J'ai été ciblée, alors que je ne faisais rien. Je précise quand même, parce que les gens s'imaginent souvent que quand on se prend un tir de LBD ou qu'on est ciblé, c'est qu'on l'a bien cherché. Qu'on jette des cocktails Molotov sur la police, qu'on casse des vitrines, etc. Ce n'était pas du tout mon cas. Et les gens que je connais qui ont été éborgnés aussi, l'ont été en faisant rien.
Alors, il y a un autre élément qui a accéléré votre engagement en politique. Vous l'avez évoqué d'un mot. C'est début 2021, le vote de la loi Climat. Vous aviez travaillé, vous aviez fait du lobbying auprès des députés. Vous aviez convaincu d'ailleurs certains de voter un moratoire sur les installations d'Entrepôt Amazon. Et tout ça a été balayé d'un revers de main par la majorité. Ça vous a mis en colère ?
Excessivement en colère.
Vous vous êtes engagé au sein de LFI dans la foulée ?
Parce qu'en plus, c'était dans le cadre d'une CMP, vous savez, une commission mixte paritaire, où c'était super flou, on n'y comprenait rien, c'était opaque. Et là, je me suis dit, les dés sont pipés, quoi.
Vous avez dit, autant faire la loi soi-même, quoi. Y aller pour faire la loi soi-même.
J'avais donné, franchement, trois ans et demi de ma vie à monter, comme je vous l'ai dit, une coalition avec des petits commerçants, des syndicats, des travailleurs Amazon, des écolos. Tout ça pour être balayé par une quinzaine de députés qui étaient lobbyés, qui ne comprenaient pas le sujet. Ça m'a rendu folle. Et je me suis dit, ces gens-là, il faut les faire partir.
Et vous êtes allé au sein de la France Insoumise, législative, près de Rouen, dans la banlieue de Rouen, là où vous aviez combattu l'installation d'un entrepôt Amazon. Quelques mois après votre élection, vous avez fait le buzz en publiant une vidéo tournée dans les couloirs de l'Assemblée. C'était juste avant l'utilisation du 49-3 par Elisabeth Borne sur le projet de budget. On va revoir ça en images.
49-3 pour le climat, du coup, c'est ça ?
Je ne sais pas.
Merci. C'était historique, madame.
Vous savez très bien qu'on ne peut pas dépenser 15 milliards d'euros.
Mais si, je sais bien, si que si, tous les crédits d'un jour que vous faites, la suppression de la CVAE, franchement...
Non, non, mais ne laissez pas croire qu'on peut multiplier par 7 du jour au lendemain les dépenses de la République. Tous les scientifiques le disent.
Alors, à l'échange, je n'ai pas agressif, mais ce qui a pu surprendre, c'est la méthode. Filmer comme ça la Première Ministre dans les couloirs de l'Assemblée, l'interpeller, ça ne s'était jamais fait jusqu'à présent. Moi, je me pose juste une question. Vous aviez préparé votre coup ? Pas du tout. Parce qu'on voit que la caméra filme déjà quand Elisabeth Borne est en haut des marques.
Alors, en fait, je suis passée dans la cour et j'ai vu des collaborateurs de la France Insoumise.
Ah, vous avez dit, donc, elle allait à...
Mais moi, ce n'était pas du tout préparé. J'y allais pour rentrer dans l'hémicycle. Ils m'ont dit, elle va passer, elle est partie par là, elle va sortir. Ils m'ont dit, viens, viens. J'ai couru, je me suis retrouvée devant elle et ce n'était pas du tout préparé.
Et là, c'est quoi ? C'est la députée activiste qui est en train de naître ?
Ah bah oui, c'était mes réflexes d'activiste parce qu'on avait, ce moment, toutes les oppositions, il faut quand même le dire, donc la droite aussi avait voté pour 15 milliards pour la rénovation thermique des logements. Et on l'a vu après à quel point c'était important quand il y a eu la crise du gaz, la crise de l'électricité. Et on s'est fait balayer à coups de 49-3, y compris quand toutes les oppositions arrivent à se mettre d'accord. Et ça, c'est inacceptable.
Un autre combat que vous avez mené en tant que militante dans une ONG a progressé à l'Assemblée ces derniers jours. C'est le combat contre ce qu'on appelle la fast fashion, la mode jetable, avec une proposition de loi d'horizon que LFI a votée. Est-ce que vous diriez que la députée Alma Dufour a récolté là les fruits du combat de la militante activiste ?
Je crois bien que oui. Je crois bien que oui parce que les gens qui ont inspiré cette loi auprès de la rapporteur sont en fait les gens, sont mon collectif, les Amis de la Terre sont le collectif en mode climat, donc des entreprises avec qui je travaillais à l'époque du Made in France. Et c'est quelque chose qu'on poussait depuis 4 ans et ça a enfin fait son chemin. Et c'est vrai, c'est un des moments les plus heureux que j'ai eus, c'est-à-dire de pouvoir contribuer. Et j'ai beaucoup, beaucoup donné de ma personne en commission. Contribuer pour en faire une loi qui, si elle va jusqu'au bout du processus, pourrait vraiment révolutionner le secteur sur une dizaine d'années.
C'est une énorme fierté.
On va passer à notre quiz à présent pour conclure l'émission. Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. On y va. Quand on a été élève à la Légion d'honneur ?
Ça a été très dur.
Vous avez mal vécu ?
Oui, très très mal vécu.
Parce que vous avez, je crois, un grand-père qui était résistant et qui a donc été décoré de la Légion d'honneur. Ça vous a ouvert les portes de cet établissement ?
Donc d'un établissement, une élite, une formation de très haute qualité, mais beaucoup, beaucoup trop de filles de droite. Très très très à droite. Trop pour moi. Antoine Dupont et moi ? Je le connais depuis qu'il a 10 ans.
Vous le connaissez personnellement du coup ?
Oui. De loin, c'est un petit... Mais il était... Je peux vous dire qu'à 10 ans, il était déjà massif. Déjà un mètre sur un mètre, le gamin. Impressionnant.
Parce que vous êtes née dans le même village.
Ma famille vient du même village, Castelno-Magnuac. Oui, tout à fait.
Enfin, parfois, j'aimerais ne pas être députée pour pouvoir encore...
Pour pouvoir encore prendre le métro sans qu'on me reconnaisse.
Ah oui, ça c'est la notoriété si vous le vivez mal ?
Je le vis bien parce que pour l'instant, les gens, c'est pour me dire merci, me faire des câlins, etc. Mais des fois, c'est vrai qu'on a envie d'écouter sa musique, d'avoir sa capuche. Et voilà, c'est plus trop possible maintenant.
Merci beaucoup, Alma Dufour, d'être venue dans La Politique et moi.
Merci beaucoup. Merci à vous.
Merci.
Alma Dufour