Les 4 vérités - Édouard Philippe - Émission du mercredi 21 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été entendu sur la nécessité de décisions pour le retour à l'ordre ?
- 0:36OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron a maintenu son déplacement au Moyen-Orient pendant les pillages. Que pensez-vous de cette décision ?
- 1:17RelanceRéponse directe
Les pillages étaient en cours pendant l'intervention de Macron. Était-ce opportun de partir ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Les maires se disent tenus à l'écart des décisions. Faut-il les remettre au centre ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Les polices municipales ont-elles les moyens d'agir en maintien de l'ordre ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Quelles réformes proposez-vous pour renforcer les polices municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Édouard PhilippeFait
« Le couvre-feu, la mobilisation de moyens supplémentaires, une mobilisation générale pour permettre le retour à l'ordre. »
- 1:17Édouard PhilippeFait
« Je suis pas sûr que ça a été compris par les Françaises et les Français. Je suis pas sûr que il s'est exprimé dimanche soir. »
- 2:59Édouard PhilippeFait
« Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer un le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. »
- 4:12Édouard PhilippeFait
« Il faut une réponse pénale d'une fermeté absolue. »
- 4:52Édouard PhilippeFait
« Sur la loi anti-casseurs, il en faut une de plus, il faut quelque chose de plus. »
- 5:29Édouard PhilippeFait
« Ce qui commettent des dégradations doivent en assumer le coût. »
- 7:28Édouard PhilippeFait
« La liberté de manifester est une liberté constitutionnelle. »
- 8:37Édouard PhilippeFait
« Notre objectif, c'était de faire en sorte que le déficit diminue et c'est pas du luxe. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Maya, bonjour à tous, bienvenue dans les 4 vérités. Mon invité est donc Édouard Philippe, ancien Premier ministre, maire du Havre et candidat Horizon à la présidentielle. Bonjour Édouard Philippe. Bonjour. J'aurais préféré des décisions, des initiatives pour le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé, ce sont vos mots dimanche soir après l'intervention d'Emmanuel Macron. Depuis, il y a des couvre-feux qui ont été instaurés, le gouvernement promet de mobiliser les forces de l'ordre en nombre pour les manifestations de samedi. Est-ce que vous avez été, est-ce que vous avez l'impression d'avoir été ? Je me réjouis que le gouvernement ait pris des mesures qui ont été annoncées. Le couvre-feu, la mobilisation de moyens supplémentaires,
une mobilisation générale pour permettre le retour à l'ordre. Il est temps et Vous avez été ? J'ai été entendu, je pense que les Français ont été entendus. Je pense que tous les Français samedi et peut-être encore plus dimanche ont été effarés par ce qu'ils ont vu et que le gouvernement a pris la mesure de cet effarement et de cette colère et de cette consternation et que il est en train de prendre des mesures qu'on aurait aimé voir prises auparavant, qui sont prises, tant mieux. Dont acte. Au passage, Emmanuel Macron, vous savez, est en déplacement au Moyen-Orient, il a eu raison de maintenir son ? Je suis pas sûr que ça a été compris par les Françaises et les Français. Je suis pas sûr que il s'est exprimé dimanche soir. Moi, ce qui me frappe, c'est qu'au
moment où il s'exprimait, il y avait des pillages en cours à Paris, rue Bon Repaire, à côté de la place de la République. Les pillages étaient en cours. S'exprimer quand il y a des pillages en cours sur le territoire national, que les images les montrent, que [raclement de gorge] on annonce finalement pas grand-chose et qu'on confirme qu'on va partir du territoire, moi, j'ai eu énormément de retours de Françaises et de Français qu'est-ce que vous en ? Je pense que je Je pense que la décision du président de la République de quitter le territoire à ce moment-là n'était pas la plus opportune. Mais je vais vous dire Il aurait dû rester en France. vous dire, on n'est pas là pour commenter ce que fait le président de la République. J'entends votre point de vue, vous avez
relié ce que vous pensez à votre point de vue. On est là pour revenir à l'ordre et surtout pour donner des perspectives aux Français. Alors justement, vous êtes candidat à la présidentielle, vous êtes maire du Havre et certains de vos collègues, par exemple le maire de Marseille, Benoît Payan, disent "On est tenu à l'écart des décisions, nous les maires, on compte pour rien et même parfois, on ne sait pas quelles sont les forces de l'ordre qui sont déployées sur le terrain." Est-ce que vous vous dites "Il faut remettre les maires au centre des ?" Il faut toujours mieux les associer. Vous avez beaucoup de maires qui travaillent en bonne intelligence avec les préfets et qui sont informés à la fois du parcours des manifestations, bien entendu, de la mobilisation des
forces. Cela peut arriver. Mais ce que je dis, c'est que les polices municipales, par exemple, qui existent aujourd'hui, vous avez à peu près 30000 fonctionnaires de police municipale. Pendant très longtemps, l'État et d'ailleurs [raclement de gorge] les Français ont regardé les polices les polices municipales comme des accessoires. Comme des gardes champêtres. Parfois un peu, bon. Ça a [raclement de gorge] changé considérablement depuis 10 ans. Et depuis que les polices municipales sont armées, depuis que l'État a considéré qu'il y avait un continuum, comme on dit, de sécurité et qu'il fallait donc faire confiance à la aux polices municipales en général. Donc vous vous dites que dans le maintien de l'ordre, il faut mettre les polices municipales. Aujourd'hui, les polices municipales,
aussi surprenant que ça puisse paraître, n'ont pas tous les moyens et et toutes les compétences, entre guillemets, juridiques pour pouvoir agir. Je vous donne quelques exemples. Donc qu'est-ce que vous voulez ? Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer un le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. Donc ça vous souhaitez que ce soit possible. Un policier municipal ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. Même lorsqu'il est dans une opération avec la police nationale, il ne peut pas relever euh l'identité de quelqu'un. Les les communes C'est le chaos avant. Mais c'est vrai dans un très grand nombre de communes. polices municipales. Quel que soit quel que soient les quel que soient les orientations politiques
des maires, [raclement de gorge] les polices euh les les les communes sont équipées de caméras de vidéo protection. Elles ne peuvent pas utiliser euh des logiciels ou des instruments d'intelligence artificielle pour reconnaître l'identité Donc de celles et ceux qui, dans un événement comme ceux qu'on a connu samedi et dimanche, se livrent à des pillages. que vous préconisez sur les polices ? Il faut reconnaître un statut plein et entier il faut leur donner plus de pouvoir. Il y a une loi qui a été votée au Sénat qui est en attente d'inscription à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai écrit au Premier ministre pour qu'il d'urgence qu'il fasse inscrire ce projet de loi ou cette proposition de loi, projet de loi à l'Assemblée nationale afin que on associe les maires à la définition des besoins
et les polices municipales et les polices municipales de l'ordre au maintien de l'ordre. Alors, il s'agit pas de transformer les polices municipales en CRS. Bien sûr que non. Il s'agit de dire on a un réservoir de gens remarquablement formés remarquablement formés connaissant parfaitement leur environnement et leur ville que l'on peut mobiliser en respectant la différence entre eux et les CRS mais que l'on peut mobiliser et associer. Et voyez-vous comme samedi et dimanche il y a eu manifestement [grognement] une mobilisation [raclement de gorge] insuffisante des forces de l'ordre. Je pense qu'il y a là un moyen d'accompagner euh des renforts et d'accompagner euh le respect Alors, vous avez eu à gérer en tant que ministre les gilets jaunes en 2018. Vous
aviez fait voter à la à l'époque la loi anti-casseurs. Aujourd'hui Très critiquée à l'époque. Mais est-ce qu'elle suffit ou est-ce qu'il en faut une ? Est-ce qu'il faut aller plus ? Il faut je veux dire il faut une réponse pénale d'une fermeté absolue. Sur la loi anti-casseurs, il en faut une de plus, il faut quelque chose de plus ou celle qui existe est est est là est ? semble que dès que l'on sera en mesure de faire payer les casseurs ou de faire assumer par les casseurs le coût des dégradations qu'ils provoquent on sera dans le vrai. la loi anti-casseurs. Et c'est très bien. Que vous défendez. Mais évidemment. Donc ça c'est ce serait le deuxième volet, c'est la suite de la loi anti-casseurs, c'est ça que vous voulez ? Pardon mais comment est-ce qu'on peut ne pas la la ?
Ce qui commettent des dégradations doivent en assumer le coût. même ceux qui sont là éventuellement par hasard peuvent Et ben et ben faisons confiance au législateur pour trouver la bonne formule. Oui. Oui pour trouver la bonne formule. Pardon mais c'est quoi ? Édouard Philippe, c'est difficile vous L'alternative c'est ? C'est Non mais écoutez, il y a de la casse Mais il y a des gens qui peuvent être là, de bonne foi, de passage, et ils se retrouvent et trouvent ça formidable. Non, pardon, quand il y a des actions de de de de pillage, dimanche, le pillage, il y avait pas de manifestants dimanche. ? Les manifestations, c'était samedi. Dimanche, il n'y avait que des pilleurs. Donc, lorsqu'il y a des pilleurs, lorsqu'on participe à ces opérations, sa responsabilité est engagée et il faut
aller faire en sorte que les casseurs ou que les pilleurs paient pour les dégâts qu'ils provoquent. des gilets jaunes, le porte-parole de la coordination des gilets jaunes était là sur le plateau il y a quelques minutes, il a annoncé avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris. Faut-il autoriser cette manifestation à vos ? Euh, j'ai été très frappé par ses propos. Vous l'avez ? Je l'ai entendu. J'étais très frappé par ses propos. Jamais jamais il n'a exprimé le moindre souci de faire en sorte que l'organisation des manifestations permette d'éviter euh les pillages. Donc, vous dites qu'il faut pas ? Permettre d'éviter les violences. À chaque fois que euh la journaliste qui l'interrogeait Yannick Ok. euh lui posait la question de savoir, il disait "S'il y a des violences, c'est le
métier de la police." Ben, cet état d'esprit me semble redoutablement dangereux. Ça veut dire ? Qu'il ne faut pas autoriser ce cette manifestation des gilets ? c'est au préfet qu'il appartient de Je voulais avoir votre avis, mais C'est au préfet qu'il appartient d'autoriser, si elle est déclarée et si le discours si le discours, pardon, si le le le parcours euh est est adapté. Il il peut arriver qu'on interdise des manifestations euh à certains endroits. Euh En France, la liberté de manifester est une liberté constitutionnelle. Il s'agit pas de l'interdire, il s'agit de faire en sorte que dans des moments de grande tension, ces manifestations ne dégénèrent pas de façon systématique et parfois préparées dans des scènes de chaos et de pillage comme on a constaté.
Pardon, monsieur Le Tellier, c'est pas un risque théorique. On l'a vu samedi et dimanche. Donc, essayons d'éviter que ça recommence. ça, Sébastien Lecornu veut recevoir les dirigeants des partis politiques demain, dont vous. Est-ce que vous y ? Le le parti que je présidais Horizon sera représenté par Christophe Béchu, le maire d'Angers, qui sera présent et on Vous n'y serez pas personnellement. Moi, je serai en déplacement demain, mais Christophe Béchu y sera, nous représentera et je pense qu'il est nécessaire que les forces D'abord, je vais vous dire, quand le Premier ministre invite des forces politiques alors que le pays connaît une crise grave, la responsabilité Tous vont y aller, hein. la responsabilité des forces politiques, c'est de répondre à cette invitation.
Donc, nous irons et nous dirons ce que nous avons à dire. Actuellement, ont lieu les débats sur le budget 2027. Est-ce que vous vous posez des conditions à Horizon pour le ? Moi, je dis qu'il faut que euh ce budget soit sérieux, permette la réduction du déficit sans augmenter les impôts. C'est la condition pour le ? Bah, c'est c'est la position d'Horizon. Euh elle a elle a été exprimée de façon très claire par Laurent Marcangeli, le président du groupe Horizon euh à l'Assemblée nationale, député euh de la Corse. Il a dit très clairement que euh nous étions dans une logique évidemment de discussion avec le gouvernement, que nous souhaitions qu'un budget soit adopté parce que l'absence de budget pour le pays aurait des conséquences très graves et que notre objectif,
c'était de faire en sorte que le déficit diminue et c'est pas du luxe, il faut qu'il diminue et que on le diminue avec des réductions de dépenses plutôt qu'avec des augmentations d'impôts. pas pouvoir de voir voter contre le budget 2027. on va on va d'abord voir à quoi il ressemble le budget 2027. Il a été rejeté en commission s'agissant de sa première partie. Je constate que le PLFSS dans sa première partie n'a pas été voté hier. Bon, donc, on va voir à quoi il ressemble. Mais la position politique que nous formulons, c'est celle-ci. Il doit finir. Diminution du déficit, réduction des dépenses, pas d'augmentation Édouard Philippe, la présidentielle, c'est dans 6 mois. Vous êtes donc en lien avec la présidentielle. Vous avez envoyé un courrier à toutes les
formations de ce qu'on appelle le bloc central, depuis Gabriel Attal jusqu'à Bruno Retailleau en passant par David Lisnard, pour aboutir à une candidature commune. Avez-vous eu des réponses à ce ? Pardon, j'ai pas du tout envoyé un courrier pour cela. J'ai envoyé un courrier pour que nous discutions. Est-ce que vous avez eu des ? quels étaient les points de convergence, pour que nous regardions comment nous pouvions réfléchir à l'élaboration d'une majorité législative après l'élection présidentielle. Je je constate que cette volonté d'union que je que je porte, à laquelle je crois, qui me paraît indispensable si nous voulons prévaloir et éviter l'étau mortifère que représenterait un deuxième tour entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon, reste encore un vœu pieux. Je le
déplore, mais ma porte est ouverte. Et je ne ferai rien et je ne ferai rien qui puisse nuire au rassemblement de toutes celles et ceux qui s'inscrivent dans un champ politique qui va de la droite au centre. Il y a une latémie Il sera ouvert jusqu'au bout. Jusqu'au bout et pas juste en ? Non, j'ai dit que entre le 1er novembre et le fin février, il faudrait que les responsables politiques prennent leurs responsabilités. J'espère qu'ils le feront et moi j'y suis prêt. dernière chose, Marine Le Pen a dit qu'elle se verrait bien au second tour face à vous, plutôt que face à Jean-Luc Mélenchon. Vous vous verriez bien face à elle au second ? Madame Le Pen sait que dans une démocratie, on ne choisit pas ses adversaires, c'est le peuple qui parlera au premier tour.
Et et et j'espère la battre au deuxième. Merci Édouard Philippe d'avoir été sur le plateau de L'Événement où vous nous avez dit que vous souhaitiez notamment plus de place pour les polices municipales dans le maintien de l'ordre. À vous Maya.
Édouard Philippe