« Parti séditieux » : la violente charge de Bruno Retailleau contre LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous appelez au calme ?
- 0:43OuverteRéponse partielle
Est-ce suffisant à vos yeux le budget avec des coupes énormes ?
- 2:52RelanceRéponse directe
Vous demandez donc à ce que l'on suspende LFI ou qu'on engage des procédures ?
- 6:26OuverteRéponse partielle
Bruno Retaillot sur la question de la sauvagerie policière. Est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe ?
- 8:37OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez aux propos attribués à Jordan Bardella par le journal Méia Part ?
- 9:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça vous paraît suffisant le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Chiffre
« Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. »
- 1:25Fait
« Il faut que on en revienne à la loi anticasseur. Lorsque des individus euh sont pris dans un attroupement qui a fait des violences, des dégradations, ils doivent être tenus solidairement comme responsable. »
- 2:09Fait
« On a clairement désormais un parti sédicieux. Sédicieux. On a un parti absolument sédicieux qui a une fascination pour la violence. »
- 2:52Fait
« La jeune garde est de près ou de loin impliqué dans le meurtre à Lyon du jeune Dean. »
- 3:35Fait
« Ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait. »
- 4:18Fait
« On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition et même on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection. »
- 5:43Fait
« Le préfet de la région Île-de-France a décidé de poursuivre d'ailleurs de police le préfet de police. tout à fait de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40 et le ministre de l'intérieur, votre successeur Laurent Nèz a dit chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales. »
- 7:10Fait
« La technique de LFI, c'est l'amalgame, c'est la généralisation, c'est de passer d'un cas individuel en disant les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des violents. »
- 9:21Fait
« Ces propos sont tellement accablants, sont tellement lamentables que il faut attendre ce que la justice va nous dire et alors on prendra position. »
Temps de parole
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Bonjour Bruno Retaillot. Bonjour Apol. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes président les républicains. On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages de nombreux lycées à nouveau ce matin pour un acte 2. Les étudiants d'ailleurs qui sont invités à à suivre le mouvement. Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes. Est-ce suffisant à vos yeux ? Mais je Bruno Retaillot, des lycées bloqués à nouveau ce matin et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure avec de nombreux débordements. Hier, ce sont 119 personnes qui ont été blessées, 34 dans le personnel enseignant. Il y a eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés. Est-ce que vous appelez au calme ?
Évidemment, j'appelle au calme euh d'abord total total soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, mais aussi au personnel de l'éducation nationale. C'est inédit. Le ministre l'a dit lui-même. Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. Euh, il y a une fabrique de la violence. Ce que je veux dire, c'est deux choses. D'abord, je pense que il faut que on en revienne à la loi anticasseur. Lorsque des individus euh sont pris dans un attroupement qui a fait des violences, des dégradations, ils doivent être tenus solidairement comme responsable. Pas question que ce soit le contribuable qui paye et je rends hommage à Valérie PCR qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100000 € à monsieur. Elle a dit elle a dit je vais envoyer la
facture notamment de la de la du remplacement voilà du remplacement du portail du lycée Paul et 100000 € à au maire de Saint-Denis Bali Bagayoko ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage. Voilà donc ce sont les casseurs qui doivent payer. Il faut là aussi faire une modification juridique. Bali Bagayoko n'est pas le casseur. Non mais d'un point de vue général, je je vous dis la loi anticasseur concerne ses attroupements parce qu'il est très difficile ensuite de voir individuellement qui a commis justement le délit. Première chose, on reprécise d'ailleurs que cette loi, elle existait. Elle avait été abolie par sous sous François Mitéran. L'idée c'est effectivement que vous pouvez participer à un attroupement. Si vous avez pas
vous-même physiquement cassé le portail par exemple, vous allez quand même participer à le rembourser. Exactement. Si vous êtes solidaire d'un troupin. Voilà. Deuxième chose, elle fill on a clairement désormais un parti sédicieux. Sédicieux. On a un parti absolument sédicieux qui a une fascination pour la violence. Résumons-nous. Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence, il est maire, hein, officier de police judiciaire. Pourtant, on en parlait il y a quelques instants. Il déclare que la violence est légitime. Peut-être légitime. Vous avez Oui, peut-être. Oui, ça si vous voulez, ça ne trompe que les Nigot. Voilà. Deuxième chose, vous avez monsieur Mélenchon qui déclare l'autre jour que il faut s'interposer entre les
forces de l'ordre pour protéger les lycéens. Bien sûr, je me souviens que monsieur Mélenchon, lorsque j'avais dissous la jeune garde, s'était solidarisé. Il a vu ses mots, je leur donne raison. Bravo, continuez. La jeune garde est de près ou de loin impliqué dans le meurtre à Lyon du jeune Dean. Il s'est aussi solid Quentin Dean, il s'est aussi solidarisé. On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition et même on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection. Ce qui se passe là, écoutez-moi bien, ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen
gagnait. Ils organiseraient une insurrction dans le pays. Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose. Laquelle ? C'est la question de l'interdiction de LFI. Je sais que c'est très difficile en droit, mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était. Ça n'est plus possible. du parti LFI au motif d'un appel à la violence. Il y a un cadre juridique qui existe dans le code de la sécurité intérieure. Je le connais bien comme ministre de l'intérieur. Il faut un certain nombre de conditions. Ces conditions sont-elles réunies ? En tout cas, la violence, se solidariser avec la jeune garde, appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions, mettre une cible dans le
dos de nos gendarmes, de nos policiers. Ça dessine un parti qui alors c'est clair n'est plus du tout républicain. J'appelle la gauche d'ailleurs dans ce qui est là de plus républicaine. D'ailleurs des gens comme monsieur Gluxman sont des gens courageux mais je les appelle vraiment à se désolidariser de la façon la plus nette. Est-ce que ça veut dire que vous au pouvoir vous interdireriez ou vous lanceriez une procédure pour interdire à la fille ? En tout cas, je ferai étudier par mes services euh ce cas-là parce qu'on ne peut plus, on peut pas s'habituer. Vous-même, BFM, vous en avez été d'ailleurs les victimes récemment il y a quelques jours. Il faut préciser, il faut préciser euh effectivement et nous l'avons euh tous ensemble condamné et je remercie d'ailleurs la solidarité d'un certain
nombre de journalistes d'autres d'autres médias. Nos équipes ont été [grognement] violemment éjectées notamment devant le lycée Paulard et il est vrai que il l'a retiré depuis mais le maire de Saint-Denbali Bagayoko a retweeté ces vidéos dans lesquelles on entendait des injures et des insultes à l'endroit de nos journalistes sur le terrain qui donnait la parole au fondateur de la milice d'extrême gauche proche de LFI proche de LI c'est monsieur Mélenchon d'ailleurs qui l'a avoué qu'ils étaient proches qu'ils étaient dans la continuité de LFI La jeune garde, ça n'est autre que Raphaël Arnaud qui ici là aujourd'hui siège tranquillement sur les bancs de l'Assemblée nationale. Député qui siège sur les bancs de
l'Assemblée nationale. Le préfet de la région Île-de-France a décidé de poursuivre d'ailleurs de police le préfet de police. tout à fait de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40 et le ministre de l'intérieur, votre successeur Laurent Nèz a dit chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales. Oui, c'est l'article 40, ils l'ont fait sur un objet très précis, c'est provocation au délit. Donc tout ça dessine un arrière-plan extrêmement préoccupant que si ça n'était pas un parti d'extrême gauche, je pense qu'on ne passerait à aucun autre parti. fut-il de droite ce genre d'exaction ? Donc je pense que cette question, en tout cas je la pose, j'en connais les difficultés. J'en connais
les difficultés mais je pense qu'aujourd'hui on ne peut plus banaliser. On est en train de banaliser un parti qui est antirépublicain et compris antidémocratique. Vous demandez donc effectivement à ce que l'on suspende l'existence de LFI ou qu'on engage des des procédures Bruno Retaillot sur la question de la sauvagerie policière. Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière. Euh on a vu on a vu effectivement euh des échanges très violents. La police des polices s'est d'ailleurs euh ouvert d'ailleurs ouvert une enquête notamment lorsque l'un un jeune frappé de très près par un policier a perdu ses dents et a dû être hospitalisé. Cette sauvagerie policière, est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe ? qu'il y ait des des dérives ou de dérapage, il
peut toujours y rien avoir parce que le niveau de la violence a tellement augmenté que il y a une forme de peur parfois qui peut amener à des dérapages. Il faut les sanctionner mais euh en réalité la technique de LFI, c'est l'amalgame, c'est la généralisation, c'est de passer d'un cas individuel en disant les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des violents, mais ils veulent délégitimer d'ailleurs nos institutions, l'institution des forces de l'ordre. Je rappelle que en démocratie, l'État a le monopole de de la force de la violence légitime. Ils veulent aussi là encore délégitimer les urne puisque ils nous ont déjà prévenu. Ils n'accepteraiit pas le verdict démocratique des urnes si jamais demain madame les pression exactes utilisé, c'est aussi l'appel à
la désobéissance civile si Marine Le Pen était élu. Mais c'est quoi la désobéissance civile ? C'est quoi la désobéissance civile ? de l'indés tout à fait mais voyez Gandy la grande différence avec Jean-Luc Bélenchon, ça n'est pas la chevelure voyez ça n'est pas la toge l'habillement c'est le fait que monsieur Mélenchon a conçu une matrice idéologique qui est fascinée par la violence. Voilà Bruno Retaillot, lorsque vous entendez les propos qui sont attribués à Jordan Bardella par le journal Méia Part, comment vous réagissez ? Écoutez, d'abord, je hurle jamais avec
la meute. Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants. Mais attendons pour en savoir plus, le fait que Emmanuel Macron lui-même hier ait condamné ses propos. Euh vous je ne ferai pas de commentaires sur les commentaires. J'attends d'en savoir plus tout simplement. Lorsque l'on retrouve des propos euh échangé à l'époque sur des boucles WhatsApp, pas forcément encore euh la preuve qu'ils sont attribués à Jordan Bardella, mais une fascination euh pour quelqu'un comme Soral, pour quelqu'un comme Dieu donné. En êtes-vous surpris ? En tout cas, croyez-moi, je n'ai jamais été moi fasciné par ces individus-là, voilà, qui ont été sanctionnés à juste titre. Voyez, la sanction de la violence
pour moi, elle doit être à l'extrême droite comme à l'extrême gauche. Je ne fais pas de poids de mesure. Simplement ce que je veux dire, c'est que ces propos sont tellement accablants, sont tellement lamentables que il faut attendre ce que la justice va nous dire et alors on prendra position. Évidemment que la position sera très dure si ces propos devaient être justifiés. Bruno Retaillot, c'est aujourd'hui que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget. 54 milliards d'euros d'économie, 5,5 milliards d'efforts demandés au retraités. Voilà les grandes lignes. Est-ce que ça vous paraît suffisant ? 1, c'est pas 54 milliards d'économie, vous le savez très bien. On a documenté pour l'instant à peine la moitié. Donc on va voir simplement ce que je veux
dire pour les retraités. Un mot [grognement] euh c'est absolument injuste que tout le monde soit appelé à faire des efforts. Très bien. Mais on ne peut appeler les retraités à faire des efforts qu'à la condition. de remettre sur la table la suspension de la suspension de la réforme des retraites. La suspension de la suspension en effet, on est là. C'estàd que on en est là et bien sûr, c'est-à-dire que il faut à ce moment-là que pour justifier un tel effort, ça sera plus de 5 milliards. Alors, il faut que le gouvernement arrête et remette sur la table la réforme qui a été voté. Mais il faut pas quand même qu'à un moment les retraités actuels fassent des efforts ? Je On en est même pas là. On est aujourd'hui ce matin, j'ai regardé les taux euh les emprunts, le taux d'intérêt. On
n jamais emprunté aussi cher de 4,85 % à 10 ans. C'est 3600 % de plus qu'il y a 5 ans. Le mécanisme qui est enclenché, le mécanisme qui va aboutir possiblement à la crise est déjà là. Moi ce que je propose 1 pour le budget, [raclement de gorge] c'est l'article 47. Le budget, c'est-à-dire désordonnances. Le budget doit être le moins mauvais possible. Article 47. Sinon, aucune autre voix n'est possible. 2è chose, je demande. Donc on tente même pas de le faire voter. On l'applique par ordonnance. On Non, on travaille bien sûr au Parlement, mais la Constitution dit que si euh Slassembourg, au-delà de 70 jours, le gouvernement peut prendre des ordonnances. Je lui demande de prendre
ses ordonnances. même s'il y a une censure, au moins on aura un budget et le gouvernement pourra toujours euh euh expédier les affaires courantes jusqu'à l'élection, première chose. Mais je pense que ça ne suffira pas si on veut éviter avant l'élection présidentielle une crise financière qui sera absolument terrible. Et encore une fois, on y va tout droit. Je demande au président de la République d'organiser avant la fin de l'année un référendum. Il y a des années qui cherchent à organiser un référendum. un référendum sur la règle d'or puisque on a voté il y a plusieurs années au Sénat et à l'Assemblée nationale, on a voté une règle d'or. Donc avec un vote qui est un vote exactement identique. Par
conséquent, il suffit simplement que le président de la République dise "Je vais convoquer les électeurs pour un référendum pour que la Constitution soit réformée." Pensez vraiment que au moment où l'on se parle, c'està-dire dans cette fin de règne où Emmanuel Macron est au plus bas dans les opinions des Français, les Français répondraient à cette question. Il est au plus bas dans les opinions et notre dette est au plus haut de notre histoire. Il est responsable d'avoir ruiné la France. 1400 milliards d'euros, c'est quand même inédit sous la 5e République. Simplement ce que je dis, c'est que si on veut calmer les marchés, le seul bouclier le seul bouclier alors qu'il y a pas la majorité assemblée nationale, le seul bouclier c'est le référendum, une règle d'or dans la constitution.
Et vous croyez au peuple, vous croyez à la légitimité dans ce cas-là du peuple français ? Je vous repose la question parce que lorsque vous disiez en ce début d'entretien qu'il fallait penser à aller jusqu'à interdire LFI parce que euh antirépublicain dites-vous et incitant à la violence ou fasciné par la violence poser cette question. Est-ce que au fond euh vous dites d'un côté, je crois au peuple français et c'est à lui de répondre à cette question du référendum, mais de l'autre côté, est-ce que ce n'est pas une manière de censurer le peuple français que de d'empêcher le parti même pour lequel une partie des Français au moment où l'on se parle se retrouve à 16 % dans les dans les sondages ? Des règles, mais j'ignore pas cette difficulté. Simplement, on a des règles.
Tous les partis, voyez, dans une démocratie, dans une République, on doit se plier aux règles et ça n'est pas possible la violence. notamment quand on instrumentalise des mineurs, vous vous rendez compte de cette gravité aucun père, mère de famille ne peut le tolérer. Simplement ce que je demande moi au président de la République, c'est de porter devant le peuple français la règle d'or. fondamental et croyez-moi, ce sera important pour aujourd'hui pour éviter la crise mais aussi pour demain pour rétablir enfin précisément l'état de nos finances publiques.
Bruno Retailleau