Crise politique : comment lever les blocages au Parlement ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbdo avec une émission spéciale consacrée à la crise politique. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
Cette semaine, Thomas Ménager, bonjour. Bonjour. Porte-parole du Rassemblement national et député de la 4e circonscription du Loiret.
Face à vous Xavier Yovelli. Bonjour. Vous êtes vice-président du Sénat, sénateur RDPI des Hautes Scèes.
C'est le camp présidentiel au Sénat et vous êtes président du Parti démocrate et progressiste qui correspond, je le précise, à l'aile social-démocrate du bloc central. Et on viendra sur la crise politique en France qui s'est profondément aggravé cette semaine. Un nouveau gouvernement pourra-t-il lever les blocages à l'Assemblée nationale ?
À l'Assemblée nationale ou faut-il organiser de nouvelles élections ? Et une autre question se pose. La France aura-t-elle un budget avant la fin de l'année ?
Retraite, fiscalité, économie ? Les désaccords persistent entre les groupes politiques. Mais d'abord le feuilleton de la semaine riche en rebondissement, il a commencé dimanche par un tweet, le récit de Stéphanie Despierre.
C'est un tweet cinglant de Bruno Retaillot qui met le feu aux poudre dimanche soir. La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture. Le nouveau gouvernement vient tout juste d'être nommé.
La plupart des ministres sont reconduits Bruno Retaillot aussi. Sauf que c'est le retour d'un autre Bruno. Bruno le maire, l'ancien ministre de l'économie qui déclenche la fureur du patron des républicains.
Bruno Retaillot menace de claquer la porte. Lundi matin, le gouvernement est donc déjà mort né. 14h après l'annonce de son équipe, Sébastien Lecornu jette lesponge.
En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre. La composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisan. Le président de la République accepte sa démission mais lui demande de négocier de jours de plus.
À Matignon, le balai des consultations reprend. Mercredi, la journée démarre sur une note d'optimisme. Il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année.
La veille, l'ancienne premier ministre Ellisabeth Born dit qu'elle est favorable à la suspension de la réforme des retraites. C'est pourtant elle qui l'a défendu. En arrivant Rud Varen, les socialistes espèrent donc une confirmation ratée.
Au moment où nous nous parlons, nous n'avons aucune assurance sur la réalité de cette suspension. Pendant ce temps-là, Marine Le Pen arpente le salon de l'élevage en Auvergne. Pour la première fois, le RN a refusé un rendez-vous à Matignon et sa chef n'a plus qu'un mot à la bouche.
Je tout moi là maintenant. Tout ah tout tout. Non mais tout.
La plaisanterie a assez duré. Mercredi soir, après un nouvel entretien avec les chefs de groupe du bloc central et les républicains, Sébastien Lecnus invite au 20h. Je sens qu'un chemin est possible encore.
Il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloigner et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un premier ministre dans les 48 prochaines heures. Les regards se tournent donc à nouveau vers Emmanuel Macron. Voilà pour ces derniers épisodes.
Alors Thomas Ménager, un nouveau gouvernement, un nouveau premier ministre qui ferait des concessions aux oppositions, pourquoi ne pas lui donner sa chance dans l'intérêt du pays ? Je crois qu'on a donné sa chance déjà depuis un an à trois euh premers ministres, à trois gouvernements. Le pays est à l'arrêt.
Il y a aucun test qui a été euh voté alors même que les Français souffrent, qu'il y a de graves problèmes en matière de pouvoir d'achat, en matière économique, en matière sécuritaire, euh que il y a une urgence à redresser les comptes publics. Donc qu'il y ait urgence en fait à une nouvelle majorité, une majorité claire, un gouvernement qui est la capacité d'agir. On a essayé, on a accepté d'aller débattre, d'aller échanger, de ne pas censurer.
Parfois monsieur Baou, même si c'était imparfait, le Rassembl national en responsabilité a dit on laisse passer un budget dans l'intérêt du pays, mais à un moment maintenant qu'il y a la possibilité constitutionnelle de retourner devant les urnes, c'est la 5e République qui le prévoit. Je pense que la seule solution c'est la dissolution. On parlera de cette question de la dissolution.
Mais Xavier Yovelli, d'abord quel profil faut-il pour le gouvernement ? Est-ce qu'il faut essayer autre chose qu'un gouvernement de bloc central, aller vers un gouvernement technique ou un gouvernement de gauche ? Je pense qu'il faut tout essayer.
Il faut tout essayer parce que avant la dissolution, c'est la dernière possibilité pour effectivement le le président de la République de d'essayer de retrouver de la stabilité. Moi, malheureusement, je ne pense pas que une dissolution apportera plus de stabilité. On voit bien dans les dans les sondages, dans les projections que font les organismes de sondage, on voit bien que on serait à peu près dans le même blocage.
Alors effectivement, peut-être un peu plus pour le Rassemblement national, certainement moins pour le bloc central sur le profil du futur gouvernement. Quelle serait la solution ? J'ai pas de de Je pense qu'aujourd'hui il faut qu'on puisse rassembler tout le monde, tous ceux qui ont l'intérêt supérieur du pays attaché au cœur.
Honnêtement, on a on a besoin de sortir de cette crise. On a un besoin d'un budget non pas pour le plaisir d'avoir un budget parce que si nous n'avons pas de budget, nous serons obligés d'avoir une loi spéciale. Cette loi spéciale, elle va avoir un impact sur les finances publiques.
Ça va aggraver le le déficit de notre pays. Et aujourd'hui notre responsabilité de parlementaire c'est pas, je suis pas d'accord avec vous, on a fait des lois et même l'Assemblée nationale malgré l'instabilité, vous avez beaucoup légiféré en en un an euh euh depuis euh depuis la dernière dissolution. Donc il y a eu des lois qui ont été faites.
Si on a réussi à trouver euh euh des accords, je pense qu'on peut aller plus loin encore et on peut faire en sorte d'avoir une coalition technique, peut-être technique jusqu'à pour les 18 derniers mois qui restent avant les élections présidentielles. Alors vous Thomas Ménager va vous répondre. Cit un projet de loi pour Mayotte et un budget.
Depuis la dissolution, il n'y a eu aucun projet de loi qui est a été déposé, qui a été débattu, qui est passé à l'Assemblée nationale et au Sénat. Je veux dire, à un moment bien entendu, on a travaillé mais est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui et regarder nos électeurs et les Français dans les yeux en disant "On a pris les mesures, les réformes nécessaires pour votre santé, pour votre pouvoir d'achat et le pays avance." On peut quand même tous être d'accord qu'on est dans une situation où le pays est figé, il y a une un immobilisme total et que aujourd'hui il y a besoin, j'ai envie de dire quel que soit la majorité, un gouvernement qui puisse agir et travailler.
Et j'espère du agir. Monsieur le député, vous vous avez complètement raison. Mais l'Assemblée nationale, elle est le reflet de la volonté des Français.
Elle est la enfin, je veux dire, c'est pas le président de la République qui a décidé la tripartition de notre assemblée, c'est les Français qui ont décidé. Donc revenir sur un choix des Français d'il y a 1 an pour avoir exactement la même répartition à quelques bah vous n'en savez rien non plus et jusqu'à preuve du contraire y compris dans les sondages 70 % des Français ne veulent pas du Rassemblement national. Je ne dis pas que vous serez pas la première force euh au Parlement, pas sondage, mais vous serez peut-être la première force au Parlement, mais pas au point d'être majoritaire et donc d'avoir une stabilité.
Personne sait rien. Mais aujourd'hui, il faut tenter. Aujourd'hui, on des situations de blocage.
On a tout tenté. On a tenté les les les coalitions dans tous les sens, LR, PS. Il y a une solution.
Vous étiez, je vous rappelle quand même que vous vous prépariez à aller à Matignon avant les élections européennes. On vous demandit d'ailleurs avant les élections européennes Jordan Bardella demandait avant d'abord avant les élections européennes, vous demandiez déjà une dissolution. Vous avez eu la dissolution après les élections européennes forcé de constater que les Français ne vous ont pas accordé la majorité comme ils n'ont pas accordé la majorité à aucun parti.
Je moi je suis très hle là-dessus, c'est pas le problème. C'est juste qu'aujourd'hui on a une tripartition de notre de notre assemblée nationale qui fait que personne a la majorité. Donc soit on se dit on est capable d'avancer collectivement pour l'intérêt supérieur du pays, on se met autour d'une table et on voit les trois quatre points qui sont nécessaire pour les Français jusqu'à l'élection présidentielle et là on peut faire avancer le pays.
Soit effectivement on continue sur une instabilité et un blocage institutionnel comme nous pouvons l'avoir actuellement où c'est une image pathétique pour les Français où personne n'est grandi dans dans cette histoire. Tomas Ménager quand Marine Le Pen dit dans tous les cas je sensure je sens tout est-ce que finalement vous ne souhaitez pas la poursuite du chaos pour le pays non mais est-ce que le chaos c'est aujourd'hui c'est qu'en fait ce que propose monsieur Yakoved même nous on y a cru on s'est dit bah d'une manière on a pas d'autre choix il y a eu une assemblée il y a trois blocs il faut que chacun fasse des concessions, chacun fasse un pas vers l'autre ils ont essayé de constituer des gouvernements c'est même au sein du bloc central aujourd'hui il se tirent dans les pattes donc c'estd que maintenant il y a il y a un an déjà c'était compliqué et aujourd'hui au sein même de cette grande parti unique qui a fait au final un compte le Rassemblement national et c'est la raison pour laquelle on considère un an après que les choses seraient différentes parce que les Français voteraient différemment notamment au second tour et ne feraiit pas un blocage parce que c'est cette situation de Front républicain qui a mené à l'instabilité. Nous la stabilité elle passera par un retour aux urnes, un nouveau choix proposé aux français et une majorité.
En tout cas Xavier Yakovéelli, en cas de nouvel échec de ce gouvernement la dissolution deviendrait dans ce cas inévitable. Ça c'est un choix du président de la République. Moi je peux pas vous dire ce qu'il ce qu'il choisira.
Je pense qu'effectivement il y a encore des pistes à à explorer avant la dissolution et encore une fois je ne pense que la dissolution et économiquement et politiquement n'apporterait rien plus que de l'instabilité supplémentaire. Et puis leur Assembl nationale propose une autre option que la dissolution. Ce serait le départ d'Emmanuel Macron.
Mais finalement Thomas Ménager, est-ce que les partis politiques qui refusent actuellement de travailler ensemble, ils ne sont pas tout autant responsables de cette situation qu'Emmanuel Macron ? Je je considère que les partis politiques, je vous l'ai dit aussi l'année dernière, on ont voulu euh un peu modifier ce qui était normalement euh prévu par tous les sondages et par le résultat du premier tour en faisant des désistements, des candidats de droite qui sont désistés pour des candidats de gauche, voir pour des candidats LFI et vice-versa. Aujourd'hui, voilà, l'idée c'est d'ouvrir une nouvelle page, c'est de tourner la page de cette période d'instabilité et et je le répète, c'est vraiment la dissolution qui est la seule solution, c'est même pas forcément dans l'intérêt du Rassemblement national.
Alors, on dit c'est parce que vous avez des très bons sondages, mais c'est juste parce que tout est bloqué et qu'on est aussi la risée du monde et que je pense que le pays bloqué est aussi une mauvaise nouvelle pour notre économique de départ d'Emmanuel Macron, c'est pas la meilleure solution. Mais le départ d'Emmanuel C, ça c'est propre au président de la République. Nous, on dit que c'est une possibilité.
Quand on regarde les textes, c'est pas compliqué. Quand on regarde la Constitution, il y a trois solutions. Des référendum, gouverner par référendum, la démission du président de la République, ça ça le regarde et la dissolution.
Alors, Xavier Acovelli, une question pour vous. Édouard Philippe a appelé cette semaine lui, un départ d'Emmanuel Macron après l'adoption du budget et à une prés à une présidentielle anticipée. C'est déloyal, c'est une trahison ?
Je sais pas si c'est une trahison. Je pense que moi je n'aurais pas en tout cas utilisé ces ces propos. Je pense que il peut avoir ces discussions avec le président de la République face- à face.
Je ne suis pas sûr que publiquement ça soit très très loyal, on va dire, de de le faire. Euh après, je pense pas qu'il y a un manque de loyauté vis-à-vis du président de la République. Je pense qu'il y a une volonté de prendre ses distances et les ambitions présidentielles parfois peuvent euh nous laisser dire quelques quelques mots qu'on peut regretter après.
Mais en tout cas, moi je je j'apprécie Édouard Philippe, donc c'est à la fois compliqué mais je pense aujourd'hui qu'on a besoin de dépasser ce débat présidentiel. On n'est pas dans l'aide présidentielle aujourd'hui. On est sur un budget encore une fois pour les Français.
C'est peut-être ça le problème Thomas aménager de dans cette situation. les ambitions présidentielles de tous ces acteurs que ce soit au bloc central, au RN ou à gauche. C'est ça qui bloque.
On se rend compte que au sein même du bloc central et face ça toujours très classe euh voilà il y a un manque de loyauté même entre eux. Je trouve que ça donne une mauvaise image de la politique. Je veux dire qui va salir un peu toute la classe politique ou des personnes qui ont été élues avec Emmanuel Macron au moment où ça devient plus compliqué et je suis pas un partisan d'Emmanuel Macron lâche Emmanuel Macron parce que voilà il il le ils le mettent dans le fossé pour essayer d'avancer.
Après, bien entendu, la question de la présidentielle arrivera. C'est une question majeure parce que ça sera le moment où on tournera définitivement la page, surtout s'il y a pas d'émission du président de la République. C'est pas honteux de parler de la présidentielle, c'est pas honteux, vous savez, quand on est politique, de parler des élections et de se préparer aux futures élections.
C'est quand vous voulez gouverner, c'est c'est votre boulot. D'ailleurs, je pense que la proposition d' jours de Sébastien Lecornu sur le fait d'avoir un gouvernement qui ne qui n'est pas dans son en son sein des membres qui une ambition présidentielle, je pense que c'est plutôt sain euh gouvernement technique, bah un gouvernement qui peut être un gouvernement politique mais sans ambition présidentielle et donc qui soit tourné vers l'intérêt des Français et vers les 18 mois qui ça en France, je pense que c'est possible. Alors après la PTI vient en mangeant, on sait très bien que certains ministres peuvent avoir des ambitions une fois ministre.
On l'a vu d'ailleurs dans les dans les précédents gouvernements. Mais je pense que la priorité c'est de s'intéresser aux Français et pas à la présidentielle. Et la priorité pour la France c'est d'avoir un budget avant la fin de l'année.
Le gouvernement aura la lourde tâche de faire adopter ce budget au Parlement. Mais en a-t-il encore le temps ? Les explications de Jérôme Rabier. [Musique] C'est devenu la priorité des priorités et l'horloge tourne pour avoir un budget adopté d'ici la fin de l'année.
Toutes les heures comptent désormais si nous voulons avoir un budget avant le 31 décembre. Donnez-nous le texte. Donnez-nous le texte.
Sébastien Lecnu a annoncé qu'il y avait un texte prêt à être présenté dès lundi 13 octobre en conseil des ministres. Lundi, c'est la date limite car la Constitution prévoit qu'il y ait jusqu'à 70 jours pour le faire adopter. 40 jours en première lecture à l'Assemblée, 20 jours au Sénat et 10 jours pour avoir une version commune des deux chambres.
Pour le faire voter, il faudra au futur gouvernement du doité pour ne pas se faire censurer. Difficile mais pas impossible pour les LR. et par le travail des deux chambres et les bonnes volontés et ben nous devons répondre à cette finalement cette comment dirais-je contradiction une grande diversité d'opinions et être capable de nous montrer d'accord et cohérent pour les insoumis ce serait un passage en force avec la complicité d'une partie des oppositions c'est une manière de continuer à imposer un gouvernement minoritaire une politique minoritaire en espérant qu'au moins une de ces oppositions accepte de rentrer dans le débat dans le débat budgétaire alors même que les choses sont déjà cadrées.
Si le parlement ne s'est pas prononcé en 70 jours, le gouvernement pourra faire appliquer sa loi de finance par ordonnance. Enfin, en cas de rejet du budget, il y a un ultime recours. Michel Barnier l'a utilisé l'an dernier en faisant voter une loi spéciale qui reconduit le budget de l'année précédente, faute de mieux.
Thomas Ménager, vous l'avez dit, l'objectif du Rassemblement national, c'est de convoquer de nouvelles élections législatives. C'està dire que votre priorité, c'est pas que la France a un budget d'ici la fin de l'année. Non, mais si, c'est d'avoir des élections et on aura le temps, il y aura peut-être besoin d'une loi spéciale, on l'a dit, et ça a été dit pendant un ou de mois pour voter un budget comme on l'a fait l'année dernière en février.
On nous avait promis que les cartes vitales ne marcheraient plus, que ça serait la catastrophe, que les taux d'intérêt all exploser. objectivement les réactions sur les marchés, les réactions en plus marché financier on ont pas été celles qui nous avait promis. Donc on a le temps de convoquer des élections, on a le temps après d'avoir un budget et il y a cette possibilité de loi spéciale qu'on a déjà utilisé il y a un an et qui n'a pas été qui reconduit le budget de l'an dernier qui reconduit provisoirement le budget de l'an dernier avant qu'il y ait un nouveau budget avec un nouveau cap et qu'on puisse aller vers des investissements différents.
Xavier loi spéciale ou budget avant la fin de l'année ? Qu'est-ce qui est possible Moi, je souhaite plutôt un budget avant la fin de l'année parce que si on veut faire des réformes, si on veut à la fois avoir des recettes nouvelles ou baisser un certain nombre de dépenses qui sont nécessaire pour maintenir notre équilibre budgétaire, il nous faut une loi de finance avant le 31 décembre. Et et je prends juste l'exemple sur le la loi de finance de la sécurité sociale qui est quand même le premier budget de l'État, c'est la sécurité sociale.
Euh si nous n'avons pas de loi de finance de la sécurité sociale votée avant le 31 décembre, le déficit qui était prévu de 17 milliards, déjà 17 milliards de déficit prévus sur celle de de 2026, hein, si on n pas de loi de finance qui est votée avant le 31 décembre, c'est 30 milliards. Ça c'est une note qui date de début septembre avant même la démission de enfin pas la démission mais le vote de confiance perdu de du premier ministre Berérou. Donc on a un vrai problème aujourd'aggravation du déficit si nous ne votons pas un budget et ça je ne parle même pas des notations des agences de notation qui risque de de s'aggraver et donc d'alourdir encore plus les intérê le voter avec un ou de mois de retard mais en fait la constitution faire aussi je veux bien qu'on torte de la constitution à chaque fois dès que dès qu'on a un problème mais la réalité c'est que la constitution dit que on a 70 jours pour étudier un budget donc c'està dire que si nous déposons pas avant lundi un budget sur les bureaux de de l'Assemblée et du Sénat nous ne pourront pas avoir un budget avant le 31 décembre.
Donc on pourra effectivement faire une loi spéciale mais une loi spéciale qui aura de toute façon un impact à la fois sur les marchés financiers parce que baisse de confiance. En plus à l'approche des municipales pour les collectivités territoriales, ça a un impact fort. Pour les entreprises, on voit bien déjà qu'il y a plus d'investissement actuellement.
Il y a une frosité très importante sur sur les investissements des entreprises et puis aussi un impact sur les les allocations, toutes les aides comme nous faire sur les Français. Donc Toménager au RN vous pose pas de problème de laisser filer les déficits encore quelques mois début 2026 qui t'a créé une panique financière. Non, il y aura pas de panique.
Attendez, on va refaire euh le même cinéma que l'année dernière. Euh où on va on va nous jeter un thème de vous êtes irresponsable, ça va être la catastrophe. Ce qui est catastrophique aujourd'hui, c'est d'avoir depuis des années des gouvernements qui n'ont pas fait les réformes structurelles, qui n'ont pas fait les bons choix budgétaires.
Nous, on propose aujourd'hui de d'aller aux urnes pour qu'il y ait un gouvernement en capacité de faire un bon budget. C'estàd que à un moment de décaler de 2 mois, c'est de prolonger le budget de l'année dernière, c'est pas ça qui va être catastrophique. Vaudrait mieux que ça soit dans les temps.
Il aurait mieux fallu un coû pour la France. il aurait il aurait été préférable qu'il a un budget dans les temps. Aujourd'hui, lundi c'est c'est demain quoi.
Donc clairement il y a même pas de gouvernement. Quel budget va être déposé, quel va être le cap de ce budget. Alors bien entendu, il y aura un travail parlementaire qui peut se mettre en place mais aujourd'hui ce sket combien ça a coûté le décalage et la loi spéciale l'année dernière 100 millions. 100 millions par jour.
Oui mais 100 millions supplémentaires de déficit par jour. Moi, j'ai pas envie de mais monsieur le député, moi, vous savez, je pense qu'il ne faut pas relativiser le déficit public parce qu'en fait le déficit public, c'est celui qu'on a on qu'on assume aujourd'hui, ça sera pour nos enfants demain et honnêtement je pense que c'est pas un beau cadeau à faire et et même sur le quotidien des Français, c'est un impact. Monsieur Yacovelli, vous vous êtes membre d'un parti, du moins d'un groupement du bloc central qui a soutenu Emmanuel Macron qui a créé plus de 1000 milliards de dettes.
Donc vous allez pas me donner de leçons. Vous savez, monsieur le député, comment il est comp les 1000 milliards de dettes, vous savez ce que ce que c'est les 1000 milliards ? que 50% des milliards supplémentaires c'est les retraites réforme des retraites que vous avez refusé de la cour des comptes faire le coup c'est le covid c'est les retraite c'est voilà vous avez fait réform dans tous les cas de la réforme des retraites puisque elleth born s'est prononcé en faveur d'une suspension de sa propre réforme des retraites alors il faut faire cette concession pour pouvoir éviter une censure sur le budget j'ai envie de vous dire le en même temps, c'est c'est en même temps, il y a besoin d'avoir une concession et des concessions politiques avec des groupes politiques qui aujourd'hui demandent enfin qui sont qui ont lutté contre cette réforme des retraites qui était nécessaire et en même temps écon économiquement c'est catastrophique si on suspend ou on abroge cette réforme des retraites.
Je prends juste un exemple. Aujourd'hui, nous avons 400 milliards de dépenses pour les retraites. Pour les retraités, d'accord ? pour assumer les pensions, nous avons 260 milliards seulement de cotisation de retraite.
Donc, on voit bien qu'aujourd'hui notre modèle de retraite est déficitaire par principe. D'accord ? Et rien qu'avec les nouveaux retraités qui vont arriver en 2026, c'est plus 6,7 milliards supplémentaires.
Donc, on voit bien que si nous n'avons pas de réforme structurelle sur la réforme des retraites, c'est le on va perdre ce modèle. Et c'est ce que je reproche à la gauche aujourd'hui, c'est que à vouloir se battre pour conserver un système qui aujourd'hui ne fonctionne plus et qui repose sur des bases de 45 et non plus de 2025, en fait, on risque de perdre notre système. Donc moi, je suis pour la réforme, je suis un réformateur.
J'ai je pense qu' on peut engager une nouvelle réforme des retraites qui soit plus juste sur les femmes, sur la pénibilité, sur les carrières longues. Oui, mettons sur la table cette nouvelle réforme des retraites mais ne suspendons pas parce que si nous suspendons, c'est à horizon 2035 plus 13 milliards d'euros supplémentaires de déficit. Vous entendez les arguments du sénateur ?
Ça va coûter cher de suspendre très for la suspension là pour les premières années mais c'est vrai qu'à terme on a un problème catastrophique vis-à-vis des retraites et il y a nécessité mais de changer totalement notre vision parce qu'en fait on reporte progressivement et ça ne règle pas le problème. La réforme borne n'a pas réglé le problème. Les les rapports du corps prouvent bien qu'il y aura encore un déficit que l'on revienne ou non sur le la réforme des retraites.
Ce qu'il faut aujourd'hui c'est changer totalement notre vision. C'estàd le rapport du corps le dit très bien. Si on avait aujourd'hui le taux d'emploi des Pays-Bas, c'est 140 milliards de recettes fiscales et sociales supplémentaires chaque année.
Le problème qu'il y a, c'est qu'on a des jeunes qui ne travaillent pas, qui rentrent trop tard sur le marché du travail. On a des seniors qui sont totalement dégagés du marché du travail. Plus personne veut embaucher des personnes à partir de 55 ans.
On le voit chacun dans nos circonscriptions. Et donc il faut remettre la France au travail, réindustrialiser, il faut relancer la natalité parce que le modèle par rapport à 45, c'est qu'au final maintenant il y a plus assez d'actifs. Les 18 mois, dans les 18 mois à venir, Tom Aménager, si une suspension de la réforme des retraites est proposée, est-ce que le RN la vote ?
Non mais bien entendu la suspension, mais il faudra pas s'arrêter à la suspension. L'idée c'est pas juste dire suspension abrogation, c'est de se travailler sur les autres leviers, c'est de travailler aussi sur une nouvelle réforme qui soit un équilibre entre justice sociale et euh compte public. Parce qu'il y a aussi une chose qu'on oublie de dire, c'est qu'il y a une personne sur deux qui arrive à la retraite en étant au chômage.
Il y a un effet d'éviction énorme. C'estàd que vous gagnez de l'argent sur votre système de retraite mais vous en dépensez plus sur les accidents du travail des mal professionnelles sur le RSA sur ce c'est pour ça c'est pour ça que pardonnez-moi mais c'est pour ça le fait de entreprendre une nouvelle réforme des retraites. Moi, j'ai pas de problème avec ça.
J'ai pas de peur du débat et je pense qu'on peut effectivement avoir un débat qui peut d'ailleurs aller jusqu'au présidentiel sur la question des retraites parce que je pense que c'est un débat de société, un débat qui doit être tranché par une élection présidentielle. Donc moi, j'ai pas peur de ça, mais le fait de suspendre le fait de suspendre la réforme des retraites de 2023 p avant de même de refaire une nouvelle réforme, ça serait catastrophique économiquement. Ça on peut on peut se le dire collectivement c'est progressive c'estàd c'est c'est 500 millions cette année enfin 1 milliard et demi l'année prochaine.
Vous parliez vous parliez tout à l'heure des marchés financiers. Vous imaginez le le le message qu'on envoie au marché financier qui c'est-à-dire qu'on a fait une réforme dure qui a été douloureuse pour les Français qui a été qui a été douloureuse par l'ensemble pour l'ensemble de la classe politique également et on va dire que 2 ans après parce qu'on essaie d'éviter une dissolution on va faire une suspension de de cette réforme. Mais c'estuné pardonnez-moi voté au sénat.
Pardonnez-moi, mais on existe au Sénat vous savez c'est la deuxième chambre et pour qu'une loi soit promulgable, il faut qu'elle soit votée dans les mêmes termes à l'Assemblée au Sénat. pas forcément aujourd'hui la réalité de la classe politique et de la réalité pas la classe politique la réalité les sénateurs représentent l'ensemble des territoires 5 % présidentiel et vous êtes majoritaire au sénat les l globalement pas vous mais les sont majoritair la droite elle est majoritaire au sénat alors que elle n pas juste vous parlez tout à l'heure vous parliez tout à l'heure aussi de remettre les gens au travail mais vous avez voté contre la réforme de l'assurance chômage vous êtes contre le fait de pouvoir faire en sorte de remettre les français au travail de travailler plus parce que aujourd'hui c'est nécessaire Alors inér dernière question la fiscalité des plus riches. Est-ce que sur ce pointl on peut vous mettre d'accord ?
Est-ce qu'un compromis est possible ? Est-ce qu'on peut taxer les plus fortunés ? Est-ce qu'un compromis est possible ?
Qu'est-ce que rapidement ? Oui oui mais intelligemment pas la taxe duman qui va taxer les biens professionnels. Nous on propose un impôt sur la fortune financière qui exclut les parts dans les PME, les ETI c'estàd les entreprises qui ériguent notre territoire, les biens professionnels et une résidence unique parce qu'on croit que chacun peut avoir une une résidence familiale qui coûte un peu cher qu'on a hérité et c'est aussi l'enracine.
Donc vous taxez les actions dans les grands groupes. Dans les grands groupes oui. C'estàd que aujourd'hui on revient à une forme d'ISF mais intelligente c'estàd qui exclut tout ce qui profite à l'économie réelle.
Vous avez un compromis est possible par exemple avec le Rassembl nationale sur un effort pour les plus aisés ? Je pense qu'il y a pas qu'avec le rassemblement national, je pense qu'on peut trouver un compromis avec l'ensemble de l'Assemblée nationale et centre des forces politiques sur une taxation supplémentaire pour les plus hauts revenus qui ne soit pas effectivement la taxe duman mais par contre ça peut être une revise aussi du pacte du tray par exemple qui on a vu un certain nombre d'abus sur la transmission du patrimoine personnel. Merci beaucoup Xavier Yovelli Thomas Ménager pour ce débat très animé.
C'est la fin de cette émission. On se retrouve la semaine prochaine pour une autre émission. Ciao ciao. [Musique]
Thomas Ménagé