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Discours / meetingMarine Le Pen (sur YouTube)· 16 avril 2025 3 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merSécuritéSantéÉconomie & entreprises

Marine Le Pen : "Les promesses faites en janvier aux Mahorais sont loin d'être tenues."

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiquePromesse
    « En janvier dernier, avant de rentrer en France métropolitaine, j'avais fait la promesse à nos compatriotes Maoré de ne pas les lâcher et de suivre avec attention la reconstruction de ce morceau de France au-delà des mers. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Nous avons déjà hérité de quatre cas de chikunia venant de la Réunion où une épidémie sévit. »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « Les besoins de financement sont plétoriques en particulier sur des infrastructures pour désenclaver notre territoire. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « La ligne actuelle du gouvernement explicitée par Manuel Vals lors de cette réunion, je cite "La France n'a pas d'argent". »

Temps de parole

  • Anchya Bamana100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Anchya Bamana

Mes chers compatriotes, en janvier dernier, avant de rentrer en France métropolitaine, j'avais fait la promesse à nos compatriotes Maoré de ne pas les lâcher et de suivre avec attention la reconstruction de ce morceau de France au-delà des mers. Au lendemain du voyage de Manuel Vals, ministre des outresemères et au côté d'chiabamana, député Eren de la 2e circonscription de Mayotte, je suis obligé de prendre à nouveau la parole car les promesses faites en janvier au Maoré sont loin d'être tenues et maintenant que les caméras sont parties, les Maoris se sentent légitimement abandonnés par la métropole. En effet, de retour de Mayotte, je peux témoigner que la situation sur place est gravissime.

La première cause d'inquiétude est l'accès à l'eau. Les coupures d'eau sont très fréquentes, l'eau en bouteille régulièrement en pénurie et on ne voit venir aucune solution à moyen terme. J'ai proposé au ministre au lendemain du cyclone Chido la mise en place d'un bateau usine de dessement en attendant la construction de l'usine d'ironie B en 2027. La seule réponse du gouvernement aujourd'hui est toutes ces solutions demandent de l'argent. Le second sujet est celui des déchets. Depuis le cyclone, nos îles croulent sous les déchets. Malgré mes multiples interpellations au gouvernement, ce dernier constate mais n'agit pas. Cette situation engendre un risque sur la santé des Maoré.

La situation sanitaire est elle aussi très inquiétante. Nous avons déjà hérité de quatre cas de chikunia venant de la Réunion où une épidémie sévit. Je crains que l'épidémie se développe plus à Mayotte compte tenu des conditions environnementales avec des déchets partout et avec un système de soins à l'agonie. Enfin, comment ne pas évoquer le sujet primordial de la sécurité à l'heure où la situation sécuritaire à Mayotte est affolante, notamment dans les établissements scolaires. L'insécurité est partout. Hier encore, un gendarme a été sauvagement agressé à Ongoju alors qu'il rentrait tranquillement chez lui.

Grâce à la mobilisation des parlementaires du Rassemblement national, nous espérons mobiliser de fo européens pour répondre à ces enjeux. Les besoins de financement sont plétoriques en particulier sur des infrastructures pour désenclaver notre territoire. Je pense par exemple à l'agrandissement du port ou à l'allongement de la piste de l'aéroport. Le gouvernement prépare actuellement une loi de programmation très attendue des Maoré pour répondre aux besoins du développement du territoire. Après les premières consultations, le projet texte de refondation proposé apparaît sans aucune échéance de réalisation dans le temps ni chiffrage en terme de financement.

Ce constat fait l'objet d'interrogation de la part des élus lors de la rencontre avec le ministre des outremères le mardi 8 avril dernier à Mayotte. Et la ligne actuelle du gouvernement explicitée par Manuel Vals lors de cette réunion, je cite "La France n'a pas d'argent". Cette phrase a fortement déconcerté la population y voyant une nouvelle trahison des promesses. Lors de mon passage à Mayotte interrogé sur la censure, j'avais expliqué que ne pas respecter ces promesses faites à une population maorèise qui est en si grande souffrance, ce serait un signal de déloyauté à l'égard de l'ensemble du peuple français.

J'appelle donc le premier ministre et son ministre des outresemères à répondre urgemment aux besoins des Maoré. L'inaction du gouvernement sur ce sujet, comme sur tant d'autres ne peut satisfaire le premier groupe parlementaire.