Les mensonges ?
Réponse directeMais depuis le début, elle a dit « Bertrand, on n'en veut pas » parce qu'il était évident qu'elle me connaît. Elle sait quel est mon combat contre eux dans les Hauts-de-France. Vous savez, si entre deux élections régionales, j'ai réussi à les faire reculer de 17% les combattants, c'est parce que je connais les raisons du vote pour le Front National. Je sais quelle est la colère, les difficultés des concitoyens et je me bats pour eux et ils voient la différence. Parce que la seule chose qui compte pour elle, ce n'est pas l'intérêt du pays, ce n'est pas l'intérêt de ces 11 millions d'électeurs qui, du coup, vont certainement payer plus d'impôts à cause d'elle. Ce n'est pas les intérêts des ag…
« C'est exactement. Et depuis, il faut bien regarder les choses. La cible, ce n'était pas Michel Barnier. Michel Barnier qui a été courageux, qui s'est engagé pendant ces trois mois totalement pour essayer de trouver des solutions, qui a dû bâtir un budget dans des conditions invraisemblables et plus difficiles qu'il soit. Il a fait le maximum de ce qu'il pouvait faire. Mais il est tombé dans le piège des mensonges de Mme Le Pen. Et ce qui va se passer aujourd'hui, c'est très simple. Regardez, le problème n'est pas Michel Barnier pour les extrêmes. Le problème n'est pas le budget. Le sujet aujourd'hui pour eux, ils veulent accélérer le calendrier politique. La cible, c'est Emmanuel Macron. La cible, c'est le chef de l'État. Mme Le Pen, aujourd'hui, elle voudrait que tout s'accélère pour qu'il y ait des élections le plus vite possible et avant la fin du mois de mars, avant la décision sur son jugement. Il n'y a que ça qui compte pour elle. Il n'y a que ça qui compte pour ces gens-là. Leurs têtes, leurs intérêts. Et aujourd'hui, clairement, l'intérêt général, l'intérêt du pays, ce n'est pas le problème des extrêmes. Ils ont intérêt au chaos. C'est ça qui est en train de se tramer. Et plutôt que de se dire aujourd'hui, il y a une censure, comment on va faire ? La Ve République, elle a été conçue, elle a été pensée dans des situations qui pouvaient être des situations de guerre civile. Le général de Gaulle, à l'époque, a voulu une constitution qui soit vraiment très forte. Mais attention, cette constitution, ces institutions, elles tiennent aussi parce qu'il y a un chef de l'État. Et que l'on aime ou pas, que l'on apprécie ou pas, que l'on soutienne ou pas Emmanuel Macron, c'est le chef de l'État. Et on a besoin de cette solidité qui, demain, vous aviez une crise institutionnelle, et bien dans ces cas-là, là, le chaos serait bien pire encore. »
