Je les ai vus, oui. Qu'en avez-vous pensé ?
Réponse directeJe pense que nous sommes face à une horreur historique qui contredit tous nos principes et les principes de la communauté internationale. Il y a des débats qui prolifèrent comme d'habitude sur l'accessoire, le débat sur le débat, des gens qui voudraient mettre en cause des preuves matérielles qui sont apportées. Ce n'est pas sérieux. Nous avons une question majeure qui est de savoir comment, lorsque nous avons tenté de construire un ordre international avec toutes ses faiblesses, nous le faisons respecter. Il s'agit de vie humaine. Il s'agit de pratiques qui, déjà, sont horribles, mais si elles se reproduisaient, si elles n'étaient pas sanctionnées. Donc nous avons cette question et chacun…
« Je pense que nous sommes face à une horreur historique qui contredit tous nos principes et les principes de la communauté internationale. Il y a des débats qui prolifèrent comme d'habitude sur l'accessoire, le débat sur le débat, des gens qui voudraient mettre en cause des preuves matérielles qui sont apportées. Ce n'est pas sérieux. Nous avons une question majeure qui est de savoir comment, lorsque nous avons tenté de construire un ordre international avec toutes ses faiblesses, nous le faisons respecter. Il s'agit de vie humaine. Il s'agit de pratiques qui, déjà, sont horribles, mais si elles se reproduisaient, si elles n'étaient pas sanctionnées. Donc nous avons cette question et chacun voit qu'elle est difficile parce que le jour d'après, sur le plan politique, sur le plan militaire, n'est pas clair et parce qu'il y a une forme de paralysie à ce moment de la communauté internationale. Ce n'est pas un bon moment, d'ailleurs, pour la communauté internationale. La position de la France, celle du président Hollande, est courageuse, elle est responsable. Nous avons maintenant à construire une solution pour ne pas perdre l'essentiel. Car on ne pourra pas dire « je ne savais pas ». Je vois certains qui tenteraient encore ce matin de dire « on ne savait pas, nous étions sourds et aveugles ». Non, nous ne sommes pas sourds et aveugles. Et cette responsabilité, elle appartient à la nation, et bien sûr au président de la République éminemment, mais à chacun d'entre nous. Nous sommes face à une décision très difficile et je crois que nous devons sans doute être habiles. Il y a beaucoup de gens habiles, j'entends ces derniers jours, mais nous devons aussi voir quels sont les principes et ce que nous ne pouvons pas accepter. »
