Votre projet de loi logement devrait être examiné courant juillet à l'Assemblée nationale. Vincent Jambrun, ministre de la Ville et du Logement. Le calendrier parlementaire est très chargé. Déjà, vous ne craignez pas que votre texte soit enterré ?
Réponse directeIl va passer ? Enterré, j'ai aucun doute là-dessus. Il y a un soutien plein et entier du Premier ministre qui a annoncé les mesures qui sont dans ce plan logement. Est-ce qu'on arrive à le passer au Sénat ? Puisque c'était l'objectif avant juillet, on va pouvoir le déterminer dans les jours qui viennent. Mais en tout cas, je continue à être pleinement mobilisé pour ça. Les sénateurs sont en demande. Les sénateurs sont en attente de pouvoir avancer sur les projets de loi logement. Il y a déjà eu d'ailleurs une PPL portée par la sénatrice Dominique Assoy-Sazan. Vous avez une proposition de loi sur le logement et un choc d'offre pour le logement. Et donc, le Sénat est très en demande et en att…
« Il va passer ? Enterré, j'ai aucun doute là-dessus. Il y a un soutien plein et entier du Premier ministre qui a annoncé les mesures qui sont dans ce plan logement. Est-ce qu'on arrive à le passer au Sénat ? Puisque c'était l'objectif avant juillet, on va pouvoir le déterminer dans les jours qui viennent. Mais en tout cas, je continue à être pleinement mobilisé pour ça. Les sénateurs sont en demande. Les sénateurs sont en attente de pouvoir avancer sur les projets de loi logement. Il y a déjà eu d'ailleurs une PPL portée par la sénatrice Dominique Assoy-Sazan. Vous avez une proposition de loi sur le logement et un choc d'offre pour le logement. Et donc, le Sénat est très en demande et en attente. Je pense qu'on peut l'espérer. Mais ce qui est le plus important surtout, c'est qu'on ait le projet de loi qui vient de répondre à une crise majeure du logement. Vous ambitionnez de construire 2 millions de logements d'ici 2030 ? C'est les annonces du Premier ministre et ce sont des annonces qui ont été faites. Et on en est combien là ? Quelques dizaines de milliers ? 2 millions, c'est l'objectif d'ici 2030. 400 000, c'est la moyenne. On savait que la première année, de toute façon, le démarrage serait un petit peu lent. Et pour pouvoir atteindre ces objectifs, il faut qu'on mette en place le plan logement qui derrière, à travers ce plan de relance, amène de la simplification, l'accélération des projets, etc. Et donc, c'est grâce aussi à ce plan logement qu'on arrivera à atteindre ces objectifs. Mais ce sont des objectifs qu'on n'a pas inventés tout seul dans un bureau. On les a partagés avec ce que j'ai appelé l'équipe de France du logement, c'est-à-dire tous les représentants de la construction, de la promotion immobilière, du logement social, de manière à ce que tous ensemble, on se dise, on va produire les 2 millions de logements que les Français attendent. C'est du logement privé ou c'est du logement social ? De tout. On mobilise toute la chaîne. Parce qu'il faut du logement très social, il faut du logement intermédiaire, il faut du logement en accession libre, il faut de la rénovation de logements anciens. Et c'est toute la chaîne qu'on mobilise pour réussir à atteindre cet objectif, qui est un objectif majeur. Je crois que la présidentielle se jouera sur cette thématique du logement, parce que derrière, vous avez toutes les autres thématiques. Derrière, il y a la question du pouvoir d'achat, il y a évidemment la question de la transition écologique. Il y a aussi, d'une certaine façon, la question de la sécurité. On le voit, on a annoncé dans ce plan de relance logement un an rue 3, la rénovation urbaine, avec au cœur et un des piliers fondamentaux, la sécurité. Ça n'avait pas été assez le cas par le passé. Et on voit que quand on transforme la ville, quand on transforme l'urbain, qu'on rajoute des rues, qu'on désenclave, ça sécurise. Et d'ailleurs, ceux qui ne s'y trompent pas, ce sont les narcotrafiquants eux-mêmes, parce que dès que vous avez une rue qui arrive pour réparer un quartier, quelle est la première chose qu'ils attaquent ? C'est les bâtiments des ouvriers, la grue, le bulldozer. Eux, ils ne veulent pas qu'on désenclave ces quartiers. »
