Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
1 oct. 2015 au 31 août 2026
Questions
1273
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1273 questions évaluables
Réponse directe
431
Réponse partielle
227
Réponse à côté
601
Refus explicite
14
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 1273
Question 76"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Dernière question, rapidement, vous évoquiez le drame de ce qu'on appelle tristement l'affaire Liana. Le rapport des inspections générales de la justice et de la gendarmerie sera rendu aujourd'hui. Il va sans doute parler de dysfonctionnement, d'erreurs individuelles. Quels enseignements devra-t-on tirer de tout ça ?
Réponse directe
Le drame de Liana, c'est le drame de trop. C'est le drame de trop, c'est le drame qui bouleverse tous les Français, qui bouleverse tous les parents, et qui montre qu'il y a un problème systémique dans notre pays de violences sexuelles aux enfants. Un problème systémique. Ça veut dire que, oui, s'il y a eu des fautes individuelles, il faudra des sanctions, et des sanctions individuelles. Mais quand ça dysfonctionne à tous les étages, M. Soto, à tous les étages, ça veut dire qu'il y a un problème de système. Ça n'est pas possible que l'enfant ne soit pas au cœur des priorités du service public.
« Le drame de Liana, c'est le drame de trop. C'est le drame de trop, c'est le drame qui bouleverse tous les Français, qui bouleverse tous les parents, et qui montre qu'il y a un problème systémique dans notre pays de violences sexuelles aux enfants. Un problème systémique. Ça veut dire que, oui, s'il y a eu des fautes individuelles, il faudra des sanctions, et des sanctions individuelles. Mais quand ça dysfonctionne à tous les étages, M. Soto, à tous les étages, ça veut dire qu'il y a un problème de système. Ça n'est pas possible que l'enfant ne soit pas au cœur des priorités du service public. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités13 oct. 2025 au 31 août 2026 · 50 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, mais à un moment donné, j'entends quand même tellement de démagogie aujourd'hui. Je dis aux Français, regardez ce qui s'est passé en Angleterre au moment du Brexit. Regardez comment les populistes ont trompé les Anglais. Et regardez la situation de l'Angleterre aujourd'hui. Il ne faut pas écouter les démagogues. Aujourd'hui, c'est simple. On va vivre plus longtemps en bonne santé. Il faut travailler plus longtemps si on veut avoir une retraite garantie. C'est mathématique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 16:06
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 11:03
Question 77"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Alors, certains politiques font des propositions. Marine Tondelier, la patronne des Verts et candidate à la présidentielle, propose un congé payé climatique de 5 jours par an. Ils ont même lancé les Verts une pétition hier. Est-ce que c'est une bonne idée, ça, de dire, ben voilà, quand les écoles sont fermées, quand on ne peut pas aller travailler, on a droit à 5 jours par an ?
Réponse partielle
Évidemment, quand il y a des canicules à 40 degrés, il y a des tâches qui ne peuvent pas être faites. On ne peut pas aller envoyer un ouvrier sur un chantier par 40 degrés à l'extérieur, ça n'est pas possible. Ça, c'est du bon sens. Et d'ailleurs, aujourd'hui, ils n'y vont pas. Toutes les entreprises, toutes les administrations doivent s'adapter, évidemment, pour préserver l'humain. Mais arrêtez les fausses promesses. Le pays ne va pas s'arrêter de tourner. Donc, les premières lignes, ils ne seront pas en congé. Nos soignants, ils vont devoir aller travailler. Et nos essentiels vont devoir être à leur poste. Donc, il faut arrêter les fausses promesses.
« Évidemment, quand il y a des canicules à 40 degrés, il y a des tâches qui ne peuvent pas être faites. On ne peut pas aller envoyer un ouvrier sur un chantier par 40 degrés à l'extérieur, ça n'est pas possible. Ça, c'est du bon sens. Et d'ailleurs, aujourd'hui, ils n'y vont pas. Toutes les entreprises, toutes les administrations doivent s'adapter, évidemment, pour préserver l'humain. Mais arrêtez les fausses promesses. Le pays ne va pas s'arrêter de tourner. Donc, les premières lignes, ils ne seront pas en congé. Nos soignants, ils vont devoir aller travailler. Et nos essentiels vont devoir être à leur poste. Donc, il faut arrêter les fausses promesses. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 8:32
Question 78"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Fausse promesse. Bruno Retailleau lui a promis une écologie de droite qui offrira tellement plus de résultats. C'est quoi une écologie de droite ?
Réponse partielle
Oui, c'est une écologie des solutions. Je vous parlais tout à l'heure de cette idéologie anticlima. Cette idéologie anticlima, elle nous a fait prendre 10 ans de retard dans la climatisation des bus. Parce que pendant 10 ans, on les a achetés. Non, ce que je dis, c'est que quand on fait de l'écologie, il ne faut pas faire de l'idéologie. Quand on fait de l'écologie, il faut chercher la solution aux problèmes qu'on a devant soi. Et la technologie, l'innovation, sont aussi des réponses à l'urgence écologique.
« Oui, c'est une écologie des solutions. Je vous parlais tout à l'heure de cette idéologie anticlima. Cette idéologie anticlima, elle nous a fait prendre 10 ans de retard dans la climatisation des bus. Parce que pendant 10 ans, on les a achetés. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 9:14Voir 1 autre passage
« Non, ce que je dis, c'est que quand on fait de l'écologie, il ne faut pas faire de l'idéologie. Quand on fait de l'écologie, il faut chercher la solution aux problèmes qu'on a devant soi. Et la technologie, l'innovation, sont aussi des réponses à l'urgence écologique. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 9:28
Question 79"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Il n'y a pas que la décroissance. Vous étiez au meeting de Bruno Retailleau samedi. Ça veut dire que pour vous, c'est acquis, c'est définitif. C'est lui le candidat de votre famille politique pour l'année prochaine ?
Réponse directe
Aujourd'hui, il est le candidat légitime des Républicains. Il a été désigné légitimement. Il a une parole forte et des choses fortes à porter. Moi, je ne sais pas si vous avez écouté son discours, mais ce qu'il a dit sur l'intelligence artificielle et la nécessité de préserver l'homme, l'humain, dans un monde qui risque de nous échapper, c'était des paroles extrêmement fortes qu'on attend aujourd'hui dans cette campagne. Il est assez étanche avec l'extrême droite. Vous qui avez toujours été la tenant d'une ligne totalement étanche. Mais de toutes les façons, la droite républicaine, elle est aujourd'hui le rempart entre une gauche qui se mélanchonise et le Rassemblement national, l'extrême d…
« Aujourd'hui, il est le candidat légitime des Républicains. Il a été désigné légitimement. Il a une parole forte et des choses fortes à porter. Moi, je ne sais pas si vous avez écouté son discours, mais ce qu'il a dit sur l'intelligence artificielle et la nécessité de préserver l'homme, l'humain, dans un monde qui risque de nous échapper, c'était des paroles extrêmement fortes qu'on attend aujourd'hui dans cette campagne. Il est assez étanche avec l'extrême droite. Vous qui avez toujours été la tenant d'une ligne totalement étanche. Mais de toutes les façons, la droite républicaine, elle est aujourd'hui le rempart entre une gauche qui se mélanchonise et le Rassemblement national, l'extrême droite. La seule question, M. Soto, celle que vous me posez en filigrane, et je l'entends, c'est que, bien sûr, si on veut échapper à cette tenaille LFIRN, il faudra un seul candidat, il faudra se rassembler. Et oui, je le crois, il faudra se rassembler. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 9:52
Question 80"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Y compris, d'ailleurs, sur les RER en Île-de-France dès aujourd'hui, les transiliens ?
Réponse directe
Oui, il va y avoir des réductions d'offres qui seront, malheureusement, en fonction des conditions climatiques, de l'état du matériel, de l'état des rails. Donc, la SNCF et la RATP adapteront leur offre en fonction des circonstances et de ce qu'elles constatent au jour le jour. Et c'est pour ça que nous recommandons, bien sûr, à tous les voyageurs qui peuvent éviter de se déplacer, de ne pas le faire. Nous recommandons à tous ceux qui peuvent télétravailler, de télétravailler. Et surtout, nous demandons à tous les voyageurs, avant de prendre les transports, de vérifier. De vérifier si leur transport est bien là, si le train va bien circuler. Ne pas se déplacer pour rien. Et aussi, vérifier…
« Oui, il va y avoir des réductions d'offres qui seront, malheureusement, en fonction des conditions climatiques, de l'état du matériel, de l'état des rails. Donc, la SNCF et la RATP adapteront leur offre en fonction des circonstances et de ce qu'elles constatent au jour le jour. Et c'est pour ça que nous recommandons, bien sûr, à tous les voyageurs qui peuvent éviter de se déplacer, de ne pas le faire. Nous recommandons à tous ceux qui peuvent télétravailler, de télétravailler. Et surtout, nous demandons à tous les voyageurs, avant de prendre les transports, de vérifier. De vérifier si leur transport est bien là, si le train va bien circuler. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 1:09
Question 81"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Bon, on a plusieurs sujets très concrets à voir, les hôpitaux, les écoles, les transports. On va commencer par les hôpitaux. Est-ce qu'avec la semaine qui s'ouvre, caniculaire, vous êtes inquiète pour les hôpitaux d'Île-de-France et leur capacité à faire face à cette vague de chaleur ?
Réponse à côté
De toutes les façons, c'est tout le pays qui va être soumis à une rude épreuve. C'est tout le pays parce que, bien évidemment, d'abord, si je prends ma première responsabilité, les transports, nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc, on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports.
« De toutes les façons, c'est tout le pays qui va être soumis à une rude épreuve. C'est tout le pays parce que, bien évidemment, d'abord, si je prends ma première responsabilité, les transports, nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc, on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 0:43
Question 82"Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"
Vous dites que vous avez débloqué un fonds pour aider les communes à s'adapter. On a l'impression que le problème du changement climatique, c'est qu'on s'affole quand on a un pic de chaleur et que tout le monde ou presque s'en fout à marée basse, à commencer par les politiques. Il y a quelques semaines, le gouvernement a renié sur le fonds vert, celui qui permet d'aider les collectivités territoriales, précisément dans leurs investissements sur la transition écologique. Est-ce que ça, c'est une faute politique ?
Réponse directe
Alors, 75% des investissements de lutte contre le réchauffement climatique sont portés par les collectivités locales parce que c'est de la proximité, c'est de l'hyper-proximité. C'est changer la ville, changer les services publics. Donc quand l'État nous retire de l'argent, il commet une faute majeure. Parce qu'en fait, il rogne sur la transition écologique qui est indispensable. J'étais ministre de la Recherche, vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais à l'époque, il y avait des climato... Pourquoi hélas ? C'était un très bon moment pour la recherche française. On a énormément mis de moyens sur la recherche à ce moment-là. Et notamment, j'avais saisi l'Académie des sciences contre les…
« Alors, 75% des investissements de lutte contre le réchauffement climatique sont portés par les collectivités locales parce que c'est de la proximité, c'est de l'hyper-proximité. C'est changer la ville, changer les services publics. Donc quand l'État nous retire de l'argent, il commet une faute majeure. Parce qu'en fait, il rogne sur la transition écologique qui est indispensable. J'étais ministre de la Recherche, vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais à l'époque, il y avait des climato... Pourquoi hélas ? C'était un très bon moment pour la recherche française. On a énormément mis de moyens sur la recherche à ce moment-là. Et notamment, j'avais saisi l'Académie des sciences contre les climato-sceptiques pour faire reconnaître l'impact du réchauffement climatique et l'impact de l'activité humaine sur le réchauffement climatique et son existence. Et aujourd'hui, la région Île-de-France dépense 1 euro sur 2 pour la transition écologique de la ville. Donc non, on n'a pas renoncé, mais l'État ne peut pas se désengager. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de perturbations" : sur RTL, Valérie Pécresse demande aux Franciliens "de télétravailler" et "limiter les déplacements en transports"Vérifier à 5:25
Question 83Valérie Pécresse : «On a le sentiment qu’une époque se termine et qu’une page se tourne»
Et alors, on a le sentiment de par exemple ?
Réponse à côté
Je crois qu'elle a laissé un grand souvenir à beaucoup, et notamment je pense à tous les enfants dont elle s'est occupée à travers les pièces jaunes.
« Je crois qu'elle a laissé un grand souvenir à beaucoup, et notamment je pense à tous les enfants dont elle s'est occupée à travers les pièces jaunes. »
CNEWS · Valérie Pécresse : «On a le sentiment qu’une époque se termine et qu’une page se tourne»Vérifier à 0:15
Question 84[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Est-ce qu'il y a des décisions aussi que vous regrettiez d'avoir prises et même implantées ?
Réponse à côté
Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minute…
« Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minutes, c'est quoi ? C'est réussir à mettre partout en Ile-de-France, à moins de 20 minutes de chez vous, tous les services publics qu'on peut avoir au cœur de Paris. Alors comment on prend les décisions ? En concertation tout le temps. Une région, c'est d'abord un orchestre de maires. Je crois qu'il y a la présidente du département de... Bonjour Marie-Christine. Donc la région, c'est un orchestre de départements. Il y a 8 départements dans la région. Marie-Christine, la présidente du Val-d'Oise, est évidemment une partenaire clé pour faire tout ensemble. Et puis il y a tous les maires, 1270 maires. Et les maires, c'est eux qui portent les projets. Donc moi, ce que je leur donne, c'est des lignes directrices. Comment je vois les choses ? Alors parfois, ils sont d'accord, parfois, ils ne sont pas d'accord. Par exemple, j'ai pris une norme anti-ghetto, qui est controversée. Moi, ce que j'ai dit, quand je suis arrivé, j'ai dit, c'est pas normal qu'il y ait des villes dans lesquelles il y a 70% de logements sociaux et des villes qui sont carencées. Il faut qu'on rééquilibre tout ça. Et j'ai dit, on va financer le logement social dans les villes carencées, mais on va faire aussi autre chose. On va arrêter de financer encore plus de logements sociaux dans des villes qui ont déjà 50 ou 70%. Parce qu'après, le niveau des écoles baisse, les familles de la classe moyenne s'en vont, les élèves se retrouvent dans des écoles qui sont des écoles de relégation, et il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne. Et quand il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne, c'est la fracture sociale. C'est ça, la fracture territoriale. Donc on a, voilà, c'est la région des 20 minutes le projet, et on le fait en concertation avec tout le monde, y compris avec l'État quand même. Parce que même si je suis indépendant, que j'ai mon budget, etc., il faut quand même que je négocie toujours avec l'État, qui parfois nous met un peu des bâtons dans les roues parce qu'il trouve qu'on est un peu trop indépendant. Quand je décide que la sécurité est une priorité dans la région, c'est la première préoccupation de tous les franciliens. J'ai mon opposition de gauche qui m'attaque au tribunal. J'attends de savoir comment on va juger le tribunal. Et voilà, l'État m'aide, puisqu'il considère que les 40 millions d'euros que je mets sur les commissariats de police municipale, sur la vidéoprotection, sur des brigades de sécurité dans les lycées, dans les transports, c'est très important. Et donc, en ce moment, le numéro 3117 d'alerte pour les femmes victimes de violences dans les transports, tout ça, ça leur paraît important. Et donc, l'État est en train de m'aider. Ils sont en train de changer la loi. Au cas où le tribunal dit qu'on n'a pas le droit d'aider les police municipales, ils sont en train de changer la loi de police municipale pour dire que si, finalement, ce serait quand même bien que la région puisse aider. Donc la région, elle fait plein, plein de choses, mais elle le fait forcément toujours en partenariat. Voilà, toujours en partenariat. En ce moment, on prépare les assises de la jeunesse pour savoir quelles vont être les mesures. On vient de finir les 10 ans. On a un bilan des 10 ans. Quelles sont les mesures des 10 prochaines années et notamment pour la jeunesse ? Donc on va le faire avec toutes les associations de jeunesse. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 13:07Voir 2 autres passages
« Alors, d'abord, je ne vois absolument pas quelle est l'expertise de la Cour des comptes pour juger de cela, parce qu'en réalité, la Cour des comptes n'est pas sociologue, n'est pas anthropologue et n'est pas non plus agent du ministère de l'Intérieur. Donc moi, je fais beaucoup plus confiance au ministère de l'Intérieur pour me dire si les policiers municipaux sont utiles ou pas. Et tous les préfets que j'ai eus de police de la région Île-de-France m'ont dit deux choses. Ils m'ont dit la vidéoprotection, c'est très important, c'est très dissuasif, c'est très utile pour élucider les crimes. Et puis, les polices municipales, c'est le magnon qui manque dans la chaîne de sécurité. C'est la police de proximité. Cette police de proximité, elle est indispensable. Alors, elle n'a pas du tout les mêmes missions que la police nationale, mais elle est absolument indispensable. Elle est indispensable parce qu'elle est sur le terrain en permanence. La mission de la police nationale, c'est d'élucider les crimes. La mission de la police nationale, c'est de faire des enquêtes. La mission de la police nationale, c'est de sécuriser, de faire de l'ordre public dans des moments où il y a des émeutes, des manifestations, etc. Ce n'est pas la mission de la police municipale. La police municipale, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle fait de l'hyper-proximité. Et elle regarde aussi les caméras de vidéoprotection. Parce que les caméras de vidéoprotection, on ne va pas payer un policier national pour regarder des caméras. Donc, en fait, on a besoin de cette police de proximité. Moi, j'y crois depuis toujours. Quand j'étais chez Chirac, je bossais sur les questions de sécurité déjà à l'époque. Je suis juge, en fait. Parce que je ne sais pas si vous l'avez dit. Mais mon métier, c'est d'être juge. Moi, je voulais être juge. Je voulais dire le droit. Je voulais rendre la justice. Donc, j'étais au Conseil d'État. J'étais juge pendant 8 ans. Et vraiment, cette question de la violence, de comment on résout le problème de la violence, est très important. Vous savez, plus on est fragile, plus on a besoin de l'État de droit, plus on a besoin de la protection des forces de l'ordre. Donc, pour moi, les forces de l'ordre, elles sont d'abord là pour nous protéger. Voilà. Et je sais que ce n'est pas forcément la vision qu'il y a tout le monde. Mais aujourd'hui, quand j'entends des maires dire on va désarmer les polices municipales pour finir de répondre à votre question. En fait, il y a des endroits en Ile-de-France où les policiers municipaux n'osent pas aller s'ils ne sont pas armés. C'est ça, la réalité de l'Ile-de-France. Il y en a qui ne veulent pas la voir ou peut-être qu'ils la voient très bien et qu'ils savent très bien qu'il y a des endroits de narcotrafic et qu'ils ne veulent pas y envoyer les policiers municipaux. C'est peut-être une autre hypothèse. Mais le sujet aujourd'hui, il est simple. Un policier non armé dans une ville difficile, criminogène, eh bien, il ne peut pas rentrer dans certains territoires. Donc, si on veut que la police puisse aller partout, ça veut dire si on veut que l'État de droit soit partout, si on veut que la protection soit la même partout sur le territoire, il faut des policiers municipaux. Et c'est la décision du maire de les armer ou pas. Mais dans les lieux de narcotrafic, il faut les armer. »
Question 85[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Nous avions une autre question en lien également avec l'insécurité, qui est l'insécurité qui touche les femmes, soit dans l'espace public, mais aussi dans la sphère privée. Nous recevions récemment Sandrine Rousseau, qui appelait un féminisme radical face à l'ampleur des violences qui ne cessent de se produire et l'impunité avec moins de 1% des viols qui sont condamnés. Nous voulions avoir votre vision du féminisme. Est-ce un féminisme aussi radical ?
Réponse directe
Moi, je me considère comme totalement féministe, mais mon féminisme, il n'est pas contre les hommes. Donc ça, voilà. Alors, je ne sais pas s'il est radical, pas radical, fort, pas fort. Moi, je me sens totalement féministe et je ne fais pas que le dire. Moi, toute ma vie, c'est de donner des preuves parce que les caricatures qu'on fait de moi, toute ma vie, on en a fait. Toute ma vie, on m'a fait mon CV en m'expliquant que j'étais une caricature de ce que je suis. Et ce n'est pas du tout moi. Et donc, qu'est-ce que je fais ? Eh bien, je prouve ce que je suis. Et qu'est-ce que je suis ? Eh bien, je suis ce que j'ai fait pour les femmes et notamment dans les transports. Parce que quand je sui…
« Moi, je me considère comme totalement féministe, mais mon féminisme, il n'est pas contre les hommes. Donc ça, voilà. Alors, je ne sais pas s'il est radical, pas radical, fort, pas fort. Moi, je me sens totalement féministe et je ne fais pas que le dire. Moi, toute ma vie, c'est de donner des preuves parce que les caricatures qu'on fait de moi, toute ma vie, on en a fait. Toute ma vie, on m'a fait mon CV en m'expliquant que j'étais une caricature de ce que je suis. Et ce n'est pas du tout moi. Et donc, qu'est-ce que je fais ? Eh bien, je prouve ce que je suis. Et qu'est-ce que je suis ? Eh bien, je suis ce que j'ai fait pour les femmes et notamment dans les transports. Parce que quand je suis arrivée, mes opposants, toujours les mêmes, disaient « Ah, il ne faut pas mettre des caméras dans les transports ». Alors, il fallait lutter contre les violences, mais il ne fallait pas mettre de la vidéoprotection. Alors, très bien, on a mis de la vidéoprotection. J'avais même au début, je leur avais dit « Mais attendez, vous ne voulez pas de la vidéoprotection ? » J'avais dit « Non, non, c'est attentatoire aux libertés. Les Français ne veulent pas être filmés. » J'ai dit « Ok. Et pourquoi on ne tenterait pas une expérience ? » On mettrait les caméras dans le premier wagon. À l'époque, il y avait encore des wagons. Maintenant, il n'y en a plus. Les trains sont boas. Mais à l'époque, il y avait un premier wagon. On mettrait les caméras dans le premier wagon et on laisserait ceux qui veulent choisir le wagon. Et là, ils avaient ironisé en riant. Ils avaient dit « C'est les caméras Pécresse des femmes en détresse ». Voilà. Eh bien, figurez-vous que c'est vrai. Parce que mes 80 000 caméras que j'ai installées sur le réseau, partout, dans les rames, dans les gares, dans les gares routières aussi, parce que sinon, on sort de la gare, on va prendre le bus et on attend le bus. Et c'est là qu'on se fait agresser. Toutes ces caméras, aujourd'hui, il faut que vous sachiez que 30 % des flagrants délits sur le réseau de transport sont faits par vidéopatrouille. Ça veut dire des gens qui sont dans un grand centre que j'ai construit avec l'État à la préfecture de police. Et dans ce grand centre, il y a les 80 000 caméras qui font un retour. Et il y a des policiers toute la journée qui regardent et qui patrouillent notamment dans les endroits les plus criminogènes du réseau pour regarder ce qui se passe ou dans les rames. Et typiquement, sur les violences sexuelles et sexistes, en fait, on s'est aperçu qu'une bonne partie des femmes qui sont victimes ne s'en rendent même pas compte. Parce qu'elles croient que c'est parce que le métro est ébondé, qu'on se frotte. Mais la personne qui voit, elle, à la caméra, elle voit que c'est une agression. Donc en réalité, on détecte des actes que même les femmes elles-mêmes ne voient pas. Et par ailleurs, ce que ça a changé la caméra, c'est la preuve. Parce qu'avant, les femmes, elles renonçaient à porter plainte pour les violences sexistes et sexuelles dans les transports. On a toutes été maintes fois victimes. Pourquoi ? Parce qu'on se disait ça sert à rien. C'est ce que je vais dire. Maintenant, on a la preuve. On a le visage de la personne, du harceleur. Et quand la femme dit j'ai été agressée, c'est pas parole contre parole. C'est parole contre preuve. Et j'ai sauvé le 3117, qui est un numéro d'alerte, pour que toutes les femmes puissent alerter, et que les témoins aussi puissent alerter. À la région, on a ouvert le premier abri. C'est quoi l'abri ? C'est un lieu à Saint-Ouen, 7 jours sur 7 ouvert, 24 heures sur 24, et qui accueille toutes les personnes victimes de violences. Alors ça peut être des violences sexistes et sexuelles. On l'a fait avec le réseau sorority que vous connaissez peut-être. Et on a une psychologue, une juriste. Donc au départ, on est parti sur les violences sexistes et sexuelles, les violences intrafamiliales. Donc n'importe qui qui est victime dans toute l'Île-de-France peut venir 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, à la région Île-de-France. Il sera reçu, il sera accueilli, il sera orienté et il sera conseillé. Et maintenant, on a décidé d'élargir l'abri, parce que ça marche très bien. On a décidé de l'élargir pour tous les faits de racisme, de discrimination ou d'homophobie. Donc n'importe quelle personne qui est victime en Île-de-France, on va travailler avec France Victime, pourra être accueillie à la région. C'est une safe place absolue et pourra gratuitement être conseillée et accompagnée psychologiquement. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 23:24
Question 86[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Nous avons une dernière question pour vous. Donc, les élections présidentielles vont être au cœur de l'actualité politique jusqu'en 2027. Mais les élections régionales arriveront l'année d'après, en 2028. Quelles sont vos ambitions politiques pour la suite ?
Réponse partielle
Oh là là, c'est beaucoup trop loin. En vérité, en 2022, après les présidentielles, je me suis dit qu'est-ce que je fais ? Est-ce que j'arrête la politique ou est-ce que je continue ? Et je me suis dit que ce n'était pas dans mon caractère de finir sur une défaite. Voilà. Je n'avais pas fait 20 ans de politique pour finir sur une défaite cuisante. Je voulais remonter sur mon cheval et je voulais laisser un héritage. Dans les héritages, il y avait les JO, bien sûr. Et donc, c'est pour ça que je suis remontée sur mon cheval et on a préparé les JO qui ont quand même été une réussite absolument exceptionnelle. Je rappelle que pendant les JO, on n'avait plus de gouvernement. Il y a eu la dissolut…
« En vérité, en 2022, après les présidentielles, je me suis dit qu'est-ce que je fais ? Est-ce que j'arrête la politique ou est-ce que je continue ? Et je me suis dit que ce n'était pas dans mon caractère de finir sur une défaite. Voilà. Je n'avais pas fait 20 ans de politique pour finir sur une défaite cuisante. Je voulais remonter sur mon cheval et je voulais laisser un héritage. Dans les héritages, il y avait les JO, bien sûr. Et donc, c'est pour ça que je suis remontée sur mon cheval et on a préparé les JO qui ont quand même été une réussite absolument exceptionnelle. Je rappelle que pendant les JO, on n'avait plus de gouvernement. Il y a eu la dissolution entre temps. Donc, on a réussi à faire des JO sans gouvernement et on a fait des JO absolument exceptionnelles parce que la France, malgré tout, a des très grands hauts fonctionnaires et des très grands élus qui arrivent à faire des tas de belles choses, même quand ils ne sont pas gouvernés. Vous voyez, ça ne veut pas dire que je prône pour la France de ne pas avoir de gouvernement comme la Belgique. Je ne suis pas sûre que sur le long terme, ce soit une bonne chose. Au contraire, je pense qu'il faut un Parlement avec une majorité, un État gouverné et un État de droit qui arrête de devenir non plus le trésor que nous chérissons, mais qui est un obstacle à tous ceux qui veulent entreprendre et qui veulent faire quelque chose dans ce pays. Mais donc, pour en revenir à la présidentielle et à mes ambitions, »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:06:01Voir 1 autre passage
« aujourd'hui, si je reste en politique, c'est parce que vraiment les deux extrêmes me font peur. Ils me font peur pour le pays. et quand je vois Jordan Bardella qui était complètement fasciné par Donald Trump et que je me dis mon Dieu, il a été fasciné par Donald Trump et il pourrait diriger la France ou que je vois que le RN a été financé par Poutine et je me dis oula, des gens qui ont été financés par les Russes pourraient gouverner la France et qu'ils osent dire qu'ils défendent la souveraineté française. Quand je vois Jean-Luc Mélenchon qui fait tous les dérapages que l'on connaît et je me dis oula, il pourrait être au deuxième tour de la présidentielle. Tout ça m'effraie et je me dis que si les gens courageux quittent le navire au moment où ça tangue, au moment où c'est difficile, on aura le pays qu'on aura mérité d'avoir. Donc voilà, je ne quitte pas le bateau. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:07:16
Question 87[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Très bien. Nous allons maintenant passer à une deuxième partie qui aborde des grands thèmes et des défis nationaux. Premièrement, une question sur le budget. On le sait tous, la situation budgétaire en France est préoccupante, avec un déficit important, ainsi qu'une dette importante. Vous avez jugé, justement, le budget de l'État pour 2026 comme étant mauvais, en soulignant des dépenses excessives de l'État. Pouvez-vous préciser quelles dépenses, justement, sont excessives et lesquelles, justement, réduire en priorité ?
Réponse partielle
j'avais dit que l'État avait cramé la caisse. Personne ne m'a écouté, personne ne m'a entendu. La vérité a été révélée quelques années plus tard. L'État a cramé la caisse. Alors, vous me dites, qu'est-ce qui ne va pas ? Moi, maintenant, vu de ma région, je pense qu'il y a un sujet avec l'État. L'État, vous savez, peut voter ses budgets en déficit. Les régions ne peuvent pas. Les départements ne peuvent pas. Les villes ne peuvent pas. Donc, en fait, les collectivités locales sont beaucoup plus vertueuses que l'État. C'est ça, la réalité de la vie de la France. Aujourd'hui, il y a trop de doublons. Tout le monde fait tout et le reste. Moi, je suis en charge des transports, comme vous le savez…
« je pense qu'il y a un sujet avec l'État. L'État, vous savez, peut voter ses budgets en déficit. Les régions ne peuvent pas. Les départements ne peuvent pas. Les villes ne peuvent pas. Donc, en fait, les collectivités locales sont beaucoup plus vertueuses que l'État. C'est ça, la réalité de la vie de la France. Aujourd'hui, il y a trop de doublons. Tout le monde fait tout et le reste. Moi, je suis en charge des transports, comme vous le savez. Je fais des pistes cyclables partout en Ile-de-France. Je fais même un grand réseau qui, j'espère, ira bientôt de la Porte-Maillot jusqu'à Sergi-Pontoise à vélo en direct. Bon, il y a encore quelques petits obstacles à passer sur le chemin, mais on finance 350 millions d'euros pour le faire. Je suis en charge des transports, je fais ce plan vélo. Que dit l'État ? Ah bon, on va faire un plan vélo. Mais pourquoi faire ? Donc, il y a des doublons à tous les étages. Moi, ce que je propose, et je pense que... Enfin, pour moi, en 2027, ça devrait être le projet d'un futur président de la République. Je propose une République des régions. Je propose une République, maintenant, fédérale, où on supprime les agences d'État qui font exactement, en doublant, tout ce que font les régions et tout ce que font les départements et tout ce que font les communes. Par exemple, les départements ont la politique sociale. Ils sont en doublant avec les caisses d'allocations familiales. Ils traitent les mêmes publics, les bénéficiaires du RSA, les familles. C'est les mêmes publics, deux fois, deux administrations. Donc, on a aujourd'hui des doublons à tous les étages. Mais moi, pour moi, aujourd'hui, le mauvais échelon, c'est devenu l'État. Alors, je sais que je suis complètement révolutionnaire quand je le dis, parce qu'on est en France et en France, l'État, c'est la nounou. L'État, c'est lui qui va tout régler. L'État, c'est celui vers qui on se tourne pour nous inventer le chèque reprisage de chaussettes et le chèque vélo. Mais non, non. Aujourd'hui, si on donnait aux régions et aux collectivités, aux départements pour la politique sociale et aux villes, la possibilité de gérer toutes les politiques du quotidien, eh bien, je vous assure, nous, on ne peut pas voter de déficit. Donc, on résout le problème du déficit. On n'a pas le droit de voter en déficit. Donc, si vous me dites la transition écologique, parce que moi, je suis en charge de la transition écologique aussi, donc de faire des villes vertes. Donc, j'ai fait une agence, Île-de-France Nature, qui renature les villes. Qu'annonce l'État ? Un plan vert pour financer les espaces verts. Mais il y a deux fois des fonctionnaires à chaque fois. C'est comme ça pour tout. Donc, il faut supprimer un échelon. Et pour moi, l'échelon à supprimer, c'est celui de l'État, celui qui peut voter des déficits. C'est pareil pour la sécurité sociale. La sécurité sociale, aujourd'hui, est en déficit. Moi, je propose qu'on confie une large partie de la sécurité sociale aux partenaires sociaux, mais avec une règle d'or. Vous, vous démerdez, les gars. Vous êtes des gens responsables. Il y a les syndicats d'un côté, le patronat de l'autre. Vous gérez vos cotisations et vous les gérez à l'équilibre. Et c'est vous qui décidez à quel âge on part en retraite, comment on indemnise l'incident de travail, comment on indemnise le chômage. C'est vous, mais simplement pas avec une cagnotte où l'État creuse des déficits tous les ans avec une cagnotte fermée. C'est la cagnotte des cotisants. Et je vous assure, c'est un projet de totale rupture avec ce qu'on a fait depuis très, très, très longtemps, les années 80. Et le fait de ne plus voter en déficit, ça change tout. Ça oblige à gérer, j'allais dire, de manière responsable, l'argent des contribuables. Et puis ça permettra que vos salaires ne soient pas amputés d'un tiers parce que vous devez payer les déficits des régimes de sécurité sociale de vos parents et de vos grands-parents. À un moment donné, il faut être responsable. Aujourd'hui, les salaires ne payent plus assez en France. C'est ça la réalité. Mais parce qu'on est mal géré. Et puis, j'ajoute une chose, les services publics de proximité sont beaucoup plus efficaces. Depuis qu'on m'a donné les transports, est-ce qu'il y a un francilien qui pense que c'était mieux géré avant ? Alors, il y en a beaucoup qui gueulent parce que ce n'est pas encore assez bien et parce que j'ai encore beaucoup de boulot à faire. Enfin, la transformation en 10 ans, elle est colossale. Avant, c'était l'État. Tout le monde gueulait. Mais on s'en foutait parce que c'est très loin l'État. C'est très loin. Vous allez hurler contre la SNCF. Bon, ben oui, mais la SNCF, c'est qui ? Qui élit le président de la SNCF ? Personne. Alors que maintenant, je suis sûre que quand vous prenez le RERA et qu'il tombe en panne, vous vous dites, zut, Pécresse encore ? Et ben voilà, ça s'appelle le rôle de l'élu. Et c'est pour ça que je me démène, moi. Parce que comme je sais que c'est moi qui, de toutes les façons, porterai le blâme, alors que ce n'est pas moi qui fais rouler les trains, c'est la SNCF toujours, mais c'est moi qui organise les choses. Et c'est moi qui suis sur leur dos toute la journée pour faire en sorte que le train arrive à l'heure. C'est pour ça que l'élu local, il est beaucoup plus responsable devant vous. Il vous rend des comptes tout le temps. Et vous pouvez le blâmer beaucoup plus que l'État. C'est loin, l'État. Voilà. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 35:05
Question 88[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
pourquoi pas des licornes et des champions de demain dans la région ?
Réponse partielle
Alors, on fait beaucoup de choses. On fait beaucoup de choses et objectivement, je l'ai dit, ça a plutôt été le point fort du gouvernement Macron, en tout cas dans son premier mandat. Ça a été d'assoupir le droit du travail, d'augmenter les incitations à investir, son capital, etc. Donc, il a fait pas mal de mesures pour les entrepreneurs, pour la French Tech. Maintenant, on a un levier français qui est très particulier mais qui existe, qui est la commande publique. Vous avez un jeu vidéo d'éducation financière. Moi, dans mes lycées, tous les ans, je fais des appels à projets pour des éduc-tech, c'est-à-dire en fait pour faire émerger des startups qui font de la tech éducative pour essayer…
« Alors, on fait beaucoup de choses. On fait beaucoup de choses et objectivement, je l'ai dit, ça a plutôt été le point fort du gouvernement Macron, en tout cas dans son premier mandat. Ça a été d'assoupir le droit du travail, d'augmenter les incitations à investir, son capital, etc. Donc, il a fait pas mal de mesures pour les entrepreneurs, pour la French Tech. Maintenant, on a un levier français qui est très particulier mais qui existe, qui est la commande publique. Vous avez un jeu vidéo d'éducation financière. Moi, dans mes lycées, tous les ans, je fais des appels à projets pour des éduc-tech, c'est-à-dire en fait pour faire émerger des startups qui font de la tech éducative pour essayer d'avoir des nouveaux outils dans les lycées qui soient un peu plus innovants et un peu plus imaginatifs que juste les traditionnels manuels scolaires. Et ça, la commande publique est intéressante pour les entrepreneurs en France. Aujourd'hui, la commande publique, ça représente pratiquement, tenez-vous bien, 30% de la commande des entreprises en France. C'est de la commande publique. tellement on est présent, l'État, les régions, les départements, les villes. Donc, c'est très important. Et l'intérêt d'avoir de la commande publique, et moi, je suis très, très attachée aux made in France, donc je commande quasiment que français. J'ai assumé, il y avait des bus chinois moins chers, j'ai refusé les bus chinois, tout ce qui, voilà, j'assume de faire du local. Et aujourd'hui, avec la commande publique, on donne un espèce de certificat à des entreprises en leur disant qu'elles sont dans les lycées d'Île-de-France, donc vous pouvez leur faire confiance, ça marche, prouvez vos concepts, etc. Donc on essaie de faire ce genre de choses à la région. Mais on a plein d'aides au développement des entreprises, comme vous le savez, PME, TPE, on fait des prêts pour la décarbonation des PME, on fait plein de choses pour aider les entreprises et on fait aussi beaucoup de formations aussi. Alors je suis désolée, je suis adaptationniste. Adaptationniste, ça veut dire que je fais des formations aux métiers qui recrutent. Bizarrement. Mais à un moment, quand on n'a plus d'argent, il faut savoir ce qu'on veut faire et où est-ce qu'on veut le mettre. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:12:54Voir 1 autre passage
« Et notamment dans les métiers de la tech et du numérique. La moitié des talents de la tech et du numérique sont en Île-de-France, la moitié des talents français. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:14:58
Question 89[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
quelles actions concrètes mettez-vous en place au quotidien pour répondre à ces violences ?
Réponse directe
Moi, je me considère comme totalement féministe, mais mon féminisme, il n'est pas contre les hommes. Donc ça, voilà. Alors, je ne sais pas s'il est radical, pas radical, fort, pas fort. Moi, je me sens totalement féministe et je ne fais pas que le dire. Moi, toute ma vie, c'est de donner des preuves parce que les caricatures qu'on fait de moi, toute ma vie, on en a fait. Toute ma vie, on m'a fait mon CV en m'expliquant que j'étais une caricature de ce que je suis. Et ce n'est pas du tout moi. Et donc, qu'est-ce que je fais ? Eh bien, je prouve ce que je suis. Et qu'est-ce que je suis ? Eh bien, je suis ce que j'ai fait pour les femmes et notamment dans les transports. Parce que quand je sui…
« Moi, je me considère comme totalement féministe, mais mon féminisme, il n'est pas contre les hommes. Donc ça, voilà. Alors, je ne sais pas s'il est radical, pas radical, fort, pas fort. Moi, je me sens totalement féministe et je ne fais pas que le dire. Moi, toute ma vie, c'est de donner des preuves parce que les caricatures qu'on fait de moi, toute ma vie, on en a fait. Toute ma vie, on m'a fait mon CV en m'expliquant que j'étais une caricature de ce que je suis. Et ce n'est pas du tout moi. Et donc, qu'est-ce que je fais ? Eh bien, je prouve ce que je suis. Et qu'est-ce que je suis ? Eh bien, je suis ce que j'ai fait pour les femmes et notamment dans les transports. Parce que quand je suis arrivée, mes opposants, toujours les mêmes, disaient « Ah, il ne faut pas mettre des caméras dans les transports ». Alors, il fallait lutter contre les violences, mais il ne fallait pas mettre de la vidéoprotection. Alors, très bien, on a mis de la vidéoprotection. J'avais même au début, je leur avais dit « Mais attendez, vous ne voulez pas de la vidéoprotection ? » J'avais dit « Non, non, c'est attentatoire aux libertés. Les Français ne veulent pas être filmés. » J'ai dit « Ok. Et pourquoi on ne tenterait pas une expérience ? » On mettrait les caméras dans le premier wagon. À l'époque, il y avait encore des wagons. Maintenant, il n'y en a plus. Les trains sont boas. Mais à l'époque, il y avait un premier wagon. On mettrait les caméras dans le premier wagon et on laisserait ceux qui veulent choisir le wagon. Et là, ils avaient ironisé en riant. Ils avaient dit « C'est les caméras Pécresse des femmes en détresse ». Voilà. Eh bien, figurez-vous que c'est vrai. Parce que mes 80 000 caméras que j'ai installées sur le réseau, partout, dans les rames, dans les gares, dans les gares routières aussi, parce que sinon, on sort de la gare, on va prendre le bus et on attend le bus. Et c'est là qu'on se fait agresser. Toutes ces caméras, aujourd'hui, il faut que vous sachiez que 30 % des flagrants délits sur le réseau de transport sont faits par vidéopatrouille. Ça veut dire des gens qui sont dans un grand centre que j'ai construit avec l'État à la préfecture de police. Et dans ce grand centre, il y a les 80 000 caméras qui font un retour. Et il y a des policiers toute la journée qui regardent et qui patrouillent notamment dans les endroits les plus criminogènes du réseau pour regarder ce qui se passe ou dans les rames. Et typiquement, sur les violences sexuelles et sexistes, en fait, on s'est aperçu qu'une bonne partie des femmes qui sont victimes ne s'en rendent même pas compte. Parce qu'elles croient que c'est parce que le métro est ébondé, qu'on se frotte. Mais la personne qui voit, elle, à la caméra, elle voit que c'est une agression. Donc en réalité, on détecte des actes que même les femmes elles-mêmes ne voient pas. Et par ailleurs, ce que ça a changé la caméra, c'est la preuve. Parce qu'avant, les femmes, elles renonçaient à porter plainte pour les violences sexistes et sexuelles dans les transports. On a toutes été maintes fois victimes. Pourquoi ? Parce qu'on se disait ça sert à rien. C'est ce que je vais dire. Maintenant, on a la preuve. On a le visage de la personne, du harceleur. Et quand la femme dit j'ai été agressée, c'est pas parole contre parole. C'est parole contre preuve. Et j'ai sauvé le 3117, qui est un numéro d'alerte, pour que toutes les femmes puissent alerter, et que les témoins aussi puissent alerter. À la région, on a ouvert le premier abri. C'est quoi l'abri ? C'est un lieu à Saint-Ouen, 7 jours sur 7 ouvert, 24 heures sur 24, et qui accueille toutes les personnes victimes de violences. Alors ça peut être des violences sexistes et sexuelles. On l'a fait avec le réseau sorority que vous connaissez peut-être. Et on a une psychologue, une juriste. Donc au départ, on est parti sur les violences sexistes et sexuelles, les violences intrafamiliales. Donc n'importe qui qui est victime dans toute l'Île-de-France peut venir 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, à la région Île-de-France. Il sera reçu, il sera accueilli, il sera orienté et il sera conseillé. Et maintenant, on a décidé d'élargir l'abri, parce que ça marche très bien. On a décidé de l'élargir pour tous les faits de racisme, de discrimination ou d'homophobie. Donc n'importe quelle personne qui est victime en Île-de-France, on va travailler avec France Victime, pourra être accueillie à la région. C'est une safe place absolue et pourra gratuitement être conseillée et accompagnée psychologiquement. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 23:24
Question 90[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Deuxième question. Vous vous décrivez comme Thatcher plus Merkel divisé par deux. Quel est le résultat de cette équation ?
Refus explicite
Alors, dites-moi la réponse B. Allez, B.
« Alors, dites-moi la réponse B. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 46:34Voir 1 autre passage
« Allez, B. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 46:43
Question 91[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Est-ce que vous croyez que... Est-ce que vous contredisez d'une certaine manière ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, je ne vois absolument pas quelle est l'expertise de la Cour des comptes pour juger de cela, parce qu'en réalité, la Cour des comptes n'est pas sociologue, n'est pas anthropologue et n'est pas non plus agent du ministère de l'Intérieur. Donc moi, je fais beaucoup plus confiance au ministère de l'Intérieur pour me dire si les policiers municipaux sont utiles ou pas. Et tous les préfets que j'ai eus de police de la région Île-de-France m'ont dit deux choses. Ils m'ont dit la vidéoprotection, c'est très important, c'est très dissuasif, c'est très utile pour élucider les crimes. Et puis, les polices municipales, c'est le magnon qui manque dans la chaîne de sécurité. C'est la poli…
« Alors, d'abord, je ne vois absolument pas quelle est l'expertise de la Cour des comptes pour juger de cela, parce qu'en réalité, la Cour des comptes n'est pas sociologue, n'est pas anthropologue et n'est pas non plus agent du ministère de l'Intérieur. Donc moi, je fais beaucoup plus confiance au ministère de l'Intérieur pour me dire si les policiers municipaux sont utiles ou pas. Et tous les préfets que j'ai eus de police de la région Île-de-France m'ont dit deux choses. Ils m'ont dit la vidéoprotection, c'est très important, c'est très dissuasif, c'est très utile pour élucider les crimes. Et puis, les polices municipales, c'est le magnon qui manque dans la chaîne de sécurité. C'est la police de proximité. Cette police de proximité, elle est indispensable. Alors, elle n'a pas du tout les mêmes missions que la police nationale, mais elle est absolument indispensable. Elle est indispensable parce qu'elle est sur le terrain en permanence. La mission de la police nationale, c'est d'élucider les crimes. La mission de la police nationale, c'est de faire des enquêtes. La mission de la police nationale, c'est de sécuriser, de faire de l'ordre public dans des moments où il y a des émeutes, des manifestations, etc. Ce n'est pas la mission de la police municipale. La police municipale, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle fait de l'hyper-proximité. Et elle regarde aussi les caméras de vidéoprotection. Parce que les caméras de vidéoprotection, on ne va pas payer un policier national pour regarder des caméras. Donc, en fait, on a besoin de cette police de proximité. Moi, j'y crois depuis toujours. Quand j'étais chez Chirac, je bossais sur les questions de sécurité déjà à l'époque. Je suis juge, en fait. Parce que je ne sais pas si vous l'avez dit. Mais mon métier, c'est d'être juge. Moi, je voulais être juge. Je voulais dire le droit. Je voulais rendre la justice. Donc, j'étais au Conseil d'État. J'étais juge pendant 8 ans. Et vraiment, cette question de la violence, de comment on résout le problème de la violence, est très important. Vous savez, plus on est fragile, plus on a besoin de l'État de droit, plus on a besoin de la protection des forces de l'ordre. Donc, pour moi, les forces de l'ordre, elles sont d'abord là pour nous protéger. Voilà. Et je sais que ce n'est pas forcément la vision qu'il y a tout le monde. Mais aujourd'hui, quand j'entends des maires dire on va désarmer les polices municipales pour finir de répondre à votre question. En fait, il y a des endroits en Ile-de-France où les policiers municipaux n'osent pas aller s'ils ne sont pas armés. C'est ça, la réalité de l'Ile-de-France. Il y en a qui ne veulent pas la voir ou peut-être qu'ils la voient très bien et qu'ils savent très bien qu'il y a des endroits de narcotrafic et qu'ils ne veulent pas y envoyer les policiers municipaux. C'est peut-être une autre hypothèse. Mais le sujet aujourd'hui, il est simple. Un policier non armé dans une ville difficile, criminogène, eh bien, il ne peut pas rentrer dans certains territoires. Donc, si on veut que la police puisse aller partout, ça veut dire si on veut que l'État de droit soit partout, si on veut que la protection soit la même partout sur le territoire, il faut des policiers municipaux. Et c'est la décision du maire de les armer ou pas. Mais dans les lieux de narcotrafic, il faut les armer. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 17:04Voir 1 autre passage
« Ce que j'ai remarqué, c'est que le maire de Saint-Denis, puisque vous le citez, a commencé à rétro-pédaler assez vite en disant, finalement, peut-être que dans certaines circonstances, ils pourront garder l'ensemble. La vérité, la vérité toute crue, je vais vous la dire, c'est qu'à Saint-Denis, si on désarme les policiers, les policiers démissionneront. Voilà. Parce qu'ils ont face à eux un certain nombre de porteurs du narcotrafic, un certain nombre de crimes et de délits qui sont commis dans cette ville, qui font qu'ils ne se sentiront pas en sécurité pour exercer leur métier. C'est ça, la vérité. Et moi, je plaide pour de l'armement des polices, non pas pour qu'ils s'en servent, mais pour que ce soit dissuasif pour ceux qui en ont. Vous voyez, le problème pour moi, c'est quand on dit, par exemple, ah ben non, les polices municipales ne peuvent pas utiliser des drones, parce que les drones, c'est contraire aux libertés publiques. Mais le problème, c'est que moi, qui sillonne l'Île-de-France toute la journée, dès que j'arrive près d'un four, donc un lieu de narcotrafic, dès que j'arrive près d'un four, j'entends « bzzz ». Donc ça veut dire que les dealers, eux, ils ont les drones. Eux, ils surveillent, ils nous surveillent avec des drones. Donc moi, je pense que sur les drones, il faut décrire, au contraire, qu'on se mette autour de la table, qu'on décide quand est-ce qu'on a le droit de les utiliser, quand est-ce qu'on n'a pas le droit. Sur la base de Cergy, tout près d'ici, l'île de Loisir, eh bien, figurez-vous que j'ai le droit d'utiliser les drones. J'ai le droit d'utiliser pour surveiller la baignade. Et à quoi ils m'ont servi les drones ? On surveille la baignade, mais en fait, on a aussi prévenu les rixes. Parce qu'il y avait très souvent à l'île de Loisir de Cergy l'été, des personnes un petit peu échaudées par l'été, la chaleur, peut-être d'autres substances, de l'alcool, la gaieté du moment. Enfin bon, bref, on avait des rixes. Et les caméras, elles m'ont permis de prévenir. Dès que je vois deux bandes qui se rapprochent, j'appelle la police et je leur dis, attention, il y a des bandes qui se rapprochent. Ils peuvent créer une rixe. L'île de France, c'est 80% des rixes de bandes de toute la France. Et ça ne fait qu'augmenter. Et on a des recrudescences d'armes blanches partout, y compris maintenant dans les collèges, dans les lycées. Donc voilà, on ne peut pas être angélique sur cette question de la sécurité. Moi, j'ai mis des brigades régionales de sécurité dans les lycées. Au début, mes opposants disaient, ah, c'est, comment ils appelaient ça ? Les vigiles de supermarché de Valérie Pécresse. Ce n'était pas très gentil pour eux parce que c'était des vrais professionnels et de la sécurité et de la médiation au milieu scolaire. Mais aujourd'hui, on se les arrache. Tous les proviseurs me les demandent. Ça permet d'éviter les intrusions. Ça permet d'éviter le racket. Ça permet d'éviter les rixes. Ça permet d'éviter aussi les violences sur les enseignants. Parce qu'il y a aussi des violences sur les enseignants. Donc, vous voyez, voilà, c'est ça que je fais. Répondre aux urgences. »
Question 92[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Quels sont vos interlocuteurs ?
Réponse directe
Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minute…
« Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minutes, c'est quoi ? C'est réussir à mettre partout en Ile-de-France, à moins de 20 minutes de chez vous, tous les services publics qu'on peut avoir au cœur de Paris. Alors comment on prend les décisions ? En concertation tout le temps. Une région, c'est d'abord un orchestre de maires. Je crois qu'il y a la présidente du département de... Bonjour Marie-Christine. Donc la région, c'est un orchestre de départements. Il y a 8 départements dans la région. Marie-Christine, la présidente du Val-d'Oise, est évidemment une partenaire clé pour faire tout ensemble. Et puis il y a tous les maires, 1270 maires. Et les maires, c'est eux qui portent les projets. Donc moi, ce que je leur donne, c'est des lignes directrices. Comment je vois les choses ? Alors parfois, ils sont d'accord, parfois, ils ne sont pas d'accord. Par exemple, j'ai pris une norme anti-ghetto, qui est controversée. Moi, ce que j'ai dit, quand je suis arrivé, j'ai dit, c'est pas normal qu'il y ait des villes dans lesquelles il y a 70% de logements sociaux et des villes qui sont carencées. Il faut qu'on rééquilibre tout ça. Et j'ai dit, on va financer le logement social dans les villes carencées, mais on va faire aussi autre chose. On va arrêter de financer encore plus de logements sociaux dans des villes qui ont déjà 50 ou 70%. Parce qu'après, le niveau des écoles baisse, les familles de la classe moyenne s'en vont, les élèves se retrouvent dans des écoles qui sont des écoles de relégation, et il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne. Et quand il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne, c'est la fracture sociale. C'est ça, la fracture territoriale. Donc on a, voilà, c'est la région des 20 minutes le projet, et on le fait en concertation avec tout le monde, y compris avec l'État quand même. Parce que même si je suis indépendant, que j'ai mon budget, etc., il faut quand même que je négocie toujours avec l'État, qui parfois nous met un peu des bâtons dans les roues parce qu'il trouve qu'on est un peu trop indépendant. Quand je décide que la sécurité est une priorité dans la région, c'est la première préoccupation de tous les franciliens. J'ai mon opposition de gauche qui m'attaque au tribunal. J'attends de savoir comment on va juger le tribunal. Et voilà, l'État m'aide, puisqu'il considère que les 40 millions d'euros que je mets sur les commissariats de police municipale, sur la vidéoprotection, sur des brigades de sécurité dans les lycées, dans les transports, c'est très important. Et donc, en ce moment, le numéro 3117 d'alerte pour les femmes victimes de violences dans les transports, tout ça, ça leur paraît important. Et donc, l'État est en train de m'aider. Ils sont en train de changer la loi. Au cas où le tribunal dit qu'on n'a pas le droit d'aider les police municipales, ils sont en train de changer la loi de police municipale pour dire que si, finalement, ce serait quand même bien que la région puisse aider. Donc la région, elle fait plein, plein de choses, mais elle le fait forcément toujours en partenariat. Voilà, toujours en partenariat. En ce moment, on prépare les assises de la jeunesse pour savoir quelles vont être les mesures. On vient de finir les 10 ans. On a un bilan des 10 ans. Quelles sont les mesures des 10 prochaines années et notamment pour la jeunesse ? Donc on va le faire avec toutes les associations de jeunesse. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 13:07
Question 93[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Et concrètement, comment est-ce que vous prenez vos décisions ?
Réponse directe
Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minute…
« Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minutes, c'est quoi ? C'est réussir à mettre partout en Ile-de-France, à moins de 20 minutes de chez vous, tous les services publics qu'on peut avoir au cœur de Paris. Alors comment on prend les décisions ? En concertation tout le temps. Une région, c'est d'abord un orchestre de maires. Je crois qu'il y a la présidente du département de... Bonjour Marie-Christine. Donc la région, c'est un orchestre de départements. Il y a 8 départements dans la région. Marie-Christine, la présidente du Val-d'Oise, est évidemment une partenaire clé pour faire tout ensemble. Et puis il y a tous les maires, 1270 maires. Et les maires, c'est eux qui portent les projets. Donc moi, ce que je leur donne, c'est des lignes directrices. Comment je vois les choses ? Alors parfois, ils sont d'accord, parfois, ils ne sont pas d'accord. Par exemple, j'ai pris une norme anti-ghetto, qui est controversée. Moi, ce que j'ai dit, quand je suis arrivé, j'ai dit, c'est pas normal qu'il y ait des villes dans lesquelles il y a 70% de logements sociaux et des villes qui sont carencées. Il faut qu'on rééquilibre tout ça. Et j'ai dit, on va financer le logement social dans les villes carencées, mais on va faire aussi autre chose. On va arrêter de financer encore plus de logements sociaux dans des villes qui ont déjà 50 ou 70%. Parce qu'après, le niveau des écoles baisse, les familles de la classe moyenne s'en vont, les élèves se retrouvent dans des écoles qui sont des écoles de relégation, et il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne. Et quand il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne, c'est la fracture sociale. C'est ça, la fracture territoriale. Donc on a, voilà, c'est la région des 20 minutes le projet, et on le fait en concertation avec tout le monde, y compris avec l'État quand même. Parce que même si je suis indépendant, que j'ai mon budget, etc., il faut quand même que je négocie toujours avec l'État, qui parfois nous met un peu des bâtons dans les roues parce qu'il trouve qu'on est un peu trop indépendant. Quand je décide que la sécurité est une priorité dans la région, c'est la première préoccupation de tous les franciliens. J'ai mon opposition de gauche qui m'attaque au tribunal. J'attends de savoir comment on va juger le tribunal. Et voilà, l'État m'aide, puisqu'il considère que les 40 millions d'euros que je mets sur les commissariats de police municipale, sur la vidéoprotection, sur des brigades de sécurité dans les lycées, dans les transports, c'est très important. Et donc, en ce moment, le numéro 3117 d'alerte pour les femmes victimes de violences dans les transports, tout ça, ça leur paraît important. Et donc, l'État est en train de m'aider. Ils sont en train de changer la loi. Au cas où le tribunal dit qu'on n'a pas le droit d'aider les police municipales, ils sont en train de changer la loi de police municipale pour dire que si, finalement, ce serait quand même bien que la région puisse aider. Donc la région, elle fait plein, plein de choses, mais elle le fait forcément toujours en partenariat. Voilà, toujours en partenariat. En ce moment, on prépare les assises de la jeunesse pour savoir quelles vont être les mesures. On vient de finir les 10 ans. On a un bilan des 10 ans. Quelles sont les mesures des 10 prochaines années et notamment pour la jeunesse ? Donc on va le faire avec toutes les associations de jeunesse. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 13:07
Question 94[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Pour revenir à une question centrée sur les élections présidentielles, vous avez récemment fait part de vos inquiétudes quant au processus de désignation du candidat des Républicains qui est lent et peu clair du fait de divisions internes. On a vu avec le départ de David Linard. Comment rebâtir une unité au sein du parti est-elle-même possible ?
Réponse partielle
que ce n'est plus une question de parti. Voilà. Je pense qu'aujourd'hui, l'espace d'un parti unique, la droite et le centre sont morcelés façon puzzle. Parce que vous avez le modem, vous avez Renaissance, vous avez l'UDI, vous avez les LR. Voilà. Donc, vous avez énormément de chapelles. Le parti de David, maintenant, puisqu'il a créé son propre parti. Donc, vous avez énormément de chapelles. Donc, aujourd'hui, on a deux forces très structurées. La LFI et le RM qui ont raté de peu la qualification au deuxième tour, les deux, l'un face à face, en 2017, en 2022. De peu, les deux fois. Est-ce qu'on veut que ça finisse par arriver ? Ou est-ce qu'on veut échapper à ce duel terrifiant, pour moi, L…
« que ce n'est plus une question de parti. Voilà. Je pense qu'aujourd'hui, l'espace d'un parti unique, la droite et le centre sont morcelés façon puzzle. Parce que vous avez le modem, vous avez Renaissance, vous avez l'UDI, vous avez les LR. Voilà. Donc, vous avez énormément de chapelles. Le parti de David, maintenant, puisqu'il a créé son propre parti. Donc, vous avez énormément de chapelles. Donc, aujourd'hui, on a deux forces très structurées. La LFI et le RM qui ont raté de peu la qualification au deuxième tour, les deux, l'un face à face, en 2017, en 2022. De peu, les deux fois. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 55:36Voir 1 autre passage
« Est-ce qu'on veut que ça finisse par arriver ? Ou est-ce qu'on veut échapper à ce duel terrifiant, pour moi, LFI et RN, au deuxième tour de la présidentielle ? Si on veut échapper, il n'y a pas de choix. Il faut un candidat unique de la droite et du centre. Et il faut se mettre tous autour d'une table pour engager le processus de sélection. Alors, il y en a qui ne veulent pas de primaire. Ils ne veulent pas de primaire, mais il faut bien un processus de départage. Voilà. Ceux qui ont peur de la primaire, c'est ceux qui ont peur de la perdre. Est-ce qu'on a peur de perdre la primaire quand on veut être président de la République ? Moi, je ne pense pas. Mais enfin, bon, après, chacun ses choix. La vérité, c'est qu'il faut un processus de départage. Il faut un candidat unique. Et croyez-moi, de l'expérience, il faut un candidat unique très vite. Parce que l'une des choses qui m'a complètement perdue en 2022, c'est que la primaire a été en décembre. Le processus de pré-primaire a pris six mois. Juste avant, j'avais eu les régionales. Je ne me suis pas reposée jusqu'en décembre. Et après, la marche était trop haute. La marche est trop haute. Aujourd'hui, dans le monde dans lequel on vit, qui est un monde en guerre, un candidat présidentiel doit avoir une crédibilité internationale. Il doit avoir fait le tour des capitales internationales. Ce candidat à la présidentielle, il doit avoir aussi un vrai projet. Aujourd'hui, je ne vois aucun projet de rupture sur la table. Aucun. Il y en aura peut-être un jour. Les Français, ils veulent savoir sur quel projet. Ensuite, il faut rassembler. Si on a la primaire trop tard, on n'arrive pas à rassembler. Croyez-moi, je suis bien placée pour en parler. Je sais exactement comment j'ai vécu ces trois mois de campagne. Donc, la vérité, c'est que tout ça, ça ne se fait pas d'un coup d'un seul. C'est pour ça que moi, je plaide. Alors, je suis peut-être un peu Cassandre, mais vous savez, dans la guerre de Troyes, Cassandre, elle avait raison à la fin. Elle avait raison. Donc, si on ne veut pas que tout s'écroule, je pense qu'il faut absolument qu'on fasse émerger un candidat qui représentera la droite et le centre. Moi, je pense qu'il lui faut un programme bien à droite parce que je pense que la France, aujourd'hui, elle a besoin des valeurs de la droite. Ça, c'est mon sentiment. Et c'est plutôt un sentiment qui est corroboré par les résultats des élections municipales, globalement. Donc, je pense qu'il faut ce projet pour la France. »
Question 95[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Et justement, vous venez de parler d'un programme de rupture. Comment est-ce qu'on fait rupture ?
Réponse partielle
Mais là aussi, c'est une très bonne question. Le sujet, c'est d'abord de mettre le projet au cœur. Les Français, ce qu'ils veulent, c'est des solutions. Des solutions pour le pays, des solutions à leurs problèmes. Ils veulent une vision. Ils veulent une vision crédible. Et cette vision, ça ne peut pas être juste je vais baisser le taux de la TVA ou je vais modifier, je ne sais pas quoi, je ne sais même pas quelle procédure bureaucratique. Il faut arrêter avec ces solutions techniques. Et ce n'est pas non plus des grandes imprécations. Voilà. Donc le sujet, c'est concrètement comment on se retrousse les manches pour remettre le pays dans le droit chemin et faire de la France ce qu'elle doit…
« Mais là aussi, c'est une très bonne question. Le sujet, c'est d'abord de mettre le projet au cœur. Les Français, ce qu'ils veulent, c'est des solutions. Des solutions pour le pays, des solutions à leurs problèmes. Ils veulent une vision. Ils veulent une vision crédible. Et cette vision, ça ne peut pas être juste je vais baisser le taux de la TVA ou je vais modifier, je ne sais pas quoi, je ne sais même pas quelle procédure bureaucratique. Il faut arrêter avec ces solutions techniques. Et ce n'est pas non plus des grandes imprécations. Voilà. Donc le sujet, c'est concrètement comment on se retrousse les manches pour remettre le pays dans le droit chemin et faire de la France ce qu'elle doit être, c'est-à-dire le pays moteur de l'innovation en Europe, le pays moteur des droits de l'homme dans le monde. C'est ça la France. Mais pour qu'on redevienne ça, il faut qu'on soit fort économiquement. Et vous savez, Clinton, il disait un jour à son opposant dans un débat, il disait c'est l'économie stupide. En France, on a l'impression que l'économie, c'est l'économie stupide, sous-entendu, il faut aussi faire de l'économie quand on veut être président de la République. Et on a l'impression qu'en France, l'économie, c'est un grand mot. C'est-à-dire que quelqu'un qui vous parle de la bonne gestion du pays, en fait, il ne vous parle pas de gestion. Il vous parle de vos services publics. Il vous parle de votre santé. Il vous parle de votre logement. Il vous parle de vos transports. Il vous parle de votre emploi. Il vous parle de votre vie, en fait, quand il parle de bonne gestion. C'est ça, la bonne gestion. La bonne gestion, c'est de faire en sorte que votre argent soit bien dépensé. Et si votre argent est bien dépensé, on va vous rendre beaucoup d'argent. Et donc, on aura des salaires plus attractifs. Et si on a des salaires plus attractifs, on aura plus envie de travailler. Et si on a plus envie de travailler, tout le pays changera parce qu'il y aura beaucoup plus de cohésion. On le voit bien. Donc, en fait, on a un peu tout mis à l'envers avec tous ces chèques et toute cette tentation de se dire, finalement, le travail n'est plus au cœur de la société. Si, le travail est au cœur de toutes les sociétés qui sont optimistes, en fait. Parce que le travail, l'entrepreneuriat, la création, être artiste, être entrepreneur, être un bon professionnel, s'épanouir dans ce qu'on fait, dans ce qu'on fabrique, c'est ça qui donne un sens à la vie. Et ça, le travail, aujourd'hui, c'est plus une valeur, vraiment. On ne le met plus en valeur. On estime que c'est plutôt une charge dont il faudrait se débarrasser. Moi, ça m'attriste parce que je pense que ça veut dire qu'on est une société qui est profondément pessimiste, au fond, et profondément individualiste. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 49:58
Question 96[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
C'était justement un peu ma question. Est-ce que c'est pas trop tard ?
Réponse directe
Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. D'abord, parce que regardez, regardez, je vais vous donner un exemple, la Grèce. Exemple tout récent, la Grèce. Moi, j'ai connu la Grèce en faillite. Quand j'étais ministre du budget, la Grèce faisait faillite, on avait une crise des dettes souveraines, toutes les dettes étaient attaquées, il a fallu faire un plan d'urgence d'économie, etc. Et la Grèce est en faillite. L'Europe l'a sauvée. Et aujourd'hui, la Grèce marche très, très bien. L'Irlande a fait faillite. Aujourd'hui, l'Irlande marche très, très bien. Le Canada a fait faillite. Aujourd'hui, le Canada marche très, très bien. La Suède a fait faillite ou quasi, elle marche très, très bien. Donc la…
« D'abord, parce que regardez, regardez, je vais vous donner un exemple, la Grèce. Exemple tout récent, la Grèce. Moi, j'ai connu la Grèce en faillite. Quand j'étais ministre du budget, la Grèce faisait faillite, on avait une crise des dettes souveraines, toutes les dettes étaient attaquées, il a fallu faire un plan d'urgence d'économie, etc. Et la Grèce est en faillite. L'Europe l'a sauvée. Et aujourd'hui, la Grèce marche très, très bien. L'Irlande a fait faillite. Aujourd'hui, l'Irlande marche très, très bien. Le Canada a fait faillite. Aujourd'hui, le Canada marche très, très bien. La Suède a fait faillite ou quasi, elle marche très, très bien. Donc la vérité, c'est que soit on attend la faillite et les mesures seront beaucoup plus douloureuses à prendre, beaucoup plus douloureuses. Et donc, il faut tant qu'on a encore les moyens, faire les démarches. Parce que moins on attend, moins c'est douloureux. Mais un jour, on sera obligé de le faire. Et ce qui m'ennuie, c'est que moi, je pense qu'avec l'IA et avec le quantique, avec la physique, les maths, on a un atout, nous, la France, mais juste colossal aujourd'hui à jouer. Simplement, il faut le jouer. Il faut avoir les moyens financiers de le jouer. Il faut continuer d'attirer. Macron n'a pas tout fait mal. Il a quand même généré une French Tech qui est un vrai succès. Il a quand même attiré des investissements étrangers sur notre sol. Et cette politique pro-entreprise, elle a créé de l'emploi dans le pays. Donc, ce n'est pas ça qu'il faut abandonner. Mais ce qu'il faut abandonner, c'est, j'allais dire, la tentation de faire des chèques pour à peu près tout et le reste, ce qui ne résout absolument pas les problèmes des gens. Parce que les problèmes des gens, ils sont liés à toute cette superstructure administrative, toute cette bureaucratie, toutes ces normes qui nous paralysent littéralement dès qu'on veut faire quelque chose. On a la moitié de l'administration qui contrôle l'autre. Nous, on est contrôlés toute la journée dès qu'on fait quelque chose. Mais c'est terrifiant. On a des règles et des normes. Chaque fois qu'on veut porter un projet, il faut une énergie de titan pour réussir à le porter. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:03:31Voir 1 autre passage
« Et c'est pareil, si vous devenez entrepreneur, vous vous apercevrez de ça aussi. Et ça, Emmanuel Macron en avait conscience et c'est à ça qu'il s'est attaqué. Mais il ne s'est pas attaqué à la sphère publique, malheureusement, à la réduction de la dette, à la réduction du déficit et à la bonne gestion du service public. Et c'est là qu'il a trébuché. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 1:05:28
Question 97[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
dans lequel on a des révélations sur des comportements homophobes, sexistes, au sein du lycée. En plus de cela, on le sait, le lycée Stanislas est parmi l'un des lycées avec le taux de mixté sociale le plus faible de France. Avec ces éléments, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous reprochent d'avoir octroyé des subventions facultatives à hauteur de 400 000 à 500 000 euros, en plus des dotations de fonctionnement obligatoire au lycée Stanislas pour des rénovations, entre guillemets, et minimes, quand des lycées de Seine-Saint-Denis peinent à accueillir leurs élèves certains ?
Réponse directe
Alors, je réponds plein de choses. D'abord, je vous ai dit que j'ai mis 6,5 milliards sur la table pour rénover les 200 lycées totalement vétustes que la gauche m'a légués en Ile-de-France. La gauche m'a légué une dette éducative colossale. 200 lycées où, quand les jeunes arrivaient, ils étaient au bout de leur vie. 200. Et pour rénover 200 lycées, malheureusement, il faut plus de 10 ans. Donc, je n'ai pas terminé le boulot. J'en ai rénové 145. Il m'en reste encore 45 en travaux. Et je peux vous dire que c'est 6,6 milliards. C'est 1 milliard d'euros par an qui est dépensé par la région Ile-de-France. 1 milliard d'euros juste dans les travaux des lycées publics. Alors oui, vous avez raison.…
« Alors, je réponds plein de choses. D'abord, je vous ai dit que j'ai mis 6,5 milliards sur la table pour rénover les 200 lycées totalement vétustes que la gauche m'a légués en Ile-de-France. La gauche m'a légué une dette éducative colossale. 200 lycées où, quand les jeunes arrivaient, ils étaient au bout de leur vie. 200. Et pour rénover 200 lycées, malheureusement, il faut plus de 10 ans. Donc, je n'ai pas terminé le boulot. J'en ai rénové 145. Il m'en reste encore 45 en travaux. Et je peux vous dire que c'est 6,6 milliards. C'est 1 milliard d'euros par an qui est dépensé par la région Ile-de-France. 1 milliard d'euros juste dans les travaux des lycées publics. Alors oui, vous avez raison. Je donne aussi de l'argent pour les lycées privés. Je donne très exactement la somme astronomique, tous les ans, de 10 millions d'euros par an pour rénover les lycées privés. Mais si quelques-uns d'entre vous ont fait un tout petit peu de mathématiques dans leur enfance, 10 sur 1 000, c'est 1%. Donc, tous ceux qui me reprochent cette astronomique somme de 10 millions, oublient de dire, parce que ça, c'est de la mauvaise foi, que je dépense un milliard par an pour réparer tout ce qu'ils ont cassé. C'est-à-dire ces lycées vétustes dans lesquels on accueillait des gamins, notamment dans les lycées professionnels, notamment en Seine-Saint-Denis, dans des conditions littéralement indignes. Moi, je suis tombée dans un trou en visitant le lycée de Villeneuve-le-Roy qui avait des trous dans les murs. Je regarde des trous dans les murs, je suis tombée dans un trou dans le sol. C'était ça, les lycées d'Île-de-France. Donc, voilà ce que je réponds. Alors, sur Stanislas, on a donné la subvention facultative, non pas pour faire des travaux minimes, mais pour faire des travaux de mise en accessibilité handicap. Parce que vous avez raison, le lycée Stanislas n'a pas la mixité sociale qu'on souhaiterait, mais en revanche, dans les lycées catho, ils ont une force, c'est qu'ils ont souvent des classes accessibles et ils font beaucoup de travail sur l'accès des jeunes en situation de handicap dans le lycée. Donc, oui, on a aidé pour l'accessibilité de Stanislas. On l'a fait avant le rapport. Ça aussi, l'opposition ne le dit pas. On l'a fait avant le rapport. Quand le rapport a été publié, la première chose que j'ai fait, c'est convoquer le directeur du Océzain, appeler le directeur du lycée, appeler le ministre de l'Éducation nationale, qui à l'époque n'était plus chargé du dossier. Donc, j'ai appelé le premier ministre, Gabriel Attal, et je leur ai demandé à tous des explications. Je leur ai demandé si ce rapport était encore d'actualité. Je leur ai demandé si les actions correctrices avaient été envisagées. Et j'ai demandé à Gabriel Attal s'il a envisagé de retirer le contrat à Stanislas. Ils m'ont tous dit oui, on est en train de mettre en oeuvre les trucs du rapport. Les actes homophobes ont été immédiatement sanctionnés. Et la personne a été virée. Ça, c'est du passé. On est en train de se corriger. Et moi, j'ai demandé à avoir tous les actes de correction. Et on a fait interviewer le directeur du Océzain par la commission éducation, où j'ai toute mon opposition qui siège. Et c'est comme ça qu'on a poursuivi les financements à Stanislas, parce qu'ils nous ont dit oui, OK, on n'était pas dans les clous du tout. Maintenant, on est en train de s'y mettre. Donc, ne nous enlevez pas les financements. Maintenant, on est en train de se corriger. C'est comme ça que ça s'est passé. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 31:10
Question 98[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Justement, vous avez évoqué le sujet des polices municipales. Aujourd'hui, les polices municipales, leurs effectifs ont augmenté de 20% en 4 ans. C'est une préoccupation qui grandit, comme vous venez de le dire. Cependant, la Cour des comptes montre qu'il n'y a pas de corrélation entre la hausse des effectifs de police, l'armement renforcé, justement, des effectifs de police et la baisse de la délinquance. Aujourd'hui, beaucoup de communes, justement, augmentent leur budget avec plus de policiers, des policiers mieux équipés. J'entends par là des policiers municipaux. Quel est votre regard là-dessus ?
Réponse directe
Alors, d'abord, je ne vois absolument pas quelle est l'expertise de la Cour des comptes pour juger de cela, parce qu'en réalité, la Cour des comptes n'est pas sociologue, n'est pas anthropologue et n'est pas non plus agent du ministère de l'Intérieur. Donc moi, je fais beaucoup plus confiance au ministère de l'Intérieur pour me dire si les policiers municipaux sont utiles ou pas. Et tous les préfets que j'ai eus de police de la région Île-de-France m'ont dit deux choses. Ils m'ont dit la vidéoprotection, c'est très important, c'est très dissuasif, c'est très utile pour élucider les crimes. Et puis, les polices municipales, c'est le magnon qui manque dans la chaîne de sécurité. C'est la poli…
« Alors, d'abord, je ne vois absolument pas quelle est l'expertise de la Cour des comptes pour juger de cela, parce qu'en réalité, la Cour des comptes n'est pas sociologue, n'est pas anthropologue et n'est pas non plus agent du ministère de l'Intérieur. Donc moi, je fais beaucoup plus confiance au ministère de l'Intérieur pour me dire si les policiers municipaux sont utiles ou pas. Et tous les préfets que j'ai eus de police de la région Île-de-France m'ont dit deux choses. Ils m'ont dit la vidéoprotection, c'est très important, c'est très dissuasif, c'est très utile pour élucider les crimes. Et puis, les polices municipales, c'est le magnon qui manque dans la chaîne de sécurité. C'est la police de proximité. Cette police de proximité, elle est indispensable. Alors, elle n'a pas du tout les mêmes missions que la police nationale, mais elle est absolument indispensable. Elle est indispensable parce qu'elle est sur le terrain en permanence. La mission de la police nationale, c'est d'élucider les crimes. La mission de la police nationale, c'est de faire des enquêtes. La mission de la police nationale, c'est de sécuriser, de faire de l'ordre public dans des moments où il y a des émeutes, des manifestations, etc. Ce n'est pas la mission de la police municipale. La police municipale, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle fait de l'hyper-proximité. Et elle regarde aussi les caméras de vidéoprotection. Parce que les caméras de vidéoprotection, on ne va pas payer un policier national pour regarder des caméras. Donc, en fait, on a besoin de cette police de proximité. Moi, j'y crois depuis toujours. Quand j'étais chez Chirac, je bossais sur les questions de sécurité déjà à l'époque. Je suis juge, en fait. Parce que je ne sais pas si vous l'avez dit. Mais mon métier, c'est d'être juge. Moi, je voulais être juge. Je voulais dire le droit. Je voulais rendre la justice. Donc, j'étais au Conseil d'État. J'étais juge pendant 8 ans. Et vraiment, cette question de la violence, de comment on résout le problème de la violence, est très important. Vous savez, plus on est fragile, plus on a besoin de l'État de droit, plus on a besoin de la protection des forces de l'ordre. Donc, pour moi, les forces de l'ordre, elles sont d'abord là pour nous protéger. Voilà. Et je sais que ce n'est pas forcément la vision qu'il y a tout le monde. Mais aujourd'hui, quand j'entends des maires dire on va désarmer les polices municipales pour finir de répondre à votre question. En fait, il y a des endroits en Ile-de-France où les policiers municipaux n'osent pas aller s'ils ne sont pas armés. C'est ça, la réalité de l'Ile-de-France. Il y en a qui ne veulent pas la voir ou peut-être qu'ils la voient très bien et qu'ils savent très bien qu'il y a des endroits de narcotrafic et qu'ils ne veulent pas y envoyer les policiers municipaux. C'est peut-être une autre hypothèse. Mais le sujet aujourd'hui, il est simple. Un policier non armé dans une ville difficile, criminogène, eh bien, il ne peut pas rentrer dans certains territoires. Donc, si on veut que la police puisse aller partout, ça veut dire si on veut que l'État de droit soit partout, si on veut que la protection soit la même partout sur le territoire, il faut des policiers municipaux. Et c'est la décision du maire de les armer ou pas. Mais dans les lieux de narcotrafic, il faut les armer. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 17:04Voir 1 autre passage
« Ce que j'ai remarqué, c'est que le maire de Saint-Denis, puisque vous le citez, a commencé à rétro-pédaler assez vite en disant, finalement, peut-être que dans certaines circonstances, ils pourront garder l'ensemble. La vérité, la vérité toute crue, je vais vous la dire, c'est qu'à Saint-Denis, si on désarme les policiers, les policiers démissionneront. Voilà. Parce qu'ils ont face à eux un certain nombre de porteurs du narcotrafic, un certain nombre de crimes et de délits qui sont commis dans cette ville, qui font qu'ils ne se sentiront pas en sécurité pour exercer leur métier. C'est ça, la vérité. Et moi, je plaide pour de l'armement des polices, non pas pour qu'ils s'en servent, mais pour que ce soit dissuasif pour ceux qui en ont. Vous voyez, le problème pour moi, c'est quand on dit, par exemple, ah ben non, les polices municipales ne peuvent pas utiliser des drones, parce que les drones, c'est contraire aux libertés publiques. Mais le problème, c'est que moi, qui sillonne l'Île-de-France toute la journée, dès que j'arrive près d'un four, donc un lieu de narcotrafic, dès que j'arrive près d'un four, j'entends « bzzz ». Donc ça veut dire que les dealers, eux, ils ont les drones. Eux, ils surveillent, ils nous surveillent avec des drones. Donc moi, je pense que sur les drones, il faut décrire, au contraire, qu'on se mette autour de la table, qu'on décide quand est-ce qu'on a le droit de les utiliser, quand est-ce qu'on n'a pas le droit. Sur la base de Cergy, tout près d'ici, l'île de Loisir, eh bien, figurez-vous que j'ai le droit d'utiliser les drones. J'ai le droit d'utiliser pour surveiller la baignade. Et à quoi ils m'ont servi les drones ? On surveille la baignade, mais en fait, on a aussi prévenu les rixes. Parce qu'il y avait très souvent à l'île de Loisir de Cergy l'été, des personnes un petit peu échaudées par l'été, la chaleur, peut-être d'autres substances, de l'alcool, la gaieté du moment. Enfin bon, bref, on avait des rixes. Et les caméras, elles m'ont permis de prévenir. Dès que je vois deux bandes qui se rapprochent, j'appelle la police et je leur dis, attention, il y a des bandes qui se rapprochent. Ils peuvent créer une rixe. L'île de France, c'est 80% des rixes de bandes de toute la France. Et ça ne fait qu'augmenter. Et on a des recrudescences d'armes blanches partout, y compris maintenant dans les collèges, dans les lycées. Donc voilà, on ne peut pas être angélique sur cette question de la sécurité. Moi, j'ai mis des brigades régionales de sécurité dans les lycées. Au début, mes opposants disaient, ah, c'est, comment ils appelaient ça ? Les vigiles de supermarché de Valérie Pécresse. Ce n'était pas très gentil pour eux parce que c'était des vrais professionnels et de la sécurité et de la médiation au milieu scolaire. Mais aujourd'hui, on se les arrache. Tous les proviseurs me les demandent. Ça permet d'éviter les intrusions. Ça permet d'éviter le racket. Ça permet d'éviter les rixes. Ça permet d'éviter aussi les violences sur les enseignants. Parce qu'il y a aussi des violences sur les enseignants. Donc, vous voyez, voilà, c'est ça que je fais. Répondre aux urgences. »
Question 99[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Comment est-ce que vous envisagez une réforme équitable, comme on l'entend souvent, mais finalement, de quoi on parle exactement ?
Réponse partielle
Allez, je vais vous surprendre. Je vais citer Jaurès. Jaurès disait qu'il fallait se méfier des mensonges et qu'il fallait toujours chercher la vérité. Le vrai courage, c'était de chercher la vérité et de ne pas se laisser tromper par les mensonges. Donc les mensonges trompeurs, aujourd'hui, c'est ce qu'on dit aux Français quand on leur dit que, contrairement à, partout dans le monde, on va pouvoir vivre plus longtemps, sans travailler plus longtemps, et en même temps toucher notre retraite. Ça, ça s'appelle un mensonge. Voilà. Alors, je sais que la politique, c'est parfois la démagogie, mais moi, je ne serai pas du côté des démagogues. Alors, peut-être que quand on n'est pas du côté des dé…
« Jaurès disait qu'il fallait se méfier des mensonges et qu'il fallait toujours chercher la vérité. Le vrai courage, c'était de chercher la vérité et de ne pas se laisser tromper par les mensonges. Donc les mensonges trompeurs, aujourd'hui, c'est ce qu'on dit aux Français quand on leur dit que, contrairement à, partout dans le monde, on va pouvoir vivre plus longtemps, sans travailler plus longtemps, et en même temps toucher notre retraite. Ça, ça s'appelle un mensonge. Voilà. Alors, je sais que la politique, c'est parfois la démagogie, mais moi, je ne serai pas du côté des démagogues. Alors, peut-être que quand on n'est pas du côté des démagogues, on fait 5% à la présidentielle, mais moi, je préfère faire 5% à la présidentielle que vous mentir et que vous emmener dans le mur, parce que c'est ça qui est en train de se passer avec le régime des retraites. Moi, j'ai des enfants qui ont votre âge, et certains d'entre eux me disent « Mais à quoi ça sert, un moment de cotiser pour sa retraite ? » C'est une pyramide de Pondy, puisque de toute façon, plus personne ne cotise. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 40:10Voir 1 autre passage
« C'est sûr que si on continue de partir tôt et d'allonger la vie, il y a un moment où ça ne marchera pas. Voilà. Donc, le sujet, aujourd'hui, c'est « Est-ce qu'on a encore confiance dans notre régime par répartition ou pas ? » Est-ce qu'on veut le sauver ou pas ? Et moi, je veux le sauver, parce que je pense que le régime par répartition, c'est celui qui protège notamment les plus fragiles. Et c'est pour ça qu'il faut le sauver. Mais pour le sauver, il faut dire la vérité. Cotisants, nombre de cotisants, nombre de retraités, c'est ça l'équation. Et si on vit plus longtemps, il y aura plus de retraites à payer. Et malheureusement, il y a un peu moins de cotisants en France aussi. Donc, le sujet, c'est, si on ne veut pas augmenter les cotisations jusqu'au ciel, c'est de travailler plus longtemps. Et tous ceux qui vous disent le contraire, vous mentent. Et vous, vous avez suffisamment d'esprit critique, vous êtes à l'ESSEC, vous savez gérer, vous savez compter. Donc, voilà. Ne vous laissez pas berner. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 41:02
Question 100[DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSEC
Nous allons donc commencer par la première partie qui revient sur votre rôle en tant que présidente de la région Ile-de-France. Donc cela fait maintenant 11 ans que vous êtes à la tête de la région. Peut-être parce que votre rôle n'est pas très clair pour tout le monde. Est-ce que vous pourriez nous expliquer concrètement ce que vous faites en tant que présidente de la région Ile-de-France ?
Réponse directe
Alors la région Ile-de-France, comme vous l'avez dit, c'est la première région d'Europe en termes financiers, en termes de puissance. Mais en même temps, c'est un territoire qui est extrêmement fracturé. C'est certainement le territoire où il y a le plus d'inégalités en France. Il y a les plus riches et il y a les plus pauvres. Et moi, je suis entrée en politique avec Jacques Chirac, comme vous l'avez dit. Et ce qui m'avait plu et pourquoi je me suis engagée à ses côtés, c'est parce qu'il était le président qui luttait contre les fractures. Et je pense que ma mission en tant que présidente de région, c'est de recoudre les fractures de l'Ile-de-France. Alors les fractures de l'Ile-de-France,…
« Et ce qui m'avait plu et pourquoi je me suis engagée à ses côtés, c'est parce qu'il était le président qui luttait contre les fractures. Et je pense que ma mission en tant que présidente de région, c'est de recoudre les fractures de l'Ile-de-France. Alors les fractures de l'Ile-de-France, il y en a de toutes sortes. D'abord, entre Paris et la banlieue. Vous avez bien vu que Paris s'enferme et que la banlieue, c'est tout ce qui n'est pas Paris, mais qui ne peut plus rentrer dans Paris. Donc on a un vrai clivage entre Paris et sa banlieue. Puis ensuite, entre les banlieues, il y a des quartiers politiques de la ville, des quartiers extrêmement pauvres, dans lesquels, quand j'étais jeune, j'ai voulu aller travailler. J'avais fait mon premier stage ENA pour l'insertion des travailleurs immigrés et de leurs familles dans les quartiers politiques de la ville. Donc c'est un sujet qui est vraiment très cher à mon cœur. Et puis, il y a les territoires ruraux. À quelques encablures ici de Cergy, vous avez des territoires complètement ruraux avec des villages, et qui sont parmi les territoires, bizarrement aussi, les plus déshérités d'Île-de-France en termes de services publics. Donc il y a d'énormes fractures. Et puis, il y a des fractures sociales. Et puis, il y a des fractures aussi, j'allais dire identitaires, parce que l'Île-de-France est une région monde. Elle accueille le monde depuis toute éternité. Et donc le sujet, c'est comment est-ce qu'on fait France avec des Franciliens qui viennent d'absolument partout et d'ailleurs de la province, parce qu'ils viennent à Paris étudier, parce qu'ils viennent à Paris travailler, mais aussi du monde entier. Comment est-ce qu'on crée une identité ? Alors pour créer une identité, moi j'ai eu une vision qui était de dire, il n'y a pas un bon ou un mauvais côté du périphérique. On va prendre le siège de la région de France, on va le mettre à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, pour dire, je ne suis plus rue de Babylone dans le 7e, je suis en Seine-Saint-Denis. Alors vous avez parlé de mon enfance à Neuilly-sur-Seine. Et bien oui, vous voyez, il y a des gens qui ont grandi à Neuilly-sur-Seine, qui s'installent en Seine-Saint-Denis. Il y a aussi des gens qui ont grandi en Seine-Saint-Denis, qui aujourd'hui vivent à Grouet-Malmaison. Donc vous voyez, les deux sont possibles. Mais moi, ce que je veux aujourd'hui, et c'est vraiment très fortement créé chez moi, c'est résoudre ces problèmes de fractures sociales et territoriales. Une autre décision qu'on a prise, alors qu'est-ce que fait la région ? On va y demander ce que fait la région. La région, elle est en charge du développement économique d'un territoire, et elle est aussi en charge de l'aménagement de ce territoire. Donc la ville de demain, la transition écologique. Moi, ma vision, c'est de faire de l'île de France la première région écologique d'Europe. Et pour ça, on fait la révolution des transports. Pour ça, on finance des énergies décarbonées. Pour ça, on remet du verre dans les villes, etc. Etc. Etc. On développe la filière bio. Ça, c'est l'écologie. L'économie, c'est l'innovation. Moi, je veux aussi faire de l'île de France la première région de l'innovation en Europe, avec l'IA, avec le quantique. Vous savez que les maths, la physique, eh bien, c'est les grandes spécialités de l'île de France. Aujourd'hui, c'est ça qui est le moteur de la création dans le monde entier. Donc je veux investir massivement dans l'innovation. Je veux qu'on soit une piscine de talent pour le monde. Je veux que tous les plus grands investisseurs mondiaux viennent s'installer chez nous pour créer l'emploi de demain, ici, en Ile-de-France. Et puis le sujet de l'égalité des chances est au cœur de mon engagement. Comme vous l'avez vu, mon père était professeur, vous l'avez dit, et quand j'ai décidé de m'engager en politique, j'ai demandé à travailler sur les lois éducation, les lois recherche. C'est pour ça que j'étais ministre des universités, la ministre qui a porté l'autonomie des universités. Une sacrée réforme, neuf mois de grève étudiante. Super, une belle expérience. Et l'éducation est le moteur aussi de la région, parce qu'on est la région la plus jeune de France. Donc quand je suis arrivée, j'avais 200 lycées totalement vétustes, et la région est responsable des lycées. C'est pour ça aussi que j'ai fait un plan de 6,6 milliards, uniquement centré sur l'éducation, qui est le plus grand plan éducatif de toute la France. C'est même le plus grand plan tout court d'investissement après le super métro du Grand Paris et les JO. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 9:00Voir 1 autre passage
« Alors vos petits camarades l'ont dit, ce qui est très sympathique quand on est présidente de région, c'est qu'on a son petit domaine à soi. Et c'est vrai qu'on est responsable de ces décisions, parce que dans une collectivité territoriale... C'est pas comme ça que je prends mes décisions. Dans une collectivité territoriale, évidemment, on est forcément avec une majorité, contrairement au gouvernement qui n'en a pas au Parlement. Mais nous, on a une forte majorité et donc on a une ligne directrice. Et cette ligne directrice, je l'ai dit, c'est de faire la région de tous les possibles et de toutes les excellences. Et c'est aussi de faire la région des 20 minutes. Alors la région des 20 minutes, c'est quoi ? C'est réussir à mettre partout en Ile-de-France, à moins de 20 minutes de chez vous, tous les services publics qu'on peut avoir au cœur de Paris. Alors comment on prend les décisions ? En concertation tout le temps. Une région, c'est d'abord un orchestre de maires. Je crois qu'il y a la présidente du département de... Bonjour Marie-Christine. Donc la région, c'est un orchestre de départements. Il y a 8 départements dans la région. Marie-Christine, la présidente du Val-d'Oise, est évidemment une partenaire clé pour faire tout ensemble. Et puis il y a tous les maires, 1270 maires. Et les maires, c'est eux qui portent les projets. Donc moi, ce que je leur donne, c'est des lignes directrices. Comment je vois les choses ? Alors parfois, ils sont d'accord, parfois, ils ne sont pas d'accord. Par exemple, j'ai pris une norme anti-ghetto, qui est controversée. Moi, ce que j'ai dit, quand je suis arrivé, j'ai dit, c'est pas normal qu'il y ait des villes dans lesquelles il y a 70% de logements sociaux et des villes qui sont carencées. Il faut qu'on rééquilibre tout ça. Et j'ai dit, on va financer le logement social dans les villes carencées, mais on va faire aussi autre chose. On va arrêter de financer encore plus de logements sociaux dans des villes qui ont déjà 50 ou 70%. Parce qu'après, le niveau des écoles baisse, les familles de la classe moyenne s'en vont, les élèves se retrouvent dans des écoles qui sont des écoles de relégation, et il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne. Et quand il n'y a plus d'ascenseur social qui fonctionne, c'est la fracture sociale. C'est ça, la fracture territoriale. Donc on a, voilà, c'est la région des 20 minutes le projet, et on le fait en concertation avec tout le monde, y compris avec l'État quand même. Parce que même si je suis indépendant, que j'ai mon budget, etc., il faut quand même que je négocie toujours avec l'État, qui parfois nous met un peu des bâtons dans les roues parce qu'il trouve qu'on est un peu trop indépendant. Quand je décide que la sécurité est une priorité dans la région, c'est la première préoccupation de tous les franciliens. J'ai mon opposition de gauche qui m'attaque au tribunal. J'attends de savoir comment on va juger le tribunal. Et voilà, l'État m'aide, puisqu'il considère que les 40 millions d'euros que je mets sur les commissariats de police municipale, sur la vidéoprotection, sur des brigades de sécurité dans les lycées, dans les transports, c'est très important. Et donc, en ce moment, le numéro 3117 d'alerte pour les femmes victimes de violences dans les transports, tout ça, ça leur paraît important. Et donc, l'État est en train de m'aider. Ils sont en train de changer la loi. Au cas où le tribunal dit qu'on n'a pas le droit d'aider les police municipales, ils sont en train de changer la loi de police municipale pour dire que si, finalement, ce serait quand même bien que la région puisse aider. Donc la région, elle fait plein, plein de choses, mais elle le fait forcément toujours en partenariat. Voilà, toujours en partenariat. En ce moment, on prépare les assises de la jeunesse pour savoir quelles vont être les mesures. On vient de finir les 10 ans. On a un bilan des 10 ans. Quelles sont les mesures des 10 prochaines années et notamment pour la jeunesse ? Donc on va le faire avec toutes les associations de jeunesse. »
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« Alors, le projet, en fait, dans sa phase opérationnelle, il commence maintenant. Il fallait déjà qu'on ait un, j'allais dire, un accord des investisseurs pour commencer à construire le projet. Donc, ce projet, on va commencer à le construire, y compris en concertation avec les élus locaux du territoire, parce que c'est un projet, d'abord sur plusieurs années, et c'est un projet sur lequel il faut être très vigilant. Vous savez que la région Île-de-France est en zéro artificialisation nette. Ça veut dire que, si jamais on construit sur un terrain agricole, il faut qu'on fasse de la compensation écologique qu'on replante ailleurs. Donc, nous, on sera très vigilants sur ce projet. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 22:09
« Non, non, mais à un moment donné, j'entends quand même tellement de démagogie aujourd'hui. Je dis aux Français, regardez ce qui s'est passé en Angleterre au moment du Brexit. Regardez comment les populistes ont trompé les Anglais. Et regardez la situation de l'Angleterre aujourd'hui. Il ne faut pas écouter les démagogues. Aujourd'hui, c'est simple. On va vivre plus longtemps en bonne santé. Il faut travailler plus longtemps si on veut avoir une retraite garantie. C'est mathématique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 16:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées13 oct. 2025 au 31 août 2026 · 17 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous n'avez pas parlé trop vite, Valérie Pécresse ? Ah non, non, c'est fait. Enfin, c'est fait. Les investisseurs saoudiens, donc qu'il y a l'entreprise qui, en ce moment, est en train de construire un immense parc d'attractions en Arabie Saoudite, a signé pour investir sur trois parcs d'attractions sur le site de Mirapolis. Je rappelle à tous ceux qui m'expliquent que c'est terrible parce qu'on va devenir un parc d'attractions géant, que ce parc Mirapolis, il a été créé en 1985, qu'il a fait faillite en 1990, et que ça fait 35 ans qu'on cherche désespérément à attirer un investisseur pour sauver cette friche de centaines d'écarts dans lesquels il n'y a plus rien. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 22:45Voir 2 autres passages
« La France ne peut pas avoir raison contre le reste du monde. Le reste de l'Europe est à 65 ans aujourd'hui. En France, on a une espérance de vie en bonne santé qui est aussi, voire meilleure que les pays qui nous entourent. On a un équilibre démographique à trouver. Donc, on ira progressivement jusqu'à 65 ans. Il faut le dire. Il faut surtout le faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 16:36
« Alors d'abord, l'adaptation au réchauffement climatique, ce n'est pas quelque chose qu'on a découvert aujourd'hui. On a, depuis la canicule de 2003, et singulièrement depuis que je suis présidente de région, nous avons travaillé à adapter tous nos bâtiments au réchauffement. Mais vous dites qu'on a 10 ans de retard. Nous avons travaillé à adapter tous nos bâtiments au réchauffement. Le problème, c'est que nous n'avons pas cette culture des grosses chaleurs. Et la culture des grosses chaleurs, elle conduit effectivement les habitants à avoir des habitudes très différentes. Elle conduit aussi les propriétaires privés à avoir des habitations qui sont beaucoup plus climatisées. Est-ce que vous savez que la région, par exemple, a une carte aujourd'hui de tous les îlots de frocheurs d'Île-de-France ? C'est-à-dire que tous les points rafraîchis, tous les endroits qui sont climatisés, sont sur une carte qu'on peut consulter sur le site de la région pour aller se rafraîchir dans la journée. Il y a la question du rafraîchissement dans la journée, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées13 oct. 2025 au 31 août 2026 · 72 observations95 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, ça, c'est des licences qui sont négociées par les investisseurs. Aujourd'hui, ils ont l'accord pour faire le premier parc qui est en Arabie Saoudite, et ils souhaitent en faire un en Europe et peut-être aussi un au Japon. Voilà. Mais ce sont des négociations qui sont avec les ayants droit. Je ne peux pas les révéler aujourd'hui. Mais ce qui est important, c'est que tous ceux qui opposent tourisme, industrie et innovation font complètement fausse route. Aujourd'hui, aller en Floride, aller en Californie, on peut être une très grande terre d'industrie, une très grande terre de technologie, une très grande terre d'innovation et aussi une très grande terre de tourisme. Et j'en profite pour vous dire que nous avons eu cette année en Ile-de-France des résultats exceptionnels en matière touristique. C'est la responsabilité de la région. Et en plus, notre stratégie de monter en gamme du tourisme a porté ses fruits puisque nos touristes ont dépensé plus que l'année dernière et ils ont dépensé dans toute l'Ile-de-France et pas qu'à Paris. Donc, c'est un superbe succès. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 23:33Voir 2 autres passages
« Oui, mais ça veut dire qu'il va falloir dégager des moyens très conséquents pour ça. Ça veut dire qu'il va falloir se mobiliser pour que le budget agricole européen, la PAC, soit un combat mené par toute la France en 2027. Ça veut dire qu'il va falloir aussi qu'on se pose sans tabou la question des retenues d'eau. Donc, tout ça, c'est beaucoup d'argent. Donc, oui, il faudra de l'argent parce qu'on a laissé se désindustrialiser la France. On ne peut pas laisser aujourd'hui la Ferme France en faillite. Et je pense surtout aux jeunes agriculteurs. Vous savez, ça fait deux, trois ans que les années sont mauvaises. Donc, on peut avoir des vrais drames humains dans notre agriculture. Et c'est pour ça qu'il faut un budget. Parce qu'un budget, c'est des choix financiers. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 3:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes23 mars 2026 au 31 août 2026 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais vous voyez bien, alors là, c'est extraordinaire. Dans ce débat sur la présidentielle, on ne parle que d'impôts supplémentaires. Que d'impôts supplémentaires. Mais il y a quelqu'un qui a compris qu'on était trop taxés en France aujourd'hui et qu'on payait trop d'impôts. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 6:25Voir 2 autres passages
« Je viens de dire que ma famille politique avait un candidat qui était Bruno Retailleau et que je me retrouvais dans ses propositions. Je dis simplement qu'à la fin des fins, quand les candidats auront présenté leur projet, et quand ils auront fait leur chemin, à la fin de la fin, il faudra qu'on se rassemble. Et je le redis, je le redis. Éparpillement égal élimination. Et ce qui m'inquiète, et c'est pour ça que j'essaye de trouver ce qui nous rassemble et de mettre l'accent sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise, je ne veux pas que se creuse dans cette pré-campagne un fossé complètement irréconciliable entre plusieurs sensibilités de la droite. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 10:38
« Je me souviens surtout du malaise croissant de Marine Le Pen lors du débat du deuxième tour contre Emmanuel Macron, où, acculée, elle a dit « On ne pourrait pas parler d'un autre sujet, s'il vous plaît ». Alors, excusez-moi, ça montrait qu'elle voyait bien que cette proposition était à la fois démagogique et impraticale. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 19:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités13 oct. 2025 au 31 août 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La France ne peut pas avoir raison contre le reste du monde. Le reste de l'Europe est à 65 ans aujourd'hui. En France, on a une espérance de vie en bonne santé qui est aussi, voire meilleure que les pays qui nous entourent. On a un équilibre démographique à trouver. Donc, on ira progressivement jusqu'à 65 ans. Il faut le dire. Il faut surtout le faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 16:36Voir 2 autres passages
« Je voulais vous parler des urgences à financer en 2027. Des mesures qu'on va devoir prendre, qui nécessitent qu'on fasse des économies ailleurs. Et donc, on ait un budget. Je pense notamment à les agriculteurs. Ça, c'est l'urgence pour vous, la situation des agriculteurs aujourd'hui ? C'est une situation d'extrême urgence. Et je le dis avec énormément de gravité parce que j'ai passé mon été en Corrèze, donc dans le limousin. Mais j'ai aussi passé mon week-end à dialoguer avec les agriculteurs d'Île-de-France. Aujourd'hui, la situation de toutes les filières agricoles est dramatique. On est dans une situation où, vous l'avez bien compris, les coûts augmentent, les prix sont très bas. Et on a des rendements avec la sécheresse qui sont divisés par deux, peut-être même par plus de deux. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous risquons d'avoir, dans l'agriculture française, des milliers d'exploitations en cessation de paiements cette année. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 2:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 févr. 2026 au 31 août 2026 · 15 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, il faut baisser les dépenses. C'est un tabou total pour vous, à France Info, d'entendre le mot « baisse des dépenses ». »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 6:39Voir 2 autres passages
« Non, non, mais à un moment donné, j'entends quand même tellement de démagogie aujourd'hui. Je dis aux Français, regardez ce qui s'est passé en Angleterre au moment du Brexit. Regardez comment les populistes ont trompé les Anglais. Et regardez la situation de l'Angleterre aujourd'hui. Il ne faut pas écouter les démagogues. Aujourd'hui, c'est simple. On va vivre plus longtemps en bonne santé. Il faut travailler plus longtemps si on veut avoir une retraite garantie. C'est mathématique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 16:06
« Écoutez, bon d'abord quand il y a une catastrophe de ce genre, quel que soit le gouvernement, quelle que soit sa sensibilité politique, on sait que de toute façon on va lui reprocher de ne pas du tout avoir fait ce qu'il avait à faire. Bon j'ai toujours connu ça. Au-delà, bon c'est une situation qui est vraiment exceptionnelle, je veux dire ça a duré, les risques évidemment pour les personnes âgées sont énormes. »
BFMTV · Canicule: pour Valérie Pécresse (LR), "il y a un problème en France avec le système D"Vérifier à 2:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées23 mars 2026 au 31 août 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je dis, c'est que c'était totalement prévisible. Si on n'équilibre pas les retraites en travaillant plus longtemps, eh bien, on ne pourra plus les payer. Et on est en train de rompre un pacte, et c'est scandaleux, on est en train de rompre un pacte avec les retraités qui ont travaillé toute leur vie, qui ont cotisé toute leur vie, et on va leur désindexer les retraites. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 4:43Voir 2 autres passages
« Alors, le projet, en fait, dans sa phase opérationnelle, il commence maintenant. Il fallait déjà qu'on ait un, j'allais dire, un accord des investisseurs pour commencer à construire le projet. Donc, ce projet, on va commencer à le construire, y compris en concertation avec les élus locaux du territoire, parce que c'est un projet, d'abord sur plusieurs années, et c'est un projet sur lequel il faut être très vigilant. Vous savez que la région Île-de-France est en zéro artificialisation nette. Ça veut dire que, si jamais on construit sur un terrain agricole, il faut qu'on fasse de la compensation écologique qu'on replante ailleurs. Donc, nous, on sera très vigilants sur ce projet. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 22:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées13 oct. 2025 au 31 août 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là aussi, c'est intéressant. La désindexation des retraites, c'est la conséquence scandaleuse, scandaleuse, du chantage qu'ont mené l'année dernière l'ERN et la gauche, toute la gauche, du PS jusqu'à la LFI, pour suspendre la réforme des retraites. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 4:22Voir 2 autres passages
« Ce ne sera pas l'UMP, parce qu'on n'est plus du tout au temps de l'UMP, et ce n'est plus du tout la même situation politique. Mais en revanche, là où Édouard Philippe a raison, c'est qu'il ne faut pas se projeter uniquement dans la présidentielle. Il faut une majorité. Confère Macron 2022. Il ne suffit pas de gagner la présidentielle, encore faut-il avoir une majorité solide et loyale pour gouverner derrière. Et donc c'est logique que les candidats à la présidentielle s'en préoccupent. Et effectivement, c'est logique le jour venu, le jour où la droite et le centre auront un candidat désigné, qu'ensemble, ils désignent les candidats. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 11:49
« Ce que je dis, c'est que c'était totalement prévisible. Si on n'équilibre pas les retraites en travaillant plus longtemps, eh bien, on ne pourra plus les payer. Et on est en train de rompre un pacte, et c'est scandaleux, on est en train de rompre un pacte avec les retraités qui ont travaillé toute leur vie, qui ont cotisé toute leur vie, et on va leur désindexer les retraites. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 4:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 févr. 2026 au 31 août 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je viens de dire que ma famille politique avait un candidat qui était Bruno Retailleau et que je me retrouvais dans ses propositions. Je dis simplement qu'à la fin des fins, quand les candidats auront présenté leur projet, et quand ils auront fait leur chemin, à la fin de la fin, il faudra qu'on se rassemble. Et je le redis, je le redis. Éparpillement égal élimination. Et ce qui m'inquiète, et c'est pour ça que j'essaye de trouver ce qui nous rassemble et de mettre l'accent sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise, je ne veux pas que se creuse dans cette pré-campagne un fossé complètement irréconciliable entre plusieurs sensibilités de la droite. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 10:38Voir 2 autres passages
« Non, ça me semble démagogique. Je veux dire, si on commence à propos de tout, à dire 5 jours de congé supplémentaire pour ceci, pour cela, d'abord, qui décidera à quel moment on commence, si ça doit s'appliquer ou pas s'appliquer, à qui ça doit s'appliquer ? Je veux dire, autant il y a des précautions à prendre, d'ailleurs, elles le sont souvent, mais elles ne le sont pas toujours, autant il y a des précautions à prendre, je pense par exemple à tous les locaux scolaires. Autant la question que moi je me pose à chaque fois qu'on connaît des difficultés de ce genre, enfin même des épreuves de ce genre, c'est le retard qu'on constate dans l'équipement scolaire qui, à l'heure-là, ne va pas se régler en claquant des doigts en 30 secondes. C'est du long terme, mais c'est du long terme qu'il faut... C'est ça le problème. Pour les équipements scolaires et les questions de climatisation, c'est du long terme qu'il faut traiter avec un sentiment d'extrême urgence. Alors, extrême urgence et long terme, ça ne paraît pas évident à concilier comme ça, mais je pense que là-dessus, oui, il y a énormément de choses à faire très vite, évidemment. – Béry Pécresse. »
BFMTV · Canicule: pour Valérie Pécresse (LR), "il y a un problème en France avec le système D"Vérifier à 20:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 avr. 2026 au 16 juil. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça s'appelle une erreur judiciaire, mais il faudrait qu'on arrive à trouver un moyen. Je ne sais pas comment on trouve la solution. Ce n'est pas simple. Parce que le juge, il juge en droit. Il juge en droit, il applique le droit. Là, il a fait une erreur de droit. Ça s'appelle une erreur judiciaire. C'est une erreur du système judiciaire. Et il faut aujourd'hui, vraiment, que le ministère de la Justice puisse avoir les outils pour contrer ces erreurs judiciaires. »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 14:12Voir 2 autres passages
« Moi, je suis un peu triste sur cette loi aussi. Vous allez me dire, je suis triste sur beaucoup de sujets. Oui, mais l'époque n'est pas joyeuse. Non, l'époque n'est pas joyeuse. Je suis triste parce que je trouve que la loi qui a été votée est clairement, pour moi, déséquilibrée. Elle est déséquilibrée parce qu'elle n'apporte pas aux personnes les plus vulnérables les garanties de protection que la société française doit leur donner. Parce que... Alors, moi, je suis une petite fille de psychiatre. Mon grand-père m'a toujours dit... Et j'ai été élevée en partie par mon grand-père. Il m'a toujours dit que... Eh bien, il avait rencontré dans sa vie des gens qui, un jour, voulaient mourir. Ils avaient des pensées suicidaires. Et qui, quelques semaines plus tard, pouvaient être complètement guéris. Donc, il faut faire très attention. Il faut que cette loi, elle veille à mettre des gardes fous qui protègent les plus vulnérables. Qu'on ait un délai de rétractation. Qu'on ait l'accès aux soins palliatifs pour tous. Parce que la vérité, c'est que beaucoup de personnes souhaitent en réalité être soulagées de leur douleur, mais aller jusqu'au bout de leur vie. Et en fait, c'est quand ils n'ont plus d'espoir, quand ils sont confrontés à la douleur seuls, que, évidemment, ils peuvent prendre des mauvaises décisions. Et puis, par ailleurs, il faut protéger vraiment les personnes qui seront sous tutelle, sous curatelle. Enfin, il faut faire très attention. Moi, je suis inquiète. Je suis inquiète de cette loi. Et pourtant, et pourtant, au démarrage, je voyais bien qu'il y avait des failles dans la loi Clès-Léonetti, qu'il y avait peut-être nécessité, pour certaines maladies neurodégénératives, de trouver des solutions qui permettraient de soulager les souffrances. Donc, vous voyez, j'étais ouverte. Mais là, je trouve que la loi, telle qu'elle est votée, »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 14:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités12 juin 2026 au 16 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est une énorme tristesse, mêlée de colère. Parce qu'effectivement, la forêt de Fontainebleau, ce n'est pas n'importe quelle forêt. C'est une forêt classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est une forêt qu'énormément d'amoureux de la forêt connaissent. Est-ce que tous les amoureux de la VARAP connaissent ? Puisque c'est un spot international d'escalade. C'est un site absolument splendide. Et hier, j'ai vu un spectacle de désolation. C'est-à-dire un spectacle lunaire avec des cendres. Et vraiment, tout le monde est dans le choc. Dans le choc de ce qui s'est passé. Dans le choc, d'autant plus que ce sont des esprits malades qui sont à l'origine de ces départs de feu. On sait que ce sont des pyromanes qui ont lancé cet incendie. En partie, au moins. Et donc, vraiment, un sentiment d'un immense, immense gâchis. D'un immense gâchis. »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 0:38Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est une énorme tristesse, mêlée de colère. Parce qu'effectivement, la forêt de Fontainebleau, ce n'est pas n'importe quelle forêt. C'est une forêt classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est une forêt qu'énormément d'amoureux de la forêt connaissent, que tous les amoureux de la VARAP connaissent, puisque c'est un spot international d'escalade. C'est un site absolument splendide. Et hier, j'ai vu un spectacle de désolation, c'est-à-dire un spectacle lunaire avec des cendres. Et vraiment, tout le monde est dans le choc. Dans le choc de ce qui s'est passé. Dans le choc d'autant plus que ce sont des esprits malades qui sont à l'origine de ces départs de feu. On sait que ce sont des pyromanes qui ont lancé cet incendie. On partit au moins. Et donc vraiment un sentiment d'un immense, immense gâchis. »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 0:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 17:04
« Ce que j'ai remarqué, c'est que le maire de Saint-Denis, puisque vous le citez, a commencé à rétro-pédaler assez vite en disant, finalement, peut-être que dans certaines circonstances, ils pourront garder l'ensemble. La vérité, la vérité toute crue, je vais vous la dire, c'est qu'à Saint-Denis, si on désarme les policiers, les policiers démissionneront. Voilà. Parce qu'ils ont face à eux un certain nombre de porteurs du narcotrafic, un certain nombre de crimes et de délits qui sont commis dans cette ville, qui font qu'ils ne se sentiront pas en sécurité pour exercer leur métier. C'est ça, la vérité. Et moi, je plaide pour de l'armement des polices, non pas pour qu'ils s'en servent, mais pour que ce soit dissuasif pour ceux qui en ont. Vous voyez, le problème pour moi, c'est quand on dit, par exemple, ah ben non, les polices municipales ne peuvent pas utiliser des drones, parce que les drones, c'est contraire aux libertés publiques. Mais le problème, c'est que moi, qui sillonne l'Île-de-France toute la journée, dès que j'arrive près d'un four, donc un lieu de narcotrafic, dès que j'arrive près d'un four, j'entends « bzzz ». Donc ça veut dire que les dealers, eux, ils ont les drones. Eux, ils surveillent, ils nous surveillent avec des drones. Donc moi, je pense que sur les drones, il faut décrire, au contraire, qu'on se mette autour de la table, qu'on décide quand est-ce qu'on a le droit de les utiliser, quand est-ce qu'on n'a pas le droit. Sur la base de Cergy, tout près d'ici, l'île de Loisir, eh bien, figurez-vous que j'ai le droit d'utiliser les drones. J'ai le droit d'utiliser pour surveiller la baignade. Et à quoi ils m'ont servi les drones ? On surveille la baignade, mais en fait, on a aussi prévenu les rixes. Parce qu'il y avait très souvent à l'île de Loisir de Cergy l'été, des personnes un petit peu échaudées par l'été, la chaleur, peut-être d'autres substances, de l'alcool, la gaieté du moment. Enfin bon, bref, on avait des rixes. Et les caméras, elles m'ont permis de prévenir. Dès que je vois deux bandes qui se rapprochent, j'appelle la police et je leur dis, attention, il y a des bandes qui se rapprochent. Ils peuvent créer une rixe. L'île de France, c'est 80% des rixes de bandes de toute la France. Et ça ne fait qu'augmenter. Et on a des recrudescences d'armes blanches partout, y compris maintenant dans les collèges, dans les lycées. Donc voilà, on ne peut pas être angélique sur cette question de la sécurité. Moi, j'ai mis des brigades régionales de sécurité dans les lycées. Au début, mes opposants disaient, ah, c'est, comment ils appelaient ça ? Les vigiles de supermarché de Valérie Pécresse. Ce n'était pas très gentil pour eux parce que c'était des vrais professionnels et de la sécurité et de la médiation au milieu scolaire. Mais aujourd'hui, on se les arrache. Tous les proviseurs me les demandent. Ça permet d'éviter les intrusions. Ça permet d'éviter le racket. Ça permet d'éviter les rixes. Ça permet d'éviter aussi les violences sur les enseignants. Parce qu'il y a aussi des violences sur les enseignants. Donc, vous voyez, voilà, c'est ça que je fais. Répondre aux urgences. »
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 20:01
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 20:01
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 56:16
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 20:01
LCP - Assemblée nationale · [DIRECT] Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France | Mardis de l’ESSECVérifier à 13:07
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 8:38
« Ce ne sera pas l'UMP, parce qu'on n'est plus du tout au temps de l'UMP, et ce n'est plus du tout la même situation politique. Mais en revanche, là où Édouard Philippe a raison, c'est qu'il ne faut pas se projeter uniquement dans la présidentielle. Il faut une majorité. Confère Macron 2022. Il ne suffit pas de gagner la présidentielle, encore faut-il avoir une majorité solide et loyale pour gouverner derrière. Et donc c'est logique que les candidats à la présidentielle s'en préoccupent. Et effectivement, c'est logique le jour venu, le jour où la droite et le centre auront un candidat désigné, qu'ensemble, ils désignent les candidats. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 11:49
« Non, mais attendez. L'émancipation des filles et le libre choix des femmes est très important pour moi. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Valérie Pécresse dans le 8h30 franceinfoVérifier à 19:44
« Moi, je suis un peu triste sur cette loi aussi. Vous allez me dire, je suis triste sur beaucoup de sujets. Oui, mais l'époque n'est pas joyeuse. Non, l'époque n'est pas joyeuse. Je suis triste parce que je trouve que la loi qui a été votée est clairement, pour moi, déséquilibrée. Elle est déséquilibrée parce qu'elle n'apporte pas aux personnes les plus vulnérables les garanties de protection que la société française doit leur donner. Parce que... Alors, moi, je suis une petite fille de psychiatre. Mon grand-père m'a toujours dit... Et j'ai été élevée en partie par mon grand-père. Il m'a toujours dit que... Eh bien, il avait rencontré dans sa vie des gens qui, un jour, voulaient mourir. Ils avaient des pensées suicidaires. Et qui, quelques semaines plus tard, pouvaient être complètement guéris. Donc, il faut faire très attention. Il faut que cette loi, elle veille à mettre des gardes fous qui protègent les plus vulnérables. Qu'on ait un délai de rétractation. Qu'on ait l'accès aux soins palliatifs pour tous. Parce que la vérité, c'est que beaucoup de personnes souhaitent en réalité être soulagées de leur douleur, mais aller jusqu'au bout de leur vie. Et en fait, c'est quand ils n'ont plus d'espoir, quand ils sont confrontés à la douleur seuls, que, évidemment, ils peuvent prendre des mauvaises décisions. Et puis, par ailleurs, il faut protéger vraiment les personnes qui seront sous tutelle, sous curatelle. Enfin, il faut faire très attention. Moi, je suis inquiète. Je suis inquiète de cette loi. Et pourtant, et pourtant, au démarrage, je voyais bien qu'il y avait des failles dans la loi Clès-Léonetti, qu'il y avait peut-être nécessité, pour certaines maladies neurodégénératives, de trouver des solutions qui permettraient de soulager les souffrances. Donc, vous voyez, j'étais ouverte. Mais là, je trouve que la loi, telle qu'elle est votée, »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 14:42
« Bon, c'est très compliqué. Parce qu'on se dit, quand il y a une température hors des normes, c'est non seulement dangereux, mais injuste d'une certaine manière de demander à ceux qui sont agents du service public de continuer à faire le même travail comme si rien ne se passait. Et d'un autre côté, on sait très bien que si, par exemple, on disait « Vraiment, il fait trop chaud, il faut arrêter les autobus ». Toutes les personnes un peu en difficulté, se déplaçant mal, fatiguées, malades, âgées, etc., se retrouveraient sans les autobus et souffriraient doublement de la chaleur. Bon, donc, réponse, quand il y a une situation aussi grave que ça, aussi inhabituelle quand même, parce qu'elle est inhabituelle. Bon, il n'y a pas une solution idéale en disant « il faut arrêter tous les bus », au contraire, il ne faut rien changer. Les bus ou les usines, hein ? Ben, tout. Ceux qui doivent travailler dans des conditions particulièrement difficiles. Mais il y en a énormément qui sont obligés de... Déjà, tous ceux qui travaillent dehors, dans un cas comme ça, sont tous concernés, évidemment, par la température. Moi, je voyais de mon immeuble des couvreurs... Qui continuaient à travailler. Qui travaillaient. Je me disais « Je ne suis pas chef d'équipe de couvreur ». Et si j'étais chef d'équipe de couvreur, quand même... Ils seraient à la maison. Ben oui. »
BFMTV · Canicule: pour Valérie Pécresse (LR), "il y a un problème en France avec le système D"Vérifier à 16:30
« Moi, je suis inquiète. Je suis inquiète de cette loi. Et pourtant, au démarrage, je voyais bien qu'il y avait des failles dans la loi Claes-Léonetti, qu'il y avait peut-être nécessité, pour certaines maladies neurodégénératives, de trouver des solutions qui permettraient de soulager les souffrances. Donc vous voyez, j'étais ouverte. Mais là, je trouve que la loi, telle qu'elle est votée, elle m'inquiète. »
BFMTV · Incendie de Fontainebleau: Valérie Pécresse veut "une grande initiative de régénération" de la forêtVérifier à 15:57
« Elon Musk L'homme le plus riche du monde Qui est à la tête D'un certain nombre de réseaux sociaux Et de X S'est exprimé hier En disant que pour lui Marine Le Pen Était la dernière personne Qui pouvait sauver la France »
RMC — Face à Face · Face à Face : Valérie Pécresse - 16/07Vérifier à 18:23