Ugo Bernalicis — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
15 sept. 2017 au 7 déc. 2024
Questions
87
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 87 questions évaluables
Réponse directe
41
Réponse partielle
10
Réponse à côté
31
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 87
Question 1Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Celui-là, oui, en l'occurrence. Non. Comment ça ?
Réponse partielle
Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la…
« Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc, on a des éléments nouveaux pour mener cette procédure à son terme et les choses sont en dynamique. C'est-à-dire qu'on n'a pas encore mesuré complètement les effets de la censure du gouvernement et de sa démission hier puisque ce n'est pas arrivé depuis 1962. Donc, on se dit, bon, qu'est-ce que ça va produire dans la tête des gens ? Là, je vois les sondages d'aujourd'hui. La tête des gens, pour l'instant, ce que ça leur fait, c'est de se dire peut-être qu'Emmanuel Macron, il devrait démissionner à plus de 60, 70 % en fonction des sondages. On met au moins 60 %. C'est énorme, en fait, en réalité. C'est quand même une situation inédite. Donc, à la fin, est-ce que ça se traduit politiquement par une procédure de destitution qui va jusqu'à son terme ? La question, elle se pose, oui. Namou ? »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
3 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la République, qu'on est sur un régime plus proche de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, est-ce que ça produit des choses différentes ? C'est tout ça qu'il faut questionner en la matière. La culture du compromis à l'allemande, c'est pas vraiment »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:14
Question 2Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Emmanuel Macron, alors on va avoir l'occasion d'en parler, mais il a annoncé que dans les prochains jours seraient nommés un Premier ministre et un gouvernement d'intérêt général. Est-ce que vous en ferez partie, vous, les Insoumis ?
Réponse à côté
Alors du coup, j'en déduis que le précédent n'était pas d'intérêt général. Ça, c'est la première élément. Non, non, peut-être. Bon. C'est vrai, ça veut dire quoi d'intérêt général ? Bon, moi je suis pour l'intérêt général. Non, en fait, à mon avis, il a voulu dire... Quelqu'un n'est pas pour l'intérêt général ? Bon, il y a Bernard Arnault. Un arc d'un manga, tu sais. Là, c'est l'arc républicain.
« Alors du coup, j'en déduis que le précédent n'était pas d'intérêt général. Ça, c'est la première élément. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 1:32Voir 2 autres passages
« Non, non, peut-être. Bon. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 1:39
« C'est vrai, ça veut dire quoi d'intérêt général ? Bon, moi je suis pour l'intérêt général. Non, en fait, à mon avis, il a voulu dire... Quelqu'un n'est pas pour l'intérêt général ? Bon, il y a Bernard Arnault. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 1:43
Question 3Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
ce que vous cultivez, vous. Comment ça ?
Réponse à côté
Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet. Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électora…
« Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet. Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électoraux des gens. Ça favorise des accords en amont ou pas. Ça change plein de choses. Donc, est-ce que ça serait mieux ? Est-ce que ce ne serait pas la pagaille ? Mais en fait, des fois, c'est la pagaille parce que c'est la pagaille dans le pays. C'est-à-dire que les gens ne sont pas fixés. Et c'est normal que ça se traduise politiquement. Ce n'est pas grave, en fait. En soi, c'est même plutôt bien que la démocratie fasse ça, en fait. Que les gens, ils décident qu'on ne va pas réussir à se mettre d'accord et du coup, on ne se met pas d'accord. Mais du coup, il y a des systèmes d'aller-retour qui doivent être plus efficaces. Quand ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des coalitions, on revote dans certains pays. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:53Voir 1 autre passage
« OK ? Bon, pourquoi on ne ferait pas ça dans une 6ème République ? OK, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, on revote et c'est les électeurs qui essayent de faire basculer dans un sens ou un autre ce qu'ils veulent en fonction des annonces qui ont été faites, des positionnements politiques des uns et des autres. Bon, ça pourrait être ça la 6ème République. En tout cas, il faut que ce soit une 6ème République qui soit à l'image de ce que veulent les gens. En plus, pour la fabriquer cette 6ème République, nous, on a toujours proposé que ce soit une assemblée constituante qui le fasse et c'est important aussi sur la méthode, la manière de procéder. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 12:06
Question 4Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Est-ce qu'un processus de primaire pourrait avoir l'aval ?
Refus explicite
Non mais au-delà de mon truc je veux dire c'est pas le truc des gens non plus parce qu'on ne va pas refaire tous les candidats qui ont été désignés par des primaires dans le passé à droite et à gauche et là où ils en sont arrivés après... François Hollande
« Non mais au-delà de mon truc je veux dire c'est pas le truc des gens non plus parce qu'on ne va pas refaire tous les candidats qui ont été désignés par des primaires dans le passé à droite et à gauche et là où ils en sont arrivés après... François Hollande »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 21:41
Question 5Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Alors comment tu le garantis si tu fais pas un accord ?
Réponse directe
Mais l'accord de non-censure je l'ai dit le seul qu'on doit nous proposer et verbaliser pour tenir bon parce que c'est pas à nous de dire ce qui va pas dans notre programme d'accord ? C'est pas à nous de faire ça en fait c'est de proposer à Emmanuel Macron un accord de non-censure en disant nommer un gouvernement du nouveau Front Populaire avec Lucie Casté et promettez-nous de pas le censurer et on verra ce que nous on accepte de retirer de notre programme en fonction de vos demandes mais c'est l'essentiel de notre programme parce que moi je préfère la vérité c'est que je préfère qu'il ne se passe rien plutôt qu'encore du Macron sur l'échelle de ce que je préfère je préfère rien plutôt qu'e…
« Mais l'accord de non-censure je l'ai dit le seul qu'on doit nous proposer et verbaliser pour tenir bon parce que c'est pas à nous de dire ce qui va pas dans notre programme d'accord ? C'est pas à nous de faire ça en fait c'est de proposer à Emmanuel Macron un accord de non-censure en disant nommer un gouvernement du nouveau Front Populaire avec Lucie Casté et promettez-nous de pas le censurer et on verra ce que nous on accepte de retirer de notre programme en fonction de vos demandes mais c'est l'essentiel de notre programme »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 28:28
Question 6Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Qu'est-ce que ça vous inspire cette initiative pour une candidature commune de la part de votre candidate pour le poste de Premier ministre ?
Réponse partielle
Moi je suis pour une candidature commune. Waouh. Non mais j'ai vu des journalistes de droite qui avaient dit que c'était Marine Tondelier et Lucie Casté qui ont sous-main préparé la candidature commune de Jean-Luc Mélenchon.
« Moi je suis pour une candidature commune. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 21:07
Question 7Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Non je pose la question. Peut-être c'est vrai. Alors d'accord pour une candidature commune c'est très chouette. Quel processus permettrait d'établir une candidature commune ?
Réponse à côté
Non mais au-delà de mon truc je veux dire c'est pas le truc des gens non plus parce qu'on ne va pas refaire tous les candidats qui ont été désignés par des primaires dans le passé à droite et à gauche et là où ils en sont arrivés après... François Hollande
« Non mais au-delà de mon truc je veux dire c'est pas le truc des gens non plus parce qu'on ne va pas refaire tous les candidats qui ont été désignés par des primaires dans le passé à droite et à gauche et là où ils en sont arrivés après... François Hollande »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 21:41
Question 8Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Non mais c'est leur problème les journalistes de droite, qu'est-ce que j'en ai ?
Refus explicite
Je ne sais pas si c'est vrai.
« Je ne sais pas si c'est vrai. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 21:27
Question 9Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Comment est-ce que tu règles le problème d'une assemblée tripolarisée qui ne veut pas se parler ?
Réponse partielle
Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la…
« Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:03Voir 1 autre passage
« Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la République, qu'on est sur un régime plus proche de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, est-ce que ça produit des choses différentes ? C'est tout ça qu'il faut questionner en la matière. La culture du compromis à l'allemande, c'est pas vraiment »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:14
Question 10Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
qu'est-ce que c'est que cette opposition qui dépose des amendements ?
Réponse à côté
Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. C…
« Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. Ce sont des gros sectaires. Des ultra-dogmatiques des marchés financiers. Ils font de l'apologie des marchés financiers, comme j'aime à le dire. Et donc, c'est vraiment insupportable. Lui qui est censé être le garant de la continuité des institutions. Il est garant de rien du tout. Il est garant des intérêts de ses potes. Et c'est ça, en fait, le nœud du problème. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 3:20
Question 11Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
président de la République par exemple ?
Réponse directe
Ouais c'est le seul contre-exemple les gens que ça fait campagne Non mais attendez le seul contre-exemple que vous me trouvez c'est le type qui a été le faux soyeur de la gauche On s'en fout Je te parle de la méthode Justement on s'en fout pas Moi je fais pas de la politique pour refaire du François Hollande pendant 5 ans ni même pendant 3 ans même pas pendant 6 mois D'accord ? Non mais c'est hors de question en fait Je me suis engagé pour qu'on change les choses Donc pas de primaire parce que Hollande a gagné les primaires Pas pour qu'on fasse la politique de l'offre et qu'on crée un Emmanuel Macron qui ensuite devient président de la République et nous met dans la situation dans laquelle…
« les gens que ça fait campagne Non mais attendez le seul contre-exemple que vous me trouvez c'est le type qui a été le faux soyeur de la gauche On s'en fout Je te parle de la méthode Justement on s'en fout pas Moi je fais pas de la politique pour refaire du François Hollande pendant 5 ans ni même pendant 3 ans même pas pendant 6 mois D'accord ? Non mais c'est hors de question en fait Je me suis engagé pour qu'on change les choses Donc pas de primaire parce que Hollande a gagné les primaires Pas pour qu'on fasse la politique de l'offre et qu'on crée un Emmanuel Macron qui ensuite devient président de la République et nous met dans la situation dans laquelle on est là Non mais je suis sérieux Je veux dire voilà le problème des primaires c'est que ça vise à moyenniser les choses C'est le plus moyen ou le plus normal on va dire ça comme ça Donald Trump c'est le plus normal ? Non mais c'est pas pareil Bah c'est des primaires Excuse-moi c'est une élection primaire »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 22:05
Question 12Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Ça t'intéresse donc particulièrement ?
Réponse directe
Je regrette d'avoir regardé. J'ai perdu 20 minutes de ma vie. Non, c'était creux. Enfin voilà, c'était creux du début à la fin. Et quand ce n'était pas creux, c'était vraiment cringe. C'était problématique. Notre-Dame, Noël, tout. Je ne voyais pas trop le rapport avec la censure de Michel Barnier et avec les problèmes politiques qui sont posés dans le pays. Les problématiques des futures lois de finances, du déficit qu'il a lui-même créé. Bon voilà, ça n'avait rien à voir avec le moment politique dans lequel on se trouve. Donc voilà, j'avoue, je n'ai pas regardé tous les discours d'Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il y en a certains, franchement, je n'ai vraiment pas... J'ai regardé les notes…
« Je regrette d'avoir regardé. J'ai perdu 20 minutes de ma vie. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 0:35Voir 1 autre passage
« Non, c'était creux. Enfin voilà, c'était creux du début à la fin. Et quand ce n'était pas creux, c'était vraiment cringe. C'était problématique. Notre-Dame, Noël, tout. Je ne voyais pas trop le rapport avec la censure de Michel Barnier et avec les problèmes politiques qui sont posés dans le pays. Les problématiques des futures lois de finances, du déficit qu'il a lui-même créé. Bon voilà, ça n'avait rien à voir avec le moment politique dans lequel on se trouve. Donc voilà, j'avoue, je n'ai pas regardé tous les discours d'Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il y en a certains, franchement, je n'ai vraiment pas... J'ai regardé les notes faites par les camarades après et ça me suffisait amplement. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 0:40
Question 13Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
qu'est-ce que c'est que cette opposition qui s'oppose ?
Réponse directe
Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. C…
« Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. Ce sont des gros sectaires. Des ultra-dogmatiques des marchés financiers. Ils font de l'apologie des marchés financiers, comme j'aime à le dire. Et donc, c'est vraiment insupportable. Lui qui est censé être le garant de la continuité des institutions. Il est garant de rien du tout. Il est garant des intérêts de ses potes. Et c'est ça, en fait, le nœud du problème. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 3:20
Question 14Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
Le Rassemblement National et les Insoumis. Vous êtes les deux faces d'une même médaille. Vous voulez le chaos, le désordre. Et c'est pour ça que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour perturber l'Assemblée Nationale, censurer le gouvernement et même comble de la trahison et de l'hypocrisie selon Emmanuel Macron. Vous vous alliez, RN et Insoumis, avec la complicité du NFP, je cite le Président de la République, pour voter la même motion de censure. N'avez-vous pas honte, M. Bernalicis ?
Réponse à côté
Non, ça va. Franchement, Noël sans Michel, je trouve ça parfait. Non, j'ai pas du tout. Ça me fait penser, quand on est arrivé en 2017, on n'était pas d'accord avec ce qu'ils faisaient dans l'hémicycle, alors qu'ils étaient ultra majoritaires. Et ils râlaient, parce qu'on disait qu'on n'était pas d'accord et qu'on déposait des amendements et qu'on parlait, en fait.
« Non, ça va. Franchement, Noël sans Michel, je trouve ça parfait. Non, j'ai pas du tout. Ça me fait penser, quand on est arrivé en 2017, on n'était pas d'accord avec ce qu'ils faisaient dans l'hémicycle, alors qu'ils étaient ultra majoritaires. Et ils râlaient, parce qu'on disait qu'on n'était pas d'accord et qu'on déposait des amendements et qu'on parlait, en fait. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 2:53
Question 15Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
La question de Malek, c'était, est-ce que vous allez continuer à en déposer à l'avenir ?
Réponse à côté
Non, il me semble qu'elle a changé. Oui, oui, oui. Non, mais après, je n'ai pas... Je ne suis pas président de la Commission des lois, malheureusement. Kylian Mbappé te dirait que la situation, elle a changé. Donc, on a des éléments nouveaux pour mener cette procédure à son terme et les choses sont en dynamique. C'est-à-dire qu'on n'a pas encore mesuré complètement les effets de la censure du gouvernement et de sa démission hier puisque ce n'est pas arrivé depuis 1962. Donc, on se dit, bon, qu'est-ce que ça va produire dans la tête des gens ? Là, je vois les sondages d'aujourd'hui. La tête des gens, pour l'instant, ce que ça leur fait, c'est de se dire peut-être qu'Emmanuel Macron, il devra…
« Non, il me semble qu'elle a changé. Oui, oui, oui. Non, mais après, je n'ai pas... Je ne suis pas président de la Commission des lois, malheureusement. Kylian Mbappé te dirait que la situation, elle a changé. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 8:49Voir 1 autre passage
« Donc, on a des éléments nouveaux pour mener cette procédure à son terme et les choses sont en dynamique. C'est-à-dire qu'on n'a pas encore mesuré complètement les effets de la censure du gouvernement et de sa démission hier puisque ce n'est pas arrivé depuis 1962. Donc, on se dit, bon, qu'est-ce que ça va produire dans la tête des gens ? Là, je vois les sondages d'aujourd'hui. La tête des gens, pour l'instant, ce que ça leur fait, c'est de se dire peut-être qu'Emmanuel Macron, il devrait démissionner à plus de 60, 70 % en fonction des sondages. On met au moins 60 %. C'est énorme, en fait, en réalité. C'est quand même une situation inédite. Donc, à la fin, est-ce que ça se traduit politiquement par une procédure de destitution qui va jusqu'à son terme ? La question, elle se pose, oui. Namou ? »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 8:59
Question 16Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Une au Bernalicis ?
Réponse directe
J'ai envie de dire, on en a le devoir. Un mot qui est cher au président de la République. Donc oui, je pense qu'on a le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable, ce qui est injuste, ce qui est insupportable. Donc bien sûr qu'il faut continuer à le faire. Mais c'est clair qu'aujourd'hui, on essaie de faire en sorte que quand on le dénonce, c'est un prix, un prix, un coût médiatique, un coût politique. Et donc, c'est ce qu'ils essayent de faire. La vérité, c'est que toute leur mécanique ne fonctionne plus et les gens voient bien qu'il y a un problème et qu'il y a une difficulté avec l'usage des armes dans la police. D'ailleurs, je tiens à préciser en ce moment de notre échange que les princ…
« J'ai envie de dire, on en a le devoir. Un mot qui est cher au président de la République. Donc oui, je pense qu'on a le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable, ce qui est injuste, ce qui est insupportable. Donc bien sûr qu'il faut continuer à le faire. Mais c'est clair qu'aujourd'hui, on essaie de faire en sorte que quand on le dénonce, c'est un prix, un prix, un coût médiatique, un coût politique. Et donc, c'est ce qu'ils essayent de faire. La vérité, c'est que toute leur mécanique ne fonctionne plus et les gens voient bien qu'il y a un problème et qu'il y a une difficulté avec l'usage des armes dans la police. D'ailleurs, je tiens à préciser en ce moment de notre échange que les principales victimes des armes à feu des policiers et des gendarmes sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Et que rien que pour ça, ça devrait les pousser et pousser le gouvernement à réfléchir avec un peu plus d'acuité. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 21:02
Question 17Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
S'agissant de la police de proximité, est-ce qu'elle pourrait être issue directement de la population, voire même sans être subordonnée à l'État ?
Réponse directe
Alors, pour rentrer un peu dans le détail, nous ne souhaitons pas avoir une police de proximité qui ne soit pas subordonnée à l'État au sens, comment je vais dire ça, au sens du cadre légal. Moi, je suis pour que la loi soit la même pour tous et pour toutes sur le territoire et qu'il y ait une égalité en droit strict de ce point de vue-là. Donc, je suis pour une police nationale de proximité. Mais une fois que j'ai dit ça, effectivement, il y a la dimension locale qui est évidente. Quand je vous dis que je veux, nous voulons, dans le cadre de la Nouvelle Union Populaire, que cette police de proximité soit à taille, que les gens soient positionnés sur des échelles à taille humaine, ça veut d…
« Alors, pour rentrer un peu dans le détail, nous ne souhaitons pas avoir une police de proximité qui ne soit pas subordonnée à l'État au sens, comment je vais dire ça, au sens du cadre légal. Moi, je suis pour que la loi soit la même pour tous et pour toutes sur le territoire et qu'il y ait une égalité en droit strict de ce point de vue-là. Donc, je suis pour une police nationale de proximité. Mais une fois que j'ai dit ça, effectivement, il y a la dimension locale qui est évidente. Quand je vous dis que je veux, nous voulons, dans le cadre de la Nouvelle Union Populaire, que cette police de proximité soit à taille, que les gens soient positionnés sur des échelles à taille humaine, ça veut dire que ça se fait dans la proximité. Ce n'est pas depuis Paris qu'on va décider qui va être policier de proximité, à quel endroit et qu'est-ce qu'ils vont faire concrètement. Donc, on propose qu'il y ait une police municipale qui soit sous la double autorité du maire et du préfet, c'est-à-dire que ce soit le maire qui concrètement au quotidien donne les grandes orientations de l'action de la police nationale de proximité, mais qu'il soit bien sous l'autorité hiérarchique du préfet, de sorte à ce qu'il fasse respecter la même loi partout, que ce ne soit pas la police du maire et que d'ailleurs ça puisse faciliter les mutations d'une police nationale de proximité, d'une ville à l'autre, comme ça se fait aujourd'hui au sein du ministère de l'Intérieur. Donc, c'est cette architecture-là qu'on s'est proposée de mettre en œuvre dans le cadre de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale. Après, il reste des appréciations entre nous, entre les différentes orientations dans l'Union. nous proposions lors de l'élection présidentielle, par exemple, d'incorporer tous les effectifs de police municipale à la police nationale pour ne pas qu'il n'y ait d'égalité parce qu'en fait, quand on répartit comme ça une police nationale de proximité sur le territoire, on peut le faire en fonction à la fois de la taille en population des aires géographiques données et en même temps des besoins parce que sinon, vous vous retrouverez toujours dans les mêmes situations, c'est-à-dire par exemple que vous avez énormément moins de policiers par habitant en Seine-Saint-Denis notamment en police judiciaire pour faire des enquêtes en Seine-Saint-Denis que partout ailleurs dans le pays. Pareil pour le Nord ici et l'Île, on est en sous-administration récurrente dans tous les services publics, pas autant qu'en Seine-Saint-Denis mais c'est la même logique et donc on doit pouvoir mieux répartir. Moi, je ne trouve pas ça normal d'avoir, parce que c'est dirigé par la droite, des polices municipales avec des effectifs colossaux et surarmés à Tourcoing par exemple et je prends cette ville pas du tout au hasard puisque c'est la ville où Gérald Darmanin était le maire et pas grand-chose voire quasiment pas de police municipale dans la ville d'à côté. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 29:06Voir 1 autre passage
« Ça n'a pas de sens. Il faut que chacun puisse avoir accès à ce droit, à la tranquillité, ce service public de la police. Alors, il ne faut pas que ce soit étatique, vous l'aurez compris, dans le sens négatif du terme où tout serait dirigé et contrôlé depuis Paris. mais il y a un savant mélange, un bel amalgame à faire entre effectivement l'autorité du maire qui, je le rappelle, est agent de l'État aussi en fait dans une partie de ses missions et notamment celle de l'émission de l'ordre public et l'État, le gouvernement avec le préfet. Et au milieu de tout ça, si tout ça fonctionne bien, les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, pour ceux qui connaissent, les CLSPD, doivent pouvoir retrouver toute leur place dans le dispositif pour établir des objectifs locaux de tranquillité publique, de savoir ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas, en lien avec les habitantes et les habitants, parce que ce sont eux les usagers, c'est eux qui doivent aussi pouvoir définir les actions et les priorités. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 31:51
Question 18Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Est-ce que vous pouvez aussi nous renseigner sur les mesures défendues par la LFI en matière de maintien de l'ordre ?
Réponse directe
Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une sit…
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05
Question 19Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
désarmer la police comme le préconise le NPA ?
Réponse directe
Alors, oui, ça dépend dans quelle proportion est-ce qu'on veut en faire. Moi, je pense que les effectifs de police de proximité que nous imaginons, l'essentiel doivent être sans armes à feu. Ça, c'est le premier point. En manifestation, c'est clair qu'il faut retirer les armes dites non létales, les armes à feu, il n'est pas censé y en avoir, mais on a vu dans certaines manifestations qu'il faut y en avoir à proximité par les policiers. Je pense que ce sont des choses très dangereuses que de laisser des armes à feu dans une manifestation, mais retirer les LBD-40, retirer les grenades de désencerclement, les grenades explosives, ce que n'ont pas nos voisins européens pour faire du maintien d…
« Alors, oui, ça dépend dans quelle proportion est-ce qu'on veut en faire. Moi, je pense que les effectifs de police de proximité que nous imaginons, l'essentiel doivent être sans armes à feu. Ça, c'est le premier point. En manifestation, c'est clair qu'il faut retirer les armes dites non létales, les armes à feu, il n'est pas censé y en avoir, mais on a vu dans certaines manifestations qu'il faut y en avoir à proximité par les policiers. Je pense que ce sont des choses très dangereuses que de laisser des armes à feu dans une manifestation, mais retirer les LBD-40, retirer les grenades de désencerclement, les grenades explosives, ce que n'ont pas nos voisins européens pour faire du maintien de l'ordre. Je pense qu'il y a un mouvement général pour pousser à quoi ? À se dire qu'il y a d'autres outils que la force brute ou que les armes en tant que telles pour régler des problèmes. Et je ne dis pas que c'est facile. Et c'est pour ça que ça renvoie à la formation, en fait, la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, on a une formation qui est en grande souffrance au sein de notre pays. À l'époque, quand Pierre Jox passe la formation initiale à un angle, c'est un progrès et en France et au niveau européen. Suite aux attentats du Bataclan, on est passé de un an à neuf mois de formation, dont l'essentiel est la gestion des techniques d'interpellation, les armes, la conduite du véhicule. Et là où on aurait besoin de formation initiale, à minimum de deux ans, voire trois ans comme ça se fait au Canada, pour avoir des cours de psychologie, des cours de sociologie, des cours de gestion des conflits pour obtenir de la désescalade parce que c'est ça le maître mot. Il faut qu'on retrouve une doctrine de désescalade en toute matière et une capacité de discernement du policier qui puisse apprécier la situation de sorte à avoir le bon geste approprié avec toujours cette boussole de dire comment je fais pour baisser le niveau de tension, comment je fais pour que ça ne dégénère pas ? C'est ça qui doit être la boussole parce qu'ensuite, s'il y a des enquêtes à faire, s'il y a des gens à interpeller, s'il y a des gens à poursuivre parce qu'ils ont commis des infractions, bien sûr qu'il faut qu'ils le fassent mais il ne faut que ce soit ni au prix des personnes des auteurs des infractions ni au prix évidemment de l'avis des policiers et des gens qui les entourent. Je crois que c'est déterminant et c'est extrêmement important que ce soit ça les objectifs qui soient poursuivis. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 22:17
Question 20Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Est-ce que vous auriez utilisé d'autres termes ?
Réponse directe
Non, je n'aurais pas d'utiliser d'autres termes. Il y a plusieurs façons de le dire. Et en plus, là, quand Yann Brossat dit un refus d'obtempérer ne mérite pas la mort, oui, déjà, c'est un premier point, je suis d'accord avec ça, mais là, encore une fois, c'est la passagère qui meurt, qui ne peut pas faire un refus d'obtempérer. Donc, on est même au-delà de la situation classique, j'ai envie de dire, où la personne conduit son véhicule refuse d'obtempérer et se fait tirer dessus et décède. Et d'ailleurs, vous savez, ils ont modifié à l'Assemblée nationale le code pénal en matière de refus d'obtempérer suite aux revendications d'Allianz, notamment, et d'autres, après leur manifestation, vous…
« Non, je n'aurais pas d'utiliser d'autres termes. Il y a plusieurs façons de le dire. Et en plus, là, quand Yann Brossat dit un refus d'obtempérer ne mérite pas la mort, oui, déjà, c'est un premier point, je suis d'accord avec ça, mais là, encore une fois, c'est la passagère qui meurt, qui ne peut pas faire un refus d'obtempérer. Donc, on est même au-delà de la situation classique, j'ai envie de dire, où la personne conduit son véhicule refuse d'obtempérer et se fait tirer dessus et décède. Et d'ailleurs, vous savez, ils ont modifié à l'Assemblée nationale le code pénal en matière de refus d'obtempérer suite aux revendications d'Allianz, notamment, et d'autres, après leur manifestation, vous vous souvenez, devant l'Assemblée nationale. On a passé le délit de refus d'obtempérer de un an de prison, comme peine maximum, à trois ans de prison. Et ils nous avaient promis qu'il y aurait moins de refus d'obtempérer. On voit bien dans les circonstances que c'est complètement hors sujet et que les gens qui font un refus d'obtempérer ne le font pas parce que c'est un an ou trois ans dans le code pénal. Donc, il y a cette fuite en avance, cet effet cliqué, où on donne davantage de pouvoir, davantage de pénalisation, sans pour autant régler le problème. Et à côté de ça, effectivement, moi, je pense qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. Ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Oui, il y a un problème avec la doctrine d'usage des armes et de la force dans la police et dans la gendarmerie de notre pays. Oui, il faut changer ça radicalement. Et oui, ceux qui défendent ce genre de situation, »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 17:34
Question 21Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Vous parlez des suicides au sein de la fonction ?
Réponse directe
Exactement, nous sommes arrivés au 30e suicide dans la police nationale. Si on continue sur ce rythme-là, on sera une des années les plus meurtrières au sein de la police nationale et l'essentiel des suicides au sein de la police sont faits par l'arme de service. Donc, est-ce qu'il faudrait
« Exactement, nous sommes arrivés au 30e suicide dans la police nationale. Si on continue sur ce rythme-là, on sera une des années les plus meurtrières au sein de la police nationale et l'essentiel des suicides au sein de la police sont faits par l'arme de service. Donc, est-ce qu'il faudrait »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 21:57
Question 22Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Hugo Bernalicis, je le rappelle, vous êtes aussi l'auteur du livret Sécurité. On a entendu dire Jean-Luc Mélenchon à France Inter « Je suis pour une police du maintien de la paix. » J'en appelle au réveil de la police républicaine. Qu'est-ce qu'il entend par là ?
Réponse directe
Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une sit…
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05
Question 23Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Qu'est-ce qu'il entend par police républicaine ?
Réponse directe
Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une sit…
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05
Question 24Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
Dans une note du mois de juillet 2017, l'IGPN indiquait que le nombre de tirs par les policiers a cru de 50% par rapport à l'année précédente. Bonjour, Urgo Bernalicis. Bonjour. Vous êtes député de la deuxième circonscription du Nord et auteur du livret sécurité du programme de la France insoumise. Une question très simple. Si vous êtes élu député, est-ce que vous appellerez à l'abrogation de cette loi de 2017 ?
Réponse directe
Oui, je pense qu'il faut revenir à la raison sur l'usage des armes à feu dans la police et dans la gendarmerie, parce que c'est un mouvement ample qui s'est accéléré suite aux attentats de 2015, où on voit que l'usage des armes et le fait d'avoir son arme sur soi n'a plus aujourd'hui aucune espèce de limite, puisque la dernière loi que nous avons votée à l'Assemblée nationale permet de faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent garder leurs armes de service, y compris en rentrant dans des établissements privés recevant du public, des salles de concert par exemple, là où avant ils devraient demander l'autorisation à l'organisateur. Donc on a de plus en plus d'armes en circula…
« Oui, je pense qu'il faut revenir à la raison sur l'usage des armes à feu dans la police et dans la gendarmerie, parce que c'est un mouvement ample qui s'est accéléré suite aux attentats de 2015, où on voit que l'usage des armes et le fait d'avoir son arme sur soi n'a plus aujourd'hui aucune espèce de limite, puisque la dernière loi que nous avons votée à l'Assemblée nationale permet de faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent garder leurs armes de service, y compris en rentrant dans des établissements privés recevant du public, des salles de concert par exemple, là où avant ils devraient demander l'autorisation à l'organisateur. Donc on a de plus en plus d'armes en circulation et un cadre légal pour en faire usage, ça a été dit dans l'extrait que vous avez passé avant, qui a mis du flou, et vous rajoutez par-dessus une campagne d'une organisation policière en particulier, je pense à l'Alliance police nationale, mais ce n'est pas les seules, qui a cherché à modifier les conditions de la loi à la fois pour le refus d'obtempérer et pour l'usage de l'arme. Souvenez-vous que dans un passé extrêmement récent, c'est-à-dire la campagne présidentielle, ces gens ont fait campagne pour une présomption de légitime défense, comme eux l'appellent, c'est-à-dire le fait de, on tire, si c'était dans un moment de tension, dans un moment particulier, même si on s'est planté au regard du cadre légal actuel, il faudrait quand même qu'on puisse dire « oui, mais bon, les policiers, comme l'a dit Mme Borne, font un métier difficile, donc écoutez, on a tué quelqu'un, c'est la faute à pas de chance. » Ça, ce n'est pas acceptable. Donc effectivement, il faut revenir sur des conditions d'emploi de l'arme antérieures qui apportaient davantage de garanties démocratiques et pour lesquelles il y avait moins d'usage de l'arme à feu, puisque les statistiques l'ont montré. Mais je dois vous dire que j'espère bien qu'on ne peut pas avoir à faire ça en tant que parlementaire, mais bien en tant que membre du gouvernement, puisque, a priori, on est en capacité de gagner les 12 et 19 juin prochains. Mais c'est clair qu'il y a un enjeu très fort sur la question de la doctrine qui encadre l'usage des méthodes de police et de gendarmerie. Ça vaut pour la police générale, là, comme on est en train d'en parler, ça vaut pour le maintien de l'ordre, d'avoir moins d'armes, de diminuer l'usage des armes. Ça vaut pour la future police de proximité. Ça vaut dans beaucoup de domaines et beaucoup de matières. Vous parliez tout à l'heure d'ailleurs du Pont-Neuf, en parlant d'usage des armes. On a, dans l'affaire du Pont-Neuf, l'usage d'une arme d'assaut, cette fois-ci, puisque c'est des armes qui ont été mises en dotation et fournies aux policiers dans le cadre de la lutte antiterroriste. Or, on voit que les fusils d'assaut font des impacts de fusils d'assaut, c'est-à-dire peuvent transpercer un corps, transpercer le siège du véhicule. Et on se retrouve à avoir, sur le Pont-Neuf, les trois personnes, il y a des décès, et le passager à l'arrière qui est blessé par une déballe. Donc, tout ça, ce sont des sujets extrêmement sensibles, parce qu'à la fin, il s'agit de vies qui sont prises à des gens qui n'ont strictement rien fait ou demandé, puisque là, je pense à l'affaire qui nous occupe là précisément, où c'est la passagère qui décède. Or, la passagère ne peut pas faire un refus d'obtempérer, par définition. La passagère ne conduit pas le véhicule. Donc, c'est pour ça que ce tweet de Jean-Luc Mélenchon, il dit « la honte, c'est quand ? » parce que normalement, a priori, on devrait se mettre dans ses petits souliers et dire « oh, qu'est-ce qui s'est passé ? » Il faut faire de la lumière, il faut revoir les conditions d'emploi des armes, il y a un problème, il y a une difficulté. Mais personne ne fait ça, à part nous. Et on nous fait passer pour des antiflicks, ce qui est complètement lunaire, parce que l'autorité de la police, elle est sapée à partir du moment où on laisse passer ce genre d'actes sans protestation. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 13:04
Question 25Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
D'ailleurs, on vient de l'apprendre à l'avocate, l'avocate du conducteur, a indiqué avoir porté plainte contre X. Je n'aurais sans doute pas utilisé ces termes-là, mais il est certain qu'il y a dans notre pays un problème avec la doctrine du maintien de l'ordre. Personne ne peut accepter qu'un refus d'obtempérer conduise à la mort, estime de son côté l'élu communiste Yann Brossat, ex-directeur de campagne, de Fabien Roussel. Est-ce que les mots de Jean-Luc Mélenchon vous choquent également ?
Réponse directe
Non, je n'aurais pas d'utiliser d'autres termes. Il y a plusieurs façons de le dire. Et en plus, là, quand Yann Brossat dit un refus d'obtempérer ne mérite pas la mort, oui, déjà, c'est un premier point, je suis d'accord avec ça, mais là, encore une fois, c'est la passagère qui meurt, qui ne peut pas faire un refus d'obtempérer. Donc, on est même au-delà de la situation classique, j'ai envie de dire, où la personne conduit son véhicule refuse d'obtempérer et se fait tirer dessus et décède. Et d'ailleurs, vous savez, ils ont modifié à l'Assemblée nationale le code pénal en matière de refus d'obtempérer suite aux revendications d'Allianz, notamment, et d'autres, après leur manifestation, vous…
« Non, je n'aurais pas d'utiliser d'autres termes. Il y a plusieurs façons de le dire. Et en plus, là, quand Yann Brossat dit un refus d'obtempérer ne mérite pas la mort, oui, déjà, c'est un premier point, je suis d'accord avec ça, mais là, encore une fois, c'est la passagère qui meurt, qui ne peut pas faire un refus d'obtempérer. Donc, on est même au-delà de la situation classique, j'ai envie de dire, où la personne conduit son véhicule refuse d'obtempérer et se fait tirer dessus et décède. Et d'ailleurs, vous savez, ils ont modifié à l'Assemblée nationale le code pénal en matière de refus d'obtempérer suite aux revendications d'Allianz, notamment, et d'autres, après leur manifestation, vous vous souvenez, devant l'Assemblée nationale. On a passé le délit de refus d'obtempérer de un an de prison, comme peine maximum, à trois ans de prison. Et ils nous avaient promis qu'il y aurait moins de refus d'obtempérer. On voit bien dans les circonstances que c'est complètement hors sujet et que les gens qui font un refus d'obtempérer ne le font pas parce que c'est un an ou trois ans dans le code pénal. Donc, il y a cette fuite en avance, cet effet cliqué, où on donne davantage de pouvoir, davantage de pénalisation, sans pour autant régler le problème. Et à côté de ça, effectivement, moi, je pense qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. Ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Oui, il y a un problème avec la doctrine d'usage des armes et de la force dans la police et dans la gendarmerie de notre pays. Oui, il faut changer ça radicalement. Et oui, ceux qui défendent ce genre de situation, »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 17:34
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis
« Ça dépend Ça dépend du niveau de mobilisation Ça dépend de plein de choses en fait plein d'éléments Mais du coup ça produit soit des éléments moyens quand il y a de la mobilisation etc soit des gens nuls qui perdent après Moi je veux bien perdre on a déjà essayé plein de fois J'ai envie de gagner là Tu veux continuer avec la même méthode ? La même méthode ? Bah qui a perdu jusqu'à présent Oui Bah oui Non justement qui a progressé d'élection en élection en fait Jean-Luc Mélenchon a progressé d'élection en élection Au départ c'était à 600 000 voix près et là c'était à 400 000 voix près »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 22:57
« 10% Un peu moins de 10% Ouais Bah c'est bien Ouais mais c'est limité Non mais allez-y faites candidat insoumis aux européennes je vous regarde et puis on verra vos résultats Oui mais c'est pas la question Bah non non c'est que l'étiquette insoumise sauf que la fois dernière on avait fait combien ? J'avais fait 6 je crois Voilà Bah ça fait 3 points un peu plus de 3 points de plus c'est bien Oui Bah c'est pas mal ça fait des députés européens en plus et le total gauche a été augmenté Alors que le bloc social-démocrate PSELV lui a perdu des voix et s'est reconfiguré au profit de Luxman en défaveur d'Europe écologie et les Verts Ils ont conquis quoi en fait par leur stratégie ? Rien Ils ont reconfiguré l'espace politique entre eux On a conquis quoi nous ? Des nouvelles personnes qu'on a remis qu'on a permis de faire en sorte qu'ils votent dans les urnes Pourquoi d'ailleurs ils sont un certain nombre à flipper pour les municipales dans plein d'endroits ? Parce qu'ils savent que si dans des scrutins difficiles on a réussi à remobiliser les quartiers populaires alors on pourra le refaire en municipal et que ça pourra basculer dans plein d'endroits Donc moi je veux bien qu'on fasse semblant de ne pas le voir mais il y a les éléments aujourd'hui tous les ingrédients pour rappeler que oui nous avons une position dominante au sein de la gauche oui nous avons la légitimité d'avoir de porter une candidature commune et en plus nous on a fait la démonstration qu'on était loyal D'accord ? Dans l'attribution des sièges à la fois dès le départ au moment de la NUPES si on avait fait une règle de 3 proportionnelle au score de la présidentielle il n'y aurait pas eu d'accord donc c'est nous qui avons cédé tout un tas de circonscriptions »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 24:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors du coup, j'en déduis que le précédent n'était pas d'intérêt général. Ça, c'est la première élément. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 1:32Voir 2 autres passages
« les gens que ça fait campagne Non mais attendez le seul contre-exemple que vous me trouvez c'est le type qui a été le faux soyeur de la gauche On s'en fout Je te parle de la méthode Justement on s'en fout pas Moi je fais pas de la politique pour refaire du François Hollande pendant 5 ans ni même pendant 3 ans même pas pendant 6 mois D'accord ? Non mais c'est hors de question en fait Je me suis engagé pour qu'on change les choses Donc pas de primaire parce que Hollande a gagné les primaires Pas pour qu'on fasse la politique de l'offre et qu'on crée un Emmanuel Macron qui ensuite devient président de la République et nous met dans la situation dans laquelle on est là Non mais je suis sérieux Je veux dire voilà le problème des primaires c'est que ça vise à moyenniser les choses C'est le plus moyen ou le plus normal on va dire ça comme ça Donald Trump c'est le plus normal ? Non mais c'est pas pareil Bah c'est des primaires Excuse-moi c'est une élection primaire »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 22:05
« C'est parce que l'union il faut qu'elle se fasse sur un programme parce qu'à la fin quand on fait qu'est-ce qu'il se passe dès qu'ils disent ah il faut qu'on revoie la candidature commune les insoumis qu'est-ce qu'il se passe c'est des éléments du programme qui sautent à chaque fois c'est ça le fond C'est un compromis Oui oui mais c'est un compromis sauf qu'on a réussi à obtenir une hégémonie sur un programme de rupture et eux voulaient nous ramener vers du hollandisme ou du macronisme mais du coup j'en reviens à un point de départ si c'est pour faire ça je préfère encore continuer à prendre mon temps à convaincre et prendre mon mal en patience que de refaire des choses qui n'ont déjà pas marché »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 10% Un peu moins de 10% Ouais Bah c'est bien Ouais mais c'est limité Non mais allez-y faites candidat insoumis aux européennes je vous regarde et puis on verra vos résultats Oui mais c'est pas la question Bah non non c'est que l'étiquette insoumise sauf que la fois dernière on avait fait combien ? J'avais fait 6 je crois Voilà Bah ça fait 3 points un peu plus de 3 points de plus c'est bien Oui Bah c'est pas mal ça fait des députés européens en plus et le total gauche a été augmenté Alors que le bloc social-démocrate PSELV lui a perdu des voix et s'est reconfiguré au profit de Luxman en défaveur d'Europe écologie et les Verts Ils ont conquis quoi en fait par leur stratégie ? Rien Ils ont reconfiguré l'espace politique entre eux On a conquis quoi nous ? Des nouvelles personnes qu'on a remis qu'on a permis de faire en sorte qu'ils votent dans les urnes Pourquoi d'ailleurs ils sont un certain nombre à flipper pour les municipales dans plein d'endroits ? Parce qu'ils savent que si dans des scrutins difficiles on a réussi à remobiliser les quartiers populaires alors on pourra le refaire en municipal et que ça pourra basculer dans plein d'endroits Donc moi je veux bien qu'on fasse semblant de ne pas le voir mais il y a les éléments aujourd'hui tous les ingrédients pour rappeler que oui nous avons une position dominante au sein de la gauche oui nous avons la légitimité d'avoir de porter une candidature commune et en plus nous on a fait la démonstration qu'on était loyal D'accord ? Dans l'attribution des sièges à la fois dès le départ au moment de la NUPES si on avait fait une règle de 3 proportionnelle au score de la présidentielle il n'y aurait pas eu d'accord donc c'est nous qui avons cédé tout un tas de circonscriptions »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 24:13Voir 2 autres passages
« Mais l'accord de non-censure je l'ai dit le seul qu'on doit nous proposer et verbaliser pour tenir bon parce que c'est pas à nous de dire ce qui va pas dans notre programme d'accord ? C'est pas à nous de faire ça en fait c'est de proposer à Emmanuel Macron un accord de non-censure en disant nommer un gouvernement du nouveau Front Populaire avec Lucie Casté et promettez-nous de pas le censurer et on verra ce que nous on accepte de retirer de notre programme en fonction de vos demandes mais c'est l'essentiel de notre programme »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 28:28
« Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet. Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électoraux des gens. Ça favorise des accords en amont ou pas. Ça change plein de choses. Donc, est-ce que ça serait mieux ? Est-ce que ce ne serait pas la pagaille ? Mais en fait, des fois, c'est la pagaille parce que c'est la pagaille dans le pays. C'est-à-dire que les gens ne sont pas fixés. Et c'est normal que ça se traduise politiquement. Ce n'est pas grave, en fait. En soi, c'est même plutôt bien que la démocratie fasse ça, en fait. Que les gens, ils décident qu'on ne va pas réussir à se mettre d'accord et du coup, on ne se met pas d'accord. Mais du coup, il y a des systèmes d'aller-retour qui doivent être plus efficaces. Quand ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des coalitions, on revote dans certains pays. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais l'accord de non-censure je l'ai dit le seul qu'on doit nous proposer et verbaliser pour tenir bon parce que c'est pas à nous de dire ce qui va pas dans notre programme d'accord ? C'est pas à nous de faire ça en fait c'est de proposer à Emmanuel Macron un accord de non-censure en disant nommer un gouvernement du nouveau Front Populaire avec Lucie Casté et promettez-nous de pas le censurer et on verra ce que nous on accepte de retirer de notre programme en fonction de vos demandes mais c'est l'essentiel de notre programme »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 28:28Voir 2 autres passages
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:03Voir 2 autres passages
« Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la République, qu'on est sur un régime plus proche de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, est-ce que ça produit des choses différentes ? C'est tout ça qu'il faut questionner en la matière. La culture du compromis à l'allemande, c'est pas vraiment »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:14
« Non, c'était creux. Enfin voilà, c'était creux du début à la fin. Et quand ce n'était pas creux, c'était vraiment cringe. C'était problématique. Notre-Dame, Noël, tout. Je ne voyais pas trop le rapport avec la censure de Michel Barnier et avec les problèmes politiques qui sont posés dans le pays. Les problématiques des futures lois de finances, du déficit qu'il a lui-même créé. Bon voilà, ça n'avait rien à voir avec le moment politique dans lequel on se trouve. Donc voilà, j'avoue, je n'ai pas regardé tous les discours d'Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il y en a certains, franchement, je n'ai vraiment pas... J'ai regardé les notes faites par les camarades après et ça me suffisait amplement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:03Voir 2 autres passages
« Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet. Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électoraux des gens. Ça favorise des accords en amont ou pas. Ça change plein de choses. Donc, est-ce que ça serait mieux ? Est-ce que ce ne serait pas la pagaille ? Mais en fait, des fois, c'est la pagaille parce que c'est la pagaille dans le pays. C'est-à-dire que les gens ne sont pas fixés. Et c'est normal que ça se traduise politiquement. Ce n'est pas grave, en fait. En soi, c'est même plutôt bien que la démocratie fasse ça, en fait. Que les gens, ils décident qu'on ne va pas réussir à se mettre d'accord et du coup, on ne se met pas d'accord. Mais du coup, il y a des systèmes d'aller-retour qui doivent être plus efficaces. Quand ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des coalitions, on revote dans certains pays. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu. Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la République, qu'on est sur un régime plus proche de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, est-ce que ça produit des choses différentes ? C'est tout ça qu'il faut questionner en la matière. La culture du compromis à l'allemande, c'est pas vraiment »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:14Voir 2 autres passages
« Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet. Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électoraux des gens. Ça favorise des accords en amont ou pas. Ça change plein de choses. Donc, est-ce que ça serait mieux ? Est-ce que ce ne serait pas la pagaille ? Mais en fait, des fois, c'est la pagaille parce que c'est la pagaille dans le pays. C'est-à-dire que les gens ne sont pas fixés. Et c'est normal que ça se traduise politiquement. Ce n'est pas grave, en fait. En soi, c'est même plutôt bien que la démocratie fasse ça, en fait. Que les gens, ils décident qu'on ne va pas réussir à se mettre d'accord et du coup, on ne se met pas d'accord. Mais du coup, il y a des systèmes d'aller-retour qui doivent être plus efficaces. Quand ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des coalitions, on revote dans certains pays. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. Ce sont des gros sectaires. Des ultra-dogmatiques des marchés financiers. Ils font de l'apologie des marchés financiers, comme j'aime à le dire. Et donc, c'est vraiment insupportable. Lui qui est censé être le garant de la continuité des institutions. Il est garant de rien du tout. Il est garant des intérêts de ses potes. Et c'est ça, en fait, le nœud du problème. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 3:20Voir 2 autres passages
« Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable. Ce sont des gros sectaires. Des ultra-dogmatiques des marchés financiers. Ils font de l'apologie des marchés financiers, comme j'aime à le dire. Et donc, c'est vraiment insupportable. Lui qui est censé être le garant de la continuité des institutions. Il est garant de rien du tout. Il est garant des intérêts de ses potes. Et c'est ça, en fait, le nœud du problème. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 3:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 oct. 2018 au 7 déc. 2024 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'était creux. Enfin voilà, c'était creux du début à la fin. Et quand ce n'était pas creux, c'était vraiment cringe. C'était problématique. Notre-Dame, Noël, tout. Je ne voyais pas trop le rapport avec la censure de Michel Barnier et avec les problèmes politiques qui sont posés dans le pays. Les problématiques des futures lois de finances, du déficit qu'il a lui-même créé. Bon voilà, ça n'avait rien à voir avec le moment politique dans lequel on se trouve. Donc voilà, j'avoue, je n'ai pas regardé tous les discours d'Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il y en a certains, franchement, je n'ai vraiment pas... J'ai regardé les notes faites par les camarades après et ça me suffisait amplement. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« Alors, oui, ça dépend dans quelle proportion est-ce qu'on veut en faire. Moi, je pense que les effectifs de police de proximité que nous imaginons, l'essentiel doivent être sans armes à feu. Ça, c'est le premier point. En manifestation, c'est clair qu'il faut retirer les armes dites non létales, les armes à feu, il n'est pas censé y en avoir, mais on a vu dans certaines manifestations qu'il faut y en avoir à proximité par les policiers. Je pense que ce sont des choses très dangereuses que de laisser des armes à feu dans une manifestation, mais retirer les LBD-40, retirer les grenades de désencerclement, les grenades explosives, ce que n'ont pas nos voisins européens pour faire du maintien de l'ordre. Je pense qu'il y a un mouvement général pour pousser à quoi ? À se dire qu'il y a d'autres outils que la force brute ou que les armes en tant que telles pour régler des problèmes. Et je ne dis pas que c'est facile. Et c'est pour ça que ça renvoie à la formation, en fait, la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, on a une formation qui est en grande souffrance au sein de notre pays. À l'époque, quand Pierre Jox passe la formation initiale à un angle, c'est un progrès et en France et au niveau européen. Suite aux attentats du Bataclan, on est passé de un an à neuf mois de formation, dont l'essentiel est la gestion des techniques d'interpellation, les armes, la conduite du véhicule. Et là où on aurait besoin de formation initiale, à minimum de deux ans, voire trois ans comme ça se fait au Canada, pour avoir des cours de psychologie, des cours de sociologie, des cours de gestion des conflits pour obtenir de la désescalade parce que c'est ça le maître mot. Il faut qu'on retrouve une doctrine de désescalade en toute matière et une capacité de discernement du policier qui puisse apprécier la situation de sorte à avoir le bon geste approprié avec toujours cette boussole de dire comment je fais pour baisser le niveau de tension, comment je fais pour que ça ne dégénère pas ? C'est ça qui doit être la boussole parce qu'ensuite, s'il y a des enquêtes à faire, s'il y a des gens à interpeller, s'il y a des gens à poursuivre parce qu'ils ont commis des infractions, bien sûr qu'il faut qu'ils le fassent mais il ne faut que ce soit ni au prix des personnes des auteurs des infractions ni au prix évidemment de l'avis des policiers et des gens qui les entourent. Je crois que c'est déterminant et c'est extrêmement important que ce soit ça les objectifs qui soient poursuivis. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités25 oct. 2018 au 8 juin 2022 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05Voir 2 autres passages
« Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice. On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants. De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre. Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet. Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité. Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là. Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées25 oct. 2018 au 8 juin 2022 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, oui, ça dépend dans quelle proportion est-ce qu'on veut en faire. Moi, je pense que les effectifs de police de proximité que nous imaginons, l'essentiel doivent être sans armes à feu. Ça, c'est le premier point. En manifestation, c'est clair qu'il faut retirer les armes dites non létales, les armes à feu, il n'est pas censé y en avoir, mais on a vu dans certaines manifestations qu'il faut y en avoir à proximité par les policiers. Je pense que ce sont des choses très dangereuses que de laisser des armes à feu dans une manifestation, mais retirer les LBD-40, retirer les grenades de désencerclement, les grenades explosives, ce que n'ont pas nos voisins européens pour faire du maintien de l'ordre. Je pense qu'il y a un mouvement général pour pousser à quoi ? À se dire qu'il y a d'autres outils que la force brute ou que les armes en tant que telles pour régler des problèmes. Et je ne dis pas que c'est facile. Et c'est pour ça que ça renvoie à la formation, en fait, la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, on a une formation qui est en grande souffrance au sein de notre pays. À l'époque, quand Pierre Jox passe la formation initiale à un angle, c'est un progrès et en France et au niveau européen. Suite aux attentats du Bataclan, on est passé de un an à neuf mois de formation, dont l'essentiel est la gestion des techniques d'interpellation, les armes, la conduite du véhicule. Et là où on aurait besoin de formation initiale, à minimum de deux ans, voire trois ans comme ça se fait au Canada, pour avoir des cours de psychologie, des cours de sociologie, des cours de gestion des conflits pour obtenir de la désescalade parce que c'est ça le maître mot. Il faut qu'on retrouve une doctrine de désescalade en toute matière et une capacité de discernement du policier qui puisse apprécier la situation de sorte à avoir le bon geste approprié avec toujours cette boussole de dire comment je fais pour baisser le niveau de tension, comment je fais pour que ça ne dégénère pas ? C'est ça qui doit être la boussole parce qu'ensuite, s'il y a des enquêtes à faire, s'il y a des gens à interpeller, s'il y a des gens à poursuivre parce qu'ils ont commis des infractions, bien sûr qu'il faut qu'ils le fassent mais il ne faut que ce soit ni au prix des personnes des auteurs des infractions ni au prix évidemment de l'avis des policiers et des gens qui les entourent. Je crois que c'est déterminant et c'est extrêmement important que ce soit ça les objectifs qui soient poursuivis. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 22:17Voir 2 autres passages
« Je vais vous dire pourquoi par ailleurs on y est contraint en réalité je ne vous dis pas parce que nous au gouvernement demain on serait peut-être face au même cas de figure donc je ne vais pas vous dire aujourd'hui ah non l'Italie pourquoi il y a de face à ça ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ascoval : "L'État peut tout, il peut nationaliser", estime le député insoumis Ugo BernalicisVérifier à 21:20
« La colère, bien sûr qu'il y en a. Moi-même, j'en ai. Quand je lis des articles qui sont mensongers, approximatifs, ou qui disent le contraire de ce qu'on défend, oui, ça m'énerve. Je suis comme tout le monde, ça m'énerve. Alors, quels moyens vous avez ensuite de protester ? En réalité, vous n'en avez aucun, si ce n'est de la protestation orale, de dire, voilà, ces gens-là ont menti, ces gens-là racontent n'importe quoi. Donc, je demande aux militants de propager aussi nos propres éléments de réponses, parce que sinon, vous n'avez aucun moyen de défense. Et c'est un problème. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 26:49
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:53
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05
« Déjà de pouvoir y participer. On nous avait promis, Christophe Castaner avait dit les parlementaires seront associés, tout le monde sera associé. Bon non, en fait, ils ont associé des gens pour réfléchir sur l'avenir du maintien de l'ordre. C'est quand même ça le gros sujet sur le livre blanc de la sécurité. Pour en fait nous expliquer que c'était la doctrine l'allemand qui devait prédominer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Opération Barkhane, indépendance du parquet... le "8h30 franceinfo" d'Ugo BernalicisVérifier à 9:02
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 0:40
« Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 10:03
« Oui, je pense qu'il faut revenir à la raison sur l'usage des armes à feu dans la police et dans la gendarmerie, parce que c'est un mouvement ample qui s'est accéléré suite aux attentats de 2015, où on voit que l'usage des armes et le fait d'avoir son arme sur soi n'a plus aujourd'hui aucune espèce de limite, puisque la dernière loi que nous avons votée à l'Assemblée nationale permet de faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent garder leurs armes de service, y compris en rentrant dans des établissements privés recevant du public, des salles de concert par exemple, là où avant ils devraient demander l'autorisation à l'organisateur. Donc on a de plus en plus d'armes en circulation et un cadre légal pour en faire usage, ça a été dit dans l'extrait que vous avez passé avant, qui a mis du flou, et vous rajoutez par-dessus une campagne d'une organisation policière en particulier, je pense à l'Alliance police nationale, mais ce n'est pas les seules, qui a cherché à modifier les conditions de la loi à la fois pour le refus d'obtempérer et pour l'usage de l'arme. Souvenez-vous que dans un passé extrêmement récent, c'est-à-dire la campagne présidentielle, ces gens ont fait campagne pour une présomption de légitime défense, comme eux l'appellent, c'est-à-dire le fait de, on tire, si c'était dans un moment de tension, dans un moment particulier, même si on s'est planté au regard du cadre légal actuel, il faudrait quand même qu'on puisse dire « oui, mais bon, les policiers, comme l'a dit Mme Borne, font un métier difficile, donc écoutez, on a tué quelqu'un, c'est la faute à pas de chance. » Ça, ce n'est pas acceptable. Donc effectivement, il faut revenir sur des conditions d'emploi de l'arme antérieures qui apportaient davantage de garanties démocratiques et pour lesquelles il y avait moins d'usage de l'arme à feu, puisque les statistiques l'ont montré. Mais je dois vous dire que j'espère bien qu'on ne peut pas avoir à faire ça en tant que parlementaire, mais bien en tant que membre du gouvernement, puisque, a priori, on est en capacité de gagner les 12 et 19 juin prochains. Mais c'est clair qu'il y a un enjeu très fort sur la question de la doctrine qui encadre l'usage des méthodes de police et de gendarmerie. Ça vaut pour la police générale, là, comme on est en train d'en parler, ça vaut pour le maintien de l'ordre, d'avoir moins d'armes, de diminuer l'usage des armes. Ça vaut pour la future police de proximité. Ça vaut dans beaucoup de domaines et beaucoup de matières. Vous parliez tout à l'heure d'ailleurs du Pont-Neuf, en parlant d'usage des armes. On a, dans l'affaire du Pont-Neuf, l'usage d'une arme d'assaut, cette fois-ci, puisque c'est des armes qui ont été mises en dotation et fournies aux policiers dans le cadre de la lutte antiterroriste. Or, on voit que les fusils d'assaut font des impacts de fusils d'assaut, c'est-à-dire peuvent transpercer un corps, transpercer le siège du véhicule. Et on se retrouve à avoir, sur le Pont-Neuf, les trois personnes, il y a des décès, et le passager à l'arrière qui est blessé par une déballe. Donc, tout ça, ce sont des sujets extrêmement sensibles, parce qu'à la fin, il s'agit de vies qui sont prises à des gens qui n'ont strictement rien fait ou demandé, puisque là, je pense à l'affaire qui nous occupe là précisément, où c'est la passagère qui décède. Or, la passagère ne peut pas faire un refus d'obtempérer, par définition. La passagère ne conduit pas le véhicule. Donc, c'est pour ça que ce tweet de Jean-Luc Mélenchon, il dit « la honte, c'est quand ? » parce que normalement, a priori, on devrait se mettre dans ses petits souliers et dire « oh, qu'est-ce qui s'est passé ? » Il faut faire de la lumière, il faut revoir les conditions d'emploi des armes, il y a un problème, il y a une difficulté. Mais personne ne fait ça, à part nous. Et on nous fait passer pour des antiflicks, ce qui est complètement lunaire, parce que l'autorité de la police, elle est sapée à partir du moment où on laisse passer ce genre d'actes sans protestation. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 13:04
« Non, ça va. Franchement, Noël sans Michel, je trouve ça parfait. Non, j'ai pas du tout. Ça me fait penser, quand on est arrivé en 2017, on n'était pas d'accord avec ce qu'ils faisaient dans l'hémicycle, alors qu'ils étaient ultra majoritaires. Et ils râlaient, parce qu'on disait qu'on n'était pas d'accord et qu'on déposait des amendements et qu'on parlait, en fait. »
BACKSEAT · Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo BernalicisVérifier à 2:53
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 22:17
« J'ai envie de dire, on en a le devoir. Un mot qui est cher au président de la République. Donc oui, je pense qu'on a le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable, ce qui est injuste, ce qui est insupportable. Donc bien sûr qu'il faut continuer à le faire. Mais c'est clair qu'aujourd'hui, on essaie de faire en sorte que quand on le dénonce, c'est un prix, un prix, un coût médiatique, un coût politique. Et donc, c'est ce qu'ils essayent de faire. La vérité, c'est que toute leur mécanique ne fonctionne plus et les gens voient bien qu'il y a un problème et qu'il y a une difficulté avec l'usage des armes dans la police. D'ailleurs, je tiens à préciser en ce moment de notre échange que les principales victimes des armes à feu des policiers et des gendarmes sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Et que rien que pour ça, ça devrait les pousser et pousser le gouvernement à réfléchir avec un peu plus d'acuité. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 21:02
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 25:05
« Oui, je pense qu'il faut revenir à la raison sur l'usage des armes à feu dans la police et dans la gendarmerie, parce que c'est un mouvement ample qui s'est accéléré suite aux attentats de 2015, où on voit que l'usage des armes et le fait d'avoir son arme sur soi n'a plus aujourd'hui aucune espèce de limite, puisque la dernière loi que nous avons votée à l'Assemblée nationale permet de faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent garder leurs armes de service, y compris en rentrant dans des établissements privés recevant du public, des salles de concert par exemple, là où avant ils devraient demander l'autorisation à l'organisateur. Donc on a de plus en plus d'armes en circulation et un cadre légal pour en faire usage, ça a été dit dans l'extrait que vous avez passé avant, qui a mis du flou, et vous rajoutez par-dessus une campagne d'une organisation policière en particulier, je pense à l'Alliance police nationale, mais ce n'est pas les seules, qui a cherché à modifier les conditions de la loi à la fois pour le refus d'obtempérer et pour l'usage de l'arme. Souvenez-vous que dans un passé extrêmement récent, c'est-à-dire la campagne présidentielle, ces gens ont fait campagne pour une présomption de légitime défense, comme eux l'appellent, c'est-à-dire le fait de, on tire, si c'était dans un moment de tension, dans un moment particulier, même si on s'est planté au regard du cadre légal actuel, il faudrait quand même qu'on puisse dire « oui, mais bon, les policiers, comme l'a dit Mme Borne, font un métier difficile, donc écoutez, on a tué quelqu'un, c'est la faute à pas de chance. » Ça, ce n'est pas acceptable. Donc effectivement, il faut revenir sur des conditions d'emploi de l'arme antérieures qui apportaient davantage de garanties démocratiques et pour lesquelles il y avait moins d'usage de l'arme à feu, puisque les statistiques l'ont montré. Mais je dois vous dire que j'espère bien qu'on ne peut pas avoir à faire ça en tant que parlementaire, mais bien en tant que membre du gouvernement, puisque, a priori, on est en capacité de gagner les 12 et 19 juin prochains. Mais c'est clair qu'il y a un enjeu très fort sur la question de la doctrine qui encadre l'usage des méthodes de police et de gendarmerie. Ça vaut pour la police générale, là, comme on est en train d'en parler, ça vaut pour le maintien de l'ordre, d'avoir moins d'armes, de diminuer l'usage des armes. Ça vaut pour la future police de proximité. Ça vaut dans beaucoup de domaines et beaucoup de matières. Vous parliez tout à l'heure d'ailleurs du Pont-Neuf, en parlant d'usage des armes. On a, dans l'affaire du Pont-Neuf, l'usage d'une arme d'assaut, cette fois-ci, puisque c'est des armes qui ont été mises en dotation et fournies aux policiers dans le cadre de la lutte antiterroriste. Or, on voit que les fusils d'assaut font des impacts de fusils d'assaut, c'est-à-dire peuvent transpercer un corps, transpercer le siège du véhicule. Et on se retrouve à avoir, sur le Pont-Neuf, les trois personnes, il y a des décès, et le passager à l'arrière qui est blessé par une déballe. Donc, tout ça, ce sont des sujets extrêmement sensibles, parce qu'à la fin, il s'agit de vies qui sont prises à des gens qui n'ont strictement rien fait ou demandé, puisque là, je pense à l'affaire qui nous occupe là précisément, où c'est la passagère qui décède. Or, la passagère ne peut pas faire un refus d'obtempérer, par définition. La passagère ne conduit pas le véhicule. Donc, c'est pour ça que ce tweet de Jean-Luc Mélenchon, il dit « la honte, c'est quand ? » parce que normalement, a priori, on devrait se mettre dans ses petits souliers et dire « oh, qu'est-ce qui s'est passé ? » Il faut faire de la lumière, il faut revoir les conditions d'emploi des armes, il y a un problème, il y a une difficulté. Mais personne ne fait ça, à part nous. Et on nous fait passer pour des antiflicks, ce qui est complètement lunaire, parce que l'autorité de la police, elle est sapée à partir du moment où on laisse passer ce genre d'actes sans protestation. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice ParcoursupVérifier à 13:04
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ascoval : "L'État peut tout, il peut nationaliser", estime le député insoumis Ugo BernalicisVérifier à 9:24