Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 juin 2021 au 19 janv. 2026
Questions
173
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 173 questions évaluables
Réponse directe
85
Réponse partielle
52
Réponse à côté
34
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 173
Question 26Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Parlons de ce bloc. Le parti que vous dirigez, Renaissance, entre donc en campagne. Vous-même, vous serez candidat aux législatives ?
Réponse directe
Oui, probablement. Vous quittez le ministère du Quai d'Orsay ? C'est une élection importante. Non, non. Le gouvernement reste en place, reste en responsabilité. Mais comme tout responsable politique, au moment où il faut prendre ses responsabilités, je prendrai les miennes sur une législative.
« Oui, probablement. Vous quittez le ministère du Quai d'Orsay ? C'est une élection importante. Non, non. Le gouvernement reste en place, reste en responsabilité. Mais comme tout responsable politique, au moment où il faut prendre ses responsabilités, je prendrai les miennes sur une législative. »
France Inter · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 6:06
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Avez-vous été surpris, voire sidéré, comme tout le monde, puisque cette hypothèse avait été rejetée fermement tout au long de la campagne ?
Réponse partielle
Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision, et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère. Au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite, où on ne peut pas dire que l'Assemblée nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, font face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques, la position de la France dans les grandes crises à l'international. Vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères. Les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la camp…
« Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision, et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère. Au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite, où on ne peut pas dire que l'Assemblée nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, font face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques, la position de la France dans les grandes crises à l'international. Vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères. Les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la campagne. Il n'en était pas question. Le président a fait le choix en conscience, et je pense que c'est toujours bien de revenir devant les électeurs pour clarifier la ligne politique, et surtout poser la question d'un choix historique de qui va gouverner le pays jusqu'à 2027. Je crois que le président de la République... »
France Inter · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 1:02
Question 28Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Pardon, mais on n'a jamais vu un président dissoudre un parlement national sur une élection européenne. Quel rapport ?
Réponse partielle
Je vous le dis, je pense que c'est une élection de clarification. Et donc, pour lever des blocages, on a vécu des dissolutions de confort. Ce n'est pas une dissolution de confort. Aujourd'hui, le schéma électoral français montre que 40% des électeurs qui se sont déplacés ont choisi une liste d'extrême droite. La majorité est relative au Parlement, à l'Assemblée nationale. Encore une fois, la Nubes et notamment LFI a créé des conditions de la bordélisation de cette Assemblée. On parle de vous d'abord.
« Je vous le dis, je pense que c'est une élection de clarification. Et donc, pour lever des blocages, on a vécu des dissolutions de confort. Ce n'est pas une dissolution de confort. Aujourd'hui, le schéma électoral français montre que 40% des électeurs qui se sont déplacés ont choisi une liste d'extrême droite. La majorité est relative au Parlement, à l'Assemblée nationale. Encore une fois, la Nubes et notamment LFI a créé des conditions de la bordélisation de cette Assemblée. On parle de vous d'abord. »
France Inter · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 2:31
Question 29Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Alors, vous avez expliqué à l'AFP hier soir que vous ne mettriez pas de candidat Renaissance ou Horizon au Modem devant des candidats issus des Républicains, des écologistes, des socialistes, qui seraient dans l'arc républicain. Républicain, expliquez-nous. Il n'y aura pas de candidat de votre camp face à des sortants ?
Réponse partielle
Je ne veux pas qu'on rentre dans une logique de 4ème République et de jeu d'appareil. Nous sommes dans la 5ème. C'est vous qui avez ouvert ce débat. On se met dans une logique de projet. Et donc, tous ceux qui veulent s'inscrire dans cette logique de projet sont les bienvenus. Qu'est-ce qu'un arc républicain ? Puisque la définition a changé tout au long du quinquennat. Par définition, le projet que nous porterons dans cette élection sera dans le champ républicain. Donc, tous les députés sortants qui souhaitent s'investir dans ce projet, il y aura une discussion avec les partenaires de la majorité. Mais également, je souhaite qu'on puisse avoir une discussion avec des gens raisonnables à qui…
« Je ne veux pas qu'on rentre dans une logique de 4ème République et de jeu d'appareil. Nous sommes dans la 5ème. C'est vous qui avez ouvert ce débat. On se met dans une logique de projet. Et donc, tous ceux qui veulent s'inscrire dans cette logique de projet sont les bienvenus. Qu'est-ce qu'un arc républicain ? Puisque la définition a changé tout au long du quinquennat. Par définition, le projet que nous porterons dans cette élection sera dans le champ républicain. Donc, tous les députés sortants qui souhaitent s'investir dans ce projet, il y aura une discussion avec les partenaires de la majorité. Mais également, je souhaite qu'on puisse avoir une discussion avec des gens raisonnables à qui on peut travailler. Et dans ce cadre-là, oui, nous donnerons les investitures à ceux qui partagent ce projet. Et donc, chaque candidat qui se dit en désaccord avec ce projet, aura évidemment un candidat en face aux élections législatives. »
France Inter · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 6:40
Question 30Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Mais vous aviez dit que ces Européennes étaient les plus importantes de l'histoire. Et en réalité, on s'aperçoit donc, après leurs résultats, qu'elles avaient un enjeu national, c'est ça ?
Réponse partielle
Il y a une donne politique. Et cette donne politique, je viens de le dire. Il y a des enjeux importants et il y a une clarification à faire. Cette clarification va être menée. Je souhaite qu'on s'inscrive dans un choix de projet politique pour le pays. Et ça nous permet aussi, à un moment donné, de relégitimer des gens qui gouverneront le pays. Et je souhaite que cette campagne, y compris, soit menée par ma famille politique, avec ses alliés. On est plusieurs formations politiques. Et on y va pour gagner, je le dis. On y va pour gagner, j'entends un esprit de défaite derrière. Mais c'est une nouvelle élection qui commence avec d'autres enjeux. Et j'aimerais bien qu'on pose les questions trè…
« Il y a une donne politique. Et cette donne politique, je viens de le dire. Il y a des enjeux importants et il y a une clarification à faire. Cette clarification va être menée. Je souhaite qu'on s'inscrive dans un choix de projet politique pour le pays. Et ça nous permet aussi, à un moment donné, de relégitimer des gens qui gouverneront le pays. Et je souhaite que cette campagne, y compris, soit menée par ma famille politique, avec ses alliés. On est plusieurs formations politiques. Et on y va pour gagner, je le dis. On y va pour gagner, j'entends un esprit de défaite derrière. Mais c'est une nouvelle élection qui commence avec d'autres enjeux. Et j'aimerais bien qu'on pose les questions très franches sur les questions économiques. Quelle politique économique pour le pays ? La réponse sur le dérèglement climatique. La réponse également sur les grands enjeux du monde. »
France Inter · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 4:01
Question 31Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Mais c'est qui ?
Réponse à côté
Et donc, c'est à eux de répondre à cette question. Encore une fois, on travaillera dans une optique de pouvoir avoir une majorité, et une stabilité à l'Assemblée nationale. Et on partage certaines convictions avec Olivier Faure. On a des désaccords également. Qui est en face de vous ?
« Et donc, c'est à eux de répondre à cette question. Encore une fois, on travaillera dans une optique de pouvoir avoir une majorité, et une stabilité à l'Assemblée nationale. Et on partage certaines convictions avec Olivier Faure. On a des désaccords également. Qui est en face de vous ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 8:18
Question 32Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Stéphane Séjournay, vous répond sur ce point ?
Réponse à côté
Je pense qu'on a un besoin de clarification et de clarté politique. La clarté politique, c'est aussi de rejoindre un projet gouvernemental, puisque c'est ça les élections législatives, et encore une fois, la majorité, mon parti politique, l'ensemble des partis qui constituent cette coalition du centre, ouvriront, c'est l'ADN du dépassement. Et j'entends l'esprit de défaite à gauche depuis maintenant 24 heures. Mais c'est quoi l'esprit de défaite ? C'est vous la défaite ! Mais c'est vous la défaite ! Ruffin, qui nous explique que l'ERN a déjà gagné cette élection, que de toute façon, l'ERN sera majoritaire dans l'hémicycle. Et bien non, je pense qu'on est en capacité aujourd'hui de proposer…
« Je pense qu'on a un besoin de clarification et de clarté politique. La clarté politique, c'est aussi de rejoindre un projet gouvernemental, puisque c'est ça les élections législatives, et encore une fois, la majorité, mon parti politique, l'ensemble des partis qui constituent cette coalition du centre, ouvriront, c'est l'ADN du dépassement. Et j'entends l'esprit de défaite à gauche depuis maintenant 24 heures. Mais c'est quoi l'esprit de défaite ? C'est vous la défaite ! Mais c'est vous la défaite ! Ruffin, qui nous explique que l'ERN a déjà gagné cette élection, que de toute façon, l'ERN sera majoritaire dans l'hémicycle. Et bien non, je pense qu'on est en capacité aujourd'hui de proposer un certain nombre de choses. Moi, je ne veux pas que Jean-Philippe Tanguy gère l'épargne des Français. Je ne veux pas que Jordan Bardella accueille au niveau des JO les délégations internationales. Je ne veux pas que ce soit Marine Le Pen qui négocie avec Poutine demain. Et donc, oui, on va se battre. Et on va se battre sur cette élection législative avec tous ceux qui veulent se battre. Et donc, notre ADN, c'est d'ouvrir et de permettre à tous ceux qui se reconnaissent dans un projet qui peut associer largement, avoir une cohérence politique. Parce que c'est important d'avoir de la clarté politique, de pouvoir se reconnaître là-dedans et d'avancer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 10:02Voir 1 autre passage
« Mais la réalité, c'est quoi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 11:25
Question 33Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Stéphane Séjourné, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, vient d'entrer dans ce studio. Bonjour Olivier Faure. Il aura un candidat en face de lui ?
Réponse à côté
C'est à lui de voir. Moi, nous ouvrons à tout le monde. Moi, je ne veux pas qu'on soit dans une logique d'exclusion. La majorité présidentielle a toujours été dans une logique de dépassement politique. On a des enjeux très forts. L'extrême droite est très forte dans les sondages. Et maintenant, dans cette élection européenne, nous le constatons également. Je souhaite que tous ceux qui veulent partager un projet républicain peuvent...
« C'est à lui de voir. Moi, nous ouvrons à tout le monde. Moi, je ne veux pas qu'on soit dans une logique d'exclusion. La majorité présidentielle a toujours été dans une logique de dépassement politique. On a des enjeux très forts. L'extrême droite est très forte dans les sondages. Et maintenant, dans cette élection européenne, nous le constatons également. Je souhaite que tous ceux qui veulent partager un projet républicain peuvent... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 7:42
Question 34Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Pardon, mais on n'a jamais vu un président dissoudre un parlement national sur une élection européenne ?
Réponse à côté
Je vous le dis, je pense que c'est une élection de clarification. Et donc, pour lever des blocages, on a vécu des dissolutions de confort. Ce n'est pas une dissolution de confort. Aujourd'hui, le schéma électoral français montre que 40% des électeurs qui se sont déplacés ont choisi une liste d'extrême droite. Et donc, vous cédez la demande de Jordan Bardella ? La majorité est relative au Parlement, à l'Assemblée nationale. Encore une fois, la NUPES et notamment LFI a créé des conditions de la bordélisation de cette Assemblée. Attendez, on parle de vous, d'abord.
« Je vous le dis, je pense que c'est une élection de clarification. Et donc, pour lever des blocages, on a vécu des dissolutions de confort. Ce n'est pas une dissolution de confort. Aujourd'hui, le schéma électoral français montre que 40% des électeurs qui se sont déplacés ont choisi une liste d'extrême droite. Et donc, vous cédez la demande de Jordan Bardella ? La majorité est relative au Parlement, à l'Assemblée nationale. Encore une fois, la NUPES et notamment LFI a créé des conditions de la bordélisation de cette Assemblée. Attendez, on parle de vous, d'abord. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 2:31
Question 35Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Est-ce que c'est le RN qui fixe l'agenda politique désormais en France ?
Réponse directe
Pas du tout, c'est le président de la République qui a choisi en conscience. Et donc, c'est un agenda de clarté, de décision. Vous savez, je vous le dis, de plus en plus de démocraties basculent à peu près partout dans le monde. Et on a la chance en France de pouvoir élire nos dirigeants et clarifier les lignes politiques. C'est prévu par nos textes et notre constitution. Et au moment où les démocraties dans le monde deviennent minoritaires, je pense qu'on doit se féliciter que le président de la République prenne cet engagement et nous propose et permette aussi aux Français de s'exprimer sur la ligne politique du pays. Ce sera le cas dans les prochains scrutins et dans cette campagne qui d…
« Pas du tout, c'est le président de la République qui a choisi en conscience. Et donc, c'est un agenda de clarté, de décision. Vous savez, je vous le dis, de plus en plus de démocraties basculent à peu près partout dans le monde. Et on a la chance en France de pouvoir élire nos dirigeants et clarifier les lignes politiques. C'est prévu par nos textes et notre constitution. Et au moment où les démocraties dans le monde deviennent minoritaires, je pense qu'on doit se féliciter que le président de la République prenne cet engagement et nous propose et permette aussi aux Français de s'exprimer sur la ligne politique du pays. Ce sera le cas dans les prochains scrutins et dans cette campagne qui démarre aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 3:09
Question 36Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Alors, il vous avait expliqué à l'AFP hier soir que vous ne mettriez pas de candidats Renaissance ou Horizons au Modem devant des candidats issus des Républicains, des écologistes, des socialistes, qui seraient dans l'arc républicain. Expliquez-nous. Il n'y aura pas de candidats de votre camp face à des sortants...
Réponse directe
Je ne veux pas qu'on rentre dans une logique de 4ème République et de jeu d'appareil. Nous sommes dans la 5ème. C'est vous qui avez ouvert ce débat. On se met dans une logique de projet. Et donc, tous ceux qui veulent s'inscrire dans cette logique de projet sont les bienvenus. Qu'est-ce qu'un arc républicain ? Puisque la définition a changé tout au long du quinquennat. Mais par définition, le projet que nous porterons dans cette élection sera dans le champ républicain. Donc, tous les députés sortants qui souhaitent s'investir dans ce projet, il y aura une discussion avec les partenaires de la majorité. Mais également, je souhaite qu'on puisse avoir une discussion avec des gens raisonnables…
« Je ne veux pas qu'on rentre dans une logique de 4ème République et de jeu d'appareil. Nous sommes dans la 5ème. C'est vous qui avez ouvert ce débat. On se met dans une logique de projet. Et donc, tous ceux qui veulent s'inscrire dans cette logique de projet sont les bienvenus. Qu'est-ce qu'un arc républicain ? Puisque la définition a changé tout au long du quinquennat. Mais par définition, le projet que nous porterons dans cette élection sera dans le champ républicain. Donc, tous les députés sortants qui souhaitent s'investir dans ce projet, il y aura une discussion avec les partenaires de la majorité. Mais également, je souhaite qu'on puisse avoir une discussion avec des gens raisonnables à qui on peut travailler. Et dans ce cadre-là, oui, nous donnerons les investitures à ceux qui partagent ce projet. Et donc, chaque candidat qui se dit en désaccord avec ce projet aura évidemment un candidat en face aux élections législatives. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 6:40
Question 37Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Et c'est la suite de cette matinale spéciale au lendemain du coup de tonnerre des élections européennes et de l'annonce de la dissolution de l'Assemblée Nationale. Dans les minutes à venir, trois invités au micro de France Inter. 8h45, François Ruffin, député insoumis à NUPES de la Somme. 8h35, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste. Et tout de suite, Stéphane Séjourné, que je salue. Bonjour, bienvenue. Bonjour à vous deux. Vous êtes à la fois ministre des Affaires étrangères et patron du parti Renaissance, le parti présidentiel. Racontez-nous, pour commencer, à quel moment avez-vous appris que le président de la République allait dissoudre l'Assemblée Nationale ?
Réponse à côté
Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision. Et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite où on ne peut pas dire que l'Assemblée Nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, fait face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques. La position de la France dans les grandes crises à l'international, vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères, les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la campag…
« Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision. Et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite où on ne peut pas dire que l'Assemblée Nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, fait face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques. La position de la France dans les grandes crises à l'international, vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères, les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la campagne ! Il n'en était pas question ! Le président a fait le choix en conscience et je pense que c'est toujours bien de revenir devant les électeurs pour clarifier la ligne politique et surtout poser la question d'un choix historique de qui va gouverner le pays jusqu'à 2027. Je crois que le président de la République... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 1:02
Question 38Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Avez-vous été surpris, voire sidéré, comme tout le monde, puisque cette hypothèse avait été rejetée fermement tout au long de la campagne ?
Réponse à côté
Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision. Et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite où on ne peut pas dire que l'Assemblée Nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, fait face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques. La position de la France dans les grandes crises à l'international, vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères, les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la campag…
« Bon, d'abord, j'étais avec le président de la République quand il a pris sa décision. Et je tiens à le dire ici aussi à vos auditeurs, c'est d'abord une démarche qui est sincère au moment où 40% des électeurs aux élections européennes ont fait le choix d'une liste d'extrême droite où on ne peut pas dire que l'Assemblée Nationale fonctionne bien maintenant depuis deux ans, que le gouvernement et la France, le pays, fait face aussi à un certain nombre d'enjeux historiques. La position de la France dans les grandes crises à l'international, vous l'avez dit, je suis ministre des Affaires étrangères, les enjeux économiques, les enjeux climatiques... Mais il n'en était pas question dans la campagne ! Il n'en était pas question ! Le président a fait le choix en conscience et je pense que c'est toujours bien de revenir devant les électeurs pour clarifier la ligne politique et surtout poser la question d'un choix historique de qui va gouverner le pays jusqu'à 2027. Je crois que le président de la République... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 1:02
Question 39Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Parlons de ce bloc. Le parti que vous dirigez, Renaissance, entre donc en campagne. Vous-même, vous serez candidat aux législatives ?
Réponse directe
Oui, probablement. Vous quittez le ministère du Quai d'Orsay ? C'est une élection importante. Non, non. Le gouvernement reste en place, reste en responsabilité. Mais comme tout responsable politique, au moment où il faut prendre ses responsabilités, je prendrai les miennes sur une législative.
« Oui, probablement. Vous quittez le ministère du Quai d'Orsay ? C'est une élection importante. Non, non. Le gouvernement reste en place, reste en responsabilité. Mais comme tout responsable politique, au moment où il faut prendre ses responsabilités, je prendrai les miennes sur une législative. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 6:06
Question 40Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Il remet son mandat en jeu d'une certaine manière, c'est ça ?
Réponse à côté
Non, en conscience, convoque des élections législatives pour pouvoir clarifier un certain nombre de points. J'ai évoqué les enjeux auxquels on doit faire face au niveau international et au niveau national. Et donc c'est une nouvelle élection qui commence aujourd'hui, une élection législative sur des enjeux nationaux et internationaux également, sur lesquels la majorité présidentielle aura des choses à dire, projet contre projet.
« Non, en conscience, convoque des élections législatives pour pouvoir clarifier un certain nombre de points. J'ai évoqué les enjeux auxquels on doit faire face au niveau international et au niveau national. Et donc c'est une nouvelle élection qui commence aujourd'hui, une élection législative sur des enjeux nationaux et internationaux également, sur lesquels la majorité présidentielle aura des choses à dire, projet contre projet. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 2:00
Question 41Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
En Seine-et-Marne ?
Réponse à côté
C'est à lui de voir. Moi, nous ouvrons à tout le monde. Moi, je ne veux pas qu'on soit dans une logique d'exclusion. La majorité présidentielle a toujours été dans une logique de dépassement politique. On a des enjeux très forts. L'extrême droite est très forte dans les sondages. Et maintenant, dans cette élection européenne, nous le constatons également. Je souhaite que tous ceux qui veulent partager un projet républicain peuvent...
« C'est à lui de voir. Moi, nous ouvrons à tout le monde. Moi, je ne veux pas qu'on soit dans une logique d'exclusion. La majorité présidentielle a toujours été dans une logique de dépassement politique. On a des enjeux très forts. L'extrême droite est très forte dans les sondages. Et maintenant, dans cette élection européenne, nous le constatons également. Je souhaite que tous ceux qui veulent partager un projet républicain peuvent... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 7:42
Question 42Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Nous avons tous des réponses différentes. Dans la presse, il y a un mot ce matin qu'on lit. C'est le mot de poker. Et la métaphore de faire tapis. Bref, du jeu de hasard. Est-ce que le président de la République fait un pari en allant à la dissolution de l'Assemblée nationale ?
Réponse à côté
Confiance envers les Français. Et donc, les Français doivent décider de la ligne économique, politique, géopolitique, internationale de la France. Et donc, on a besoin de stabilité. On voit depuis deux ans que l'Assemblée nationale ne fonctionne pas bien. Et le résultat d'hier est un coup de tonnerre aussi dans la vie politique. Il faut le prendre conscience. Et je l'ai dit, nous l'admettons, les résultats sont mauvais à cette élection européenne. Maintenant, nous avons un projet. Nous partirons sur des orientations politiques. Et je souhaite que le Bloc central puisse être conforté, légitimé. Parce que je pense que depuis le début de ce mandat, nous avons des idées à mettre en place. Et su…
« Confiance envers les Français. Et donc, les Français doivent décider de la ligne économique, politique, géopolitique, internationale de la France. Et donc, on a besoin de stabilité. On voit depuis deux ans que l'Assemblée nationale ne fonctionne pas bien. Et le résultat d'hier est un coup de tonnerre aussi dans la vie politique. Il faut le prendre conscience. Et je l'ai dit, nous l'admettons, les résultats sont mauvais à cette élection européenne. Maintenant, nous avons un projet. Nous partirons sur des orientations politiques. Et je souhaite que le Bloc central puisse être conforté, légitimé. Parce que je pense que depuis le début de ce mandat, nous avons des idées à mettre en place. Et surtout, à faire progresser le pays sur le volet économique et social. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 5:13
Question 43Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane Séjourné
Mais vous aviez dit que ces Européennes étaient les plus importantes de l'histoire et en réalité, on s'aperçoit donc, après leurs résultats, qu'elles avaient un enjeu national, c'est ça ?
Réponse à côté
Il y a une donne politique. Et cette donne politique, je viens de le dire. Il y a des enjeux importants et il y a une clarification à faire. Cette clarification va être menée. Je souhaite qu'on s'inscrive dans un choix de projet politique pour le pays. Et ça nous permet aussi, à un moment donné, de relégitimer des gens qui gouverneront le pays. Et je souhaite que cette campagne, y compris, soit menée par ma famille politique, avec ses alliés. On est plusieurs formations politiques. Et on y va pour gagner, je le dis. On y va pour gagner. J'entends un esprit de défaite derrière. Mais c'est une nouvelle élection qui commence, avec d'autres enjeux. Et j'aimerais bien qu'on pose les questions tr…
« Il y a une donne politique. Et cette donne politique, je viens de le dire. Il y a des enjeux importants et il y a une clarification à faire. Cette clarification va être menée. Je souhaite qu'on s'inscrive dans un choix de projet politique pour le pays. Et ça nous permet aussi, à un moment donné, de relégitimer des gens qui gouverneront le pays. Et je souhaite que cette campagne, y compris, soit menée par ma famille politique, avec ses alliés. On est plusieurs formations politiques. Et on y va pour gagner, je le dis. On y va pour gagner. J'entends un esprit de défaite derrière. Mais c'est une nouvelle élection qui commence, avec d'autres enjeux. Et j'aimerais bien qu'on pose les questions très franches sur les questions économiques. Quelle politique économique pour un pays ? La réponse sur le dérèglement climatique. La réponse également sur les grands enjeux du monde. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Assemblée nationale : "Ce n'est pas une dissolution de confort", estime Stéphane SéjournéVérifier à 4:01
Question 44Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
On est obligé de choisir, donc, entre la Chine et les États-Unis ?
Réponse à côté
Soyons clairs, la Maison-Blanche s'est abstenue de mettre de l'huile sur le feu. La réaction de son porte-parole a très clairement montré que l'Amérique de Joe Biden n'entend pas participer à ce tollé que vous décrivez dans le titre de votre émission. Le problème, ce sont les Républicains. Or, les Républicains, non seulement, traditionnellement, ils ne pardonnent rien à la France, mais ils pourraient peut-être revenir au pouvoir dans deux ans. Et puis, ils comptent déjà énormément au Congrès. Fox News, que vous avez montré tout à l'heure, le Wall Street Journal, Marco Rubio, dont la déclaration est peut-être un peu malhonnête, mais en tout cas, ce sont les opinions qui pèsent. Et donc, on n…
« Soyons clairs, la Maison-Blanche s'est abstenue de mettre de l'huile sur le feu. La réaction de son porte-parole a très clairement montré que l'Amérique de Joe Biden n'entend pas participer à ce tollé que vous décrivez dans le titre de votre émission. Le problème, ce sont les Républicains. Or, les Républicains, non seulement, traditionnellement, ils ne pardonnent rien à la France, mais ils pourraient peut-être revenir au pouvoir dans deux ans. Et puis, ils comptent déjà énormément au Congrès. Fox News, que vous avez montré tout à l'heure, le Wall Street Journal, Marco Rubio, dont la déclaration est peut-être un peu malhonnête, mais en tout cas, ce sont les opinions qui pèsent. Et donc, on ne peut pas se contenter de dire « Non, non, avec Biden, tout va bien et le reste, on s'en fiche ». »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 30:09Voir 1 autre passage
« Moi, j'avais ce débat-là sur un réseau social avec l'un des grands experts républicains de ces sujets, et où je lui disais « Mais si vous ne voulez pas, vous les Républicains, si vous n'avez pas besoin de nous pour gérer la crise à Taïwan, très bien, nous en prenons acte, mais il ne faudra pas compter sur nous pour essayer de dissuader la Chine de s'en prendre à Taïwan ». Là où Marco Rubio met le doigt, là où cela fait mal, c'est qu'on peut penser qu'il représente le point de vue d'un futur président américain du type Trump, peut-être pas, probablement pas Trump, mais 210 ou pourquoi pas Marco Rubio, qui dirait « Écoutez, soit vous nous allez sur Taïwan, pas forcément militairement, parce qu'il ne nous demande pas d'aller mourir pour Taïwan, ils n'ont pas besoin de nous, mais soit vous nous allez sur Taïwan, soit on pliera bagage ». »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 31:02
Question 45Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Elisabeth Borne devrait présenter en fin de semaine un agenda législatif à Emmanuel Macron. Un agenda suspendu à une décision. Car vendredi, le Conseil constitutionnel va enfin rendre son avis sur la réforme des retraites. Nous y reviendrons sans doute d'ici à la fin de la semaine à cette décision du Conseil constitutionnel. Cette question critiquée sur le plan intérieur, voilà maintenant que le président va jeter le trouble sur la scène internationale. Quelle est sa stratégie, Frédéric Sey ?
Réponse partielle
En revanche, je crois qu'il y a deux reproches qu'on ne peut pas lui faire. Le premier, ça serait de considérer que s'il fait du bruit à l'international, c'est pour faire « oublier » la réforme des retraites et ses difficultés intérieures. Là, je crois que ce serait un reproche qu'on lui fait parfois dans la presse étrangère, justement depuis deux jours, qui serait mal placé. D'abord parce qu'une visite d'État en Chine s'est prévue depuis des mois et parce que je suis absolument persuadé que quelle que soit la réforme des retraites, même si la réforme des retraites était passée, il aurait parlé exactement de la même manière à Pékin. Par ailleurs, les reproches que l'on fait à la France « vo…
« En revanche, je crois qu'il y a deux reproches qu'on ne peut pas lui faire. Le premier, ça serait de considérer que s'il fait du bruit à l'international, c'est pour faire « oublier » la réforme des retraites et ses difficultés intérieures. Là, je crois que ce serait un reproche qu'on lui fait parfois dans la presse étrangère, justement depuis deux jours, qui serait mal placé. D'abord parce qu'une visite d'État en Chine s'est prévue depuis des mois et parce que je suis absolument persuadé que quelle que soit la réforme des retraites, même si la réforme des retraites était passée, il aurait parlé exactement de la même manière à Pékin. Par ailleurs, les reproches que l'on fait à la France « vous ne pouvez pas porter la voix des droits de l'homme, vous qui tabassez les manifestants », je crois que lui, ça lui glisse totalement dessus parce qu'il ne prétend pas avoir une diplomatie centrée sur les droits de l'homme. Il prétend même s'abstraire de tout ce combat sur les valeurs. Bien sûr, il parle des valeurs, il dit « nous partageons des valeurs avec les Américains », etc. Mais il ne prétend jamais placer la question de la démocratie et des droits de l'homme au cœur de son agenda diplomatique. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 52:20
Question 46Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Et justement, en Europe de l'Est, ce flou, jusqu'à présent, faisait que certains pays n'osaient pas trop s'opposer. Or là, la Pologne, et vous avez vu, il y a un membre influent d'un think tank, d'un cercle de réflexion polonais, qui a dit, eh bien, si c'est ça l'autonomie stratégique, autrement dit, l'Europe sans les États-Unis, pour nous, c'est non, ce n'est pas possible, parce que ces pays-là, évidemment, dépendent des armes, du bouclier militaire américain pour se protéger face à la Russie, qui est en plus géographiquement très proche. Donc là, effectivement, je rejoins ce que vous disiez, Emmanuel Macron a perdu des points, si j'ose dire, en clarifiant ce que veut dire l'autonomie stratégique, puisque dans son esprit, c'est ne pas faire de suivi. Alors, sortons deux minutes de l'autonomie stratégique, revenons un petit peu dans l'histoire. C'est gaulliste, ce qu'il fait, non, Philippe de Sertine ?
Réponse partielle
Et c'est bien ça le problème. Puisque vous me parlez de la posture néo-gaullienne ou néo-gaulliste d'Emmanuel Macron, je dirais que c'est du gaullisme à contre-temps. Et à contre-temps, elle est mal placée à contre-temps parce que la France de 2023 n'est plus la France de 1963. Elle pèse moins ? Elle pèse moins. Et la Chine n'est plus du tout la Chine de Mao Zedong. À l'époque, lorsque la France reconnaît la République populaire de Chine, c'est un acte fort avec un État qui n'a pas du tout le rayonnement et la puissance qu'il a aujourd'hui. Et puis le problème, c'est que la manière dont il pose les termes du débat est très mauvaise. S'il avait dit qu'il faut que l'Europe se détermine librem…
« Et c'est bien ça le problème. Puisque vous me parlez de la posture néo-gaullienne ou néo-gaulliste d'Emmanuel Macron, je dirais que c'est du gaullisme à contre-temps. Et à contre-temps, elle est mal placée à contre-temps parce que la France de 2023 n'est plus la France de 1963. Elle pèse moins ? Elle pèse moins. Et la Chine n'est plus du tout la Chine de Mao Zedong. À l'époque, lorsque la France reconnaît la République populaire de Chine, c'est un acte fort avec un État qui n'a pas du tout le rayonnement et la puissance qu'il a aujourd'hui. Et puis le problème, c'est que la manière dont il pose les termes du débat est très mauvaise. S'il avait dit qu'il faut que l'Europe se détermine librement dans cette affaire, elle doit déterminer où sont ses intérêts dans la rivalité sino-américaine, elle doit déterminer si la question de Taïwan l'intéresse ou pas. Et en fonction de cela, nous prendrons librement, nous Européens, nos décisions et nos orientations. Il n'y aurait rien eu à redire. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 23:12
Question 47Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Je n'en sais rien. Mais on essaye aussi de trouver notre voie de défendre des intérêts européens. Et là, ce n'est pas évident, parce que les intérêts peuvent être différents, qu'il s'agisse de questions économiques, de questions stratégiques ou de défense. Les Américains nous demandent de choisir. Les Chinois nous demandent de choisir aussi, Bruno Tertré ?
Réponse partielle
Non, attention. Les Américains ne nous demandent pas de choisir. Ils ne nous disent pas... Joe Biden ne dit pas ce que disait George Bush dans les années 2000. Vous êtes avec nous ou contre nous. On n'est pas dans la formation de bloc, quoi qu'en pense Emmanuel Macron. Ce que... Là où je suis peut-être un peu plus nuancé, c'est que je pense tout à fait qu'on peut se fâcher avec les Chinois. Les Chinois, vous savez, ils voient leur intérêt, leur intérêt économique. Le commerce est à double sens. Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux. C'est quand même une règle de base qu'il ne faut pas oublier dans les relations internationales. Souvent, les besoins sont mutuels. Là où on…
« Non, attention. Les Américains ne nous demandent pas de choisir. Ils ne nous disent pas... Joe Biden ne dit pas ce que disait George Bush dans les années 2000. Vous êtes avec nous ou contre nous. On n'est pas dans la formation de bloc, quoi qu'en pense Emmanuel Macron. Ce que... Là où je suis peut-être un peu plus nuancé, c'est que je pense tout à fait qu'on peut se fâcher avec les Chinois. Les Chinois, vous savez, ils voient leur intérêt, leur intérêt économique. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 41:41Voir 1 autre passage
« Le commerce est à double sens. Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux. C'est quand même une règle de base qu'il ne faut pas oublier dans les relations internationales. Souvent, les besoins sont mutuels. Là où on se trompe, parfois, c'est quand on dit « je vais aller expliquer aux Chinois, j'ai besoin des Chinois parce qu'il faut les persuader que la lutte contre le changement climatique est une priorité pour eux. Donc j'ai besoin d'eux. » Mais la Chine n'agit qu'en fonction de son propre intérêt. Ce n'est pas la force de persuasion d'Emmanuel Macron qui va réussir à faire bouger les lignes, que ce soit sur l'Ukraine ou sur le changement climatique. Effectivement, on essaie de trouver une voie un peu différente. Mais j'allais dire qu'on peut aussi mettre les Américains devant leurs propres contradictions. Emmanuel Macron a beau jeu de dire « si vous voulez que nous soyons plus solidaires sur les grands dossiers internationaux, alors traitez vos alliés un peu mieux. » Parce que quand Joe Biden fait l'IRA, l'Inflation Reduction Act, quand il nous vend son gaz au prix du marché, tout simplement, il fait du protectionnisme, il fait du « America first » et on ne peut pas lui reprocher. En France, j'espère bien qu'Emmanuel Macron fait du « France first ». La question, c'est de savoir comment est-ce qu'avec une Europe aussi divisée, on peut trouver un rapport de force que jamais on ne pourra trouver seul. Même puissance nucléaire, même membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, même deuxième ou troisième puissance exportatrice d'armement au monde. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 42:10
Question 48Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Une question de Claude. Dans l'Essonne, Macron s'inspire-t-il de la diplomatie gaulliste de la France ?
Réponse directe
Il veut au moins donner le sentiment qu'il le fait. Et je pense qu'il est sincèrement convaincu qu'il porte en lui, qu'il incarne une tradition diplomatique française que nombre d'analystes, y compris moi-même, considèrent qu'elle s'exerce un petit peu à contre-temps parce que le monde a changé. Il n'est plus celui du temps du général de Gaulle.
« Il veut au moins donner le sentiment qu'il le fait. Et je pense qu'il est sincèrement convaincu qu'il porte en lui, qu'il incarne une tradition diplomatique française que nombre d'analystes, y compris moi-même, considèrent qu'elle s'exerce un petit peu à contre-temps parce que le monde a changé. Il n'est plus celui du temps du général de Gaulle. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 56:27
Question 49Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Je crois qu'il y a un mot qui est intéressant de citer pour comprendre justement cette juxtaposition entre l'étranger et le national que vous évoquiez, c'est la longévité. Elle a des effets contradictoires, en fait, parce que la longévité, elle est très bonne quand vous êtes au Conseil européen, vous êtes là depuis longtemps. Macron, c'est l'un des plus anciens, avec Viktor Orban, le hongrois, et Marc Routte, le néerlandais. Et là, vous connaissez tout le monde, vous pouvez davantage imposer vos vues que quelqu'un qui vient d'arriver depuis six mois, qui ne connaît pas encore les us et les coutumes. En revanche, la longévité sur le plan national, puisqu'il ne faut pas oublier qu'Emmanuel Macron est président depuis six ans avec la même majorité, ce qui n'était jamais arrivé encore, François Mitterrand, il y avait une cohabitation au bout de cinq ans, Jacques Chirac, c'est la même chose. Là, vous avez une sorte de cumul de miles, comme on pourrait dire, des mécontentements successifs qui ont petit à petit érodé votre popularité, gilets jaunes, taxes carbone, etc., jusqu'à la réforme des retraites. Mais vous pensez que son image s'est abîmée sur la scène internationale, dans ce deuxième début de mandat ?
Réponse partielle
Et par ailleurs, il continue à fasciner. Même après six ans de pouvoir, c'est toujours un président jeune, un président qui fait le buzz, un président qu'on aime voir se promener dans les rues, prendre des bains de foule. Il continue de fasciner. Donc, je ne sais pas si son agenda politique va pouvoir continuer à se développer à l'international. Ce que je sais, c'est qu'il est beaucoup moins déconsidéré que certains pays. Je pense à Nicolas Sarkozy, par exemple, que l'on approuve ou pas son agenda international. Le nombre de dirigeants politiques qui ne pouvaient plus le supporter au bout de cinq ans était quand même assez considérable. Macron continue de fasciner. Il continue de faire le b…
« Et par ailleurs, il continue à fasciner. Même après six ans de pouvoir, c'est toujours un président jeune, un président qui fait le buzz, un président qu'on aime voir se promener dans les rues, prendre des bains de foule. Il continue de fasciner. Donc, je ne sais pas si son agenda politique va pouvoir continuer à se développer à l'international. Ce que je sais, c'est qu'il est beaucoup moins déconsidéré que certains pays. Je pense à Nicolas Sarkozy, par exemple, que l'on approuve ou pas son agenda international. Le nombre de dirigeants politiques qui ne pouvaient plus le supporter au bout de cinq ans était quand même assez considérable. Macron continue de fasciner. Il continue de faire le buzz. La preuve de faisant cette émission. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 55:33
Question 50Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023
Alors c'est quoi le problème ?
Réponse directe
Le problème, c'est qu'il dit, un, ça ne nous intéresse pas, deux, dissuader Taïwan, ça ne sert à rien, ce n'est pas possible. Alors que s'il y a une chance de dissuader Pékin, de s'en prendre à Taïpé, c'est justement par une dissuasion économique commune, américaine et européenne. Sans l'économie américaine, sans la menace de sanctions européennes, la menace de sanctions américaines ne pèserait pas. Donc il a tort pour les raisons que mentionne Philippe de Certine. Il a tort parce que, oui ?
« Le problème, c'est qu'il dit, un, ça ne nous intéresse pas, deux, dissuader Taïwan, ça ne sert à rien, ce n'est pas possible. Alors que s'il y a une chance de dissuader Pékin, de s'en prendre à Taïpé, c'est justement par une dissuasion économique commune, américaine et européenne. Sans l'économie américaine, sans la menace de sanctions européennes, la menace de sanctions américaines ne pèserait pas. Donc il a tort pour les raisons que mentionne Philippe de Certine. Il a tort parce que, oui ? »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 24:06
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40
Voir 2 autres passages
« En tout cas, on aura besoin d'unité. D'unité de patriotisme européen. Et pour avoir vécu la négociation sur les droits de douane de la première partie du mandat de Donald Trump, évidemment que notamment dans le secteur privé et dans certains nombres de capitales, l'unité nous a fait défaut. Et donc on a beau critiquer le résultat de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne, mais nous avions un mandat à la Commission et c'est probablement le manque d'unité qui nous aurait, si l'unité était plus forte, si nous avions pu parler tous le même langage de la force, permet d'avoir des meilleurs résultats de cet accord. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 6:54
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 nov. 2023 au 19 janv. 2026 · 33 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40Voir 2 autres passages
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40Voir 2 autres passages
« et de commencer justement ces discussions avec aussi un langage de la force. C'est l'objectif que nous nous donnons également au niveau européen. C'est pour ça que je suis là ce matin et que j'ai ces paroles fortes sur ce sujet. Il faut tenir compte de ce qui nous a manqué la dernière fois dans cette négociation pour aujourd'hui avoir des résultats plus probants et surtout éviter de rentrer dans cette escalade des droits commerciaux. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 7:56
« Oui, les contacts sont en cours déjà aujourd'hui avec l'administration américaine. On aura un certain nombre de discussions et d'aller-retour sur les conséquences économiques de ce que nous envisageons. Et donc ça veut dire faire aussi tourner les ordinateurs du côté américain et du côté européen pour voir les conséquences économiques. qu'on puisse avoir des éléments qui soient aussi dissuasifs dans cette discussion. On les a, je vous les ai évoqués, j'en ai évoqué quelques-uns. L'intérêt pour nous, c'est évidemment de limiter l'impact économique, encore une fois. Et donc tout ce qui peut permettre de renforcer le rapport de force européen, l'unité européenne, nos outils anti-coercition, la réponse sur les tarifs sont des éléments qui nous permettent en tout cas d'avoir la main dans cette négociation. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous sommes en discussion, et la représaille d'ailleurs, nous sommes au stade de la menace du côté américain, nous devons être au stade également de la menace au niveau européen. Et l'outil anti-coercition est en quelque sorte une arme de dissuasion. Une arme de dissuasion qui doit permettre le dialogue, et surtout d'éviter l'application des droits de douane. Et donc c'est ça aussi l'objectif que nous donnons, avoir une discussion, mais mettre aussi l'ensemble des outils sur la table. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 3:17Voir 2 autres passages
« je crois aujourd'hui être clair ce matin, et puis après ce sont les États membres qui doivent décider aussi, et de trouver des majorités pour pouvoir l'utiliser. L'outil anti-coercition, c'est une arme de dissuasion, et un certain nombre de mesures que nous pouvons paramétrer. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:00
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, on aura besoin d'unité. D'unité de patriotisme européen. Et pour avoir vécu la négociation sur les droits de douane de la première partie du mandat de Donald Trump, évidemment que notamment dans le secteur privé et dans certains nombres de capitales, l'unité nous a fait défaut. Et donc on a beau critiquer le résultat de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne, mais nous avions un mandat à la Commission et c'est probablement le manque d'unité qui nous aurait, si l'unité était plus forte, si nous avions pu parler tous le même langage de la force, permet d'avoir des meilleurs résultats de cet accord. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 6:54Voir 2 autres passages
« Pour que vos éditeurs comprennent bien, nous avions gelé ce dispositif. Et donc, la représailles européenne, c'était 93 milliards de droits de douane supplémentaires sur l'économie américaine si nous n'avions pas d'accord avec les Américains. Nous avons eu un accord avec les Américains et donc les Européens se sont engagés à suspendre ces droits de douane. Ces droits de douane, ils ont été votés par le Conseil et les co-législateurs. Et donc, évidemment, c'est un des dispositifs que nous avons sous la main pour pouvoir aussi riposter en cas de droits de douane américains supplémentaires. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 5:51
« Vous avez deux leviers dans la riposte. D'abord, le tarifaire, la réciprocité absolue. Donc, ils nous collent 20%, on leur colle 20%. On met 20%. Cette liste de réciprocité sera déjà en œuvre dès cette semaine, puisque les premiers droits tarifiaires qui ont été annoncés par Donald Trump, notamment sur l'acier et l'aluminium, seront en réciprocité et seront annoncés dans les jours qui viennent. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 nov. 2023 au 19 janv. 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44Voir 2 autres passages
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, non. Nous allons évidemment riposter. Il y a une riposte qui est en préparation et je voulais être très clair ce matin, y compris sur la doctrine que nous allons travailler, la méthode que nous allons employer, y compris dans le travail et l'unité européenne. Notre riposte aura trois mots d'ordre. D'abord, la proportionnalité, puisqu'il y aura des impacts économiques sur notre économie et sur l'économie européenne. Il faut pouvoir en tenir compte. Notre économie est très imbriquée avec celle des Etats-Unis. Il y a 60% des investissements étrangers aux Etats-Unis qui sont des investissements européens. 40% des investissements étrangers en Europe sont des investissements américains. Et donc, on voit bien dans cette dynamique comment des droits de douane et des tarifs peuvent impacter à la fois les entreprises américaines et à la fois les entreprises européennes. Et puis, il y a l'unité européenne à construire, puisque nous sommes forts à 450 millions de consommateurs. Et donc, il faut continuer à négocier ensemble. À 27, pour l'instant, ça a tenu. Et pour avoir cette négociation à 27... »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 0:32Voir 2 autres passages
« D'abord, non. Nous allons évidemment riposter. Il y a une riposte qui est en préparation et je voulais être très clair ce matin, y compris sur la doctrine que nous allons travailler, la méthode que nous allons employer, y compris dans le travail et l'unité européenne. Notre riposte aura trois mots d'ordre. D'abord, la proportionnalité, puisqu'il y aura des impacts économiques sur notre économie et sur l'économie européenne. Il faut pouvoir en tenir compte. Notre économie est très imbriquée avec celle des Etats-Unis. Il y a 60% des investissements étrangers aux Etats-Unis qui sont des investissements européens. 40% des investissements étrangers en Europe sont des investissements américains. Et donc, on voit bien dans cette dynamique comment des droits de douane et des tarifs peuvent impacter à la fois les entreprises américaines et à la fois les entreprises européennes. Et puis, il y a l'unité européenne à construire, puisque nous sommes forts à 450 millions de consommateurs. Et donc, il faut continuer à négocier ensemble. À 27, pour l'instant, ça a tenu. Et pour avoir cette négociation à 27... »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 0:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, on a un problème qui est lié à l'ensemble des industries européennes. C'est-à-dire qu'on a les surcapacités chinoises, des véhicules chinois qui sont sursubventionnés, qui arrivent sur le marché européen. Il y a eu une réponse européenne. On a mis là des droits de douane pour éviter que ces véhicules arrivent sursubventionnés sur le marché, en concurrence avec nos véhicules. Et puis, on a un problème de prix de l'énergie, qui est aussi le problème de beaucoup d'industries un peu partout en Europe. Moi, je ne peux pas garantir à toutes ces industries les mêmes conditions de pouvoir d'achat, en tout cas de subvention chinoise. Il y a un tas de subvention chinoise, de la main d'œuvre jusqu'au foncier, jusqu'au prix de l'énergie. Et je ne peux pas garantir non plus à ces industries le même prix de l'électricité que les Américains qui produisent sur leur territoire le gaz et le pétrole. Donc, on va travailler avec des plans sectoriels. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 21:37Voir 2 autres passages
« D'abord, on a un problème qui est lié à l'ensemble des industries européennes. C'est-à-dire qu'on a les surcapacités chinoises, des véhicules chinois qui sont sursubventionnés, qui arrivent sur le marché européen. Il y a eu une réponse européenne. On a mis là des droits de douane pour éviter que ces véhicules arrivent sursubventionnés sur le marché, en concurrence avec nos véhicules. Et puis, on a un problème de prix de l'énergie, qui est aussi le problème de beaucoup d'industries un peu partout en Europe. Moi, je ne peux pas garantir à toutes ces industries les mêmes conditions de pouvoir d'achat, en tout cas de subvention chinoise. Il y a un tas de subvention chinoise, de la main d'œuvre jusqu'au foncier, jusqu'au prix de l'énergie. Et je ne peux pas garantir non plus à ces industries le même prix de l'électricité que les Américains qui produisent sur leur territoire le gaz et le pétrole. Donc, on va travailler avec des plans sectoriels. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 21:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez d'autres choses, notamment le commerce extérieur, les droits de droit, les services financiers, mais le numérique n'est pas dans mon portefeuille. La commissaire en question a élargi l'enquête ce week-end pour justement avoir une base légale pour aller devant le juge. On est dans un état de droit, on a des règles et effectivement la commission donne un rapport d'expertise au juge qui décide des sanctions. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 12:22Voir 2 autres passages
« Alors, qu'est-ce qu'il a dit ? Il y a plusieurs choses. D'abord, il dit beaucoup de choses. Et dans cet entretien, qui a d'abord été présenté de manière pas forcément très honnête, en tout cas pas complète, par le journal Politico, qui est un journal anglophone, et puis de manière plus complète dans les échos. Et c'est la version de référence, c'est elle qu'il faut lire. Dans cet entretien, il dit beaucoup de choses. Il ne parle pas simplement de la Chine et de Taïwan. Il parle même davantage de l'Europe. Et il essaie de convaincre son lectorat, avec de vrais arguments à mon sens, que finalement, cette fameuse autonomie stratégique de l'Europe, elle est en train de se construire patiemment. Nous diversifions nos approvisionnements énergétiques. Nous passons des textes, nous faisons adopter des textes à Bruxelles sur les semi-conducteurs, sur les matériaux critiques, etc. Et donc, lui, il dit ça avant. Donc, il y a pas mal de choses qui sont... »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 6:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le commerce est à double sens. Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux. C'est quand même une règle de base qu'il ne faut pas oublier dans les relations internationales. Souvent, les besoins sont mutuels. Là où on se trompe, parfois, c'est quand on dit « je vais aller expliquer aux Chinois, j'ai besoin des Chinois parce qu'il faut les persuader que la lutte contre le changement climatique est une priorité pour eux. Donc j'ai besoin d'eux. » Mais la Chine n'agit qu'en fonction de son propre intérêt. Ce n'est pas la force de persuasion d'Emmanuel Macron qui va réussir à faire bouger les lignes, que ce soit sur l'Ukraine ou sur le changement climatique. Effectivement, on essaie de trouver une voie un peu différente. Mais j'allais dire qu'on peut aussi mettre les Américains devant leurs propres contradictions. Emmanuel Macron a beau jeu de dire « si vous voulez que nous soyons plus solidaires sur les grands dossiers internationaux, alors traitez vos alliés un peu mieux. » Parce que quand Joe Biden fait l'IRA, l'Inflation Reduction Act, quand il nous vend son gaz au prix du marché, tout simplement, il fait du protectionnisme, il fait du « America first » et on ne peut pas lui reprocher. En France, j'espère bien qu'Emmanuel Macron fait du « France first ». La question, c'est de savoir comment est-ce qu'avec une Europe aussi divisée, on peut trouver un rapport de force que jamais on ne pourra trouver seul. Même puissance nucléaire, même membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, même deuxième ou troisième puissance exportatrice d'armement au monde. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 42:10Voir 2 autres passages
« Le problème, c'est qu'il dit, un, ça ne nous intéresse pas, deux, dissuader Taïwan, ça ne sert à rien, ce n'est pas possible. Alors que s'il y a une chance de dissuader Pékin, de s'en prendre à Taïpé, c'est justement par une dissuasion économique commune, américaine et européenne. Sans l'économie américaine, sans la menace de sanctions européennes, la menace de sanctions américaines ne pèserait pas. Donc il a tort pour les raisons que mentionne Philippe de Certine. Il a tort parce que, oui ? »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 24:06
« Et c'est bien ça le problème. Puisque vous me parlez de la posture néo-gaullienne ou néo-gaulliste d'Emmanuel Macron, je dirais que c'est du gaullisme à contre-temps. Et à contre-temps, elle est mal placée à contre-temps parce que la France de 2023 n'est plus la France de 1963. Elle pèse moins ? Elle pèse moins. Et la Chine n'est plus du tout la Chine de Mao Zedong. À l'époque, lorsque la France reconnaît la République populaire de Chine, c'est un acte fort avec un État qui n'a pas du tout le rayonnement et la puissance qu'il a aujourd'hui. Et puis le problème, c'est que la manière dont il pose les termes du débat est très mauvaise. S'il avait dit qu'il faut que l'Europe se détermine librement dans cette affaire, elle doit déterminer où sont ses intérêts dans la rivalité sino-américaine, elle doit déterminer si la question de Taïwan l'intéresse ou pas. Et en fonction de cela, nous prendrons librement, nous Européens, nos décisions et nos orientations. Il n'y aurait rien eu à redire. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, j'ai le sentiment surtout que si nous n'affirmons pas cela, c'est la course, et je ne sais pas où s'arrêtera ce désir de puissance et d'annexion du Groenland. Donc nous devons affirmer un certain nombre de principes, et donc nous devons l'affirmer de manière cohérente entre nous, mais surtout de manière unitaire. Affirmer des principes et répondre. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:02
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 7:06
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 2:18
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
« Il y a deux stratégies possibles. Je pense que la réalité est un peu entre les deux, comme souvent. Mais on a instruit tous nos services, et donc l'administration européenne, depuis maintenant plusieurs semaines, pour avoir des éléments offensifs et défensifs. Offensifs, puisqu'on peut avoir une réplique sur les droits de douane également. Mais attention, c'est exactement le même débat que nous avons eu sur les sanctions russes. C'est-à-dire que tous les droits de douane que nous mettrons aux Américains, une partie, les Européens, le paieront. Si nous mettons 25% sur l'aéronautique, si c'est le cas de l'autre côté, les pièces détachées des Boeing, des compagnies européennes seront plus chères. C'est l'inflation sur les prix des billets, etc. Et c'est partout dans tous les secteurs. Donc il faut une approche plutôt stratégique. On vous sent réticent à augmenter les droits de douane si eux le font ? Je pense qu'il faudra une approche stratégique. On l'a fait sur les Harley-Davidson pendant un temps qui ont eu beaucoup d'effets, par exemple, à la fois symboliques. Il faudra de manière stratégique regarder ce qui fait mal en réalité économiquement, plutôt que ce qui est du domaine du symbole ou de l'homothésie et de la réciprocité avec les États-Unis. En tout cas, il faut protéger le pouvoir d'achat des Européens. C'est notre mission, tout en évitant la guerre commerciale. Et puis, il y a une approche défensive qui consiste à réaiguiller un certain nombre d'achats dans le monde. Faut-il diversifier l'achat de GNL ? Plutôt suspendre les approvisionnements de l'Azerbaïdjan pour acheter plus aux Américains dans cette période de transition écologique où on essaye de réduire notre empreinte carbone. On a encore un certain nombre de pays européens qui utilisent le gaz pour créer de l'énergie et qui sont en transition. Bon, ça c'est une autre approche. Je pense que la vérité se situe à peu près au milieu. Mais vous pensez qu'il va comprendre ? »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 16:14
« Il y a deux stratégies possibles. Je pense que la réalité est un peu entre les deux, comme souvent. Mais on a instruit tous nos services, et donc l'administration européenne, depuis maintenant plusieurs semaines, pour avoir des éléments offensifs et défensifs. Offensifs, puisqu'on peut avoir une réplique sur les droits de douane également. Mais attention, c'est exactement le même débat que nous avons eu sur les sanctions russes. C'est-à-dire que tous les droits de douane que nous mettrons aux Américains, une partie, les Européens, le paieront. Si nous mettons 25% sur l'aéronautique, si c'est le cas de l'autre côté, les pièces détachées des Boeing, des compagnies européennes seront plus chères. C'est l'inflation sur les prix des billets, etc. Et c'est partout dans tous les secteurs. Donc il faut une approche plutôt stratégique. On vous sent réticent à augmenter les droits de douane si eux le font ? Je pense qu'il faudra une approche stratégique. On l'a fait sur les Harley-Davidson pendant un temps qui ont eu beaucoup d'effets, par exemple, à la fois symboliques. Il faudra de manière stratégique regarder ce qui fait mal en réalité économiquement, plutôt que ce qui est du domaine du symbole ou de l'homothésie et de la réciprocité avec les États-Unis. En tout cas, il faut protéger le pouvoir d'achat des Européens. C'est notre mission, tout en évitant la guerre commerciale. Et puis, il y a une approche défensive qui consiste à réaiguiller un certain nombre d'achats dans le monde. Faut-il diversifier l'achat de GNL ? Plutôt suspendre les approvisionnements de l'Azerbaïdjan pour acheter plus aux Américains dans cette période de transition écologique où on essaye de réduire notre empreinte carbone. On a encore un certain nombre de pays européens qui utilisent le gaz pour créer de l'énergie et qui sont en transition. Bon, ça c'est une autre approche. Je pense que la vérité se situe à peu près au milieu. Mais vous pensez qu'il va comprendre ? »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 16:14
« Encore une fois, je vous le dis, la campagne démarrera probablement autour de janvier-février. On sera à cinq mois de l'échéance, ce qui est beaucoup. Moi, je souhaite qu'on ait une campagne européenne sur des sujets européens. Vous savez, on parle d'Europe une fois tous les cinq ans. La fois dernière, je m'en rappelle, vos collègues sur les chaînes télé qui organisaient les débats ne voulaient même pas des têtes de liste. Ne voulaient même pas des têtes de liste. Ils invitaient les chefs de parti pour faire les débats européens. Ce qui veut dire quelque chose, la manière dont on traite l'Europe dans ce pays d'un point de vue médiatique. Donc là, je veux un vrai débat sur l'avenir de l'Europe, où on va, quelles sont les propositions les uns des autres. Et je ne veux pas que ce soit uniquement pour un parti ou l'autre, un tremplin vers 2027. »
France Inter · Européennes : Stéphane Séjourné assure qu'il "mènera la bataille"Vérifier à 33:51
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 23:12