

« S'il y a un des deux qui passe au second tour, il faudra nous retrouver. »
« Donc, moi, je suis pour les débats. »
« Quand on parle d'effondrement, on a tendance à penser effondrement de l'écologie. Mais en fait, il y a aussi un effondrement de nos institutions économiques et sociales. Et l'assurance va être le premier pilier à s'effondrer. »
« Je rappelle que les élèves français sont les plus stressés au monde et que ce n'est pas normal. »
« Et en fait, c'est un peu ça, le sujet. Et je trouve que là-dessus, on a besoin d'avoir des débats. »
« Je pense qu'on a loupé des coches importants dans les mois et années précédentes. Notamment, des coches qui permettaient de définir notre ligne avec une majorité, une minorité, comme ça se fait dans la plupart des partis. »
« Mais en fait, c'est ma position. Mais c'est une position que je tiens depuis la primaire des écologistes, il y a cinq ans maintenant. Donc, je veux dire, il n'y a pas de surprise. »
« L'État doit se mettre en assureur, en dernier ressort. C'est ce que je mets dans la tribune. C'est-à-dire faire en sorte que si le secteur privé se retire de certains secteurs, eh bien, l'État doit pouvoir prendre la main pour accompagner les personnes, déplacer leur maison... Pour les déplacer, pas pour les reconstruire, en tout cas. »
« Il y a un médecin scolaire sur deux, par exemple, qui manque. Donc ça fait partie aussi des mesures à prendre. Il y a des accompagnants et des accompagnantes de personnes, d'élèves qui sont en situation de handicap, les AESH, qui sont extrêmement mal payés. »
« En fait, quand on dit juste augmenter les enseignants, on se place dans un discours qui est déjà dépassé. Parce qu'aujourd'hui, c'est tout l'écosystème scolaire qu'il faut repenser. »
« Mais en fait, ça, ça donne l'impression de ne pas vouloir jouer ce rôle qui a été le nôtre à un moment, qui était ce fameux trait d'union, et finalement de prendre parti sans oser le dire. »
« Si, bien sûr que c'est toujours intéressant de discuter à gauche de questions écologiques parce que le Parti Socialiste, mais Raphaël Glucksmann aussi, n'avait pas pris des positions très fortes jusqu'à présent sur les questions écologiques. »
« Donc, de fait, là, avec Yannick Jadot, il monte dans une éolienne. Et donc, j'imagine qu'il voit l'écologie de haut et je m'en félicite. »
« Mais moi, je voudrais qu'on débatte à gauche, de toute façon. C'est-à-dire que, quand bien même on soutient l'un ou l'autre, à la fin, il faut que nous nous retrouvions. »
« Raison pour laquelle, moi, j'en appelle vraiment à trancher rapidement, parce que là, je crois que nous nous affaiblissons d'une manière assez historique. »
« On a les mêmes points de différence avec les communistes, par exemple, sur le productivisme et le nucléaire. On a exactement les mêmes difficultés avec l'EPS sur l'agriculture, par exemple. »
« Je tiens cette ligne. Je la tiens un peu, parfois, on verrait contre tout. Mais j'essaye de montrer aussi ce que pourrait être une écologie véritablement créée à gauche et surtout une sortie du système. »
« L'analyse que je fais, et j'en termine là, pardon, c'est qu'on est au bout d'un système libéral, aujourd'hui capitaliste libéral, qui est en train de s'effondrer. »
« Il faut mieux payer les enseignants, ça c'est indispensable, il faut moins d'élèves par classe, c'est indispensable aussi. Mais c'est tout l'écosystème de l'école qui est en train de subir une crise importante. »
« On a évité ce sujet, on l'a mis sous le tapis. Et finalement, il réapparaît au pire des moments, c'est-à-dire pendant la campagne présidentielle. »