Ministre de l'Économie — Gouvernement Lecornu II·RE
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Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 oct. 2020 au 7 sept. 2026
Questions
668
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 668 questions évaluables
Réponse directe
276
Réponse partielle
182
Réponse à côté
196
Refus explicite
14
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 401 à 425 sur 668
Question 401Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Attentat, samedi soir à Paris. L'agresseur était fiché S, ex-condamné, radicalisé. Est-ce que la police a raté quelque chose ?
Réponse partielle
On peut se poser la question à chaque fois qu'il y a ce genre d'attentat. Ce qu'il faut reconnaître aussi, c'est que là, on avait une combinaison extrêmement délétère et très difficile à évaluer, qui était à la fois une personne radicalisée, vous l'avez dit, mais aussi quelqu'un qui, visiblement, avait une condition psychiatrique particulière.
« On peut se poser la question à chaque fois qu'il y a ce genre d'attentat. Ce qu'il faut reconnaître aussi, c'est que là, on avait une combinaison extrêmement délétère et très difficile à évaluer, qui était à la fois une personne radicalisée, vous l'avez dit, mais aussi quelqu'un qui, visiblement, avait une condition psychiatrique particulière. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 0:18
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, là, on n'est pas dans le sacrifice, on est dans la réduction des dépenses de tous les ministères, en gros, à du concurrence, qui vont devoir contribuer. Pourquoi »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:51
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 402Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
L'assurance chômage a été l'objet de décisions pas faciles. Vous en sentez les bénéfices déjà ?
Réponse directe
On le voit, on le voit. Aujourd'hui, on a un chômage qui a baissé. Il a certes monté un petit peu ces derniers mois, mais globalement, on continue à créer de l'emploi en France. Bien sûr, on a un des systèmes d'assurance chômage les plus bénéfiques, les plus favorables, les plus positifs au monde, et même en Europe. Maintenant, le fait de l'avoir rendu un peu plus flexible, un peu plus difficile, parfois aussi pour certains, a permis de faire baisser le chômage comme on ne l'avait jamais connu en France, notamment pour les populations difficiles. Les jeunes et les seniors, ça commence à baisser.
« On le voit, on le voit. Aujourd'hui, on a un chômage qui a baissé. Il a certes monté un petit peu ces derniers mois, mais globalement, on continue à créer de l'emploi en France. Bien sûr, on a un des systèmes d'assurance chômage les plus bénéfiques, les plus favorables, les plus positifs au monde, et même en Europe. Maintenant, le fait de l'avoir rendu un peu plus flexible, un peu plus difficile, parfois aussi pour certains, a permis de faire baisser le chômage comme on ne l'avait jamais connu en France, notamment pour les populations difficiles. Les jeunes et les seniors, ça commence à baisser. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 11:01
Question 403Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
À 200 jours des Jeux Olympiques, les partenaires industriels que vous rencontrez, qui parfois sont mécènes ou sponsors dans l'espoir en général, est-ce qu'ils s'inquiètent ?
Réponse directe
Non, je pense qu'ils sont évidemment conscients que c'est un événement sportif de taille mondiale, avec un risque du coup plus important que d'autres. Mais ils ont vu aussi que la Coupe du Monde de Rugby s'est bien passée. Ils ont vu qu'aujourd'hui, on prend un certain nombre de décisions pour lesquelles on était critiqué la semaine dernière. Vous vous souvenez, sécuriser les zones... Le QR Code. Le fameux QR Code, qui pouvait apparaître un peu kafkainien, qui d'un seul coup, apparaît somme toute une manière raisonnable de sécuriser les zones dans lesquelles on aura beaucoup de monde, et dans lesquelles, évidemment, la cérémonie inaugurale se déroulera. Donc non, on met tout en place. En to…
« Non, je pense qu'ils sont évidemment conscients que c'est un événement sportif de taille mondiale, avec un risque du coup plus important que d'autres. Mais ils ont vu aussi que la Coupe du Monde de Rugby s'est bien passée. Ils ont vu qu'aujourd'hui, on prend un certain nombre de décisions pour lesquelles on était critiqué la semaine dernière. Vous vous souvenez, sécuriser les zones... Le QR Code. Le fameux QR Code, qui pouvait apparaître un peu kafkainien, qui d'un seul coup, apparaît somme toute une manière raisonnable de sécuriser les zones dans lesquelles on aura beaucoup de monde, et dans lesquelles, évidemment, la cérémonie inaugurale se déroulera. Donc non, on met tout en place. En tout cas, quand je parle aux sponsors, aux industriels qui sont prêts à accompagner cet événement, aujourd'hui, ils sont plutôt très heureux de pouvoir le faire, assez enthousiastes et plutôt impatients de voir comment tout ça va se dérouler. J'espère dans la joie et la bonne humeur, évidemment. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 5:25
Question 404Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Les plus de 55 ans ont payé 90% pour une activité de 80%. C'est ce que propose Bruno Le Maire, c'est la bonne solution ?
Réponse partielle
En tout cas, c'est une bonne piste. Moi, j'ai 57 ans. Je vois autour de moi des amis qui se retrouvent dans une situation difficile où, au fond, l'entreprise se dit, si je me débarrasse de lui, il est un peu émoussé, j'irai recruter des jeunes moins chers. Et la personne en question se dit, au fond, parce que son travail est dévalorisé, j'ai peut-être intérêt à prendre un dispositif de pré-retraite ou quelque chose qui y ressemble. Il faut changer ça. Il faut changer ça. Il faut vraiment, collectivement, qu'on réalise, notamment dans l'industrie, que des seniors, c'est un atout pour une entreprise. Ils peuvent aller chercher des jeunes, les convaincre, aller dans les écoles, pourquoi pas, f…
« En tout cas, c'est une bonne piste. Moi, j'ai 57 ans. Je vois autour de moi des amis qui se retrouvent dans une situation difficile où, au fond, l'entreprise se dit, si je me débarrasse de lui, il est un peu émoussé, j'irai recruter des jeunes moins chers. Et la personne en question se dit, au fond, parce que son travail est dévalorisé, j'ai peut-être intérêt à prendre un dispositif de pré-retraite ou quelque chose qui y ressemble. Il faut changer ça. Il faut changer ça. Il faut vraiment, collectivement, qu'on réalise, notamment dans l'industrie, que des seniors, c'est un atout pour une entreprise. Ils peuvent aller chercher des jeunes, les convaincre, aller dans les écoles, pourquoi pas, faire de la formation, faire du mentorat. Donc, ils ne sont peut-être pas aussi productifs, comme on dit, que des jeunes qui rejoindraient l'entreprise, mais ils peuvent apporter beaucoup. Et ça, je pense que c'est un changement de culture, mais qu'on a aussi un changement de mesure, de politique à mettre en œuvre. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 9:00Voir 2 autres passages
« Mais aujourd'hui, on a des incitations qui vont dans le mauvais sens. Une entreprise a intérêt à se débarrasser d'un senior, et un senior a intérêt à quitter l'entreprise. Il faut qu'on change ça. Et à mon avis, c'est effectivement par des mesures du type, de celles que Bruno Le Maire a mises sur la table, qu'on y arrivera. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 9:55
« Oui, et je pense que Bruno Le Maire l'a dit d'ailleurs, et Olivier Dussopt évidemment le dira d'autant plus. C'est des mesures qu'il faut travailler avec les partenaires sociaux. L'essentiel de ces mesures doivent relever de la négociation sociale, mais à condition qu'on se mette d'accord sur l'objectif. Aujourd'hui, je le répète, il y a un peu un espèce d'intérêt commun à ce que les seniors arrêtent de travailler. Il faut qu'on se donne comme objectif commun, les partenaires sociaux, représentants des organisations patronales et syndicales, et le gouvernement, de changer ça. Et ça va prendre des décisions pas faciles, il faut que tout le monde soit prêt à les prendre. »
Question 405Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
On voit à côté de l'extrême droite politique se développer une ultra-droite dans la rue, avec Gourdin et parfois Salut Nazi. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Réponse directe
Alors d'abord, on peut dissoudre quand ce sont des associations. Deux, on peut être extrêmement ferme, et c'est le cas en arrêtant et en condamnant les gens qui se livrent à ce genre d'exactions. Et puis, il ne faut surtout, en aucun cas, profiter de celle du droit-droite pour banaliser l'extrême droite. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui font des choses horribles que ceux qui pensent des choses qui sont, de mon point de vue, je dirais, non fréquentables, ne doivent pas être mises à jour. C'est pour ça que je le dis. C'est pour ça que je le dis. Je pense qu'il faut continuer à mettre à jour, d'abord le fait que le Front National, désormais le Rassemblement National, n'a aucune soluti…
« Alors d'abord, on peut dissoudre quand ce sont des associations. Deux, on peut être extrêmement ferme, et c'est le cas en arrêtant et en condamnant les gens qui se livrent à ce genre d'exactions. Et puis, il ne faut surtout, en aucun cas, profiter de celle du droit-droite pour banaliser l'extrême droite. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui font des choses horribles que ceux qui pensent des choses qui sont, de mon point de vue, je dirais, non fréquentables, ne doivent pas être mises à jour. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 4:00
Question 406Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Parlons de votre portefeuille, l'industrie. Est-ce que vous considérez que la bataille est désormais gagnée, qu'il y a une sorte de défait de seuil qui a été franchie ?
Réponse directe
Pour reprendre une citation célèbre, la bataille a été gagnée, mais pas la guerre. La réindustrialisation, c'est le travail d'une génération. Donc la désindustrialisation a concerné une génération, la mienne. Moi, je souhaite que les générations aujourd'hui qui arrivent sur le marché du travail puissent trouver un job dans l'industrie, puissent réaliser que c'est bien payé l'industrie, puissent réaliser qu'on peut y faire carrière, et puissent réaliser, c'est très important, que l'industrie, c'est la manière efficace de décarboner la France. L'industrie, ça réconcilie économie et écologie. Quand vous créez une usine verte, quand vous créez une usine de batterie électrique, de pompe à chaleu…
« Pour reprendre une citation célèbre, la bataille a été gagnée, mais pas la guerre. La réindustrialisation, c'est le travail d'une génération. Donc la désindustrialisation a concerné une génération, la mienne. Moi, je souhaite que les générations aujourd'hui qui arrivent sur le marché du travail puissent trouver un job dans l'industrie, puissent réaliser que c'est bien payé l'industrie, puissent réaliser qu'on peut y faire carrière, et puissent réaliser, c'est très important, que l'industrie, c'est la manière efficace de décarboner la France. L'industrie, ça réconcilie économie et écologie. Quand vous créez une usine verte, quand vous créez une usine de batterie électrique, de pompe à chaleur, quand vous décarbonez une acierie traditionnelle, vous fabriquez l'avenir. Donc mon job, c'est évidemment de s'assurer que ces usines ouvrent, mais aussi et surtout de convaincre les jeunes que l'industrie, c'est l'avenir de la nation française. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 7:59
Question 407Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Est-ce qu'il ne faut pas convaincre aussi les industriels de garder les vieux ?
Réponse directe
En tout cas, c'est une bonne piste. Moi, j'ai 57 ans. Je vois autour de moi des amis qui se retrouvent dans une situation difficile où, au fond, l'entreprise se dit, si je me débarrasse de lui, il est un peu émoussé, j'irai recruter des jeunes moins chers. Et la personne en question se dit, au fond, parce que son travail est dévalorisé, j'ai peut-être intérêt à prendre un dispositif de pré-retraite ou quelque chose qui y ressemble. Il faut changer ça. Il faut changer ça. Il faut vraiment, collectivement, qu'on réalise, notamment dans l'industrie, que des seniors, c'est un atout pour une entreprise. Ils peuvent aller chercher des jeunes, les convaincre, aller dans les écoles, pourquoi pas, f…
« En tout cas, c'est une bonne piste. Moi, j'ai 57 ans. Je vois autour de moi des amis qui se retrouvent dans une situation difficile où, au fond, l'entreprise se dit, si je me débarrasse de lui, il est un peu émoussé, j'irai recruter des jeunes moins chers. Et la personne en question se dit, au fond, parce que son travail est dévalorisé, j'ai peut-être intérêt à prendre un dispositif de pré-retraite ou quelque chose qui y ressemble. Il faut changer ça. Il faut changer ça. Il faut vraiment, collectivement, qu'on réalise, notamment dans l'industrie, que des seniors, c'est un atout pour une entreprise. Ils peuvent aller chercher des jeunes, les convaincre, aller dans les écoles, pourquoi pas, faire de la formation, faire du mentorat. Donc, ils ne sont peut-être pas aussi productifs, comme on dit, que des jeunes qui rejoindraient l'entreprise, mais ils peuvent apporter beaucoup. Et ça, je pense que c'est un changement de culture, mais qu'on a aussi un changement de mesure, de politique à mettre en œuvre. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 9:00Voir 2 autres passages
« Mais aujourd'hui, on a des incitations qui vont dans le mauvais sens. Une entreprise a intérêt à se débarrasser d'un senior, et un senior a intérêt à quitter l'entreprise. Il faut qu'on change ça. Et à mon avis, c'est effectivement par des mesures du type, de celles que Bruno Le Maire a mises sur la table, qu'on y arrivera. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 9:55
« Oui, et je pense que Bruno Le Maire l'a dit d'ailleurs, et Olivier Dussopt évidemment le dira d'autant plus. C'est des mesures qu'il faut travailler avec les partenaires sociaux. L'essentiel de ces mesures doivent relever de la négociation sociale, mais à condition qu'on se mette d'accord sur l'objectif. Aujourd'hui, je le répète, il y a un peu un espèce d'intérêt commun à ce que les seniors arrêtent de travailler. Il faut qu'on se donne comme objectif commun, les partenaires sociaux, représentants des organisations patronales et syndicales, et le gouvernement, de changer ça. Et ça va prendre des décisions pas faciles, il faut que tout le monde soit prêt à les prendre. »
Question 408Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
On ne peut pas dissoudre, c'est souvent même pas, des associations. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Réponse partielle
Alors d'abord, on peut dissoudre quand ce sont des associations. Deux, on peut être extrêmement ferme, et c'est le cas en arrêtant et en condamnant les gens qui se livrent à ce genre d'exactions. Et puis, il ne faut surtout, en aucun cas, profiter de celle du droit-droite pour banaliser l'extrême droite. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui font des choses horribles que ceux qui pensent des choses qui sont, de mon point de vue, je dirais, non fréquentables, ne doivent pas être mises à jour. C'est pour ça que je le dis. C'est pour ça que je le dis. Je pense qu'il faut continuer à mettre à jour, d'abord le fait que le Front National, désormais le Rassemblement National, n'a aucune soluti…
« Alors d'abord, on peut dissoudre quand ce sont des associations. Deux, on peut être extrêmement ferme, et c'est le cas en arrêtant et en condamnant les gens qui se livrent à ce genre d'exactions. Et puis, il ne faut surtout, en aucun cas, profiter de celle du droit-droite pour banaliser l'extrême droite. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui font des choses horribles que ceux qui pensent des choses qui sont, de mon point de vue, je dirais, non fréquentables, ne doivent pas être mises à jour. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 4:00
Question 409Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi le Président de la République a tancé Israël à la sortie de la COP28, en disant que la bonne lutte contre le terrorisme n'est pas le bombardement systématique et permanent ?
Réponse à côté
Non. Il a fait exactement ce que le ministre de la Défense américain a fait à quelques heures d'intervalle. C'est-à-dire que, préciser des buts stratégiques. L'éradication du Hamas, par exemple, c'est compliqué. Des soldats du Hamas, il n'y en a pas qu'à Gaza, il n'y en a pas qu'à Israël. Il y en a un peu partout dans le monde. La préservation des populations civiles, c'est exactement ce qu'a dit le ministre de la Défense américain, qui lui a combattu en Irak, dans des villes. Et il sait combien c'est compliqué de combattre des terroristes en protégeant les civils. Mais il dit quand même qu'il faut le faire, parce que c'est la seule manière, évidemment, de gagner un conflit. Et il ne faut j…
« Non. Il a fait exactement ce que le ministre de la Défense américain a fait à quelques heures d'intervalle. C'est-à-dire que, préciser des buts stratégiques. L'éradication du Hamas, par exemple, c'est compliqué. Des soldats du Hamas, il n'y en a pas qu'à Gaza, il n'y en a pas qu'à Israël. Il y en a un peu partout dans le monde. La préservation des populations civiles, c'est exactement ce qu'a dit le ministre de la Défense américain, qui lui a combattu en Irak, dans des villes. Et il sait combien c'est compliqué de combattre des terroristes en protégeant les civils. Mais il dit quand même qu'il faut le faire, parce que c'est la seule manière, évidemment, de gagner un conflit. Et il ne faut jamais l'oublier, qui est issue d'une attaque horrible. On n'oubliera jamais ce qui s'est passé le 7 octobre. On ne peut, aucun d'entre nous, se mettre à la place de ceux qui ont vécu ça, directement, ou dans les familles. Mais la seule manière de gagner cette guerre, sans nourrir les guerres futures, c'est de tout faire pour protéger les populations civiles. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 6:28Voir 1 autre passage
« C'est très difficile. Je ne jette pas la pierre, c'est le cas de l'Ir, malheureusement. Mais c'est très difficile. Mais c'est le lot des démocraties modernes. Et Israël est une grande démocratie moderne. Il faut qu'elle le fasse, au risque de quoi on en reprendra sans doute pour 10 ans, comme l'a dit le président de la République. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 7:32
Question 410Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Faut-il des injonctions de soins quand on a ce mélange radicalisation et psychiatrie ?
Réponse directe
Alors, il faut pouvoir sans doute le faire, en tout cas. Aujourd'hui, c'est possible, au sens où les médecins peuvent eux-mêmes le faire. La question qui se pose, et qu'a posé Gérald Darmanin, c'est est-ce que le préfet peut lui-même aller plus loin pour des raisons d'évaluation du danger public ? Mais c'est compliqué, parce que le préfet n'est pas lui-même en mesure d'évaluer la condition sanitaire de la personne en question. Donc c'est sans doute une coopération entre, je dirais, la force publique et la préfecture, et des médecins.
« Alors, il faut pouvoir sans doute le faire, en tout cas. Aujourd'hui, c'est possible, au sens où les médecins peuvent eux-mêmes le faire. La question qui se pose, et qu'a posé Gérald Darmanin, c'est est-ce que le préfet peut lui-même aller plus loin pour des raisons d'évaluation du danger public ? Mais c'est compliqué, parce que le préfet n'est pas lui-même en mesure d'évaluer la condition sanitaire de la personne en question. Donc c'est sans doute une coopération entre, je dirais, la force publique et la préfecture, et des médecins. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 1:23
Question 411Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Une loi Pacte II, c'est ce que voudrait rédiger Bruno Le Maire au prochain semestre. À quoi ça servirait dans l'industrie, par exemple ?
Réponse partielle
Alors, on a déjà voté pas mal de choses dans l'industrie. On a raccourci les délais d'instruction pour installer une usine. On a voté un crédit d'impôt qui va permettre à l'industrie verte de s'installer plus facilement. On a aujourd'hui un alignement de l'État, des préfets, des régions, des départements pour l'industrie. Donc, je pense que dans l'industrie, une bonne partie du boulot a été fait. Il y a encore un défi autour des recours, ce qu'on appelle les recours abusifs. Quand on veut installer une usine, quand on veut parfois construire un logement, quand on veut construire une autoroute, on a tendance à avoir des recours qui se multiplient, qui font durer les procédures et qui rendent…
« Alors, on a déjà voté pas mal de choses dans l'industrie. On a raccourci les délais d'instruction pour installer une usine. On a voté un crédit d'impôt qui va permettre à l'industrie verte de s'installer plus facilement. On a aujourd'hui un alignement de l'État, des préfets, des régions, des départements pour l'industrie. Donc, je pense que dans l'industrie, une bonne partie du boulot a été fait. Il y a encore un défi autour des recours, ce qu'on appelle les recours abusifs. Quand on veut installer une usine, quand on veut parfois construire un logement, quand on veut construire une autoroute, on a tendance à avoir des recours qui se multiplient, qui font durer les procédures et qui rendent du coup les installations économiques plus difficiles. Donc ça, on peut encore faire des efforts. D'ailleurs, je pense que Bruno Le Maire l'a mentionné dans sa interview. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 11:42
Question 412Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Est-ce que la deuxième n'est pas la libide, la première ?
Réponse à côté
Non, moi je pense que, en tout cas c'est les médecins et l'enquête qui le dira, on avait la combinaison des deux. Et qu'il est très difficile, dans ces cas extrêmement difficiles, d'évaluer la dangerosité de la personne en question. Moi, quand j'entends M. Bardella nous donner des leçons en disant qu'il suffisait de l'enfermer, les pays dans lesquels on enferme tous les malades mentaux, j'ai pas envie de vivre dans cela non plus. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, on fait face à des situations très difficiles, de radicaliser, visiblement, autonome, solitaire, difficile à intégrer. Donc il avait été identifié comme tel, il avait purgé sa peine, il avait suivi son traitement psychiatrique, et vi…
« Non, moi je pense que, en tout cas c'est les médecins et l'enquête qui le dira, on avait la combinaison des deux. Et qu'il est très difficile, dans ces cas extrêmement difficiles, d'évaluer la dangerosité de la personne en question. Moi, quand j'entends M. Bardella nous donner des leçons en disant qu'il suffisait de l'enfermer, les pays dans lesquels on enferme tous les malades mentaux, j'ai pas envie de vivre dans cela non plus. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, on fait face à des situations très difficiles, de radicaliser, visiblement, autonome, solitaire, difficile à intégrer. Donc il avait été identifié comme tel, il avait purgé sa peine, il avait suivi son traitement psychiatrique, et visiblement, il était encore dangereux. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 0:37
Question 413Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
Vous étiez à Hénin-Beaumont, vendredi dernier, le 1er décembre, avec Olivier Véran. Le Rassemblement National profite forcément d'une telle situation ?
Réponse partielle
Moi, je pense qu'il faut éviter que ce soit le cas. Parce qu'avec des solutions simplistes, je disais tout à l'heure, Jordan Badela, qui veut interner tous les malades mentaux, je n'ai pas envie de vivre dans un pays comme ça, et c'est à nous de montrer qu'on a une alternative. Alternative sur la sécurité et la protection des biens et des personnes, et ce n'est pas facile aujourd'hui dans un environnement extrêmement tendu, mais il faut continuer à le faire. On a renforcé les moyens de la police, on a renforcé les moyens de la justice, et il faut continuer à s'assurer qu'on met toutes les chances de notre côté pour protéger les Françaises et les Français. Mais aussi, montrer qu'on est capab…
« Moi, je pense qu'il faut éviter que ce soit le cas. Parce qu'avec des solutions simplistes, je disais tout à l'heure, Jordan Badela, qui veut interner tous les malades mentaux, je n'ai pas envie de vivre dans un pays comme ça, et c'est à nous de montrer qu'on a une alternative. Alternative sur la sécurité et la protection des biens et des personnes, et ce n'est pas facile aujourd'hui dans un environnement extrêmement tendu, mais il faut continuer à le faire. On a renforcé les moyens de la police, on a renforcé les moyens de la justice, et il faut continuer à s'assurer qu'on met toutes les chances de notre côté pour protéger les Françaises et les Français. Mais aussi, montrer qu'on est capable d'apporter des solutions économiques, sociales, redonner espoir à des territoires qui l'ont perdu, c'est pour ça qu'on était à Hénin-Beaumont avec Olivier Véran, c'est pour ça que moi, j'ai fait 120-130 déplacements dans les territoires industriels depuis que j'ai été nommé ministre de l'Industrie. Une usine, quand on l'ouvre, c'est de l'espoir qui renaît. Moi, je suis convaincu que la réindustrialisation, c'est aussi un moyen de lutter de manière très concrète sur le terrain, contre les extrêmes, contre la colère. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 2:48
Question 414Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23
C'est une rupture avec Jérusalem ?
Réponse à côté
Non. Il a fait exactement ce que le ministre de la Défense américain a fait à quelques heures d'intervalle. C'est-à-dire que, préciser des buts stratégiques. L'éradication du Hamas, par exemple, c'est compliqué. Des soldats du Hamas, il n'y en a pas qu'à Gaza, il n'y en a pas qu'à Israël. Il y en a un peu partout dans le monde. La préservation des populations civiles, c'est exactement ce qu'a dit le ministre de la Défense américain, qui lui a combattu en Irak, dans des villes. Et il sait combien c'est compliqué de combattre des terroristes en protégeant les civils. Mais il dit quand même qu'il faut le faire, parce que c'est la seule manière, évidemment, de gagner un conflit. Et il ne faut j…
« Non. Il a fait exactement ce que le ministre de la Défense américain a fait à quelques heures d'intervalle. C'est-à-dire que, préciser des buts stratégiques. L'éradication du Hamas, par exemple, c'est compliqué. Des soldats du Hamas, il n'y en a pas qu'à Gaza, il n'y en a pas qu'à Israël. Il y en a un peu partout dans le monde. La préservation des populations civiles, c'est exactement ce qu'a dit le ministre de la Défense américain, qui lui a combattu en Irak, dans des villes. Et il sait combien c'est compliqué de combattre des terroristes en protégeant les civils. Mais il dit quand même qu'il faut le faire, parce que c'est la seule manière, évidemment, de gagner un conflit. Et il ne faut jamais l'oublier, qui est issue d'une attaque horrible. On n'oubliera jamais ce qui s'est passé le 7 octobre. On ne peut, aucun d'entre nous, se mettre à la place de ceux qui ont vécu ça, directement, ou dans les familles. Mais la seule manière de gagner cette guerre, sans nourrir les guerres futures, c'est de tout faire pour protéger les populations civiles. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 6:28Voir 1 autre passage
« C'est très difficile. Je ne jette pas la pierre, c'est le cas de l'Ir, malheureusement. Mais c'est très difficile. Mais c'est le lot des démocraties modernes. Et Israël est une grande démocratie moderne. Il faut qu'elle le fasse, au risque de quoi on en reprendra sans doute pour 10 ans, comme l'a dit le président de la République. »
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 7:32
Question 415L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
On n'a pas su mais vous, pas entre nous ou pas ?
Réponse à côté
Non, non, mais d'ailleurs, En Marche, c'est d'ailleurs son défaut. Ça n'a jamais vraiment devenu un parti. On a des militants. On n'a pas des structures très structurées. On n'a pas d'élus locaux. On a six ans d'ancienneté. Là, le Parti Socialiste en avait près d'un siècle. Et c'est vrai que moi, j'ai trouvé que le Parti Socialiste que j'ai rejoint n'était pas ce à quoi moi, j'aspirais. Moi, j'ai grandi dans une famille communiste. Donc mon père et ma mère étaient très militants. Mon père était journaliste à l'humain. Le militantisme dans les années 60-70, ça voulait dire quelque chose. C'est-à-dire que le dimanche, ils allaient sur les marchés vendre l'humain dimanche. Moi, j'allais achete…
« Non, non, mais d'ailleurs, En Marche, c'est d'ailleurs son défaut. Ça n'a jamais vraiment devenu un parti. On a des militants. On n'a pas des structures très structurées. On n'a pas d'élus locaux. On a six ans d'ancienneté. Là, le Parti Socialiste en avait près d'un siècle. Et c'est vrai que moi, j'ai trouvé que le Parti Socialiste que j'ai rejoint n'était pas ce à quoi moi, j'aspirais. Moi, j'ai grandi dans une famille communiste. Donc mon père et ma mère étaient très militants. Mon père était journaliste à l'humain. Le militantisme dans les années 60-70, ça voulait dire quelque chose. C'est-à-dire que le dimanche, ils allaient sur les marchés vendre l'humain dimanche. Moi, j'allais acheter pif gadget. Les gens se retrouvaient en réunion. Et littéralement, ils refaisaient le monde à la maison. Moi, je m'endormais sur le canapé en attendant des gens refaire le monde, débattre. Et je pense que... Et ça, vous le retrouvez aujourd'hui, ce... En tout cas, moi, je l'ai trouvé à l'époque, au moment où je me suis engagé. Ensuite, j'ai été élu député. Donc c'est vrai que quand on devient député, c'est plus tout à fait la même chose. Les débats ont lieu à l'Assemblée nationale. C'est beaucoup plus structuré. C'est formalisé. Alors je n'explique pas. Quand tu deviens ministre, là, clairement, on se retrouve dans une position très institutionnelle, dans laquelle les codes, c'est peut-être pour ça que j'aime venir chez Batiste, sont souvent assez formels. Donc moi, je dois avouer que j'ai perdu un peu ça. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 3:37
Question 416L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Oui, mais bon, ça, c'est pas très important. Pourquoi choisir l'engagement politique quand on peut se faire énormément d'opinion ?
Réponse directe
Parce que j'ai d'abord, et tant mieux pour moi, gagné plus d'argent que je n'aurais jamais rêvé d'en gagner. Moi, j'ai grandi dans une famille modeste à Montreux. J'étais au lycée pas très loin d'ici, dans le 20e. Je n'ai pas fait carrière pour gagner de l'argent. J'ai eu de la chance. J'ai eu effectivement un job fantastique à Montréal qui m'a permis de bien gagner ma vie. Et du coup, maintenant, j'ai une vraie liberté. Maintenant, je peux m'engager en politique sans devoir rien à personne. Et franchement, si un jour, je considère que ce qu'on fait au gouvernement ou ce que moi, je fais n'est plus en cohérence avec ce pour quoi je me suis engagé, je passerai à autre chose. Claire ?
« Parce que j'ai d'abord, et tant mieux pour moi, gagné plus d'argent que je n'aurais jamais rêvé d'en gagner. Moi, j'ai grandi dans une famille modeste à Montreux. J'étais au lycée pas très loin d'ici, dans le 20e. Je n'ai pas fait carrière pour gagner de l'argent. J'ai eu de la chance. J'ai eu effectivement un job fantastique à Montréal qui m'a permis de bien gagner ma vie. Et du coup, maintenant, j'ai une vraie liberté. Maintenant, je peux m'engager en politique sans devoir rien à personne. Et franchement, si un jour, je considère que ce qu'on fait au gouvernement ou ce que moi, je fais n'est plus en cohérence avec ce pour quoi je me suis engagé, je passerai à autre chose. Claire ? »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 5:08
Question 417L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Comment est-ce qu'on contractualise la baisse des émissions de gaz à effet de serre ?
Réponse directe
Donc, en France, il y a 50 usines qui représentent 60% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie. À elles toutes seules ? À elles toutes seules. Donc, c'est des aciéries, des alumineries, des cimenteries, des raffineries. Donc, c'est des grosses usines qui, en général, emploient beaucoup de gens et qui polluent beaucoup. Donc, elles émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Et il y a un an, le président de la République les a réunis à l'Elysée. Il leur a dit, moi, je suis prêt à vous aider à condition que vous vous engagiez formellement à respecter les accords de la COP. Donc, les accords de la COP, c'est moins 40% d'émissions d'ici 2030 par rapport à là où on est aujourd'hui et…
« Donc, en France, il y a 50 usines qui représentent 60% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie. À elles toutes seules ? À elles toutes seules. Donc, c'est des aciéries, des alumineries, des cimenteries, des raffineries. Donc, c'est des grosses usines qui, en général, emploient beaucoup de gens et qui polluent beaucoup. Donc, elles émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Et il y a un an, le président de la République les a réunis à l'Elysée. Il leur a dit, moi, je suis prêt à vous aider à condition que vous vous engagiez formellement à respecter les accords de la COP. Donc, les accords de la COP, c'est moins 40% d'émissions d'ici 2030 par rapport à là où on est aujourd'hui et moins 100%, c'est-à-dire carbone neutralité en 2050. Donc, depuis un an, avec mes équipes, on a travaillé 50 contrats de décarbonation avec chacun de ces sites. Et donc, on les a signés hier, effectivement, avec la Première ministre au Salon des maires, parce qu'on pense que les maires sont très impliqués là-dedans. Je pense qu'il y a quelqu'un qui est de fosse autour de la table, non ? De fosse sur mer. Voilà. Donc, il y avait le maire de fosse sur mer, par exemple, hier, qui était là. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 13:22Voir 1 autre passage
« C'est lui qui m'a dit fosse. Alors, fosse où ? C'est fausse en Ile-de-France. C'est fausse dans le Val-d'Oise. Ah non, ce n'est pas le même. C'est fausse en formation. Il n'y a pas la mer là-bas, désolé. Non, mais donc, la fosse sur mer, c'est un bon exemple. Grosse entreprise. Il y a une aciérie, il y a une raffinerie, il y a de la chimie. Fausse, ça pollue. C'est plus de 20% des émissions, des 60 dont je parlais tout à l'heure. Donc, c'est énorme. Donc, on a signé des contrats de décarbonation avec chacune de ces usines. Le contrat, c'est quoi ? C'est que l'usine s'engage à décarboner en remplaçant des fours à gaz par des fours électriques, en remplaçant du charbon par de l'hydrogène. Ça fait 150 ans qu'on fait de l'acier avec du charbon. On va pouvoir en faire avec de l'hydrogène. À capter du carbone. En échange de ça, nous, on donne des subventions. Et donc, des subventions qui vont permettre d'accompagner les investissements. C'est beaucoup d'argent. Pour vous donner un ordre de grandeur, Arcelor à Dunkerque, ils vont devoir dépenser 2 milliards pour décarboner d'euros. Et nous, on est prêts, sur ces 2 milliards, à en subventionner 800 millions. Donc, c'est beaucoup d'argent. Et donc, pour s'engager sur cette voie-là, on est vraiment dans le donnant-donnant. Ça veut dire que s'ils ne font pas ce à quoi ils se sont engagés, l'argent, ils ne l'auront pas. On le reprendra. Mais à l'inverse, s'ils font ce à quoi ils se sont engagés, et donc si 2030, moins 40%, 2050, zéro, on aura gagné au change parce qu'on aura réussi à décarboner l'industrie. Claire ? »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 14:21
Question 418L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Qu'est-ce qui, en 2016-2017, faisait d'une personne de la société civile comme vous, en plus au Québec, de se dire « Allez, j'y vais, je le rejoins ». Pourquoi ?
Réponse directe
Bon, d'abord, j'ai eu 50 ans à cette époque-là. Donc, je pense que j'ai fait ma crise de 50 ans à moi. Donc, il y en a qui font d'autres choses. Adèle l'y a mentionné tout à l'heure. Moi, j'ai décidé de m'engager en politique et de lâcher effectivement un job et une vie que j'adorais à Montréal. Il y a, en 2016, le Brexit. Il y a l'élection de Donald Trump. Et il y avait une élection française qui se préfigurait avec un trio infernal, Sarkozy et Hollande-Lopin. À l'époque, c'était les candidats qu'on avait en tête avant les primaires et tout le tralala. Hollande, plus trop dans la course, mais peu importe, admettons, allons-y. Non, mais au printemps 2016, au moment où le Brexit est voté, et…
« Bon, d'abord, j'ai eu 50 ans à cette époque-là. Donc, je pense que j'ai fait ma crise de 50 ans à moi. Donc, il y en a qui font d'autres choses. Adèle l'y a mentionné tout à l'heure. Moi, j'ai décidé de m'engager en politique et de lâcher effectivement un job et une vie que j'adorais à Montréal. Il y a, en 2016, le Brexit. Il y a l'élection de Donald Trump. Et il y avait une élection française qui se préfigurait avec un trio infernal, Sarkozy et Hollande-Lopin. À l'époque, c'était les candidats qu'on avait en tête avant les primaires et tout le tralala. Hollande, plus trop dans la course, mais peu importe, admettons, allons-y. Non, mais au printemps 2016, au moment où le Brexit est voté, etc. Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, il avait moins de 40 ans à l'époque, ce qui, pour moi, évidemment, était très jeune. Il mettait des drapeaux européens partout derrière lui dans les meetings. Et moi, je suis un pro-européen convaincu. Il prenait le dépassement. Il était un fervent partisan de la place des femmes en politique, de la place de la société civile, vous l'avez dit. Et j'ai vraiment eu envie de rejoindre ce mouvement qui était un mouvement de renouveau, qui était un mouvement de dépassant des clivages qui, pour moi, étaient un peu dépassés. On y reviendra peut-être. Et clairement, un mouvement qui, selon moi, pouvait renouveler la vie politique et renouveler aussi le personnel politique. Pourtant, vous aviez déjà fait un passage rapide par le Parti Socialiste en 2005. Ah non, oui. Qu'est-ce qui était différent, du coup ? Alors, ce n'était pas la Bellevillois. Je suis arrivé à une réunion de section dans le 12e arrondissement. Et j'ai vu des gens qui se disputaient, littéralement, sur la scène, avec un petit jeune qui débarquait à l'époque, auquel on ne s'intéressait pas du tout. C'est-à-dire qu'on avait un Parti Socialiste qui, déjà, à l'époque, était très retourné vers lui-même, avec l'émotion, les débats, les groupes, les familles qui se réhissaient depuis des années. Et là, d'un seul coup, moi, je suis allé à la première réunion d'En Marche à Montréal. C'est comme ça que j'ai commencé mon engagement. On était 12 dans un salon, que des jeunes et un moins jeune, moi. On a bu du très mauvais vin portugais et on a refait le monde. Et vraiment, on a, je pense, à l'époque, même si ça n'a peut-être pas duré tout le temps, réinventé l'engagement politique. On avait des débats sur la place des femmes en politique, sur l'Europe, sur le fédéralisme, sur le populisme. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 1:16
Question 419L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Oui, bien sûr. Merci Adèle. Merci en tout cas d'être venu répondre à nos questions. On voudrait aussi un petit peu parler de vous, Roland Lescure. On l'avait peu fait la dernière fois. Faire un petit peu votre portrait, parler de votre engagement. Il faut revenir à 2017 pour ça. Vous étiez alors le vice-président de la Caisse des dépôts et placements du Québec. Et vous avez démissionné pour vous engager auprès d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui vous a fait dire ?
Réponse directe
Bon, d'abord, j'ai eu 50 ans à cette époque-là. Donc, je pense que j'ai fait ma crise de 50 ans à moi. Donc, il y en a qui font d'autres choses. Adèle l'y a mentionné tout à l'heure. Moi, j'ai décidé de m'engager en politique et de lâcher effectivement un job et une vie que j'adorais à Montréal. Il y a, en 2016, le Brexit. Il y a l'élection de Donald Trump. Et il y avait une élection française qui se préfigurait avec un trio infernal, Sarkozy et Hollande-Lopin. À l'époque, c'était les candidats qu'on avait en tête avant les primaires et tout le tralala. Hollande, plus trop dans la course, mais peu importe, admettons, allons-y. Non, mais au printemps 2016, au moment où le Brexit est voté, et…
« Bon, d'abord, j'ai eu 50 ans à cette époque-là. Donc, je pense que j'ai fait ma crise de 50 ans à moi. Donc, il y en a qui font d'autres choses. Adèle l'y a mentionné tout à l'heure. Moi, j'ai décidé de m'engager en politique et de lâcher effectivement un job et une vie que j'adorais à Montréal. Il y a, en 2016, le Brexit. Il y a l'élection de Donald Trump. Et il y avait une élection française qui se préfigurait avec un trio infernal, Sarkozy et Hollande-Lopin. À l'époque, c'était les candidats qu'on avait en tête avant les primaires et tout le tralala. Hollande, plus trop dans la course, mais peu importe, admettons, allons-y. Non, mais au printemps 2016, au moment où le Brexit est voté, etc. Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, il avait moins de 40 ans à l'époque, ce qui, pour moi, évidemment, était très jeune. Il mettait des drapeaux européens partout derrière lui dans les meetings. Et moi, je suis un pro-européen convaincu. Il prenait le dépassement. Il était un fervent partisan de la place des femmes en politique, de la place de la société civile, vous l'avez dit. Et j'ai vraiment eu envie de rejoindre ce mouvement qui était un mouvement de renouveau, qui était un mouvement de dépassant des clivages qui, pour moi, étaient un peu dépassés. On y reviendra peut-être. Et clairement, un mouvement qui, selon moi, pouvait renouveler la vie politique et renouveler aussi le personnel politique. Pourtant, vous aviez déjà fait un passage rapide par le Parti Socialiste en 2005. Ah non, oui. Qu'est-ce qui était différent, du coup ? Alors, ce n'était pas la Bellevillois. Je suis arrivé à une réunion de section dans le 12e arrondissement. Et j'ai vu des gens qui se disputaient, littéralement, sur la scène, avec un petit jeune qui débarquait à l'époque, auquel on ne s'intéressait pas du tout. C'est-à-dire qu'on avait un Parti Socialiste qui, déjà, à l'époque, était très retourné vers lui-même, avec l'émotion, les débats, les groupes, les familles qui se réhissaient depuis des années. Et là, d'un seul coup, moi, je suis allé à la première réunion d'En Marche à Montréal. C'est comme ça que j'ai commencé mon engagement. On était 12 dans un salon, que des jeunes et un moins jeune, moi. On a bu du très mauvais vin portugais et on a refait le monde. Et vraiment, on a, je pense, à l'époque, même si ça n'a peut-être pas duré tout le temps, réinventé l'engagement politique. On avait des débats sur la place des femmes en politique, sur l'Europe, sur le fédéralisme, sur le populisme. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 1:16
Question 420L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Plus philosophiquement, est-ce que la croissance verte et l'industrie zéro carbone, ce n'est pas un petit peu un mirage ?
Réponse directe
Oui, mais ce serait une croissance différente. Adèle a parlé tout à l'heure de la fameuse pub de l'ADEME. Bon, évidemment, la sobriété, la surconsommation, la fast fashion, il faut agir là-dessus. Mais si on arrête de produire des voitures électriques, par exemple, est-ce qu'on est produite ailleurs, sauf à ce qu'on interdise les voitures électriques en France ? Donc, est-ce qu'on est produite, par exemple, en Chine, où on pollue beaucoup plus qu'en France ? Et en plus, on n'aura pas les emplois qui vont avec. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on dit qu'on réconcilie l'économie-écologie en faisant de la production verte. Donc, on va remplacer des chaudières à fioul par des pompes à chaleu…
« Oui, mais ce serait une croissance différente. Adèle a parlé tout à l'heure de la fameuse pub de l'ADEME. Bon, évidemment, la sobriété, la surconsommation, la fast fashion, il faut agir là-dessus. Mais si on arrête de produire des voitures électriques, par exemple, est-ce qu'on est produite ailleurs, sauf à ce qu'on interdise les voitures électriques en France ? Donc, est-ce qu'on est produite, par exemple, en Chine, où on pollue beaucoup plus qu'en France ? Et en plus, on n'aura pas les emplois qui vont avec. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on dit qu'on réconcilie l'économie-écologie en faisant de la production verte. Donc, on va remplacer des chaudières à fioul par des pompes à chaleur. Moi, je préfère qu'elles soient produites en France, là encore, qu'au bout du monde. Donc, on est vraiment, je pense, au contraire, en train de réconcilier fin du monde, fin du mois. On n'aura peut-être pas la croissance qu'on a eue dans les 30 glorieuses, mais au moins, on aura une croissance verte qui sera neutre en carbone, qui permettra quand même de créer de l'emploi et de créer du revenu. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 18:34
Question 421L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Il y a quelque chose aussi d'intéressant. C'est qu'on entend beaucoup, c'est vrai, chez des gens assez détachés de la politique qui la critiquent, se dire que les politiques s'en foutent plein les poches. Vous, en l'occurrence, quand vous étiez à la tête de la Caisse des dépôts au Québec, vous gagnez beaucoup plus d'argent que ce que vous gagnez aujourd'hui, non ?
Réponse directe
Parce que j'ai d'abord, et tant mieux pour moi, gagné plus d'argent que je n'aurais jamais rêvé d'en gagner. Moi, j'ai grandi dans une famille modeste à Montreux. J'étais au lycée pas très loin d'ici, dans le 20e. Je n'ai pas fait carrière pour gagner de l'argent. J'ai eu de la chance. J'ai eu effectivement un job fantastique à Montréal qui m'a permis de bien gagner ma vie. Et du coup, maintenant, j'ai une vraie liberté. Maintenant, je peux m'engager en politique sans devoir rien à personne. Et franchement, si un jour, je considère que ce qu'on fait au gouvernement ou ce que moi, je fais n'est plus en cohérence avec ce pour quoi je me suis engagé, je passerai à autre chose. Claire ?
« Parce que j'ai d'abord, et tant mieux pour moi, gagné plus d'argent que je n'aurais jamais rêvé d'en gagner. Moi, j'ai grandi dans une famille modeste à Montreux. J'étais au lycée pas très loin d'ici, dans le 20e. Je n'ai pas fait carrière pour gagner de l'argent. J'ai eu de la chance. J'ai eu effectivement un job fantastique à Montréal qui m'a permis de bien gagner ma vie. Et du coup, maintenant, j'ai une vraie liberté. Maintenant, je peux m'engager en politique sans devoir rien à personne. Et franchement, si un jour, je considère que ce qu'on fait au gouvernement ou ce que moi, je fais n'est plus en cohérence avec ce pour quoi je me suis engagé, je passerai à autre chose. Claire ? »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 5:08
Question 422L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Non. Est-ce que l'on peut vraiment concilier le respect des objectifs de bas carbone et une croissance industrielle ?
Réponse directe
Oui, mais ce serait une croissance différente. Adèle a parlé tout à l'heure de la fameuse pub de l'ADEME. Bon, évidemment, la sobriété, la surconsommation, la fast fashion, il faut agir là-dessus. Mais si on arrête de produire des voitures électriques, par exemple, est-ce qu'on est produite ailleurs, sauf à ce qu'on interdise les voitures électriques en France ? Donc, est-ce qu'on est produite, par exemple, en Chine, où on pollue beaucoup plus qu'en France ? Et en plus, on n'aura pas les emplois qui vont avec. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on dit qu'on réconcilie l'économie-écologie en faisant de la production verte. Donc, on va remplacer des chaudières à fioul par des pompes à chaleu…
« Oui, mais ce serait une croissance différente. Adèle a parlé tout à l'heure de la fameuse pub de l'ADEME. Bon, évidemment, la sobriété, la surconsommation, la fast fashion, il faut agir là-dessus. Mais si on arrête de produire des voitures électriques, par exemple, est-ce qu'on est produite ailleurs, sauf à ce qu'on interdise les voitures électriques en France ? Donc, est-ce qu'on est produite, par exemple, en Chine, où on pollue beaucoup plus qu'en France ? Et en plus, on n'aura pas les emplois qui vont avec. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on dit qu'on réconcilie l'économie-écologie en faisant de la production verte. Donc, on va remplacer des chaudières à fioul par des pompes à chaleur. Moi, je préfère qu'elles soient produites en France, là encore, qu'au bout du monde. Donc, on est vraiment, je pense, au contraire, en train de réconcilier fin du monde, fin du mois. On n'aura peut-être pas la croissance qu'on a eue dans les 30 glorieuses, mais au moins, on aura une croissance verte qui sera neutre en carbone, qui permettra quand même de créer de l'emploi et de créer du revenu. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 18:34
Question 423L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
Après, loin de moi l'envie de défendre le Parti Socialiste. Mais si les militants socialistes passent leur temps à s'engueuler, etc., à se regarder eux-mêmes, c'est aussi parce qu'il y a une démocratie interne. Il se trouve que le mouvement que vous avez rejoint En Marche, c'est un parti à leader charismatique. Et ça vous convient ?
Réponse à côté
Moi, je ne suis pas sûr que j'ai rejoint un parti. J'ai vraiment rejoint un mouvement à l'époque. C'est-à-dire que j'ai rejoint une volonté de renouvellement.
« Moi, je ne suis pas sûr que j'ai rejoint un parti. J'ai vraiment rejoint un mouvement à l'époque. C'est-à-dire que j'ai rejoint une volonté de renouvellement. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 3:29
Question 424L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
On en parlait au moment du Covid, c'était le grand thème de la réindustrialisation au moment du Covid, le jour où la France s'est retrouvée à se rendre compte qu'on était en foutu des masques en papier pour se protéger les uns des autres. Où est-ce qu'on en est de la réindustrialisation du côté des produits de santé ?
Réponse directe
Alors, on avance. On sait que vous avez... Enfin, on a eu des tensions sur le paracétamol, sur la moxiciline l'année dernière de moins en moins, en fait, parce qu'on a reconstitué des stocks, on a rapatrié de la production, mais on est en train de relocaliser ce qu'on appelle des médicaments essentiels. Donc, le président était en Ardèche en juin, il a annoncé 10 nouveaux médicaments dès 2024 qui seront relocalisés en France. On en a 25 qu'on a identifiés qui doivent être relocalisés. Tout à l'heure, j'étais à Chartres avec le président de la République, Novo Nordisk. Oui, c'est ça, c'est une entreprise Novo Nordisk. Une énorme entreprise danoise qui est déjà installée à Chartres depuis 60…
« Alors, on avance. On sait que vous avez... Enfin, on a eu des tensions sur le paracétamol, sur la moxiciline l'année dernière de moins en moins, en fait, parce qu'on a reconstitué des stocks, on a rapatrié de la production, mais on est en train de relocaliser ce qu'on appelle des médicaments essentiels. Donc, le président était en Ardèche en juin, il a annoncé 10 nouveaux médicaments dès 2024 qui seront relocalisés en France. On en a 25 qu'on a identifiés qui doivent être relocalisés. Tout à l'heure, j'étais à Chartres avec le président de la République, Novo Nordisk. Oui, c'est ça, c'est une entreprise Novo Nordisk. Une énorme entreprise danoise qui est déjà installée à Chartres depuis 60 ans et qui a annoncé aujourd'hui 500 emplois, 2 milliards d'investissements pour accroître leur production. Donc, quand on dit « Choose France, la France est attractive » et tout, c'est aussi pour ça. Parce que moi, je préfère que le Danois, ils produisent... Donc, c'est des produits contre le diabète qui produisent en masse en France. Je préfère qu'ils les produisent en France qu'ailleurs. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 20:50
Question 425L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland Lescure
expliquez-nous. C'est quoi cette histoire de contrat ?
Réponse directe
Donc, en France, il y a 50 usines qui représentent 60% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie. À elles toutes seules ? À elles toutes seules. Donc, c'est des aciéries, des alumineries, des cimenteries, des raffineries. Donc, c'est des grosses usines qui, en général, emploient beaucoup de gens et qui polluent beaucoup. Donc, elles émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Et il y a un an, le président de la République les a réunis à l'Elysée. Il leur a dit, moi, je suis prêt à vous aider à condition que vous vous engagiez formellement à respecter les accords de la COP. Donc, les accords de la COP, c'est moins 40% d'émissions d'ici 2030 par rapport à là où on est aujourd'hui et…
« Donc, en France, il y a 50 usines qui représentent 60% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie. À elles toutes seules ? À elles toutes seules. Donc, c'est des aciéries, des alumineries, des cimenteries, des raffineries. Donc, c'est des grosses usines qui, en général, emploient beaucoup de gens et qui polluent beaucoup. Donc, elles émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Et il y a un an, le président de la République les a réunis à l'Elysée. Il leur a dit, moi, je suis prêt à vous aider à condition que vous vous engagiez formellement à respecter les accords de la COP. Donc, les accords de la COP, c'est moins 40% d'émissions d'ici 2030 par rapport à là où on est aujourd'hui et moins 100%, c'est-à-dire carbone neutralité en 2050. Donc, depuis un an, avec mes équipes, on a travaillé 50 contrats de décarbonation avec chacun de ces sites. Et donc, on les a signés hier, effectivement, avec la Première ministre au Salon des maires, parce qu'on pense que les maires sont très impliqués là-dedans. Je pense qu'il y a quelqu'un qui est de fosse autour de la table, non ? De fosse sur mer. Voilà. Donc, il y avait le maire de fosse sur mer, par exemple, hier, qui était là. »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 13:22Voir 1 autre passage
« C'est lui qui m'a dit fosse. Alors, fosse où ? C'est fausse en Ile-de-France. C'est fausse dans le Val-d'Oise. Ah non, ce n'est pas le même. C'est fausse en formation. Il n'y a pas la mer là-bas, désolé. Non, mais donc, la fosse sur mer, c'est un bon exemple. Grosse entreprise. Il y a une aciérie, il y a une raffinerie, il y a de la chimie. Fausse, ça pollue. C'est plus de 20% des émissions, des 60 dont je parlais tout à l'heure. Donc, c'est énorme. Donc, on a signé des contrats de décarbonation avec chacune de ces usines. Le contrat, c'est quoi ? C'est que l'usine s'engage à décarboner en remplaçant des fours à gaz par des fours électriques, en remplaçant du charbon par de l'hydrogène. Ça fait 150 ans qu'on fait de l'acier avec du charbon. On va pouvoir en faire avec de l'hydrogène. À capter du carbone. En échange de ça, nous, on donne des subventions. Et donc, des subventions qui vont permettre d'accompagner les investissements. C'est beaucoup d'argent. Pour vous donner un ordre de grandeur, Arcelor à Dunkerque, ils vont devoir dépenser 2 milliards pour décarboner d'euros. Et nous, on est prêts, sur ces 2 milliards, à en subventionner 800 millions. Donc, c'est beaucoup d'argent. Et donc, pour s'engager sur cette voie-là, on est vraiment dans le donnant-donnant. Ça veut dire que s'ils ne font pas ce à quoi ils se sont engagés, l'argent, ils ne l'auront pas. On le reprendra. Mais à l'inverse, s'ils font ce à quoi ils se sont engagés, et donc si 2030, moins 40%, 2050, zéro, on aura gagné au change parce qu'on aura réussi à décarboner l'industrie. Claire ? »
BACKSEAT · L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec Roland LescureVérifier à 14:21
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« l'appui d'une profession qui a souffert de manière historique cet été. Donc, chaque ministère va devoir faire un petit effort. Un milliard, c'est beaucoup. Un milliard sur le budget de l'État, »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 8:16
« des centaines de milliards d'euros, évidemment, c'est beaucoup moins. »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 8:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 avr. 2026 au 7 sept. 2026 · 27 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« sûr qu'elle m'inquiète. C'était malheureusement prévu. Moi j'ai eu l'occasion d'échanger récemment avec des chefs d'entreprise allemands qui étaient extrêmement préoccupés parce qu'elle était un peu inscrite. Bon, ils ratent visiblement la majorité absolue de peu. Mais la probabilité quand même que l'extrême droite, et c'est vraiment de l'extrême droite dur de chez dur, gouverne un land, donc une région allemande, elle est aujourd'hui réelle. Ça montre qu'on a un défi majeur face à une vague populiste qui est mondiale aujourd'hui et face à laquelle on doit résister. Mais ce n »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 0:32Voir 2 autres passages
« mais j'entends bien, ça fait partie des pistes qu'on regarde, comme d'autres. Il n'y a rien d'acquis aujourd'hui. Mais j'entends bien que, et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces mesures, ou ces idées de mesures qui sont égrenées les unes après les autres. Derrière chaque mesure, il y »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 5:21
« évidemment, je comprends les frustrations que ça peut engendrer, parce que derrière chaque mesure, chacun a son avis, chacun a son idée, du seuil, de ce qu'il faut faire, de ce qu »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités31 mai 2026 au 7 sept. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« sûr qu'elle m'inquiète. C'était malheureusement prévu. Moi j'ai eu l'occasion d'échanger récemment avec des chefs d'entreprise allemands qui étaient extrêmement préoccupés parce qu'elle était un peu inscrite. Bon, ils ratent visiblement la majorité absolue de peu. Mais la probabilité quand même que l'extrême droite, et c'est vraiment de l'extrême droite dur de chez dur, gouverne un land, donc une région allemande, elle est aujourd'hui réelle. Ça montre qu'on a un défi majeur face à une vague populiste qui est mondiale aujourd'hui et face à laquelle on doit résister. Mais ce n »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 0:32Voir 2 autres passages
« sûr qu'elle m'inquiète. C'était malheureusement prévu. Moi j'ai eu l'occasion d'échanger récemment avec des chefs d'entreprise allemands qui étaient extrêmement préoccupés parce qu'elle était un peu inscrite. Bon, ils ratent visiblement la majorité absolue de peu. Mais la probabilité quand même que l'extrême droite, et c'est vraiment de l'extrême droite dur de chez dur, gouverne un land, donc une région allemande, elle est aujourd'hui réelle. Ça montre qu'on a un défi majeur face à une vague populiste qui est mondiale aujourd'hui et face à laquelle on doit résister. Mais ce n »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 0:32
« Vrai, c'est une mauvaise idée, je pense, je l'ai dit d'ailleurs. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça veut dire des taux d'intérêt qui montent de manière très forte. Parce qu'aujourd'hui, on est regardé par les marchés financiers qui disent, franchement, on a un gouvernement qui... »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 6:50Voir 2 autres passages
« Ça veut dire des crédits à la consommation plus difficiles à avoir, ça veut dire une inflation sans doute qui monte, ça veut dire des crédits immobiliers pour les futurs acheteurs qui vont être plus élevés, ça veut dire, malheureusement, le taux du découvert qui peut monter. De manière très concrète, si... »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:01
« Alors, là, on n'est pas dans le sacrifice, on est dans la réduction des dépenses de tous les ministères, en gros, à du concurrence, qui vont devoir contribuer. Pourquoi »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées27 mai 2026 au 7 sept. 2026 · 6 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça veut dire des taux d'intérêt qui montent de manière très forte. Parce qu'aujourd'hui, on est regardé par les marchés financiers qui disent, franchement, on a un gouvernement qui... »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 6:50Voir 2 autres passages
« Ça veut dire des crédits à la consommation plus difficiles à avoir, ça veut dire une inflation sans doute qui monte, ça veut dire des crédits immobiliers pour les futurs acheteurs qui vont être plus élevés, ça veut dire, malheureusement, le taux du découvert qui peut monter. De manière très concrète, si... »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:01
« 'ai entendu que certains veulent annuler la dette, si on perd la confiance de ceux qui nous prêtent pour faire tomber la France, la France ne tournera plus. »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« dirais aussi juste que possible. Et j'entends bien chez tes rapporteurs généraux de la loi Pacte, quand j'entends Bruno Le Maire dire qu'il ne »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 5:42Voir 2 autres passages
« Les retraités grecs, ils ont vu, on parlait tout à l'heure peut-être, d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévu. Les retraités grecs, ils ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. Les infirmières grecques, elles ont vu leur salaire baisser. C'est ça renégocier la dette ? C'est ça dire merde, je le répète, à des créanciers. Mais même si c'est la Banque Centrale, accessoirement indépendante, dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation, c'est se moquer du monde. C'est prendre les Français pour des lanternes. C'est mettre en danger la signature de la France, en donnant l'impression, moi j'ai eu l'impression d'écouter Raymond Devauss, parce que je l'ai écouté hier, de raconter absolument n'importe quoi, de le faire, je le répète, avec un certain brio, et de donner l'impression qu'il y a une formule magique face à un défi majeur, vous l'avez dit, croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette à faire réduire, qu'on pouvait le faire par un baguette magique. C'est le serpent qu'un qui nous raconte n'importe quoi, mais il ne faut pas... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 24/08Vérifier à 2:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées27 mai 2026 au 7 sept. 2026 · 11 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'ai entendu que certains veulent annuler la dette, si on perd la confiance de ceux qui nous prêtent pour faire tomber la France, la France ne tournera plus. »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:16Voir 2 autres passages
« l'a vu en Grèce, on l'a vu en Espagne, on l'a vu en Portugal. Quand les prêteurs perdent confiance, les efforts qu'on doit faire sont là des vrais sacrifices. Alors, vous parlez de »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 7:29
« Non, on va regarder ces histoires d'indexation à l'inflation parce qu'effectivement, je pense que c'est une manière, je dirais, efficace de faire des économies. Mais aujourd'hui, on consomme plus de médicaments partout en Europe. On est en bonne santé, les Allemands sont au souillis, ils consomment moins de paracétamol, moins d'antibiotiques. Donc, on peut mettre en place des mesures qui font qu'on dépense moins sur la santé et qu'on reste en excellente santé. Donc, c'est ça qu'il faut faire. Évidemment, ça suppose des efforts de tout le monde, des patients, des médecins, des pharmaciens. Et là encore, soit on se passe la balle les uns les autres et on n'y arrive pas, on a un peu trop tendance à faire ça, soit on se dit, au fond, on a une grande cause nationale. Le fait de restaurer les comptes publics, ça devrait tous nous rassembler. On fait tous un peu d'efforts, tous, les entreprises, les ménages, évidemment l'État qui en fait beaucoup et on avance ensemble. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« France, mais aussi ailleurs, aux Etats-Unis et partout ailleurs, qui sont les plus hauts depuis 2008. 2008, c'était la crise financière. Donc, on est aujourd'hui face à une équation macroéconomique mondiale extrêmement risquée. Moi, je rentre des Etats-Unis, j'étais en Caroline du Nord la semaine dernière pour le G20 des ministres des Finances. Les préoccupations sont énormes. Donc, face à cet environnement, »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 1:38Voir 2 autres passages
« Non, le sujet n'est pas là aujourd'hui. Il y a d'autres États qui ont fait face à ça. On parlait de la Grèce tout à l'heure. Donc l'objet, c'est évidemment d'éviter que dans quelques années, on en arrive là. Le vrai risque aujourd'hui, c'est le ministre de l'Économie et des Finances qui vous parle, qui sera au G20 des ministres des Finances en Caroline du Nord lundi prochain. Je vais en profiter pour tenir une réunion du G7 des ministres des Finances. C'est l'environnement international. Parce que vous parliez des taux d'intérêt français aujourd'hui. Les taux d'intérêt américains sont en hausse. On est dans une logique où le marché obligataire, parce que l'endettement est élevé partout, il a tendance à être tendu. Donc évidemment, il faut renforcer notre capacité collective à redresser nos finances publiques. À court terme, c'est mon job, et à moyen terme, ce sera ceux qui aujourd'hui veulent nous faire rêver et vont devoir intérir »
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 24/08Vérifier à 13:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés27 mai 2026 au 7 sept. 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais on voit bien que l'un et l'autre ont du sens. Aujourd'hui, vous savez qu'en moyenne, les retraites sont plus élevées que les rémunérations du travail en France. c'est le modèle social, je dirais, à son meilleur, mais qui coûte beaucoup d'argent. Donc la question de savoir si on augmente moins les retraites »
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"Vérifier à 4:15Voir 2 autres passages
« Non mais j'entends bien. La facturation électronique, d'abord c'est pour simplifier la vie des entreprises, pas pour leur compliquer. Deux, ça coûte très peu d'argent. J'ai entendu les débats sur que ça va coûter une fortune. Il y a même des logiciels gratuits pour les micro-entrepreneurs qui permettent de le faire gratuitement. Trois, ce sont des outils nouveaux. Le problème auquel on fait face avec nos cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration qui ont été construits à travers le temps et qui ne sont pas forcément adaptés à ce monde d'aujourd'hui. Donc je pense... Mais mettre ces données »
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 24/08Vérifier à 18:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, d'abord, on n'est pas dans le Covid, évidemment, et heureusement, c'est localisé dans l'espace et dans le temps. On espère que ça va durer quelques jours, là où le Covid a duré deux ans. Deux, vous dites prise en charge du chômage partiel à 100% au niveau du SWIFT, c'est déjà le cas. Donc aujourd'hui, l'État prend en charge les petits salaires, totalement, et les salaires élevés à plus de 60%. Donc on a déjà une mobilisation de l'État qui est très forte. Donc, par ailleurs, moi, je souhaite, parce qu'il y a beaucoup de questions très concrètes sur ce que les entreprises peuvent faire, donc on l'a lancé, on a sur notre site internet, économique.gouv.fr, l'ensemble des informations disponibles, y compris sur les fonds de solidarité dont je parlais, le MEDEF envisage de faire des choses, les chambres de commerce sont très actives. Donc, un fédéré, toutes les initiatives. Et ensuite, on va analyser en détail l'impact, et évidemment, l'État sera aux côtés des sinistrés, notamment des entreprises sinistrées. Le sujet majeur, par exemple, sur le tourisme, vous disiez, il faut qu'on aide la trésorerie, il faut qu'on passe ces quelques jours, mais ensuite, il faut qu'on puisse relancer le tourisme dans la région. Chaque secteur aura ses préoccupations, le commerce, l'alimentation, le tourisme, ce n'est pas la même chose. Donc, il faut qu'on travaille, c'est la raison pour laquelle on fait ces réunions de crise, pour écouter les demandes, on va rentrer tout ça, on va réfléchir. »
France Inter · Incendie en Gironde : près de 20 000 salariés "retournent au travail", annonce Roland LescureVérifier à 3:43Voir 2 autres passages
« d'une demi-journée de grève, selon Allianz Trade. Ça, c'est une comparaison bien française. Mais moi, je me souviens Christophe Béchut, ministre de l'écologie, il y a trois ans, je pense, ou quatre ans, qui souhaitait lancer un grand plan d'adaptation pour que la France s'adapte à une planète à plus de quatre degrés. On lui avait rayonné. Les écologistes avaient dit c'est scandaleux, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Incendie en Gironde : un quart des salariés empêchés d'aller travailler "retournent au travail", annonce Roland LescureVérifier à 11:36
« C'est pas la solution magique, mais moi je souhaite qu'on la regarde, parce que je connais un pays qui l'a plutôt bien fait, il y a des pays qui l'ont mal fait, le Canada, c'est plutôt bien fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités30 avr. 2026 au 31 mai 2026 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y a des mauvaises nouvelles. La croissance en fait partie. Il y en a de moins mauvaises. Par exemple, l'inflation, 2,4% en France, c'est plus de 3 ailleurs. Non, c'est plus de 3 ailleurs. La production industrielle, elle a continué à progresser. On l'a vu tout à l'heure sous France, on continue à installer des usines en France. Donc il faut véritablement, et ça fait partie de mon boulot, semaine après semaine, peser le pour et le contre. La semaine dernière, ça a été une semaine plutôt contre, je le reconnais. Croissance à moins 0,1, même s'il y a des facteurs exceptionnels liés à ça. Et notamment, j'insiste là-dessus, le fait qu'on a été en loi spéciale. Le fait qu'on n'ait pas voté de budget en janvier-février. Donc surtout pas pour le budget prochain. Mais surtout pas, parce que ce qui se passe quand on fait une loi spéciale, certains en rêvent, c'est qu'on arrête de développer de nouvelles politiques. Ma prime rénov', ça permet de financer la rénovation de logements. On n'avait jamais vu une baisse aussi importante de la rénovation de logements en France. Ça a impacté directement la croissance. Aussi parce que vous avez dégradé le montant alloué au fond vert. »
France Inter · Sommet Choose France : Roland Lescure promet des investissements recordsVérifier à 23:55Voir 2 autres passages
« On était à la veille d'élections municipales. Le cycle d'investissement traditionnel fait que, pendant qu'on est en campagne, on n'investisse pas. Donc il y a une petite baisse de l'investissement des collectivités locales. Mais c'est surtout l'investissement des ménages qui n'avaient plus ma prime rénov' du fait de la loi spéciale. Donc c'est vrai qu'à un moment, on commence à parler du budget de l'année prochaine. Pas de loi spéciale. Un budget, on essaiera de trouver des compromis. »
France Inter · Sommet Choose France : Roland Lescure promet des investissements recordsVérifier à 24:55
« oui alors en partie grâce à vous c'est-à-dire qu'il faut faire de la communication sur ce dispositif hier soir j'ai signé le décret qui double l'aide donc on passe de 50 à 100 euros on l'avait annoncé la semaine dernière c'est disponible depuis hier le guichet a ouvert vous l'avez dit à 8h j'ai été vérifié comme sans doute un certain nombre d'entre nous ça fonctionne on s'attendait à un afflux de demandes on l'aura sans doute mais ça fonctionne donc vous avez il faut avoir votre carte grise votre avis d'impôt vous allez sur le site vous cliquez aide au carburant c'est le premier site qui arrive sur les modèles recherches qu'on connait vous devez entrer votre numéro fiscal vous devez entrer votre numéro de carte grise votre plaque d'immériticulation une déclaration sur l'honneur on fait confiance sur le fait que vous faites plus de 1000 km on fait confiance »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 10:22
Radio J — L'interview politique · Roland Lescure - Le Barbier du matin du 04/12/23Vérifier à 10:22
RTL — L'invité de 7h40 · Roland Lescure, ministre de l'Économie : "Il va falloir faire des efforts dans les dépenses et les recettes"
France Inter · Sommet Choose France : Roland Lescure promet des investissements recordsVérifier à 53:05
« Non, mais il faut faire attention quand même aux petites retraites, aux minimas sociaux. Donc, je dirais, la taille unique ne fonctionne sans doute pas. L'esprit vous paraît le bon. Épiste, en tout cas. Je crois que Bruno Le Maire s'invite dans le débat pour les années qui viennent. Ça fait partie des pistes. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 24/08Vérifier à 14:47
France Inter · Incendie en Gironde : près de 20 000 salariés "retournent au travail", annonce Roland Lescure
« On est prêt pour fin septembre, début octobre, c'est le calendrier habituel, évidemment, de ce point de vue-là. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 24/08Vérifier à 13:25
« Non, on va regarder ces histoires d'indexation à l'inflation parce qu'effectivement, je pense que c'est une manière, je dirais, efficace de faire des économies. Mais aujourd'hui, on consomme plus de médicaments partout en Europe. On est en bonne santé, les Allemands sont au souillis, ils consomment moins de paracétamol, moins d'antibiotiques. Donc, on peut mettre en place des mesures qui font qu'on dépense moins sur la santé et qu'on reste en excellente santé. Donc, c'est ça qu'il faut faire. Évidemment, ça suppose des efforts de tout le monde, des patients, des médecins, des pharmaciens. Et là encore, soit on se passe la balle les uns les autres et on n'y arrive pas, on a un peu trop tendance à faire ça, soit on se dit, au fond, on a une grande cause nationale. Le fait de restaurer les comptes publics, ça devrait tous nous rassembler. On fait tous un peu d'efforts, tous, les entreprises, les ménages, évidemment l'État qui en fait beaucoup et on avance ensemble. »
France Inter · Incendie en Gironde : près de 20 000 salariés "retournent au travail", annonce Roland LescureVérifier à 20:29
France Inter · Sommet Choose France : Roland Lescure promet des investissements recordsVérifier à 53:11
RMC — Face à Face · Face à Face : Roland Lescure - 27/05Vérifier à 10:33