

« Non mais, vous vous rendez compte de ce qu'il dit ? C'est quelqu'un, je le répète, qui depuis 20 ans a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État faillies. »
« Vous l'avez dit, croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette à faire réduire, qu'on pouvait le faire par un baguette magique. »
« Mais même si c'est la Banque Centrale, accessoirement indépendante, dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation, c'est se moquer du monde. »
« Les retraités grecs, ils ont vu, on parlait tout à l'heure peut-être, d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévu. Les retraités grecs, ils ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. Les infirmières grecques, elles ont vu leur salaire baisser. »
« Fausse bonne idée, évidemment, une fois de plus. »
« Alors il le fait avec brio, mais il raconte n'importe quoi. Absolument n'importe quoi. »
« Bon, d'abord, je sais qu'il s'en moque, mais c'est illégal. »
« C'est ça renégocier la dette ? C'est ça dire merde, je le répète, à des créanciers. »
« La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, s'il fait ce qu'il dit avec M. Pigasse à ma place, c'est la crise financière assurée. »
« Ce n'est pas ce que je veux pour la France et les Français, moi. »
« Mais endormir les Français aujourd'hui sur ce sujet, c'est les préparer à un cauchemar. »
« De fait, vous sortez de l'euro, puisque vous dites je ne respecte plus les règles de la maison commune. »
« Mais bien sûr, et vous faites un gigantesque bras d'honneur aux autres membres de la zone euro. »
« Deux, c'est dangereux, parce que ça veut dire in fine qu'on va avoir des taux d'intérêt qui vont augmenter. »
« Pour tout le monde ? Pour la France ? Pour les partenaires ? Non, mais les créanciers qui nous prêtent, qui disent, l'État français vient de dire, merde, à 20% de sa dette. Ils vont dire quoi ? Moi, je ne vous prête plus à 4, je vous prête à 4,5, je vous prête à 5. »
« Donc aujourd'hui, l'État prend en charge les petits salaires, totalement, et les salaires élevés à plus de 60%. Donc on a déjà une mobilisation de l'État qui est très forte. »
« Donc, si vous voulez bien, vous nous donnerez les coordonnées d'Alexandra, et on la fera rappeler pour s'assurer qu'elle a bien toute l'information. »
« Chaque secteur aura ses préoccupations, le commerce, l'alimentation, le tourisme, ce n'est pas la même chose. »
« Le sujet majeur, par exemple, sur le tourisme, vous disiez, il faut qu'on aide la trésorerie, il faut qu'on passe ces quelques jours, mais ensuite, il faut qu'on puisse relancer le tourisme dans la région. »
« Donc, l'État est au rendez-vous, il va continuer à l'être, mais moi, ce qui me frappe, c'est que tout le monde est au rendez-vous, qu'aujourd'hui, face à cette catastrophe, on est prêts à se serrer la coude. »