Ministre de l'Économie — Gouvernement Lecornu II·RE
Chargement en cours
Roland Lescure — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 nov. 2025 au 11 mars 2026
Questions
103
Entretiens
6
Sources
6
Heures analysées
1,7 h
Répartition sur 103 questions évaluables
Réponse directe
54
Réponse partielle
20
Réponse à côté
24
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 103
Question 1Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Et ça, vous pourriez prendre la décision dès cet après-midi ?
Réponse à côté
Écoutez, je pense qu'aujourd'hui, mon job, c'était de faire en sorte que la décision puisse être prise. Exactement. Nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'au moment où les chefs d'État le décident, au moment où ce qu'on appelle l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, le décide collectivement, on puisse le faire. Aujourd'hui, je pense que j'ai fait mon travail.
« Écoutez, je pense qu'aujourd'hui, mon job, c'était de faire en sorte que la décision puisse être prise. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 13:30
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités29 nov. 2025 au 11 mars 2026 · 49 observations49 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, d'abord, globalement, personne n'en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie, on y reviendra peut-être, parce que ça, ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence, globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoil, lui, il a monté de près de 30 centimes. Et il est aujourd'hui à 2 euros. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc, un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence. Il y a un site qui donne tous les prix d'essence partout en France. Ça s'appelle prixgarburant.gouv.fr. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 1 autre passage
« Exactement. Nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'au moment où les chefs d'État le décident, au moment où ce qu'on appelle l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, le décide collectivement, on puisse le faire. Aujourd'hui, je pense que j'ai fait mon travail. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 13:37
Question 2Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Demain, vous recevez les distributeurs. Est-ce que ça veut dire que vous considérez que les fournisseurs, que Total, BP, SO... Non, on les reçoit aussi. Eux, vous les recevez aussi ?
Réponse directe
Moi, je ne veux pas que les uns et les autres se renvoient la balle, on reçoit tout le monde. Quand je disais les distributeurs, c'est au sens large du terme, donc les pompistes, pour simplifier, mais aussi ceux qui remplissent les pompes, Total, SO et quelques autres, la grande distribution, les distributeurs indépendants. Au fond, quand je parle de solidarité, l'engagement de leur part, et j'espère qu'on les aura.
« Moi, je ne veux pas que les uns et les autres se renvoient la balle, on reçoit tout le monde. Quand je disais les distributeurs, c'est au sens large du terme, donc les pompistes, pour simplifier, mais aussi ceux qui remplissent les pompes, Total, SO et quelques autres, la grande distribution, les distributeurs indépendants. Au fond, quand je parle de solidarité, »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 17:02Voir 1 autre passage
« l'engagement de leur part, et j'espère qu'on les aura. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 17:18
Question 3Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Ce matin, vous nous le dites, en tout cas, il n'y aura pas d'aide, il n'y aura pas de chèque énergie, il n'y aura pas de baisse de la taxe, il n'y aura pas de gel des prix.
Réponse partielle
Apolline de Manère. Aujourd'hui, l'incertitude majeure, c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est compte tenu de ce qu'on sait, le levier majeur, c'est celui-là. Faire en sorte que le pétrole, qui n'a pas de problème pour arriver chez nous, on en a de l'essence, mais qui a des problèmes pour arriver en Asie, qu'on puisse le rendre plus fluide, qu'il circule davantage et qu'on fasse baisser les prix. Nos frégates et nos ministres des Finances, voire même les leaders, puisque vous savez que le président Macron a convoqué aujourd'hui un G7 au niveau des chefs d'État et qui nous avouqueront sans doute ce sujet des stocks stratégiques.
« Aujourd'hui, l'incertitude majeure, c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est compte tenu de ce qu'on sait, le levier majeur, c'est celui-là. Faire en sorte que le pétrole, qui n'a pas de problème pour arriver chez nous, on en a de l'essence, mais qui a des problèmes pour arriver en Asie, qu'on puisse le rendre plus fluide, qu'il circule davantage et qu'on fasse baisser les prix. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 11:18
Question 4Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
– On reste dans une économie résiliente, y compris pour les entreprises. Alors là, ça n'a rien à voir forcément avec la question de la guerre là-bas, mais ça met encore plus en tension. J'avais ce matin un auditeur, Roland, qui a une petite entreprise de transport. Il a 12 petits camions. Et ils font des tournées, notamment pour les médicaments, dans les pharmacies en Gironde. Il dit, avec mes 12 camions et mes 500 km par jour pour chaque camion, il a calculé qu'il en aurait ce mois-ci pour 7000 euros de plus de carburant. Donc il dit, en gros, c'est toute ma marge du mois qui va être grignotée. Dans un monde et dans une croissance française où les entreprises sont clairement sous tension. J'entends bien que vous dites, il n'y aura pas d'aide à ce stade et on va juste faire en sorte que la crise se termine. Mais sauf que ce mois-ci, par exemple, pour Roland, le transporteur, c'est 7000 euros. C'est sa marge qui est grignotée. Est-ce que les entreprises françaises ont l'air insuffisamment solides pour se dire, bon, ok, il n'y a pas d'aide, il faut juste qu'on tienne ?
Réponse directe
Non, ça va dépendre aussi de l'intensité et de la durée. Mais c'est vrai que pour quelqu'un dont l'essentiel des coûts, c'est de l'essence, c'est ce qu'on appelle du gazole non routier, le gazole non routier, c'est plus de 30%. Parce que ce n'est pas comme l'essence à la pompe, il n'y a pas de taxe, ça monte direct. Donc ça, c'est très important. Donc je dis à Roland, évidemment que ça va être difficile dans les jours qui viennent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer avant que ça se calme un peu. Je pense que le conflit va quand même durer, mais ça peut se calmer un peu. Et que, évidemment, nous on va suivre le sujet très près. Mais à ce stade, c'est le gouverneur de la Banque de Fr…
« Non, ça va dépendre aussi de l'intensité et de la durée. Mais c'est vrai que pour quelqu'un dont l'essentiel des coûts, c'est de l'essence, c'est ce qu'on appelle du gazole non routier, le gazole non routier, c'est plus de 30%. Parce que ce n'est pas comme l'essence à la pompe, il n'y a pas de taxe, ça monte direct. Donc ça, c'est très important. Donc je dis à Roland, évidemment que ça va être difficile dans les jours qui viennent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer avant que ça se calme un peu. Je pense que le conflit va quand même durer, mais ça peut se calmer un peu. Et que, évidemment, nous on va suivre le sujet très près. Mais à ce stade, c'est le gouverneur de la Banque de France qui l'a dit, ce n'est pas moi, on ne s'attende pas à un retournement fort de la croissance, plutôt un ralentissement, et donc un mauvais moment à passer, mais qui, on espère, sera de courte durée avec une croissance qui va rentrer. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 16:09
Question 5Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Mais est-ce que le nœud du problème, ce n'est pas aussi ce que disait ce matin le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Gallo, qui a été chez mes confrères d'RTL, il a dit cette phrase, nous n'avons plus d'argent ?
Réponse partielle
Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiq…
« Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là, qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la reprendre, évidemment, aux contribuables. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 10:21
Question 6Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
– Est-ce que vous allez revoir à la baisse vos prévisions de croissance ?
Réponse directe
– Non, à ce stade, non. On sait que ça va avoir un impact sur la croissance, évidemment, sans doute un peu moins de croissance, et probablement un peu plus d'inflation. Mais un, ça va dépendre de l'intensité et de la durée. Mais surtout, on entrait dans cette crise, là encore, grande différence avec 2022, plutôt dans une position favorable. On avait des chiffres qui étaient plutôt meilleurs que ce qu'on attendait. Donc je vous rappelle nos prévisions, 1% de croissance, à peu près 1% d'inflation cette année. À ce stade, pas de raison de les changer. On reste dans une économie, je dirais, résiliente. Les banquiers centraux nous l'ont dit également hier.
« – Non, à ce stade, non. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 14:38Voir 1 autre passage
« On sait que ça va avoir un impact sur la croissance, évidemment, sans doute un peu moins de croissance, et probablement un peu plus d'inflation. Mais un, ça va dépendre de l'intensité et de la durée. Mais surtout, on entrait dans cette crise, là encore, grande différence avec 2022, plutôt dans une position favorable. On avait des chiffres qui étaient plutôt meilleurs que ce qu'on attendait. Donc je vous rappelle nos prévisions, 1% de croissance, à peu près 1% d'inflation cette année. À ce stade, pas de raison de les changer. On reste dans une économie, je dirais, résiliente. Les banquiers centraux nous l'ont dit également hier. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 14:41
Question 7Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
– Roland Lescure, est-ce que vous pouvez prévoir dans une semaine, dans deux semaines, puisque le prix du baril est redescendu, que ces prix redescendent à la pompe ?
Réponse à côté
– Moi, ce que je veux discuter avec les distributeurs demain, c'est trois choses. Un, partager nos données, qui s'engagent à corriger des anomalies, qui s'engagent à faire des efforts. Mais je veux parler de cette histoire de délai. Parce qu'au fond, que l'essence est montée, quelques brebis galeuses, mais qu'il est monté en moyenne, j'allais dire que c'est normal. Ce qui m'a surpris, c'est la rapidité d'exécution. J'ai pu dire, c'est monter vite.
« – Moi, ce que je veux discuter avec les distributeurs demain, c'est trois choses. Un, partager nos données, qui s'engagent à corriger des anomalies, qui s'engagent à faire des efforts. Mais je veux parler de cette histoire de délai. Parce qu'au fond, que l'essence est montée, quelques brebis galeuses, mais qu'il est monté en moyenne, j'allais dire que c'est normal. Ce qui m'a surpris, c'est la rapidité d'exécution. J'ai pu dire, c'est monter vite. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 13:59
Question 8Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Est-ce que le problème, ce n'est pas celui-là ?
Réponse partielle
Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiq…
« Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là, qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la reprendre, évidemment, aux contribuables. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 10:21
Question 9Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
513 contrôles ?
Réponse directe
513 contrôles. Avec un certain nombre de sanctions, on aura l'occasion d'actualiser le chiffre en milieu de journée. A hier, on avait à peu près 6% de sanctions, de pratiques trompeuses. Là encore, c'est une minorité.
« 513 contrôles. Avec un certain nombre de sanctions, on aura l'occasion d'actualiser le chiffre en milieu de journée. A hier, on avait à peu près 6% de sanctions, de pratiques trompeuses. Là encore, c'est une minorité. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 3:39
Question 10Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Les prix à la pompe qui continuent à monter, qui ont encore monté ce matin, alors que dans le même temps, le prix du baril s'est au moins stabilisé, voire même est redescendu. Il y a bien quelque part où passe l'argent ?
Réponse directe
Alors, d'abord, globalement, personne n'en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie, on y reviendra peut-être, parce que ça, ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence, globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoil, lui, il a monté de près de 30 centimes. Et il est aujourd'hui à 2 euros. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc, un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence…
« Alors, d'abord, globalement, personne n'en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie, on y reviendra peut-être, parce que ça, ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence, globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoil, lui, il a monté de près de 30 centimes. Et il est aujourd'hui à 2 euros. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc, un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence. Il y a un site qui donne tous les prix d'essence partout en France. Ça s'appelle prixgarburant.gouv.fr. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 0:44Voir 1 autre passage
« Il y a aujourd'hui. Alors, le prix de l'essence a monté partout. J'allais dire, c'est normal et c'est malheureux. Et je comprends notamment pour nos concitoyens qui roulent beaucoup, qui ont des professions qui les amènent à conduire beaucoup. Ça fait une sacrée hausse. On n'est pas en 2022, au sens où l'électricité, elle, n'a pas bougé. À l'époque, on avait fait x10. Le gaz n'est pas au niveau où il était à l'époque. On est à 50 euros sur les marchés. On était à 350 euros. Donc, le gaz, pour l'instant, ça va, surtout parce qu'on est au printemps. L'électricité, ça va très bien grâce à EDF et aux réacteurs nucléaires. L'essence, ça monte. Aujourd'hui, vous avez 60% des stations-services dans lesquelles le gasoil est à 2 euros ou moins. Donc, faites jouer la concurrence. Et pour les autres, moi, je convoque les distributeurs demain à 9h45 parce que je souhaite qu'on corrige les anomalies. Donc, je souhaite les entendre là-dessus. Je souhaite aussi qu'ils me fassent des propositions. Il y a eu dans le passé des distributeurs qui se sont engagés dans des campagnes de plafonnement. Donc, moi, à ce stade, je souhaite encore être dans une logique de collaboration et d'écoute. Mais eux-mêmes m'ont indiqué la semaine dernière qu'ils avaient, ce sont leurs termes, pas les miens, quelques brebis galeuses. Moi, ce que je m'attends, c'est à ce que les brebis galeuses, elles, rentrent dans le rang. Et qu'on se retrouve avec, oui, une hausse de l'essence qui est malheureuse, mais j'allais dire qui est automatique aujourd'hui. Mais qu'on n'arrive pas ni trop loin, ni trop vite. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 1:42
Question 11Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Alors quand vous dites solidarité, pardon Roland Léche-sur, mais puisque 60% du prix de l'essence, c'est vous, c'est l'État, est-ce que la solidarité, elle ne doit pas commencer par là ?
Réponse à côté
Non, mais ça, ce n'est pas le grand bluff du siècle, pour reprendre votre expression, c'est la grande escoquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie. Allez-y. On a un peu plus de 50% sur l'essence, qui est effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. Il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20%, parce que…
« Non, mais ça, ce n'est pas le grand bluff du siècle, pour reprendre votre expression, c'est la grande escoquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie. Allez-y. On a un peu plus de 50% sur l'essence, qui est effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« Il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20%, parce que les Français ne sont pas idiots. Quand le prix de l'essence monte, ils conduisent moins, ils font du covoiturage. Non, mais il y a beaucoup de gens qui le font quand même. Je le répète, il y a des gens pour lesquels la conduite est un outil de travail. Eux, évidemment, ils n'ont pas le choix. Mais il y a beaucoup de Françaises et de Français qui réduisent leur consommation. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 8:07
« Et un effet négatif du fait des volumes. Donc la réalité, on l'a observé à chaque fois, c'est que quand le prix de l'essence monte, globalement, c'est une mauvaise affaire pour l'État, mais c'est une mauvaise affaire pour tout le monde. Donc ce qu'on propose aujourd'hui, ça a déjà été essayé. Jordan Berdella, il propose d'utiliser l'argent qu'on n'a pas, de dépenser de l'argent que je n'ai pas aujourd'hui. On l'a fait dans le passé pour faire ce qu'on appelle la TICP flottante. »
Question 12Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
– Est-ce que ça peut descendre vite ?
Réponse partielle
– Ce que j'aimerais, c'est que si ça monte vite, ça descende vite, si le pétrole baisse. Parce que, ce qu'ils me disent, et je le comprends, c'est que comme on s'est rué, vous l'avez vu, sur les pompes, les stocks ont tourné très rapidement, et on est très vite arrivé sur du pétrole plus cher. Moi, ce que j'espère, c'est que si le pétrole baisse, ça baissera aussi et aussi vite.
« – Ce que j'aimerais, c'est que si ça monte vite, ça descende vite, si le pétrole baisse. Parce que, ce qu'ils me disent, et je le comprends, c'est que comme on s'est rué, vous l'avez vu, sur les pompes, les stocks ont tourné très rapidement, et on est très vite arrivé sur du pétrole plus cher. Moi, ce que j'espère, c'est que si le pétrole baisse, ça baissera aussi et aussi vite. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 14:20
Question 13Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
De sanctions ou de pratiques trompeuses ?
Réponse directe
En fait, on est à un peu plus de 10% d'erreurs, d'affichage de prix, de publicité mensongère, et à 6% de sanctions. Ça, c'était à lundi soir. On aura les chiffres hier soir, pardon, dans la journée. Donc, on est à la fois sur une très faible minorité, mais une minorité qui doit être corrigée.
« En fait, on est à un peu plus de 10% d'erreurs, d'affichage de prix, de publicité mensongère, et à 6% de sanctions. Ça, c'était à lundi soir. On aura les chiffres hier soir, pardon, dans la journée. Donc, on est à la fois sur une très faible minorité, mais une minorité qui doit être corrigée. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 3:54
Question 14Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
On va y revenir. Le RN demande à baisser les taxes. LFI demande à geler les prix. Je vous interrogerai là-dessus dans un instant. Mais la réponse, pour l'instant, de votre côté, a toujours été de dire, bon, en fait, on va leur demander, aux distributeurs, on va les observer, on va même les contrôler. Ça a été l'annonce de Sébastien Lecornu, qui a donc annoncé en trois jours 500 contrôles. C'est censé s'être arrêter là, il y a quelques heures. Vous avez fait ?
Réponse directe
On a fait. 513. Je peux vous dire qu'on a même dépassé les 500.
« On a fait. 513. Je peux vous dire qu'on a même dépassé les 500. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 3:35
Question 15Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Et si on les libère, qui les paiera ?
Réponse directe
Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libé…
« Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libérer du jour au lendemain, vous faites circuler du pétrole dans le monde. Et donc, vous diminuez la pression. Et on l'a vu, c'est pour ça d'ailleurs que le pétrole sur les marchés a baissé depuis trois jours. Évidemment, ces stocks ne sont pas infinis. Donc il faut le faire avec parcimonie. Surtout, il faut le faire de manière coordonnée, pour envoyer un message de coopération. Au G7, et même plus largement, l'Agence internationale de l'énergie, c'est une trentaine de pays, le milliard de stocks dont je parlais tout à l'heure. Et il faut donner un message très clair, qui est que si on ne peut pas réouvrir le détroit d'Hormuz tout de suite, on va le remplacer par d'autres pétroles qui viendront d'ailleurs et qui vont circuler dans le monde. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 12:12
Question 16Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Vous avez parlé de la question des stocks stratégiques. Trois mois de stocks d'avance. Au moment où on se parle d'ailleurs, nous n'avons pas de risque de pénurie. On est bien d'accord, donc ce n'est pas sur cette question-là. Ce serait plutôt pour fluidifier le marché. Ils appartiennent à qui, ces stocks stratégiques ?
Réponse directe
Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libé…
« Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libérer du jour au lendemain, vous faites circuler du pétrole dans le monde. Et donc, vous diminuez la pression. Et on l'a vu, c'est pour ça d'ailleurs que le pétrole sur les marchés a baissé depuis trois jours. Évidemment, ces stocks ne sont pas infinis. Donc il faut le faire avec parcimonie. Surtout, il faut le faire de manière coordonnée, pour envoyer un message de coopération. Au G7, et même plus largement, l'Agence internationale de l'énergie, c'est une trentaine de pays, le milliard de stocks dont je parlais tout à l'heure. Et il faut donner un message très clair, qui est que si on ne peut pas réouvrir le détroit d'Hormuz tout de suite, on va le remplacer par d'autres pétroles qui viendront d'ailleurs et qui vont circuler dans le monde. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 12:12
Question 17Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Mais c'est quoi les erreurs dont vous parlez ?
Réponse partielle
Ça peut être des erreurs d'affichage, ça peut être de la publicité mensongère, ça peut être des marges dont on considère qu'elles vont trop loin. Aujourd'hui, on a besoin de solidarité. CCRF. CCRF. Non, non, non, non, ce n'est pas du bluff. Non, non, non, non, puisque je vous dis, on a un certain nombre d'erreurs qui sont notées et un certain nombre de sanctions qui sont passées. Attendez, attendez, je vais continuer. D'affichage sur les prix. Quand vous mettez sur votre totem, comme on dit, un essence à 1,90 et que la réalité, c'est que dans la pompe, il est à 2, ben oui, vous trompez le client et clairement, vous faites quelque chose, dit les gars. Ah ben si, si c'est à la pompe, enfin si…
« Ça peut être des erreurs d'affichage, ça peut être de la publicité mensongère, ça peut être des marges dont on considère qu'elles vont trop loin. Aujourd'hui, on a besoin de solidarité. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 4:18Voir 2 autres passages
« D'affichage sur les prix. Quand vous mettez sur votre totem, comme on dit, un essence à 1,90 et que la réalité, c'est que dans la pompe, il est à 2, ben oui, vous trompez le client et clairement, vous faites quelque chose, dit les gars. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 5:26
« Ah ben si, parce que c'est une publicité mensongère. C'est un comportement parmi d'autres. Là où je vous rejoins, c'est que sur les 10%, par exemple, qui aujourd'hui vendent leur gasoil au-delà de 2,30€, on a besoin d'explications, on a besoin d'engagement, on a besoin de correction de la part des distributeurs. Sinon, il faudra qu'on envisage d'aller plus loin. Mais moi, à ce stade, je reste convaincu que face à un choc extérieur important, on a plus besoin de se serrer les coudes, de solidarité, de faire jouer la concurrence. Ça c'est très important. Et de faire en sorte que chacun joue son rôle. Donc moi, ce que je vais leur dire demain, c'est que j'attends que vous jouiez votre rôle. Sinon, effectivement, il faudra sans doute qu'on aille plus loin. »
Question 18Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Vous ne pouvez pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix ?
Réponse directe
Je ne peux pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix, c'est la concurrence. Mais en revanche, je peux mesurer, je peux regarder la distribution, je peux identifier ceux qui en font trop, je peux les pointer du doigt, je peux faire en sorte qu'on est une transparence absolue.
« Je ne peux pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix, c'est la concurrence. Mais en revanche, je peux mesurer, je peux regarder la distribution, je peux identifier ceux qui en font trop, je peux les pointer du doigt, je peux faire en sorte qu'on est une transparence absolue. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 7:11
Question 19Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Vous êtes le ministre de l'économie et on en a bien besoin ce matin de vos réponses. Beaucoup d'inquiétudes sur le front, notamment de la flambée des prix, des prix de l'essence. On a d'ailleurs appris ce matin qu'un cargo avait été touché dans le détroit d'Hormuz. L'équipage a été évacué. La situation sur place est donc extrêmement tendue. Qui profite aujourd'hui de tout cela ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, globalement, personne n'en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie, on y reviendra peut-être, parce que ça, ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence, globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoil, lui, il a monté de près de 30 centimes. Et il est aujourd'hui à 2 euros. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc, un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence…
« Alors, d'abord, globalement, personne n'en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous. Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays. Et c'est encore pire en Asie, on y reviendra peut-être, parce que ça, ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes. Aujourd'hui, le prix de l'essence, globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gasoil, lui, il a monté de près de 30 centimes. Et il est aujourd'hui à 2 euros. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà. Donc, un, j'engage quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence. Il y a un site qui donne tous les prix d'essence partout en France. Ça s'appelle prixgarburant.gouv.fr. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 0:44Voir 1 autre passage
« Il y a aujourd'hui. Alors, le prix de l'essence a monté partout. J'allais dire, c'est normal et c'est malheureux. Et je comprends notamment pour nos concitoyens qui roulent beaucoup, qui ont des professions qui les amènent à conduire beaucoup. Ça fait une sacrée hausse. On n'est pas en 2022, au sens où l'électricité, elle, n'a pas bougé. À l'époque, on avait fait x10. Le gaz n'est pas au niveau où il était à l'époque. On est à 50 euros sur les marchés. On était à 350 euros. Donc, le gaz, pour l'instant, ça va, surtout parce qu'on est au printemps. L'électricité, ça va très bien grâce à EDF et aux réacteurs nucléaires. L'essence, ça monte. Aujourd'hui, vous avez 60% des stations-services dans lesquelles le gasoil est à 2 euros ou moins. Donc, faites jouer la concurrence. Et pour les autres, moi, je convoque les distributeurs demain à 9h45 parce que je souhaite qu'on corrige les anomalies. Donc, je souhaite les entendre là-dessus. Je souhaite aussi qu'ils me fassent des propositions. Il y a eu dans le passé des distributeurs qui se sont engagés dans des campagnes de plafonnement. Donc, moi, à ce stade, je souhaite encore être dans une logique de collaboration et d'écoute. Mais eux-mêmes m'ont indiqué la semaine dernière qu'ils avaient, ce sont leurs termes, pas les miens, quelques brebis galeuses. Moi, ce que je m'attends, c'est à ce que les brebis galeuses, elles, rentrent dans le rang. Et qu'on se retrouve avec, oui, une hausse de l'essence qui est malheureuse, mais j'allais dire qui est automatique aujourd'hui. Mais qu'on n'arrive pas ni trop loin, ni trop vite. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 1:42
Question 20Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Et on les a achetés quand ?
Réponse directe
Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libé…
« Alors, on est aujourd'hui à... Je vais parler en jours de consommation, c'est plus simple, en jours d'importation. On a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc on pourrait tout arrêter, même si le pétrole arrive, et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité, c'est qu'un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés. Aux autres grands distributeurs. Qui peuvent être utilisés. Au total, on est en millions de barils dans le monde, à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous les libérez, évidemment, on ne va pas tout libérer du jour au lendemain, vous faites circuler du pétrole dans le monde. Et donc, vous diminuez la pression. Et on l'a vu, c'est pour ça d'ailleurs que le pétrole sur les marchés a baissé depuis trois jours. Évidemment, ces stocks ne sont pas infinis. Donc il faut le faire avec parcimonie. Surtout, il faut le faire de manière coordonnée, pour envoyer un message de coopération. Au G7, et même plus largement, l'Agence internationale de l'énergie, c'est une trentaine de pays, le milliard de stocks dont je parlais tout à l'heure. Et il faut donner un message très clair, qui est que si on ne peut pas réouvrir le détroit d'Hormuz tout de suite, on va le remplacer par d'autres pétroles qui viendront d'ailleurs et qui vont circuler dans le monde. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 12:12
Question 21Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Est-ce que ce n'est pas vous qui devez d'abord faire un effort ?
Réponse à côté
Non, mais ça, ce n'est pas le grand bluff du siècle, pour reprendre votre expression, c'est la grande escoquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie. Allez-y. On a un peu plus de 50% sur l'essence, qui est effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. Il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20%, parce que…
« Non, mais ça, ce n'est pas le grand bluff du siècle, pour reprendre votre expression, c'est la grande escoquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie. Allez-y. On a un peu plus de 50% sur l'essence, qui est effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« Il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20%, parce que les Français ne sont pas idiots. Quand le prix de l'essence monte, ils conduisent moins, ils font du covoiturage. Non, mais il y a beaucoup de gens qui le font quand même. Je le répète, il y a des gens pour lesquels la conduite est un outil de travail. Eux, évidemment, ils n'ont pas le choix. Mais il y a beaucoup de Françaises et de Français qui réduisent leur consommation. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 8:07
« Et un effet négatif du fait des volumes. Donc la réalité, on l'a observé à chaque fois, c'est que quand le prix de l'essence monte, globalement, c'est une mauvaise affaire pour l'État, mais c'est une mauvaise affaire pour tout le monde. Donc ce qu'on propose aujourd'hui, ça a déjà été essayé. Jordan Berdella, il propose d'utiliser l'argent qu'on n'a pas, de dépenser de l'argent que je n'ai pas aujourd'hui. On l'a fait dans le passé pour faire ce qu'on appelle la TICP flottante. »
Question 22Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Mais d'abord l'actualité tragique qui nous conduit à Lyon ce soir où un étudiant de 23 ans, militant nationaliste, a été battu à mort en marge d'une conférence donnée par l'eurodéputé La France Insoumise, Rima Hassan. Les circonstances précises restent à établir mais on sait qu'il y a eu ce soir-là des affrontements entre des groupes d'extrême droite et des groupes d'extrême gauche. L'avocat des parents de cet étudiant parle d'un guet-tapant, d'un meurtre en bande organisée. Vous avez peut-être vu les images absolument terribles de son agression. Quelle est votre réaction ?
Réponse directe
D'abord c'est un drame horrible. 23 ans, quelles que soient vos opinions politiques, et je ne pense pas que je puisse être qualifié d'une quelconque complaisance avec les idées d'extrême voire même d'ultra-droite, mais c'est absolument horrible. Moi je pense évidemment aux jeunes hommes dont la vie a été fauchée, à ses parents, à ses amis, à ses proches. Et je ne peux que condamner évidemment cet acte horrible. On ne peut pas être tué pour des opinions politiques, quelles qu'elles soient. Même si d'ailleurs elles sont condamnables, et elles l'étaient probablement. C'est absolument horrible, insupportable. Il faut évidemment que l'enquête soit rapide. Le procureur doit s'exprimer demain. Je…
« D'abord c'est un drame horrible. 23 ans, quelles que soient vos opinions politiques, et je ne pense pas que je puisse être qualifié d'une quelconque complaisance avec les idées d'extrême voire même d'ultra-droite, mais c'est absolument horrible. Moi je pense évidemment aux jeunes hommes dont la vie a été fauchée, à ses parents, à ses amis, à ses proches. Et je ne peux que condamner évidemment cet acte horrible. On ne peut pas être tué pour des opinions politiques, quelles qu'elles soient. Même si d'ailleurs elles sont condamnables, et elles l'étaient probablement. C'est absolument horrible, insupportable. Il faut évidemment que l'enquête soit rapide. Le procureur doit s'exprimer demain. Je pense que le procureur s'exprimera rapidement, et on voit bien que la violence politique, elle est inacceptable. En fait la violence en général l'est. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 0:39Voir 1 autre passage
« Mais que dans le monde dans lequel aujourd'hui on est, on puisse mourir pour des opinions politiques, en France, à 23 ans, c'est absolument inacceptable. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 1:30
Question 23Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Une info qui concerne encore beaucoup de monde après le passage de la tempête Nils sur la France. Pouvez-vous nous dire ce soir combien de foyers ne sont toujours pas raccordés au courant ?
Réponse directe
On avait près d'un million de foyers qui étaient privés d'électricité jeudi, au plus fort de la tempête. On a raccordé, et merci, aux 4000 salariés d'Enedis, qui ont bossé dans des circonstances difficiles. On a raccordé 95%. Donc ça veut dire qu'il en reste quand même 45 000. Donc c'est beaucoup. Mais par rapport à un million de foyers qui étaient privés d'électricité, 95% ont été rétablis dans des circonstances très difficiles. De la neige, de la pluie, des inondations, du vent. Et donc merci et chapeau aux salariés d'Enedis. Il reste encore un peu de travail pour connecter les 45 000 qui restent.
« On avait près d'un million de foyers qui étaient privés d'électricité jeudi, au plus fort de la tempête. On a raccordé, et merci, aux 4000 salariés d'Enedis, qui ont bossé dans des circonstances difficiles. On a raccordé 95%. Donc ça veut dire qu'il en reste quand même 45 000. Donc c'est beaucoup. Mais par rapport à un million de foyers qui étaient privés d'électricité, 95% ont été rétablis dans des circonstances très difficiles. De la neige, de la pluie, des inondations, du vent. Et donc merci et chapeau aux salariés d'Enedis. Il reste encore un peu de travail pour connecter les 45 000 qui restent. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 12:12
Question 24Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Une feuille de route qui potentiellement concerne à peu près tous les Français, tous ceux qui payent une facture d'électricité à la fin du mois, c'est la feuille de route énergétique de la France qui fixe ce qu'on appelle la programmation plurianielle de l'énergie, qui fixe notre feuille de route énergétique pour les 10 ans qui viennent, la part du nucléaire, la part des énergies renouvelables. Marine Le Pen, si toute cette feuille de route connue, a expliqué que ça allait coûter aux Français la somme de 300 milliards d'euros pour les 10 ans qui viennent. Est-ce que ce chiffre est exact ?
Réponse à côté
Non, et ce n'est pas la première fois que sur l'énergie, d'ailleurs, les rassemblements nationales, Marine Le Pen et ses troupes racontent absolument n'importe quoi. La réalité, c'est que PPE ou pas, programmation plurianielle de l'énergie ou pas, on a aujourd'hui des réseaux de distribution qui datent de l'après-guerre, dans lesquels il faut investir. Et donc il y a une partie des investissements, ils sont importants. C'est combien sur les 300 milliards ? À peu près. Alors d'abord, je n'ai jamais parlé de 300 milliards, mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a 200 milliards de prévus d'investissement dans les réseaux, les lignes à haute tension, ce qu'on appelle le transport d'électr…
« Non, et ce n'est pas la première fois que sur l'énergie, d'ailleurs, les rassemblements nationales, Marine Le Pen et ses troupes racontent absolument n'importe quoi. La réalité, c'est que PPE ou pas, programmation plurianielle de l'énergie ou pas, on a aujourd'hui des réseaux de distribution qui datent de l'après-guerre, dans lesquels il faut investir. Et donc il y a une partie des investissements, ils sont importants. C'est combien sur les 300 milliards ? À peu près. Alors d'abord, je n'ai jamais parlé de 300 milliards, mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a 200 milliards de prévus d'investissement dans les réseaux, les lignes à haute tension, ce qu'on appelle le transport d'électricité, et la distribution, c'est-à-dire ce qui amène l'électricité chez vous et chez moi. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 6:59Voir 1 autre passage
« les factures vont avoir augmenté, ne serait-ce que pour entretenir le réseau ? Non, parce que la raison pour laquelle on investit, c'est justement pour éviter des augmentations de prix, c'est pour qu'on puisse transformer plus d'électricité, c'est pour qu'on puisse produire plus d'électricité. Vous savez quoi Marc Fauvel ? Il y a 50 ans, il y a des gens comme vous et moi qui ont décidé d'investir dans un programme électronucléaire d'ampleur. C'est grâce à ces gens-là qu'on a aujourd'hui l'électricité la moins chère d'Europe. Non mais c'est important. Non mais c'est très important. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 7:41
Question 25Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Il y a un volet, Roland Lescure, de l'affaire Epstein en France, qui vous concerne peut-être en tant que ministre de l'Économie, ce sont les soupçons de fraude fiscale, qui ont par exemple poussé Jack Lang à démissionner de la présidence de l'Institut du Monde Arabe. Est-ce qu'il y a aujourd'hui, au sein de votre ministère, des personnes qui enquêtent, qui voient s'il y a des choses dans les 3 millions de documents Epstein, qui pourraient conduire la justice à s'intéresser à certains contribuables français ?
Réponse partielle
Bon, je ne vais pas donner le détail, mais Bercy travaille, évidemment. Et avant de dire que Bercy travaille sur tous ces sujets-là en général, dire qu'il est évident que toutes celles et ceux qui pourraient être complices des crimes horribles, qu'on est en train de découvrir... On va en parler dans quelques minutes. Et vous avez fait d'ailleurs, sans aucune flagronerie, je pense, du très bon travail. Il y avait un reportage tout à l'heure que j'ai aperçu qui était exceptionnel. On est face à des crimes absolument inacceptables, horribles, avec des ramifications tentaculaires, et possiblement en Europe. Et donc on doit être irréprochable là-dessus. Donc la justice fera son travail. Évidemme…
« Bon, je ne vais pas donner le détail, mais Bercy travaille, évidemment. Et avant de dire que Bercy travaille sur tous ces sujets-là en général, dire qu'il est évident que toutes celles et ceux qui pourraient être complices des crimes horribles, qu'on est en train de découvrir... On va en parler dans quelques minutes. Et vous avez fait d'ailleurs, sans aucune flagronerie, je pense, du très bon travail. Il y avait un reportage tout à l'heure que j'ai aperçu qui était exceptionnel. On est face à des crimes absolument inacceptables, horribles, avec des ramifications tentaculaires, et possiblement en Europe. Et donc on doit être irréprochable là-dessus. Donc la justice fera son travail. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 15:32Voir 2 autres passages
« Évidemment, si Bercy a des demandes, on les exécutera, avec la rigueur qu'est la nôtre. Vous savez qu'il y a un organisme qui s'appelle Traquefin, qui comme son nom à la nuque, est chargé de traquer... »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 16:07
« Je ne rentre pas dans le détail, et a fortiori des cas individuels. Mais Traquefin fait son travail, et quand la justice lui demande de le faire, Traquefin le fait avec diligence, célérité et beaucoup de rigueur. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'Économie
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
« Ils ont dit qu'ils allaient envisager de le faire et j'en ai parlé avec mon collègue italien. Il me dit, franchement, je ne sais pas encore comment je vais faire ça parce que c'est très compliqué. C'est une usine à gaz. Ça a été fait en France en 2000. Je lui ai dit, franchement, moi, je peux t'envoyer toutes les notes. C'est très compliqué. Et surtout, c'est très souvent déceptif parce que vous baissez la fameuse taxe, vous n'allez pas la mettre à zéro. Donc, vous baissez de quelques centimes l'essence alors qu'il a démonté, on l'a dit, de 15, 20, voire même 30 centimes pour le gazole. Donc, il faut trouver autre chose. Et je ne veux pas vous donner l'impression qu'on est impuissant face à ça. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 9:26
« Et j'allais dire, on a intérêt plutôt à la briser. Mais la réalité, aujourd'hui, c'est qu'il manque 20 millions de barils par jour, et que si on ne les remplace pas, le pétrole va être plus cher, parce que ça coûte plus cher, parce qu'il y en a moins, et que du coup, ce qui est rare et cher, vous connaissez le dicton, évidemment, ça fait un essence plus cher pour tout le monde, et je le regrette, évidemment. Et on va tout faire pour que ce soit pas trop haut, et surtout que ça baisse le plus possible. Pas trop longtemps. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 17:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 nov. 2025 au 11 mars 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là, qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la reprendre, évidemment, aux contribuables. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 10:21Voir 2 autres passages
« Non, mais ça, ce n'est pas le grand bluff du siècle, pour reprendre votre expression, c'est la grande escoquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors je vais faire un peu de pédagogie. Allez-y. On a un peu plus de 50% sur l'essence, qui est effectivement des impôts, qui servent à financer des services, et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 7:35
« Aujourd'hui, l'incertitude majeure, c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est compte tenu de ce qu'on sait, le levier majeur, c'est celui-là. Faire en sorte que le pétrole, qui n'a pas de problème pour arriver chez nous, on en a de l'essence, mais qui a des problèmes pour arriver en Asie, qu'on puisse le rendre plus fluide, qu'il circule davantage et qu'on fasse baisser les prix. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées23 déc. 2025 au 11 mars 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais je vous confirme qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi, c'est que lundi matin, à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 Finance. J'ai convoqué hier un G7 Énergie. qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens, à ce stade, la décision n'est pas prise, de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. Et le pétrole, entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va l'aider. Et donc, on a bien montré qu'une heure de réunion à cette ministre des Finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là, qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la reprendre, évidemment, aux contribuables. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 10:21Voir 2 autres passages
« Alors, ceux-là, ils n'ont pas vécu longtemps. Heureusement, grâce à notre action, ça a été essentiellement de la spéculation qu'on a réussi à interrompre avec notre action. Je pense que lundi, il y en a qui ont perdu beaucoup d'argent, et j'allais dire, tant pis pour eux, ça, c'est sur les marchés. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 17:42
« Mais les sous, aujourd'hui, malheureusement, ils sont tombés au creux du détroit d'Hormuz. Ils sont où ? Non, mais... Donc, on a aujourd'hui... Quand le baril est monté à 120, »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'Économie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées9 janv. 2026 au 11 mars 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et j'allais dire, on a intérêt plutôt à la briser. Mais la réalité, aujourd'hui, c'est qu'il manque 20 millions de barils par jour, et que si on ne les remplace pas, le pétrole va être plus cher, parce que ça coûte plus cher, parce qu'il y en a moins, et que du coup, ce qui est rare et cher, vous connaissez le dicton, évidemment, ça fait un essence plus cher pour tout le monde, et je le regrette, évidemment. Et on va tout faire pour que ce soit pas trop haut, et surtout que ça baisse le plus possible. Pas trop longtemps. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 17:56Voir 1 autre passage
« Non mais, ça fait plus de trois mois qu'on discute, j'allais dire jour et nuit, avec des groupes parlementaires qui souhaitent converger l'élaboration d'un budget. Vous l'avez dit, on est dans la dernière ligne droite. Déjà au mois d'octobre, je me souviens, Sébastien Lecornu avait dit une motion de censure, c'est une motion de dissolution. La vérité n'a pas changé. Aujourd'hui, soit on est capable de converger vers un budget rapidement, soit on décide plutôt de choisir le désordre. Donc on a deux groupes, vous les avez mentionnés, la France Insoumise et le Rassemblement National qui décident de déposer une motion de censure. Mais évidemment, si on censure le gouvernement, après tout ce travail, avec les groupes constructifs qui veulent avoir un budget et que cette censure est votée, ça veut dire qu'il y a plus de la moitié des parlementaires qui remettent en cause le travail qu'on a fait. Dans ce cas-là, la conclusion logique, c'est pas moi qui en déciderais, vous le savez, c'est pas mes prérogatives institutionnelles, ça serait évidemment une dissolution. »
BFMTV · Budget pour la France: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 1:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 mars 2026 au 11 mars 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Aujourd'hui, l'incertitude majeure, c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est compte tenu de ce qu'on sait, le levier majeur, c'est celui-là. Faire en sorte que le pétrole, qui n'a pas de problème pour arriver chez nous, on en a de l'essence, mais qui a des problèmes pour arriver en Asie, qu'on puisse le rendre plus fluide, qu'il circule davantage et qu'on fasse baisser les prix. »
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 11:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et ensuite, le fonctionnement de la Cour des Comptes, il est collégial. Elle est la première présidente, elle le sera en tout cas d'ici 15 jours. Et c'est une chambre chargée d'examiner le budget, ce n'est pas elle, qui sera chargée d'en examiner l'exécution. Donc, c'est ce que je dis, elle quittera la salle quand on examinera le budget. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 13:38Voir 2 autres passages
« D'abord, c'est mal connaître le fonctionnement de l'institution de la Cour des Comptes. On a beaucoup dit qu'elle va être là pour 28 ans. Le jour où vous êtes nommé à la Cour des Comptes, en tout cas, vous êtes indéboulonnable. Donc vous êtes par nature indépendant. De la même manière que ceux qui sont nommés au Conseil constitutionnel, par exemple, Philippe Bas, sénateur républicain réputé. »
BFMTV · Budget, Epstein, énergie: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 13:16
« Vous le savez, il n'y a pas que des gagnants, mais ce qui est vrai, c'est qu'on n'a pas beaucoup entendu les gagnants. Depuis un an, moi, je ne les ai pas beaucoup entendues. Aujourd'hui, on a des filières. Elles ne sont pas très importantes, vous l'avez dit tout à l'heure, je pense, dans la production nationale française. 2%. Mais elles sont très importantes pour des enjeux de souveraineté, pour des enjeux d'aménagement du territoire, et pour des enjeux, j'allais dire, culturels et historiques qui sont très forts en France. On est... Et ça, on a été assez constant dans la manière dont on l'a porté à Bruxelles depuis 27 ans. C'est quand même 27 ans qu'on en discute. Si on n'est pas capable de signer un traité après 25 ans, c'est qu'il doit y avoir quand même quelques problèmes. On est absolument opposé au fait de sacrifier ces filières. Il y en a, vous le savez, qui sont directement fragilisées par cet acteur pour un accord qui, par ailleurs, bénéficierait à d'autres. Et c'est pour ça qu'on a poussé jusqu'au bout les fameuses clauses de sauvegarde, clauses miroirs. C'est pour ça, d'ailleurs, que le travail n'est pas terminé. Le Parlement européen doit se prononcer. Vous savez qu'en France, l'Assemblée nationale et le Sénat, à l'unanimité, ont rejeté cet accord. Moi, je dis aux parlementaires... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack29 nov. 2025 au 3 févr. 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« qui se précipitait à l'investiture de Donald Trump il y a un an presque jour pour jour. Louis Alliot, sans doute pour le bien de Perpignan ou leur ami Sarah Knafo qui est sur le même terrain. Aujourd'hui, on a des gens qui ont des intérêts aux Etats-Unis, qui ont visiblement des connivences avec une certaine partie du pouvoir américain et qui viennent me reprocher des liens avec les Etats-Unis que je n'ai pas. Vous l'avez dit, j'étais canadien. Qu'est-ce qu'on me reproche d'avoir passé 8 ans de ma vie, j'ai bientôt 60 ans au Canada, d'avoir la double nationalité ? Une polémique habituelle de la part de l'extrême droite qui n'aime pas les binationaux. Alors, canadiens déjà pas beaucoup quand ils sont franco-algériens, franco-maricains, franco-tunisiens. On est effectivement dans une polémique dégueulasse qui cherche à décréduliser un ministre qui, je le rappelle, a tout abandonné, je le disais tout à l'heure, pour rejoindre Emmanuel Macron en 2017 qui a mis un océan entre lui et sa famille pour s'engager, qui est très heureux de l'avoir fait et qui n'a de procès en souveraineté ou en intégrité à recevoir de personne. Surtout, et je finis là-dessus, d'un parti qui, la dernière fois que j'ai vérifié, était poursuivi en justice pour détournement de fonds publics. Franchement, pas de leçon, c'est dégueulasse. »
BFMTV · Attaques du RN, budget, énergie...L'interview de Roland Lescure en intégralitéVérifier à 11:34Voir 1 autre passage
« Écoutez, Jordan Bardella, soit il ne sait pas de quoi il parle, soit il ment comme un arracheur de dents. Il parle de taxes, les certificats d'économie d'énergie, je vais revenir dans une seconde, ce ne sont ni des taxes ni des impôts. S'il cherche des taxes et des impôts, il faut qu'il en parle à ses députés qui ont voté des dizaines de milliards d'impôts à l'occasion du vote de budget. De quoi on parle ? Les certificats d'économie d'énergie sont des contributions des énergéticiens à la transition écologique. Donc ça ne rentre pas dans les poches de l'État, ça ne rentre pas dans mes poches. Ça va directement au financement de la transition écologique des logements, et notamment de l'isolation, des véhicules électriques, du leasing social, qui a bénéficié à plus de 100 000 ménages qui sont des ménages peu aisés, qui grâce à ces mesures ont accès aux véhicules électriques. Alors s'il veut relayer la communication d'un certain nombre de pétroliers, il peut le faire, mais il devrait plutôt utiliser la relation qu'il a avec eux pour les convaincre de ne pas augmenter les prix. Il y a aujourd'hui des énergéticiens qui contribuent via les certificats d'énergie à la transition écologique sans nécessairement impacter ces certificats sur la facture des ménages. Donc voilà, moi je choisis les ménages, je choisis la transition écologique et je choisis l'accompagnement des ménages les moins aisés. »
BFMTV · Airbus, ArcelorMittal... L'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 2:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non mais, ça fait plus de trois mois qu'on discute, j'allais dire jour et nuit, avec des groupes parlementaires qui souhaitent converger l'élaboration d'un budget. Vous l'avez dit, on est dans la dernière ligne droite. Déjà au mois d'octobre, je me souviens, Sébastien Lecornu avait dit une motion de censure, c'est une motion de dissolution. La vérité n'a pas changé. Aujourd'hui, soit on est capable de converger vers un budget rapidement, soit on décide plutôt de choisir le désordre. Donc on a deux groupes, vous les avez mentionnés, la France Insoumise et le Rassemblement National qui décident de déposer une motion de censure. Mais évidemment, si on censure le gouvernement, après tout ce travail, avec les groupes constructifs qui veulent avoir un budget et que cette censure est votée, ça veut dire qu'il y a plus de la moitié des parlementaires qui remettent en cause le travail qu'on a fait. Dans ce cas-là, la conclusion logique, c'est pas moi qui en déciderais, vous le savez, c'est pas mes prérogatives institutionnelles, ça serait évidemment une dissolution. »
BFMTV · Budget pour la France: l'interview en intégralité de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 1:35Voir 2 autres passages
« Soit on le vote, soit on passe un 49-3, soit on passe par les ordonnances. Il a rappelé l'évidence. Il a rappelé surtout l'urgence d'adopter un budget. Mais la réalité, c'est que si vous passez un 49-3 sur un texte sur lequel les gens ne sont pas d'accord, vous n'aurez ni budget, ni gouvernement, puisque le gouvernement tombera. »
BFMTV · Budget, Shein, 49.3… L’interview de Roland Lescure, ministre de l’Économie, en intégralitéVérifier à 7:26
« Mais le problème, c'est que plus ça dure, plus ça coûte. Pourquoi ? Parce que, je vais vous donner un exemple, les associations. Dans une mois spéciale, 12 pages, on ne peut pas financer les associations. Pour pouvoir financer les associations qui accompagnent les Françaises et les Français dans plein de domaines importants, il faut un budget, il faut les 400 pages, parce que c'est ça qui prévoit de les financer. Ne pas financer les associations pendant quelques semaines, ça ira, on se rattrapera. Si vous passez à 2, 3, 4 mois, c'est fini, vous allez avoir un trou dans ces activités. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 déc. 2025 au 23 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La Constitution est très claire, le règlement de l'Assemblée était clair. On part du texte du Sénat, le dernier qui a été voté. Mais celui-là, jamais personne ne le votera. »
BFMTV · Budget, Shein, 49.3… L’interview de Roland Lescure, ministre de l’Économie, en intégralitéVérifier à 10:23Voir 1 autre passage
« C'est ça qu'il faut adopter. Ça, c'est ce que vous espérez ? C'est ça qui permet de financer les gendarmeries, les écoles, les services publics, de taxer les petits colis, de financer les contrôles douaniers. Ça, c'est ce qu'on doit adopter d'ici la fin janvier. Ça, c'est ce qu'on a adopté aujourd'hui. Ce que vous aviez dans l'autre main, c'est le projet de loi spéciale et ça, c'est vraiment, c'est quelques pages. C'est une douzaine de pages, c'est trois articles. On va lever l'impôt, on va financer les collectivités locales et on va pouvoir lever de la dette empruntée pour financer notre dette. C'est tout ce qu'on fait aujourd'hui. Ça veut dire qu'on va faire le minimum pendant quelques jours, quelques semaines. »
BFMTV · Budget, Shein, 49.3… L’interview de Roland Lescure, ministre de l’Économie, en intégralitéVérifier à 1:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 8:39
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 5:57
BFMTV · Carburant, prix… L'interview intégrale de Roland Lescure, ministre de l'ÉconomieVérifier à 8:39