Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 août 2015 au 19 oct. 2026
Questions
796
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 796 questions évaluables
Réponse directe
331
Réponse partielle
119
Réponse à côté
323
Refus explicite
23
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 601 à 625 sur 796
Question 601L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Non Je ne serai pas le 26ème candidat De la gauche française Et je pense que dans la division de la gauche Généralement on peut croire Que quand on est faible On se réunit On se réchauffe On s'assemble Mais non En fait Quand on est faible On se divise Pourquoi ?
Réponse à côté
Et du pouvoir d'achat Bien sûr Vous dites Nous sommes l'un des peuples Les plus pessimistes Du monde Au niveau Des Somaliens Des Irakiens Des Afghans Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ?
« Et du pouvoir d'achat Bien sûr »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 7:43
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées8 mai 2026 au 12 oct. 2026 · 24 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Enfin, la bataille de France commence. Enfin, on a une gauche démocratique qui reprend de la force, de la vigueur, qui croit à nouveau dans ses principes et qui peut gagner l'élection présidentielle. »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 1:25
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
20 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
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« Vous dites Nous sommes l'un des peuples Les plus pessimistes Du monde Au niveau Des Somaliens Des Irakiens Des Afghans »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 8:27
« Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 9:22
Question 602L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Parce que des centaines De milliers de jeunes français Depuis deux ans Se mobilisent Harcèlent Ces grandes multinationales Harcèlent Les dirigeants européens Et français Et cette idée Que moi j'ai proposée A la commission européenne Il y a déjà Un an et demi Et qui était jugée Mais complètement irréaliste Elle s'est imposée Pourquoi ?
Réponse à côté
Écoutez Cette Europe Monsieur Orban Reçoit Éric Zemmour D'un côté Vous avez Angela Merkel Qui quitte le pouvoir Cette Europe Elle n'existe pas Politiquement Elle n'existe pas C'est jamais Que faire Beaucoup Je vais vous choquer Ils grandissent aussi Parce que l'Europe a accueilli Beaucoup d'immigrés Des Européens Qui les écoutent Et qui partagent Leurs opinions Bien sûr Bien sûr
« Écoutez Cette Europe Monsieur Orban Reçoit Éric Zemmour D'un côté Vous avez Angela Merkel Qui quitte le pouvoir Cette Europe Elle n'existe pas Politiquement Elle n'existe pas »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 13:14Voir 2 autres passages
« C'est jamais Que faire »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 13:35
« Beaucoup Je vais vous choquer Ils grandissent aussi Parce que l'Europe a accueilli Beaucoup d'immigrés »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Question 603L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
pourquoi elle a fait ça ?
Réponse à côté
Écoutez Cette Europe Monsieur Orban Reçoit Éric Zemmour D'un côté Vous avez Angela Merkel Qui quitte le pouvoir Cette Europe Elle n'existe pas Politiquement Elle n'existe pas C'est jamais Que faire Beaucoup Je vais vous choquer Ils grandissent aussi Parce que l'Europe a accueilli Beaucoup d'immigrés Des Européens Qui les écoutent Et qui partagent Leurs opinions Bien sûr Bien sûr
« Écoutez Cette Europe Monsieur Orban Reçoit Éric Zemmour D'un côté Vous avez Angela Merkel Qui quitte le pouvoir Cette Europe Elle n'existe pas Politiquement Elle n'existe pas »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 13:14Voir 2 autres passages
« C'est jamais Que faire »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 13:35
« Beaucoup Je vais vous choquer Ils grandissent aussi Parce que l'Europe a accueilli Beaucoup d'immigrés »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Question 604L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Bah moi J'ai vu les débats Oui Honnêtement C'était plutôt de bonne tenue Vous pouvez pas dire le contraire Mais c'est vrai Qu'il n'y a pas encore Ce récit là Et moi ce que je veux C'est qu'on m'explique Très simplement Qu'on m'explique Que la transformation écologique Ca va redonner du travail aux gens Que en réalité Comment redonner du travail ?
Réponse à côté
Et bien vous me donnez Une idée pour demain matin Puisque demain matin Nous aurons ici même Les deux candidats Les deux finalistes Chez les écologistes Pour savoir qui sera candidat A la présidente de la République Merci Raphaël Glucksmann Merci Et la France n'est pas morte Merci Raphaël Glucksmann 8h54 8h54
« Et bien vous me donnez Une idée pour demain matin Puisque demain matin Nous aurons ici même Les deux candidats Les deux finalistes Chez les écologistes Pour savoir qui sera candidat A la présidente de la République Merci Raphaël Glucksmann Merci Et la France n'est pas morte Merci Raphaël Glucksmann 8h54 8h54 »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 20:47
Question 605L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Enfin vous les recevez Tous les matins Ça vous donne envie ?
Réponse à côté
Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ?
« Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 18:45
Question 606L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Vous pensez Que vous avez 20 ans Vous allez écouter Des gens qui débitent Des éléments de langage Qu'on a déjà entendu Mille fois Et vous allez prendre Votre carte Et dire C'est super C'est la révolution Non Il y a quelque chose Qui est un astre finissant Dans la classe politique Française aujourd'hui Et c'est ce qui permet Justement à des paroles Extrémistes De mobiliser Et de s'imposer Parce que c'est finalement Les seuls Qui semblent avoir Quelque chose Seuls les extrêmes Sont entendus aujourd'hui Est-ce que c'est les seuls Qui semblent avoir Une histoire à raconter Qui semblent sincères Qui semblent être capables De crever pour ce qu'ils disent Je veux dire Ils ont une dimension tragique Une aura Qui est complètement différente On a l'impression Que face à ça On a des Je sais pas Des communicants Des profs de Sciences Po Et ça ne fonctionnera jamais A la passion Vous devez opposer la passion Il faut à nouveau croire Que la République Ça veut dire La transformation de la vie Dites-moi
Réponse à côté
Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ?
« Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 18:45
Question 607L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Mais moi ce que je dis C'est la jeunesse de France Elle est mobilisée Il faut arrêter avec ce discours Sur les jeunes sont apathiques Moi je veux dire Vos enfants Vos enfants sont actifs C'est grâce à eux Qu'on parle du climat C'est grâce à eux Que les Ouïghours Sont devenus un sujet important En Europe C'est grâce à eux Qu'on va changer Nos politiques commerciales C'est grâce à leur rapport Au monde qu'ils ont imposé Que finalement on change Notre rapport à la production Et à la consommation Il faut être fier de ces jeunes Et simplement Aujourd'hui il n'y a pas De débouché politique A leur engagement Et tout ce que je veux faire Mon seul pari Ma seule raison d'être en politique C'est justement De faire en sorte Que cette énergie-là Qui manque tellement à notre cité Trouve un débouché On ne peut pas construire Une cité sans jeunes On est en train de construire Une cité sans jeunes Où finalement On est dirigé par des gens Qui ont accepté le déclin Quand on a 20 ans On n'accepte pas le déclin Quand on a 20 ans On s'indigne face à l'injustice Qu'on rencontre Quand on a 20 ans On a envie d'être acteur De son destin On n'a pas envie d'être Simplement un hôtelier Pour touristes Qatari ou chinois Plus tard Et vivre dans un Disneyland Quand on a 20 ans On a envie d'être Maître de son destin Et ce que j'essaye De raconter dans ce livre C'est que précisément Ils ont pris en main Leur destin Il n'y a pas de débouché politique A ça encore Mais il y a des actions Il y a des actions En permanence Et bien non c'est ça l'enjeu C'est comment la classe politique C'est complètement déconnectée D'une jeunesse Qui pourtant se mobilise C'est la faiblesse Des partis politiques C'est d'abord la faiblesse De la gauche C'est en fait C'est le drame De la démocratie française Qu'il y a une société Qui est ultra énergique Qui est innovante Qui est inventive Qui est mobilisée Et ça ne se traduit pas Politiquement Et donc on a un problème De structure là Et il y a un problème De discours Honnêtement Ça vous donne envie ?
Réponse à côté
Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ?
« Mais mettez-vous A la place d'un jeune Pour qui aller voter ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 18:45
Question 608L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
comment ?
Réponse à côté
En étant candidat ?
« En étant candidat ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 6:54
Question 609L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
pourquoi ?
Réponse à côté
Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ?
« Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 9:22
Question 610L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Mais je pense que tout le monde aujourd'hui cherche à profiter du buzz Zemmour Parce qu'en fait, il se passe quoi ?
Réponse partielle
Mais Raphaël Glucksmann Vous écrivez La gauche se retrouve nue Lorsque revient l'orage Raphaël Glucksmann Les instituts de sondage se sont emparés de Zemmour Les médias suivent Les sondeurs rebondissent Les médias suivent encore C'est une roulette Qui tourne Je ne sais pas C'est le dévoiement de la démocratie Ce système Mais dans l'histoire de France Raphaël Glucksmann Il y en a eu des Zemmour Il y en a eu des chantres d'une France Déclassés Et des meilleurs que lui Mais ils sont arrivés au pouvoir parfois
« Mais Raphaël Glucksmann Vous écrivez La gauche se retrouve nue Lorsque revient l'orage Raphaël Glucksmann Les instituts de sondage se sont emparés de Zemmour Les médias suivent Les sondeurs rebondissent Les médias suivent encore C'est une roulette Qui tourne Je ne sais pas C'est le dévoiement de la démocratie Ce système »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 2:23
Question 611L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
Et pourquoi ?
Réponse à côté
Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ?
« Je vais revenir Sur votre appel à la jeunesse Dans votre livre C'est un appel à la jeunesse C'est clair Mais je voudrais Qu'on regarde un peu Ce qui se passe Au niveau international Et au niveau européen Vous êtes député européen Macron Biden Se sont parlé Biden C'est Trump En pire Ou c'est le même ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 9:22
Question 612L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09
C'est ce que je dis Pour qui ?
Réponse à côté
Pour qui vous irez voter ?
« Pour qui vous irez voter ? »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Raphaël Glucksmann - 23/09Vérifier à 18:52
Question 613Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
N'allez pas trop vite. Qu'est-ce que vous répondez à cette question qui fâche du nucléaire ?
Réponse directe
Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut investir massivement dans les énergies renouvelables, mais qu'aujourd'hui, on n'est pas en mesure de sortir du nucléaire si on veut réellement lutter contre le dérèglement climatique et que, par exemple, le choix qui a été fait en Allemagne était une erreur stratégique et qu'il y a la nécessité de fixer des priorités. C'est ça, faire de la politique. La priorité des priorités, c'est la lutte contre le dérèglement climatique. Bien sûr, et c'est pour ça qu'il faut qu'on produise en Europe le silicium et les panneaux solaires. Il faut qu'on ait un outil productif. Les terres rares ne sont pas en Europe. Le grand pacte vert qui est nécessaire, le Green Dea…
« Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut investir massivement dans les énergies renouvelables, mais qu'aujourd'hui, on n'est pas en mesure de sortir du nucléaire si on veut réellement lutter contre le dérèglement climatique et que, par exemple, le choix qui a été fait en Allemagne était une erreur stratégique et qu'il y a la nécessité de fixer des priorités. C'est ça, faire de la politique. La priorité des priorités, c'est la lutte contre le dérèglement climatique. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 16:09
Question 614Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Ça, c'est le pouvoir du porte-monnaie. Il est important, le pouvoir du porte-monnaie. Mais si on reprend par exemple la situation en Afghanistan, il y avait dans The Economist une sorte de bilan de l'intervention américaine en Afghanistan. Alors, pour le côté désastre, je pense que ça se passe de commentaire. En revanche, The Economist insistait sur le fait qu'un grand nombre de choses avaient changé en Afghanistan. Interdiction des mariages forcés, augmentation considérable de la condition des femmes avec une amélioration notable. Beaucoup d'autres choses qui vont probablement, malheureusement, être effacées en quelques semaines, voire en quelques jours. Est-ce que, dès lors, ça ne signifie pas finalement qu'aujourd'hui, l'Occident n'est plus prêt à se battre ?
Réponse directe
Je pense qu'il y a une fatigue. Il y a une fatigue en Occident. Il y a une fatigue évidente aux Etats-Unis. Tout le monde a pensé que c'était Trump, que quand les Américains se sont retirés du nord de la Syrie et ont sacrifié les Kurdes, eh bien, on a dit, oui, c'est Trump, qu'il est complètement irrationnel, il ne consulte personne. Mais en réalité, Biden n'a pas plus consulté ses alliés au moment de se retirer de Kaboul. Et donc, il y a une réelle fatigue. Mais en réalité, moi, ce que j'essaye d'expliquer, c'est qu'entre ne rien faire et faire la guerre, il y a tout un éventail qui s'appelle la politique. Et qu'on a l'impression que l'Occident s'enferme en permanence entre deux choix extr…
« Je pense qu'il y a une fatigue. Il y a une fatigue en Occident. Il y a une fatigue évidente aux Etats-Unis. Tout le monde a pensé que c'était Trump, que quand les Américains se sont retirés du nord de la Syrie et ont sacrifié les Kurdes, eh bien, on a dit, oui, c'est Trump, qu'il est complètement irrationnel, il ne consulte personne. Mais en réalité, Biden n'a pas plus consulté ses alliés au moment de se retirer de Kaboul. Et donc, il y a une réelle fatigue. Mais en réalité, moi, ce que j'essaye d'expliquer, c'est qu'entre ne rien faire et faire la guerre, il y a tout un éventail qui s'appelle la politique. Et qu'on a l'impression que l'Occident s'enferme en permanence entre deux choix extrêmes, qui est d'un côté, on ne fait rien, on accepte l'ensemble des violations des droits humains, on accepte de perdre la bataille commerciale avec la Chine, on accepte finalement cette émergence d'une superpuissance chinoise et de l'autre côté, faire la guerre. Eh bien, entre les deux, il y a ce qui s'appelle faire de la politique. Vous savez, en Europe, on est encore la première puissance commerciale du monde. On est le premier marché du monde. Et pourtant, les dirigeants européens sont en permanence dans l'impression qu'ils sont sur le déclin, que nous sommes faibles, que nous ne pouvons pas soutenir un rapport de force. Et moi, ce que j'essaie d'expliquer, c'est qu'enfin, si on met le commerce au service de nos intérêts stratégiques à long terme et de nos principes, on peut mener des politiques. Il ne s'agit pas, par exemple, de faire la guerre contre la Chine, évidemment. Ce qu'il s'agit, c'est de mener un rapport de force commerciale et politique. Par exemple, en bannissant les produits de l'esclavage de nos marchés, ce qui favorisera nos producteurs et ce qui poussera le gouvernement chinois à fermer ses camps de concentration. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 11:37
Question 615Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Ce matin, dans la presse, il y a beaucoup de commentaires qui s'étaient attendus au sujet de la proposition d'Anne Hidalgo de doubler le salaire des enseignants. Alors, certains y sont favorables, Libération par exemple. D'autres, comme on pouvait s'y attendre, y sont plus hostiles, comme les échos. Vous en pensez quoi ?
Réponse directe
Moi, je pense que quand on prend les 50 dernières années, parmi les grands perdants de la société française, il y a les professeurs et les instituteurs. C'est un désastre français, en réalité. Quand on compare à l'Allemagne, quand on compare à la Hollande, on a un vrai scandale social. Et donc, moi, je suis pour, puisque quand on se compare à ses voisins, j'invite toujours les Français à essayer de voir ce qui se passe ailleurs. Parce qu'on n'est pas toujours les plus intelligents, on ne fait pas toujours tout mieux que les autres. Et des fois, il y a des choses intéressantes qui se passent. Et en Allemagne, par exemple, où les résultats scolaires sont meilleurs, les professeurs sont payés…
« Moi, je pense que quand on prend les 50 dernières années, parmi les grands perdants de la société française, il y a les professeurs et les instituteurs. C'est un désastre français, en réalité. Quand on compare à l'Allemagne, quand on compare à la Hollande, on a un vrai scandale social. Et donc, moi, je suis pour, puisque quand on se compare à ses voisins, j'invite toujours les Français à essayer de voir ce qui se passe ailleurs. Parce qu'on n'est pas toujours les plus intelligents, on ne fait pas toujours tout mieux que les autres. Et des fois, il y a des choses intéressantes qui se passent. Et en Allemagne, par exemple, où les résultats scolaires sont meilleurs, les professeurs sont payés deux fois plus. Et il y a une injustice totale. Quand vous voyez le statut, en fait, un professeur faisait partie de la bourgeoisie des notables il y a encore 50 ans. Et aujourd'hui, c'est finalement le métier qui a été le plus dévalorisé en pouvoir d'achat sur les 50 dernières années. Donc, ça me semble logique comme proposition. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 5:52
Question 616Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Et la question, par exemple, du productivisme qui était une valeur compatible avec la gauche et qui semble l'être de moins en moins ?
Réponse directe
Raphaël Glucksmann. Autant je suis d'accord sur la nécessité de continuer en radicalisant l'héritage des Lumières, autant ce qui est certain, c'est qu'il faut quand même voir que le nouvel humanisme qu'on va inventer et qu'on va écrire ensemble, ce sera un humanisme très différent de celui hérité de la Renaissance puis des Lumières. C'est-à-dire qu'il y avait dans l'humanisme européen l'idée d'un homme qui est face à la création comme Dieu au premier jour et donc face à sa page blanche et qu'aujourd'hui, cette splendeur de la solitude humaine face à la création, elle n'est plus possible qu'il va falloir repenser l'humanisme en l'insérant dans le vivant, en l'insérant dans l'idée quand même…
« Raphaël Glucksmann. Autant je suis d'accord sur la nécessité de continuer en radicalisant l'héritage des Lumières, autant ce qui est certain, c'est qu'il faut quand même voir que le nouvel humanisme qu'on va inventer et qu'on va écrire ensemble, ce sera un humanisme très différent de celui hérité de la Renaissance puis des Lumières. C'est-à-dire qu'il y avait dans l'humanisme européen l'idée d'un homme qui est face à la création comme Dieu au premier jour et donc face à sa page blanche et qu'aujourd'hui, cette splendeur de la solitude humaine face à la création, elle n'est plus possible qu'il va falloir repenser l'humanisme en l'insérant dans le vivant, en l'insérant dans l'idée quand même d'un monde fini et d'un monde qui potentiellement peut s'effondrer et que donc le stylo des Lumières, il faut le conserver mais la manière dont on va écrire le progrès, dont on va écrire notre rapport à la production, ce sera forcément différent et ça devra partir du fait qu'on a quand même saccager le loïcos, la maison commune et qu'on se retrouve dans une situation où finalement on est menacé en tant qu'humanité et en tant que monde. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 29:41
Question 617Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Est-ce qu'il y a aujourd'hui une utilisation abusive du terme d'apaisement ?
Réponse directe
Moi, je comprends la fatigue face aux crises multiples. Mais l'apaisement ne peut pas être un projet de société. C'est précisément en ayant un projet de société qu'on crée une société apaisée. Et donc, ce n'est pas une finalité en soi. Ce qui crée les tensions, ce ne sont pas simplement les mots durs. C'est la réalité. Et il y a, dans ce culte de l'apaisement, la volonté de se reposer. Je pense que la société française manque de débat, justement, de dissensus que nos institutions ne permettent pas d'exprimer.
« Moi, je comprends la fatigue face aux crises multiples. Mais l'apaisement ne peut pas être un projet de société. C'est précisément en ayant un projet de société qu'on crée une société apaisée. Et donc, ce n'est pas une finalité en soi. Ce qui crée les tensions, ce ne sont pas simplement les mots durs. C'est la réalité. Et il y a, dans ce culte de l'apaisement, la volonté de se reposer. Je pense que la société française manque de débat, justement, de dissensus que nos institutions ne permettent pas d'exprimer. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 19:12
Question 618Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Bonjour Raphaël Glucksmann, vous êtes député européen, vous publiez Lettre à la génération qui va tout changer chez Allary Editions et mon camarade Camille Magniard dans sa revue de presse internationale vient d'évoquer une proposition une proposition des jeunes socialistes suisses de taxer le 1% le plus riche avec une fiscalité radicale qui passerait à 150% de taux d'imposition au-delà d'un certain seuil de revenu. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Réponse partielle
Je pense que ça correspond à une véritable exigence qui monte. On a vu qu'on a traversé une crise sans précédent et que les plus riches, ceux qui détiennent le capital, les actionnaires des grands groupes se sont considérablement enrichis et ça nous concerne particulièrement en France parce que vous savez qu'on détient un record du monde. C'est celui de l'enrichissement des milliardaires sur les dix dernières années. Nos milliardaires se sont trois fois plus enrichis que les milliardaires anglais ou américains et donc il y a un besoin profond de justice fiscale et de taxation des hauts revenus. Et jusqu'ici, en fait, ça fait quatre ans en gros que la gauche n'arrête pas de répéter il faut r…
« Je pense que ça correspond à une véritable exigence qui monte. On a vu qu'on a traversé une crise sans précédent et que les plus riches, ceux qui détiennent le capital, les actionnaires des grands groupes se sont considérablement enrichis et ça nous concerne particulièrement en France parce que vous savez qu'on détient un record du monde. C'est celui de l'enrichissement des milliardaires sur les dix dernières années. Nos milliardaires se sont trois fois plus enrichis que les milliardaires anglais ou américains et donc il y a un besoin profond de justice fiscale et de taxation des hauts revenus. Et jusqu'ici, en fait, ça fait quatre ans en gros que la gauche n'arrête pas de répéter il faut rétablir les ESF, il faut rétablir les ESF, il faut rétablir les ESF comme un perroquet. Quand vous leur demandez quel est votre projet, c'est rétablir l'ESF, je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin que rétablir l'ESF, il faut un vrai plan fiscal qui permette de taxer le capital et qui permette de financer des projets de justice sociale et de transition écologique. Et donc il y a besoin que les plus riches qui se sont considérablement enrichis sur ces dix dernières années contribuent à l'effort commun. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 0:36Voir 1 autre passage
« Parce qu'en fait, le gros problème de l'ISF, je suppose que vous l'avez déjà fait 100 fois, à chaque fois on vous sort, oui, mais le pêcheur de l'île de Ré qui a hérité de sa maison et qui n'a pas les moyens de le payer, l'ISF... Depuis le temps, il a dû vendre son terrain. Ça fait très longtemps, c'est devenu la star mondiale de l'ensemble des libéraux. Et simplement, ça a posé une vraie question. C'est-à-dire qu'en fait, l'ISF rapportait peu d'argent à l'État et taxait des gens qui sont à la limite d'être très riches. Mais en réalité, il y a des multimilliardaires aujourd'hui qui, eux, contribuent très peu et qu'il va falloir beaucoup taxer. Et donc, cet impôt que je propose, il permet de rapporter beaucoup plus d'argent qu'une surtaxe des gens qui sont au-dessus d'un million ou deux millions. Mais ils visent réellement les grands bénéficiaires de la crise actuelle. Et c'est vraiment une question de justice sociale. Mais c'est au-delà de ça, c'est une question de pacte républicain. En fait, il y a trop de coups de canif dans le pacte républicain. Et quand on dit qu'il faut rétablir l'autorité de l'État, il faut rétablir l'autorité de l'État, il faut commencer par montrer que l'État peut mener une politique juste. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 2:17
Question 619Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Mais il y a aussi des gens dans la rue. Alors, on les compte. Donc, on sait exactement combien ils sont. On peut les rapporter à la population totale ou au nombre des électeurs ou aux militants des partis. Et si on les compare aux militants des partis, ils pèsent finalement peut-être plus lourd qu'un certain nombre de partis qui ont perdu beaucoup de militants. Dès lors, est-ce que ça n'est pas le signe que les partis politiques ont encore une fois perdu le contact avec d'autres formes de militantisme et aussi d'autres opinions ?
Réponse directe
Mais bien sûr, tout l'objet de mon livre, c'est d'expliquer à quel point la langue des partis politiques fait qu'ils perdent le contact. Mais d'abord, la langue, c'est la vie. Ce n'est pas que la manière dont on s'exprime. C'est-à-dire leur existence même, leur vie intérieure fait qu'ils vivent en vase clos, que c'est comme des églises où finalement les prêcheurs qui sont les dirigeants politiques vont voir les bancs se vider et au lieu de s'interroger eux-mêmes vont blâmer les fidèles parce qu'ils ne vont plus à la messe. Mais là, en l'occurrence, la faiblesse des partis politiques, elle ne devrait pas nous conduire à être suivistes par rapport aux moindres mouvements dans la rue. En réali…
« Mais bien sûr, tout l'objet de mon livre, c'est d'expliquer à quel point la langue des partis politiques fait qu'ils perdent le contact. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 35:51Voir 1 autre passage
« Mais d'abord, la langue, c'est la vie. Ce n'est pas que la manière dont on s'exprime. C'est-à-dire leur existence même, leur vie intérieure fait qu'ils vivent en vase clos, que c'est comme des églises où finalement les prêcheurs qui sont les dirigeants politiques vont voir les bancs se vider et au lieu de s'interroger eux-mêmes vont blâmer les fidèles parce qu'ils ne vont plus à la messe. Mais là, en l'occurrence, la faiblesse des partis politiques, elle ne devrait pas nous conduire à être suivistes par rapport aux moindres mouvements dans la rue. En réalité, il faut avoir des convictions, il faut les affirmer et quitte à être en opposition avec les gens qui sont dans la rue à ce moment-là. Je ne comprends pas les pudeurs de gazelle face à un mouvement avec ces pancartes qui exhortent les gens à ne pas sortir de cette société du conflit. C'est la seule manière qu'on a de sortir de la société du conflit. Vous comprenez ces pudeurs de gazelle ? »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 36:01
Question 620Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Mais vous comprenez pourquoi ?
Réponse à côté
Elles se font d'abord en marge des institutions parce qu'on vit dans une monarchie qui ne laisse pas place à ces débats. Et ensuite, parce que les partis politiques, eh bien, justement, n'assument plus ce rôle de canalisation, en fait, des colères sociales. Enfin, je veux dire, les partis politiques, c'est des corps intermédiaires qui sont censés... Les mobilisés ne veulent plus des partis politiques. Les Gilets jaunes ne voulaient pas du tout. Bien sûr, mais même les campagnes. Nous, on fait des campagnes avec des centaines de milliers de jeunes, d'interpellations, de mobilisations. Eh bien, sur ces centaines de milliers de jeunes, très, très, très, très, très peu songent à adhérer au moin…
« Elles se font d'abord en marge des institutions parce qu'on vit dans une monarchie qui ne laisse pas place à ces débats. Et ensuite, parce que les partis politiques, eh bien, justement, n'assument plus ce rôle de canalisation, en fait, des colères sociales. Enfin, je veux dire, les partis politiques, c'est des corps intermédiaires qui sont censés... Les mobilisés ne veulent plus des partis politiques. Les Gilets jaunes ne voulaient pas du tout. Bien sûr, mais même les campagnes. Nous, on fait des campagnes avec des centaines de milliers de jeunes, d'interpellations, de mobilisations. Eh bien, sur ces centaines de milliers de jeunes, très, très, très, très, très peu songent à adhérer au moindre parti de gauche. Ils sont complètement en marge de cette gauche politique. Et donc, il n'y a plus ce rôle fondamental dans une société parce que, finalement, être contre les partis politiques ou contre les syndicats, c'est être contre l'existence même des structures de la démocratie. Mais simplement, ces structures-là, eh bien, ne fonctionnent plus, ne parviennent plus à canaliser les colères et ne parviennent plus non plus à formuler de projets de société qui soient enthousiasmants et non pas reposants ou apaisants, mais des projets de transformation du monde. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 20:26
Question 621Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Sachant que les dernières augmentations des prix des carburants ont déclenché la crise des gilets jaunes. Par rapport à la transition écologique et par rapport à cette contrainte budgétaire, que choisir ?
Réponse directe
Ce qu'il faut choisir, c'est la transition écologique et donc il faut accélérer la décarbonation de notre économie. On n'a pas le choix, en fait. C'est une absolue nécessité. Et comment on le fait ? Là, il faut qu'on ait cette discussion avec l'ensemble des écolos et finalement poser la question qui fâche, c'est-à-dire celle du nucléaire. On ne peut pas sortir d'un seul coup du nucléaire. La deuxième question qui fâche, c'est finalement face à cette globalisation qui a entraîné un grand déménagement du monde, il va falloir rapatrier, ce qui peut sembler paradoxal, pour une logique écrite, rapatrier de la production et de la pollution chez nous.
« Ce qu'il faut choisir, c'est la transition écologique et donc il faut accélérer la décarbonation de notre économie. On n'a pas le choix, en fait. C'est une absolue nécessité. Et comment on le fait ? Là, il faut qu'on ait cette discussion avec l'ensemble des écolos et finalement poser la question qui fâche, c'est-à-dire celle du nucléaire. On ne peut pas sortir d'un seul coup du nucléaire. La deuxième question qui fâche, c'est finalement face à cette globalisation qui a entraîné un grand déménagement du monde, il va falloir rapatrier, ce qui peut sembler paradoxal, pour une logique écrite, rapatrier de la production et de la pollution chez nous. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 15:30
Question 622Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Mais là aussi, si vous parliez de cette jeunesse et de son rapport aux écrans, si vous menez une guerre commerciale sur la question des écrans, si vous bannissez les écrans, les microprocesseurs venus de Chine, il n'y aura plus d'écrans parce que tous, presque, sont fabriqués en Chine. Que faire dans ces conditions, Raphaël Bluchel ?
Réponse à côté
C'est la même chose, regardez, sur la transition écologique. Aujourd'hui, les panneaux solaires, qui sont ultra nécessaires, ont besoin du silicium produit en Chine. Et en France, on pouvait en produire. Et simplement, on a sacrifié notre outil industriel. Et donc, ce que moi, j'explique, c'est que si un jour, on veut avoir une politique forte, ce qu'il faut, c'est avoir une industrie forte. C'est être capable de produire sur notre sol, dans les secteurs stratégiques. Je prends juste un exemple. Et c'est pour ça que la relation avec la Chine, ce n'est pas une question de politique internationale, c'est une question de choix intérieur à l'Europe. Un exemple, à Luxfer, à Gersa, près de Clermo…
« C'est la même chose, regardez, sur la transition écologique. Aujourd'hui, les panneaux solaires, qui sont ultra nécessaires, ont besoin du silicium produit en Chine. Et en France, on pouvait en produire. Et simplement, on a sacrifié notre outil industriel. Et donc, ce que moi, j'explique, c'est que si un jour, on veut avoir une politique forte, ce qu'il faut, c'est avoir une industrie forte. C'est être capable de produire sur notre sol, dans les secteurs stratégiques. Je prends juste un exemple. Et c'est pour ça que la relation avec la Chine, ce n'est pas une question de politique internationale, c'est une question de choix intérieur à l'Europe. Un exemple, à Luxfer, à Gersa, près de Clermont-Ferrand, j'y suis allé plusieurs fois et j'en reviens, j'y étais encore samedi dernier, eh bien, il y avait une usine qui était la dernière usine en Europe à produire des bouteilles d'oxygène en aluminium dernière génération pour nos pompiers et nos hôpitaux. Il n'y a pas plus stratégique que ça, en particulier en période de pandémie, mais en règle générale, il n'y a pas plus stratégique que ça. Eh bien, un actionnaire anglo-saxon a décidé de fermer, par logique actionnariale court-termiste, cette usine et de délocaliser l'ensemble de la production en Turquie. Donc aujourd'hui, on se retrouve totalement dépendant de la Turquie dans un secteur stratégique, par pur choix. Face à ça, l'État français n'a rien fait. L'Europe n'a rien fait. Impossibilité de réquisitionner, impossibilité de nationaliser même temporairement alors qu'il y avait des repreneurs locaux. Et finalement, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est qu'en fait, on accepte d'être dépossédé de notre propre avenir, de se retrouver dans une position de dépendance et de vassalité. Et là, on retrouve ce que disait Hegel dans la dialectique du maître et de l'esclave. Nous, on est dans la position du maître. On a cru qu'on contrôlait le monde et on sait finalement, on a délégué tout l'aspect productif à d'autres pays qui aujourd'hui peuvent nous faire chanter et dont nous nous retrouvons dépendants. Le maître, à force d'être oisif et spectateur du monde, devient l'esclave de son esclave. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 13:20
Question 623Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Vous incarnez, peut-être que vous ne serez pas d'accord, vous incarnez une position que vous développez d'ailleurs dans votre dernier livre « L'être à la génération qui va tout changer » aux éditions à la RIE, Raphaël Glucksmann, une position qui peut être qualifiée de « gauche morale ». Est-ce que vous n'avez pas l'impression que la gauche morale aujourd'hui se porte assez mal, qu'elle est finalement très minoritaire sur le terrain des idées ?
Réponse directe
Alors déjà, je récuse le significatif de « gauche morale ». Moi, j'essaye d'être fidèle à certains principes, mais je ne suis pas dans l'incantation. Et évidemment qu'il y a eu le fiasco des interventions militaires pour installer la démocratie. Enfin, je veux dire ça, tout le monde le voit. Et il y a un immense retrait aujourd'hui. Un immense retrait qui fait suite à une phase d'hubris, de démesure. Et on oscille toujours dans les sociétés occidentales entre la démesure, la sensation de toute puissance et la prostration, la neurasthénie et la dépression. Et clairement, on est dans une phase, si on est maniaco-dépressif, on est dans une phase dépressive, là, aujourd'hui. Mais la gauche mora…
« Alors déjà, je récuse le significatif de « gauche morale ». Moi, j'essaye d'être fidèle à certains principes, mais je ne suis pas dans l'incantation. Et évidemment qu'il y a eu le fiasco des interventions militaires pour installer la démocratie. Enfin, je veux dire ça, tout le monde le voit. Et il y a un immense retrait aujourd'hui. Un immense retrait qui fait suite à une phase d'hubris, de démesure. Et on oscille toujours dans les sociétés occidentales entre la démesure, la sensation de toute puissance et la prostration, la neurasthénie et la dépression. Et clairement, on est dans une phase, si on est maniaco-dépressif, on est dans une phase dépressive, là, aujourd'hui. Mais la gauche morale, moi, ça ne m'intéresse pas tellement de savoir si c'est une gauche morale ou pas. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si, finalement, en France, on nous explique que les droits humains, la question de la solidarité entre les êtres humains est finalement passée de mode. Et moi, ce que je vois, ce que je vois et ce que je raconte dans le livre, c'est que c'est complètement faux. Et que quand on explique que notre jeunesse, par exemple, est devenue apathique ou narcissique et qu'elle a les yeux rivés sur les écrans, j'invite les gens à voir ce que cette jeunesse fait sur ces écrans. Et quand on voit que des centaines de milliers, voire quelquefois des millions, jusqu'à 3 millions de personnes qui ont participé à nos campagnes, ont imposé le fait que la déportation d'un peuple à des milliers de kilomètres de chez nous, les Ouïghours dans les camps chinois, devait être au centre du débat public, on comprend qu'en fait, cette jeunesse française est encore éprise de droits humains et de solidarité. Mais cette jeunesse française, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 7:19Voir 1 autre passage
« Et bien ce sont des centaines de milliers de jeunes français qui ont mené des campagnes contre les grandes marques du textile qui exploitent des esclaves Ouïghours. Ce sont les jeunes français par centaines de milliers qui ont interpellé les patrons d'Adidas, de Lacoste, d'H&M et qui les ont obligés à changer leur chaîne de production. Vous savez, on est toujours dans une situation face à des multinationales de sentiments d'impuissance. On a l'impression qu'on ne peut rien faire. Et là, ce que des jeunes français ont montré dans les campagnes que nous avons menées, c'est qu'ils avaient du pouvoir. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 8:58
Question 624Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Raphaël Glucksmann, on a beaucoup accusé la gauche d'avoir déserté la question sociale au profit de questions liées à l'égalité entre les hommes et les femmes, liées également à la question raciale. Tout cela aurait pu se faire conjointement avec la question sociale. Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
Réponse directe
Je pense qu'on a déserté, pas seulement la question sociale, on a déserté la question de la production, du travail. Je veux dire, aujourd'hui, en gros, quand la gauche a un discours social, c'est comment assurer un matelas social pour répondre au fait que les gens aient perdu leur travail, pour répondre à la désindustrialisation. En réalité, ce qu'il faut, c'est un vrai projet industriel. Il faut penser au travail, il faut qu'on redevienne des producteurs. La gauche traditionnelle... Oui, bien sûr, parce qu'il faut qu'on favorise le travail et que les chômeurs à longue durée, eh bien, il faut leur trouver un travail et que ça a été expérimenté sur le terrain par les associations et que ça f…
« Je pense qu'on a déserté, pas seulement la question sociale, on a déserté la question de la production, du travail. Je veux dire, aujourd'hui, en gros, quand la gauche a un discours social, c'est comment assurer un matelas social pour répondre au fait que les gens aient perdu leur travail, pour répondre à la désindustrialisation. En réalité, ce qu'il faut, c'est un vrai projet industriel. Il faut penser au travail, il faut qu'on redevienne des producteurs. La gauche traditionnelle... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 3:40
Question 625Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie Roza
Vous êtes parfois sur les réseaux sociaux ?
Réponse à côté
Vous trouvez que ça manque de débat ? Je pense que nos institutions ne permettent pas d'exprimer le dissensus. Vous savez ce que c'est qu'une société républicaine ? Une société républicaine, c'est une société qui assume dans ses institutions l'existence des contradictions sociales. Et je trouve que les contradictions sociales s'expriment dans la rue parce qu'elles ne peuvent pas s'exprimer dans les institutions. Et que donc, on a besoin, au contraire, d'institutionnaliser le débat, de voir qu'il y a des projets de sociétés différents qui s'affrontent et que, finalement, c'est ça qui fait vivre notre démocratie.
« Vous trouvez que ça manque de débat ? Je pense que nos institutions ne permettent pas d'exprimer le dissensus. Vous savez ce que c'est qu'une société républicaine ? Une société républicaine, c'est une société qui assume dans ses institutions l'existence des contradictions sociales. Et je trouve que les contradictions sociales s'expriment dans la rue parce qu'elles ne peuvent pas s'exprimer dans les institutions. Et que donc, on a besoin, au contraire, d'institutionnaliser le débat, de voir qu'il y a des projets de sociétés différents qui s'affrontent et que, finalement, c'est ça qui fait vivre notre démocratie. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Le sens de la gauche ? Avec Raphaël Glucksmann et Stéphanie RozaVérifier à 19:45
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« enfin, on chasse l'esprit de défaite »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 1:36
« Parce que ça fait 20 ans que j'alerte et que je lutte contre les menaces que Vladimir Poutine et son régime font peser sur nos démocraties, sur notre sécurité, sur la sécurité des Françaises et des Français, sur la sécurité des Européens. Déjà en Géorgie, puis en Ukraine, j'ai toujours été un opposant viscéral aux menées de la Russie. Et donc ils m'ont ciblé. Vous savez, le SVR, les services de renseignement extérieur de la Russie, cette fois-ci, m'avaient identifié comme étant l'architecte de la résistance européenne contre leurs menées. Et donc ils vont cibler, au-delà de moi, l'ensemble des dirigeants politiques qui soutiennent l'Union européenne, qui soutiennent nos démocraties et qui s'opposent à la guerre de Poutine en Ukraine. Une guerre qui, je le rappelle, n'est pas simplement contre les Ukrainiens, mais contre l'ensemble de l'Europe. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. On est rentré dans une période extrêmement dangereuse où en fait il n'y a plus de frontières entre politique étrangère et politique intérieure, où il n'y a plus de frontières entre état de paix et état de guerre, et où finalement, pour une puissance comme la Russie, eh bien nos élections deviennent un champ de bataille et on doit protéger notre souveraineté, notre sécurité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 2:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 mai 2026 au 12 oct. 2026 · 65 observations90 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« moi j'ai une vertu que tout le monde peut me reconnaître, c'est la sincérité. Donc je vais vous le dire. La gauche démocratique, la gauche sociale démocrate, elle a d'abord perdu les travailleurs. Ça c'est la vérité et c'est ça qui m'empêche de dormir. Elle a perdu les travailleurs. Quand vous voyez des terres qui sont des terres socialistes depuis des générations et des générations comme le Nord, le Pas-de-Calais, comme l'Est, »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 15:09Voir 2 autres passages
« basculent au Rassemblement National, et bien ça doit empêcher de dormir les dirigeants de la gauche démocratique. Et donc il va falloir parler aux travailleurs, remettre les travailleurs au cœur du contrat social, parler des salaires, proposer une hausse du salaire net sur la fiche de paix de manière directe, parler d'industrie. Vous savez, quand vous allez dans des anciens territoires industriels et que vous voyez des anciens ouvriers qui vous disent « Mais nous, quand l'usine, elle a fermé, c'était la gauche au pouvoir »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 15:30
« 'ai pensé aux militantes et aux militants qui ont cru dans mon intuition, dans la ligne que je proposais, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 mai 2026 au 12 oct. 2026 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et bien là vous êtes obligés de vous remettre en cause. Et donc la réindustrialisation sera au cœur de notre projet et le travail. »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 15:57Voir 2 autres passages
« Que l'Europe est fragile, mais aussi que des dirigeants politiques s'emparent de chaque événement pour créer des polémiques de toute pièce. Par exemple, on a voulu remettre en cause Schengen. Mais Schengen n'était absolument... C'est-à-dire la libre circulation des citoyens en Europe. Mais Schengen n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Ceuta n'appartient pas à l'espace Schengen. Les migrants qui sont arrivés à Ceuta, eh bien, aucun d'entre eux n'a foulé ensuite le sol espagnol et donc l'espace Schengen. Et donc, il faut qu'on ait une classe politique qui puisse agir avec fermeté face à ces phénomènes, mais qui garde à l'esprit une forme de responsabilité. Moi, je lance un appel aujourd'hui à la responsabilité. C'est-à-dire que nos démocraties sont extrêmement fragiles. Et si on s'empare de chaque polémique pour créer le chaos, eh bien, nous n'allons pas réussir à préserver notre bien le plus cher, c'est-à-dire notre liberté et notre capacité à avoir une démocratie qui fonctionne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 7:07
« À la fin. Mais vous avez vu à quel point les dirigeants de droite et d'extrême droite se sont jetés sur cette affaire pour remettre en cause Schengen, pour remettre en cause le cadre européen. Or, en réalité, celui-ci n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Et donc, il y a un phénomène qui est celui de l'exploitation des peurs et des angoisses en permanence. Et des gens qui sont capables de remettre en cause Schengen, de remettre en cause le cadre européen, alors qu'il n'est même pas touché, simplement par intérêt politique, ces gens-là ne doivent pas diriger notre pays. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités23 mars 2026 au 12 oct. 2026 · 16 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'on se lâche. On ne peut pas faire une campagne où, on va dire, la raison sociale démocrate exige de vous que vous refusiez le populisme. C'est mal de faire ça. Attention, c'est dangereux. Non, on doit être iconoclaste, on doit changer nos mots, on doit se... Mais vous avez été iconoclaste jusque-là ? Non, mais c'est ce que je dis. »
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 22:15Voir 2 autres passages
« accuse de refuser de débattre et de ne vouloir qu'un seul débat, là où les autres en veulent trois. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 04/09Vérifier à 16:11
« Vous avez parlé, cela dit, de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes. Est-ce que ça, c'est une question que vous vous posez ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 mai 2026 au 4 oct. 2026 · 68 observations76 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ? Non, mais à partir de là, si on floue toutes les données, on arrive à des amalgames dans tous les sens. Les Français, ils ont besoin de sécurité. Je ne pense pas qu'ils soient contre leur police. Mais quand on voit des faits de cette gravité qui sont filmés, les images parlent d'elles-mêmes, et qu'on n'est même pas capable de reconnaître qu'il y a un problème dans la police, de générer un débat d'intérêt public sur des bases stables, et qu'on est toujours en train de se demander s'il y a des violences policières en France, on est très très loin du compte. Donc, il y a le processus judiciaire qui suit son chemin. C'est trois ans, l'affaire Théo. Et l'affaire Théo, c'est pendant trois ans, pour Théo, la remise en cause permanente des faits dont il a été victime. Le fait que, par le biais de syndicats de police, il a fait l'objet de toutes les caricatures, que c'était un délinquant, il n »
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 2:06Voir 2 autres passages
« le défenseur des droits qui a fait un rapport absolument accablant, mais très complet, très documenté, très précis. Et espérons qu'au moins toutes ces violences peuvent générer un débat où on cesse de dire que c'est l'actualité qui le commande. Ça fait dix ans qu'il y »
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:36
« que ces affaires-là mettent à mal l'état de droit, en fait. C'est très difficile pour la justice de mettre en cause les policiers. C'est très difficile pour l'État de remettre en cause la police. Et en fait, ces équilibres institutionnels, ils sont difficiles à trouver. Et ce qui peut protéger les choses, c'est que chacun garde son calme, qu'on applique les procédures, que chacun puisse s'expliquer. Et les images sont un élément qui est extrêmement important. Et c'est pour ça qu'il »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités8 mai 2026 au 4 oct. 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le défenseur des droits qui a fait un rapport absolument accablant, mais très complet, très documenté, très précis. Et espérons qu'au moins toutes ces violences peuvent générer un débat où on cesse de dire que c'est l'actualité qui le commande. Ça fait dix ans qu'il y »
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:36Voir 2 autres passages
« D'ailleurs, Marine Le Pen a écrit cette nuit sur le réseau social X qu'il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes. Vous lui donnez raison ce matin ? »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Raphaël GlucksmannVérifier à 4:38
« Voilà. Et dans le sondage Harris Interactive pour RTL et M6, donc il est pour la première fois en capacité de se qualifier au second tour. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Vous vous êtes crédité pour l'instant de 10, 11 points. Donc vous êtes derrière systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Comment vous allez réussir à élargir votre socle électoral ? »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Raphaël GlucksmannVérifier à 25:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées8 mai 2026 au 4 oct. 2026 · 13 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« que ces affaires-là mettent à mal l'état de droit, en fait. C'est très difficile pour la justice de mettre en cause les policiers. C'est très difficile pour l'État de remettre en cause la police. Et en fait, ces équilibres institutionnels, ils sont difficiles à trouver. Et ce qui peut protéger les choses, c'est que chacun garde son calme, qu'on applique les procédures, que chacun puisse s'expliquer. Et les images sont un élément qui est extrêmement important. Et c'est pour ça qu'il »
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« a un tel débat sur les images aujourd'hui. Mais en tout cas, il y a des équilibres à trouver. Et le discours politique aujourd'hui ne permet pas de le faire. »
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:26
« que ces affaires-là mettent à mal l'état de droit, en fait. C'est très difficile pour la justice de mettre en cause les policiers. C'est très difficile pour l'État de remettre en cause la police. Et en fait, ces équilibres institutionnels, ils sont difficiles à trouver. Et ce qui peut protéger les choses, c'est que chacun garde son calme, qu'on applique les procédures, que chacun puisse s'expliquer. Et les images sont un élément qui est extrêmement important. Et c'est pour ça qu'il »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités23 mars 2026 au 30 sept. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'optimisation »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 30/09Vérifier à 12:32Voir 2 autres passages
« solide puisque ce n'est pas juste cette taxation sur les héritages au-dessus de 2 millions. C'est aussi une révision du pacte d'Utreil. Nous, ce qu'on veut, c'est préserver la possibilité... Exonération d'impôts sur les transmissions des entreprises. Exactement. Et il faut préserver la possibilité de transmettre une PME, une ETI. Il faut un capitalisme familial qui se transmet de génération en génération. Mais aujourd'hui, le pacte d'Utreil permet de l'optimisation fiscale massive. Aujourd'hui, on peut transmettre des biens qui n'ont plus rien à voir avec une réalité d'entreprise grâce au pacte d'Utreil. Donc nous, ce qu »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Prix des carburants, taxation, situation internationale, budget... Le "8h30 franceinfo" de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités27 mai 2026 au 21 sept. 2026 · 7 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« solide puisque ce n'est pas juste cette taxation sur les héritages au-dessus de 2 millions. C'est aussi une révision du pacte d'Utreil. Nous, ce qu'on veut, c'est préserver la possibilité... Exonération d'impôts sur les transmissions des entreprises. Exactement. Et il faut préserver la possibilité de transmettre une PME, une ETI. Il faut un capitalisme familial qui se transmet de génération en génération. Mais aujourd'hui, le pacte d'Utreil permet de l'optimisation fiscale massive. Aujourd'hui, on peut transmettre des biens qui n'ont plus rien à voir avec une réalité d'entreprise grâce au pacte d'Utreil. Donc nous, ce qu »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Prix des carburants, taxation, situation internationale, budget... Le "8h30 franceinfo" de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:20Voir 2 autres passages
« veut, c'est réviser ce pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Prix des carburants, taxation, situation internationale, budget... Le "8h30 franceinfo" de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:50
« Vous avez parlé, cela dit, de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes. Est-ce que ça, c'est une question que vous vous posez ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 04/09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées23 mars 2026 au 4 sept. 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'en faut pas. La question, c'est cette phrase. Quand on est de gauche en débat sur le service public, et je vous pose la question, évidemment, parce que vous connaissez le contexte, la Société des journalistes de France Inter a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre prochains pour protester contre le fait qu'il y aura un éditorial de 2 minutes 30 le week-end, tenu par un ancien journaliste du Figaro, aujourd'hui à Valeurs Actuelles, Charles Sapin. Est-ce qu'il faut pouvoir avoir des éditorialistes de droite sur le service public ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 04/09Vérifier à 18:59Voir 2 autres passages
« Mes équipes avaient vu la vidéo, j'avais été alerté, et donc je l'ai regardé et j'ai reconnu, puisque moi j'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères pendant 5 ans. Et donc j'ai disséqué le mode opératoire des services russes pour perturber nos démocraties, pour les déstabiliser. Et j'ai reconnu ce mode opératoire. Mais ensuite, j'ai dû attendre que les services français identifient, tracent et remontent jusqu'au service de renseignement militaire russe. Et cette fois-ci, l'information est complètement confirmée. C'est pour ça qu'il faut communiquer, pour alerter les citoyens sur les risques qui pèsent sur notre démocratie. Vous savez, l'élection de 2027, c'est une élection cruciale. Et pour Poutine, c'est l'occasion de remporter politiquement en France la victoire que la résistance ukrainienne lui refuse militairement sur le front. Parce que si la France bascule, si des pantins de la Russie prennent le pouvoir chez nous, c'est la fin du front européen. C'est la fin de la cohérence européenne face à ses visées militaires et politiques. Et donc c'est un enjeu fondamental pour la Russie. Il y aura un désinvestissement massif pour déstabiliser, des ingérences massives. Et il faut que la France prépare sa résistance pour que nos élections ne soient pas volées par une puissance militaire étrangère. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 1:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes8 mai 2026 au 2 juin 2026 · 15 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Ce que je dis... Déjà, je dis que tous les électeurs sont bienvenus pour nous rejoindre dans ce cadre de la gauche républicaine et démocratique. Mais ce que je dis, c'est que cet espace-là, cet espace de la gauche républicaine est le seul qui pourra battre l'extrême droite en 2027. J'en suis convaincu. Parce que je sais que les Françaises et les Français veulent du changement. Qu'ils ne veulent pas repartir avec les mêmes ministres que depuis dix ans pour faire les mêmes politiques. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 13:28Voir 2 autres passages
« Bien sûr, parce qu'on est une société... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 4:06
« Mais la menace, aujourd'hui, de prise du pouvoir, c'est celle de l'extrême droite. C'est l'extrême droite qui menace de prendre le pouvoir à Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a aucun scénario où il est le président de la République. Donc moi, ce que je vous dis, c'est une chose très simple. La menace principale, c'est l'extrême droite. Et nous serons là pour la battre. Mais par contre, par contre, il y a quelque chose qu'il faut vraiment comprendre et qu'Emmanuel Macron a déjà complètement délégitimé. C'est qu'une élection ne peut pas se jouer simplement sur un barrage. Il va falloir faire plus que de dire « Ne faites pas les imbéciles, ne votez pas à l'extrême droite, c'est dangereux. » Il va falloir même faire plus que d'expliquer ce qui est vrai, que ce sont des patriotes de pacotille au service de Trump et de Poutine. Il va falloir faire plus que cela. Il va falloir réciter... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · "Toute ma vie m'a préparé à ce moment historique", affirme Raphaël Glucksmann après la primaireVérifier à 0:54
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 8:18
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 04/09Vérifier à 14:46
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:03
C à vous · Violences policières : Le coup de gueule de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:03
« il faut comprendre la gravité de la situation. On a déjà eu un printemps catastrophique, très difficile, où des millions de Françaises et des Français ont été exposés à ces explosions des prix de l'énergie, des prix des carburants. Et là, on a un automne qui est encore plus difficile et qui va durer. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est que c'est une crise qui peut durer et les prix peuvent encore monter. Et donc oui, il faut des aides ciblées, massives. Moi, ce que je demande solennellement au Premier ministre, c'est de multiplier par trois le chèque énergie. C'est de faire en sorte que les auxiliaires de vie, les infirmières libérales, toutes celles et tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et qui n'arrivent plus à faire face à cette explosion des prix à la pompe, puissent continuer à travailler et »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Prix des carburants, taxation, situation internationale, budget... Le "8h30 franceinfo" de Raphaël GlucksmannVérifier à 0:37
« Nous sommes en discussion avec nos partenaires socialistes. Et ce qui est certain, et vous saurez dans les semaines qui viennent l'aboutissement de ces discussions, mais ce qui est certain, moi j'avais dit que je prenais trois mois pour essayer de rassembler, eh bien nous saurons à la fin de ces trois mois, c'est-à-dire à la fin de l'été, quelle décision je prendrais. Mais par contre, ce qui est certain, c'est que nous sommes habités tous par un sens des responsabilités qui pèsent sur nous. Parce qu'en réalité, cette élection est vitale. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 8:55
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 15:42