Raphaël Arnault — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
19 mai 2022 au 20 sept. 2026
Questions
55
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 55 questions évaluables
Réponse directe
32
Réponse partielle
8
Réponse à côté
14
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 55
Question 26Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Et avec cette extrême-roîtisation entre guillemets de la société, vous y croyez à ça dans les prochaines années ?
Réponse directe
Oui. Ah oui, je suis tout plein d'espoir. Sinon, moi, les jours où je n'ai plus d'espoir, je ne suis plus là. Non, j'ai tout plein d'espoir. Par contre, on ne se ment pas et je pense qu'on en a confiance, c'est que la période va être terrible. Tous les discours guerriers et racistes qu'on peut entendre, on le sent bien, on est dans une période où pareil, on est en train de péter tous nos référentiels communs sur ces chaînes médiatiques. On sent qu'on se fait attaquer de partout, que plus rien n'a de sens et c'est dans ces moments-là que les horreurs reviennent d'ailleurs. Je trouve une des pires attaques qu'on ait subies, c'est quand même cette question de l'antisémitisme, la lutte antiraci…
« Oui. Ah oui, je suis tout plein d'espoir. Sinon, moi, les jours où je n'ai plus d'espoir, je ne suis plus là. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Rapports cités19 mai 2022 au 20 sept. 2026 · 5 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que ça me semblait très intéressant »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"Vérifier à 3:19
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
21 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Non, j'ai tout plein d'espoir. Par contre, on ne se ment pas et je pense qu'on en a confiance, c'est que la période va être terrible. Tous les discours guerriers et racistes qu'on peut entendre, on le sent bien, on est dans une période où pareil, on est en train de péter tous nos référentiels communs sur ces chaînes médiatiques. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 24:48
« On sent qu'on se fait attaquer de partout, que plus rien n'a de sens et c'est dans ces moments-là que les horreurs reviennent d'ailleurs. Je trouve une des pires attaques qu'on ait subies, c'est quand même cette question de l'antisémitisme, la lutte antiraciste de façon générale et de fait, la lutte contre l'antisémitisme, c'est quelque chose qui nous anime depuis toujours. C'est quelque chose des fois qui a fait qu'on s'est mis à militer et qu'on nous retourne ce genre de choses. C'est terrible et c'est violent, mais preuve en est, encore une fois, c'est qu'il y a beaucoup d'espoir dans cette société. Encore une fois, en Angleterre, dans une situation où tout le monde se disait « Non, mais là, ce n'est pas possible, c'est terrible. » On a prouvé qu'on est encore plus nombreux, on est encore plus déterminés et il va falloir qu'on fasse confiance surtout à la jeunesse. Je pense qu'il y a un enjeu de ce point de vue-là parce que l'ensemble de nos organisations politiques, syndicales, associatives, laissent la place à la jeunesse. En vrai, c'est nous qui avons l'assolution. Vraiment, ce n'est pas méprisant quand je dis ça. On a beaucoup à apprendre de nos anciens. J'ai beaucoup de respect pour nos camarades qui ont mené de belles luttes, beaucoup de respect pour ses camarades qui nous donnent aussi de la formation politique, de l'expérience, etc. Mais là, c'est la jeunesse qui va avoir la solution dans les années à venir parce que c'est la jeunesse qui est la plus consciente de ce qui se passe et surtout qui n'est pas prête à baisser les yeux. Maintenant, notre enjeu, ça va être de mettre cette jeunesse en action, dans l'action politique. C'est ça. Si on arrive à mettre la jeunesse dans l'action politique assez fortement, ils sont cuits en face. Ils sont cuits et malgré l'argent, malgré toute la violence qu'ils peuvent avoir verbales, politiques, vraiment, il y a quelque chose qui peut jouer dans la société et on sent qu'on est sur un point de bascule en fait. Oui, bien sûr. C'est ça qui est terrible dans cette société. On est pile sur ce point de bascule dans ces moments de crise économique, politique et sociale. On pourrait sombrer dans le pire, c'est-à-dire l'option de la bourgeoisie qui serait tombée dans une potentielle société fasciste ou alors à l'inverse, renverser un peu ce système et construire à nouveau une société si possible émancipatrice d'égalité des droits, de liberté et on sent qu'on est sur ce point de bascule. Donc là, la responsabilité est pleine pour nos mouvements, pour nos organisations et à construire ce projet-là. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 25:06
Question 27Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Est-ce que vous n'avez pas peur que ça soit quand même un frein immense dans votre action de manière générale, dans la lutte contre l'extrême-droite, d'avoir cette image entachée par les médias plus traditionnels ?
Réponse directe
Alors, il y a deux choses. Il y a déjà, effectivement, la responsabilité médiatique. Il ne faut surtout pas qu'on se cale sur l'agenda médiatique. Parce que si on commence à observer ce que les médias définissent comme étant mauvais pour la société, je veux dire, toutes nos luttes sont mortes. On est dans une période où les médias vont de plus en plus se radicaliser parce que les médias, j'entends, les médias détenus par des milliardaires, etc., vont de plus en plus se radicaliser parce que cette classe sociale elle-même se radicalise violemment dans la société et fait le choix de l'extrême-droite de plus en plus se l'observe dans les discours, etc.
« Alors, il y a deux choses. Il y a déjà, effectivement, la responsabilité médiatique. Il ne faut surtout pas qu'on se cale sur l'agenda médiatique. Parce que si on commence à observer ce que les médias définissent comme étant mauvais pour la société, je veux dire, toutes nos luttes sont mortes. On est dans une période où les médias vont de plus en plus se radicaliser parce que les médias, j'entends, les médias détenus par des milliardaires, etc., vont de plus en plus se radicaliser parce que cette classe sociale elle-même se radicalise violemment dans la société et fait le choix de l'extrême-droite de plus en plus se l'observe dans les discours, etc. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 20:50
Question 28Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Est-ce qu'aujourd'hui, il y a des moyens, peut-être, des choses pour changer cela ?
Réponse partielle
Alors, il y a deux choses. Il y a déjà, effectivement, la responsabilité médiatique. Il ne faut surtout pas qu'on se cale sur l'agenda médiatique. Parce que si on commence à observer ce que les médias définissent comme étant mauvais pour la société, je veux dire, toutes nos luttes sont mortes. On est dans une période où les médias vont de plus en plus se radicaliser parce que les médias, j'entends, les médias détenus par des milliardaires, etc., vont de plus en plus se radicaliser parce que cette classe sociale elle-même se radicalise violemment dans la société et fait le choix de l'extrême-droite de plus en plus se l'observe dans les discours, etc.
« Alors, il y a deux choses. Il y a déjà, effectivement, la responsabilité médiatique. Il ne faut surtout pas qu'on se cale sur l'agenda médiatique. Parce que si on commence à observer ce que les médias définissent comme étant mauvais pour la société, je veux dire, toutes nos luttes sont mortes. On est dans une période où les médias vont de plus en plus se radicaliser parce que les médias, j'entends, les médias détenus par des milliardaires, etc., vont de plus en plus se radicaliser parce que cette classe sociale elle-même se radicalise violemment dans la société et fait le choix de l'extrême-droite de plus en plus se l'observe dans les discours, etc. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 20:50
Question 29Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Réponse directe
Oui, alors en fait, c'est quelque chose qui arrive très régulièrement, que des militants d'extrême droite partent soit directement dans les rangs d'Azov en Ukraine, soit qu'ils partent en Pologne dans des manifestations néo-nazies, je parle des militants français, partent se soutenir comme ça mutuellement. On a par exemple des militants d'extrême droite britanniques qui ont participé aux émeutes racistes qui appellent aujourd'hui à se rendre en France, notamment à Calais. Je ne sais pas si ça va être réellement le cas, mais en tout cas, il y a cette volonté-là de la part des militants d'extrême droite européens, quand bien même ils se faisaient la guerre il n'y a même pas un siècle entre ce…
« Oui, alors en fait, c'est quelque chose qui arrive très régulièrement, que des militants d'extrême droite partent soit directement dans les rangs d'Azov en Ukraine, soit qu'ils partent en Pologne dans des manifestations néo-nazies, je parle des militants français, partent se soutenir comme ça mutuellement. On a par exemple des militants d'extrême droite britanniques qui ont participé aux émeutes racistes qui appellent aujourd'hui à se rendre en France, notamment à Calais. Je ne sais pas si ça va être réellement le cas, mais en tout cas, il y a cette volonté-là de la part des militants d'extrême droite européens, quand bien même ils se faisaient la guerre il n'y a même pas un siècle entre ces différents pays. Aujourd'hui, il y a le suprémacisme blanc qui reprend le dessus surtout, l'islamophobie qui fait consensus chez eux et ils sont prêts à s'allier, quand bien même des fois ils se détestent, ils sont prêts à s'allier en tout cas sur ce truc suprémaciste blanc et islamophobe. Et du coup, oui, effectivement, ce n'était pas une surprise de voir que des militants d'extrême droite se rendent là-bas. J'ai découvert ça sur des canaux de télégramme d'extrême droite qui disaient ce soir des patriotes français seront présents, machin. Et du coup, ça m'a fait sourire parce que le déplacement, bof, ils ont payé l'avion, ils ont payé le Airbnb bien cher parce qu'à mon avis, par Londres, c'est sûr, c'est cher et pour se retrouver planqués au fin fond de la Airbnb parce qu'ils ont vu la masse de gens qui s'est mobilisé pour contrer ces attaques et du coup, voilà, ce déplacement plus que raté pour eux. Donc voilà, je m'en suis un peu amusé sur Twitter mais par contre, ce que ça dit politiquement, c'est sûr qu'il y a aujourd'hui une unité et même jusqu'aux Etats-Unis, on avait révélé à l'époque qu'il y avait des groupes suprémacistes néo-nazis aux Etats-Unis qui finançaient plus ou moins des organisations proches de générations identitaires, etc. Il y a d'ailleurs des gens de générations identitaires qui étaient présents lors de la manifestation à Charlottesville lorsqu'il y a eu un attentat qui a tué notamment Meilleur Ayer, c'est ça ? Elle s'appelait comme ça ? Je ne me souviens plus du nom, je suis désolé. Non, vous n'en faites pas. Une syndicaliste, voilà, qui a été tuée par cet attentat lors d'une manifestation extroite. On sait qu'il y avait des gens de génération identitaire présents jusqu'aux Etats-Unis. Donc aujourd'hui, encore une fois, le suprémacisme blanc fait une unité à l'extrême droite et c'est ce qui prédomine surtout, ils sont prêts à se rendre, faire des allers-retours et dans ces différents pays. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 14:56
Question 30Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Est-ce qu'il y avait plusieurs mouvements ?
Réponse à côté
Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? Est-ce qu'il y allait avoir assez de monde ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une…
« Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? Est-ce qu'il y allait avoir assez de monde ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une mobilisation très très forte, mais ça aurait pu être aussi moindre, même si on se détectait que ça allait être fort. D'ailleurs, ce soir, il y a à nouveau des mobilisations qui risquent d'être encore plus grosses, donc tant mieux, pour stopper ces attaques. Et c'est très bien déroulé au final. C'est très bien déroulé parce que les fascistes ne sont pas venus. Il y a eu ce soir-là aucune émeute dans tout le pays. C'est une première depuis maintenant plus d'une semaine encore une fois. Donc, preuve en est, c'est que ça fonctionne. En discutant avec des gens sur place, il y a eu de la peur. Il y a beaucoup de gens qui disaient, en venant sur place, les gens avaient peur de venir parce qu'on a pu voir des violences extrêmes, notamment armées, etc. Et une fois sur place, les gens étaient tout de suite plus rassurés parce que quand il y a autant de monde, autant de détermination, de fait, il n'y a plus de devoirs qui ne viennent pas parce que ça fonctionne encore une fois. Donc, je suis reparti avec plein de bonnes volontés et à la fois un peu de frustration. À la fois un peu de frustration parce que je me dis, ça fait quand même plusieurs fois que ça arrive un peu partout en Europe. Il y a eu la même chose il y a quelques mois à Dublin. Il y a eu la même chose en Irlande de façon générale et principalement à Dublin. Il y a eu les mêmes émeutes en Espagne et qui partaient principalement ici à Madrid. Il y a eu des tentatives similaires en France avec Saint-Brévin, Crépol, enfin, ils étaient à Saint-Romain. Mais voilà la logique dans laquelle on est un peu partout en Europe avec cette volonté de déclencher des émeutes racistes, voire même d'aller plus loin. Et nous, systématiquement, notre camp, on met du temps à réagir. Ça, c'est une grosse problématique. C'est une grosse problématique le fait de constater qu'en plus, à chaque fois qu'on se met en action, on stoppe presque immédiatement ces violences de l'extrême droite, mais on met toujours une semaine, deux semaines, plusieurs jours à réagir. Alors qu'aujourd'hui, il va falloir qu'on trouve les outils. Je pense que la jeune garde participe à ça en partie, attention, mais il va falloir qu'on trouve les outils pour réagir le plus rapidement possible, si possible dans les quelques jours qui suivent ces violences, si possible même dans les heures qui suivent ces violences, pour stopper ces violences. C'est ce qu'on a essayé de faire de façon locale à Lyon et dans toutes les villes où est présente la jeune garde. Ce qui a été de véritables succès à certains moments. Il va falloir effectivement répéter ça un peu partout si possible. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 5:34
Question 31Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Est-ce qu'en fait, ce n'est pas le commencement de quelque chose là, ce qui s'est passé en Angleterre et au Royaume-Uni ?
Réponse partielle
Si, si, tout à fait. Encore une fois, pas de prétention, ce n'est pas parce que nos camarades anglais ne sont pas au niveau. Nous, en France, on n'a pas du tout à se sentir supérieurs par rapport à ça. Saint-Brévin, il y a eu très peu de réactions. Quelques mois après, il y avait la même chose dans le sud-ouest. On était presque les seuls à s'être déplacés. Au final, les fascistes ont dû annuler leur événement. Il y a eu Martine Arambrou. Moi, c'est quelque chose qui m'a beaucoup choqué et dans notre camp notamment. Alors évidemment, il y a une énorme responsabilité médiatique et politique, notamment de la part du gouvernement à invisibiliser le meurtre de Martine Arambrou. Trois semaines a…
« Si, si, tout à fait. Encore une fois, pas de prétention, ce n'est pas parce que nos camarades anglais ne sont pas au niveau. Nous, en France, on n'a pas du tout à se sentir supérieurs par rapport à ça. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 17:49Voir 1 autre passage
« Il y a eu Martine Arambrou. Moi, c'est quelque chose qui m'a beaucoup choqué et dans notre camp notamment. Alors évidemment, il y a une énorme responsabilité médiatique et politique, notamment de la part du gouvernement à invisibiliser le meurtre de Martine Arambrou. Trois semaines avant la présidentielle, tués par deux fascistes en plein Paris, par balle, dans n'importe quel pays du monde, serait bouleversé l'élection présidentielle. Surtout dans une élection où l'extrême droite peut arriver au second tour et preuve ennée, c'est que ça a été pour Marine Le Pen. Il y a un silence radio. Et là, on peut se dire, on peut pleurer, les armes du monde et le gouvernement et les médias, mais même dans notre propre camp. Ça m'a choqué. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun dirigeant politique qui a arrêté sa campagne pour dire, « Non, mais attendez, il vient de se passer une dinguerie. » Là, en fait, on va parler de ça. Ce n'est pas possible qu'on mène une campagne présidentielle comme si de rien n'était alors qu'un ruban international vient de se faire assassiner dans nos rues par deux militants du GUD, donc une organisation on s'est très proche de Marine Le Pen, encore aujourd'hui. Ça passe normal. Mais ça, c'est une folie, la France de ce point de vue-là. Et là, on s'est dit que nos organisations, elles n'étaient pas du tout prêtes. Elles ne sont pas du tout prêtes à vivre la période. Et c'est notre rôle aussi en tant qu'antifasciste à aller tirer ces organisations, un peu leur tirer les oreilles, leur dire là, il va falloir se bouger, quoi. Et plus généralement, même à la population de se mobiliser. Donc là, il y a un vrai chantier à nous, militants et militantes, députés, dirigeants politiques, syndicaux, associatifs, peu importe, à se bouger, effectivement, à se coordonner. Et vous l'avez rappelé, à échelle européenne, c'est ce que font les fascistes. Donc nous, c'est ce qu'on a toujours dit avec la jeune garde, on fait ce que font les fascistes parce qu'on est antifasciste, c'est-à-dire qu'on va sur leur terrain. Vous allez sur le terrain des attaques de l'extrême droite et on va dans la rue pour tenter de se défendre et faire des manifestations massives pour empêcher ces attaques. Vous allez jusqu'au Parlement nous mettre 140 députés du Rassemblement national, très bien, on va jusqu'au Parlement pour vous combattre, etc., etc. Donc il faut qu'on soit dans cette logique et effectivement, au niveau européen, il va falloir créer du lien. Donc là, en me rendant au Royaume-Uni, alors évidemment, on n'a pas pu faire mille choses parce qu'en plus, il y avait l'urgence de la situation, mais il va falloir effectivement faire ces liens, on ne peut pas. »
Question 32Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Merci beaucoup. Peut-être qu'il y a quelque chose que vous avez déclaré tout à l'heure sur votre compte Twitter. Apparemment, il y aurait des militants d'extrême droite français, c'est ça, qui se seraient déplacés à Londres et plus globalement en Angleterre pour aider du coup l'extrême droite anglaise. comment vous avez eu ces informations
Réponse directe
Oui, alors en fait, c'est quelque chose qui arrive très régulièrement, que des militants d'extrême droite partent soit directement dans les rangs d'Azov en Ukraine, soit qu'ils partent en Pologne dans des manifestations néo-nazies, je parle des militants français, partent se soutenir comme ça mutuellement. On a par exemple des militants d'extrême droite britanniques qui ont participé aux émeutes racistes qui appellent aujourd'hui à se rendre en France, notamment à Calais. Je ne sais pas si ça va être réellement le cas, mais en tout cas, il y a cette volonté-là de la part des militants d'extrême droite européens, quand bien même ils se faisaient la guerre il n'y a même pas un siècle entre ce…
« Oui, alors en fait, c'est quelque chose qui arrive très régulièrement, que des militants d'extrême droite partent soit directement dans les rangs d'Azov en Ukraine, soit qu'ils partent en Pologne dans des manifestations néo-nazies, je parle des militants français, partent se soutenir comme ça mutuellement. On a par exemple des militants d'extrême droite britanniques qui ont participé aux émeutes racistes qui appellent aujourd'hui à se rendre en France, notamment à Calais. Je ne sais pas si ça va être réellement le cas, mais en tout cas, il y a cette volonté-là de la part des militants d'extrême droite européens, quand bien même ils se faisaient la guerre il n'y a même pas un siècle entre ces différents pays. Aujourd'hui, il y a le suprémacisme blanc qui reprend le dessus surtout, l'islamophobie qui fait consensus chez eux et ils sont prêts à s'allier, quand bien même des fois ils se détestent, ils sont prêts à s'allier en tout cas sur ce truc suprémaciste blanc et islamophobe. Et du coup, oui, effectivement, ce n'était pas une surprise de voir que des militants d'extrême droite se rendent là-bas. J'ai découvert ça sur des canaux de télégramme d'extrême droite qui disaient ce soir des patriotes français seront présents, machin. Et du coup, ça m'a fait sourire parce que le déplacement, bof, ils ont payé l'avion, ils ont payé le Airbnb bien cher parce qu'à mon avis, par Londres, c'est sûr, c'est cher et pour se retrouver planqués au fin fond de la Airbnb parce qu'ils ont vu la masse de gens qui s'est mobilisé pour contrer ces attaques et du coup, voilà, ce déplacement plus que raté pour eux. Donc voilà, je m'en suis un peu amusé sur Twitter mais par contre, ce que ça dit politiquement, c'est sûr qu'il y a aujourd'hui une unité et même jusqu'aux Etats-Unis, on avait révélé à l'époque qu'il y avait des groupes suprémacistes néo-nazis aux Etats-Unis qui finançaient plus ou moins des organisations proches de générations identitaires, etc. Il y a d'ailleurs des gens de générations identitaires qui étaient présents lors de la manifestation à Charlottesville lorsqu'il y a eu un attentat qui a tué notamment Meilleur Ayer, c'est ça ? Elle s'appelait comme ça ? Je ne me souviens plus du nom, je suis désolé. Non, vous n'en faites pas. Une syndicaliste, voilà, qui a été tuée par cet attentat lors d'une manifestation extroite. On sait qu'il y avait des gens de génération identitaire présents jusqu'aux Etats-Unis. Donc aujourd'hui, encore une fois, le suprémacisme blanc fait une unité à l'extrême droite et c'est ce qui prédomine surtout, ils sont prêts à se rendre, faire des allers-retours et dans ces différents pays. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 14:56
Question 33Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Parce qu'on le voit, en fait, finalement, on a l'impression qu'il y a cet éternel duel-là. Est-ce qu'on peut, en tout cas, vu la tournure que prennent les choses en Europe et pas que, dans le monde entier, mettre fin à cela d'une quelconque manière ?
Réponse à côté
Oh là là, de marxisme
« Oh là là, »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 27:52Voir 1 autre passage
« de marxisme »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 27:59
Question 34Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Justement, vous étiez présent sur place. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur comment ça s'est déroulé ?
Réponse directe
Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? Est-ce qu'il y allait avoir assez de monde ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une…
« Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? Est-ce qu'il y allait avoir assez de monde ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une mobilisation très très forte, mais ça aurait pu être aussi moindre, même si on se détectait que ça allait être fort. D'ailleurs, ce soir, il y a à nouveau des mobilisations qui risquent d'être encore plus grosses, donc tant mieux, pour stopper ces attaques. Et c'est très bien déroulé au final. C'est très bien déroulé parce que les fascistes ne sont pas venus. Il y a eu ce soir-là aucune émeute dans tout le pays. C'est une première depuis maintenant plus d'une semaine encore une fois. Donc, preuve en est, c'est que ça fonctionne. En discutant avec des gens sur place, il y a eu de la peur. Il y a beaucoup de gens qui disaient, en venant sur place, les gens avaient peur de venir parce qu'on a pu voir des violences extrêmes, notamment armées, etc. Et une fois sur place, les gens étaient tout de suite plus rassurés parce que quand il y a autant de monde, autant de détermination, de fait, il n'y a plus de devoirs qui ne viennent pas parce que ça fonctionne encore une fois. Donc, je suis reparti avec plein de bonnes volontés et à la fois un peu de frustration. À la fois un peu de frustration parce que je me dis, ça fait quand même plusieurs fois que ça arrive un peu partout en Europe. Il y a eu la même chose il y a quelques mois à Dublin. Il y a eu la même chose en Irlande de façon générale et principalement à Dublin. Il y a eu les mêmes émeutes en Espagne et qui partaient principalement ici à Madrid. Il y a eu des tentatives similaires en France avec Saint-Brévin, Crépol, enfin, ils étaient à Saint-Romain. Mais voilà la logique dans laquelle on est un peu partout en Europe avec cette volonté de déclencher des émeutes racistes, voire même d'aller plus loin. Et nous, systématiquement, notre camp, on met du temps à réagir. Ça, c'est une grosse problématique. C'est une grosse problématique le fait de constater qu'en plus, à chaque fois qu'on se met en action, on stoppe presque immédiatement ces violences de l'extrême droite, mais on met toujours une semaine, deux semaines, plusieurs jours à réagir. Alors qu'aujourd'hui, il va falloir qu'on trouve les outils. Je pense que la jeune garde participe à ça en partie, attention, mais il va falloir qu'on trouve les outils pour réagir le plus rapidement possible, si possible dans les quelques jours qui suivent ces violences, si possible même dans les heures qui suivent ces violences, pour stopper ces violences. C'est ce qu'on a essayé de faire de façon locale à Lyon et dans toutes les villes où est présente la jeune garde. Ce qui a été de véritables succès à certains moments. Il va falloir effectivement répéter ça un peu partout si possible. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 5:34
Question 35Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Je suis ravi que vous soyez avec nous aujourd'hui. Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous parler des raisons de votre présence à Londres au cours de la semaine dernière ?
Réponse directe
C'est ce que vous expliquez lors de la présentation, c'est-à-dire qu'on a une multitude de démeutes racistes d'attaques ciblées de la part de l'extrême droite depuis maintenant plusieurs jours, depuis plus d'une semaine. Et ce mercredi soir était prévu, sur une trentaine de lieux, à nouveau des émeutes, à nouveau des attaques de la part de milices fascistes, qui avaient très clairement appelé à nouveau attaquer. Et donc, des antifascistes locaux, et plus largement, en fait, l'ensemble de notre camp, a appelé à se mobiliser largement pour contrer ces attaques, en se rendant directement sur les lieux où étaient prévues ces attaques. Et donc, ça a été une véritable démonstration de force. À l'…
« À l'endroit où j'étais précisément, il y avait 10 000 personnes. Donc, ça vous donne à peu près un élément. On était dans Londres, il y avait trois lieux ciblés par l'extrême droite. Donc, il y avait simultanément deux autres manifestations plus ou moins de la même ampleur, et un peu partout sur le territoire. Le preuve en est, c'est que ça fonctionne. Donc, voilà, un peu le but de ce déplacement. C'était aussi de rencontrer des camarades sur place, de soutenir aussi, évidemment. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 3:07Voir 1 autre passage
« Forcément, ça donne toujours plus d'ampleur, parce que ça faisait quelques jours que j'en parlais. Mais le fait d'être sur place, forcément, il y a plus de visibilité, parce que les gens y trouvent plus de sens. C'était aussi cette volonté-là. Et puis, si jamais les milices fascistes venaient, c'était aussi de soutenir aussi de ce point de vue-là. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 3:34
Question 36Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Enfin, là, vous l'avez bien montré, en tout cas en Angleterre, contre l'extrême droite ?
Réponse directe
Oui. Alors après, il ne faut pas rentrer dans un... Et je ne dis pas que c'est le cas du média, parce qu'on sait bien qu'il y a un peu plus d'analyse et de volonté de comprendre les situations dans lesquelles on est et de ne pas rentrer dans des clichés. Mais notamment sur les médias traditionnels, systématiquement, je fais face à une vague de... Ce n'est même plus des clichés, là. C'est de l'attaque politique sur ce que peuvent être les mouvements antifascistes. En réalité, les mouvements antifascistes, 99% de notre travail, c'est du travail d'information, du relais d'information, la plupart du temps, pour bien repérer, qui sont justement ces groupuscules, quels sont leurs liens avec les g…
« Oui. Alors après, il ne faut pas rentrer dans un... Et je ne dis pas que c'est le cas du média, parce qu'on sait bien qu'il y a un peu plus d'analyse et de volonté de comprendre les situations dans lesquelles on est et de ne pas rentrer dans des clichés. Mais notamment sur les médias traditionnels, systématiquement, je fais face à une vague de... Ce n'est même plus des clichés, là. C'est de l'attaque politique sur ce que peuvent être les mouvements antifascistes. En réalité, les mouvements antifascistes, 99% de notre travail, c'est du travail d'information, du relais d'information, la plupart du temps, pour bien repérer, qui sont justement ces groupuscules, quels sont leurs liens avec les gros partis électoraux tels que le RN, etc. C'est beaucoup de travail d'information auprès de la population, du travail militant, j'ai envie de dire classique, c'est-à-dire collage d'affiches, tractage, construction de grosses manifestations. Ça, évidemment, c'est quelque chose qu'on met en œuvre avec la jeune garde. Et il y a une partie qui s'appelle l'autodéfense. C'est-à-dire qu'à un moment donné, lorsqu'on arrive au point d'orgue où les milices d'extrême droite, ça y est, sont en action, comme ça s'est passé ces derniers jours en Angleterre, il faut bien une réponse à ça. On ne peut pas juste croiser les bras, ou se planquer, ou espérer que ça fasse. Non, on est obligé d'y aller, comme on l'a fait à Londres, comme on l'a fait à Lyon, systématiquement face à ces violences, et de repousser ces violences. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 8:41Voir 1 autre passage
« toutes confondues, syndicales, associations. On n'est pas prêts dans la période. C'est terrible. Parce que, et là, je ne suis pas en train de faire un constat de dire qu'on va forcément perdre. Non, mais allez-y, allez-y, je vous en prie. Moi, je pense qu'on a tous les outils pour pouvoir gagner à l'inverse, pour pouvoir les faire reculer, ces gens-là. Par contre, on n'est pas prêts. On n'est pas prêts parce que, preuve ennemi, c'est qu'il a fallu une semaine et demie. Et attention, je ne crache pas du tout sur nos camarades britanniques. Je trouve que c'est la même chose en France et dans tous les pays européens. On met une semaine, voire une semaine et demie à réagir à ces violences de l'extrême droite. Ce n'est pas possible. Il faut absolument qu'on se reprenne en main, qu'on reprenne conscience de la période dans laquelle on est. La question de l'autodéfense n'a jamais été quelque chose qu'on a nié dans notre camp. C'est quelque chose qu'on a mis en place dans les années 30 pour ce qu'il le fallait. Il va falloir qu'on se repose ces bonnes questions. Par contre, l'antifascisme, ce n'est pas que ça, encore une fois. Preuve ennemi, c'est que je suis à l'Assemblée nationale aussi pour combattre le principal outil d'extrême droite aujourd'hui qui est le Rassemblement national. Donc, l'antifascisme, c'est toutes ces choses à la fois, c'est-à-dire faire reculer les fascistes partout où ils apparaissent, partout où ils essayent d'aller, et notamment sur la question des idées et tout ce qu'il y a de derrière. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 10:40
Question 37Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigne
Est-ce que vous pensez que c'est quelque chose d'atteignable ?
Réponse directe
Oui. Ah oui, je suis tout plein d'espoir. Sinon, moi, les jours où je n'ai plus d'espoir, je ne suis plus là. Non, j'ai tout plein d'espoir. Par contre, on ne se ment pas et je pense qu'on en a confiance, c'est que la période va être terrible. Tous les discours guerriers et racistes qu'on peut entendre, on le sent bien, on est dans une période où pareil, on est en train de péter tous nos référentiels communs sur ces chaînes médiatiques. On sent qu'on se fait attaquer de partout, que plus rien n'a de sens et c'est dans ces moments-là que les horreurs reviennent d'ailleurs. Je trouve une des pires attaques qu'on ait subies, c'est quand même cette question de l'antisémitisme, la lutte antiraci…
« Oui. Ah oui, je suis tout plein d'espoir. Sinon, moi, les jours où je n'ai plus d'espoir, je ne suis plus là. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 24:41
Question 38Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Et disons, quelle tonalité, en fait, tu entends avoir dans les travées de l'Assemblée ?
Réponse à côté
C'est marrant parce que je repense à une interview sur BFM que j'ai faite il n'y a pas longtemps. Le journaliste m'a posé la question mais vous n'avez pas peur d'être attaché un peu à cette image d'antifasciste ? Mais de quelle peur ? C'est une fierté d'y aller avec ce parcours militant, d'y aller avec cette image justement au vu de la situation. Il y a à peine quelques semaines, j'ai l'impression que tout le monde l'a déjà oublié, il y avait quand même l'extrême droite aux portes du pouvoir. Peut-être qu'on y reviendra plus tard mais il y a eu une actualité brûlante encore à nouveau de la part des violences de l'extrême droite très récemment. Oui. Il y a eu aussi, je rajoute un peu à la li…
« C'est marrant parce que je repense à une interview sur BFM que j'ai faite il n'y a pas longtemps. Le journaliste m'a posé la question mais vous n'avez pas peur d'être attaché un peu à cette image d'antifasciste ? Mais de quelle peur ? C'est une fierté d'y aller avec ce parcours militant, d'y aller avec cette image justement au vu de la situation. Il y a à peine quelques semaines, j'ai l'impression que tout le monde l'a déjà oublié, il y avait quand même l'extrême droite aux portes du pouvoir. Peut-être qu'on y reviendra plus tard mais il y a eu une actualité brûlante encore à nouveau de la part des violences de l'extrême droite très récemment. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 20:53Voir 2 autres passages
« Oui. Il y a eu aussi, je rajoute un peu à la liste, mais ces derniers jours, il y a eu un attentat des jours en Allemagne. Hier, il y a 11 militants d'extrême droite qui ont été arrêtés, notamment pour des questions terroristes. C'est un groupe qui s'appelle Vengeance Patriote et des histoires comme ça, on en a toutes les semaines, malheureusement, toutes les semaines. Et effectivement, nos dirigeants politiques, vous savez, Emmanuel Macron, soi-disant, le rempart contre l'extrême droite, aucun mot dans les médias, aucune déclaration publique sur le fait que, à quelques semaines de la présidentielle, effectivement, un rugbyman international se fait abattre dans les rues de Paris avec une arme à feu par des militants d'extrême droite. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 22:12
Question 39Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
En gros, tu as quelque chose pour dire les choses avec un problème avec la NUPES telle qu'elle est construite, c'est-à-dire un arc qui va du PS et qui aurait dû arriver jusqu'au NPA. D'ailleurs, est-ce que tu comprends le choix du NPA de ne pas participer à la NUPES parce que justement le PS notamment, il s'y trouve ?
Réponse directe
Oui, je comprends. Je comprends ce choix du NPA et d'ailleurs, le choix du NPA, ça a été de dire que ce parti soutiendrait les candidatures de la Nouvelle Union Populaire qui rentrent dans le cadre de cette gauche de rupture, typiquement des candidats qui s'inscrivaient déjà dans l'Union Populaire, on va dire ça comme ça, et tous les candidats libéraux type ceux qu'on a sur la circonscription, le NPA soutiendrait des candidatures de la gauche de rupture, de la vraie gauche de rupture. C'est pourquoi d'ailleurs le NPA me soutient dans cette candidature. Ensuite, vous savez, ça se joue à un tel niveau, ces accords-là nationaux qui nous dépassent en fait, nous les militants et militantes de te…
« Oui, je comprends. Je comprends ce choix du NPA et d'ailleurs, le choix du NPA, ça a été de dire que ce parti soutiendrait les candidatures de la Nouvelle Union Populaire qui rentrent dans le cadre de cette gauche de rupture, typiquement des candidats qui s'inscrivaient déjà dans l'Union Populaire, on va dire ça comme ça, et tous les candidats libéraux type ceux qu'on a sur la circonscription, le NPA soutiendrait des candidatures de la gauche de rupture, de la vraie gauche de rupture. C'est pourquoi d'ailleurs le NPA me soutient dans cette candidature. Ensuite, vous savez, ça se joue à un tel niveau, ces accords-là nationaux qui nous dépassent en fait, nous les militants et militantes de terrain. Et nous, on le sait, c'est que les militants et militantes de terrain de toutes les organisations finalement qui représentent la Nouvelle Union Populaire étaient déçus de ce candidat, nous sur notre circonscription. Et ouais, effectivement, après, très sincèrement, nous, on n'est pas dans un esprit revanchard vis-à-vis de la Nouvelle Union Populaire. On n'y va pas parce qu'on est dégoûté, parce qu'on veut une revanche vis-à-vis de la Nouvelle Union Populaire, de ces accords-là, pas du tout. On pense que c'est important de s'inscrire dans cette dynamique unitaire et d'imposer cette majorité. Par contre, si nous, les militants et militantes de terrain, les acteurs associatifs, on peut réussir à réparer un peu ces anomalies du fait de ces accords nationaux, on va tout faire en notre pouvoir pour réparer ces anomalies et imposer une vraie gauche de rupture partout où c'est possible. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 12:49
Question 40Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Alors imaginons que le 12 ou le 19 juin, finalement, Raphaël Arnaud devienne député de gauche, d'une gauche radicale et indépendante. Est-ce qu'il va se mettre dans le groupe, s'associer au groupe du PES ?
Réponse directe
Oui. Du coup, dès ma présentation, j'ai souligné le fait que je demanderais à rentrer dans l'Union Populaire parce que pour nous, s'il est important de réaffirmer certaines pratiques à gauche, notamment liées à la gauche de terrain, c'est très important, sinon on pense qu'elle est déconnectée et à nouveau, elle va trahir. Il a été important quand même pour nous de nous inscrire dans cette dynamique nationale et de ne pas être isolés, ça ne sert à rien. Le but, c'est d'essayer de construire toutes et tous ensemble avec une majorité parlementaire et je suis certain qu'on y arrivera.
« Oui. Du coup, dès ma présentation, j'ai souligné le fait que je demanderais à rentrer dans l'Union Populaire parce que pour nous, s'il est important de réaffirmer certaines pratiques à gauche, notamment liées à la gauche de terrain, c'est très important, sinon on pense qu'elle est déconnectée et à nouveau, elle va trahir. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 17:10
Question 41Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
comment, justement, pourquoi on se retrouve avec des jeunes qui votent quand même pour une partie significative pour le rassemblement national
Réponse directe
Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c…
« Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c'est qu'au bout d'un moment, nous, on sait ce que c'est quand on nous parle de blocage des prix. On sait ce que c'est que l'augmentation de l'essence. On sait ce que c'est que l'augmentation du SMIC. Ça nous parle parce que ça nous touche directement, déjà. Donc, il était important, je pense, qu'à un moment donné, la gauche réaffirme la défense des classes populaires, mais vraiment, véritablement, pas une gauche qui trahit, comme François Hollande et compagnie qui nous ont mis cher pendant cinq ans, qui ont participé à cette montée de l'extra-droite. Et la deuxième chose quand même très importante, c'est la question du racisme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le racisme, ça apparaît normal. Là, il y a encore un débat sur le burkini qui devient central, alors que, mon Dieu, il y en a des choses à défendre dans cette société. Voilà, la question du racisme, je pense, qui est centrale et qu'il va falloir prendre à bras le corps plutôt que cette gauche qui est fuyante, qui essaye d'éviter le débat, voire même qui justifie les thèses racistes amenées par des groupuscules comme Génération Identitaire, etc., islamophobe. Nous, le combat, ça va être tout simplement de combattre le racisme. Et je pense que plutôt de se cacher et de faire comme si ça n'existait pas ou voire même de valider ces thèses racistes, il faut y aller et il faut combattre ces idées racistes, les faire reculer et petit à petit, forcément, ça va dégager de l'espace pour nos idées, pour notre camp politique et réaffirmer quelque chose de fort face à Marine Le Pen. Je pense qu'on ne peut pas être faible face à l'extrême droite. Je pense qu'il faut être fort, affirmer nos convictions, les regarder droit dans les yeux et dire on n'a pas peur. Ouais, on est antiraciste. Moi, on est pour la régularisation des sans-papiers. Oui, on va combattre les violences policières et toutes les autres exactions racistes. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 24:51
Question 42Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Que sera son attitude par rapport à ce groupe parlementaire ou à cet intergroupe parlementaire ?
Réponse partielle
Oui. Du coup, dès ma présentation, j'ai souligné le fait que je demanderais à rentrer dans l'Union Populaire parce que pour nous, s'il est important de réaffirmer certaines pratiques à gauche, notamment liées à la gauche de terrain, c'est très important, sinon on pense qu'elle est déconnectée et à nouveau, elle va trahir. Il a été important quand même pour nous de nous inscrire dans cette dynamique nationale et de ne pas être isolés, ça ne sert à rien. Le but, c'est d'essayer de construire toutes et tous ensemble avec une majorité parlementaire et je suis certain qu'on y arrivera.
« Oui. Du coup, dès ma présentation, j'ai souligné le fait que je demanderais à rentrer dans l'Union Populaire parce que pour nous, s'il est important de réaffirmer certaines pratiques à gauche, notamment liées à la gauche de terrain, c'est très important, sinon on pense qu'elle est déconnectée et à nouveau, elle va trahir. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 17:10Voir 1 autre passage
« Il a été important quand même pour nous de nous inscrire dans cette dynamique nationale et de ne pas être isolés, ça ne sert à rien. Le but, c'est d'essayer de construire toutes et tous ensemble avec une majorité parlementaire et je suis certain qu'on y arrivera. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 17:29
Question 43Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Quels sont les arguments qui te font le dire ?
Réponse directe
Elle est gagnable parce que déjà on a eu des scores assez élevés dans la circonscription pour justement un candidat de la gauche de rupture qui est Jean-Luc Mélenchon qui présente un programme qui vise à amener toutes ces questions en rupture avec le néolibéralisme, etc. et puis comme je le disais c'est quand même une circonscription qui a une forte histoire de lutte, de résistance notamment sur le quartier de la Croix-Rousse mais aussi du 9ème et que nous, on va s'appuyer là-dessus. C'est-à-dire, je ne suis pas un candidat qui sort de nulle part, qui est parachuté ou qui sort des gros appareils politiques. Non, non, je suis quelqu'un qui travaille sur cette circonscription. Je le dis d'ail…
« Elle est gagnable parce que déjà on a eu des scores assez élevés dans la circonscription pour justement un candidat de la gauche de rupture qui est Jean-Luc Mélenchon qui présente un programme qui vise à amener toutes ces questions en rupture avec le néolibéralisme, etc. et puis comme je le disais c'est quand même une circonscription qui a une forte histoire de lutte, de résistance notamment sur le quartier de la Croix-Rousse mais aussi du 9ème et que nous, on va s'appuyer là-dessus. C'est-à-dire, je ne suis pas un candidat qui sort de nulle part, qui est parachuté ou qui sort des gros appareils politiques. Non, non, je suis quelqu'un qui travaille sur cette circonscription. Je le dis d'ailleurs dans ma présentation, j'ai toujours travaillé, j'ai toujours habité, j'ai toujours grandi, j'ai toujours milité et évidemment, ça sera un appui fort pour cette candidature et surtout, on a du monde derrière. Je sais que ça peut être un peu peut-être difficile à comprendre mais encore une fois, je le répète, beaucoup de militants et militantes qui auraient dû participer à cette campagne de la Nouvelle Union Populaire ont été tellement déçus qu'ils sont venus nous chercher aussi et qu'on a commencé à discuter de cette candidature. Encore une fois, elle ne sort pas de nulle part. Il y avait une histoire un peu de dignité derrière cette candidature mais au-delà de notre simple dignité, c'est qu'il y a aussi la volonté d'aller chercher la victoire et très sincèrement, c'est possible d'aller la chercher parce qu'il y a beaucoup de monde qui nous soutient. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 15:36
Question 44Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Est-ce que tu penses que c'est une circonscription qui est gagnable ?
Réponse directe
Oui, très sincèrement, oui, elle est gagnable.
« Oui, très sincèrement, oui, elle est gagnable. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 15:32
Question 45Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
comment combattre cette tendance ?
Réponse directe
Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c…
« Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c'est qu'au bout d'un moment, nous, on sait ce que c'est quand on nous parle de blocage des prix. On sait ce que c'est que l'augmentation de l'essence. On sait ce que c'est que l'augmentation du SMIC. Ça nous parle parce que ça nous touche directement, déjà. Donc, il était important, je pense, qu'à un moment donné, la gauche réaffirme la défense des classes populaires, mais vraiment, véritablement, pas une gauche qui trahit, comme François Hollande et compagnie qui nous ont mis cher pendant cinq ans, qui ont participé à cette montée de l'extra-droite. Et la deuxième chose quand même très importante, c'est la question du racisme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le racisme, ça apparaît normal. Là, il y a encore un débat sur le burkini qui devient central, alors que, mon Dieu, il y en a des choses à défendre dans cette société. Voilà, la question du racisme, je pense, qui est centrale et qu'il va falloir prendre à bras le corps plutôt que cette gauche qui est fuyante, qui essaye d'éviter le débat, voire même qui justifie les thèses racistes amenées par des groupuscules comme Génération Identitaire, etc., islamophobe. Nous, le combat, ça va être tout simplement de combattre le racisme. Et je pense que plutôt de se cacher et de faire comme si ça n'existait pas ou voire même de valider ces thèses racistes, il faut y aller et il faut combattre ces idées racistes, les faire reculer et petit à petit, forcément, ça va dégager de l'espace pour nos idées, pour notre camp politique et réaffirmer quelque chose de fort face à Marine Le Pen. Je pense qu'on ne peut pas être faible face à l'extrême droite. Je pense qu'il faut être fort, affirmer nos convictions, les regarder droit dans les yeux et dire on n'a pas peur. Ouais, on est antiraciste. Moi, on est pour la régularisation des sans-papiers. Oui, on va combattre les violences policières et toutes les autres exactions racistes. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 24:51
Question 46Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Peut-être un petit peu. Allez, comment tu vas ?
Réponse à côté
Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon.
« Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 8:54
Question 47Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Ça va. Et toi ?
Réponse à côté
Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon.
« Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 8:54
Question 48Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Alors, il y a un fait, c'est que Marine Le Pen, son électorat est constitué de personnes qui te ressemblent, de personnes souvent jeunes. Comment ça se fait
Réponse directe
Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c…
« Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c'est qu'au bout d'un moment, nous, on sait ce que c'est quand on nous parle de blocage des prix. On sait ce que c'est que l'augmentation de l'essence. On sait ce que c'est que l'augmentation du SMIC. Ça nous parle parce que ça nous touche directement, déjà. Donc, il était important, je pense, qu'à un moment donné, la gauche réaffirme la défense des classes populaires, mais vraiment, véritablement, pas une gauche qui trahit, comme François Hollande et compagnie qui nous ont mis cher pendant cinq ans, qui ont participé à cette montée de l'extra-droite. Et la deuxième chose quand même très importante, c'est la question du racisme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le racisme, ça apparaît normal. Là, il y a encore un débat sur le burkini qui devient central, alors que, mon Dieu, il y en a des choses à défendre dans cette société. Voilà, la question du racisme, je pense, qui est centrale et qu'il va falloir prendre à bras le corps plutôt que cette gauche qui est fuyante, qui essaye d'éviter le débat, voire même qui justifie les thèses racistes amenées par des groupuscules comme Génération Identitaire, etc., islamophobe. Nous, le combat, ça va être tout simplement de combattre le racisme. Et je pense que plutôt de se cacher et de faire comme si ça n'existait pas ou voire même de valider ces thèses racistes, il faut y aller et il faut combattre ces idées racistes, les faire reculer et petit à petit, forcément, ça va dégager de l'espace pour nos idées, pour notre camp politique et réaffirmer quelque chose de fort face à Marine Le Pen. Je pense qu'on ne peut pas être faible face à l'extrême droite. Je pense qu'il faut être fort, affirmer nos convictions, les regarder droit dans les yeux et dire on n'a pas peur. Ouais, on est antiraciste. Moi, on est pour la régularisation des sans-papiers. Oui, on va combattre les violences policières et toutes les autres exactions racistes. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 24:51
Question 49Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Raphaël, peut-être aussi ?
Réponse à côté
Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon.
« Après, j'ai fait quatre meetings présidentiels. Je suis allé aux deux de Philippe Poutou et aux deux aussi de Jean-Luc Mélenchon. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 8:54
Question 50Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoir
Est-ce que tu penses qu'une voix antifasciste au Parlement, à l'Assemblée nationale, au Palais Bourbon, ça aurait du sens ?
Réponse directe
C'est marrant parce que je repense à une interview sur BFM que j'ai faite il n'y a pas longtemps. Le journaliste m'a posé la question mais vous n'avez pas peur d'être attaché un peu à cette image d'antifasciste ? Mais de quelle peur ? C'est une fierté d'y aller avec ce parcours militant, d'y aller avec cette image justement au vu de la situation. Il y a à peine quelques semaines, j'ai l'impression que tout le monde l'a déjà oublié, il y avait quand même l'extrême droite aux portes du pouvoir. Peut-être qu'on y reviendra plus tard mais il y a eu une actualité brûlante encore à nouveau de la part des violences de l'extrême droite très récemment. Oui. Il y a eu aussi, je rajoute un peu à la li…
« C'est marrant parce que je repense à une interview sur BFM que j'ai faite il n'y a pas longtemps. Le journaliste m'a posé la question mais vous n'avez pas peur d'être attaché un peu à cette image d'antifasciste ? Mais de quelle peur ? C'est une fierté d'y aller avec ce parcours militant, d'y aller avec cette image justement au vu de la situation. Il y a à peine quelques semaines, j'ai l'impression que tout le monde l'a déjà oublié, il y avait quand même l'extrême droite aux portes du pouvoir. Peut-être qu'on y reviendra plus tard mais il y a eu une actualité brûlante encore à nouveau de la part des violences de l'extrême droite très récemment. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 20:53Voir 1 autre passage
« Bien sûr, parce que je pense, on ne va pas se mentir, Emmanuel Macron, ça l'arrange d'avoir l'extrême droite au second tour à chaque fois, ça l'arrange d'avoir comme opposition des gens qui sont nuls, des gens qui nous font croire qu'ils défendraient le social, alors qu'en fait, c'est faux. C'est des candidats qui sont issus des classes bourgeoises, qui défendent les classes bourgeoises, lorsqu'il y a des mouvements sociaux qui tapent dessus, qui disent qu'on est des preneurs d'otages, etc. A l'inverse, d'avoir une majorité combative, d'avoir une opposition de gauche véritablement en rupture avec les politiques libérales, ça le ferait nettement plus peur et ça le ferait nettement moins rigoler. Donc oui, quelque part, ça l'arrange, il joue un jeu trouble entre le fait qu'au second tour, tout à coup, il sonne l'alarme parce qu'il y a un risque que Marine Le Pen passe, n'empêche que pendant 5 ans, il ne s'est rien passé. Et on peut être quasiment sûr, on peut parier sur le fait qu'il ne se passe rien. Il n'y a encore eu aucune déclaration sur le fait, tu l'as rappelé il y a quelques instants, il y a quelques jours, un homme est à nouveau tué par un militant d'extrême droite dans les rues de Paris, à nouveau avec une arme à feu, toujours aucune déclaration. Ils n'en ont rien à fiche. Donc oui, nous, qui connaissons le terrain, qui les connaissons, qui arrivons à suivre un peu l'actualité d'extrême droite, je pense qu'il y a toute sa nécessité d'aller amener ça dans le débat public, notamment dans un Parlement et de discuter de toutes ces problématiques-là qu'il cherche à cacher. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 22:52
Voir 2 autres passages
« ne pas faire seulement le livre de la jeune garde ou le livre de Raphaël Arnaud, mais de l'inscrire effectivement dans un continuum antifasciste beaucoup plus large. De donner quelques éléments, en fait, évidemment, sur notre lutte, ce qu'on a pu vivre, ou une partie de ce qu'on a pu vivre. »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"Vérifier à 3:24
« une fois, c'est une esquisse. Et donc, si possible, qu'il soit lié à la fois à l'histoire de l'antifascisme et donner quelques éléments pour la suite. Parce qu'évidemment, il n'y a pas que la jeune garde, il n'y a pas que mon parcours. Il y a des multitudes de parcours »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"Vérifier à 3:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités19 mai 2022 au 20 sept. 2026 · 19 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« cru parce que j'ai eu vraiment là je le dis avec là ça va concerner plus les militants et les militantes qui ont aussi ont vécu ces histoires là »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"Vérifier à 1:01:29Voir 2 autres passages
« 2016 gilet jaune plus tard etc moi j'ai vraiment j'ai un ras-le-bol de la surradicalité de façade aujourd'hui heureusement il y »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"Vérifier à 1:01:38
« beaucoup de gens qui ont évolué et nous aussi on en fait partie il y a beaucoup de de camarades qui sont passés par la jeune garde qui viennent aussi de ces milieux je ne supportais pas cette radicalité de façade de se prétendre super héros de la lutte etc sans rien mettre en place de façon collective et sans être un peu humble vis-à-vis de de ce qui se passait surtout encore une fois ce n'était pas un jeu moi ça me faisait pas rire que les militants fascistes fassent fuir mille jeunes linge des jeunes au sol etc parce que juste on n'avait pas mis en place les outils organisationnels pour le faire vraiment mais ça me sortait par les trous de nez et donc je ne dis pas qu'on a tout réglé avec la jeune garde loin de là mais en tout cas on a tenté de remédier à ça et de proposer des cadres justement avec de la discipline parce que c'est pas drôle d'être confronté à l'extrême droite parce que ça voulait dire je vais donner un exemple tout bête moi je ne pouvais pas boire des coups en »
Le Média — Podcasts · Raphaël Arnault : "L'antifascisme n'est pas un jeu"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mai 2022 au 3 avr. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« qui décident encore une fois de faire une chasse à l'homme dans Paris, de poursuivre Frédérico Martin à Rambourou, notamment à travers une Jeep, et de tirer à plusieurs reprises sur lui. Je crois qu'il y a sept balles qui sont tirées. »
Le Média — Podcasts · Raphaël arnault : ils voulaient sa tête... il est de retour !Vérifier à 7:26Voir 2 autres passages
« Elle a une voix »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 18 février 2026Vérifier à 1:27:14
« À l'endroit où j'étais précisément, il y avait 10 000 personnes. Donc, ça vous donne à peu près un élément. On était dans Londres, il y avait trois lieux ciblés par l'extrême droite. Donc, il y avait simultanément deux autres manifestations plus ou moins de la même ampleur, et un peu partout sur le territoire. Le preuve en est, c'est que ça fonctionne. Donc, voilà, un peu le but de ce déplacement. C'était aussi de rencontrer des camarades sur place, de soutenir aussi, évidemment. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 3:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mai 2022 au 18 févr. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicains que cela. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 18 février 2026Vérifier à 8:35Voir 2 autres passages
« Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicains que cela. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 18 février 2026Vérifier à 8:35
« Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicain que cela. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mai 2022 au 18 févr. 2026 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle a une voix »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 18 février 2026Vérifier à 1:27:14Voir 2 autres passages
« Non, j'ai tout plein d'espoir. Par contre, on ne se ment pas et je pense qu'on en a confiance, c'est que la période va être terrible. Tous les discours guerriers et racistes qu'on peut entendre, on le sent bien, on est dans une période où pareil, on est en train de péter tous nos référentiels communs sur ces chaînes médiatiques. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 24:48
« On sent qu'on se fait attaquer de partout, que plus rien n'a de sens et c'est dans ces moments-là que les horreurs reviennent d'ailleurs. Je trouve une des pires attaques qu'on ait subies, c'est quand même cette question de l'antisémitisme, la lutte antiraciste de façon générale et de fait, la lutte contre l'antisémitisme, c'est quelque chose qui nous anime depuis toujours. C'est quelque chose des fois qui a fait qu'on s'est mis à militer et qu'on nous retourne ce genre de choses. C'est terrible et c'est violent, mais preuve en est, encore une fois, c'est qu'il y a beaucoup d'espoir dans cette société. Encore une fois, en Angleterre, dans une situation où tout le monde se disait « Non, mais là, ce n'est pas possible, c'est terrible. » On a prouvé qu'on est encore plus nombreux, on est encore plus déterminés et il va falloir qu'on fasse confiance surtout à la jeunesse. Je pense qu'il y a un enjeu de ce point de vue-là parce que l'ensemble de nos organisations politiques, syndicales, associatives, laissent la place à la jeunesse. En vrai, c'est nous qui avons l'assolution. Vraiment, ce n'est pas méprisant quand je dis ça. On a beaucoup à apprendre de nos anciens. J'ai beaucoup de respect pour nos camarades qui ont mené de belles luttes, beaucoup de respect pour ses camarades qui nous donnent aussi de la formation politique, de l'expérience, etc. Mais là, c'est la jeunesse qui va avoir la solution dans les années à venir parce que c'est la jeunesse qui est la plus consciente de ce qui se passe et surtout qui n'est pas prête à baisser les yeux. Maintenant, notre enjeu, ça va être de mettre cette jeunesse en action, dans l'action politique. C'est ça. Si on arrive à mettre la jeunesse dans l'action politique assez fortement, ils sont cuits en face. Ils sont cuits et malgré l'argent, malgré toute la violence qu'ils peuvent avoir verbales, politiques, vraiment, il y a quelque chose qui peut jouer dans la société et on sent qu'on est sur un point de bascule en fait. Oui, bien sûr. C'est ça qui est terrible dans cette société. On est pile sur ce point de bascule dans ces moments de crise économique, politique et sociale. On pourrait sombrer dans le pire, c'est-à-dire l'option de la bourgeoisie qui serait tombée dans une potentielle société fasciste ou alors à l'inverse, renverser un peu ce système et construire à nouveau une société si possible émancipatrice d'égalité des droits, de liberté et on sent qu'on est sur ce point de bascule. Donc là, la responsabilité est pleine pour nos mouvements, pour nos organisations et à construire ce projet-là. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mai 2022 au 10 sept. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Comme annoncé depuis plusieurs semaines, la France insoumise a déposé aujourd'hui une motion de destitution contre le président de la République. C'est le seul moyen, selon votre mouvement, de débloquer la situation du pays. Alors ce n'est pas la première fois où vous dégainez l'article 68 de la Constitution. Est-ce que vous y croyez vraiment, Raphaël Arnaud ? Parce que vous auriez besoin des voix du RN qui, lui, réclament la dissolution de l'Assemblée nationale et de nouvelles élections pour gagner des sièges. »
Le Média — Podcasts · 10 septembre, démission de Bayrou : "le macronisme, c'est fini" | Arnault, député LFIVérifier à 16:59Voir 1 autre passage
« Oui. C'est une décision pas facile à prendre. Déjà parce que c'est nouveau. C'est-à-dire pour nous, pour moi aussi, c'est la première élection à laquelle je vais participer en tant que candidat. Et puis, on était toutes et tous heureux de cette initiative d'unité à gauche, de cette volonté d'imposer une gauche de rupture à la politique de Macron ces cinq prochaines années. Et ça passe notamment par des luttes à l'Assemblée nationale. Ça passera aussi évidemment par des mobilisations dans la rue. Ça va de soi. Mais si on arrivait à avoir une majorité combative à l'Assemblée, ça n'aurait que plus de poids pour imposer notre politique face à Emmanuel Macron et ce prochain quinquennat. Le souci qu'on a eu, c'est que dans notre circonscription, on a un représentant de la Nouvelle Union Populaire qui s'appelle donc Hubert Julien Laferrière, qui est en fait un ancien du PS, le PS plutôt bien à droite de Gérard Collomb, qui en 2017 se présente sous la bannière d'Emmanuel Macron, sous la bannière En Marche, qui va se faire élire sous cette bannière-là et qui, pendant trois années consécutives, va participer au groupe parlementaire La République En Marche, va voter les lois de La République En Marche, dont la loi Asile et Immigration. Donc pour nous, c'était impossible que ça soit notre représentant. Et quand je dis pour nous, ce n'est pas seulement la jeune garde, seulement moi, c'est-à-dire qu'on est nombreux et nombreuses à se connaître sur le terrain, notamment sur cette circonscription avec un quartier de la Croix-Rousse qui est fort de son tissu associatif, militant, politique, etc. Et pour nous, c'était une évidence qu'il fallait proposer autre chose, une alternative pour réparer un peu cette anomalie dans notre circonscription et proposer une vraie candidature de la gauche de rupture. C'est pourquoi je me suis lancé dans cette aventure avec le soutien de toutes ces personnes. Sinon, ça n'aurait pas de sens. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 9:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mai 2022 au 10 sept. 2025 · 22 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Comme annoncé depuis plusieurs semaines, la France insoumise a déposé aujourd'hui une motion de destitution contre le président de la République. C'est le seul moyen, selon votre mouvement, de débloquer la situation du pays. Alors ce n'est pas la première fois où vous dégainez l'article 68 de la Constitution. Est-ce que vous y croyez vraiment, Raphaël Arnaud ? Parce que vous auriez besoin des voix du RN qui, lui, réclament la dissolution de l'Assemblée nationale et de nouvelles élections pour gagner des sièges. »
Le Média — Podcasts · 10 septembre, démission de Bayrou : "le macronisme, c'est fini" | Arnault, député LFIVérifier à 16:59Voir 2 autres passages
« Bien sûr, mais moi je pense qu'en fait, personne ne sait jamais ce que ça va donner une société. En tout cas, nous en tant que militant, en tant que député politique de façon générale, on essaye de contribuer à participer à une société on espère meilleure. Après, j'ai envie de dire, ça sera urgent de décider. Par contre, nous ce qu'on souhaite, c'est offrir le plus possible d'outils démocratiques, offrir le plus possible d'outils émancipateurs. Encore une fois, que ça passe à travers un parti politique, une association, un syndicat, peu importe, à travers des collectifs, il faut offrir ces outils-là à la société, à la population, de façon générale. Les solutions, elles sont simples. Ça veut dire qu'on va devoir s'atteler à reconstruire de la démocratie partout, à reconstruire de l'échange politique, à offrir, si possible, un maximum d'outils, que ce soit à travers des syndicats, des associations, des partis politiques, des collectifs, partout, offrir des possibilités aux gens pour s'appartenir à la politique. Je pense qu'elle est là, la solution. Ne pas laisser tout aux mains de certains milliardaires comme ils enraîderaient, comme des Elon Musk qu'on a cités tout à l'heure, des Vincent Bolloré, qui aimeraient tout contrôler, tout posséder. Déjà qu'ils exploitent des milliers, voire des millions de personnes, ils voudraient qu'on soit complètement asservis à leurs intérêts. Donc nous, on a un intérêt aujourd'hui à construire un maximum d'alternatives finalement. Je pense que le média s'inscrit aussi un peu là-dedans, dans cette logique, en tout cas sur la question médiatique. Je pense que c'est des outils qu'on va devoir développer si on veut s'en sortir pour une société, si possible, digne de ce nom. Et après, par contre, moi je pense que là, c'est le politique qui parle, dans la période, il va surtout ne pas falloir lâcher. C'est-à-dire qu'on rentre dans une période où on va avoir des polémiques de partout, des attaques de partout. Systématiquement, dès qu'on va faire un élan de cellularité, que ce soit international, au sein de nos propres pays, sur les questions sociales, féministes, antiracistes, peu importe, on va se faire défoncer. Il va falloir que les gens s'accrochent sur leur siège, soient certains et certaines de ce qu'on défend. Pour ça, il va falloir aussi beaucoup d'informations, réouvrir des livres d'histoire. Je pense que dans la période, c'est presque un acte de résistance que de relire des livres d'histoire. Et on a, dans cette période, intérêt à se serrer les coudes et surtout à ne pas se lâcher. Et là, c'est un appel aux autres organisations politiques qui composent notre camp, aux syndicats, peu importe, à surtout ne pas lâcher et à jamais lâcher à chaque polémique parce que s'ils espèrent passer à côté des ouragans qu'on nous envoie dans la tronche. Non, le jour où nous, peut-être les plus combattifs, on ne sera plus là. Ils vont être pris dans la même tempête. Donc, ils ont intérêt à surtout ne pas lâcher. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées19 mai 2022 au 13 août 2024 · 15 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui. Alors après, il ne faut pas rentrer dans un... Et je ne dis pas que c'est le cas du média, parce qu'on sait bien qu'il y a un peu plus d'analyse et de volonté de comprendre les situations dans lesquelles on est et de ne pas rentrer dans des clichés. Mais notamment sur les médias traditionnels, systématiquement, je fais face à une vague de... Ce n'est même plus des clichés, là. C'est de l'attaque politique sur ce que peuvent être les mouvements antifascistes. En réalité, les mouvements antifascistes, 99% de notre travail, c'est du travail d'information, du relais d'information, la plupart du temps, pour bien repérer, qui sont justement ces groupuscules, quels sont leurs liens avec les gros partis électoraux tels que le RN, etc. C'est beaucoup de travail d'information auprès de la population, du travail militant, j'ai envie de dire classique, c'est-à-dire collage d'affiches, tractage, construction de grosses manifestations. Ça, évidemment, c'est quelque chose qu'on met en œuvre avec la jeune garde. Et il y a une partie qui s'appelle l'autodéfense. C'est-à-dire qu'à un moment donné, lorsqu'on arrive au point d'orgue où les milices d'extrême droite, ça y est, sont en action, comme ça s'est passé ces derniers jours en Angleterre, il faut bien une réponse à ça. On ne peut pas juste croiser les bras, ou se planquer, ou espérer que ça fasse. Non, on est obligé d'y aller, comme on l'a fait à Londres, comme on l'a fait à Lyon, systématiquement face à ces violences, et de repousser ces violences. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 8:41Voir 2 autres passages
« Enfin, je veux dire, c'est juste lunaire, quoi. Et puis surtout, on n'use pas de violences parce qu'on est violents. On répond simplement à une violence qui est en face de nous et on les repousse. Donc oui, preuve ennemi, c'est que ça fonctionne à chaque fois qu'on essaie de mettre ça en place. Par contre, encore une fois, moi, je tiens à mettre l'alerte sur nos organisations politiques, »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 10:21
« toutes confondues, syndicales, associations. On n'est pas prêts dans la période. C'est terrible. Parce que, et là, je ne suis pas en train de faire un constat de dire qu'on va forcément perdre. Non, mais allez-y, allez-y, je vous en prie. Moi, je pense qu'on a tous les outils pour pouvoir gagner à l'inverse, pour pouvoir les faire reculer, ces gens-là. Par contre, on n'est pas prêts. On n'est pas prêts parce que, preuve ennemi, c'est qu'il a fallu une semaine et demie. Et attention, je ne crache pas du tout sur nos camarades britanniques. Je trouve que c'est la même chose en France et dans tous les pays européens. On met une semaine, voire une semaine et demie à réagir à ces violences de l'extrême droite. Ce n'est pas possible. Il faut absolument qu'on se reprenne en main, qu'on reprenne conscience de la période dans laquelle on est. La question de l'autodéfense n'a jamais été quelque chose qu'on a nié dans notre camp. C'est quelque chose qu'on a mis en place dans les années 30 pour ce qu'il le fallait. Il va falloir qu'on se repose ces bonnes questions. Par contre, l'antifascisme, ce n'est pas que ça, encore une fois. Preuve ennemi, c'est que je suis à l'Assemblée nationale aussi pour combattre le principal outil d'extrême droite aujourd'hui qui est le Rassemblement national. Donc, l'antifascisme, c'est toutes ces choses à la fois, c'est-à-dire faire reculer les fascistes partout où ils apparaissent, partout où ils essayent d'aller, et notamment sur la question des idées et tout ce qu'il y a de derrière. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées19 mai 2022 au 13 août 2024 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce que vous expliquez lors de la présentation, c'est-à-dire qu'on a une multitude de démeutes racistes d'attaques ciblées de la part de l'extrême droite depuis maintenant plusieurs jours, depuis plus d'une semaine. Et ce mercredi soir était prévu, sur une trentaine de lieux, à nouveau des émeutes, à nouveau des attaques de la part de milices fascistes, qui avaient très clairement appelé à nouveau attaquer. Et donc, des antifascistes locaux, et plus largement, en fait, l'ensemble de notre camp, a appelé à se mobiliser largement pour contrer ces attaques, en se rendant directement sur les lieux où étaient prévues ces attaques. Et donc, ça a été une véritable démonstration de force. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 2:27Voir 2 autres passages
« Oui. Ah oui, je suis tout plein d'espoir. Sinon, moi, les jours où je n'ai plus d'espoir, je ne suis plus là. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 24:41
« Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? Est-ce qu'il y allait avoir assez de monde ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une mobilisation très très forte, mais ça aurait pu être aussi moindre, même si on se détectait que ça allait être fort. D'ailleurs, ce soir, il y a à nouveau des mobilisations qui risquent d'être encore plus grosses, donc tant mieux, pour stopper ces attaques. Et c'est très bien déroulé au final. C'est très bien déroulé parce que les fascistes ne sont pas venus. Il y a eu ce soir-là aucune émeute dans tout le pays. C'est une première depuis maintenant plus d'une semaine encore une fois. Donc, preuve en est, c'est que ça fonctionne. En discutant avec des gens sur place, il y a eu de la peur. Il y a beaucoup de gens qui disaient, en venant sur place, les gens avaient peur de venir parce qu'on a pu voir des violences extrêmes, notamment armées, etc. Et une fois sur place, les gens étaient tout de suite plus rassurés parce que quand il y a autant de monde, autant de détermination, de fait, il n'y a plus de devoirs qui ne viennent pas parce que ça fonctionne encore une fois. Donc, je suis reparti avec plein de bonnes volontés et à la fois un peu de frustration. À la fois un peu de frustration parce que je me dis, ça fait quand même plusieurs fois que ça arrive un peu partout en Europe. Il y a eu la même chose il y a quelques mois à Dublin. Il y a eu la même chose en Irlande de façon générale et principalement à Dublin. Il y a eu les mêmes émeutes en Espagne et qui partaient principalement ici à Madrid. Il y a eu des tentatives similaires en France avec Saint-Brévin, Crépol, enfin, ils étaient à Saint-Romain. Mais voilà la logique dans laquelle on est un peu partout en Europe avec cette volonté de déclencher des émeutes racistes, voire même d'aller plus loin. Et nous, systématiquement, notre camp, on met du temps à réagir. Ça, c'est une grosse problématique. C'est une grosse problématique le fait de constater qu'en plus, à chaque fois qu'on se met en action, on stoppe presque immédiatement ces violences de l'extrême droite, mais on met toujours une semaine, deux semaines, plusieurs jours à réagir. Alors qu'aujourd'hui, il va falloir qu'on trouve les outils. Je pense que la jeune garde participe à ça en partie, attention, mais il va falloir qu'on trouve les outils pour réagir le plus rapidement possible, si possible dans les quelques jours qui suivent ces violences, si possible même dans les heures qui suivent ces violences, pour stopper ces violences. C'est ce qu'on a essayé de faire de façon locale à Lyon et dans toutes les villes où est présente la jeune garde. Ce qui a été de véritables succès à certains moments. Il va falloir effectivement répéter ça un peu partout si possible. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées13 août 2024 au 13 août 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y a deux choses. Il y a déjà, effectivement, la responsabilité médiatique. Il ne faut surtout pas qu'on se cale sur l'agenda médiatique. Parce que si on commence à observer ce que les médias définissent comme étant mauvais pour la société, je veux dire, toutes nos luttes sont mortes. On est dans une période où les médias vont de plus en plus se radicaliser parce que les médias, j'entends, les médias détenus par des milliardaires, etc., vont de plus en plus se radicaliser parce que cette classe sociale elle-même se radicalise violemment dans la société et fait le choix de l'extrême-droite de plus en plus se l'observe dans les discours, etc. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 20:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mai 2022 au 13 août 2024 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors en fait, c'est quelque chose qui arrive très régulièrement, que des militants d'extrême droite partent soit directement dans les rangs d'Azov en Ukraine, soit qu'ils partent en Pologne dans des manifestations néo-nazies, je parle des militants français, partent se soutenir comme ça mutuellement. On a par exemple des militants d'extrême droite britanniques qui ont participé aux émeutes racistes qui appellent aujourd'hui à se rendre en France, notamment à Calais. Je ne sais pas si ça va être réellement le cas, mais en tout cas, il y a cette volonté-là de la part des militants d'extrême droite européens, quand bien même ils se faisaient la guerre il n'y a même pas un siècle entre ces différents pays. Aujourd'hui, il y a le suprémacisme blanc qui reprend le dessus surtout, l'islamophobie qui fait consensus chez eux et ils sont prêts à s'allier, quand bien même des fois ils se détestent, ils sont prêts à s'allier en tout cas sur ce truc suprémaciste blanc et islamophobe. Et du coup, oui, effectivement, ce n'était pas une surprise de voir que des militants d'extrême droite se rendent là-bas. J'ai découvert ça sur des canaux de télégramme d'extrême droite qui disaient ce soir des patriotes français seront présents, machin. Et du coup, ça m'a fait sourire parce que le déplacement, bof, ils ont payé l'avion, ils ont payé le Airbnb bien cher parce qu'à mon avis, par Londres, c'est sûr, c'est cher et pour se retrouver planqués au fin fond de la Airbnb parce qu'ils ont vu la masse de gens qui s'est mobilisé pour contrer ces attaques et du coup, voilà, ce déplacement plus que raté pour eux. Donc voilà, je m'en suis un peu amusé sur Twitter mais par contre, ce que ça dit politiquement, c'est sûr qu'il y a aujourd'hui une unité et même jusqu'aux Etats-Unis, on avait révélé à l'époque qu'il y avait des groupes suprémacistes néo-nazis aux Etats-Unis qui finançaient plus ou moins des organisations proches de générations identitaires, etc. Il y a d'ailleurs des gens de générations identitaires qui étaient présents lors de la manifestation à Charlottesville lorsqu'il y a eu un attentat qui a tué notamment Meilleur Ayer, c'est ça ? Elle s'appelait comme ça ? Je ne me souviens plus du nom, je suis désolé. Non, vous n'en faites pas. Une syndicaliste, voilà, qui a été tuée par cet attentat lors d'une manifestation extroite. On sait qu'il y avait des gens de génération identitaire présents jusqu'aux Etats-Unis. Donc aujourd'hui, encore une fois, le suprémacisme blanc fait une unité à l'extrême droite et c'est ce qui prédomine surtout, ils sont prêts à se rendre, faire des allers-retours et dans ces différents pays. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 14:56Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c'est qu'au bout d'un moment, nous, on sait ce que c'est quand on nous parle de blocage des prix. On sait ce que c'est que l'augmentation de l'essence. On sait ce que c'est que l'augmentation du SMIC. Ça nous parle parce que ça nous touche directement, déjà. Donc, il était important, je pense, qu'à un moment donné, la gauche réaffirme la défense des classes populaires, mais vraiment, véritablement, pas une gauche qui trahit, comme François Hollande et compagnie qui nous ont mis cher pendant cinq ans, qui ont participé à cette montée de l'extra-droite. Et la deuxième chose quand même très importante, c'est la question du racisme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le racisme, ça apparaît normal. Là, il y a encore un débat sur le burkini qui devient central, alors que, mon Dieu, il y en a des choses à défendre dans cette société. Voilà, la question du racisme, je pense, qui est centrale et qu'il va falloir prendre à bras le corps plutôt que cette gauche qui est fuyante, qui essaye d'éviter le débat, voire même qui justifie les thèses racistes amenées par des groupuscules comme Génération Identitaire, etc., islamophobe. Nous, le combat, ça va être tout simplement de combattre le racisme. Et je pense que plutôt de se cacher et de faire comme si ça n'existait pas ou voire même de valider ces thèses racistes, il faut y aller et il faut combattre ces idées racistes, les faire reculer et petit à petit, forcément, ça va dégager de l'espace pour nos idées, pour notre camp politique et réaffirmer quelque chose de fort face à Marine Le Pen. Je pense qu'on ne peut pas être faible face à l'extrême droite. Je pense qu'il faut être fort, affirmer nos convictions, les regarder droit dans les yeux et dire on n'a pas peur. Ouais, on est antiraciste. Moi, on est pour la régularisation des sans-papiers. Oui, on va combattre les violences policières et toutes les autres exactions racistes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 18:15
« Bien sûr, parce que je pense, on ne va pas se mentir, Emmanuel Macron, ça l'arrange d'avoir l'extrême droite au second tour à chaque fois, ça l'arrange d'avoir comme opposition des gens qui sont nuls, des gens qui nous font croire qu'ils défendraient le social, alors qu'en fait, c'est faux. C'est des candidats qui sont issus des classes bourgeoises, qui défendent les classes bourgeoises, lorsqu'il y a des mouvements sociaux qui tapent dessus, qui disent qu'on est des preneurs d'otages, etc. A l'inverse, d'avoir une majorité combative, d'avoir une opposition de gauche véritablement en rupture avec les politiques libérales, ça le ferait nettement plus peur et ça le ferait nettement moins rigoler. Donc oui, quelque part, ça l'arrange, il joue un jeu trouble entre le fait qu'au second tour, tout à coup, il sonne l'alarme parce qu'il y a un risque que Marine Le Pen passe, n'empêche que pendant 5 ans, il ne s'est rien passé. Et on peut être quasiment sûr, on peut parier sur le fait qu'il ne se passe rien. Il n'y a encore eu aucune déclaration sur le fait, tu l'as rappelé il y a quelques instants, il y a quelques jours, un homme est à nouveau tué par un militant d'extrême droite dans les rues de Paris, à nouveau avec une arme à feu, toujours aucune déclaration. Ils n'en ont rien à fiche. Donc oui, nous, qui connaissons le terrain, qui les connaissons, qui arrivons à suivre un peu l'actualité d'extrême droite, je pense qu'il y a toute sa nécessité d'aller amener ça dans le débat public, notamment dans un Parlement et de discuter de toutes ces problématiques-là qu'il cherche à cacher. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 22:52
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 18 février 2026Vérifier à 2:28
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 25:06
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 28:43
« à l'extrême-droite. D'accord. Oui, se radicalise à l'extrême-droite. Donc nous, on ne va pas commencer à se caler sur cet agenda médiatique. Par contre, ça ne veut pas dire non plus être imbécile dans la période. Et notamment, nous, avec la jeune garde, on a travaillé à ça. On a notre propre critique, j'ai envie de dire, à faire sur nos propres mouvements antifascistes. On a travaillé à ça parce que ce n'est pas normal quand même. Au moment où on a structuré la jeune garde, nous, on était dans une situation à Lyon où les gens étaient effrayés par l'antifascisme. Les gens lambda, j'entends. Et ça, c'est une problématique. Donc on a travaillé à cette question. On a commencé à refaire du lien, à refaire des manifestations si possible, les plus larges possibles, à amener des milliers de personnes dans la rue. Ce n'était pas une masse à faire à Lyon lorsqu'on a commencé et un peu partout sur le territoire. Et il a fallu un peu travailler sur cette question-là. La question du porte-parole, ce n'était pas une évidence dans l'antifascisme. Parce qu'en 2021, on part sur cette question du porte-parole, on met le porte-parole en place. C'était quelque chose qui a été vécu assez étrangement pour l'antifascisme au sens militant. Et puis voilà, preuve en est, c'est que ça a fonctionné. Ça a parlé à beaucoup de personnes et on a encore ce travail-là. Évidemment, en tant que député, je vais jouer aussi ce rôle-là, de fait, à légitimer cette coupe-là ô combien nécessaire au vu de la période et surtout à casser tous les clichés qu'il peut y avoir sur nos mouvements, toutes les horreurs qu'on peut entendre dans les médias. Et voilà, ça a marché en plus d'un point de vue électoral malgré un abattage médiatique un peu plus terrible et dans une situation où la députée sortante était RN. Donc on a bien vu que ce n'était pas forcément une évidence au moment de l'élection. »
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 21:25
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 10:40
Le Média — Podcasts · Angleterre : antifas vs émeutes racistes - Le député insoumis Raphaël Arnault témoigneVérifier à 5:34
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 24:51
« Je pense qu'il y a plusieurs raisons qui expliquent ce vote pour Marine Le Pen. Déjà, le fait que, pendant des années, on a une gauche quand même qui a trahi, qui ne nous représentait plus, déjà parce qu'il y avait très peu de travailleurs et travailleuses. c'est tout bête. Moi, je travaille, je suis payé au SMIC, j'arrive dans cette élection, je ne sais pas combien il y a de travailleurs et de travailleuses qui se présentent. Je pense très peu, en tout cas, qui peuvent accéder à l'Assemblée nationale. Donc déjà, ça, il y a ce premier combat, c'est la question de la représentativité. Et ça a tout son sens, ça a toute son importance parce qu'au-delà de juste une histoire de représentation, c'est qu'au bout d'un moment, nous, on sait ce que c'est quand on nous parle de blocage des prix. On sait ce que c'est que l'augmentation de l'essence. On sait ce que c'est que l'augmentation du SMIC. Ça nous parle parce que ça nous touche directement, déjà. Donc, il était important, je pense, qu'à un moment donné, la gauche réaffirme la défense des classes populaires, mais vraiment, véritablement, pas une gauche qui trahit, comme François Hollande et compagnie qui nous ont mis cher pendant cinq ans, qui ont participé à cette montée de l'extra-droite. Et la deuxième chose quand même très importante, c'est la question du racisme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, le racisme, ça apparaît normal. Là, il y a encore un débat sur le burkini qui devient central, alors que, mon Dieu, il y en a des choses à défendre dans cette société. Voilà, la question du racisme, je pense, qui est centrale et qu'il va falloir prendre à bras le corps plutôt que cette gauche qui est fuyante, qui essaye d'éviter le débat, voire même qui justifie les thèses racistes amenées par des groupuscules comme Génération Identitaire, etc., islamophobe. Nous, le combat, ça va être tout simplement de combattre le racisme. Et je pense que plutôt de se cacher et de faire comme si ça n'existait pas ou voire même de valider ces thèses racistes, il faut y aller et il faut combattre ces idées racistes, les faire reculer et petit à petit, forcément, ça va dégager de l'espace pour nos idées, pour notre camp politique et réaffirmer quelque chose de fort face à Marine Le Pen. Je pense qu'on ne peut pas être faible face à l'extrême droite. Je pense qu'il faut être fort, affirmer nos convictions, les regarder droit dans les yeux et dire on n'a pas peur. Ouais, on est antiraciste. Moi, on est pour la régularisation des sans-papiers. Oui, on va combattre les violences policières et toutes les autres exactions racistes. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #143 | Un trouble fête à la NUPES, violences sexuelles et pouvoirVérifier à 24:51