

« C'est ce que vous expliquez lors de la présentation, c'est-à-dire qu'on a une multitude de démeutes racistes d'attaques ciblées de la part de l'extrême droite depuis maintenant plusieurs jours, depuis plus d'une semaine. »
« Et ce mercredi soir était prévu, sur une trentaine de lieux, à nouveau des émeutes, à nouveau des attaques de la part de milices fascistes, qui avaient très clairement appelé à nouveau attaquer. »
« Et donc, des antifascistes locaux, et plus largement, en fait, l'ensemble de notre camp, a appelé à se mobiliser largement pour contrer ces attaques, en se rendant directement sur les lieux où étaient prévues ces attaques. »
« À l'endroit où j'étais précisément, il y avait 10 000 personnes. Donc, ça vous donne à peu près un élément. »
« Oui, ça tombait sur le sens, parce que, comme vous le savez, je suis militant contre l'extrême droite depuis des années. J'ai toujours fait ça en réalité, donc c'est juste la continuité de tout ça. »
« Parce qu'aujourd'hui, député, et c'était le but d'envoyer des gens comme nous à l'Assemblée nationale, des antifascistes de terrain, parce qu'on ne se pose même pas la question, on y va. »
« Bon alors, pas de prétention. Au final, je n'ai rien organisé du tout. C'est-à-dire que forcément, je suis rentré en contact avec des camarades locaux. Je leur ai demandé est-ce que ça valait le coup ou non ? Comment est-ce que ça allait se dérouler ? Tout ça. »
« Et évidemment, ils étaient très ravis de ma venue. Mais voilà, c'est les personnes localement qui ont évidemment tout organisé, les rendez-vous, etc. »
« Il y avait pas mal d'incertitudes. Est-ce que les milices d'extrême droite allaient finalement se pointer ? Allaient oser venir se pointer malgré le raz-de-marée humain qu'on a réussi à mettre en place ? »
« Et c'est très bien déroulé au final. C'est très bien déroulé parce que les fascistes ne sont pas venus. Il y a eu ce soir-là aucune émeute dans tout le pays. C'est une première depuis maintenant plus d'une semaine encore une fois. »
« Donc, preuve en est, c'est que ça fonctionne. »
« Et une fois sur place, les gens étaient tout de suite plus rassurés parce que quand il y a autant de monde, autant de détermination, de fait, il n'y a plus de devoirs qui ne viennent pas parce que ça fonctionne encore une fois. »
« À la fois un peu de frustration parce que je me dis, ça fait quand même plusieurs fois que ça arrive un peu partout en Europe. Il y a eu la même chose il y a quelques mois à Dublin. Il y a eu la même chose en Irlande de façon générale et principalement à Dublin. »
« Mais voilà la logique dans laquelle on est un peu partout en Europe avec cette volonté de déclencher des émeutes racistes, voire même d'aller plus loin. »
« Et nous, systématiquement, notre camp, on met du temps à réagir. Ça, c'est une grosse problématique. »
« Alors qu'aujourd'hui, il va falloir qu'on trouve les outils. Je pense que la jeune garde participe à ça en partie, attention, mais il va falloir qu'on trouve les outils pour réagir le plus rapidement possible, si possible dans les quelques jours qui suivent ces violences, si possible même dans les heures qui suivent ces violences, pour stopper ces violences. »
« Ce qui a été de véritables succès à certains moments. Il va falloir effectivement répéter ça un peu partout si possible. »
« Oui. Alors après, il ne faut pas rentrer dans un... Et je ne dis pas que c'est le cas du média, parce qu'on sait bien qu'il y a un peu plus d'analyse et de volonté de comprendre les situations dans lesquelles on est et de ne pas rentrer dans des clichés. »
« Mais notamment sur les médias traditionnels, systématiquement, je fais face à une vague de... Ce n'est même plus des clichés, là. C'est de l'attaque politique sur ce que peuvent être les mouvements antifascistes. »
« En réalité, les mouvements antifascistes, 99% de notre travail, c'est du travail d'information, du relais d'information, la plupart du temps, pour bien repérer, qui sont justement ces groupuscules, quels sont leurs liens avec les gros partis électoraux tels que le RN, etc. »