Alors, si le gouvernement continue à rester sourd à vos propositions, après l'abstention, jusqu'où voulez-vous aller, probablement, voter contre un projet de loi ?
Réponse directeEn tout cas, on veut un changement de cap, un changement de politique. Je ne sais pas jusqu'à... Comment dire ? À partir de quand le gouvernement, l'exécutif, va comprendre qu'il est plus que jamais maintenant nécessaire de renouer le fil du dialogue avec sa majorité. Mais seriez-vous prêt à voter contre un projet de loi socialiste ? Ça m'est déjà arrivé. Moi, j'ai voté contre le fameux traité européen qui, je le rappelle, n'a pas été renégocié comme François Hollande s'est engagé. Et on ne le paye aujourd'hui. C'était il y a un an et demi. S'il y a 18 mois, on nous avait écoutés, ou si François Hollande s'était écouté lui-même, d'ailleurs, en faisant respecter un engagement de campagne, on…
« En tout cas, on veut un changement de cap, un changement de politique. Je ne sais pas jusqu'à... Comment dire ? À partir de quand le gouvernement, l'exécutif, va comprendre qu'il est plus que jamais maintenant nécessaire de renouer le fil du dialogue avec sa majorité. Mais seriez-vous prêt à voter contre un projet de loi socialiste ? Ça m'est déjà arrivé. Moi, j'ai voté contre le fameux traité européen qui, je le rappelle, n'a pas été renégocié comme François Hollande s'est engagé. Et on ne le paye aujourd'hui. C'était il y a un an et demi. S'il y a 18 mois, on nous avait écoutés, ou si François Hollande s'était écouté lui-même, d'ailleurs, en faisant respecter un engagement de campagne, on n'aurait pas cet étau imbécile, des 3% que, d'ailleurs, nous-mêmes en train de remettre en cause aujourd'hui, en allant à Berlin ou à Bruxelles, en expliquant, finalement, on ne retiendrait pas cette règle absurde que nous-mêmes, on nous a fait voter il y a 18 mois. Il m'est arrivé, donc, de voter contre un certain nombre de projets. Moi, je ne suis pas monsieur ou madame contre. J'essaie d'être utile à mon pays, d'être utile à la majorité. Je veux qu'elle réussisse. Mais je ne le ferai pas au prix d'un passage en force sur, encore une fois, des thèses hominubilées par la baisse du coût du travail ou des économies tout azimules qui ne marchent pas. Il y a une grande contradiction à dire, d'un côté, dans des grands discours, en général, assez beaux, d'ailleurs. La France, c'est un grand pays. Il faut donc investir dans le monde de demain. Et à la fin, la phrase, s'excuser de l'investir quasiment nulle part, faute de moyens. C'est une contradiction. Donc, la question est de savoir si, en étant de disette budgétaire, on a les moyens, je crois que oui, de répartir autrement l'argent public plutôt que de le gaspiller dans la seule baisse des déficits. Et on peut le faire en investissant dans le numérique, en investissant dans le monde écologique qui vient, en investissant dans nos équipements et dans nos grandes infrastructures. Tout ça, c'est moderne. Et la gauche moderne, c'est aussi ça. »
