Pouria Amirshahi — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 oct. 2014 au 11 avr. 2026
Questions
28
Entretiens
4
Sources
4
Heures analysées
2,3 h
Répartition sur 28 questions évaluables
Réponse directe
16
Réponse partielle
4
Réponse à côté
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 28
Question 1Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ?
Réponse directe
Oui, je vous comprends. C'est aussi les lois anti-juives, la France de Pétain. Oui, mais on est dans une rhétorique politique dans laquelle vous savez très bien que des discours parfois échappent par le verbe à l'intention initiale de ceux qui les prononcent. Je connais bien Éric Coquerel et je pense que ce qu'il a voulu dire c'est que quand on est dans un parti qui stigmatise à ce point, non pas les juifs aujourd'hui, mais les musulmans, mais au même point de discrimination, considérer qu'ils sont un problème pour le pays quand même, matin, midi et soir. Vous diriez que les musulmans aujourd'hui en France
« Oui, je vous comprends. C'est aussi les lois anti-juives, la France de Pétain. Oui, mais on est dans une rhétorique politique dans laquelle vous savez très bien que des discours parfois échappent par le verbe à l'intention initiale de ceux qui les prononcent. Je connais bien Éric Coquerel et je pense que ce qu'il a voulu dire c'est que quand on est dans un parti qui stigmatise à ce point, non pas les juifs aujourd'hui, mais les musulmans, mais au même point de discrimination, considérer qu'ils sont un problème pour le pays quand même, matin, midi et soir. Vous diriez que les musulmans aujourd'hui en France »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La progression du Rassemblement national. La confirmation de la progression et de l'ombre grandissante de ce parti qui passe de 500 à 3 000 conseillers et qui peut ensuite bénéficier, on le sait, de nombreux élus qui n'ont pas affiché leur étiquette dans beaucoup de communes. Et ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est le retour de la droite que personne n'avait vu venir, qui a quand même pu conforter des positions. Qui, au niveau local, n'a jamais vraiment disparu, la droite. Oui, mais là, comme on est à un an des présidentielles, ça change un peu le climat. Alors moi, ce que je vois se dessiner, c'est une compétition entre, d'un côté, Retaille-Ophilippe, à droite, de l'autre côté, Bardella-Le Pen. Là, ce n'est pas une compétition entre Bardella et Le Pen. Oui, ce que je veux dire, c'est qu'entre les deux pôles, va se jouer le leadership sur des électorats qui ont commencé, et ça, c'est le deuxième enseignement que je voudrais tirer, des électorats qui ont commencé à s'amalgamer facilement. Les électorats de droite et d'extrême droite, qui respectaient quand même plutôt l'éternchéité proclamée par une partie de la droite républicaine depuis Chirac, ne le respectent plus tout à fait et pas partout. Ce qui est un autre élément inquiétude pour 2027. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 27:38
Question 2Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Vous avez déjà employé à plusieurs reprises le terme fasciste. Lors des élections municipales à Toulouse le parti socialiste et la France insoumise se sont entendus pour ériger un front antifasciste face au risque de la réélection du maire sortant Jean-Luc Moudin qui est un responsable politique dont tout le monde s'accorde à peu près à dire qu'il a fait toute sa carrière politique au centre. Est-ce qu'en qualifiant ses adversaires politiques de fascistes parfois de manière un peu rapide voire excessive on ne dévalue pas la portée de ce mot ?
Réponse partielle
Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats…
« Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats-Unis, en Hongrie et dans tous les pays que j'ai cités tout à l'heure. C'est ça qui est en jeu. Ce n'est pas tant à l'échelle de quelques villes même s'il y a des villes qui sont conquises par le Rassemblement national et qui sont des laboratoires inquiétants d'une politique qu'ils veulent mettre en œuvre à l'échelle nationale. Mais c'est une stratégie de mise sous cloche de la société, d'indexation de cette société sur une vision d'ordre. Et moi, je peux vous raconter pour avoir fait avec d'autres parlementaires et d'autres acteurs de la société civile des déplacements à l'étranger dans le cadre d'une association que nous avons fondée qui s'appelle la DIG qui vise justement à aller nous instruire dans d'autres pays de ces bascules en cours d'une constante. La première, c'est que le régime nouveau qui s'installe, le gouvernement illibéral qui s'installe, le fait d'abord avec un discours autour de la purification du pays. Il faut purifier le pays de ses corps étrangers. Les immigrés, mais aussi le purifier de la morale de la gauche. C'est systématique. C'est une constante permanente. La deuxième caractéristique, c'est que leur agenda politique se traduit par une mise sous cloche de la justice. Regardez ce qu'a fait Orban en Hongrie en mettant tout de suite sous cloche la justice et le système judiciaire hongrois il y a 15 ans déjà. Regardez ce qu'a fait Erdogan. Ça, tout le monde le sait, c'est documenté et sur RFI en particulier, on en parle assez souvent. Et regardez ce qu'a fait Trump. Lorsque Trump arrive au pouvoir, il fait les fameux executive orders, c'est-à-dire les décrets présidentiels. Ces décrets présidentiels sont illégaux. Il ne peut pas les faire puisqu'il doit passer par le Congrès pour toute une série de décisions, y compris d'ailleurs les premiers bombardements en Iran. Vous savez, la fameuse guerre des 12 jours. La Cour suprême dit c'est vrai que c'est illégal, mais par un sophisme extraordinaire, nous explique que comme c'était quand même le mandat du président élu, sa promesse de campagne, ça devient légal. Voilà comment, sans toucher aux institutions, on change le régime. Et c'est ça la nouveauté de la période, on va dire, fasciste. Mais c'est vrai que ce n'est pas la peine d'aller, pour nous faire peur, invoquer les années 30 ou sortir forcément les grands mots. Il suffit de regarder nous français autour. Je viens de décrire quelques aspects. Vous avez aussi, évidemment, derrière des politiques. Qu'est-ce qu'elles mettent en cause ? D'abord les femmes, les étrangers. Ça c'est constante, permanente. Ça fait quand même beaucoup de gens à la fin qui sont menacés. Et quand tous les droits et les libertés sont menacés, vous le voyez dans les universités aux Etats-Unis. Vous voyez comment aujourd'hui, le fait de s'engager sur un certain nombre de causes, la cause palestinienne mais d'autres aussi, vous prive de vos subventions. Vous met sur une liste de professeurs ou d'enseignants indésirables. Ce sont des débats qui arrivent en France. Ce qui s'est passé à Oxford, ce qui se passe dans quelques autres universités comme Columbia, on l'a vu à Sciences Po. Il faut faire attention. Nous ne sommes pas étanches au monde et là encore, comme on l'avait dit tout à l'heure, la géopolitique nous rattrape. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 23:32
Question 3Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Non. Pendant le régime de Vichy ?
Réponse à côté
Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau…
« Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:14Voir 2 autres passages
« statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. Enfin écoutez, Frédéric Rivière, on a des maires noires ou des maires à mémoire immigrée, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:33
« français, pleinement français, qui ont par leur élection la possibilité de faire une démonstration implacable. D'ailleurs, ce n'est pas eux qui font la démonstration, ce sont les électrices et les électeurs, ce sont les français qui la font. La République, ça fonctionne quand justement on se défait de toutes ces crispations identitaires, quand on est capable de considérer qu'une est indivisible mais multiculturelle, la France est capable de faire cohésion, de faire société. C'est une bonne nouvelle. Regardez combien d'années ces noires qui n'étaient pas représentés ou mal représentés ont dû subir toutes les humiliations de non-représentation, d'invisibilisation, de contrôle au faciès. Je vous en passe. Je ne dis pas ça par discours victimaire, je dis ça parce que c'est encore une réalité documentée. Et devant toutes les sinistroses de l'époque que moi-même j'ai nourri tout à l'heure en disant alerte au vent mauvais, alerte au néofascisme qui s'installe, on a quand même des vents de fraîcheur qui montrent qu'en fait la République ça peut marcher, ça peut fonctionner et que l'on vienne à Saint-Denis célébrer ça dans un moment joyeux, festif, pas un incident. »
Question 4Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Politique avec Pouria Amirchaï, député du groupe Écologiste et Social, membre de la commission des lois. On va en venir, Pouria Amirchaï, à la situation politique en France. Et peut-être pour commencer aux enseignements que l'on peut tirer des récentes élections municipales. Pour vous, quelle est la donnée la plus importante de ce scrutin ?
Réponse directe
La progression du Rassemblement national. La confirmation de la progression et de l'ombre grandissante de ce parti qui passe de 500 à 3 000 conseillers et qui peut ensuite bénéficier, on le sait, de nombreux élus qui n'ont pas affiché leur étiquette dans beaucoup de communes. Et ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est le retour de la droite que personne n'avait vu venir, qui a quand même pu conforter des positions. Qui, au niveau local, n'a jamais vraiment disparu, la droite. Oui, mais là, comme on est à un an des présidentielles, ça change un peu le climat. Alors moi, ce que je vois se dessiner, c'est une compétition entre, d'un côté, Retaille-Ophilippe, à droite, de l'autre c…
« La progression du Rassemblement national. La confirmation de la progression et de l'ombre grandissante de ce parti qui passe de 500 à 3 000 conseillers et qui peut ensuite bénéficier, on le sait, de nombreux élus qui n'ont pas affiché leur étiquette dans beaucoup de communes. Et ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est le retour de la droite que personne n'avait vu venir, qui a quand même pu conforter des positions. Qui, au niveau local, n'a jamais vraiment disparu, la droite. Oui, mais là, comme on est à un an des présidentielles, ça change un peu le climat. Alors moi, ce que je vois se dessiner, c'est une compétition entre, d'un côté, Retaille-Ophilippe, à droite, de l'autre côté, Bardella-Le Pen. Là, ce n'est pas une compétition entre Bardella et Le Pen. Oui, ce que je veux dire, c'est qu'entre les deux pôles, va se jouer le leadership sur des électorats qui ont commencé, et ça, c'est le deuxième enseignement que je voudrais tirer, des électorats qui ont commencé à s'amalgamer facilement. Les électorats de droite et d'extrême droite, qui respectaient quand même plutôt l'éternchéité proclamée par une partie de la droite républicaine depuis Chirac, ne le respectent plus tout à fait et pas partout. Ce qui est un autre élément inquiétude pour 2027. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 20:03
Question 5Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Cette progression du Rassemblement National que vous avez souligné d'emblée, à quoi tient-elle, selon vous ?
Réponse directe
Écoutez, la progression du Rassemblement National, comme dans tous les partis illibéraux ou crypto-fascistes ou fascistes de tous les pays du monde, maintenant, sans beaucoup d'exceptions, sont mues par une matrice de réaction au sens étymologique du terme à un désordre du monde qui inquiète des millions de gens. Qui cultive le racisme et cette idée que les malheurs qui nous arrivent sont d'abord le fait des étrangers et puis c'est le travail patient d'implantation d'un parti qui a été créé il y a 40 ans et qui s'est doté de moyens, qui a été banalisé et qui bénéficie aujourd'hui du concours inouï non seulement de grandes fortunes mais d'émetteurs et de prescripteurs d'opinions puissantes.…
« Écoutez, la progression du Rassemblement National, comme dans tous les partis illibéraux ou crypto-fascistes ou fascistes de tous les pays du monde, maintenant, sans beaucoup d'exceptions, sont mues par une matrice de réaction au sens étymologique du terme à un désordre du monde qui inquiète des millions de gens. Qui cultive le racisme et cette idée que les malheurs qui nous arrivent sont d'abord le fait des étrangers et puis c'est le travail patient d'implantation d'un parti qui a été créé il y a 40 ans et qui s'est doté de moyens, qui a été banalisé et qui bénéficie aujourd'hui du concours inouï non seulement de grandes fortunes mais d'émetteurs et de prescripteurs d'opinions puissantes. Je pense évidemment à la sphère Bolloré qui tient un certain nombre de médias et on a vu que le processus était à l'oeuvre aussi aux Etats-Unis depuis longtemps en Italie en Hongrie en Turquie bien avant les bascules de ces démocraties européennes et occidentales et la liste s'allonge à chaque fois. C'est à ça qu'il faut réagir. La question n'est pas d'ailleurs que française. On l'a vu lors de l'investiture de Trump celles et ceux qui l'entouraient étaient déjà des chefs d'Etat qui avaient basculé enfin de démocratie qui avaient basculé dans le libéralisme entourés de grandes fortunes jusque-là à la limite c'est assez classique que le grand capital comme on disait à une époque vienne en appui de ces gens-là mais à la tête de technologies puissantes c'est-à-dire ils ont des satellites ces musques ils ont investi dans l'intelligence artificielle donc des transformations profondes d'une société de surveillance et d'une société de transformation ontologique de nos sociétés. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 21:19
Question 6Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Est-ce qu'il y a des proverbes iraniens qui vous viendraient à l'esprit immédiatement ?
Réponse à côté
Non, mais je pense souvent, moi, aux 4 ans de Omar Khayyam, qui sont très célèbres parce que ce sont des odes à la vie, au vin, à la bonne chair, à l'amour. Non, mais justement, c'est intéressant son histoire parce que dans son siècle, je crois que c'est le XIIIe, il est contemporain de Hassan ibn Sabah. Et Hassan ibn Sabah, lui, c'est un ismaélien qui fonde, enfin, qui annonce le chiisme et qui fonde d'une certaine façon le terrorisme pour libérer l'Iran de l'influence à la fois turque et égyptienne. Et Omar Khayyam, lui, est aussi un érudit, aussi un homme de religion, mais il est plutôt sur une vision émancipée de la vie et ne prenne pas du tout le même chemin. Et je vous invite à lire d…
« Non, mais je pense souvent, moi, aux 4 ans de Omar Khayyam, qui sont très célèbres parce que ce sont des odes à la vie, au vin, à la bonne chair, à l'amour. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 3:17Voir 1 autre passage
« Non, mais justement, c'est intéressant son histoire parce que dans son siècle, je crois que c'est le XIIIe, il est contemporain de Hassan ibn Sabah. Et Hassan ibn Sabah, lui, c'est un ismaélien qui fonde, enfin, qui annonce le chiisme et qui fonde d'une certaine façon le terrorisme pour libérer l'Iran de l'influence à la fois turque et égyptienne. Et Omar Khayyam, lui, est aussi un érudit, aussi un homme de religion, mais il est plutôt sur une vision émancipée de la vie et ne prenne pas du tout le même chemin. Et je vous invite à lire deux livres qui peuvent en parler. Le premier, c'est celui d'Amin Maalouf, sa marquante, qui parle justement d'Omar Khayyam. Et l'autre, dont j'oublie les noms, un écrivain croate, qui parle de Hassan ibn Sabah. Le livre, c'est Alamut. Voilà. Vous avez encore de la famille en Iran, aujourd'hui ? Oui, j'ai mon père qui vit là-bas. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 3:29
Question 7Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Pour vous, donc, quelles sont les raisons qui ont conduit à ce scénario dont vous dites qu'il n'était pas vraiment inévitable ?
Réponse partielle
Je ne sais pas répondre à ça. Je ne sais pas ce qui a accéléré le calendrier et ce qui a motivé, on le saura, mais ce qui a précisément motivé l'intervention de Donald Trump. Quand on regarde quand même la rhétorique, c'est assez stupéfiant de considérer que sa demande principale, il l'a formulée comme ça dans son avant-dernière conférence de presse avant le cessez-le-feu, c'est la libération du Détroit d'Hormuz. Je rappelle que le Détroit d'Hormuz était libre avant qu'il intervienne. Donc, moi, je pense qu'il y a une stratégie d'accaparement, d'affaiblissement d'un État dont on ne veut pas qu'il soit une puissance. Et, évidemment, il joue avec Netanyahou aussi de ce que ce gouvernement est…
« Je ne sais pas répondre à ça. Je ne sais pas ce qui a accéléré le calendrier et ce qui a motivé, on le saura, mais ce qui a précisément motivé l'intervention de Donald Trump. Quand on regarde quand même la rhétorique, c'est assez stupéfiant de considérer que sa demande principale, il l'a formulée comme ça dans son avant-dernière conférence de presse avant le cessez-le-feu, c'est la libération du Détroit d'Hormuz. Je rappelle que le Détroit d'Hormuz était libre avant qu'il intervienne. Donc, moi, je pense qu'il y a une stratégie d'accaparement, d'affaiblissement d'un État dont on ne veut pas qu'il soit une puissance. Et, évidemment, il joue avec Netanyahou aussi de ce que ce gouvernement est honni et détestable pour pouvoir justifier un tel affaiblissement. Au fond, ni l'Arabie Saoudite, ni Israël et d'autres régions n'ont intérêt à ce que l'Iran soit... Mais ça date, c'est même avant la révolution islamique que l'Iran soit une puissance régionale. Et donc, je pense que la géopolitique est ce qui commande simplement les intentions des uns et des autres. Avec, encore une fois, un prisme particulier qui est celui développé par un autre suprémacisme que celui de M. Trump. C'est celui de Netanyahou qui pèse lourd dans la balance. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 9:53
Question 8Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
quels sont vos moyens par ce collectif ?
Réponse directe
Alors ce que je vous disais tout à l'heure c'était qu'on voulait d'abord nous instruire de ce qu'il se passe ailleurs. Donc vous créez un réseau d'observateurs Exactement et donc on a été en Turquie au Brésil moi je n'étais qu'un seul pays j'ai été aux Etats-Unis mais d'autres sont allés dans toute une série d'autres pays et on va à l'automne prochain organiser des rencontres internationales de personnalités de la société civile de la pensée critique vos confrères ou consoeurs journalistes par exemple ou des femmes et des hommes de droit des scientifiques des artistes des élus également pour mettre en place un réseau international qui fait face à ce réseau mondial dont j'ai parlé tout à l'h…
« Alors ce que je vous disais tout à l'heure c'était qu'on voulait d'abord nous instruire de ce qu'il se passe ailleurs. Donc vous créez un réseau d'observateurs Exactement et donc on a été en Turquie au Brésil moi je n'étais qu'un seul pays j'ai été aux Etats-Unis mais d'autres sont allés dans toute une série d'autres pays et on va à l'automne prochain organiser des rencontres internationales de personnalités de la société civile de la pensée critique vos confrères ou consoeurs journalistes par exemple ou des femmes et des hommes de droit des scientifiques des artistes des élus également pour mettre en place un réseau international qui fait face à ce réseau mondial dont j'ai parlé tout à l'heure dont Donald Trump est la figure de pro et quelques autres l'idée est d'être d'abord connecté entre nous c'est important au XXIème siècle d'être connecté de partager de l'expérience de l'information et y compris dans les pays qui ont déjà basculé de comprendre les agendas en place pour mieux nous préparer si le malheur à nous arrivait mais il s'agit aussi d'empêcher le malheur de nous arriver c'est à dire que l'extrême droite mette la main sur notre pays car ce ne serait pas simplement une mauvaise nouvelle politique au sens classique du terme quand on perd une édiction c'est la géopolitique là encore qui basculerait totalement c'est la France conseil de sécurité de l'ONU pilier de l'Union Européenne etc donc pour nous prémunir de cela on a construit une association en France et on a voulu qu'elle permette d'être un carrefour d'énergie disponible qui sont déjà actifs dans la société sur toute une série de fronts le front universitaire le front des artistes le front scientifique le front des collectivités locales aussi et dans ce conseil d'administration assez hybride on a mis en place trois collèges un collège avec des élus mais qui est minoritaire un collège avec des personnalités de la société civile des universitaires des intellectuels des activistes et puis un collège d'organisation de personnes morales la ligue des droits de l'homme Oxfam et quelques autres ont décidé de se joindre à nous et effectivement il y a un pluralisme et de profession et d'opinion le point commun étant évidemment la défense de l'état de droit de la démocratie ce qui a par exemple conduit madame Lafourcade qui vous savez par ailleurs occupe des fonctions importantes à la commission nationale des droits de l'homme de nous accompagner également ainsi que de nombreux intellectuels ou personnes soucieuses de l'état de droit qu'est-ce qu'on veut faire on veut déjà identifier quels sont les risques on en a des nombreux notamment commencer par le risque constitutionnel vous connaissez les pouvoirs exorbitants du président de la république en France plus que dans d'autres démocraties et il y a sans doute si demain la France basculait un risque encore plus d'accélérer de basculer dans quelque chose très inquiétant du fait des pouvoirs exorbitants du président de la république et ce que sans doute Orban a mis 10 à 15 ans à faire nous on mettrait que 18 mois d'ailleurs il y a des études européennes qui ont déjà été faites et qui sont remises en ce moment à l'examen pour être actualisés »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 31:08
Question 9Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Comment vit-il la situation ?
Réponse partielle
Écoutez, Mal, moi, ce que je peux vous dire, c'est que lorsque, il y a quelques jours, Donald Trump avait annoncé qu'il allait détruire la civilisation, et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. Bon, j'espère que c'est plus qu'un sursis qu'on a obtenu. Mais voilà la dernière conversation que j'ai eue avec lui.
« et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 4:42Voir 1 autre passage
« Bon, j'espère que c'est plus qu'un sursis qu'on a obtenu. Mais voilà la dernière conversation que j'ai eue avec lui. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 4:56
Question 10Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Compte tenu de la volonté exprimée à plusieurs reprises, depuis des années, très explicitement par le régime iranien, de détruire Israël, est-ce qu'on peut imaginer de ne pas tout mettre en œuvre pour que l'Iran ne parvienne pas à se doter de l'arme nucléaire ?
Réponse directe
Si, bien sûr, mais je rappelle que ça a été fait. L'accord sur le nucléaire en 2015, qui vise justement à empêcher l'Iran de se doter, définitivement, de se doter de l'arme atomique, a été remis en cause par Donald Trump. Quand même, il faut se rappeler de ça. Et c'est le même qui dénonce l'accord, qui donc justifie pour le gouvernement iranien, puisqu'il y a rupture de l'accord sur lequel tout le monde s'était engagé, y compris le régime iranien, de reprendre son programme, ou en tout cas de faire savoir qu'il avait l'intention de le reprendre. Et à partir de là, on rentre dans un champ absolument insaisissable pour nous toutes et tous, puisque la géopolitique, encore une fois, nous rattra…
« Si, bien sûr, mais je rappelle que ça a été fait. L'accord sur le nucléaire en 2015, qui vise justement à empêcher l'Iran de se doter, définitivement, de se doter de l'arme atomique, a été remis en cause par Donald Trump. Quand même, il faut se rappeler de ça. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 12:19Voir 1 autre passage
« Et c'est le même qui dénonce l'accord, qui donc justifie pour le gouvernement iranien, puisqu'il y a rupture de l'accord sur lequel tout le monde s'était engagé, y compris le régime iranien, de reprendre son programme, ou en tout cas de faire savoir qu'il avait l'intention de le reprendre. Et à partir de là, on rentre dans un champ absolument insaisissable pour nous toutes et tous, puisque la géopolitique, encore une fois, nous rattrape, mais cette fois-ci, pas sous les auspices d'un accord en bonne et due forme, raisonnable, et qui permet de sortir à la fois d'une escalade nucléaire et donc d'un risque de guerre et de confrontation avec Israël, mais au contraire, à la situation actuelle, qui n'est qu'une situation de guerre, de désarroi, de malheur, ajouté au malheur d'un peuple qui, vous l'avez dit, depuis 40 ans, subit déjà le joug des mollas. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 12:33
Question 11Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Si vous dites au même point ?
Réponse à côté
Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau…
« Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:14Voir 2 autres passages
« statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. Enfin écoutez, Frédéric Rivière, on a des maires noires ou des maires à mémoire immigrée, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:33
« français, pleinement français, qui ont par leur élection la possibilité de faire une démonstration implacable. D'ailleurs, ce n'est pas eux qui font la démonstration, ce sont les électrices et les électeurs, ce sont les français qui la font. La République, ça fonctionne quand justement on se défait de toutes ces crispations identitaires, quand on est capable de considérer qu'une est indivisible mais multiculturelle, la France est capable de faire cohésion, de faire société. C'est une bonne nouvelle. Regardez combien d'années ces noires qui n'étaient pas représentés ou mal représentés ont dû subir toutes les humiliations de non-représentation, d'invisibilisation, de contrôle au faciès. Je vous en passe. Je ne dis pas ça par discours victimaire, je dis ça parce que c'est encore une réalité documentée. Et devant toutes les sinistroses de l'époque que moi-même j'ai nourri tout à l'heure en disant alerte au vent mauvais, alerte au néofascisme qui s'installe, on a quand même des vents de fraîcheur qui montrent qu'en fait la République ça peut marcher, ça peut fonctionner et que l'on vienne à Saint-Denis célébrer ça dans un moment joyeux, festif, pas un incident. »
Question 12Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Au plus fort des manifestations, c'était le 13 janvier, Donald Trump avait publié un message sur son réseau social que je vais citer. Patriotes iraniens, continuez à manifester, prenez le contrôle de vos institutions, l'aide est en route. Qu'est-ce que vous avez pensé lorsque le président américain a diffusé ce message ?
Réponse directe
Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstrat…
« Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstration en disant « je veux le Groenland », en mettant la main sur le pétrole vénézuélien, quoi qu'on pense des régimes, ce n'est pas le sujet. Lui et d'autres, Poutine c'est le cas aussi, ont parfaitement compris que l'air qui s'ouvre est une aire de raréfaction des ressources du fait du réchauffement planétaire. Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. C'est ça l'enjeu principal. C'est appuyé au Moyen-Orient par autre chose, c'est-à-dire que le prisme israélien est quand même assez déterminant. C'est un allié infaillible jusque-là des États-Unis. Et pour les mêmes raisons d'accaparement d'ailleurs aussi, Israël revendiquant quasiment la totalité maintenant de la Palestine, avec des accès à l'eau, il y a là évidemment quelque chose de particulier, parce que ce qui se joue au Moyen-Orient, le Venezuela, ça pouvait nous paraître lointain, et puis sans conséquences forcément immédiates, le Moyen-Orient, c'est à côté de chez nous. Et il y a par ailleurs des conséquences en chaîne. Ce qui se passe aujourd'hui au Liban, en tout cas ces derniers jours, on a vu à quel point Israël continue à pilonner, et à pilonner le Liban, tout ça peut avoir des conséquences dramatiques, y compris pour nous. Évidemment, les conséquences humaines, sociales, de destruction, mais un État qui est mis en faillite, derrière, c'est la dissémination du terrorisme. C'est exactement ce qui s'est passé en Irak. Qu'est-ce que ça a donné la chute de l'Irak ? L'invasion de l'Irak ? La destruction d'un État profond ? Daesh, tout simplement. Qu'est-ce que ça a donné la destruction de la Libye ? Au nom de la liberté, au nom de ces mêmes appels que Trump a faits là à l'Iran, mais qui avaient été faits par d'autres dirigeants à l'époque, ça a donné Acme, »
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Question 13Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Et comment va-t-il ?
Réponse à côté
Écoutez, Mal, moi, ce que je peux vous dire, c'est que lorsque, il y a quelques jours, Donald Trump avait annoncé qu'il allait détruire la civilisation, et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. Bon, j'espère que c'est plus qu'un sursis qu'on a obtenu. Mais voilà la dernière conversation que j'ai eue avec lui.
« Écoutez, Mal, moi, ce que je peux vous dire, c'est que lorsque, il y a quelques jours, Donald Trump avait annoncé qu'il allait détruire la civilisation, »
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« et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 4:42
« Bon, j'espère que c'est plus qu'un sursis qu'on a obtenu. Mais voilà la dernière conversation que j'ai eue avec lui. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Question 14Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Vous l'avez rappelé, il y a eu plusieurs tentatives de soulèvement ces dernières années qui donc toutes ont été très violemment réprimées. La dernière sans doute encore beaucoup plus que les autres. Est-ce que vous avez une idée de ce qui pourrait créer des conditions favorables à un changement de régime ?
Réponse partielle
Pas la guerre déjà. Ou en tout cas d'un changement de régime dans le sens positif du terme. Vous savez, c'est un pays dans lequel il y a un taux de scolarisation et d'éducation qui est largement équivalent à celui de pays comme la France ou l'Allemagne ou d'autres. C'est un pays dans lequel il y a plus de femmes étudiantes que d'hommes étudiants. Il y a plus de femmes médecins que d'hommes médecins. Donc c'est un pays qui a un haut niveau d'éducation, un potentiel d'ingénierie, de développement économique et scientifique assez impressionnant. C'est cette société-là qu'il faut aider. Il y a des moyens pour aider cette société. On aurait pu largement permettre à des scientifiques, à des étudi…
« Pas la guerre déjà. Ou en tout cas d'un changement de régime dans le sens positif du terme. »
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« Vous savez, c'est un pays dans lequel il y a un taux de scolarisation et d'éducation qui est largement équivalent à celui de pays comme la France ou l'Allemagne ou d'autres. C'est un pays dans lequel il y a plus de femmes étudiantes que d'hommes étudiants. Il y a plus de femmes médecins que d'hommes médecins. Donc c'est un pays qui a un haut niveau d'éducation, un potentiel d'ingénierie, de développement économique et scientifique assez impressionnant. C'est cette société-là qu'il faut aider. Il y a des moyens pour aider cette société. On aurait pu largement permettre à des scientifiques, à des étudiantes, à des artistes d'être accueillis, par exemple, dans nos pays en Europe. On aurait pu, ça se fait de plus en plus, appuyer la diplomatie qui n'est pas qu'une diplomatie d'État. Les diplomaties entre les universités, entre les collectivités locales. Tout ça, ça compte aussi. »
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Question 15Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Alors, depuis bientôt un mois et demi, l'Iran est donc la cible d'une offensive militaire conjointe des États-Unis et d'Israël. Ces opérations ont été lancées, il faut le rappeler, quelques semaines après un mouvement de révolte du peuple iranien, notamment de sa jeunesse, contre le pouvoir des Mollah. La répression a été terrible. En fait, il est à peu près impossible d'avoir des chiffres précis, mais on parle de milliers de morts. Certains évoquent même jusqu'à 30 000 à 40 000 morts. Est-ce que vous avez cru, à un moment ou à un autre, dans ce mouvement qui a duré grosso modo trois semaines, qu'il y ait une possibilité que cette révolte fasse tomber le régime ?
Réponse directe
Oui, comme à chaque fois. Je crois toujours. En 2008, j'y ai cru, pas en 2009. Puis dans les autres mouvements qui ont été parfois de nature différente, c'était parfois des mouvements sociaux, parfois des mouvements étudiants. Il y a eu évidemment le magnifique mouvement Femmes, Vie, Liberté, qui est vraiment le mouvement d'époque, qui était une vraie révolution, qui vient dans la période qu'on appelle MeToo aussi. Je veux dire, c'est quand même à plus d'un titre un mouvement qui fera date. Et à chaque fois, j'ai cru que c'était possible. Et ce qui me fascine, c'est cette capacité de la société iranienne, malgré la répression dont elle est victime, à se régénérer, à réinventer, y compris le…
« Oui, comme à chaque fois. Je crois toujours. En 2008, j'y ai cru, pas en 2009. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 5:46Voir 1 autre passage
« Puis dans les autres mouvements qui ont été parfois de nature différente, c'était parfois des mouvements sociaux, parfois des mouvements étudiants. Il y a eu évidemment le magnifique mouvement Femmes, Vie, Liberté, qui est vraiment le mouvement d'époque, qui était une vraie révolution, qui vient dans la période qu'on appelle MeToo aussi. Je veux dire, c'est quand même à plus d'un titre un mouvement qui fera date. Et à chaque fois, j'ai cru que c'était possible. Et ce qui me fascine, c'est cette capacité de la société iranienne, malgré la répression dont elle est victime, à se régénérer, à réinventer, y compris les formes de son opposition au régime, et à ne rien lâcher, au fond. Mais comme à chaque fois, on est glacé par la réaction du pouvoir, qui, de façon systématique, est une réaction meurtrière et impitoyable. »
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Question 16Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Je le disais, dès les premières heures des bombardements, le régime a été décimé. On a notamment, après la mort du guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Qu'est-ce que vous avez éprouvé en apprenant cette nouvelle ?
Réponse directe
Je dirais que, pour être tout à fait honnête, pas grand-chose. Je pense qu'au fond, moi, j'ai eu quand même un petit rictus invisible de satisfaction. Mais ce n'est pas tout à fait de la satisfaction. En tout cas, je n'ai pas pleuré cet homme-là. Je dois le reconnaître. Et comme j'essaye toujours de raisonner et ne pas être dans l'affect, je suis quand même resté sur l'idée que cette intervention, y compris sa mort même, ne mènerait nulle part, dès lors qu'il n'y avait pas, de toute façon, derrière, de prise en main de la suite par le peuple iranien lui-même. Or, ce n'était pas l'intention du gouvernement Trump ni de sa stratégie, je pense.
« Je dirais que, pour être tout à fait honnête, pas grand-chose. Je pense qu'au fond, moi, j'ai eu quand même un petit rictus invisible de satisfaction. Mais ce n'est pas tout à fait de la satisfaction. En tout cas, je n'ai pas pleuré cet homme-là. Je dois le reconnaître. Et comme j'essaye toujours de raisonner et ne pas être dans l'affect, je suis quand même resté sur l'idée que cette intervention, y compris sa mort même, ne mènerait nulle part, dès lors qu'il n'y avait pas, de toute façon, derrière, de prise en main de la suite par le peuple iranien lui-même. Or, ce n'était pas l'intention du gouvernement Trump ni de sa stratégie, je pense. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 11:24
Question 17Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
vivent ce que les juifs vivaient sous l'occupation ?
Réponse directe
Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau…
« Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:14
Question 18Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Quand vous dites de la politique, c'est-à-dire que vous lisez ou vous dites des poèmes ?
Réponse à côté
Non, là j'ai été presque snob. En fait, je parle, je comprends, j'écris mais de façon très scolaire, on va dire rudimentaire. Oui, mais ce n'est pas tant l'explication, parce que chez moi, on parlait aussi le farci, le persan. C'est pour plein de raisons, donc je n'ai pas cultivé et pratiqué, ce qui fait que je me remets vite dans le bain, je la comprends vite, mais je n'ai pas travaillé, je n'ai pas pratiqué. Donc, la langue et la poésie en général étaient présentes parce que régulièrement, des vers étaient cités. Il y a des traditions en Iran qui consistent à ouvrir des livres de poésie au hasard, celle de Hafez en particulier, qui est un grand poète, mais d'autres aussi, au hasard, et de…
« Non, là j'ai été presque snob. En fait, je parle, je comprends, j'écris mais de façon très scolaire, on va dire rudimentaire. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 2:20Voir 2 autres passages
« Oui, mais ce n'est pas tant l'explication, parce que chez moi, on parlait aussi le farci, le persan. C'est pour plein de raisons, donc je n'ai pas cultivé et pratiqué, ce qui fait que je me remets vite dans le bain, je la comprends vite, mais je n'ai pas travaillé, je n'ai pas pratiqué. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 2:32
« Donc, la langue et la poésie en général étaient présentes parce que régulièrement, des vers étaient cités. Il y a des traditions en Iran qui consistent à ouvrir des livres de poésie au hasard, celle de Hafez en particulier, qui est un grand poète, mais d'autres aussi, au hasard, et de s'arrêter sur des vers qui sont considérés comme autant de présages. »
Question 19FRAUDE FISCALE : À QUOI JOUE GABRIEL ATTAL ?/LE DRÔLE DE 8 MAI DE MACRON
Qu'est-ce qui se cache derrière ces déclarations qui sonnent creux ?
Réponse à côté
Il y a aussi ensuite tout ce qui est fait dans des états non coopératifs, des paradis fiscaux.
« Il y a aussi ensuite tout ce qui est fait dans des états non coopératifs, des paradis fiscaux. »
Le Média · FRAUDE FISCALE : À QUOI JOUE GABRIEL ATTAL ?/LE DRÔLE DE 8 MAI DE MACRONVérifier à 4:08
Question 20FRAUDE FISCALE : À QUOI JOUE GABRIEL ATTAL ?/LE DRÔLE DE 8 MAI DE MACRON
Nous sommes ensemble pour un peu plus d'une heure d'échange autour de trois sujets qui font l'actualité. Plan de lutte contre la faute fiscale. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gabriel Attal, a indiqué aujourd'hui sur France Inter vouloir augmenter de 25 % les contrôles ciblés, et notamment sur les plus gros patrimoines. Il veut également créer une sanction d'indignité fiscale et civique. Oui, oui, vous ne rêvez pas. Le président est riche et ses ministres veulent s'en prendre aux puissants dont ils ont toujours protégé les intérêts. Alors pourquoi maintenant ?
Réponse à côté
Il y a aussi ensuite tout ce qui est fait dans des états non coopératifs, des paradis fiscaux.
« Il y a aussi ensuite tout ce qui est fait dans des états non coopératifs, des paradis fiscaux. »
Le Média · FRAUDE FISCALE : À QUOI JOUE GABRIEL ATTAL ?/LE DRÔLE DE 8 MAI DE MACRONVérifier à 4:08
Question 21Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"
Oui, car les députés vont examiner à partir d'aujourd'hui le projet de loi sécurité publique avec son volet antiterrorisme et en toile de fond. Le malaise, pour ne pas dire la colère des policiers. Bonjour Pouria Amir Chahi. Bonjour. L'actualité, c'est aussi à Aulnay-sous-Bois, avec ses 4 policiers suspendus et ses accusations de viol durant une interpellation. On l'a entendu ce matin dans le journaux de France Inter, un jeune d'Aulnay-sous-Bois qui disait qu'entre la police et les jeunes, il y a désormais un fossé culturel. Quel est ce fossé, selon vous ?
Réponse directe
Je pense qu'il provient de plusieurs choses, mais d'abord, du point de vue des jeunes des quartiers populaires, d'une ségrégation qui se vit d'abord à travers le racisme. C'est-à-dire que la ségrégation sociale, vécue dans beaucoup de quartiers populaires, se double de ce racisme qui manifestement est présent dans une partie de la police qui, sans doute par manque de formation, parfois par sentiment d'insécurité quand elle rentre elle-même dans ces quartiers-là, ne sait pas faire autrement que pratiquer la violence, la confrontation directe, le tutoiement, le rudoiement, et on l'a vu maintenant, le viol et parfois le meurtre. Il faut mettre les mots sur ce qui est en train de se passer.
« Je pense qu'il provient de plusieurs choses, mais d'abord, du point de vue des jeunes des quartiers populaires, d'une ségrégation qui se vit d'abord à travers le racisme. C'est-à-dire que la ségrégation sociale, vécue dans beaucoup de quartiers populaires, se double de ce racisme qui manifestement est présent dans une partie de la police qui, sans doute par manque de formation, parfois par sentiment d'insécurité quand elle rentre elle-même dans ces quartiers-là, ne sait pas faire autrement que pratiquer la violence, la confrontation directe, le tutoiement, le rudoiement, et on l'a vu maintenant, le viol et parfois le meurtre. Il faut mettre les mots sur ce qui est en train de se passer. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 0:49
Question 22Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"
Des récipicés pour lutter contre les contrôles au faciaire, ça c'est quelque chose sur lequel vous vous êtes pas mal battu il y a un an. Est-ce que vous allez remettre cette proposition sur le tapis ?
Réponse directe
Oui. Pas dans le cadre de la proposition de loi sur la sécurité publique qui a commencé hier soir et qui continue aujourd'hui et demain. parce que je ne mène pas de faux combats dont je sais par avance que de toute façon ils ne seront pas suivis des faits immédiats. Mais je sais que dans le débat présidentiel, certains reprendront cette proposition. Et vous savez, c'est pas une marotte. Quand vous êtes contrôlé 5 à 10 fois par jour, sans aucune justification, vous avez besoin d'avoir des procédures qui vous défendent et qui vous protègent. Et y compris qui permettent à des policiers de faire leur travail. Car voyez-vous, la question du récipicé de contrôle au faciaire, ça existe. Ça a été t…
« Oui. Pas dans le cadre de la proposition de loi sur la sécurité publique qui a commencé hier soir et qui continue aujourd'hui et demain. parce que je ne mène pas de faux combats dont je sais par avance que de toute façon ils ne seront pas suivis des faits immédiats. Mais je sais que dans le débat présidentiel, certains reprendront cette proposition. Et vous savez, c'est pas une marotte. Quand vous êtes contrôlé 5 à 10 fois par jour, sans aucune justification, vous avez besoin d'avoir des procédures qui vous défendent et qui vous protègent. Et y compris qui permettent à des policiers de faire leur travail. Car voyez-vous, la question du récipicé de contrôle au faciaire, ça existe. Ça a été testé à Madrid. Ça a été testé à Sofia, en Bulgarie. Ça a été testé à Londres. Et ça a été testé aussi, je crois, aux Etats-Unis. Moi, j'ai rencontré les policiers de différents de ces pays-là. Au début, ils étaient tous contre. En disant, comme les policiers français, ça va faire de la paperasserie. On n'a pas que ça à faire que de remettre des souches de contravention. Et puis finalement, on a accepté. Pourquoi on l'a accepté ? Parce que du coup, ça a apaisé les relations avec les jeunes. Et ça nous a surtout, nous, permis de faire notre boulot. C'est-à-dire, plutôt que de passer notre temps à contrôler les jeunes, on a fait de la circulation, mais on a aussi fait de la filature, des enquêtes, des investigations. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 3:48
Question 23Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"
En un mot, vous, l'ex-socialiste, est-ce que vous estimez que le quinquennat, François Hollande, a répondu aux inquiétudes, aux craintes des policiers qu'ils expriment depuis plusieurs mois maintenant ?
Réponse directe
Oui et non. Oui, parce qu'il y a eu des postes supplémentaires. Oui, sans doute, parce qu'il y a plus de considérations et qu'on a arrêté le culte de la politique du chiffre. Mais non, parce que les conditions de travail sont toujours difficiles. C'est là où on a des, parmi parfois les moins qualifiés de la fonction publique. Et puis, encore une fois, c'est un métier qui reste dangereux, qui reste difficile et qui mériterait d'être valorisé. mais autrement que par le discours de testotérone, de la virilité et, on va dire, le roman cheval-rex de la police. On peut respecter les policiers, c'est mon cas, la police républicaine, sans être dans ce mythe. Merci. Pouria Amir Chahi,
« Oui et non. Oui, parce qu'il y a eu des postes supplémentaires. Oui, sans doute, parce qu'il y a plus de considérations et qu'on a arrêté le culte de la politique du chiffre. Mais non, parce que les conditions de travail sont toujours difficiles. C'est là où on a des, parmi parfois les moins qualifiés de la fonction publique. Et puis, encore une fois, c'est un métier qui reste dangereux, qui reste difficile et qui mériterait d'être valorisé. mais autrement que par le discours de testotérone, de la virilité et, on va dire, le roman cheval-rex de la police. On peut respecter les policiers, c'est mon cas, la police républicaine, sans être dans ce mythe. Merci. Pouria Amir Chahi, »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 7:18
Question 24Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"
Y a-t-il un contexte qui favoriserait ces suspicions de part et d'autre ?
Réponse directe
Ça fait des années que vous avez effectivement, en France, des relations difficiles, compliquées, entre les jeunes des quartiers, principalement ceux qui sont noirs ou basanés, qui sont victimes de discrimination, commencées par les contrôles d'identité, ce sont les plus contrôlés en France, et de l'autre côté, vous avez des policiers qui sont dans des métiers harassants, fatigants, on leur demande beaucoup, on leur demande beaucoup trop, parfois même y compris sans évaluation réelle de l'efficacité de leur intervention, et on se trompe lorsque, notamment, on en parlait tout à l'heure, on propose des lois toujours pour renforcer les pouvoirs des policiers, alors qu'il faudrait, à mon avis,…
« Ça fait des années que vous avez effectivement, en France, des relations difficiles, compliquées, entre les jeunes des quartiers, principalement ceux qui sont noirs ou basanés, qui sont victimes de discrimination, commencées par les contrôles d'identité, ce sont les plus contrôlés en France, et de l'autre côté, vous avez des policiers qui sont dans des métiers harassants, fatigants, on leur demande beaucoup, on leur demande beaucoup trop, parfois même y compris sans évaluation réelle de l'efficacité de leur intervention, et on se trompe lorsque, notamment, on en parlait tout à l'heure, on propose des lois toujours pour renforcer les pouvoirs des policiers, alors qu'il faudrait, à mon avis, renforcer leur formation, le sens du discernement, la maîtrise, le sang-froid, et puis le respect d'un certain nombre de règles. Je voudrais vous donner un exemple. Il y avait, en 1986, quand Pierre-Jacques était ministre de l'Intérieur, un code de déontologie. Ce code de déontologie, dans son article premier, ses premiers mots disaient que le rôle du policier était de défendre les libertés individuelles. En 2014, lorsque le nouveau code a été installé, voulu par Nicolas Sarkozy et ensuite par Manuel Valls, cette référence aux libertés individuelles a purement et simplement disparu. On demandait avant aux policiers, par ailleurs, d'intervenir dans le respect de la loi. On ne leur demande plus aujourd'hui que d'intervenir pour faire respecter la loi, ce qui n'est plus du tout la même chose. Donc il y a eu un glissement progressif, et un glissement, y compris, qui s'est accompagné d'un changement de pratiques et de doctrines sans que ce soit dit. Avant, on avait une procédure de désescalade dans la police. On savait faire, on était même réputés pour ça. On avait des policiers très très bons, qui savaient, dans la gestion des foules, manifestations par exemple, comme dans les interpellations individuelles, à avoir ce qu'on appelle une bonne distance. Et puis petit à petit, on s'est aperçu que contrairement à nos voisins européens, on est devenu plus brutal. Et ça s'est vu, et on a vu des drames. Je pense à Rémi Fraisse. Je pense à ceux qui ont perdu un oeil, vos collègues par exemple, lors des manifestations de travail. Je pense à Adama Traoré. Et je ne veux pas, franchement, accabler la police dans son ensemble. Loin de là. Mais on ne peut pas, comme c'est le cas aujourd'hui, faire une loi pour protéger les policiers au demeurant. Elle n'est pas utile, sans parler de ceux qui ont besoin d'être protégés, parfois de la police elle-même. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 1:32
Question 25Pouria Amirshahi
Alors, qu'est-ce que vous voulez améliorer dans cette loi ?
Réponse à côté
Sur le marché du travail, je ne pense pas que le problème principal soit sa rigidité. Je sais que ce n'est pas très à la mode que de dire cela. Je pense que si on veut pouvoir favoriser l'emploi, l'embauche, le problème, ce n'est pas tant de libérer des secteurs qui seraient contraints. Il y en a peut-être un ou deux qui vivent de monopole indu. Mais c'est de favoriser des plans de relance, d'embauche, d'emploi, tels qu'on les a proposés dans les politiques budgétaires et dans les débats en cours actuellement, d'insister peut-être beaucoup plus sur l'accompagnement des salariés dans leur déroulement de carrière, la professionnalisation, l'intégration sur le marché du travail. Il y a beaucou…
« Sur le marché du travail, je ne pense pas que le problème principal soit sa rigidité. Je sais que ce n'est pas très à la mode que de dire cela. Je pense que si on veut pouvoir favoriser l'emploi, l'embauche, le problème, ce n'est pas tant de libérer des secteurs qui seraient contraints. Il y en a peut-être un ou deux qui vivent de monopole indu. Mais c'est de favoriser des plans de relance, d'embauche, d'emploi, tels qu'on les a proposés dans les politiques budgétaires et dans les débats en cours actuellement, d'insister peut-être beaucoup plus sur l'accompagnement des salariés dans leur déroulement de carrière, la professionnalisation, l'intégration sur le marché du travail. Il y a beaucoup de choses qui sont dites, faites, proposées par des syndicats, par certaines entreprises et certains entrepreneurs aussi et qui sont aussi, il suffisait juste de le relire, des éléments de la feuille de route présidentielle de 2012. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria AmirshahiVérifier à 4:39Voir 2 autres passages
« C'est toujours le débat de personnes qui viennent vite en politique et qui tuent un peu les idées. Parce que forcément, vous rentrez dans un débat de confrontation individuelle. Moi, j'ai de la grande estime pour Martine Aubry, évidemment. Je pense que ce qu'elle dit depuis quelques jours est utile. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria AmirshahiVérifier à 5:39
« Pas simplement parce que c'est une personne reconnue et connue. Parce que c'est autour d'elle que c'était reconstruit une reconquête, un projet, des alliances. Mais est-ce qu'elle peut être à la tête des fondeurs ? En tout cas, je ne demande pas du tout que qui que ce soit prenne la tête de quoi que ce soit. Je me réjouis par contre que des voix fortes et utiles nous accompagnent, valident, encouragent des propositions qui, à mon avis, sont utiles. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 20:03
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« statistique pour le montrer au gré de drames ou tout simplement de l'évocation du nombre de fois où le mot islam est prononcé dans les médias par exemple. Bon, donc j'ai aucun doute là-dessus. Mais je voudrais revenir sur ce que vous avez évoqué, Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. C'est beau ce qui s'est passé à Saint-Denis. Enfin écoutez, Frédéric Rivière, on a des maires noires ou des maires à mémoire immigrée, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:33
« Alors ce que je vous disais tout à l'heure c'était qu'on voulait d'abord nous instruire de ce qu'il se passe ailleurs. Donc vous créez un réseau d'observateurs Exactement et donc on a été en Turquie au Brésil moi je n'étais qu'un seul pays j'ai été aux Etats-Unis mais d'autres sont allés dans toute une série d'autres pays et on va à l'automne prochain organiser des rencontres internationales de personnalités de la société civile de la pensée critique vos confrères ou consoeurs journalistes par exemple ou des femmes et des hommes de droit des scientifiques des artistes des élus également pour mettre en place un réseau international qui fait face à ce réseau mondial dont j'ai parlé tout à l'heure dont Donald Trump est la figure de pro et quelques autres l'idée est d'être d'abord connecté entre nous c'est important au XXIème siècle d'être connecté de partager de l'expérience de l'information et y compris dans les pays qui ont déjà basculé de comprendre les agendas en place pour mieux nous préparer si le malheur à nous arrivait mais il s'agit aussi d'empêcher le malheur de nous arriver c'est à dire que l'extrême droite mette la main sur notre pays car ce ne serait pas simplement une mauvaise nouvelle politique au sens classique du terme quand on perd une édiction c'est la géopolitique là encore qui basculerait totalement c'est la France conseil de sécurité de l'ONU pilier de l'Union Européenne etc donc pour nous prémunir de cela on a construit une association en France et on a voulu qu'elle permette d'être un carrefour d'énergie disponible qui sont déjà actifs dans la société sur toute une série de fronts le front universitaire le front des artistes le front scientifique le front des collectivités locales aussi et dans ce conseil d'administration assez hybride on a mis en place trois collèges un collège avec des élus mais qui est minoritaire un collège avec des personnalités de la société civile des universitaires des intellectuels des activistes et puis un collège d'organisation de personnes morales la ligue des droits de l'homme Oxfam et quelques autres ont décidé de se joindre à nous et effectivement il y a un pluralisme et de profession et d'opinion le point commun étant évidemment la défense de l'état de droit de la démocratie ce qui a par exemple conduit madame Lafourcade qui vous savez par ailleurs occupe des fonctions importantes à la commission nationale des droits de l'homme de nous accompagner également ainsi que de nombreux intellectuels ou personnes soucieuses de l'état de droit qu'est-ce qu'on veut faire on veut déjà identifier quels sont les risques on en a des nombreux notamment commencer par le risque constitutionnel vous connaissez les pouvoirs exorbitants du président de la république en France plus que dans d'autres démocraties et il y a sans doute si demain la France basculait un risque encore plus d'accélérer de basculer dans quelque chose très inquiétant du fait des pouvoirs exorbitants du président de la république et ce que sans doute Orban a mis 10 à 15 ans à faire nous on mettrait que 18 mois d'ailleurs il y a des études européennes qui ont déjà été faites et qui sont remises en ce moment à l'examen pour être actualisés »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 31:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« et qu'il allait le faire à 2h du matin, on avait même le moment, à 23h, mon père m'a appelé. Ce qui est assez particulier comme coup de fil, parce que vous avez l'impression qu'il vous appelle pour vous dire au revoir, en fait. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 4:42
« Et puis, je crois qu'on aurait aussi eu intérêt à favoriser la paix dans la région, respecter absolument l'accord de 2015, je l'ai dit tout à l'heure sur le nucléaire iranien, et contraindre Donald Trump. Absolument, c'est ça qui fait défaut en fait dans cette affaire. C'est faire face à Trump. C'est empêcher la folie meurtrière de Trump et empêcher la folie meurtrière de Netanyahou. Ce que ne fait pas l'Europe aujourd'hui, c'est ça. Elle peut, par proclamation et encore désordonnée, l'Espagne a été un peu plus en avant et audacieuse que d'autres, dire de temps en temps son mécontentement. Mais au fond, qu'est-ce qu'elle fait ? Pas grand-chose. Elle parle. Et on voit devant quel désarroi impuissant la France s'exprime lorsqu'elle est confrontée au bombardement sur le Liban, par exemple, qui est une alliée historique. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la progression du Rassemblement National, comme dans tous les partis illibéraux ou crypto-fascistes ou fascistes de tous les pays du monde, maintenant, sans beaucoup d'exceptions, sont mues par une matrice de réaction au sens étymologique du terme à un désordre du monde qui inquiète des millions de gens. Qui cultive le racisme et cette idée que les malheurs qui nous arrivent sont d'abord le fait des étrangers et puis c'est le travail patient d'implantation d'un parti qui a été créé il y a 40 ans et qui s'est doté de moyens, qui a été banalisé et qui bénéficie aujourd'hui du concours inouï non seulement de grandes fortunes mais d'émetteurs et de prescripteurs d'opinions puissantes. Je pense évidemment à la sphère Bolloré qui tient un certain nombre de médias et on a vu que le processus était à l'oeuvre aussi aux Etats-Unis depuis longtemps en Italie en Hongrie en Turquie bien avant les bascules de ces démocraties européennes et occidentales et la liste s'allonge à chaque fois. C'est à ça qu'il faut réagir. La question n'est pas d'ailleurs que française. On l'a vu lors de l'investiture de Trump celles et ceux qui l'entouraient étaient déjà des chefs d'Etat qui avaient basculé enfin de démocratie qui avaient basculé dans le libéralisme entourés de grandes fortunes jusque-là à la limite c'est assez classique que le grand capital comme on disait à une époque vienne en appui de ces gens-là mais à la tête de technologies puissantes c'est-à-dire ils ont des satellites ces musques ils ont investi dans l'intelligence artificielle donc des transformations profondes d'une société de surveillance et d'une société de transformation ontologique de nos sociétés. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 21:19Voir 2 autres passages
« Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats-Unis, en Hongrie et dans tous les pays que j'ai cités tout à l'heure. C'est ça qui est en jeu. Ce n'est pas tant à l'échelle de quelques villes même s'il y a des villes qui sont conquises par le Rassemblement national et qui sont des laboratoires inquiétants d'une politique qu'ils veulent mettre en œuvre à l'échelle nationale. Mais c'est une stratégie de mise sous cloche de la société, d'indexation de cette société sur une vision d'ordre. Et moi, je peux vous raconter pour avoir fait avec d'autres parlementaires et d'autres acteurs de la société civile des déplacements à l'étranger dans le cadre d'une association que nous avons fondée qui s'appelle la DIG qui vise justement à aller nous instruire dans d'autres pays de ces bascules en cours d'une constante. La première, c'est que le régime nouveau qui s'installe, le gouvernement illibéral qui s'installe, le fait d'abord avec un discours autour de la purification du pays. Il faut purifier le pays de ses corps étrangers. Les immigrés, mais aussi le purifier de la morale de la gauche. C'est systématique. C'est une constante permanente. La deuxième caractéristique, c'est que leur agenda politique se traduit par une mise sous cloche de la justice. Regardez ce qu'a fait Orban en Hongrie en mettant tout de suite sous cloche la justice et le système judiciaire hongrois il y a 15 ans déjà. Regardez ce qu'a fait Erdogan. Ça, tout le monde le sait, c'est documenté et sur RFI en particulier, on en parle assez souvent. Et regardez ce qu'a fait Trump. Lorsque Trump arrive au pouvoir, il fait les fameux executive orders, c'est-à-dire les décrets présidentiels. Ces décrets présidentiels sont illégaux. Il ne peut pas les faire puisqu'il doit passer par le Congrès pour toute une série de décisions, y compris d'ailleurs les premiers bombardements en Iran. Vous savez, la fameuse guerre des 12 jours. La Cour suprême dit c'est vrai que c'est illégal, mais par un sophisme extraordinaire, nous explique que comme c'était quand même le mandat du président élu, sa promesse de campagne, ça devient légal. Voilà comment, sans toucher aux institutions, on change le régime. Et c'est ça la nouveauté de la période, on va dire, fasciste. Mais c'est vrai que ce n'est pas la peine d'aller, pour nous faire peur, invoquer les années 30 ou sortir forcément les grands mots. Il suffit de regarder nous français autour. Je viens de décrire quelques aspects. Vous avez aussi, évidemment, derrière des politiques. Qu'est-ce qu'elles mettent en cause ? D'abord les femmes, les étrangers. Ça c'est constante, permanente. Ça fait quand même beaucoup de gens à la fin qui sont menacés. Et quand tous les droits et les libertés sont menacés, vous le voyez dans les universités aux Etats-Unis. Vous voyez comment aujourd'hui, le fait de s'engager sur un certain nombre de causes, la cause palestinienne mais d'autres aussi, vous prive de vos subventions. Vous met sur une liste de professeurs ou d'enseignants indésirables. Ce sont des débats qui arrivent en France. Ce qui s'est passé à Oxford, ce qui se passe dans quelques autres universités comme Columbia, on l'a vu à Sciences Po. Il faut faire attention. Nous ne sommes pas étanches au monde et là encore, comme on l'avait dit tout à l'heure, la géopolitique nous rattrape. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la progression du Rassemblement National, comme dans tous les partis illibéraux ou crypto-fascistes ou fascistes de tous les pays du monde, maintenant, sans beaucoup d'exceptions, sont mues par une matrice de réaction au sens étymologique du terme à un désordre du monde qui inquiète des millions de gens. Qui cultive le racisme et cette idée que les malheurs qui nous arrivent sont d'abord le fait des étrangers et puis c'est le travail patient d'implantation d'un parti qui a été créé il y a 40 ans et qui s'est doté de moyens, qui a été banalisé et qui bénéficie aujourd'hui du concours inouï non seulement de grandes fortunes mais d'émetteurs et de prescripteurs d'opinions puissantes. Je pense évidemment à la sphère Bolloré qui tient un certain nombre de médias et on a vu que le processus était à l'oeuvre aussi aux Etats-Unis depuis longtemps en Italie en Hongrie en Turquie bien avant les bascules de ces démocraties européennes et occidentales et la liste s'allonge à chaque fois. C'est à ça qu'il faut réagir. La question n'est pas d'ailleurs que française. On l'a vu lors de l'investiture de Trump celles et ceux qui l'entouraient étaient déjà des chefs d'Etat qui avaient basculé enfin de démocratie qui avaient basculé dans le libéralisme entourés de grandes fortunes jusque-là à la limite c'est assez classique que le grand capital comme on disait à une époque vienne en appui de ces gens-là mais à la tête de technologies puissantes c'est-à-dire ils ont des satellites ces musques ils ont investi dans l'intelligence artificielle donc des transformations profondes d'une société de surveillance et d'une société de transformation ontologique de nos sociétés. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 21:19Voir 2 autres passages
« Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats-Unis, en Hongrie et dans tous les pays que j'ai cités tout à l'heure. C'est ça qui est en jeu. Ce n'est pas tant à l'échelle de quelques villes même s'il y a des villes qui sont conquises par le Rassemblement national et qui sont des laboratoires inquiétants d'une politique qu'ils veulent mettre en œuvre à l'échelle nationale. Mais c'est une stratégie de mise sous cloche de la société, d'indexation de cette société sur une vision d'ordre. Et moi, je peux vous raconter pour avoir fait avec d'autres parlementaires et d'autres acteurs de la société civile des déplacements à l'étranger dans le cadre d'une association que nous avons fondée qui s'appelle la DIG qui vise justement à aller nous instruire dans d'autres pays de ces bascules en cours d'une constante. La première, c'est que le régime nouveau qui s'installe, le gouvernement illibéral qui s'installe, le fait d'abord avec un discours autour de la purification du pays. Il faut purifier le pays de ses corps étrangers. Les immigrés, mais aussi le purifier de la morale de la gauche. C'est systématique. C'est une constante permanente. La deuxième caractéristique, c'est que leur agenda politique se traduit par une mise sous cloche de la justice. Regardez ce qu'a fait Orban en Hongrie en mettant tout de suite sous cloche la justice et le système judiciaire hongrois il y a 15 ans déjà. Regardez ce qu'a fait Erdogan. Ça, tout le monde le sait, c'est documenté et sur RFI en particulier, on en parle assez souvent. Et regardez ce qu'a fait Trump. Lorsque Trump arrive au pouvoir, il fait les fameux executive orders, c'est-à-dire les décrets présidentiels. Ces décrets présidentiels sont illégaux. Il ne peut pas les faire puisqu'il doit passer par le Congrès pour toute une série de décisions, y compris d'ailleurs les premiers bombardements en Iran. Vous savez, la fameuse guerre des 12 jours. La Cour suprême dit c'est vrai que c'est illégal, mais par un sophisme extraordinaire, nous explique que comme c'était quand même le mandat du président élu, sa promesse de campagne, ça devient légal. Voilà comment, sans toucher aux institutions, on change le régime. Et c'est ça la nouveauté de la période, on va dire, fasciste. Mais c'est vrai que ce n'est pas la peine d'aller, pour nous faire peur, invoquer les années 30 ou sortir forcément les grands mots. Il suffit de regarder nous français autour. Je viens de décrire quelques aspects. Vous avez aussi, évidemment, derrière des politiques. Qu'est-ce qu'elles mettent en cause ? D'abord les femmes, les étrangers. Ça c'est constante, permanente. Ça fait quand même beaucoup de gens à la fin qui sont menacés. Et quand tous les droits et les libertés sont menacés, vous le voyez dans les universités aux Etats-Unis. Vous voyez comment aujourd'hui, le fait de s'engager sur un certain nombre de causes, la cause palestinienne mais d'autres aussi, vous prive de vos subventions. Vous met sur une liste de professeurs ou d'enseignants indésirables. Ce sont des débats qui arrivent en France. Ce qui s'est passé à Oxford, ce qui se passe dans quelques autres universités comme Columbia, on l'a vu à Sciences Po. Il faut faire attention. Nous ne sommes pas étanches au monde et là encore, comme on l'avait dit tout à l'heure, la géopolitique nous rattrape. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, la progression du Rassemblement National, comme dans tous les partis illibéraux ou crypto-fascistes ou fascistes de tous les pays du monde, maintenant, sans beaucoup d'exceptions, sont mues par une matrice de réaction au sens étymologique du terme à un désordre du monde qui inquiète des millions de gens. Qui cultive le racisme et cette idée que les malheurs qui nous arrivent sont d'abord le fait des étrangers et puis c'est le travail patient d'implantation d'un parti qui a été créé il y a 40 ans et qui s'est doté de moyens, qui a été banalisé et qui bénéficie aujourd'hui du concours inouï non seulement de grandes fortunes mais d'émetteurs et de prescripteurs d'opinions puissantes. Je pense évidemment à la sphère Bolloré qui tient un certain nombre de médias et on a vu que le processus était à l'oeuvre aussi aux Etats-Unis depuis longtemps en Italie en Hongrie en Turquie bien avant les bascules de ces démocraties européennes et occidentales et la liste s'allonge à chaque fois. C'est à ça qu'il faut réagir. La question n'est pas d'ailleurs que française. On l'a vu lors de l'investiture de Trump celles et ceux qui l'entouraient étaient déjà des chefs d'Etat qui avaient basculé enfin de démocratie qui avaient basculé dans le libéralisme entourés de grandes fortunes jusque-là à la limite c'est assez classique que le grand capital comme on disait à une époque vienne en appui de ces gens-là mais à la tête de technologies puissantes c'est-à-dire ils ont des satellites ces musques ils ont investi dans l'intelligence artificielle donc des transformations profondes d'une société de surveillance et d'une société de transformation ontologique de nos sociétés. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 21:19Voir 2 autres passages
« français, pleinement français, qui ont par leur élection la possibilité de faire une démonstration implacable. D'ailleurs, ce n'est pas eux qui font la démonstration, ce sont les électrices et les électeurs, ce sont les français qui la font. La République, ça fonctionne quand justement on se défait de toutes ces crispations identitaires, quand on est capable de considérer qu'une est indivisible mais multiculturelle, la France est capable de faire cohésion, de faire société. C'est une bonne nouvelle. Regardez combien d'années ces noires qui n'étaient pas représentés ou mal représentés ont dû subir toutes les humiliations de non-représentation, d'invisibilisation, de contrôle au faciès. Je vous en passe. Je ne dis pas ça par discours victimaire, je dis ça parce que c'est encore une réalité documentée. Et devant toutes les sinistroses de l'époque que moi-même j'ai nourri tout à l'heure en disant alerte au vent mauvais, alerte au néofascisme qui s'installe, on a quand même des vents de fraîcheur qui montrent qu'en fait la République ça peut marcher, ça peut fonctionner et que l'on vienne à Saint-Denis célébrer ça dans un moment joyeux, festif, pas un incident. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 29:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 oct. 2014 au 11 avr. 2026 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats-Unis, en Hongrie et dans tous les pays que j'ai cités tout à l'heure. C'est ça qui est en jeu. Ce n'est pas tant à l'échelle de quelques villes même s'il y a des villes qui sont conquises par le Rassemblement national et qui sont des laboratoires inquiétants d'une politique qu'ils veulent mettre en œuvre à l'échelle nationale. Mais c'est une stratégie de mise sous cloche de la société, d'indexation de cette société sur une vision d'ordre. Et moi, je peux vous raconter pour avoir fait avec d'autres parlementaires et d'autres acteurs de la société civile des déplacements à l'étranger dans le cadre d'une association que nous avons fondée qui s'appelle la DIG qui vise justement à aller nous instruire dans d'autres pays de ces bascules en cours d'une constante. La première, c'est que le régime nouveau qui s'installe, le gouvernement illibéral qui s'installe, le fait d'abord avec un discours autour de la purification du pays. Il faut purifier le pays de ses corps étrangers. Les immigrés, mais aussi le purifier de la morale de la gauche. C'est systématique. C'est une constante permanente. La deuxième caractéristique, c'est que leur agenda politique se traduit par une mise sous cloche de la justice. Regardez ce qu'a fait Orban en Hongrie en mettant tout de suite sous cloche la justice et le système judiciaire hongrois il y a 15 ans déjà. Regardez ce qu'a fait Erdogan. Ça, tout le monde le sait, c'est documenté et sur RFI en particulier, on en parle assez souvent. Et regardez ce qu'a fait Trump. Lorsque Trump arrive au pouvoir, il fait les fameux executive orders, c'est-à-dire les décrets présidentiels. Ces décrets présidentiels sont illégaux. Il ne peut pas les faire puisqu'il doit passer par le Congrès pour toute une série de décisions, y compris d'ailleurs les premiers bombardements en Iran. Vous savez, la fameuse guerre des 12 jours. La Cour suprême dit c'est vrai que c'est illégal, mais par un sophisme extraordinaire, nous explique que comme c'était quand même le mandat du président élu, sa promesse de campagne, ça devient légal. Voilà comment, sans toucher aux institutions, on change le régime. Et c'est ça la nouveauté de la période, on va dire, fasciste. Mais c'est vrai que ce n'est pas la peine d'aller, pour nous faire peur, invoquer les années 30 ou sortir forcément les grands mots. Il suffit de regarder nous français autour. Je viens de décrire quelques aspects. Vous avez aussi, évidemment, derrière des politiques. Qu'est-ce qu'elles mettent en cause ? D'abord les femmes, les étrangers. Ça c'est constante, permanente. Ça fait quand même beaucoup de gens à la fin qui sont menacés. Et quand tous les droits et les libertés sont menacés, vous le voyez dans les universités aux Etats-Unis. Vous voyez comment aujourd'hui, le fait de s'engager sur un certain nombre de causes, la cause palestinienne mais d'autres aussi, vous prive de vos subventions. Vous met sur une liste de professeurs ou d'enseignants indésirables. Ce sont des débats qui arrivent en France. Ce qui s'est passé à Oxford, ce qui se passe dans quelques autres universités comme Columbia, on l'a vu à Sciences Po. Il faut faire attention. Nous ne sommes pas étanches au monde et là encore, comme on l'avait dit tout à l'heure, la géopolitique nous rattrape. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 23:32Voir 2 autres passages
« Je dirais que, pour être tout à fait honnête, pas grand-chose. Je pense qu'au fond, moi, j'ai eu quand même un petit rictus invisible de satisfaction. Mais ce n'est pas tout à fait de la satisfaction. En tout cas, je n'ai pas pleuré cet homme-là. Je dois le reconnaître. Et comme j'essaye toujours de raisonner et ne pas être dans l'affect, je suis quand même resté sur l'idée que cette intervention, y compris sa mort même, ne mènerait nulle part, dès lors qu'il n'y avait pas, de toute façon, derrière, de prise en main de la suite par le peuple iranien lui-même. Or, ce n'était pas l'intention du gouvernement Trump ni de sa stratégie, je pense. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 11:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstration en disant « je veux le Groenland », en mettant la main sur le pétrole vénézuélien, quoi qu'on pense des régimes, ce n'est pas le sujet. Lui et d'autres, Poutine c'est le cas aussi, ont parfaitement compris que l'air qui s'ouvre est une aire de raréfaction des ressources du fait du réchauffement planétaire. Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. C'est ça l'enjeu principal. C'est appuyé au Moyen-Orient par autre chose, c'est-à-dire que le prisme israélien est quand même assez déterminant. C'est un allié infaillible jusque-là des États-Unis. Et pour les mêmes raisons d'accaparement d'ailleurs aussi, Israël revendiquant quasiment la totalité maintenant de la Palestine, avec des accès à l'eau, il y a là évidemment quelque chose de particulier, parce que ce qui se joue au Moyen-Orient, le Venezuela, ça pouvait nous paraître lointain, et puis sans conséquences forcément immédiates, le Moyen-Orient, c'est à côté de chez nous. Et il y a par ailleurs des conséquences en chaîne. Ce qui se passe aujourd'hui au Liban, en tout cas ces derniers jours, on a vu à quel point Israël continue à pilonner, et à pilonner le Liban, tout ça peut avoir des conséquences dramatiques, y compris pour nous. Évidemment, les conséquences humaines, sociales, de destruction, mais un État qui est mis en faillite, derrière, c'est la dissémination du terrorisme. C'est exactement ce qui s'est passé en Irak. Qu'est-ce que ça a donné la chute de l'Irak ? L'invasion de l'Irak ? La destruction d'un État profond ? Daesh, tout simplement. Qu'est-ce que ça a donné la destruction de la Libye ? Au nom de la liberté, au nom de ces mêmes appels que Trump a faits là à l'Iran, mais qui avaient été faits par d'autres dirigeants à l'époque, ça a donné Acme, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 7:04Voir 1 autre passage
« Oui et non. Oui, parce qu'il y a eu des postes supplémentaires. Oui, sans doute, parce qu'il y a plus de considérations et qu'on a arrêté le culte de la politique du chiffre. Mais non, parce que les conditions de travail sont toujours difficiles. C'est là où on a des, parmi parfois les moins qualifiés de la fonction publique. Et puis, encore une fois, c'est un métier qui reste dangereux, qui reste difficile et qui mériterait d'être valorisé. mais autrement que par le discours de testotérone, de la virilité et, on va dire, le roman cheval-rex de la police. On peut respecter les policiers, c'est mon cas, la police républicaine, sans être dans ce mythe. Merci. Pouria Amir Chahi, »
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 7:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 oct. 2014 au 11 avr. 2026 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et puis, je crois qu'on aurait aussi eu intérêt à favoriser la paix dans la région, respecter absolument l'accord de 2015, je l'ai dit tout à l'heure sur le nucléaire iranien, et contraindre Donald Trump. Absolument, c'est ça qui fait défaut en fait dans cette affaire. C'est faire face à Trump. C'est empêcher la folie meurtrière de Trump et empêcher la folie meurtrière de Netanyahou. Ce que ne fait pas l'Europe aujourd'hui, c'est ça. Elle peut, par proclamation et encore désordonnée, l'Espagne a été un peu plus en avant et audacieuse que d'autres, dire de temps en temps son mécontentement. Mais au fond, qu'est-ce qu'elle fait ? Pas grand-chose. Elle parle. Et on voit devant quel désarroi impuissant la France s'exprime lorsqu'elle est confrontée au bombardement sur le Liban, par exemple, qui est une alliée historique. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 16:04Voir 2 autres passages
« oui complètement en mettant la main sur des institutions en faisant si on ne les empêchait pas et c'est le but de la DIC c'est de les empêcher en convoquant un référendum pour changer la constitution par l'article 11 ce qui je le rappelle n'est pas constitutionnel mais il s'appuierait sur la jurisprudence de De Gaulle qui en 62 et en 69 à deux reprises est passé par l'article 11 alors qu'il n'en avait pas le droit mais enfin »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 34:24
« Oui, je vous comprends. C'est aussi les lois anti-juives, la France de Pétain. Oui, mais on est dans une rhétorique politique dans laquelle vous savez très bien que des discours parfois échappent par le verbe à l'intention initiale de ceux qui les prononcent. Je connais bien Éric Coquerel et je pense que ce qu'il a voulu dire c'est que quand on est dans un parti qui stigmatise à ce point, non pas les juifs aujourd'hui, mais les musulmans, mais au même point de discrimination, considérer qu'ils sont un problème pour le pays quand même, matin, midi et soir. Vous diriez que les musulmans aujourd'hui en France »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:14Voir 2 autres passages
« Puis dans les autres mouvements qui ont été parfois de nature différente, c'était parfois des mouvements sociaux, parfois des mouvements étudiants. Il y a eu évidemment le magnifique mouvement Femmes, Vie, Liberté, qui est vraiment le mouvement d'époque, qui était une vraie révolution, qui vient dans la période qu'on appelle MeToo aussi. Je veux dire, c'est quand même à plus d'un titre un mouvement qui fera date. Et à chaque fois, j'ai cru que c'était possible. Et ce qui me fascine, c'est cette capacité de la société iranienne, malgré la répression dont elle est victime, à se régénérer, à réinventer, y compris les formes de son opposition au régime, et à ne rien lâcher, au fond. Mais comme à chaque fois, on est glacé par la réaction du pouvoir, qui, de façon systématique, est une réaction meurtrière et impitoyable. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 5:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors ce que je vous disais tout à l'heure c'était qu'on voulait d'abord nous instruire de ce qu'il se passe ailleurs. Donc vous créez un réseau d'observateurs Exactement et donc on a été en Turquie au Brésil moi je n'étais qu'un seul pays j'ai été aux Etats-Unis mais d'autres sont allés dans toute une série d'autres pays et on va à l'automne prochain organiser des rencontres internationales de personnalités de la société civile de la pensée critique vos confrères ou consoeurs journalistes par exemple ou des femmes et des hommes de droit des scientifiques des artistes des élus également pour mettre en place un réseau international qui fait face à ce réseau mondial dont j'ai parlé tout à l'heure dont Donald Trump est la figure de pro et quelques autres l'idée est d'être d'abord connecté entre nous c'est important au XXIème siècle d'être connecté de partager de l'expérience de l'information et y compris dans les pays qui ont déjà basculé de comprendre les agendas en place pour mieux nous préparer si le malheur à nous arrivait mais il s'agit aussi d'empêcher le malheur de nous arriver c'est à dire que l'extrême droite mette la main sur notre pays car ce ne serait pas simplement une mauvaise nouvelle politique au sens classique du terme quand on perd une édiction c'est la géopolitique là encore qui basculerait totalement c'est la France conseil de sécurité de l'ONU pilier de l'Union Européenne etc donc pour nous prémunir de cela on a construit une association en France et on a voulu qu'elle permette d'être un carrefour d'énergie disponible qui sont déjà actifs dans la société sur toute une série de fronts le front universitaire le front des artistes le front scientifique le front des collectivités locales aussi et dans ce conseil d'administration assez hybride on a mis en place trois collèges un collège avec des élus mais qui est minoritaire un collège avec des personnalités de la société civile des universitaires des intellectuels des activistes et puis un collège d'organisation de personnes morales la ligue des droits de l'homme Oxfam et quelques autres ont décidé de se joindre à nous et effectivement il y a un pluralisme et de profession et d'opinion le point commun étant évidemment la défense de l'état de droit de la démocratie ce qui a par exemple conduit madame Lafourcade qui vous savez par ailleurs occupe des fonctions importantes à la commission nationale des droits de l'homme de nous accompagner également ainsi que de nombreux intellectuels ou personnes soucieuses de l'état de droit qu'est-ce qu'on veut faire on veut déjà identifier quels sont les risques on en a des nombreux notamment commencer par le risque constitutionnel vous connaissez les pouvoirs exorbitants du président de la république en France plus que dans d'autres démocraties et il y a sans doute si demain la France basculait un risque encore plus d'accélérer de basculer dans quelque chose très inquiétant du fait des pouvoirs exorbitants du président de la république et ce que sans doute Orban a mis 10 à 15 ans à faire nous on mettrait que 18 mois d'ailleurs il y a des études européennes qui ont déjà été faites et qui sont remises en ce moment à l'examen pour être actualisés »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 31:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais justement, c'est intéressant son histoire parce que dans son siècle, je crois que c'est le XIIIe, il est contemporain de Hassan ibn Sabah. Et Hassan ibn Sabah, lui, c'est un ismaélien qui fonde, enfin, qui annonce le chiisme et qui fonde d'une certaine façon le terrorisme pour libérer l'Iran de l'influence à la fois turque et égyptienne. Et Omar Khayyam, lui, est aussi un érudit, aussi un homme de religion, mais il est plutôt sur une vision émancipée de la vie et ne prenne pas du tout le même chemin. Et je vous invite à lire deux livres qui peuvent en parler. Le premier, c'est celui d'Amin Maalouf, sa marquante, qui parle justement d'Omar Khayyam. Et l'autre, dont j'oublie les noms, un écrivain croate, qui parle de Hassan ibn Sabah. Le livre, c'est Alamut. Voilà. Vous avez encore de la famille en Iran, aujourd'hui ? Oui, j'ai mon père qui vit là-bas. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Si, bien sûr, mais je rappelle que ça a été fait. L'accord sur le nucléaire en 2015, qui vise justement à empêcher l'Iran de se doter, définitivement, de se doter de l'arme atomique, a été remis en cause par Donald Trump. Quand même, il faut se rappeler de ça. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 12:19
« Irresponsable parce qu'on renforce, chez les policiers les plus fragiles, le sentiment d'impunité. C'est le défenseur des droits, Jacques Toubon lui-même, qui dit qu'à partir du moment où vous autorisez l'usage des armes à feu, comme on dit, c'est-à-dire les tirs à vue. Encore une fois, il faut savoir de quoi on parle. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 29:01
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 29:01
« Et puis, je crois qu'on aurait aussi eu intérêt à favoriser la paix dans la région, respecter absolument l'accord de 2015, je l'ai dit tout à l'heure sur le nucléaire iranien, et contraindre Donald Trump. Absolument, c'est ça qui fait défaut en fait dans cette affaire. C'est faire face à Trump. C'est empêcher la folie meurtrière de Trump et empêcher la folie meurtrière de Netanyahou. Ce que ne fait pas l'Europe aujourd'hui, c'est ça. Elle peut, par proclamation et encore désordonnée, l'Espagne a été un peu plus en avant et audacieuse que d'autres, dire de temps en temps son mécontentement. Mais au fond, qu'est-ce qu'elle fait ? Pas grand-chose. Elle parle. Et on voit devant quel désarroi impuissant la France s'exprime lorsqu'elle est confrontée au bombardement sur le Liban, par exemple, qui est une alliée historique. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 16:04
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 2:49
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria AmirshahiVérifier à 5:56
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 23:32
« Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstration en disant « je veux le Groenland », en mettant la main sur le pétrole vénézuélien, quoi qu'on pense des régimes, ce n'est pas le sujet. Lui et d'autres, Poutine c'est le cas aussi, ont parfaitement compris que l'air qui s'ouvre est une aire de raréfaction des ressources du fait du réchauffement planétaire. Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. C'est ça l'enjeu principal. C'est appuyé au Moyen-Orient par autre chose, c'est-à-dire que le prisme israélien est quand même assez déterminant. C'est un allié infaillible jusque-là des États-Unis. Et pour les mêmes raisons d'accaparement d'ailleurs aussi, Israël revendiquant quasiment la totalité maintenant de la Palestine, avec des accès à l'eau, il y a là évidemment quelque chose de particulier, parce que ce qui se joue au Moyen-Orient, le Venezuela, ça pouvait nous paraître lointain, et puis sans conséquences forcément immédiates, le Moyen-Orient, c'est à côté de chez nous. Et il y a par ailleurs des conséquences en chaîne. Ce qui se passe aujourd'hui au Liban, en tout cas ces derniers jours, on a vu à quel point Israël continue à pilonner, et à pilonner le Liban, tout ça peut avoir des conséquences dramatiques, y compris pour nous. Évidemment, les conséquences humaines, sociales, de destruction, mais un État qui est mis en faillite, derrière, c'est la dissémination du terrorisme. C'est exactement ce qui s'est passé en Irak. Qu'est-ce que ça a donné la chute de l'Irak ? L'invasion de l'Irak ? La destruction d'un État profond ? Daesh, tout simplement. Qu'est-ce que ça a donné la destruction de la Libye ? Au nom de la liberté, au nom de ces mêmes appels que Trump a faits là à l'Iran, mais qui avaient été faits par d'autres dirigeants à l'époque, ça a donné Acme, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 7:04
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 23:32
« Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstration en disant « je veux le Groenland », en mettant la main sur le pétrole vénézuélien, quoi qu'on pense des régimes, ce n'est pas le sujet. Lui et d'autres, Poutine c'est le cas aussi, ont parfaitement compris que l'air qui s'ouvre est une aire de raréfaction des ressources du fait du réchauffement planétaire. Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. C'est ça l'enjeu principal. C'est appuyé au Moyen-Orient par autre chose, c'est-à-dire que le prisme israélien est quand même assez déterminant. C'est un allié infaillible jusque-là des États-Unis. Et pour les mêmes raisons d'accaparement d'ailleurs aussi, Israël revendiquant quasiment la totalité maintenant de la Palestine, avec des accès à l'eau, il y a là évidemment quelque chose de particulier, parce que ce qui se joue au Moyen-Orient, le Venezuela, ça pouvait nous paraître lointain, et puis sans conséquences forcément immédiates, le Moyen-Orient, c'est à côté de chez nous. Et il y a par ailleurs des conséquences en chaîne. Ce qui se passe aujourd'hui au Liban, en tout cas ces derniers jours, on a vu à quel point Israël continue à pilonner, et à pilonner le Liban, tout ça peut avoir des conséquences dramatiques, y compris pour nous. Évidemment, les conséquences humaines, sociales, de destruction, mais un État qui est mis en faillite, derrière, c'est la dissémination du terrorisme. C'est exactement ce qui s'est passé en Irak. Qu'est-ce que ça a donné la chute de l'Irak ? L'invasion de l'Irak ? La destruction d'un État profond ? Daesh, tout simplement. Qu'est-ce que ça a donné la destruction de la Libye ? Au nom de la liberté, au nom de ces mêmes appels que Trump a faits là à l'Iran, mais qui avaient été faits par d'autres dirigeants à l'époque, ça a donné Acme, »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 7:04
« Sans doute il faut savoir de quoi on parle. Je ne connais pas tout à fait la situation toulousaine je ne sais pas si il faisait référence à des alliances qui l'auraient passé avec des partis indésirables je n'en sais strictement rien. On a toujours du mal à caractériser pouvoir autoritaire pouvoir illibéral pouvoir fasciste néo-fasciste à limite le danger qui nous arrive elle-même c'est-à-dire une confiscation des pouvoirs qui visent à mettre sous cloche l'état de droit. Qu'est-ce que l'état de droit ? C'est ça la question. Qu'est-ce qui est en danger ? C'est une hiérarchie des normes. C'est la séparation des pouvoirs. C'est la liberté d'expression. C'est exactement ce qui se fait aux Etats-Unis, en Hongrie et dans tous les pays que j'ai cités tout à l'heure. C'est ça qui est en jeu. Ce n'est pas tant à l'échelle de quelques villes même s'il y a des villes qui sont conquises par le Rassemblement national et qui sont des laboratoires inquiétants d'une politique qu'ils veulent mettre en œuvre à l'échelle nationale. Mais c'est une stratégie de mise sous cloche de la société, d'indexation de cette société sur une vision d'ordre. Et moi, je peux vous raconter pour avoir fait avec d'autres parlementaires et d'autres acteurs de la société civile des déplacements à l'étranger dans le cadre d'une association que nous avons fondée qui s'appelle la DIG qui vise justement à aller nous instruire dans d'autres pays de ces bascules en cours d'une constante. La première, c'est que le régime nouveau qui s'installe, le gouvernement illibéral qui s'installe, le fait d'abord avec un discours autour de la purification du pays. Il faut purifier le pays de ses corps étrangers. Les immigrés, mais aussi le purifier de la morale de la gauche. C'est systématique. C'est une constante permanente. La deuxième caractéristique, c'est que leur agenda politique se traduit par une mise sous cloche de la justice. Regardez ce qu'a fait Orban en Hongrie en mettant tout de suite sous cloche la justice et le système judiciaire hongrois il y a 15 ans déjà. Regardez ce qu'a fait Erdogan. Ça, tout le monde le sait, c'est documenté et sur RFI en particulier, on en parle assez souvent. Et regardez ce qu'a fait Trump. Lorsque Trump arrive au pouvoir, il fait les fameux executive orders, c'est-à-dire les décrets présidentiels. Ces décrets présidentiels sont illégaux. Il ne peut pas les faire puisqu'il doit passer par le Congrès pour toute une série de décisions, y compris d'ailleurs les premiers bombardements en Iran. Vous savez, la fameuse guerre des 12 jours. La Cour suprême dit c'est vrai que c'est illégal, mais par un sophisme extraordinaire, nous explique que comme c'était quand même le mandat du président élu, sa promesse de campagne, ça devient légal. Voilà comment, sans toucher aux institutions, on change le régime. Et c'est ça la nouveauté de la période, on va dire, fasciste. Mais c'est vrai que ce n'est pas la peine d'aller, pour nous faire peur, invoquer les années 30 ou sortir forcément les grands mots. Il suffit de regarder nous français autour. Je viens de décrire quelques aspects. Vous avez aussi, évidemment, derrière des politiques. Qu'est-ce qu'elles mettent en cause ? D'abord les femmes, les étrangers. Ça c'est constante, permanente. Ça fait quand même beaucoup de gens à la fin qui sont menacés. Et quand tous les droits et les libertés sont menacés, vous le voyez dans les universités aux Etats-Unis. Vous voyez comment aujourd'hui, le fait de s'engager sur un certain nombre de causes, la cause palestinienne mais d'autres aussi, vous prive de vos subventions. Vous met sur une liste de professeurs ou d'enseignants indésirables. Ce sont des débats qui arrivent en France. Ce qui s'est passé à Oxford, ce qui se passe dans quelques autres universités comme Columbia, on l'a vu à Sciences Po. Il faut faire attention. Nous ne sommes pas étanches au monde et là encore, comme on l'avait dit tout à l'heure, la géopolitique nous rattrape. »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 23:32
« le scénario idéal je ne peux pas vous répondre comme ça je suis incapable de répondre à ça soit je vous fais une réponse banale en vous disant moi je suis de gauche je voudrais une victoire de la gauche mais je vois bien qu'aujourd'hui la gauche n'est pas mise en situation pour plein de raisons de conquête intelligente du pouvoir mais à toute chose malheur est bon je pense qu'il faut d'abord qu'on ait un débat de qualité donc une bonne présidentielle c'est un débat présidentiel qui n'est pas pollué obstrué noirci par les crispations identitaires par la peur permanente et peut-être qui pose au peuple français les questions essentielles c'est à dire que dans l'époque que nous traversons de grandes transformations il s'agit pour la France de redonner aussi la possibilité au monde incertain qui s'ouvre devant nous de se situer qui sommes nous nous les français je ne crois pas que nous devions continuer éperdument à nous inscrire de façon factice dans ce qu'on appelle de façon artificielle le bloc occidental moi je pense qu'on est d'abord un pays européen un pays méditerranéen et un pays francophone ça ça nous identifie et ça donne de grandes possibilités de coopération internationale dans les trois échelles que j'ai évoquées là refonder l'Europe au moment où elle est en crise parce que vous avez vu que certaines capitales sont indexées soit sur Poutine c'est le cas d'Orban soit sur Trump c'est le cas de Mélanie refonder l'ambition méditerranéenne avec le drame qui se passe aujourd'hui au Liban la catastrophe au Liban et tout autour mais aussi parce que ce sont des possibilités de ponts entre des maghrébins des latins entre l'Europe et l'Afrique c'est fabuleux il y a une mer entre nous dont on peut penser des termes du partage des ressources halieutiques des passages et puis francophone parce que c'est une langue qui est encore parlée par des centaines de millions de gens dans le monde et qui là encore sont des espaces d'union et de dialogue entre des cultures différentes d'un mot parce qu'il nous reste »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 35:38
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 27:38
« Non, au même point de détestation. C'est manifeste. Alors oui, ça je vous le dis, il y a un point de détestation des musulmans essentialisés d'ailleurs comme il y avait une détestation des juifs qui était essentialisée. Alors oui, sans aucun problème, je fais cette comparaison et je pense que je ne suis pas la seule à le faire. Dans le monde académique, dans le monde universitaire »
RFI — L'Atelier politique · Pouria Amirshahi : «À aucun moment je n’ai cru dans la parole de Donald Trump»Vérifier à 28:14
France Inter — L'invité de 6h20 · Pouria Amirshahi : "Si on veut aider les policiers, il faut renforcer les formations"Vérifier à 5:21