

« Et il ne faut pas croire que Donald Trump est juste un fou. Je crois qu'il a parfaitement, d'ailleurs il en fait la démonstration en disant « je veux le Groenland », en mettant la main sur le pétrole vénézuélien, quoi qu'on pense des régimes, ce n'est pas le sujet. »
« Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. C'est ça l'enjeu principal. »
« Je crois toujours. En 2008, j'y ai cru, pas en 2009. Puis dans les autres mouvements qui ont été parfois de nature différente, c'était parfois des mouvements sociaux, parfois des mouvements étudiants. Il y a eu évidemment le magnifique mouvement Femmes, Vie, Liberté, qui est vraiment le mouvement d'époque, qui était une vraie révolution, qui vient dans la période qu'on appelle MeToo aussi. »
« Ce qui se passe aujourd'hui au Liban, en tout cas ces derniers jours, on a vu à quel point Israël continue à pilonner, et à pilonner le Liban, tout ça peut avoir des conséquences dramatiques, y compris pour nous. »
« Qu'est-ce que ça a donné la chute de l'Irak ? L'invasion de l'Irak ? La destruction d'un État profond ? Daesh, tout simplement. Qu'est-ce que ça a donné la destruction de la Libye ? Au nom de la liberté, au nom de ces mêmes appels que Trump a faits là à l'Iran, mais qui avaient été faits par d'autres dirigeants à l'époque, ça a donné Acme, c'est-à-dire Al-Qaïda, Maghreb islamique. »
« Donc c'est une folie. Il faut absolument arrêter cet homme. »
« Je ne sais pas ce qui a accéléré le calendrier et ce qui a motivé, on le saura, mais ce qui a précisément motivé l'intervention de Donald Trump. Quand on regarde quand même la rhétorique, c'est assez stupéfiant de considérer que sa demande principale, il l'a formulée comme ça dans son avant-dernière conférence de presse avant le cessez-le-feu, c'est la libération du Détroit d'Hormuz. »
« L'accord sur le nucléaire en 2015, qui vise justement à empêcher l'Iran de se doter, définitivement, de se doter de l'arme atomique, a été remis en cause par Donald Trump. »
« C'est une économie de prédation. Certains disent une mafia d'État. C'est tout à fait ça. »
« C'est un pays dans lequel il y a un taux de scolarisation et d'éducation qui est largement équivalent à celui de pays comme la France ou l'Allemagne ou d'autres. C'est un pays dans lequel il y a plus de femmes étudiantes que d'hommes étudiants. Il y a plus de femmes médecins que d'hommes médecins. »
« On aurait pu largement permettre à des scientifiques, à des étudiantes, à des artistes d'être accueillis, par exemple, dans nos pays en Europe. »
« Non, là j'ai été presque snob. »
« En fait, je parle, je comprends, j'écris mais de façon très scolaire, on va dire rudimentaire. »
« Mais ce n'est pas tant l'explication, parce que chez moi, on parlait aussi le farci, le persan. »
« Ce qui me fascine, c'est cette capacité de la société iranienne, malgré la répression dont elle est victime, à se régénérer, à réinventer, y compris les formes de son opposition au régime, et à ne rien lâcher, au fond. »
« Mais comme à chaque fois, on est glacé par la réaction du pouvoir, qui, de façon systématique, est une réaction meurtrière et impitoyable. »
« Pas du tout. Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. »
« Lui et d'autres, Poutine c'est le cas aussi, ont parfaitement compris que l'air qui s'ouvre est une aire de raréfaction des ressources du fait du réchauffement planétaire. Donc il y a une course de vitesse qui est lancée, et ils vont tous s'accaparer tout ce qu'ils peuvent. »
« Je dirais que, pour être tout à fait honnête, pas grand-chose. Je pense qu'au fond, moi, j'ai eu quand même un petit rictus invisible de satisfaction. Mais ce n'est pas tout à fait de la satisfaction. En tout cas, je n'ai pas pleuré cet homme-là. Je dois le reconnaître. »
« Mais vraiment, à aucun moment, je n'ai cru dans la parole de cet homme, qui est pour moi un crypto-fasciste, dont je sais parfaitement que, d'abord par son inculture, il ne comprend rien à ce qu'est l'Iran, je ne sais même pas s'il a su la situer avant que ses généraux le lui expliquent, et qu'il n'est mu que par une seule chose, au-delà du côté erratique du personnage, dont on doute de la fiabilité mentale même, il n'est mu que par une seule chose, c'est la stratégie pressée d'accaparement de ressources sur la planète, ressources qui vont nous manquer. »