Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 643
Question 151Gouvernement : "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre Moscovici
Quels sont les points, sur le fond, qui peuvent être dans un accord de non-censure ?
Réponse à côté
On va parler de vos sujets. Vous voyez bien qu'ils sont tombés sur ça, Pierre Moscovici. Ils sont tombés sur le budget, ils sont tombés sur l'économie, ils sont tombés sur les retraites, les allègements de charges aux entreprises. Ils sont tombés sur ça. Comment voulez-vous, concrètement, et de manière réaliste, comment voulez-vous présenter un budget d'économie aujourd'hui, quand vous n'avez pas de majorité à l'Assemblée nationale ?
« On va parler de vos sujets. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gouvernement : "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 5:34
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« Vous voyez bien qu'ils sont tombés sur ça, Pierre Moscovici. Ils sont tombés sur le budget, ils sont tombés sur l'économie, ils sont tombés sur les retraites, les allègements de charges aux entreprises. Ils sont tombés sur ça. Comment voulez-vous, concrètement, et de manière réaliste, comment voulez-vous présenter un budget d'économie aujourd'hui, quand vous n'avez pas de majorité à l'Assemblée nationale ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gouvernement : "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 6:22
Question 152Gouvernement : "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre Moscovici
Et puis, est-ce que les ministres ont des comptes à rendre de temps en temps au Président de la République ?
Réponse à côté
Et que les gens comprennent, et que les Français comprennent
« Et que les gens comprennent, et que les Français comprennent »
France Inter — L'invité de 8h20 · Gouvernement : "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 15:04
Question 153Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre Moscovici
Pierre Boscovici, vous évoquez ce dépassement de 50 milliards. Bruno Le Maire a donné une explication sur ce dépassement. Il met ça sur le compte d'erreur de prévision. Croyez-vous à cette explication ?
Réponse partielle
Écoutez, il va y avoir une commission d'enquête. À partir de la commission des finances de l'Assemblée nationale, la Cour des comptes fera son rapport traditionnel sur l'exécution du budget au mois d'avril. Les deux aboutiront à peu près au même moment. Ce que je sais d'abord, c'est que le dépassement est inédit, hors période de crise. Inédit. On avait voté le déficit à 4,4% du PIB, on arrive à 6,1%. On l'avait voté à 128 milliards d'euros, on arrive à 180 milliards d'euros. Jamais vu. Si, ça a été déjà vu, mais pendant la crise Covid, pendant la crise financière, pendant des crises pétrolières. Jamais dans une période qui, finalement, est une période, j'allais dire, économiquement tranquil…
« Écoutez, il va y avoir une commission d'enquête. À partir de la commission des finances de l'Assemblée nationale, la Cour des comptes fera son rapport traditionnel sur l'exécution du budget au mois d'avril. Les deux aboutiront à peu près au même moment. Ce que je sais d'abord, c'est que le dépassement est inédit, hors période de crise. Inédit. On avait voté le déficit à 4,4% du PIB, on arrive à 6,1%. On l'avait voté à 128 milliards d'euros, on arrive à 180 milliards d'euros. Jamais vu. Si, ça a été déjà vu, mais pendant la crise Covid, pendant la crise financière, pendant des crises pétrolières. Jamais dans une période qui, finalement, est une période, j'allais dire, économiquement tranquille. Comment peut-on se planter à ce point-là ? Ça, c'est une question qu'il faudra se poser. Je dirais qu'il y a sans doute trois composantes. Il y a, oui, des erreurs de prévision, mais on aurait peut-être pu y réfléchir. Je préside la Cour des comptes. Je préside aussi ce qu'on appelle le Haut conseil des finances publiques, qui délivre des avis. Et si on relit nos avis ou nos rapports, on s'apercevra que les choses n'étaient, finalement, pas tellement imprévisibles. Nous avions, d'ailleurs, souligné à plusieurs reprises que les prévisions de croissance nous paraissaient un peu optimistes, que d'autres prévisions nous paraissaient optimistes. Enfin, il y a eu une erreur de prévision. Après, il faut savoir d'où elle vient. Est-ce que c'est le politique ou l'administratif, l'interaction entre le politique et l'administratif ? C'est intéressant. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas que ça se reproduise. Deuxièmement, il y a les dépenses qui n'ont pas été maîtrisées. Les dépenses des collectivités locales. Mais pas que. Au fond, le quoi qu'il en coûte n'a jamais vraiment cessé. Après, le quoi qu'il en coûte Covid, il y a eu le quoi qu'il en coûte inflation, le quoi qu'il en coûte énergie. La France n'a pas fait l'effort qu'ont fait les autres de réduire ou de maîtriser sa dépense publique, ou la croissance de sa dépense publique. Et puis, enfin, il y a, oui, cet effondrement des recettes spectaculaires. 40 milliards d'euros, c'est ce qu'a établi le Conseil des Finances Publiques la semaine dernière. Et il faudrait réfléchir. Est-ce que, justement, c'est une erreur de prévision, ou est-ce que c'est autre chose ? Parce que si notre machine, j'allais dire, à faire rentrer les recettes est cassée, alors ça peut se reproduire. Et nous ne sommes pas prêts de revoir un chemin des finances publiques convenable. Là-dessus, il faut dire la vérité. Non pas pour faire le procès de tel ou tel, ni du politique, ni de l'administration, mais simplement pour savoir. Savoir et, justement, réparer la machine, s'il se trouve qu'elle est cassée. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre MoscoviciVérifier à 4:03
Question 154Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre Moscovici
Est-ce que la revalorisation des retraites annoncée au 1er janvier, indexée sur l'inflation, qualifiée de coût politique par Laurent Wauquiez, est une bonne mesure au regard des problèmes de finances publiques et de déficits sociaux que nous rencontrons ?
Réponse partielle
La question, c'est de savoir si ne pas procéder à cette indexion le 1er janvier était une bonne mesure sociale, une bonne mesure économique. Les finances publiques, la première chose que je veux dire, c'est qu'il faut que les Français soient conscients que nous n'avons pas d'autre choix maintenant que de réduire nos déficits et de maîtriser notre dette. Il fallait et il faut marquer un point d'inflexion par rapport à une tendance qui était une tendance expansionniste qui nous place dans une situation très difficile. Très difficile dans la zone euro par rapport à nos partenaires, très difficile par rapport aux marchés. Ce n'est pas le vaudor, les marchés. Simplement, c'est là où nous nous fi…
« La question, c'est de savoir si ne pas procéder à cette indexion le 1er janvier était une bonne mesure sociale, une bonne mesure économique. Les finances publiques, la première chose que je veux dire, c'est qu'il faut que les Français soient conscients que nous n'avons pas d'autre choix maintenant que de réduire nos déficits et de maîtriser notre dette. Il fallait et il faut marquer un point d'inflexion par rapport à une tendance qui était une tendance expansionniste qui nous place dans une situation très difficile. Très difficile dans la zone euro par rapport à nos partenaires, très difficile par rapport aux marchés. Ce n'est pas le vaudor, les marchés. Simplement, c'est là où nous nous finançons. Nous avons des créanciers et nous leur devons, d'une certaine façon, des comptes. Notre crédit peut être entamé. Aujourd'hui, nous avons des déficits qui sont peut-être deux fois trop élevés, 6,1%, alors qu'il faudrait 3%. Ça, c'est les clous de la zone euro que presque tout le monde respecte. Nous avons une dette publique qui est parmi les plus élevées de l'Union européenne, 3 200 milliards d'euros, 110% du PIB. Et si on continue comme ça, la France perd toute capacité d'agir, toute marge de manœuvre, parce que ça fait chaque année quelques 70 milliards d'euros l'an prochain à rembourser, 100 milliards d'euros peut-être dans quelques années, plus que le budget de l'éducation nationale. Et donc, c'est un État paralysé. Voilà pourquoi il faut faire cet effort. Ensuite, c'est en effet au gouvernement de faire sa proposition. C'est aux parlementaires de prendre leurs responsabilités. Il est très important de faire ça. Moi, je ne fais pas de politique aujourd'hui, j'en ai fait beaucoup, j'en fais plus. Mais ce que je sais, c'est que c'est une question, je ne sais pas de survie, mais de crédibilité pour le pays que de respecter un nouveau cap. Et j'ajoute une chose, c'est que ce n'est pas une mauvaise année qui nous attend. C'est 5, 6 années d'effort, pas d'austérité, parce que nous aurons quand même largement les moyens. Pensez que nous aurons quand même dépassé, en 2024, le déficit qui avait été voté, de quelques 50 milliards d'euros. Donc, il faut aussi pouvoir se rattraper. Il va falloir trouver constamment des économies de quelques 20 milliards d'euros pendant un certain nombre d'années. Les années, je vais dire, de Valgrasse sont derrière nous. Les années d'effort sont devant nous. Et ça, l'effort, ça exige aussi de la responsabilité. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre MoscoviciVérifier à 1:45
Question 155Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre Moscovici
Est-ce que vous n'avez pas le sentiment ?
Refus explicite
Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus. D'accord, alors on passe. Mais simplement, si, j'en ai un. C'est que l'esprit de responsabilité doit s'imposer à tous. Et que ceux qui ont dirigé le pays ou qui prétendent le diriger doivent avoir cet esprit de responsabilité.
« Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus. D'accord, alors on passe. Mais simplement, si, j'en ai un. C'est que l'esprit de responsabilité doit s'imposer à tous. Et que ceux qui ont dirigé le pays ou qui prétendent le diriger doivent avoir cet esprit de responsabilité. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre MoscoviciVérifier à 8:47
Question 156Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre Moscovici
Bonjour Pierre Moscovici, merci beaucoup d'être avec nous ce matin pour parler aux auditeurs de Radio Classique qui sont tous interloqués par la façon dont le budget de la France est préparé par la représentation nationale. Que vous inspire l'incapacité des députés à se mettre d'accord pour voter ce budget lequel a été rejeté dans sa partie recette et va partir au Sénat ?
Réponse directe
Ce n'est pas totalement illogique. Tout ça, vous savez, un budget c'est un vote politique qui est le reflet d'une situation politique et la situation politique, on la connaît. Après la dissolution de cet été, il n'y a pas de majorité. Il y a ce qu'on appelle un socle commun qui en réalité est minoritaire avec des oppositions qui ne sont pas forcément constructives. Donc ça ressort un peu la navigation. C'est une tâche extrêmement difficile que celle de Michel Barnier qui doit en effet à la fois fixer un cap mais aussi négocier son chemin avec des formations politiques. On est dans une forme assez parlementariste de la Vème République à laquelle nous ne sommes pas forcément habitués. Mais il…
« Ce n'est pas totalement illogique. Tout ça, vous savez, un budget c'est un vote politique qui est le reflet d'une situation politique et la situation politique, on la connaît. Après la dissolution de cet été, il n'y a pas de majorité. Il y a ce qu'on appelle un socle commun qui en réalité est minoritaire avec des oppositions qui ne sont pas forcément constructives. Donc ça ressort un peu la navigation. C'est une tâche extrêmement difficile que celle de Michel Barnier qui doit en effet à la fois fixer un cap mais aussi négocier son chemin avec des formations politiques. On est dans une forme assez parlementariste de la Vème République à laquelle nous ne sommes pas forcément habitués. Mais il faut sans doute s'y accoutumer, en tout cas jusqu'à la fin de ce quinquennat. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre MoscoviciVérifier à 0:27
Question 157Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre Moscovici
Pierre Moscovici, le temps passe trop vite car l'actualité est chargée. Une proposition et une décision que devrait prendre l'Europe pour préparer l'avenir dans ce monde, je n'ose pas dire hostile, mais imprévisible. Une seule décision. Vous avez été commissaire européen, vous avez été ministre des Affaires européennes. Si elle devait prendre une seule décision ?
Réponse directe
Investir. Investir dans sa compétitivité, investir dans sa productivité, investir dans sa technologie. C'est le rapport de Mario Draghi qui, d'ailleurs, je crois, est aujourd'hui à Paris pour le présenter. C'est très important de faire ça parce que nous sommes en train de décrocher. Il y a le décrochage de finances publiques français mais il y a le décrochage économique européen. Les deux, d'ailleurs, évidemment, sont liés parce que si vous n'avez pas une économie forte, vous avez peu de rentrées fiscales.
« Investir. Investir dans sa compétitivité, investir dans sa productivité, investir dans sa technologie. C'est le rapport de Mario Draghi qui, d'ailleurs, je crois, est aujourd'hui à Paris pour le présenter. C'est très important de faire ça parce que nous sommes en train de décrocher. Il y a le décrochage de finances publiques français mais il y a le décrochage économique européen. Les deux, d'ailleurs, évidemment, sont liés parce que si vous n'avez pas une économie forte, vous avez peu de rentrées fiscales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2025 : « Ce sont cinq ou six années d'efforts qui nous attendent, mais pas d'austérité », estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:31
Question 158Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Auriez-vous accepté ?
Réponse directe
Je la remercie beaucoup de sa pensée. Non, je n'ai jamais été sollicité. Jamais. Jamais ? Jamais. Pas une seconde. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, si vous voulez, notre dette publique, elle est gérée par un service, enfin une agence du ministère des Finances, l'agence France Trésor, qui émet tout de même des centaines de milliards d'euros de dette annuellement et qui l'émet sur les marchés internationaux. Et qu'aujourd'hui, c'est vrai, nous avons plus de 50% de notre dette qui est détenue par des créanciers étrangers. Et cela, regarde, et c'est aussi à ça qu'il faut penser avec les finances publiques, la qualité de notre dette, donc la qualité de nos finances publiques. Il faut avoir…
« Non, je n'ai jamais été sollicité. Jamais. Jamais ? Jamais. Pas une seconde. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 11:36
Question 159Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Mais rétablir l'ISF, taxer les super-riches, est-ce que ça entraînerait une fuite de ces personnes-là ou de ces familles-là ?
Réponse partielle
Vous avez évoqué tout à l'heure, Marion Loure, la fameuse taxe à 75%. Je suis arrivé, je t'ai mis des finances de François Hollande. On avait proposé cette taxe à 75%. Bon, moi, personnellement, je n'y croyais pas beaucoup. Mais je me souviens de la réaction, effectivement, de certains milliardaires, que je ne vais pas nommer, dans des échanges que j'ai pu avoir avec eux, disant, bon, à ce moment-là, on fait partir tous nos créatifs. C'était Cuba sans le soleil. Vous sonnez l'expression des milieux de Macron. Oui, je me souviens très bien. Je ne suis pas amnésique. Donc, je pense qu'il faut être, effectivement, assez prudent avec ça. En même temps, c'est un choix politique. Un choix politiq…
« Vous avez évoqué tout à l'heure, Marion Loure, la fameuse taxe à 75%. Je suis arrivé, je t'ai mis des finances de François Hollande. On avait proposé cette taxe à 75%. Bon, moi, personnellement, je n'y croyais pas beaucoup. Mais je me souviens de la réaction, effectivement, de certains milliardaires, que je ne vais pas nommer, dans des échanges que j'ai pu avoir avec eux, disant, bon, à ce moment-là, on fait partir tous nos créatifs. C'était Cuba sans le soleil. Vous sonnez l'expression des milieux de Macron. Oui, je me souviens très bien. Je ne suis pas amnésique. Donc, je pense qu'il faut être, effectivement, assez prudent avec ça. En même temps, c'est un choix politique. Un choix politique, très politique. Et je ne fais plus de politique. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 17:35
Question 160Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Il faudra les communiquer notamment à vous, évidemment, mais également à la Commission européenne. Comment est-ce que vous jugez aujourd'hui la nouvelle Commission, celle qui est en train de se mettre en place ?
Réponse partielle
Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé entre Thierry Breton, Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron. Je ne vais pas commenter ça. Thierry Breton a été un commissaire, c'était mon successeur de la Commission, qui a fait des choses incontestablement. Avec son caractère, il a été un homme d'action qui a un certain nombre de succès à son crédit. Maintenant, c'est Stéphane C. Journet qui va prendre ce poste. Il a un profil un peu différent de ses prédécesseurs, moins âgé, moins expérimenté sans doute. Si je peux me permettre de lui donner un conseil ? C'est le suivant. C'est l'expérience. Moi, j'étais commissaire européen pendant cinq ans. Le commissaire européen est certes désigné par la…
« Je ne vais pas commenter ça. Thierry Breton a été un commissaire, c'était mon successeur de la Commission, qui a fait des choses incontestablement. Avec son caractère, il a été un homme d'action qui a un certain nombre de succès à son crédit. Maintenant, c'est Stéphane C. Journet qui va prendre ce poste. Il a un profil un peu différent de ses prédécesseurs, moins âgé, moins expérimenté sans doute. Si je peux me permettre de lui donner un conseil ? »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 19:39Voir 1 autre passage
« C'est le suivant. C'est l'expérience. Moi, j'étais commissaire européen pendant cinq ans. Le commissaire européen est certes désigné par la France, mais il est indépendant. Un commissaire européen s'occupe de l'intérêt général européen. Il ne prend pas ses consignes à Paris. Et il est d'autant plus fort qu'il est indépendant. Thierry Breton a su faire ça assez bien. Je crois l'avoir fait aussi. Et mes prédécesseurs, Michel Barnier. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas en contact avec son gouvernement. Ça veut dire simplement qu'il y a un ambassadeur de France à Bruxelles, à la représentation permanente à Bruxelles. Ce n'est pas le commissaire. Le commissaire, il doit d'abord s'occuper de ses dossiers et s'occuper de l'Europe. Mais aussi, bien sûr, en contact avec son gouvernement et son pays. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 20:01
Question 161Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Toujours à propos de Bruno Le Maire, est-ce qu'il est responsable, partiellement, totalement responsable de la situation financière dans laquelle se trouve le pays ?
Réponse partielle
On est toujours responsable de ces actes quand on est au gouvernement, toujours, tout le monde, du haut en bas de la chaîne. Bon, il a été ministre pendant 7 ans, il s'est vraiment dévoué au pays. Il y a eu une période où il a eu de très belles réussites, notamment, je pense, que toute la période de gestion de la crise Covid, de mise en oeuvre du plan, quoi qu'il en coûte. Disons que ces dernières années, de manière collective, ce que j'observe qu'on a annoncé depuis longtemps, la fin du quoi qu'il en coûte, est qu'il n'est pas arrivé. On a continué à dépenser, dépenser beaucoup. Je pense, par exemple, que le bouclier énergie, mais Bruno Le Maire, à ma connaissance, n'y était pas favorable.…
« On est toujours responsable de ces actes quand on est au gouvernement, toujours, tout le monde, du haut en bas de la chaîne. Bon, il a été ministre pendant 7 ans, il s'est vraiment dévoué au pays. Il y a eu une période où il a eu de très belles réussites, notamment, je pense, que toute la période de gestion de la crise Covid, de mise en oeuvre du plan, quoi qu'il en coûte. Disons que ces dernières années, de manière collective, ce que j'observe qu'on a annoncé depuis longtemps, la fin du quoi qu'il en coûte, est qu'il n'est pas arrivé. On a continué à dépenser, dépenser beaucoup. Je pense, par exemple, que le bouclier énergie, mais Bruno Le Maire, à ma connaissance, n'y était pas favorable. C'était une dépense qui n'était pas aussi indispensable que le quoi qu'il en coûte Covid. Bon, moi, je lui souhaite vraiment bon vent dans ce qu'il aura à faire. 7 ans à Bercy, c'est une performance. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 14:24
Question 162Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Le départ de Thierry Breton, c'est un désaveu pour la France et pour Emmanuel Macron ?
Réponse partielle
Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé entre Thierry Breton, Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron. Je ne vais pas commenter ça. Thierry Breton a été un commissaire, c'était mon successeur de la Commission, qui a fait des choses incontestablement. Avec son caractère, il a été un homme d'action qui a un certain nombre de succès à son crédit. Maintenant, c'est Stéphane C. Journet qui va prendre ce poste. Il a un profil un peu différent de ses prédécesseurs, moins âgé, moins expérimenté sans doute. Si je peux me permettre de lui donner un conseil ? C'est le suivant. C'est l'expérience. Moi, j'étais commissaire européen pendant cinq ans. Le commissaire européen est certes désigné par la…
« Je ne vais pas commenter ça. Thierry Breton a été un commissaire, c'était mon successeur de la Commission, qui a fait des choses incontestablement. Avec son caractère, il a été un homme d'action qui a un certain nombre de succès à son crédit. Maintenant, c'est Stéphane C. Journet qui va prendre ce poste. Il a un profil un peu différent de ses prédécesseurs, moins âgé, moins expérimenté sans doute. Si je peux me permettre de lui donner un conseil ? »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 19:39
Question 163Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Les Etats-Unis. Merci Elodie pour votre question. Réponse Pierre Moscovici ?
Réponse directe
Les Etats-Unis, mais l'imposition est aussi beaucoup plus faible que chez nous. Bon, on a fait des choix politiques sur l'impatriation, sur l'expatriation. Au final, observons que les grandes fortunes sont quand même la plupart logées ici. Je suppose qu'elles ont rapatrié leurs fortunes. Après, c'est un débat profondément politique.
« Les Etats-Unis, mais l'imposition est aussi beaucoup plus faible que chez nous. Bon, on a fait des choix politiques sur l'impatriation, sur l'expatriation. Au final, observons que les grandes fortunes sont quand même la plupart logées ici. Je suppose qu'elles ont rapatrié leurs fortunes. Après, c'est un débat profondément politique. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 17:09
Question 164Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Vous avez une question pour notre invité Pierre Moscovici ?
Réponse directe
Écoutez, j'ai été misé finance, j'ai été donc à la tête de la Direction Générale des Finances Publiques, et nous avons une grande chance d'avoir des recettes qui rendent plutôt bien, et des fonctionnaires qui sont exceptionnels. Je veux leur rendre hommage. Et je ne pense pas que ce n'est pas un manque d'effectifs. Par ailleurs, nous avons aussi une politique de lutte contre la fraude des annonces fiscales, qui est assez performante. On peut toujours faire mieux, mais n'ayons pas le fantasme qu'on va aller récupérer des milliards cachés. Il y en a toujours, mais ce n'est pas des dizaines de milliards. Ce n'est pas là où on va résoudre notre problème de déficit.
« Écoutez, j'ai été misé finance, j'ai été donc à la tête de la Direction Générale des Finances Publiques, et nous avons une grande chance d'avoir des recettes qui rendent plutôt bien, et des fonctionnaires qui sont exceptionnels. Je veux leur rendre hommage. Et je ne pense pas que ce n'est pas un manque d'effectifs. Par ailleurs, nous avons aussi une politique de lutte contre la fraude des annonces fiscales, qui est assez performante. On peut toujours faire mieux, mais n'ayons pas le fantasme qu'on va aller récupérer des milliards cachés. Il y en a toujours, mais ce n'est pas des dizaines de milliards. Ce n'est pas là où on va résoudre notre problème de déficit. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 8:09
Question 165Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Alors, à vous d'être sincère, Pierre Moscovici. Pourquoi ?
Réponse directe
Il y a des choses qu'on découvre, il y a des choses qu'on ne découvre pas. Le Haut Conseil des Finances Publiques, depuis des années, dit attention, les prévisions de croissance sont trop optimistes, les prévisions de recettes sont trop optimistes, les prévisions de déficit sont trop optimistes, la trajectoire est trop optimiste. Mais, ce n'est pas de l'insincérité, c'est juste, je l'ai dit, un problème de crédibilité. Mais le résultat, maintenant, et après, il y a des choses qu'on découvre en cours d'année. Par exemple, on s'est aperçu, et en 2023, et probablement en 2024, que les impôts rentraient moins bien. Pourquoi ? Parce que notre croissance, qui n'est pas extrêmement élevée, elle es…
« Il y a des choses qu'on découvre, il y a des choses qu'on ne découvre pas. Le Haut Conseil des Finances Publiques, depuis des années, dit attention, les prévisions de croissance sont trop optimistes, les prévisions de recettes sont trop optimistes, les prévisions de déficit sont trop optimistes, la trajectoire est trop optimiste. Mais, ce n'est pas de l'insincérité, c'est juste, je l'ai dit, un problème de crédibilité. Mais le résultat, maintenant, et après, il y a des choses qu'on découvre en cours d'année. Par exemple, on s'est aperçu, et en 2023, et probablement en 2024, que les impôts rentraient moins bien. Pourquoi ? Parce que notre croissance, qui n'est pas extrêmement élevée, elle est autour de 1%, notre croissance est plus maintenant tirée par l'extérieur, donc par des importations. Et du coup, la consommation intérieure est plus faible. Du coup, les rentrées de TVA sont moins bonnes. Et ça, c'est difficile à mesurer, c'est des choses qu'on voit en fin d'exercice. Toujours est-il qu'on a des raisons de penser qu'à la fin de cette année, 2024, on devrait être à au moins 5,6% si des mesures ne sont pas prises. Or, elles n'ont pas été prises, puisqu'on n'a pas voté des produits de finances rectificatifs. Ce qui veut dire que la base va être très élevée, et qu'après, il faudra observer une pente sérieuse, raisonnable, mais résolue. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 4:28
Question 166Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Question de Manuela sur l'application France Inter. Elle aurait aimé que vous soyez le nouveau Premier ministre, figurez-vous, Pierre Moscovici. Avez-vous été sollicité ?
Réponse directe
Je la remercie beaucoup de sa pensée. Non, je n'ai jamais été sollicité. Jamais. Jamais ? Jamais. Pas une seconde. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, si vous voulez, notre dette publique, elle est gérée par un service, enfin une agence du ministère des Finances, l'agence France Trésor, qui émet tout de même des centaines de milliards d'euros de dette annuellement et qui l'émet sur les marchés internationaux. Et qu'aujourd'hui, c'est vrai, nous avons plus de 50% de notre dette qui est détenue par des créanciers étrangers. Et cela, regarde, et c'est aussi à ça qu'il faut penser avec les finances publiques, la qualité de notre dette, donc la qualité de nos finances publiques. Il faut avoir…
« Non, je n'ai jamais été sollicité. Jamais. Jamais ? Jamais. Pas une seconde. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 11:36
Question 167Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
est-ce que vous ne vous dites pas la question budgétaire, la question des déficits, la question de la dette, tout ça fait que ce gouvernement est un gouvernement impossible ?
Réponse partielle
Difficile en tout cas. C'est vrai qu'il va hériter d'une situation extraordinairement compliquée. Politiquement, effectivement, ça me renvoie dans un certain passé, quand j'étais plus jeune, avant même que je sois peut-être ministre il y a quelques années. Et puis, surtout, c'est une situation un peu inédite politiquement, parce que c'est une coalition minoritaire, avec des partis de gauche qui se sentent frustrés, avec un Rassemblement National un peu à la vue. Bon, ça c'est la situation politique. Mais après, il y a une situation financière. Et de ce point de vue-là, c'est vrai que le budget qui vient, le projet de loi de finances 2025, le projet de financement de la sécurité sociale, ne…
« avant même que je sois peut-être ministre il y a quelques années. Et puis, surtout, c'est une situation un peu inédite politiquement, parce que c'est une coalition minoritaire, avec des partis de gauche qui se sentent frustrés, avec un Rassemblement National un peu à la vue. Bon, ça c'est la situation politique. Mais après, il y a une situation financière. Et de ce point de vue-là, c'est vrai que le budget qui vient, le projet de loi de finances 2025, le projet de financement de la sécurité sociale, ne l'oublions pas, ce sont les taxes financiers sans doute les plus compliqués à élaborer, depuis plusieurs décennies en tout cas, peut-être depuis le début de la Ve République, parce que la situation... »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 0:53
Question 168Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Avant de filer au standard, est-ce que vous avez l'impression que la France vit une sorte de période un peu magique, comme si elle pouvait, malgré les déficits, malgré la dette, malgré ses problèmes de financement, comme si elle pouvait continuer à fonctionner de la même manière ?
Réponse partielle
Non, mais moi, on n'est pas du tout dans une période catastrophe, et je ne veux pas être catastrophiste. La France est dans une situation de finance publique préoccupante, inquiétante. Très grave, dit le Premier ministre. La France reste un pays fort. La France a tout de même une capacité à rembourser sa dette. La France a encore une notation qui est tout à fait convenable. La France est un pays qu'on croit. Mais on ne la croira que maintenant... Les marchés financiers aussi, ils existent, parce que notre dette est détenue à plus de 50% par des agents étrangers. Mais à une condition, c'est que maintenant, maintenant, on marque un point d'inflexion, un point de rupture, et qu'on commence enf…
« Non, mais moi, on n'est pas du tout dans une période catastrophe, et je ne veux pas être catastrophiste. La France est dans une situation de finance publique préoccupante, inquiétante. Très grave, dit le Premier ministre. La France reste un pays fort. La France a tout de même une capacité à rembourser sa dette. La France a encore une notation qui est tout à fait convenable. La France est un pays qu'on croit. Mais on ne la croira que maintenant... »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 6:58Voir 1 autre passage
« Les marchés financiers aussi, ils existent, parce que notre dette est détenue à plus de 50% par des agents étrangers. Mais à une condition, c'est que maintenant, maintenant, on marque un point d'inflexion, un point de rupture, et qu'on commence enfin à se dire qu'on va baisser les déficits et à maîtriser la dette. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 7:20
Question 169Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs déc
Alors une autre formule, celle qu'employait Bruno Le Maire, la France a la culture de la dépense. Est-ce que vous partagez le diagnostic ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. Nous avons une préférence collective pour la dépense. Pourquoi ? Parce que nous sommes un pays qui a l'égalité au cœur, parce que nous croyons en l'État, parce que nous croyons en la régulation par l'État. Et donc, moi aussi d'ailleurs, j'ai la culture de la dépense. Je suis très attaché à nos services publics et les auditeurs le sont également. Mais, il y a un mais, j'observe que plus on dépense, moins les Français sont satisfaits de leurs services publics. Ce qui veut dire qu'il y a un problème de qualité de la dépense publique. Je ne propose pas de taper sur la dépense publique. Non, nous aurons toujours un niveau de dépense publique élevé. Je propose une dépense publique…
« Oui, bien sûr. Nous avons une préférence collective pour la dépense. Pourquoi ? Parce que nous sommes un pays qui a l'égalité au cœur, parce que nous croyons en l'État, parce que nous croyons en la régulation par l'État. Et donc, moi aussi d'ailleurs, j'ai la culture de la dépense. Je suis très attaché à nos services publics et les auditeurs le sont également. Mais, il y a un mais, j'observe que plus on dépense, moins les Français sont satisfaits de leurs services publics. Ce qui veut dire qu'il y a un problème de qualité de la dépense publique. Je ne propose pas de taper sur la dépense publique. Non, nous aurons toujours un niveau de dépense publique élevé. Je propose une dépense publique de meilleure qualité, donc des services publics de meilleure qualité. Si l'éducation nationale fonctionnait parfaitement, nous ne reculerons pas dans les classements PISA. Si l'hôpital fonctionnait parfaitement, nous ne poserions pas toutes ces questions. Ce qui veut dire qu'on dépense beaucoup, beaucoup, mais pas toujours de façon efficiente. »
France Inter · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décVérifier à 13:32
Question 170Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Vous avez une question pour notre invité, Pierre Moscovici ?
Réponse à côté
Écoutez, j'ai été misé finance, j'ai été donc à la tête de la Direction Générale des Finances Publiques, et nous avons une grande chance d'avoir des recettes qui rendent plutôt bien, et des fonctionnaires qui sont exceptionnels, et je veux leur rendre hommage. Et je ne pense pas que ce n'est pas un manque d'effectifs. Par ailleurs, nous avons aussi une politique de lutte contre la fraude des annonces fiscales, qui est assez performante. On peut toujours faire mieux, mais n'ayons pas le fantasme qu'on va aller récupérer des milliards cachés, il y en a toujours, mais ce n'est pas des dizaines de milliards. Ce n'est pas là où on va résoudre notre problème de déficit.
« Écoutez, j'ai été misé finance, j'ai été donc à la tête de la Direction Générale des Finances Publiques, et nous avons une grande chance d'avoir des recettes qui rendent plutôt bien, et des fonctionnaires qui sont exceptionnels, et je veux leur rendre hommage. Et je ne pense pas que ce n'est pas un manque d'effectifs. Par ailleurs, nous avons aussi une politique de lutte contre la fraude des annonces fiscales, qui est assez performante. On peut toujours faire mieux, mais n'ayons pas le fantasme qu'on va aller récupérer des milliards cachés, il y en a toujours, mais ce n'est pas des dizaines de milliards. Ce n'est pas là où on va résoudre notre problème de déficit. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 8:16
Question 171Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Depuis le début de la Ve République ?
Réponse directe
Oui, la situation est tout à fait... Ah bah, le début de la Ve République, je vais mettre de côté le plan Armand. Oui, bien sûr. Mais sinon, disons que c'est extraordinairement compliqué, parce que nous avons une situation de déficit et de dette que nous n'avons pas connue, là aussi, depuis des décennies. Bon, je mets à part la crise financière, mais qui est une crise globale, la crise Covid concernait tout le monde. Là, il y a un problème français de finances publiques. Exercice compliqué ou exercice impossible ? Alors, ça n'est jamais impossible, à condition de se fixer des objectifs qui sont créés. Mais si vous me dites atteindre 3% en 2027, je vous réponds impossible. Impossible, toujou…
« Oui, la situation est tout à fait... Ah bah, le début de la Ve République, je vais mettre de côté le plan Armand. Oui, bien sûr. Mais sinon, disons que c'est extraordinairement compliqué, parce que nous avons une situation de déficit et de dette que nous n'avons pas connue, là aussi, depuis des décennies. Bon, je mets à part la crise financière, mais qui est une crise globale, la crise Covid concernait tout le monde. Là, il y a un problème français de finances publiques. Exercice compliqué ou exercice impossible ? Alors, ça n'est jamais impossible, à condition de se fixer des objectifs qui sont créés. Mais si vous me dites atteindre 3% en 2027, je vous réponds impossible. Impossible, toujours possible, mais vraiment pas souhaitable. Parce qu'il faudrait mettre un tel coup de patin, un coup de frein sur la dépense publique que ce serait, à mon avis, socialement extrêmement nocif, parce que derrière les chiffres, derrière les milliards, il y a aussi des gens, il y a des salaires, il y a des dépenses publiques utiles. Et puis, économiquement, ce ne serait pas bon non plus, parce que si vous retirez le chiffre qu'on donne, c'est à peu près 100 milliards d'euros sur 3 ans. Si vous retirez 100 milliards d'euros de la consommation publique, parce que c'est ça, de la consommation privée, alors à ce moment-là, vous tassez votre croissance, du coup, vous tassez vos recettes et vous êtes obligé de faire encore plus d'économies. Bref, je suggère de ne pas faire 3% en 2027, je suggère de se donner du temps. Si on se donne du temps, les choses deviennent difficiles, mais possibles, à une condition, c'est d'être sérieux. C'est-à-dire, la Commission européenne, vous disiez, j'avais connu effectivement cette situation, j'étais même en charge des budgets à l'époque. La Commission européenne est plutôt bienveillante, contrairement à ce qu'on pense. Ce n'est pas un monstre bureaucratique extérieur. À une condition, c'est qu'on soit honnête avec elle, franc avec elle. Donc, je pense que si on va lui dire, ok, on a besoin d'un peu plus de temps, regardez notre situation, ils peuvent comprendre, mais il faut à côté de ça qu'il y ait des mesures sérieuses, des réformes sérieuses, des choses crédibles. Le pire, c'est de dire, par exemple, on va faire 3% et de ne rien faire. Il ne serait pas bon non plus de demander du temps sans rien faire, il faut demander du temps, et c'est un échange de temps contre des mesures et des réformes. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 1:34
Question 172Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Toujours à propos de Bruno Le Maire, est-ce qu'il est responsable, partiellement, totalement responsable de la situation financière dans laquelle se trouve le pays ?
Réponse partielle
On est toujours responsable de ces actes quand on est au gouvernement. Toujours, tout le monde, du haut en bas de la chaîne. Bon, il a été ministre pendant 7 ans. Il s'est vraiment dévoué au pays. Il y a eu une période où il a eu de très belles réussites. Notamment, je pense que toute la période de gestion de la crise Covid, de mise en oeuvre du plan, quoi qu'il en coûte, disons que ces dernières années, de manière collective, ce que j'observe qu'on a annoncé depuis longtemps, la fin du quoi qu'il en coûte, et qui n'est pas arrivé. On a continué à dépenser, dépenser beaucoup. Je pense, par exemple, que le bouclier énergie, mais Bruno Le Maire, à ma connaissance, n'y était pas favorable. C'é…
« On est toujours responsable de ces actes quand on est au gouvernement. Toujours, tout le monde, du haut en bas de la chaîne. Bon, il a été ministre pendant 7 ans. Il s'est vraiment dévoué au pays. Il y a eu une période où il a eu de très belles réussites. Notamment, je pense que toute la période de gestion de la crise Covid, de mise en oeuvre du plan, quoi qu'il en coûte, disons que ces dernières années, de manière collective, ce que j'observe qu'on a annoncé depuis longtemps, la fin du quoi qu'il en coûte, et qui n'est pas arrivé. On a continué à dépenser, dépenser beaucoup. Je pense, par exemple, que le bouclier énergie, mais Bruno Le Maire, à ma connaissance, n'y était pas favorable. C'était une dépense qui n'était pas aussi indispensable que le quoi qu'il en coûte Covid. Bon, moi, je lui souhaite vraiment bon vent dans ce qu'il aura à faire. 7 ans à Bercy, c'est une performance. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 14:31
Question 173Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Oui, bonjour, merci de prendre ma question. Je voudrais savoir, en France, on dit souvent que si on augmente les impôts sur les grandes fortunes, notamment si on rétablissait l'ISF, que tous les super-riches et les milliardaires quitteraient la France et iraient à l'étranger. Pourquoi, en France, on n'impose pas tout le monde en fonction de sa nationalité et pas de son lieu de résidence ?
Réponse à côté
Les Etats-Unis, mais l'imposition est aussi beaucoup plus faible que chez nous. Bon, on a fait des choix politiques sur l'impatriation, sur l'expatriation. Au final, observons que les grandes fortunes sont quand même la plupart logées ici. Je suppose qu'elles ont rapatrié leurs fortunes. Après, c'est un débat profondément politique.
« Les Etats-Unis, mais l'imposition est aussi beaucoup plus faible que chez nous. Bon, on a fait des choix politiques sur l'impatriation, sur l'expatriation. Au final, observons que les grandes fortunes sont quand même la plupart logées ici. Je suppose qu'elles ont rapatrié leurs fortunes. Après, c'est un débat profondément politique. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 17:16
Question 174Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Avant de filer au standard, est-ce que vous avez l'impression que la France vit une sorte de période un peu magique, comme si elle pouvait, malgré les déficits, malgré la dette, malgré ses problèmes de financement, comme si elle pouvait continuer à fonctionner de la même manière ?
Réponse directe
Non, mais moi, on n'est pas du tout dans une période catastrophe, et je ne veux pas être catastrophiste. La France est dans une situation de finances publiques préoccupante, inquiétante. Très grave, dit le Premier ministre. La France reste un pays fort, la France a tout de même une capacité à rembourser sa dette, la France a encore une notation qui est tout à fait convenable, la France est un pays qu'on croit, mais on ne la croira que maintenant... Les marchés financiers aussi, ils existent, parce que notre dette, elle est détenue à plus de 50% par des agents étrangers. Mais à une condition, c'est que maintenant, maintenant, on marque un point d'inflexion, un point de rupture, et qu'on comm…
« Non, mais moi, on n'est pas du tout dans une période catastrophe, et je ne veux pas être catastrophiste. La France est dans une situation de finances publiques préoccupante, inquiétante. Très grave, dit le Premier ministre. La France reste un pays fort, la France a tout de même une capacité à rembourser sa dette, la France a encore une notation qui est tout à fait convenable, la France est un pays qu'on croit, mais on ne la croira que maintenant... »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 7:05Voir 1 autre passage
« Les marchés financiers aussi, ils existent, parce que notre dette, elle est détenue à plus de 50% par des agents étrangers. Mais à une condition, c'est que maintenant, maintenant, on marque un point d'inflexion, un point de rupture, et qu'on commence enfin à se dire, on va baisser les déficits et à maîtriser la dette. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 7:27
Question 175Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"
Mais rétablir l'ISF, taxer les super-riches, est-ce que ça entraînerait une fuite de ces personnes-là ou de ces familles-là ?
Réponse directe
Oui, tout à l'heure, Marion Lourdes, la fameuse taxe à 75%. Je suis arrivé, je l'ai mise des finances de François Hollande. On avait proposé cette taxe à 75%. Bon, moi, personnellement, je n'y croyais pas beaucoup. Mais je me souviens de la réaction, effectivement, de certains milliardaires, que je ne vais pas nommer, dans des échanges que j'ai pu avoir avec eux, disant, bon, à ce moment-là, on fait partir tous nos créatifs. C'était Cuba sans le soleil. C'était Cuba sans le soleil. Vous saurez de l'expression des milieux. Oui, je me souviens très bien. Je ne suis pas amnésique. Donc, je pense qu'il faut être, effectivement, assez prudent avec ça. En même temps, c'est un choix politique, un…
« Oui, tout à l'heure, Marion Lourdes, la fameuse taxe à 75%. Je suis arrivé, je l'ai mise des finances de François Hollande. On avait proposé cette taxe à 75%. Bon, moi, personnellement, je n'y croyais pas beaucoup. Mais je me souviens de la réaction, effectivement, de certains milliardaires, que je ne vais pas nommer, dans des échanges que j'ai pu avoir avec eux, disant, bon, à ce moment-là, on fait partir tous nos créatifs. C'était Cuba sans le soleil. C'était Cuba sans le soleil. Vous saurez de l'expression des milieux. Oui, je me souviens très bien. Je ne suis pas amnésique. Donc, je pense qu'il faut être, effectivement, assez prudent avec ça. En même temps, c'est un choix politique, un choix politique, très politique. Et je ne fais plus de politique. »
France Inter — L'invité du week-end · Pierre Moscovici : le budget 2025 sera "sans doute le plus compliqué à élaborer depuis plusieurs décennies"Vérifier à 17:42
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
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« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 2:28
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 16:52
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18