Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 avr. 2016 au 11 oct. 2026
Questions
259
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 259 questions évaluables
Réponse directe
114
Réponse partielle
49
Réponse à côté
87
Refus explicite
9
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 259
Question 76Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Est-ce que vous pensez qu'au final, cette suspension sera votée par le Parlement ?
Réponse directe
– Ça dépendra beaucoup, encore une fois, des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage. Je vois mal, le moment venu, notamment dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, je vois mal nos amis verts, écolos, voire même bénéfiques, votés contre une telle suspension. Donc, une majorité sur ce sujet-là devrait se faire.
« – Ça dépendra beaucoup, encore une fois, des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage. Je vois mal, le moment venu, notamment dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, je vois mal nos amis verts, écolos, voire même bénéfiques, votés contre une telle suspension. Donc, une majorité sur ce sujet-là devrait se faire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 7:42
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités8 oct. 2025 au 26 août 2026 · 18 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
11 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 77Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Il risque d'être censuré selon vous ?
Réponse partielle
Ah bah écoutez, je vois bien quand même quelques réactions à droite. De la droite, de la droite, pas d'extrême droite, mais de la droite et l'air. Et moi je suis inquiet parce que, est-ce que ça signifie qu'il y aurait suffisamment de défections par rapport aux consignes de vote ? Qui sont claires de M. Wauquiez, on ne censure pas.
« Et moi je suis inquiet parce que, est-ce que ça signifie qu'il y aurait suffisamment de défections par rapport aux consignes de vote ? Qui sont claires de M. Wauquiez, on ne censure pas. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 1:26
Question 78Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Un dernier mot sur cette réforme de traite, parce que vous demandiez deux choses. Un, le retour sur l'âge à 64 ans, mais aussi de stopper l'augmentation du nombre de trimestres. Mais qui l'a mis en place cette augmentation du nombre de trimestres ?
Réponse directe
– C'est Mme Touraine. – Attendez, Mme Touraine, c'était d'abord l'âge légal à 62 ans, on ne touchait pas l'âge légal, et une accélération du nombre de trimestres pour arriver au taux maximum de retraite de un trimestre tous les trois ans pour arriver à 172 trimestres en 2035. Mme Borne, c'est un trimestre tous les ans pour arriver au même nombre de trimestres, 172, mais en 2027. Et donc l'importance de la décision de M. Lecornu, qui je l'espère pourra la mettre en œuvre dans le PDFSS, c'est de dire, on arrête à 62 ans et 9 mois, c'est-à-dire l'âge actuel, et on ne touche plus à l'accélération telle qu'elle avait été imaginée par le Mme Borne. Donc oui, nous avons eu satisfaction, et nous di…
« – C'est Mme Touraine. »
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« – Attendez, Mme Touraine, c'était d'abord l'âge légal à 62 ans, on ne touchait pas l'âge légal, et une accélération du nombre de trimestres pour arriver au taux maximum de retraite de un trimestre tous les trois ans pour arriver à 172 trimestres en 2035. Mme Borne, c'est un trimestre tous les ans pour arriver au même nombre de trimestres, 172, mais en 2027. Et donc l'importance de la décision de M. Lecornu, qui je l'espère pourra la mettre en œuvre dans le PDFSS, c'est de dire, on arrête à 62 ans et 9 mois, c'est-à-dire l'âge actuel, et on ne touche plus à l'accélération telle qu'elle avait été imaginée par le Mme Borne. Donc oui, nous avons eu satisfaction, et nous disons que c'est en 2027, au moment du débat présidentiel, que là on tranchera. Et moi je suis très heureux que cette conférence sociale sur les retraites soit annoncée, avec un porteur qui sera M. Farandou, le nouveau ministre des Solidarités. Et pourquoi je dis ça, et du travail ? Parce que j'estime que ça permettra de tout remettre sur la table. Et je dis au MEDEF, qui a tout bloqué pendant le conclave, qui a tout bloqué, avec le soutien d'ailleurs des LR, en l'occurrence, je leur dis, écoutez les amis, maintenant, c'est l'avenir de la France qui est en jeu, si on doit remettre à plat une nouvelle réforme des retraites, eh bien faisons-le, et on regarde tout. Il n'y a pas de totem. »
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Question 79Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Vous faites le pari du débat parlementaire, c'est ce qu'a dit hier votre homologue Boris Vallo. Est-ce qu'au Sénat, c'est un pari risqué ?
Réponse partielle
– Ça dépendra beaucoup, encore une fois, des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage. Je vois mal, le moment venu, notamment dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, je vois mal nos amis verts, écolos, voire même bénéfiques, votés contre une telle suspension. Donc, une majorité sur ce sujet-là devrait se faire.
« – Ça dépendra beaucoup, encore une fois, des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage. Je vois mal, le moment venu, notamment dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, je vois mal nos amis verts, écolos, voire même bénéfiques, votés contre une telle suspension. Donc, une majorité sur ce sujet-là devrait se faire. »
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Question 80Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Donc la survie de Sébastien Lecornu n'est pas assurée demain ?
Réponse à côté
– Je pense que je dis, rien n'est fait, il faudra garder son sang-froid et il faudra que chacun prenne ses responsabilités, parce que censurer M. Lecornu, c'est la dissolution, et après c'est terra incognita, comme l'on dit.
« – Je pense que je dis, rien n'est fait, il faudra garder son sang-froid et il faudra que chacun prenne ses responsabilités, parce que censurer M. Lecornu, c'est la dissolution, et après c'est terra incognita, comme l'on dit. »
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Question 81Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Jean-Pierre Farandou, il a dit hier soir qu'il ne fallait pas que ce soit juste une conférence sur les retraites, il veut que ce soit une conférence retraite et travail. – Oui, la nuance, ça a son importance pour vous ?
Réponse directe
– C'est important parce qu'il y a la question des salaires aussi qui peut être traité, il y a la question du travail des jeunes, la question du travail des seniors. Donc la globalisation permettra d'éviter, si vous voulez, une forme de fixation négative sur la question des retraites.
« – C'est important parce qu'il y a la question des salaires aussi qui peut être traité, il y a la question du travail des jeunes, la question du travail des seniors. Donc la globalisation permettra d'éviter, si vous voulez, une forme de fixation négative sur la question des retraites. »
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Question 82Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Est-ce qu'il y a encore un socle commun à gauche, maintenant ?
Réponse partielle
L'union de la gauche, aujourd'hui, va se heurter, effectivement, au fait que le Parti Communiste, les Verts, vont voter avec l'EFI la censure.
« L'union de la gauche, aujourd'hui, va se heurter, effectivement, au fait que le Parti Communiste, les Verts, vont voter avec l'EFI la censure. »
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Question 83Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Est-ce que vous dites qu'il n'y a plus de socle commun dans le bloc central ?
Réponse à côté
L'union de la gauche, aujourd'hui, va se heurter, effectivement, au fait que le Parti Communiste, les Verts, vont voter avec l'EFI la censure.
« L'union de la gauche, aujourd'hui, va se heurter, effectivement, au fait que le Parti Communiste, les Verts, vont voter avec l'EFI la censure. »
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Question 84Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Donc il a eu les mots qu'il faut pour vous ?
Réponse directe
Il a eu les mots et nous n'avons pas censuré jeudi matin. Oui. Mais c'est loin d'être gagné. C'est loin d'être gagné jeudi matin.
« Il a eu les mots et nous n'avons pas censuré jeudi matin. Oui. Mais c'est loin d'être gagné. C'est loin d'être gagné jeudi matin. »
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Question 85Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
On va évidemment longuement revenir sur le discours de politique générale de Sébastien Lecornu. Patrick Caner, est-ce que le Premier ministre a prononcé le discours que vous attendiez hier ?
Réponse partielle
Il nous a entendus, il nous a écoutés. Ça montre que la négociation peut être utile quand il s'agit de l'intérêt de la France et de nos concitoyens. Puisque vous avez bien compris que nous ne demandons rien, on ne demande pas un portefeuille, un marocain, un ministère. On était là pour défendre ce qu'on estimait juste pour la France. Et on a obtenu des réponses, notamment une réponse très claire sur la suspension de la réforme borne, immédiate et complète. Je dis bien complète, c'est-à-dire...
« Il nous a entendus, il nous a écoutés. »
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« Ça montre que la négociation peut être utile quand il s'agit de l'intérêt de la France et de nos concitoyens. Puisque vous avez bien compris que nous ne demandons rien, on ne demande pas un portefeuille, un marocain, un ministère. On était là pour défendre ce qu'on estimait juste pour la France. Et on a obtenu des réponses, notamment une réponse très claire sur la suspension de la réforme borne, immédiate et complète. Je dis bien complète, c'est-à-dire... »
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Question 86Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– On parle des municipales, pour terminer, est-ce que vous craignez un impact sur les municipales de cette décision de non-censure au niveau national ?
Réponse directe
– Au moins, si le gouvernement va jusqu'au bout, parce que nous aurons été encore plus écoutés, au moins nous aurons des municipales se déroulant dans un climat normal, sur le plan politique. C'est une élection essentielle, c'est la dernière grande élection avant l'élection présidentielle, c'est l'élection où on verra les rapports de force se faire, il y a des partis politiques qui seront extrémistes dans leurs exigences, mais qui n'ont rien à perdre, d'autres qui sont responsables et qui ont des villes en gestion aujourd'hui. Moi, ce que je souhaite, c'est que la réponse locale soit considérée comme une réponse utile pour le pays. Et peut-être que tout à l'heure, M. Lecornu nous parlera d'…
« – Au moins, si le gouvernement va jusqu'au bout, parce que nous aurons été encore plus écoutés, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 19:27Voir 1 autre passage
« au moins nous aurons des municipales se déroulant dans un climat normal, sur le plan politique. C'est une élection essentielle, c'est la dernière grande élection avant l'élection présidentielle, c'est l'élection où on verra les rapports de force se faire, il y a des partis politiques qui seront extrémistes dans leurs exigences, mais qui n'ont rien à perdre, d'autres qui sont responsables et qui ont des villes en gestion aujourd'hui. Moi, ce que je souhaite, c'est que la réponse locale soit considérée comme une réponse utile pour le pays. Et peut-être que tout à l'heure, M. Lecornu nous parlera d'une décentralisation qui fasse confiance aux élus locaux. C'est 500 000 hussards de la République qui méritent vraiment un grand respect et qui portent une réponse forte aujourd'hui pour les problématiques locales dans notre pays. »
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Question 87Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
est-ce que ça, ce sera un nouveau motif de censure ?
Réponse à côté
– Ligne par ligne, nous allons nous battre pour que les choses qui sont pour nous inacceptables soient sorties des propositions qui viennent finalement des éléments de M. Bayrou. M. Bayrou avait imaginé le 15 juillet un budget complètement dingue, permettez-moi l'expression, c'est-à-dire qu'il faisait porter l'effort sur tous les Français en épargnant les plus aisés de ceux-ci. Donc, il faudra corriger. Et j'ai envie de dire à M. Lecornu, ok, on viendra négocier sujet par sujet pour montrer qu'une autre voie est possible.
« – Ligne par ligne, nous allons nous battre pour que les choses qui sont pour nous inacceptables soient sorties des propositions qui viennent finalement des éléments de M. Bayrou. M. Bayrou avait imaginé le 15 juillet un budget complètement dingue, permettez-moi l'expression, c'est-à-dire qu'il faisait porter l'effort sur tous les Français en épargnant les plus aisés de ceux-ci. Donc, il faudra corriger. Et j'ai envie de dire à M. Lecornu, ok, on viendra négocier sujet par sujet pour montrer qu'une autre voie est possible. »
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Question 88Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Qu'est-ce que vous lui direz cet après-midi ?
Réponse directe
– Moi, un peu ce que je vous ai dit ce matin, mais j'insisterai notamment sur la situation dans les Outre-mer, j'insisterai aussi sur la notion de justice fiscale et de pouvoir d'achat à des sujets qu'il n'a pas suffisamment abordés hier et il nous répondra. – Ils l'ont applaudi dans un geste spontané, ça n'a pas été le cas au groupe socialiste, puisque nous n'avons pas M. Lecornu devant nous, nous avions M. Lunez, qui a donc débité le discours de manière peut-être moins convaincante, c'est bien normal, que M. Lecornu qui était l'auteur initial. Donc nous verrons bien ce qu'il nous dira, mais vous savez, applaudir un Premier ministre, ce n'est pas automatique, il faudrait voir qu'il nous co…
« – Moi, un peu ce que je vous ai dit ce matin, mais j'insisterai notamment sur la situation dans les Outre-mer, j'insisterai aussi sur la notion de justice fiscale et de pouvoir d'achat à des sujets qu'il n'a pas suffisamment abordés hier et il nous répondra. »
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Question 89Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Une question dans le fonctionnement de cette journée hier. À quel moment la décision de non-censure a-t-elle été prise ?
Réponse à côté
Alors, nous nous sommes réunis toute la matinée, y compris à 13h, avec ce qu'on appelle chez nous le bureau national du Parti Socialiste. C'est-à-dire que c'est l'instance exécutive, dans ce parti démocratique auquel j'appartiens. Et nous avons donc imaginé une interpellation publique de M. Lecornu, avec différents sujets que nous voulions voir abordés. La suspension immédiate et complète de la réforme, mais aussi pouvoir d'achat, mais aussi justice fiscale. Sur les deux derniers dossiers, il a été moins apprécié, chacun le sait bien. Nous espérons que le débat parlementaire nous permettra d'avancer. Et c'est très important parce que l'article 20 de la Constitution l'oblige à déterminer et…
« Alors, nous nous sommes réunis toute la matinée, y compris à 13h, avec ce qu'on appelle chez nous le bureau national du Parti Socialiste. C'est-à-dire que c'est l'instance exécutive, dans ce parti démocratique auquel j'appartiens. Et nous avons donc imaginé une interpellation publique de M. Lecornu, avec différents sujets que nous voulions voir abordés. La suspension immédiate et complète de la réforme, mais aussi pouvoir d'achat, mais aussi justice fiscale. Sur les deux derniers dossiers, il a été moins apprécié, chacun le sait bien. Nous espérons que le débat parlementaire nous permettra d'avancer. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 2:26Voir 1 autre passage
« Et c'est très important parce que l'article 20 de la Constitution l'oblige à déterminer et à conduire la politique de la nation. Et donc il doit s'engager. Le moine soldat, pour reprendre son expression, doit devenir un bon samaritain. Dans cette année de laïcité. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 3:08
Question 90Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Ou est-ce que désormais, place au débat parlementaire, et comme l'a dit Olivier Faure hier, s'il est loyal, on s'adapte et on en tient compte ?
Réponse à côté
– Vous savez, dans un débat parlementaire, on ne gagne pas sur tous les sujets.
« – Vous savez, dans un débat parlementaire, on ne gagne pas sur tous les sujets. »
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Question 91Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
D'ici là, vous redoutez la pression des LFI sur vos parlementaires ?
Réponse à côté
Si vous voulez me faire dire que la brutalisation de la vie politique française, que la menace permanente, que l'autoritarisme font partie de l'ADN de l'EFI, oui, je vous le concède. C'est pour ça que moi, j'ai toujours été particulièrement réservé sur les accords avec l'EFI, parce que ce sont des partenaires qui nous considèrent que la force, moi, je crois au rapport de force politique, mais quand c'est la force en permanence plutôt que la négociation, il y a de quoi s'inquiéter.
« Si vous voulez me faire dire que la brutalisation de la vie politique française, que la menace permanente, que l'autoritarisme font partie de l'ADN de l'EFI, oui, je vous le concède. C'est pour ça que moi, j'ai toujours été particulièrement réservé sur les accords avec l'EFI, parce que ce sont des partenaires qui nous considèrent que la force, moi, je crois au rapport de force politique, mais quand c'est la force en permanence plutôt que la négociation, il y a de quoi s'inquiéter. »
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Question 92Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Sébastien Lecornu sera devant les sénateurs cet après-midi. Qu'est-ce que vous attendez de plus de son discours ?
Réponse directe
– Je pense qu'il va nous parler de décentralisation, il va nous parler d'outre-mer, donc des sujets qu'il n'a pas eu le temps de développer hier et c'est bien normal. Et donc pour moi c'est un moment important et nous verrons d'ailleurs comment la droite de l'hémicycle se comporte à son égard, ce sera intéressant.
« – Je pense qu'il va nous parler de décentralisation, il va nous parler d'outre-mer, donc des sujets qu'il n'a pas eu le temps de développer hier et c'est bien normal. Et donc pour moi c'est un moment important et nous verrons d'ailleurs comment la droite de l'hémicycle se comporte à son égard, ce sera intéressant. »
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Question 93Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Vous pensez qu'elle se comportera ?
Réponse à côté
– Écoutez, je les sens un peu énervés en tout cas du côté de chez LR. M. Rotaillou n'est pas encore revenu au Sénat, il va bientôt revenir, donc nous allons regarder ça avec attention, mais moi j'ai des choses à dire, je le dirai à M. Lecornu.
« – Écoutez, je les sens un peu énervés en tout cas du côté de chez LR. M. Rotaillou n'est pas encore revenu au Sénat, il va bientôt revenir, donc nous allons regarder ça avec attention, mais moi j'ai des choses à dire, je le dirai à M. Lecornu. »
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Question 94Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Donc il ne sera pas examiné au Sénat avant début 2026 ?
Réponse directe
– Manifestement, et je le regrette.
« – Manifestement, et je le regrette. »
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Question 95Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
Mais est-ce que vous ne faites pas l'isolé à gauche, désormais ?
Réponse directe
Écoutez, être isolé quand on sait que nous sommes dans le vrai, j'ai envie de dire, je prends le risque.
« Écoutez, être isolé quand on sait que nous sommes dans le vrai, j'ai envie de dire, je prends le risque. »
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Question 96Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Un dernier mot Fabrice ?
Réponse directe
– Au moins, si le gouvernement va jusqu'au bout, parce que nous aurons été encore plus écoutés, au moins nous aurons des municipales se déroulant dans un climat normal, sur le plan politique. C'est une élection essentielle, c'est la dernière grande élection avant l'élection présidentielle, c'est l'élection où on verra les rapports de force se faire, il y a des partis politiques qui seront extrémistes dans leurs exigences, mais qui n'ont rien à perdre, d'autres qui sont responsables et qui ont des villes en gestion aujourd'hui. Moi, ce que je souhaite, c'est que la réponse locale soit considérée comme une réponse utile pour le pays. Et peut-être que tout à l'heure, M. Lecornu nous parlera d'…
« – Au moins, si le gouvernement va jusqu'au bout, parce que nous aurons été encore plus écoutés, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 19:27Voir 1 autre passage
« au moins nous aurons des municipales se déroulant dans un climat normal, sur le plan politique. C'est une élection essentielle, c'est la dernière grande élection avant l'élection présidentielle, c'est l'élection où on verra les rapports de force se faire, il y a des partis politiques qui seront extrémistes dans leurs exigences, mais qui n'ont rien à perdre, d'autres qui sont responsables et qui ont des villes en gestion aujourd'hui. Moi, ce que je souhaite, c'est que la réponse locale soit considérée comme une réponse utile pour le pays. Et peut-être que tout à l'heure, M. Lecornu nous parlera d'une décentralisation qui fasse confiance aux élus locaux. C'est 500 000 hussards de la République qui méritent vraiment un grand respect et qui portent une réponse forte aujourd'hui pour les problématiques locales dans notre pays. »
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Question 97Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Vous pensez qu'il va accepter, M. Rotailleau ?
Réponse partielle
– Je ne pense pas de M. Rotailleau, mais attention de ne pas donner des signes qui aboutiraient à ce renversement, parce que certains pourraient se dire mais on censure, il y a dissolution, et on crée de nouvelles alliances à droite avec le RN, attention, danger, je regarde ça comme le lien sur le feu. – J'espère qu'il tiendra ses troupes. – Voilà.
« – J'espère qu'il tiendra ses troupes. »
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Question 98Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Oui, absolument, Sébastien Lecornu a averti, la suspension, ok, jusqu'à la prochaine présidentielle, mais entre-temps, il faudra trouver de l'argent, notamment 400 millions dès l'année à venir. Vous souscrivez ?
Réponse partielle
– Ah mais, il n'est pas question d'apporter des réponses positives aux Français sans que celles-ci soient financées. La question c'est le comment elles sont financées, c'est-à-dire à qui on demande les efforts, et là nous serons là aussi d'une exigence absolue dans les débats parlementaires. Je vais vous donner un exemple d'économie qu'on pourrait faire et qui pourrait financer finalement les retraites. j'ai regardé les résultats du groupe LVMH de 2023, résultats économiques de ce groupe, piloté par M. Bernard Arnault, un nordiste, qui est un homme, voilà, un entreprise tout à fait remarquable et qui porte la voix de la France. Plus de 15 milliards d'euros de résultats nets en 2023. Et j'ai…
« – Ah mais, il n'est pas question d'apporter des réponses positives aux Français sans que celles-ci soient financées. La question c'est le comment elles sont financées, c'est-à-dire à qui on demande les efforts, et là nous serons là aussi d'une exigence absolue dans les débats parlementaires. Je vais vous donner un exemple d'économie qu'on pourrait faire et qui pourrait financer finalement les retraites. j'ai regardé les résultats du groupe LVMH de 2023, résultats économiques de ce groupe, piloté par M. Bernard Arnault, un nordiste, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 10:39Voir 1 autre passage
« Plus de 15 milliards d'euros de résultats nets en 2023. Et j'ai regardé les chiffres, combien d'aides publiques ? 275 millions d'euros d'aides publiques à LVMH alors qu'il y a ce résultat de 15 milliards, dont 193 millions pour diminuer les charges sociales de l'entreprise. Vous ne croyez pas qu'il y a quelque chose qui ne colle pas là ? Vous ne croyez pas qu'on pourrait regarder ces aides aux entreprises et les diminuer là où c'est nécessaire et par contre donner un coup de main aux petites et moyennes entreprises, moi je n'ai pas de problème. Donc l'argent existe, il faut regarder, et j'espère que Mme de Montchalin, qui est en charge maintenant de ce dossier, puisse vraiment aller jusqu'au bout de manière à ce que les baisses d'aides publiques puissent être ciblées et être utiles à d'autres politiques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 11:23
Question 99Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Par exemple, il y a la question des franchises médicales, Amélie de Montchalin, qui sont doublées initialement dans le budget. Amélie de Montchalin dit ce matin, ce sera un débat. Vous pensez réussir à faire revenir le gouvernement là-dessus ?
Réponse à côté
– Ligne par ligne, nous allons nous battre pour que les choses qui sont pour nous inacceptables soient sorties des propositions qui viennent finalement des éléments de M. Bayrou. M. Bayrou avait imaginé le 15 juillet un budget complètement dingue, permettez-moi l'expression, c'est-à-dire qu'il faisait porter l'effort sur tous les Français en épargnant les plus aisés de ceux-ci. Donc, il faudra corriger. Et j'ai envie de dire à M. Lecornu, ok, on viendra négocier sujet par sujet pour montrer qu'une autre voie est possible.
« – Ligne par ligne, nous allons nous battre pour que les choses qui sont pour nous inacceptables soient sorties des propositions qui viennent finalement des éléments de M. Bayrou. M. Bayrou avait imaginé le 15 juillet un budget complètement dingue, permettez-moi l'expression, c'est-à-dire qu'il faisait porter l'effort sur tous les Français en épargnant les plus aisés de ceux-ci. Donc, il faudra corriger. Et j'ai envie de dire à M. Lecornu, ok, on viendra négocier sujet par sujet pour montrer qu'une autre voie est possible. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 12:31
Question 100Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »
– Et si vous êtes battu à la loyale, vous l'acceptez ?
Réponse partielle
– Si on est battu et qu'on obtient par ailleurs d'autres résultats, nous regarderons, vous savez, c'est la moitié…
« – Si on est battu et qu'on obtient par ailleurs d'autres résultats, nous regarderons, vous savez, c'est la moitié… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »Vérifier à 13:33
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"Vérifier à 2:32
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 sept. 2025 au 26 août 2026 · 93 observations115 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"Vérifier à 2:32Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 oct. 2025 au 19 août 2026 · 22 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 sept. 2025 au 19 août 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 sept. 2025 au 19 août 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Scandalisé. Je suis scandalisé. Vous avez raison de rappeler ce qui s'est passé le 10 juillet. Donc, un concert classique, Barbara Butch, on aime ou on n'aime pas. Mais peu importe, au niveau de son contenu artistique, bien évidemment. Elle a joué à Grenoble au festival Cabaret Frappé. Ça a été effectivement chahuté, interrompu au bout d'une vingtaine de minutes, sans faire erreur de ma part, avec le jet de bouteille. C'est un délit d'entrave concertée aux libertés. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le parquet de Grenoble qui a ouvert une enquête pour ce motif. Ce qui est reproché à l'artiste, c'est sa signature d'une tribune. On soutient la fameuse loi Yadant, d'ailleurs, qui n'existe plus, qui va être remplacée par un autre texte, à l'initiative d'ailleurs, je la salue d'Eurore Berger, la loi Yadant contre le développement d'antisémitisme dans notre pays. C'est un concert qui, aussi, qui lui est reproché, donné en 2025 à Tel Aviv. Un concert privé, donné à l'ambassade de France, en Israël, à Tel Aviv. Ce n'est pas un concert public. C'est donc aussi une tribune qui, enfin des tribunes qui lui sont reprochées. Mais moi, je voudrais saluer la tribune de Jonas Pardo. Agresser une DG juive, une DG juive, ne libérera pas la Palestine. Elle a recueilli plus de 300 signatures d'artistes comme Chabat, Nakash, les frères d'Ardennes, etc. Donc, c'est une honte. Et le tract qui a été distribué par Elifi, le tract avec une imagerie antisémique classique, avec, on voit Barbara Butch devant le drapeau LGBT, avec l'étoile de David, avec du sang sur elle. C'est vraiment, je dirais, le sommement d'imagerie antisémite. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 7:56Voir 2 autres passages
« Oui, c'est important de parler du budget, il y en a, parce qu'en fait, le budget sera adopté, peut-être, juste avant les élections présidentielles. Or, depuis neuf ans, Emmanuel Macron promet le sérieux budgétaire, et le résultat est pourtant sans appel, la dette a explosé. 117% du PIB, les déficits se creusent, ainsi d'ailleurs que les inégalités sociales au passage. Aujourd'hui, ceux qui ont créé le problème demandent aux Français de payer la facture. J'ai souvent cette expression, les Mozart de la finance, comme ils s'appelaient, sont en fait des joueurs de piano mécaniques, et ça sonne faux, bien souvent. Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas seulement le montant des économies qui serait demandé, c'est l'endroit où le gouvernement choisit de les faire. Le chômage, par exemple, repart à la hausse, au plus haut depuis 5 ans, et la réponse est de retirer près de 2 milliards d'euros au ministère du Travail. C'est incompréhensible. Quand le chômage augmente, on devrait investir dans l'emploi, la formation, l'insertion, pas démanteler les politiques publiques qui permettent justement de retrouver un emploi. Même logique avec les collectivités territoriales. Elles deviennent des variables d'ajustement du budget de l'État, alors qu'elles ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. Elles ne portent que 8% de la totalité de la dette publique, mais réalisent 70% de l'investissement public civil. Ce sont elles qui construisent nos écoles, rénovent nos collèges, développent les transports, adaptent nos villes aussi au changement climatique que j'évoquais tout à l'heure. Donc, affaiblir les collectivités, ce n'est pas faire des économies, c'est organiser le décrochage des territoires. Puis, il y a une dernière forme d'hypocrisie, si vous me permettez. Le gouvernement demande toujours plus aux collectivités, alors qu'il leur a retiré des revenus et des ressources de la fiscalité propre. Il supprime les impôts locaux et les dotations ne sont jamais à la hauteur de ces suppressions. Donc, pour nous, socialistes, et pour conclure sur ce point-là, le débat ne doit pas être combien coupe-t-on ? Il doit être qui prépare l'avenir et comment on le prépare. Toutes les dépenses publiques ne se valent pas. Moi, je vous l'assure, une école rénovée, une ligne de bus, un centre de formation d'apprentis, un hôpital, ce ne sont pas des coûts, ce sont des investissements. Et pour cela, il faut de la justice fiscale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est important de parler du budget, il y en a, parce qu'en fait, le budget sera adopté, peut-être, juste avant les élections présidentielles. Or, depuis neuf ans, Emmanuel Macron promet le sérieux budgétaire, et le résultat est pourtant sans appel, la dette a explosé. 117% du PIB, les déficits se creusent, ainsi d'ailleurs que les inégalités sociales au passage. Aujourd'hui, ceux qui ont créé le problème demandent aux Français de payer la facture. J'ai souvent cette expression, les Mozart de la finance, comme ils s'appelaient, sont en fait des joueurs de piano mécaniques, et ça sonne faux, bien souvent. Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas seulement le montant des économies qui serait demandé, c'est l'endroit où le gouvernement choisit de les faire. Le chômage, par exemple, repart à la hausse, au plus haut depuis 5 ans, et la réponse est de retirer près de 2 milliards d'euros au ministère du Travail. C'est incompréhensible. Quand le chômage augmente, on devrait investir dans l'emploi, la formation, l'insertion, pas démanteler les politiques publiques qui permettent justement de retrouver un emploi. Même logique avec les collectivités territoriales. Elles deviennent des variables d'ajustement du budget de l'État, alors qu'elles ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. Elles ne portent que 8% de la totalité de la dette publique, mais réalisent 70% de l'investissement public civil. Ce sont elles qui construisent nos écoles, rénovent nos collèges, développent les transports, adaptent nos villes aussi au changement climatique que j'évoquais tout à l'heure. Donc, affaiblir les collectivités, ce n'est pas faire des économies, c'est organiser le décrochage des territoires. Puis, il y a une dernière forme d'hypocrisie, si vous me permettez. Le gouvernement demande toujours plus aux collectivités, alors qu'il leur a retiré des revenus et des ressources de la fiscalité propre. Il supprime les impôts locaux et les dotations ne sont jamais à la hauteur de ces suppressions. Donc, pour nous, socialistes, et pour conclure sur ce point-là, le débat ne doit pas être combien coupe-t-on ? Il doit être qui prépare l'avenir et comment on le prépare. Toutes les dépenses publiques ne se valent pas. Moi, je vous l'assure, une école rénovée, une ligne de bus, un centre de formation d'apprentis, un hôpital, ce ne sont pas des coûts, ce sont des investissements. Et pour cela, il faut de la justice fiscale. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« – Vous savez, le Parti socialiste a connu de meilleures formes, je vous le concède, en la matière. Mais voilà, nous allons partir au combat. Et en tout cas, il ne faut pas inverser les priorités. Les Français nous parlent aujourd'hui de pouvoir d'achat, de santé, de sécurité, ou encore d'école, d'ascenseur social, finalement. Et notre responsabilité est d'abord de construire des réponses crédibles pour ces demandes des Français, protéger les Français, mais aussi leur permettre de se projeter pour les générations nouvelles. Cela étant dit, 2027, c'est demain, ça se prépare maintenant. Le PS a retrouvé une forme quand même de dynamique avec les municipales. Nous gouvernons de grandes villes, nous gouvernons aussi des départements, des régions. Nous avons des élus locaux solides et plusieurs personnalités, vous le savez, capables d'incarner cette alternance. Notre défi est simple, reconstruire une gauche de gouvernement, une gauche qui assume la République, la laïcité, l'Europe, la justice sociale, la transition écologique. Donc, pour être clair, ce n'est pas la gauche de la France insoumise. Je vous le dis très nettement à votre micro. Une gauche qui parle à tous les Français, pas seulement à une partie de l'électorat. L'objectif n'est pas seulement d'être présent au premier tour, ça on le sera, c'est de redevenir une France capable, non seulement d'être devant Jean-Luc Mélenchon, de pouvoir être qualifié pour le second tour, et de savoir rassembler un maximum de citoyens pour ne pas laisser l'extrême droite mettre la main sur notre pays. Moi, j'ai un cauchemar, je l'ai déjà dit plusieurs fois à votre antenne, un cauchemar anti-républicain, c'est de voir la montée des extrêmes aboutir à un second tour, une peine, Mélenchon, je ferai tout pour l'éviter. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 3:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23Voir 2 autres passages
« Et la position de mon collègue Bruno Rotaillot, position qu'il a toujours menée, y compris en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur, cette position de, j'ai envie de dire, de rapport de force non maîtrisé. Quand on veut un rapport de force, il faut avoir les moyens de le mettre en œuvre. On peut sauter sur sa chaise en disant l'Algérie, l'Algérie, non, non, non, non. On remet en cause les accords de 68, etc. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 5:54
« – Mais je ne veux pas d'un second tour d'une droite et de l'extrême droite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23Voir 2 autres passages
« Notre demande, ça a toujours été connue. Et depuis, notamment, je vous ai ramené nos travaux de Blois. C'est là où nous avons préparé notre projet pour le pays. justice sociale, notamment avec une vraie mesure de pouvoir d'achat. Justice fiscale, c'est-à-dire on demande à ceux qui ont les moyens de prendre en charge ce que les autres n'ont pas. »
Public Sénat · Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »Vérifier à 1:24
« – Il est évident qu'il va nous le confirmer. Je ne vois pas Mme Borne faire cette déclaration hier, au journal Le Parisien. »
Public Sénat · Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 oct. 2025 au 18 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Si, mais si on n'arrive pas à mettre en œuvre les décisions qu'on a envie de prendre, eh bien on n'est pas à la hauteur de la situation. – Il n'a pas été Bruno Rotaillot, il était à la hauteur de la situation ? – L'Algérie est un grand pays, un grand partenaire de la France, avec une histoire compliquée, chacun le sait bien lié à la colonisation, mais c'est un partenaire qu'il faut respecter. Et j'ai le sentiment aujourd'hui que le gouvernement a pris le bon chemin et qu'au bout de ce chemin, il y aura notamment la fameuse libération de votre confrère, M. Jean-Luc Gleis. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 6:23Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas cette réforme qui a déclenché les émeutes. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, M. Darmanin, qui a poussé les feux de manière brutale en disant « Mais ce sera ça et pas autrement. » »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 11:42
« En tout cas, je pense qu'un des éléments qui fait bouger Trump, c'est la bourse américaine, c'est le Dow Jones. Si vous avez regardé cela, c'est toujours intéressant de voir comment le monde économique réagit. Le Dow Jones a perdu de près de deux points à cause des déclarations intempestives de M. Trump. Et donc, à mon avis, le monde économique de Trump dit arrêtez de dévaloriser finalement les valeurs américaines par vos déclarations, encore une fois, intempestives. Donc, l'Europe a raison de réagir, et ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'on a besoin de stabilité. On ne peut pas, à coup de gueule, gérer aujourd'hui l'économie mondiale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 sept. 2025 au 18 mai 2026 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – J'allais y arriver. Il a pris son temps politiquement devant les sénateurs. Et cela a été apprécié sur tous les bancs du Sénat. Quel est l'enjeu ? Élargir effectivement le corps électoral pour permettre les élections provinciales le 28 juin prochain. Et donc nous, nous avons voté. Et le Sénat a voté à une très très large majorité. Cet élargissement du corps électoral aux natifs. 10 000, 10 500 personnes qui seront concernées. Mais nous avons refusé, en dehors de LR, l'amendement du gouvernement visant à élargir ce droit électoral au conjoint. On a estimé que ce n'était pas le moment. C'était trop compliqué, juridiquement, pas suffisamment assis sur des réalités permettant d'éviter une censure du Conseil constitutionnel. Et donc, cet amendement a été rejeté. Et amendement rejeté du gouvernement. Mais le texte, globalement, permet une avancée. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 9:43Voir 2 autres passages
« Des risques d'inconstitutionnalité. Et puis, il faut mettre cette question des conjoints dans un accord global qui devrait être négocié juste après les élections provinciales. Vous savez, on a toujours dit au gouvernement, vous allez dans le mur si vous voulez passer outre les élections provinciales, et notamment en les reportant en décembre 2026. Et donc, le projet de loi constitutionnelle qui avait été évoqué par le gouvernement au début d'année a été rejeté, notamment pour cette raison. Aujourd'hui, nous reprenons le chemin normal. Une respiration démocratique va avoir lieu le 28 juin prochain. C'est essentiel. Et à partir de là, nous voulons que toutes les parties, des loyalistes du côté droit de l'échiquier au FLNKS, du côté gauche de l'échiquier politique néo-calédonien, se retrouvent pour former un avenir. Vous savez, la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 10:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23
« Bien sûr, vous avez parlé des tapassoirs, c'est le hashtag qui fait floresse actuellement sur les réseaux sociaux. Le ministre et M. Lecornu, dans le cadre d'une cellule interministérielle de crise qui a eu lieu le 17 août, ont demandé des sécurisations complémentaires, notamment à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, ce qu'on appelle l'ANSI, mais excusez-moi, mais c'est le boulot de l'ANSI, que de sécuriser d'ores et déjà, et pas pour demain, les services informatiques de l'État les plus sensibles. Je vous rappelle quand même que dans la DGFIP, on a votre identité, vos revenus, les patrimoines, la composition des foyers fiscaux, le patrimoine immobilier, la situation fiscale des uns et des autres, notamment des entreprises. Donc, ce sont des informations vendables pour des escrocs, voire même pour des puissances étrangères. Et d'ailleurs, un des éléments de demande de ma commission d'enquête parlementaire au Sénat, c'est de savoir si ce sont des individus isolés qui vendent, entre guillemets, leur savoir-faire, ou s'il y a des puissances étrangères qui sont, je dirais, mobilisées dans ce type de dossier. Et donc, c'est une vérification à obtenir. Et aujourd'hui, les explications de l'État ne sont pas suffisantes. Et donc, puisqu'elles ne sont pas suffisantes, le Parlement, dans son rôle constitutionnel de contrôle de l'action de l'exécutif, peut engager une commission d'enquête. C'est la demande que j'ai formulée dès le 15 août auprès de Gérard Larcher. Je ne vous cache pas qu'il n'y a à ce stade pas de réponse, mais j'espère qu'elle sera entendue, cette demande, et que, dès le mois de septembre, même avant, la commission des finances, qui est compétente en la matière, puisse se transformer en commission d'enquête. Les sénateurs, certes, sont renouvelables en septembre. Une moitié d'entre eux est renouvelable en septembre. Nous sommes en élection sénatoriale. Mais d'ici là, rien n'empêche les sénateurs, notamment les non-renouvelables, de pouvoir prendre leurs responsabilités. En tout cas, c'est ce que je demande. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 2:49
« Bien sûr, vous avez parlé des tapassoirs, c'est le hashtag qui fait floresse actuellement sur les réseaux sociaux. Le ministre et M. Lecornu, dans le cadre d'une cellule interministérielle de crise qui a eu lieu le 17 août, ont demandé des sécurisations complémentaires, notamment à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, ce qu'on appelle l'ANSI, mais excusez-moi, mais c'est le boulot de l'ANSI, que de sécuriser d'ores et déjà, et pas pour demain, les services informatiques de l'État les plus sensibles. Je vous rappelle quand même que dans la DGFIP, on a votre identité, vos revenus, les patrimoines, la composition des foyers fiscaux, le patrimoine immobilier, la situation fiscale des uns et des autres, notamment des entreprises. Donc, ce sont des informations vendables pour des escrocs, voire même pour des puissances étrangères. Et d'ailleurs, un des éléments de demande de ma commission d'enquête parlementaire au Sénat, c'est de savoir si ce sont des individus isolés qui vendent, entre guillemets, leur savoir-faire, ou s'il y a des puissances étrangères qui sont, je dirais, mobilisées dans ce type de dossier. Et donc, c'est une vérification à obtenir. Et aujourd'hui, les explications de l'État ne sont pas suffisantes. Et donc, puisqu'elles ne sont pas suffisantes, le Parlement, dans son rôle constitutionnel de contrôle de l'action de l'exécutif, peut engager une commission d'enquête. C'est la demande que j'ai formulée dès le 15 août auprès de Gérard Larcher. Je ne vous cache pas qu'il n'y a à ce stade pas de réponse, mais j'espère qu'elle sera entendue, cette demande, et que, dès le mois de septembre, même avant, la commission des finances, qui est compétente en la matière, puisse se transformer en commission d'enquête. Les sénateurs, certes, sont renouvelables en septembre. Une moitié d'entre eux est renouvelable en septembre. Nous sommes en élection sénatoriale. Mais d'ici là, rien n'empêche les sénateurs, notamment les non-renouvelables, de pouvoir prendre leurs responsabilités. En tout cas, c'est ce que je demande. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 2:49
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09
« Espérons qu'il y aura des mesures ciblées pour les plus modèles. Je vous rappelle quand même qu'aujourd'hui, on est sur des SMICAR qui, quand ils ont une voiture au diesel, parce qu'ils n'ont pas le moyen de s'acheter autre chose, vont faire des plats à plus de 100 euros. C'est quand même ça la réalité d'une grande partie de nos concitoyens les plus modestes. Et donc ça devient insupportable. Je voyais un reportage ce matin, avant de venir sur votre plateau, où quelqu'un mettait 15 litres d'essence dans son réservoir parce qu'elle n'avait pas les moyens de faire plus, une retraitée. Bon, c'est quand même dramatique ce qui est en train de se passer. Donc moi, ce que je demande, bien sûr, c'est les mesures ciblées, mais je demande des mesures concernant les super-profits. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 13:25
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 5:24
« – Vous savez, le Parti socialiste a connu de meilleures formes, je vous le concède, en la matière. Mais voilà, nous allons partir au combat. Et en tout cas, il ne faut pas inverser les priorités. Les Français nous parlent aujourd'hui de pouvoir d'achat, de santé, de sécurité, ou encore d'école, d'ascenseur social, finalement. Et notre responsabilité est d'abord de construire des réponses crédibles pour ces demandes des Français, protéger les Français, mais aussi leur permettre de se projeter pour les générations nouvelles. Cela étant dit, 2027, c'est demain, ça se prépare maintenant. Le PS a retrouvé une forme quand même de dynamique avec les municipales. Nous gouvernons de grandes villes, nous gouvernons aussi des départements, des régions. Nous avons des élus locaux solides et plusieurs personnalités, vous le savez, capables d'incarner cette alternance. Notre défi est simple, reconstruire une gauche de gouvernement, une gauche qui assume la République, la laïcité, l'Europe, la justice sociale, la transition écologique. Donc, pour être clair, ce n'est pas la gauche de la France insoumise. Je vous le dis très nettement à votre micro. Une gauche qui parle à tous les Français, pas seulement à une partie de l'électorat. L'objectif n'est pas seulement d'être présent au premier tour, ça on le sera, c'est de redevenir une France capable, non seulement d'être devant Jean-Luc Mélenchon, de pouvoir être qualifié pour le second tour, et de savoir rassembler un maximum de citoyens pour ne pas laisser l'extrême droite mettre la main sur notre pays. Moi, j'ai un cauchemar, je l'ai déjà dit plusieurs fois à votre antenne, un cauchemar anti-républicain, c'est de voir la montée des extrêmes aboutir à un second tour, une peine, Mélenchon, je ferai tout pour l'éviter. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 3:43
« Scandalisé. Je suis scandalisé. Vous avez raison de rappeler ce qui s'est passé le 10 juillet. Donc, un concert classique, Barbara Butch, on aime ou on n'aime pas. Mais peu importe, au niveau de son contenu artistique, bien évidemment. Elle a joué à Grenoble au festival Cabaret Frappé. Ça a été effectivement chahuté, interrompu au bout d'une vingtaine de minutes, sans faire erreur de ma part, avec le jet de bouteille. C'est un délit d'entrave concertée aux libertés. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le parquet de Grenoble qui a ouvert une enquête pour ce motif. Ce qui est reproché à l'artiste, c'est sa signature d'une tribune. On soutient la fameuse loi Yadant, d'ailleurs, qui n'existe plus, qui va être remplacée par un autre texte, à l'initiative d'ailleurs, je la salue d'Eurore Berger, la loi Yadant contre le développement d'antisémitisme dans notre pays. C'est un concert qui, aussi, qui lui est reproché, donné en 2025 à Tel Aviv. Un concert privé, donné à l'ambassade de France, en Israël, à Tel Aviv. Ce n'est pas un concert public. C'est donc aussi une tribune qui, enfin des tribunes qui lui sont reprochées. Mais moi, je voudrais saluer la tribune de Jonas Pardo. Agresser une DG juive, une DG juive, ne libérera pas la Palestine. Elle a recueilli plus de 300 signatures d'artistes comme Chabat, Nakash, les frères d'Ardennes, etc. Donc, c'est une honte. Et le tract qui a été distribué par Elifi, le tract avec une imagerie antisémique classique, avec, on voit Barbara Butch devant le drapeau LGBT, avec l'étoile de David, avec du sang sur elle. C'est vraiment, je dirais, le sommement d'imagerie antisémite. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 7:56
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - L'interview politique du 22/01/26Vérifier à 2:24
« Je n'imagine pas un seul instant que le premier secrétaire d'un grand parti comme le Parti socialiste aille plus loin que le mandat qui lui a été donné. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - L'interview politique du 22/01/26Vérifier à 10:59