Pascale Piera — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 juin 2026 au 20 juin 2026
Questions
41
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 41 questions évaluables
Réponse directe
21
Réponse partielle
11
Réponse à côté
7
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 41
Question 1Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Mais vous n'avez pas encore, au Rassemblement National, chiffré un programme, un vaste programme de construction de prison. Nous sommes en train de le chiffrer. Un dernier mot sur le système judiciaire. On entend parfois dire que les juges ne sont jamais sanctionnés, ou qu'ils ne sont pas pénalement responsables de leurs erreurs. Est-ce que c'est vrai ou en partie vrai ?
Réponse directe
Ce n'est pas tout à fait vrai. D'abord, alors, il y a peu de sanctions. Il y a peu de sanctions, ça c'est vrai. Il y a peu de sanctions, mais aussi, pourquoi il y a peu de sanctions ? Parce qu'il faut savoir que, pour ce qui concerne les magistrats du parquet, par exemple, la sanction, elle est prononcée par le ministre. Bon. Donc aujourd'hui, tous les hommes politiques qui ont occupé le poste de garde des Sceaux ne peuvent pas dire qu'il n'y a pas assez de sanctions, dès lors qu'eux-mêmes n'en ont pas appliqué. Puisque cela leur revient par la loi.
« Ce n'est pas tout à fait vrai. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Dans la Constitution, ça reste une autorité. Et là, il y a des responsabilités qui datent d'il y a plusieurs dizaines d'années. Ça, c'est évident, c'est évident. Aujourd'hui, le nombre de procureurs est dramatiquement bas. On est quasiment les derniers d'un groupe de pays comparable. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 25:55
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« D'abord, alors, il y a peu de sanctions. Il y a peu de sanctions, ça c'est vrai. Il y a peu de sanctions, mais aussi, pourquoi il y a peu de sanctions ? Parce qu'il faut savoir que, pour ce qui concerne les magistrats du parquet, par exemple, la sanction, elle est prononcée par le ministre. Bon. Donc aujourd'hui, tous les hommes politiques qui ont occupé le poste de garde des Sceaux ne peuvent pas dire qu'il n'y a pas assez de sanctions, dès lors qu'eux-mêmes n'en ont pas appliqué. »
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« Puisque cela leur revient par la loi. »
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Question 2Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Alors, vous réfutez donc le procès en extrême gauchisme global de la magistrature. Et de la même manière, vous n'êtes pas d'accord avec cette formule dont on avait beaucoup parlé, prononcée en 2021 par le secrétaire général du syndicat de la police, du syndicat de police Alliance. Le problème, avait-il dit, le problème de la police, c'est la justice. Et ça, vous dites que c'est déloyal.
Réponse directe
Oui, oui, oui, j'ai été amenée à m'exprimer là-dessus. Je trouve que c'est déloyal parce que dans le quotidien d'un magistrat pénaliste, il y a la police. Vous avez la police au téléphone, la police en face de vous sans arrêt. Et rien ne peut se faire sans une espèce d'osmose quand même dans les pratiques. Et je trouve que venir livrer ceci en public est quelque chose de déloyal au regard du travail qui est fait tous les jours, du travail de confiance d'ailleurs qui s'installe tous les jours, par exemple entre les magistrats du parquet et les policiers.
« Oui, oui, oui, j'ai été amenée à m'exprimer là-dessus. Je trouve que c'est déloyal parce que dans le quotidien d'un magistrat pénaliste, il y a la police. Vous avez la police au téléphone, la police en face de vous sans arrêt. Et rien ne peut se faire sans une espèce d'osmose quand même dans les pratiques. Et je trouve que venir livrer ceci en public est quelque chose de déloyal au regard du travail qui est fait tous les jours, du travail de confiance d'ailleurs qui s'installe tous les jours, par exemple entre les magistrats du parquet et les policiers. »
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Question 3Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Mais donc, vous craignez des entraves à une véritable élection démocratique en 2027 en France ?
Réponse directe
Il faut toujours le craindre, naturellement. Il faut toujours le craindre.
« Il faut toujours le craindre, naturellement. Il faut toujours le craindre. »
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Question 4Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
L'Atelier politique avec Pascale Piera, députée européenne du groupe Patriote pour l'Europe, membre de la Commission des Affaires juridiques du Parlement européen. Je rappelle que vous avez été avocate pendant 10 ans et magistrate à peu près tous les postes de la magistrature pendant 20 ans. D'après un sondage, on parle de la justice et de ses dysfonctionnements après le drame de la mort de la petite Liana. D'après un sondage Elab publié le mercredi 10 juin, donc une dizaine de jours après la mort de la petite fille, 65% des Français ne font pas confiance à la justice française. C'est le niveau le plus bas depuis la naissance de cette enquête, il y a 7 ans, en 2019. Est-ce que vous faites partie de ces 65% ?
Réponse à côté
Moi, j'entends ce chiffre comme un chiffre dont il faut impérativement tenir compte. C'est parfois pour des raisons discutables, parfois pour des raisons réelles, mais en tout cas, il faut en tenir compte. Ce manque de confiance, il faut impérativement le rattraper. Pour le rattraper, il y a différentes pistes, mais il y a d'abord une espèce de volonté politique qu'il faut avoir. Les Français payent leur justice. Historiquement, d'ailleurs, quand on regarde un petit peu l'histoire de Charles IX Saint-Louis, on sent à quel point le peuple français est attaché au fait que la justice intervienne dans le rapport social pour rééquilibrer les choses. Donc, ce chiffre-là, on peut le discuter, mais…
« Moi, j'entends ce chiffre comme un chiffre dont il faut impérativement tenir compte. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 20:50Voir 2 autres passages
« C'est parfois pour des raisons discutables, parfois pour des raisons réelles, mais en tout cas, il faut en tenir compte. Ce manque de confiance, il faut impérativement le rattraper. Pour le rattraper, il y a différentes pistes, mais il y a d'abord une espèce de volonté politique qu'il faut avoir. Les Français payent leur justice. Historiquement, d'ailleurs, quand on regarde un petit peu l'histoire de Charles IX Saint-Louis, on sent à quel point le peuple français est attaché au fait que la justice intervienne dans le rapport social pour rééquilibrer les choses. Donc, ce chiffre-là, on peut le discuter, mais en tout cas, la seule chose qui compte, c'est qu'il faut en tenir compte, en fait. Il ne faut plus que ça perdure. »
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Question 5Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Vous dites, Pascal Pira, que ceux qui, parmi les critiques parfois qui reviennent sur le système judiciaire, vous dites que ceux qui prétendent que la magistrature est, d'une certaine manière, noyautée par la gauche, voire l'extrême-gauche, font un diagnostic qui n'est pas conforme à la réalité ?
Réponse directe
Moi, j'ai passé plus de 20 ans dans ce métier. J'ai rencontré des syndicalistes, certains du syndicat de la magistrature. Mais, pour tout vous dire, j'ai fait plusieurs types de juridiction, de différentes tailles, et je n'ai rencontré que moins de 5 personnes affichant clairement une volonté politique à travers les décisions qu'il rendait. Voilà. Moi, c'est le constat que j'ai fait. Alors, maintenant, il y a un sujet avec le syndicat de la magistrature, parce que les prises de position politique de ce syndicat sont inacceptables. Enfin, qu'on prenne en compte la façon de gérer un corps, d'améliorer ses conditions, etc., on est tous d'accord là-dessus. D'ailleurs, ce sont des standards euro…
« Moi, j'ai passé plus de 20 ans dans ce métier. J'ai rencontré des syndicalistes, certains du syndicat de la magistrature. Mais, pour tout vous dire, j'ai fait plusieurs types de juridiction, de différentes tailles, et je n'ai rencontré que moins de 5 personnes affichant clairement une volonté politique à travers les décisions qu'il rendait. Voilà. Moi, c'est le constat que j'ai fait. Alors, maintenant, il y a un sujet avec le syndicat de la magistrature, parce que les prises de position politique de ce syndicat sont inacceptables. Enfin, qu'on prenne en compte la façon de gérer un corps, d'améliorer ses conditions, etc., on est tous d'accord là-dessus. D'ailleurs, ce sont des standards européens et mondiaux, en réalité. En revanche, quand le syndicat de la magistrature vient interférer ou essayer d'interférer dans des résultats électoraux, là, on sent bien qu'il y a quand même un point de tension entre la liberté d'expression et la nécessité de l'impartialité du juge. Et vous savez que ce critère d'impartialité, il a deux volets. Non seulement il faut que le juge soit impartial, mais il faut qu'il paraisse impartial. Ce n'est pas le cas du syndicat de la magistrature, qui prend des positions publiques, qui ne devraient pas être prises pour ne pas heurter précisément ce principe d'impartialité. »
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Question 6Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Donc l'extrême gauche de la magistrature et le problème de la police et la justice, vous n'êtes pas un peu marginale au sein du Rassemblement national ?
Réponse partielle
Je suis marginale parce que j'ai l'expérience de la magistrature.
« Je suis marginale parce que j'ai l'expérience de la magistrature. »
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Question 7Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
C'était ça, vous avez hésité avec Gone and Resist, donc c'est pour ça que je me suis permis de dire que vous êtes une roqueuse. C'est vraiment votre univers musical, l'orqueuse ?
Réponse directe
Oui, oui, oui, c'est absolument mon univers musical qui ne m'a pas quitté depuis mon adolescence, en fait. Le choix de ce titre vient du fait que je trouve que c'est un... C'est un morceau puissant qui, pour ma part, en tout cas, appelle toujours à l'introspection. Il y a une espèce de tiraillement dans ce morceau, entre la liberté et l'attachement, entre le désir et le renoncement. Et je trouve que, quelles que soient les circonstances de la vie, ça appelle à l'introspection.
« Oui, oui, oui, c'est absolument mon univers musical qui ne m'a pas quitté depuis mon adolescence, en fait. Le choix de ce titre vient du fait que je trouve que c'est un... C'est un morceau puissant qui, pour ma part, en tout cas, appelle toujours à l'introspection. »
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Question 8Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Alors, c'est des chiffres qui sont tout à fait étonnants. On a un taux de criminalité de 12,1 homicides par million d'habitants, ce qui est très élevé, puisque ça nous met au deuxième rang européen en la matière. C'est beaucoup plus, par exemple, que l'Allemagne, qui est à 7,4, que l'Espagne, qui est à 6,9, et encore beaucoup plus que l'Italie. Je rappelle, 12,1 pour la France, 5,5 pour l'Italie. La France ne consacre que 77,22 euros par habitant à sa justice, toujours en 2022, c'est-à-dire 0,20% de son PIB, là où l'Allemagne investit 136 euros, c'est-à-dire presque le double, et l'Italie et l'Espagne, à peu près 100 euros. En fait, ça fait longtemps qu'on entend parler de ces chiffres et de ces décalages très défavorables. Comment vous expliquez que depuis quand même des décennies, au fond, il n'y ait jamais eu la volonté politique de donner à la justice les moyens de faire du mieux possible son travail, d'être plus à l'aise dans l'exercice de son travail ?
Réponse partielle
Mais peut-être parce que la magistrature, en dépit de ce qu'on entend parfois, est un corps qui est finalement assez silencieux, qui ne s'est pas plein. D'abord, ce n'est pas un pouvoir, c'est une autorité. Donc ça n'a pas le même sens. Dans la Constitution, ça reste une autorité. Et là, il y a des responsabilités qui datent d'il y a plusieurs dizaines d'années. Ça, c'est évident, c'est évident. Aujourd'hui, le nombre de procureurs est dramatiquement bas. On est quasiment les derniers d'un groupe de pays comparable. On a trois procureurs pour 100 000 habitants. La moyenne de notre groupe est à 11 procureurs pour 100 000 habitants. Et ça, c'est encore une photographie statique, sans tenir co…
« Mais peut-être parce que la magistrature, en dépit de ce qu'on entend parfois, est un corps qui est finalement assez silencieux, qui ne s'est pas plein. D'abord, ce n'est pas un pouvoir, c'est une autorité. Donc ça n'a pas le même sens. »
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« Dans la Constitution, ça reste une autorité. Et là, il y a des responsabilités qui datent d'il y a plusieurs dizaines d'années. Ça, c'est évident, c'est évident. Aujourd'hui, le nombre de procureurs est dramatiquement bas. On est quasiment les derniers d'un groupe de pays comparable. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 25:55
« On a trois procureurs pour 100 000 habitants. La moyenne de notre groupe est à 11 procureurs pour 100 000 habitants. Et ça, c'est encore une photographie statique, sans tenir compte des taux de délinquance. Donc vous imaginez que les taux de délinquance que nous connaissons en France, surtout depuis une dizaine d'années, il est évident qu'on ne peut pas y arriver. »
Question 9Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Pour vous, toutes ces critiques-là, les trois que je viens de nommer, est-ce qu'elles sont toutes justifiées, en effet ?
Réponse partielle
Alors, la lenteur, c'est parfaitement vrai. La lenteur, c'est parfaitement vrai. Non, non, c'est absolument impossible, même au civil, d'ailleurs. Enfin, quand vous attendez pendant des mois et des mois une décision sur la garde d'un enfant, si vous voulez, c'est un problème. C'est un problème. Absolument, absolument. Donc, ça, c'est un problème majeur, mais c'est un problème, ça, qui n'a pas attrait à la nonchalance, qui attrait vraiment à un manque de moyens. Pour la question des peines qui ne sont pas exécutées, je dirais que oui, également, parce que les peines prononcées ne sont pas les peines exécutées. Et là, il y a nécessairement une incompréhension de la population. Nécessairement.
« Alors, la lenteur, c'est parfaitement vrai. La lenteur, c'est parfaitement vrai. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 22:16Voir 2 autres passages
« Non, non, c'est absolument impossible, même au civil, d'ailleurs. Enfin, quand vous attendez pendant des mois et des mois une décision sur la garde d'un enfant, si vous voulez, c'est un problème. C'est un problème. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 22:21
« Absolument, absolument. Donc, ça, c'est un problème majeur, mais c'est un problème, ça, qui n'a pas attrait à la nonchalance, qui attrait vraiment à un manque de moyens. Pour la question des peines qui ne sont pas exécutées, je dirais que oui, également, parce que les peines prononcées ne sont pas les peines exécutées. Et là, il y a nécessairement une incompréhension de la population. Nécessairement. »
Question 10Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Vous n'avez pas craint le coût social d'un engagement au RN ?
Réponse directe
J'en ai eu parfaitement conscience. D'ailleurs, je crois que l'une de mes premières phrases à Marine Le Pen et à Jordan Bardella, lorsque je leur dis oui, c'est de leur dire je sais que c'est un aller sans retour. Bien sûr qu'il y a un coût social. Bien sûr.
« J'en ai eu parfaitement conscience. D'ailleurs, je crois que l'une de mes premières phrases à Marine Le Pen et à Jordan Bardella, lorsque je leur dis oui, c'est de leur dire je sais que c'est un aller sans retour. Bien sûr qu'il y a un coût social. Bien sûr. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 8:37
Question 11Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Mais le Parlement européen manque tout de même assez cruellement de pouvoir, non ?
Réponse directe
Alors, vous avez raison, il n'a pas l'initiative de la loi, c'est vrai. Néanmoins, il a quand même des possibilités de blocage. Enfin, j'en veux pour preuve le fait de pouvoir porter des motions de censure contre Ursula von der Leyen, tout de même. Certes, pour l'instant.
« Alors, vous avez raison, il n'a pas l'initiative de la loi, c'est vrai. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 10:16Voir 1 autre passage
« Néanmoins, il a quand même des possibilités de blocage. Enfin, j'en veux pour preuve le fait de pouvoir porter des motions de censure contre Ursula von der Leyen, tout de même. Certes, pour l'instant. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 10:22
Question 12Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Est-ce que vous avez une idée de ce que coûterait un programme de construction à la hauteur de ce que vous souhaitez aujourd'hui ?
Réponse à côté
Ah, il faudrait doubler les places de prison.
« Ah, il faudrait doubler les places de prison. »
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Question 13Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Est-ce que ça veut dire que vous étiez déjà sensible aux idées, aux discours de ce parti lorsque vous étiez magistrate ?
Refus explicite
J'ai pour principe de ne jamais évoquer les opinions politiques que j'ai eues quand j'étais magistrate. Jamais. Donc ça, je ne le dirai pas. En revanche, il m'est apparu, au moment de ce choix, qui a pris quand même quelques mois, il m'est apparu qu'en effet, j'avais vu un certain nombre de politiques pénales se succéder sans succès, et il m'est apparu que les réponses qui étaient apportées par le Rassemblement national étaient celles qui me paraissaient le plus efficace à mettre en œuvre, en fait. Il se trouve que la vie a fait qu'en effet, j'ai partagé ma formation d'avocat avec Marine Le Pen et que nous étions amis depuis ce temps. Mais mon choix n'a rien à voir avec ce lien.
« J'ai pour principe de ne jamais évoquer les opinions politiques que j'ai eues quand j'étais magistrate. Jamais. Donc ça, je ne le dirai pas. En revanche, il m'est apparu, au moment de ce choix, qui a pris quand même quelques mois, il m'est apparu qu'en effet, j'avais vu un certain nombre de politiques pénales se succéder sans succès, et il m'est apparu que les réponses qui étaient apportées par le Rassemblement national étaient celles qui me paraissaient le plus efficace à mettre en œuvre, en fait. »
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Question 14Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Alors, je vais peut-être être légèrement indiscret, mais financièrement, ce n'est peut-être pas un choix très avantageux de passer d'avocat à magistrat, non ?
Réponse directe
C'est un choix que je qualifierais de courageux, en toute modestie, parce qu'en plus, je travaillais dans un gros cabinet, j'étais très bien rémunérée. Et lorsque j'ai décidé d'utiliser la passerelle et que j'ai été acceptée à l'issue d'une assez longue procédure de recrutement qui dure un an, je me souviens que l'un des items pour être recrutée, c'était de pouvoir justifier qu'on ne perdait pas d'argent dans son exercice d'avocat et qu'il fallait justifier avoir gagné de l'argent quand on était avocat. Et évidemment, le saut a été très important parce qu'après avoir cessé mes fonctions d'avocat, je suis partie à l'école de la magistrature en tant qu'auditrice de justice pour tout dire, à l…
« C'est un choix que je qualifierais de courageux, en toute modestie, parce qu'en plus, je travaillais dans un gros cabinet, j'étais très bien rémunérée. Et lorsque j'ai décidé d'utiliser la passerelle et que j'ai été acceptée à l'issue d'une assez longue procédure de recrutement qui dure un an, je me souviens que l'un des items pour être recrutée, c'était de pouvoir justifier qu'on ne perdait pas d'argent dans son exercice d'avocat et qu'il fallait justifier avoir gagné de l'argent quand on était avocat. Et évidemment, le saut a été très important parce qu'après avoir cessé mes fonctions d'avocat, je suis partie à l'école de la magistrature en tant qu'auditrice de justice pour tout dire, à l'époque, j'étais rémunérée peut-être un peu plus de 1200 euros et je me souviens très bien que cet argent me servait à payer la garde de ma fille. »
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Question 15Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Pour vous, le respect de la dignité des prisonniers, elle est très importante ?
Réponse directe
Très importante, bien sûr, bien sûr. Elle n'est pas placée au premier rang des préoccupations, parce que le premier rang des préoccupations, c'est que les Français se sentent protégés et bien jugés, ça c'est le premier rang des préoccupations, mais on ne peut pas non plus admettre, dans un pays comme le nôtre, que les conditions soient contraires à la dignité élémentaire.
« Très importante, bien sûr, bien sûr. Elle n'est pas placée au premier rang des préoccupations, parce que le premier rang des préoccupations, c'est que les Français se sentent protégés et bien jugés, ça c'est le premier rang des préoccupations, mais on ne peut pas non plus admettre, dans un pays comme le nôtre, que les conditions soient contraires à la dignité élémentaire. »
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Question 16Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Vous dites que votre père a été influent, peut-être, dans le cours. Enfin, ce qui est une chose d'ailleurs assez normale. Mais dans vos choix professionnels. Votre père était policier, y compris au sein du service qui n'existe plus, mais qu'on appelait les renseignements généraux, qui était un service extrêmement important.
Réponse directe
Il a fait sa carrière aux renseignements généraux. Il a été chef de la section politique pendant plusieurs années. Et il a terminé sa carrière en étant inspecteur général, directeur central adjoint des renseignements généraux. Et je dois dire que ça m'a donné une vision, peut-être, un rapport à la chose politique tout à fait particulier. Pourquoi ? Parce que j'ai le souvenir d'avoir eu en permanence des journaux à la maison. Toutes sortes de journaux que mon père lisait tous les jours et analysait tous les jours. Évidemment, quand je lisais ses journaux, j'étais amené à lui poser un certain nombre de questions. Ça éveillait ma curiosité et ça éveillait le goût de la chose politique.
« Il a fait sa carrière aux renseignements généraux. Il a été chef de la section politique pendant plusieurs années. Et il a terminé sa carrière en étant inspecteur général, directeur central adjoint des renseignements généraux. Et je dois dire que ça m'a donné une vision, peut-être, un rapport à la chose politique tout à fait particulier. Pourquoi ? Parce que j'ai le souvenir d'avoir eu en permanence des journaux à la maison. Toutes sortes de journaux que mon père lisait tous les jours et analysait tous les jours. Évidemment, quand je lisais ses journaux, j'étais amené à lui poser un certain nombre de questions. Ça éveillait ma curiosité et ça éveillait le goût de la chose politique. »
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Question 17Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
D'ailleurs, combien faudrait-il ?
Réponse directe
Ah, il faudrait doubler les places de prison.
« Ah, il faudrait doubler les places de prison. »
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Question 18Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Alors, si vous voulez bien, on pourrait s'arrêter un instant sur ce point, parce que lorsque quelqu'un est condamné au tribunal, une peine est prononcée. Lorsque la peine est prononcée, ensuite, il voit un juge d'application des peines. C'est ça. Mais on pourrait, je ne dis pas qu'il faille le faire, mais on pourrait s'interroger sur la cohérence de ce système. La peine a été prononcée. Absolument. Pourquoi faut-il ensuite que le dossier passe entre les mains d'un autre magistrat pour dire, voyons maintenant comment on va l'appliquer ?
Réponse directe
Mais naturellement. Naturellement. Ça vient totalement édulcorer le message de la peine, à l'égard même du prévenu, d'ailleurs. À l'égard même du prévenu, qui ne comprend pas bien à la fin, parce que c'est quand même très compliqué. Et puis, évidemment, à l'égard de la population, qui ne peut pas comprendre cela. Je crois que l'institution du juge de l'application des peines, qui est en fait l'aboutissement, si vous voulez, de la doctrine de la défense sociale nouvelle, en fait, avec une espèce d'individualisation à outrance pour tout. Cette institution est un problème aujourd'hui pour la chaîne pénale et pour la bonne compréhension des peines. On aura les prochains, très prochainement.
« Mais naturellement. Naturellement. Ça vient totalement édulcorer le message de la peine, à l'égard même du prévenu, d'ailleurs. À l'égard même du prévenu, qui ne comprend pas bien à la fin, parce que c'est quand même très compliqué. Et puis, évidemment, à l'égard de la population, qui ne peut pas comprendre cela. Je crois que l'institution du juge de l'application des peines, qui est en fait l'aboutissement, si vous voulez, de la doctrine de la défense sociale nouvelle, en fait, avec une espèce d'individualisation à outrance pour tout. Cette institution est un problème aujourd'hui pour la chaîne pénale et pour la bonne compréhension des peines. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 23:35
Question 19Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Ni désinvolture, ni incompétence, dites-vous.
Réponse directe
Non, non, non. Je sais trop comment fonctionne un parquet.
« Non, non, non. Je sais trop comment fonctionne un parquet. »
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Question 20Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Il y a des magistrats d'extrême droite ?
Réponse à côté
Moi, je ne me sens pas d'extrême droite. D'ailleurs, je ne me sens véritablement ni de droite ni de gauche, en réalité. Ce que je vois, c'est une population qui souffre, en fait. Et je vois l'impérieuse nécessité d'apporter des réponses désormais. Voilà. Donc, en plus, je refuse ce qualificatif parce que précisément, mon honneur est d'avoir été magistrat sans jamais avoir pu laisser penser quelles étaient mes idées politiques. Voilà.
« Moi, je ne me sens pas d'extrême droite. D'ailleurs, je ne me sens véritablement ni de droite ni de gauche, en réalité. Ce que je vois, c'est une population qui souffre, en fait. Et je vois l'impérieuse nécessité d'apporter des réponses désormais. Voilà. Donc, en plus, je refuse ce qualificatif parce que précisément, mon honneur est d'avoir été magistrat sans jamais avoir pu laisser penser quelles étaient mes idées politiques. Voilà. »
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Question 21Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
On va en venir, Pascal Piera, à cette onde de choc provoquée par la mort de Liana. Cette affaire tragique n'avait malheureusement pas un caractère, à proprement parler, inédit. Mais c'est sans doute parce qu'elle a mis en évidence de graves dysfonctionnements dans la procédure judiciaire, qu'elle a pris une ampleur aussi considérable. Des manifestations spontanées dans de nombreuses villes de France ont eu lieu dans les jours qui ont suivi la mort de cet enfant de 11 ans. Le ministre de la Justice a présenté ses excuses au nom de l'institution judiciaire. Pour vous, cette affaire est-elle une sorte de concentré dramatique de ce qui fonctionne mal ou peut-être même de ce qui ne fonctionne pas dans l'institution judiciaire ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. Mais vous avez exactement le même concentré dramatique dans l'affaire Philippine ou dans l'affaire Lola, par exemple. Il se trouve que dans l'affaire de la petite Liana, je constate que plus de gens s'emparent du problème. En réalité, comme je le dis, cette affaire est la chronique d'un désastre qui a été annoncé depuis plusieurs années. La justice vit d'abord dans une souffrance. Elle est peu considérée. Elle est très souvent attaquée sans avoir jamais les moyens de répondre, naturellement, étant tenue aux devoirs de réserve. Elle vit dans une pénurie de moyens que les gens n'imaginent pas. Et on en arrive à ça aujourd'hui. Donc moi, je me réjouis du fait qu'il y ait une pri…
« Oui, bien sûr. Mais vous avez exactement le même concentré dramatique dans l'affaire Philippine ou dans l'affaire Lola, par exemple. Il se trouve que dans l'affaire de la petite Liana, je constate que plus de gens s'emparent du problème. En réalité, comme je le dis, cette affaire est la chronique d'un désastre qui a été annoncé depuis plusieurs années. La justice vit d'abord dans une souffrance. »
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« Elle est peu considérée. Elle est très souvent attaquée sans avoir jamais les moyens de répondre, naturellement, étant tenue aux devoirs de réserve. Elle vit dans une pénurie de moyens que les gens n'imaginent pas. Et on en arrive à ça aujourd'hui. Donc moi, je me réjouis du fait qu'il y ait une prise de conscience. Mais ce qu'il faut surtout, c'est que la prise de conscience soit suivie d'acte. »
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Question 22Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Cette émission est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Je vais vous soumettre à la question rituelle de cette émission puisque je dis toujours que dans un atelier, généralement, on peut trouver des outils. On doit même trouver des outils. Est-ce que vous, vous avez un outil de prédilection ?
Réponse directe
J'ai réfléchi à cette question. Je suis incapable de vous répondre autrement que par le fait que mes outils, ce sont mes sens. Voir, écouter, parler et matériellement avoir toujours de quoi écrire.
« J'ai réfléchi à cette question. Je suis incapable de vous répondre autrement que par le fait que mes outils, ce sont mes sens. »
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« Voir, écouter, parler et matériellement avoir toujours de quoi écrire. »
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Question 23Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Est-ce que vous n'êtes pas un peu marginale sur ces deux points qu'on vient d'évoquer ?
Réponse partielle
Je suis marginale parce que j'ai l'expérience de la magistrature.
« Je suis marginale parce que j'ai l'expérience de la magistrature. »
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Question 24Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
C'est-à-dire, on arriverait à combien ?
Réponse directe
Il faudrait en arriver à 60 000 places, à peu près. Je n'ai pas les chiffres en tête, là, non, attendez, je n'ai pas les chiffres en tête, mais je crois qu'on a des taux d'occupation de 200% aujourd'hui, c'est plutôt comme ça qu'il faut raisonner. Voilà. Donc en fait, il faudrait absorber ce stock avec cette possibilité de pouvoir renvoyer dans leur pays les délinquants étrangers pour qu'ils y effectuent leur peine, en fait. Ce qui libérerait déjà à peu près 20 à 25% des places.
« Il faudrait en arriver à 60 000 places, à peu près. »
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Question 25Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»
Aujourd'hui, en tant que députée européenne, vous avez l'impression d'avoir vraiment du pouvoir ?
Réponse directe
On appartient au premier groupe d'opposition, tout de même, du Parlement européen. Les Patriotes pour l'Europe sont la troisième force du Parlement européen. On voit d'ailleurs qu'il y a des alliances qui commencent à se mettre en place pour peser sur un certain nombre de textes. Je pense que c'est une dynamique qui va continuer. Donc, je pense qu'en effet, à terme, il est très vraisemblable que nous puissions peser, en effet, sur ces décisions.
« On appartient au premier groupe d'opposition, tout de même, du Parlement européen. Les Patriotes pour l'Europe sont la troisième force du Parlement européen. On voit d'ailleurs qu'il y a des alliances qui commencent à se mettre en place pour peser sur un certain nombre de textes. Je pense que c'est une dynamique qui va continuer. Donc, je pense qu'en effet, à terme, »
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« il est très vraisemblable que nous puissions peser, en effet, sur ces décisions. »
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« On a trois procureurs pour 100 000 habitants. La moyenne de notre groupe est à 11 procureurs pour 100 000 habitants. Et ça, c'est encore une photographie statique, sans tenir compte des taux de délinquance. Donc vous imaginez que les taux de délinquance que nous connaissons en France, surtout depuis une dizaine d'années, il est évident qu'on ne peut pas y arriver. »
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« J'ai pour principe de ne jamais évoquer les opinions politiques que j'ai eues quand j'étais magistrate. Jamais. Donc ça, je ne le dirai pas. En revanche, il m'est apparu, au moment de ce choix, qui a pris quand même quelques mois, il m'est apparu qu'en effet, j'avais vu un certain nombre de politiques pénales se succéder sans succès, et il m'est apparu que les réponses qui étaient apportées par le Rassemblement national étaient celles qui me paraissaient le plus efficace à mettre en œuvre, en fait. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 16 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis marginale parce que j'ai l'expérience de la magistrature. »
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« On appartient au premier groupe d'opposition, tout de même, du Parlement européen. Les Patriotes pour l'Europe sont la troisième force du Parlement européen. On voit d'ailleurs qu'il y a des alliances qui commencent à se mettre en place pour peser sur un certain nombre de textes. Je pense que c'est une dynamique qui va continuer. Donc, je pense qu'en effet, à terme, »
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« il est très vraisemblable que nous puissions peser, en effet, sur ces décisions. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai pour principe de ne jamais évoquer les opinions politiques que j'ai eues quand j'étais magistrate. Jamais. Donc ça, je ne le dirai pas. En revanche, il m'est apparu, au moment de ce choix, qui a pris quand même quelques mois, il m'est apparu qu'en effet, j'avais vu un certain nombre de politiques pénales se succéder sans succès, et il m'est apparu que les réponses qui étaient apportées par le Rassemblement national étaient celles qui me paraissaient le plus efficace à mettre en œuvre, en fait. »
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« Oui, oui, oui, c'est absolument mon univers musical qui ne m'a pas quitté depuis mon adolescence, en fait. Le choix de ce titre vient du fait que je trouve que c'est un... C'est un morceau puissant qui, pour ma part, en tout cas, appelle toujours à l'introspection. »
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« Lorsque j'ai été appelée à faire partie de la liste de Jordan Bardella, je faisais déjà le constat dans mes fonctions pénales de la délicescence de la situation, du point de vue de la criminalité, de l'incapacité des politiques pénales qui se succédaient à répondre aux questions. Et en effet, il m'a semblé que le temps était venu de témoigner, de parler de ce qu'il en était, et en effet de pouvoir peut-être modestement agir sur la réalité. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 13 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, ce que j'ai observé, c'est plutôt une espèce de glissement sociologique dans la magistrature. La question n'est même plus de savoir si on est syndiqué au syndicat de la magistrature ou pas. La question, c'est que le gros des magistrats, des jeunes magistrats, sont des urbains qui n'ont pas toujours été éprouvés par la vie, et qui, de fait, parfois, n'accordent pas d'importance à ce qui devrait être vu comme quelque chose de grave, voyez-vous. Ça, je l'ai vu, ça je l'ai vu. »
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« Vous êtes obligé, malgré vous, de mettre en place des mécanismes psychologiques pour ne pas laisser de place à l'émotion au moment où vous travaillez, vous êtes en position de décider. Et Dieu sait si l'émotion, évidemment, vous rattrape très vite une fois que vous pensez réellement au fait que vous avez à juger. Et c'est vrai que vous mettez en place un certain nombre de mécanismes de protection mais qui vous permettent, en fait, pendant l'acte de juger, pendant que vous interrogez des gens, d'être un animal à son froid en quelque sorte pour ne pas être gêné par les interférences émotionnelles. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 5:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Dans la Constitution, ça reste une autorité. Et là, il y a des responsabilités qui datent d'il y a plusieurs dizaines d'années. Ça, c'est évident, c'est évident. Aujourd'hui, le nombre de procureurs est dramatiquement bas. On est quasiment les derniers d'un groupe de pays comparable. »
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« D'abord, alors, il y a peu de sanctions. Il y a peu de sanctions, ça c'est vrai. Il y a peu de sanctions, mais aussi, pourquoi il y a peu de sanctions ? Parce qu'il faut savoir que, pour ce qui concerne les magistrats du parquet, par exemple, la sanction, elle est prononcée par le ministre. Bon. Donc aujourd'hui, tous les hommes politiques qui ont occupé le poste de garde des Sceaux ne peuvent pas dire qu'il n'y a pas assez de sanctions, dès lors qu'eux-mêmes n'en ont pas appliqué. »
RFI — L'Atelier politique · Pascale Piera : «La justice vit dans une pénurie de moyens que les gens n’imaginent pas»Vérifier à 35:04
« Puisque cela leur revient par la loi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut toujours le craindre, naturellement. Il faut toujours le craindre. »
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« Il y a une espèce de tiraillement dans ce morceau, entre la liberté et l'attachement, entre le désir et le renoncement. Et je trouve que, quelles que soient les circonstances de la vie, ça appelle à l'introspection. »
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« Si vous voulez, il y a, dans l'ADN de l'Union européenne, tout de même, cette volonté un peu dystopique de toujours vendre le mieux et le bien et de pouvoir faire avancer de cette façon-là un certain nombre d'éléments programmatiques. Je crains que le bouclier démocratique ne soit un de ses volets. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, oui, oui, j'ai été amenée à m'exprimer là-dessus. Je trouve que c'est déloyal parce que dans le quotidien d'un magistrat pénaliste, il y a la police. Vous avez la police au téléphone, la police en face de vous sans arrêt. Et rien ne peut se faire sans une espèce d'osmose quand même dans les pratiques. Et je trouve que venir livrer ceci en public est quelque chose de déloyal au regard du travail qui est fait tous les jours, du travail de confiance d'ailleurs qui s'installe tous les jours, par exemple entre les magistrats du parquet et les policiers. »
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« Très importante, bien sûr, bien sûr. Elle n'est pas placée au premier rang des préoccupations, parce que le premier rang des préoccupations, c'est que les Français se sentent protégés et bien jugés, ça c'est le premier rang des préoccupations, mais on ne peut pas non plus admettre, dans un pays comme le nôtre, que les conditions soient contraires à la dignité élémentaire. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, c'est absolument impossible, même au civil, d'ailleurs. Enfin, quand vous attendez pendant des mois et des mois une décision sur la garde d'un enfant, si vous voulez, c'est un problème. C'est un problème. »
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« Depuis toujours. Depuis que j'ai renoncé à une carrière d'astronaute. »
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« C'est parfois pour des raisons discutables, parfois pour des raisons réelles, mais en tout cas, il faut en tenir compte. Ce manque de confiance, il faut impérativement le rattraper. Pour le rattraper, il y a différentes pistes, mais il y a d'abord une espèce de volonté politique qu'il faut avoir. Les Français payent leur justice. Historiquement, d'ailleurs, quand on regarde un petit peu l'histoire de Charles IX Saint-Louis, on sent à quel point le peuple français est attaché au fait que la justice intervienne dans le rapport social pour rééquilibrer les choses. Donc, ce chiffre-là, on peut le discuter, mais en tout cas, la seule chose qui compte, c'est qu'il faut en tenir compte, en fait. Il ne faut plus que ça perdure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 2 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je ne me sens pas d'extrême droite. D'ailleurs, je ne me sens véritablement ni de droite ni de gauche, en réalité. Ce que je vois, c'est une population qui souffre, en fait. Et je vois l'impérieuse nécessité d'apporter des réponses désormais. Voilà. Donc, en plus, je refuse ce qualificatif parce que précisément, mon honneur est d'avoir été magistrat sans jamais avoir pu laisser penser quelles étaient mes idées politiques. Voilà. »
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« Bien sûr, bien sûr. D'ailleurs, il y a eu des ingérences de l'Union européenne en Roumanie. Il y a eu des ingérences... »
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« Oui, enfin, dont il a été conclu que finalement, les comptes TikTok en question venaient des candidats de l'opposition eux-mêmes, en fait. Donc, il n'y avait pas de sujet. En Moldavie, il y a eu également des problèmes. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées20 juin 2026 au 20 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, vous avez raison, il n'a pas l'initiative de la loi, c'est vrai. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Au civil, surtout, d'ailleurs. »
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« Oui, oui, oui, c'est absolument mon univers musical qui ne m'a pas quitté depuis mon adolescence, en fait. Le choix de ce titre vient du fait que je trouve que c'est un... C'est un morceau puissant qui, pour ma part, en tout cas, appelle toujours à l'introspection. »
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