Olivier Falorni — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 mai 2024 au 27 mai 2025
Questions
28
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
0,8 h
Répartition sur 28 questions évaluables
Réponse directe
20
Réponse partielle
5
Réponse à côté
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 28 sur 28
Question 26Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digne
Est-ce que vous avez évolué sur vos positions ?
Réponse directe
Oui, j'ai évolué parce que c'est vrai que quand j'étais jeune, et vraiment je me suis intéressé jeune au sujet, j'étais dans l'idée d'une forme d'absolu, c'est-à-dire qu'on doit disposer de son corps, on doit pouvoir disposer de sa mort. Et quelque part, j'estimais que c'était finalement un droit sans condition. Et puis, quand vous réfléchissez, quand vous travaillez, quand vous rencontrez les gens, quand vous pensez contre vous-même, pensez contre soi-même. Ça, je crois que c'est important sur un sujet pareil. Et évidemment, j'en suis arrivé à dire que, certes, il faut une aide à mourir, c'est ma conviction profonde, je respecte ceux qui pensent l'inverse, mais qu'il faut définir des condi…
« Oui, j'ai évolué parce que c'est vrai que quand j'étais jeune, et vraiment je me suis intéressé jeune au sujet, »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:07
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 2 autres passages
« j'étais dans l'idée d'une forme d'absolu, c'est-à-dire qu'on doit disposer de son corps, on doit pouvoir disposer de sa mort. Et quelque part, j'estimais que c'était finalement un droit sans condition. Et puis, quand vous réfléchissez, quand vous travaillez, quand vous rencontrez les gens, quand vous pensez contre vous-même, »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:16
« pensez contre soi-même. Ça, je crois que c'est important sur un sujet pareil. Et évidemment, j'en suis arrivé à dire que, certes, il faut une aide à mourir, c'est ma conviction profonde, je respecte ceux qui pensent l'inverse, mais qu'il faut définir des conditions extrêmement strictes. Et c'est l'objet de cette loi. Et notamment, la question des maladies psychiatriques. Je considère, c'était dans ma proposition de loi, qu'elles ne peuvent pas être intégrées dans ces possibilités d'accéder à l'aide à mourir. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:39
Question 27Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digne
Alors, cette séance, on le voit, elle a été particulièrement tendue avec l'obstruction menée par quelques députés du groupe LR. Mais aussi, on le voit sur ces images-là, on voit des députés du groupe LR se lever pour vous applaudir. Quel souvenir vous gardez de cette journée-là, de cette séance ?
Réponse directe
C'était une journée inoubliable, et c'est là où on a pu mesurer toute la force du sujet. On a pu mesurer aussi que c'était un thème transpartisan. Finalement, les questions d'étiquette politique ne jouent pas. Voilà, c'est un débat de conscience. Et ça a été une journée très forte, et il y avait certains collègues très chevronnés qui étaient présents ce jour-là, et qui m'ont dit, lorsque nous nous sommes arrêtés, hélas à minuit, qu'ils avaient vécu probablement le plus grand moment de leur parcours parlementaire. Alors que nous n'avions même pas pu voter ce texte, même si, vous l'avez signalé, nous avions voté l'article 1, qui fondait le droit à l'aide à mourir, avec les conditions de maniè…
« C'était une journée inoubliable, et c'est là où on a pu mesurer toute la force du sujet. On a pu mesurer aussi que c'était un thème transpartisan. Finalement, les questions d'étiquette politique ne jouent pas. Voilà, c'est un débat de conscience. Et ça a été une journée très forte, et il y avait certains collègues très chevronnés qui étaient présents ce jour-là, et qui m'ont dit, lorsque nous nous sommes arrêtés, hélas à minuit, qu'ils avaient vécu probablement le plus grand moment de leur parcours parlementaire. Alors que nous n'avions même pas pu voter ce texte, même si, vous l'avez signalé, nous avions voté l'article 1, qui fondait le droit à l'aide à mourir, avec les conditions de manière précise. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 10:18
Question 28Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digne
En 2013, lors d'une séance de questions au gouvernement, vous avez choisi de briser l'omerta d'une douleur intime. Ce sont les mots que vous avez employés dans l'hémicycle. Vous avez évoqué le combat de votre mère contre le cancer. Vous avez évoqué sa fin de vie douloureuse pour plaider pour la légalisation d'une forme d'aide à mourir. Est-ce que la mort de votre mère vous a fait évoluer sur cette question-là, de la fin de vie ?
Réponse directe
Non. Ça n'a fait que conforter ce que je pensais. Mais ça n'est pas le décès de ma mère qui m'a amené à défendre cette cause. Pas du tout. Je vais vous dire, je défends des convictions, mais je n'ai aucune certitude. Aucune. Je n'ai pas la vérité. Je pense qu'aucun collègue dans l'hémicycle n'a la vérité.
« Non. Ça n'a fait que conforter ce que je pensais. Mais ça n'est pas le décès de ma mère qui m'a amené à défendre cette cause. Pas du tout. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 7:37
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16
Voir 2 autres passages
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16
« Oui, mais mon engagement n'est pas un engagement émotionnel, si je peux le présenter comme cela. Je le présente comme un engagement très rationnel, c'est-à-dire que cet engagement n'est pas le fruit de mon expérience personnelle. Il l'a confirmé, il l'a conforté, mais il a précédé et de très loin ce moment douloureux, familial. Pour répondre à votre question, M. Domorand, je crois que finalement, cette Assemblée a été un peu à rebours de ce que nous connaissons depuis un an, depuis la dissolution. On nous présente cette Assemblée, et souvent a raison, comme une Assemblée hystérique, incapable de s'écouter, incapable de s'entendre, incapable de construire quelque chose de positif. Et elle a démontré le contraire. Sur ce sujet-là, le dialogue a été possible. Alors que l'histoire parlementaire française est faite de débats de société, d'une violence rare. On peut remonter même en 1905, ça a été d'une violence rare. La loi Veil, on se souvient des mots qui ont été prononcés dans l'hémissique. Simone Veil a été accusée de mettre en place des centres d'extermination d'embryons. Et je ne vous parle pas du mariage pour tous, que j'ai vécu personnellement dans l'hémicycle et qui avait entraîné des dérapages inouïs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 2:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 16 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16Voir 2 autres passages
« Oui, mais mon engagement n'est pas un engagement émotionnel, si je peux le présenter comme cela. Je le présente comme un engagement très rationnel, c'est-à-dire que cet engagement n'est pas le fruit de mon expérience personnelle. Il l'a confirmé, il l'a conforté, mais il a précédé et de très loin ce moment douloureux, familial. Pour répondre à votre question, M. Domorand, je crois que finalement, cette Assemblée a été un peu à rebours de ce que nous connaissons depuis un an, depuis la dissolution. On nous présente cette Assemblée, et souvent a raison, comme une Assemblée hystérique, incapable de s'écouter, incapable de s'entendre, incapable de construire quelque chose de positif. Et elle a démontré le contraire. Sur ce sujet-là, le dialogue a été possible. Alors que l'histoire parlementaire française est faite de débats de société, d'une violence rare. On peut remonter même en 1905, ça a été d'une violence rare. La loi Veil, on se souvient des mots qui ont été prononcés dans l'hémissique. Simone Veil a été accusée de mettre en place des centres d'extermination d'embryons. Et je ne vous parle pas du mariage pour tous, que j'ai vécu personnellement dans l'hémicycle et qui avait entraîné des dérapages inouïs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 2:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 22 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16Voir 2 autres passages
« Oui, mais mon engagement n'est pas un engagement émotionnel, si je peux le présenter comme cela. Je le présente comme un engagement très rationnel, c'est-à-dire que cet engagement n'est pas le fruit de mon expérience personnelle. Il l'a confirmé, il l'a conforté, mais il a précédé et de très loin ce moment douloureux, familial. Pour répondre à votre question, M. Domorand, je crois que finalement, cette Assemblée a été un peu à rebours de ce que nous connaissons depuis un an, depuis la dissolution. On nous présente cette Assemblée, et souvent a raison, comme une Assemblée hystérique, incapable de s'écouter, incapable de s'entendre, incapable de construire quelque chose de positif. Et elle a démontré le contraire. Sur ce sujet-là, le dialogue a été possible. Alors que l'histoire parlementaire française est faite de débats de société, d'une violence rare. On peut remonter même en 1905, ça a été d'une violence rare. La loi Veil, on se souvient des mots qui ont été prononcés dans l'hémissique. Simone Veil a été accusée de mettre en place des centres d'extermination d'embryons. Et je ne vous parle pas du mariage pour tous, que j'ai vécu personnellement dans l'hémicycle et qui avait entraîné des dérapages inouïs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 2:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés27 mai 2025 au 27 mai 2025 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16Voir 2 autres passages
« Alors vous savez, je me suis longtemps posé la question pourquoi les opposants, à l'aide à mourir, utilisaient en permanence l'euthanasie ? Je me disais pourquoi ils assènent ce mot en permanence ? Pour moi c'est un beau mot l'euthanasie. Son étymologie grecque veut dire bonne mort. Et puis j'ai compris, parce que vous savez, les mots sont parfois chargés d'histoire, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 8:54
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors vous savez, je me suis longtemps posé la question pourquoi les opposants, à l'aide à mourir, utilisaient en permanence l'euthanasie ? Je me disais pourquoi ils assènent ce mot en permanence ? Pour moi c'est un beau mot l'euthanasie. Son étymologie grecque veut dire bonne mort. Et puis j'ai compris, parce que vous savez, les mots sont parfois chargés d'histoire, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 8:54Voir 1 autre passage
« pensez contre soi-même. Ça, je crois que c'est important sur un sujet pareil. Et évidemment, j'en suis arrivé à dire que, certes, il faut une aide à mourir, c'est ma conviction profonde, je respecte ceux qui pensent l'inverse, mais qu'il faut définir des conditions extrêmement strictes. Et c'est l'objet de cette loi. Et notamment, la question des maladies psychiatriques. Je considère, c'était dans ma proposition de loi, qu'elles ne peuvent pas être intégrées dans ces possibilités d'accéder à l'aide à mourir. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mai 2025 au 27 mai 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument pas absolument pas et vous avez évoqué madame Fourcade le suicide attention attention à ne pas jouer avec ce mot-là l'Observatoire national du suicide français a sorti un rapport en février de cette année et indiqué que dans les pays qui avaient légiféré sur l'aide à mourir »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 18:48Voir 2 autres passages
« La Haute Autorité de Santé a clairement dit que ça n'était pas du tout opérant. En cela, je me suis senti confirmé et conforté dans ce que j'ai pu dire l'année dernière, puisque nous avions changé le texte sur ce point-là, à ma demande. Nous avions écarté le moyen terme. La Haute Autorité de Santé, hier, l'a écarté en disant qu'un médecin ne peut pas prédire, j'allais dire, qu'il reste six mois, douze mois, vingt-quatre mois à un malade. C'est parfaitement impossible. Et si on avait gardé le moyen terme, on aurait finalement voté une loi, mais le droit aurait été inopérant, ineffectif et ça aurait été dramatique, évidemment. »
Radio J — L'interview politique · Olivier Falorni - Le Barbier du matin du 07/05/25Vérifier à 7:02
« La Haute Autorité de Santé a clairement dit que ça n'était pas du tout opérant. En cela, je me suis senti confirmé et conforté dans ce que j'ai pu dire l'année dernière, puisque nous avions changé le texte sur ce point-là, à ma demande. Nous avions écarté le moyen terme. La Haute Autorité de Santé, hier, l'a écarté en disant qu'un médecin ne peut pas prédire, j'allais dire, qu'il reste six mois, douze mois, vingt-quatre mois à un malade. C'est parfaitement impossible. Et si on avait gardé le moyen terme, on aurait finalement voté une loi, mais le droit aurait été inopérant, ineffectif et ça aurait été dramatique, évidemment. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est pas du tout ça et je suis quand même ébahi qu'un ministre de l'Intérieur ne sache pas que le délit d'entrave, il existe dans la loi depuis des décennies concernant l'IVG. Qu'est-ce qui s'est passé après la loi Veil ? On s'est aperçu que des associations, des groupes empêchaient, empêchaient des femmes d'accéder à ce droit qu'est l'IVG. Voilà pourquoi il y a eu un délit d'entrave et l'article que vous mentionnez, il reprend mot pour mot, mot pour mot, à la fois les termes et le quantum de peine puisque le délit d'entrave sur l'IVG c'est deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. En revanche, je veux le dire ici à cette antenne très clairement, il ne sera jamais interdit de convaincre quelqu'un de renoncer au droit à l'aide à mourir. Il sera interdit d'exercer des pressions morales, des pressions psychologiques, des menaces et d'entraver l'exercice de ce droit. Voilà ce qu'est le délit d'entrave. Il se cale totalement sur le délit d'entrave »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 16:50Voir 1 autre passage
« Non, bien sûr. Moi, ce que je voulais absolument, et vous avez suivi, c'était l'enjeu de voter cet article 1, parce que voter l'article 1, c'était voter le droit à l'aide à mourir. Et quand 83% des députés ont voté cet article 1, »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 11:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités14 mai 2024 au 27 mai 2025 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un texte d'équilibre, et d'ailleurs, les débats l'ont montré. Certains m'ont reproché qu'il soit trop permissif, d'autres trop restrictif. Et c'est vrai que dans ma mission de rapporteur général, j'ai essayé de trouver cet équilibre-là, ce compromis, j'utilise le mot. Voilà, je pense qu'on a un texte qui repose sur une colonne vertébrale solide, qui était d'ailleurs celle du texte initial, sur des critères stricts, définis depuis longtemps maintenant, sur des bases connues. On parlera sans doute de la phase avancée, qui est une notion qui était déjà dans la loi Léonetti de 2005, et était déjà dans le Code de la santé publique. Donc non, je pense qu'on a un texte qui est solidement charpenté, juridiquement précis, et qui, je crois, sera opérant lorsque les parlementaires vont définitivement voter ce texte. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 5:54Voir 2 autres passages
« Non, c'est le malade. C'est le malade qui fait la demande de façon libre, éclairée et réitérée. Et ensuite, non, ce n'est pas le médecin, c'est une procédure collégiale où vous avez au minimum trois professionnels soignants qui, au minimum, qui prennent une décision. vous savez aujourd'hui... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 14:04
« C'est la loi qui protège. C'est d'ailleurs sa mission, c'est son rôle. Moi, je préfère une loi qui encadre plutôt que la situation actuelle totalement hypocrite. On a tous les jours des aides à mourir clandestines dans ce pays, tous les jours. Il y a deux solutions en France, si vous voulez mourir comme vous l'entendez. Soit vous avez un réseau de connaissances, un médecin qui accepte dans l'illégalité de vous aider à partir, soit il y a l'exil. Et il faut de l'argent. Et il faut de l'argent. Et puis, il faut être en capacité physique de pouvoir se déplacer. Voilà la situation hypocrite aujourd'hui dans ce pays. Eh bien, moi, plutôt que de m'en remettre à la clandestinité, avec toute l'opacité qu'il y a derrière, nous proposons une loi, un cadre, cinq critères cumulatifs. Parce que souvent, on entend parler d'un critère en oubliant tous les autres. Cinq critères cumulatifs et une évaluation médicale dans le cadre d'une collégialité. Et un contrôle par une commission d'évaluation et de contrôle qui sera créée et qui pourra saisir le procureur de la République. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées7 mai 2025 au 7 mai 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est la loi qui protège. C'est d'ailleurs sa mission, c'est son rôle. Moi, je préfère une loi qui encadre plutôt que la situation actuelle totalement hypocrite. On a tous les jours des aides à mourir clandestines dans ce pays, tous les jours. Il y a deux solutions en France, si vous voulez mourir comme vous l'entendez. Soit vous avez un réseau de connaissances, un médecin qui accepte dans l'illégalité de vous aider à partir, soit il y a l'exil. Et il faut de l'argent. Et il faut de l'argent. Et puis, il faut être en capacité physique de pouvoir se déplacer. Voilà la situation hypocrite aujourd'hui dans ce pays. Eh bien, moi, plutôt que de m'en remettre à la clandestinité, avec toute l'opacité qu'il y a derrière, nous proposons une loi, un cadre, cinq critères cumulatifs. Parce que souvent, on entend parler d'un critère en oubliant tous les autres. Cinq critères cumulatifs et une évaluation médicale dans le cadre d'une collégialité. Et un contrôle par une commission d'évaluation et de contrôle qui sera créée et qui pourra saisir le procureur de la République. »
Radio J — L'interview politique · Olivier Falorni - Le Barbier du matin du 07/05/25Vérifier à 10:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes14 mai 2024 au 14 mai 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais vous dire, je défends des convictions, mais je n'ai aucune certitude. Aucune. Je n'ai pas la vérité. Je pense qu'aucun collègue dans l'hémicycle n'a la vérité. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 7:51Voir 1 autre passage
« j'étais dans l'idée d'une forme d'absolu, c'est-à-dire qu'on doit disposer de son corps, on doit pouvoir disposer de sa mort. Et quelque part, j'estimais que c'était finalement un droit sans condition. Et puis, quand vous réfléchissez, quand vous travaillez, quand vous rencontrez les gens, quand vous pensez contre vous-même, »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées14 mai 2024 au 14 mai 2024 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah non, c'est un commencement. C'est un commencement. C'est-à-dire ? C'est un commencement, parce que cette loi, qui va prendre du temps, il y a la première lecture à l'Assemblée nationale, mais il y aura la navette parlementaire. Le Sénat est beaucoup plus rétif à ce texte que l'Assemblée nationale, je le pense. Donc, c'est un commencement de cette dernière étape, quelque part. »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 11:56Voir 2 autres passages
« j'étais dans l'idée d'une forme d'absolu, c'est-à-dire qu'on doit disposer de son corps, on doit pouvoir disposer de sa mort. Et quelque part, j'estimais que c'était finalement un droit sans condition. Et puis, quand vous réfléchissez, quand vous travaillez, quand vous rencontrez les gens, quand vous pensez contre vous-même, »
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:16
« pensez contre soi-même. Ça, je crois que c'est important sur un sujet pareil. Et évidemment, j'en suis arrivé à dire que, certes, il faut une aide à mourir, c'est ma conviction profonde, je respecte ceux qui pensent l'inverse, mais qu'il faut définir des conditions extrêmement strictes. Et c'est l'objet de cette loi. Et notamment, la question des maladies psychiatriques. Je considère, c'était dans ma proposition de loi, qu'elles ne peuvent pas être intégrées dans ces possibilités d'accéder à l'aide à mourir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est pas du tout ça et je suis quand même ébahi qu'un ministre de l'Intérieur ne sache pas que le délit d'entrave, il existe dans la loi depuis des décennies concernant l'IVG. Qu'est-ce qui s'est passé après la loi Veil ? On s'est aperçu que des associations, des groupes empêchaient, empêchaient des femmes d'accéder à ce droit qu'est l'IVG. Voilà pourquoi il y a eu un délit d'entrave et l'article que vous mentionnez, il reprend mot pour mot, mot pour mot, à la fois les termes et le quantum de peine puisque le délit d'entrave sur l'IVG c'est deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. En revanche, je veux le dire ici à cette antenne très clairement, il ne sera jamais interdit de convaincre quelqu'un de renoncer au droit à l'aide à mourir. Il sera interdit d'exercer des pressions morales, des pressions psychologiques, des menaces et d'entraver l'exercice de ce droit. Voilà ce qu'est le délit d'entrave. Il se cale totalement sur le délit d'entrave »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 16:50
« ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. Donc il y a des mots comme ça qui sont très connotés. Je disais aux collègues, l'année dernière, au moment des élections européennes, lequel d'entre vous défendrait la notion de collaboration franco-allemande ? Personne, on parle d'amitié franco-allemande, de coopération franco-allemande. Il y a des mots comme ça qui sont chargés, qui sont profondément chargés par l'histoire. Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. Et figurez-vous, l'Autriche qui a légiféré se garde bien d'utiliser le mot euthanasie qui fait référence à une histoire particulièrement douloureuse ? Sur les mots, Claire Forcade ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16
France Inter — L'invité de 8h20 · Fin de vie : un "texte d'équilibre" ou de "pouvoir médical" ?Vérifier à 9:16
Radio J — L'interview politique · Olivier Falorni - Le Barbier du matin du 07/05/25Vérifier à 7:02
Radio J — L'interview politique · Olivier Falorni - Le Barbier du matin du 07/05/25Vérifier à 10:24
LCP — La Politique et moi · Olivier Falorni, le combat pour une fin de vie digneVérifier à 8:39