

« Mon engagement n'est pas un engagement émotionnel, si je peux le présenter comme cela. Je le présente comme un engagement très rationnel, c'est-à-dire que cet engagement n'est pas le fruit de mon expérience personnelle. Il l'a confirmé, il l'a conforté, mais il a précédé et de très loin ce moment douloureux, familial. »
« Pour moi c'est un beau mot l'euthanasie. Son étymologie grecque veut dire bonne mort. Et puis j'ai compris, parce que vous savez, les mots sont parfois chargés d'histoire, ils ont des connotations, et il se trouve que l'euthanasie est un mot qui a été employé par Adolf Hitler, par le régime nazi, pour exterminer entre 200 et 300 000 personnes handicapées sous la Seconde Guerre mondiale. »
« Donc c'est pour ça que je pense que le terme d'aide à mourir est quelque chose d'adapté. D'ailleurs au Canada, on parle d'aide médicale à mourir. Dans les pays anglo-saxons, on n'utilise pas le mot euthanasie, suicide assisté. »
« Toute médecine humaine atteint ses limites, les soins palliatifs comme les autres. »
« C'est un texte d'équilibre, et d'ailleurs, les débats l'ont montré. Certains m'ont reproché qu'il soit trop permissif, d'autres trop restrictif. Et c'est vrai que dans ma mission de rapporteur général, j'ai essayé de trouver cet équilibre-là, ce compromis, j'utilise le mot. »
« C'est le malade qui fait la demande de façon libre, éclairée et réitérée. Et ensuite, non, ce n'est pas le médecin, c'est une procédure collégiale où vous avez au minimum trois professionnels soignants qui, au minimum, qui prennent une décision. »