En même temps, on est en pleine crise, crise ponctuelle, crise durable. On commençait par là tout à l'heure. De quoi a besoin la France aujourd'hui ?
Réponse directeElle a besoin d'un nouveau type de débat, donc d'une nouvelle forme de démocratie beaucoup plus approfondie et beaucoup plus confiante dans les citoyennes et les citoyens, pour pouvoir mener une autre politique. Mais je pense qu'il faut vraiment... On est un pays, je l'ai toujours dit, monarchique. Mais vraiment monarchique. On adore avoir un roi, aujourd'hui le président de la République, et on adore lui couper la tête. C'est un truc. Ça, c'est vraiment historique. Or, donc, on a une politique qui est toujours très descendante. On met à la tête de l'État des gens très intelligents, ça c'est sûr. J'en ai fait partie, c'est peut-être pour ça que je le dis. Mais la réalité, c'est que les idée…
« Elle a besoin d'un nouveau type de débat, donc d'une nouvelle forme de démocratie beaucoup plus approfondie et beaucoup plus confiante dans les citoyennes et les citoyens, pour pouvoir mener une autre politique. Mais je pense qu'il faut vraiment... On est un pays, je l'ai toujours dit, monarchique. Mais vraiment monarchique. On adore avoir un roi, aujourd'hui le président de la République, et on adore lui couper la tête. C'est un truc. Ça, c'est vraiment historique. Or, donc, on a une politique qui est toujours très descendante. On met à la tête de l'État des gens très intelligents, ça c'est sûr. J'en ai fait partie, c'est peut-être pour ça que je le dis. Mais la réalité, c'est que les idées, aujourd'hui, elles doivent vraiment beaucoup plus venir du terrain, être beaucoup plus territorialisées. Parce que, par exemple, je prends un sujet que je connais bien, le développement des énergies renouvelables. Le développement des énergies renouvelables, ça doit partir du terrain. Qui mieux que les citoyennes, les citoyens, les élus locaux, savent exactement où potentiellement on peut les développer. Et on est encore beaucoup dans une logique très, très, très descendante. Mais il faut redonner beaucoup plus de place au terrain. »
