Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 déc. 2015 au 12 juin 2026
Questions
159
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 159 questions évaluables
Réponse directe
69
Réponse partielle
45
Réponse à côté
45
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 159
Question 51Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Vous venez de dire situation impensable et impensée. Cet impensé est-il aussi un impensé politique aujourd'hui, toujours ?
Réponse directe
Ça a été longtemps un impensé. C'est-à-dire que pendant longtemps, si vous regardez le débat politique sur l'écologie, ça a beaucoup porté sur les solutions dites d'atténuation. Comment on réduit nous-mêmes nos propres gaz à effet de serre ? Comment on s'attaque à cette question ? Enfin, on parle de l'adaptation. C'est-à-dire qu'on sait que de toute façon, tous les gaz à effet de serre, en fait, vous savez, ils s'accumulent dans l'atmosphère. Et ils y restent longtemps. Donc, la situation que nous vivons aujourd'hui, c'est le résultat d'émissions de gaz à effet de serre passées. Donc, ça va durer longtemps. On sait que c'est inévitable. Aujourd'hui, on parle enfin d'adaptation. On parle enf…
« Ça a été longtemps un impensé. C'est-à-dire que pendant longtemps, si vous regardez le débat politique sur l'écologie, ça a beaucoup porté sur les solutions dites d'atténuation. Comment on réduit nous-mêmes nos propres gaz à effet de serre ? Comment on s'attaque à cette question ? Enfin, on parle de l'adaptation. C'est-à-dire qu'on sait que de toute façon, tous les gaz à effet de serre, en fait, vous savez, ils s'accumulent dans l'atmosphère. Et ils y restent longtemps. Donc, la situation que nous vivons aujourd'hui, c'est le résultat d'émissions de gaz à effet de serre passées. Donc, ça va durer longtemps. On sait que c'est inévitable. Aujourd'hui, on parle enfin d'adaptation. On parle enfin de comment on va faire pour vivre dans nos logements en été, quand il va faire très très chaud, pour garantir qu'on continue à avoir de l'eau. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées9 déc. 2015 au 12 juin 2026 · 70 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans, et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut, et la secrétaire de Jacques Chirac, Mme Esno, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un rendez-vous l'après-midi, à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac, mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sur un moment où je ne sais pas. Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte a explosé, et avec cette façon de Jacques Chirac de dire bonjour, avec les doigts écartés, j'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Il disait toujours, boum. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 32:34
Question 52Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Depuis mardi, depuis la mort de ce jeune homme, Naël, à Nanterre, la situation est hors de contrôle. Pourtant, la justice a réagi vite. Le policier qui a tué l'adolescent à bout portant est derrière les barreaux, mis en examen pour homicide volontaire. Ça ne suffit pas. La colère déborde dans des quartiers pauvres. Un immense sentiment d'injustice, encore une fois. Et aussi des délinquants qui en profitent. Extrême violence, des magasins pillés, des services publics incendiés. Pourquoi s'attaquer à une école ou à une bibliothèque ?
Réponse directe
Il en faudra une, c'est une évidence, parce que derrière ce drame, c'est un drame pour la famille, pour ce jeune homme, pour tout ce qu'il symbolise. Et il y a effectivement des actes de violence. Il y a un mélange, en fait. Le problème, c'est qu'il y a un mélange d'intentions. Il y a l'intention de rendre justice à Naël, à sa mémoire. Il y a l'intention aussi de soulever des questions politiques. Et puis, il y a la délinquance pure et simple, puisque je ne pense pas qu'en attaquant des magasins à Rivoli, on cherche à rendre justice à la mémoire de ce jeune homme. Donc oui, il faut une réponse politique, parce que ce qui est attaqué, ce sont les symboles de la République, pour beaucoup. Pou…
« Il en faudra une, c'est une évidence, parce que derrière ce drame, c'est un drame pour la famille, pour ce jeune homme, pour tout ce qu'il symbolise. Et il y a effectivement des actes de violence. Il y a un mélange, en fait. Le problème, c'est qu'il y a un mélange d'intentions. Il y a l'intention de rendre justice à Naël, à sa mémoire. Il y a l'intention aussi de soulever des questions politiques. Et puis, il y a la délinquance pure et simple, puisque je ne pense pas qu'en attaquant des magasins à Rivoli, on cherche à rendre justice à la mémoire de ce jeune homme. Donc oui, il faut une réponse politique, parce que ce qui est attaqué, ce sont les symboles de la République, pour beaucoup. Pour beaucoup. Pas que, mais pour beaucoup. Et c'est un peu un sentiment d'échec collectif. Et je dis bien collectif. Ce n'est pas un problème de gauche ou de droite. Parce que tous les gouvernements successifs ont cherché à apporter des réponses, mais qui portaient beaucoup sur le bâtiment. On a fait les programmes de rénovation urbaine, qui étaient super. Et franchement, je pense que Jean-Luc Borloo a eu raison de porter ça à bout de bras. Mais il avait proposé la suite. Et la suite, c'est de s'occuper des femmes et des hommes qui vivent dans ce quartier, avec une logique qui est celle de la discrimination positive. En faire plus pour ceux qui ont moins, pour que la promesse républicaine soit une réalité. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 1:47
Question 53Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Nous arrivons dans la dernière partie de cette émission pour voir, pour regarder, pour essayer de mieux comprendre un sujet majeur. Celui qui est sans doute votre engagement principal, Chantal Joanneau. C'est l'environnement et c'est le climat. Depuis quand, d'ailleurs ?
Réponse directe
Depuis 2002. Alors, c'est une anecdote qui est très drôle. Vous savez, 2002, j'étais donc plume. C'était mon plume de Nicolas Sarkozy. J'écrivais tous ses discours. Et puis, comme tout conseiller, j'avais envie d'avoir un dossier de fond pour beaucoup plus travailler sur des enjeux de fonds. Et je tannais le directeur de cabinet de l'époque pour essayer d'avoir un dossier de fonds. C'était Claude Guéant. Et un jour, Claude Guéant me convoque dans son bureau, me dit « Il y a un sujet majeur pour l'avenir, c'est le développement durable. Et comme ça n'intéresse personne, c'est vous qui allez vous en occuper. » Donc, j'ai été chargée de ce dossier, entre guillemets, par défaut. Évidemment, je…
« Depuis 2002. Alors, c'est une anecdote qui est très drôle. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 29:10
Question 54Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Dans l'extrait d'interview de 2012 qu'on a écouté tout à l'heure, vous souhaitiez, c'était à l'époque, une majorité au centre. Aujourd'hui, Emmanuel Macron a besoin d'alliés. Est-ce que les Républicains, dans le contexte, peuvent être ses alliés ?
Réponse partielle
C'est à eux de le savoir. À l'époque, effectivement, en fait, ce qu'Emmanuel Macron a fait, avec un brio politique incroyable quand même, personne ne l'a vu arriver au départ. Quand il a commencé, tout le monde l'a regardé avec un certain mépris. C'est ce qu'aurait dû faire Jean-Luc Borloo avec l'UDI. C'est exactement la même chose. Avec un prisme qui était de se dire, bon, on prend les bonnes idées d'où qu'elles viennent, on essaye de créer un collectif qui dépasse les frontières des différents partis. Donc, aujourd'hui, c'est vraiment aux personnes de droite de savoir dans quel camp elles veulent jouer, effectivement.
« C'est à eux de le savoir. À l'époque, effectivement, en fait, ce qu'Emmanuel Macron a fait, avec un brio politique incroyable quand même, personne ne l'a vu arriver au départ. Quand il a commencé, tout le monde l'a regardé avec un certain mépris. C'est ce qu'aurait dû faire Jean-Luc Borloo avec l'UDI. C'est exactement la même chose. Avec un prisme qui était de se dire, bon, on prend les bonnes idées d'où qu'elles viennent, on essaye de créer un collectif qui dépasse les frontières des différents partis. Donc, aujourd'hui, c'est vraiment aux personnes de droite de savoir dans quel camp elles veulent jouer, effectivement. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 27:08
Question 55Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Puisque vous dites aujourd'hui que c'est le mouvement global que vous souhaitez. Vous citiez Jean-Louis Borloo aussi.
Réponse à côté
Parce que, en fait, je ne connais pas du tout le personnage, mais pas du tout. Je ne l'ai jamais rencontré. Et que j'ai toujours travaillé plutôt avec des hommes politiques de terrain, qui s'étaient coltés à la réalité de terrain, que je ne connaissais pas dans mon entourage. Et qu'autour de lui, il y avait vraiment un fonctionnement assez clanique. Donc, voilà, trouver ma place dans ce système, être sûr qu'on... Nicolas Sarkozy, c'était différent. On travaillait ensemble depuis des années. Donc, je savais très bien ce qu'il pensait des différents sujets que je portais. Et je savais très bien comment on pouvait dialoguer sur ces sujets. Là, pas du tout. Là, pas du tout. Et quand même, je tr…
« Parce que, en fait, je ne connais pas du tout le personnage, mais pas du tout. Je ne l'ai jamais rencontré. Et que j'ai toujours travaillé plutôt avec des hommes politiques de terrain, qui s'étaient coltés à la réalité de terrain, que je ne connaissais pas dans mon entourage. Et qu'autour de lui, il y avait vraiment un fonctionnement assez clanique. Donc, voilà, trouver ma place dans ce système, être sûr qu'on... Nicolas Sarkozy, c'était différent. On travaillait ensemble depuis des années. Donc, je savais très bien ce qu'il pensait des différents sujets que je portais. Et je savais très bien comment on pouvait dialoguer sur ces sujets. Là, pas du tout. Là, pas du tout. Et quand même, je trouve que quand vous êtes ministre, quand vous faites de la politique, il faut une relation de confiance. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 28:05
Question 56Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Un sentiment ou une réalité ?
Réponse directe
Sentiment et en partie réalité, oui, bien sûr. Mais vous vous souvenez, sur le fameux mouvement des Gilets jaunes, nous, on avait fait un débat public sur, justement, la politique énergétique. Et ce qui était ressorti de ce débat public, c'était ce sentiment d'injustice sociale. Et le président de ce débat avait dit qu'il y a un risque de jacquerie fiscale imminent. Et on était en mai 2018. Donc, c'était palpable dans l'ensemble de la société. Mais pas uniquement, d'ailleurs, dans les quartiers. C'était palpable dans les campagnes. C'était palpable un peu partout. Ce sentiment de... On essaye de bien faire, mais finalement, les bénéfices vont toujours au même.
« Sentiment et en partie réalité, oui, bien sûr. Mais vous vous souvenez, sur le fameux mouvement des Gilets jaunes, nous, on avait fait un débat public sur, justement, la politique énergétique. Et ce qui était ressorti de ce débat public, c'était ce sentiment d'injustice sociale. Et le président de ce débat avait dit qu'il y a un risque de jacquerie fiscale imminent. Et on était en mai 2018. Donc, c'était palpable dans l'ensemble de la société. Mais pas uniquement, d'ailleurs, dans les quartiers. C'était palpable dans les campagnes. C'était palpable un peu partout. Ce sentiment de... On essaye de bien faire, mais finalement, les bénéfices vont toujours au même. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 10:56
Question 57Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Mais vous-même, au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, vous avez souhaité un rassemblement autour du chef de l'État. En tout cas, vous regardiez son épopée politique avec intérêt. Pourquoi ne l'avez-vous pas rejoint ?
Réponse directe
Parce que, en fait, je ne connais pas du tout le personnage, mais pas du tout. Je ne l'ai jamais rencontré. Et que j'ai toujours travaillé plutôt avec des hommes politiques de terrain, qui s'étaient coltés à la réalité de terrain, que je ne connaissais pas dans mon entourage. Et qu'autour de lui, il y avait vraiment un fonctionnement assez clanique. Donc, voilà, trouver ma place dans ce système, être sûr qu'on... Nicolas Sarkozy, c'était différent. On travaillait ensemble depuis des années. Donc, je savais très bien ce qu'il pensait des différents sujets que je portais. Et je savais très bien comment on pouvait dialoguer sur ces sujets. Là, pas du tout. Là, pas du tout. Et quand même, je tr…
« Parce que, en fait, je ne connais pas du tout le personnage, mais pas du tout. Je ne l'ai jamais rencontré. Et que j'ai toujours travaillé plutôt avec des hommes politiques de terrain, qui s'étaient coltés à la réalité de terrain, que je ne connaissais pas dans mon entourage. Et qu'autour de lui, il y avait vraiment un fonctionnement assez clanique. Donc, voilà, trouver ma place dans ce système, être sûr qu'on... Nicolas Sarkozy, c'était différent. On travaillait ensemble depuis des années. Donc, je savais très bien ce qu'il pensait des différents sujets que je portais. Et je savais très bien comment on pouvait dialoguer sur ces sujets. Là, pas du tout. Là, pas du tout. Et quand même, je trouve que quand vous êtes ministre, quand vous faites de la politique, il faut une relation de confiance. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 28:05
Question 58Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
C'est une transition ou c'est un choc d'une brutalité inouïe ?
Réponse partielle
Oui, je suis d'accord. C'est le bon mot, transition ? Non, ce n'est pas le bon mot. Ce n'est pas le bon mot, mais ça ne fait pas peur politiquement. Ce n'est probablement pas le bon mot. J'aime bien un mot que j'ai souvent entendu, c'est une réinvention. C'est vraiment une réinvention d'un modèle économique qui est daté. C'est-à-dire, le modèle économique dans lequel on vit, c'est un modèle qui est né au début du XXe siècle. Dans l'histoire de l'humanité, c'est rien. C'est rien du tout. Ça fait quoi ? Ça fait plus de 100 ans, 120 ans. Quand vous regardez l'histoire de l'humanité et l'apparition de l'homme sur Terre, c'est il y a 2,8 millions d'années. Donc, c'est rien du tout.
« Oui, je suis d'accord. C'est le bon mot, transition ? Non, ce n'est pas le bon mot. Ce n'est pas le bon mot, mais ça ne fait pas peur politiquement. Ce n'est probablement pas le bon mot. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 34:02
Question 59Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Vous ne vouliez pas trop parler de politique aujourd'hui, Chantal Joanneau, en venant sur France Culture ?
Réponse directe
On est sur des sujets de fond. Je n'ai pas voulu me prononcer sur les positionnements des uns et des autres. Mais on est sur des sujets de fond qui sont fondamentalement politiques parce qu'on ne fera pas cette réinvention sans nouveau modèle démocratique.
« On est sur des sujets de fond. Je n'ai pas voulu me prononcer sur les positionnements des uns et des autres. Mais on est sur des sujets de fond qui sont fondamentalement politiques parce qu'on ne fera pas cette réinvention sans nouveau modèle démocratique. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 41:14
Question 60Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
En 2005, Nicolas Sarkozy dénonçait aussi, et là ce n'est pas un vocabulaire de gauche, ce qu'il appelait les racailles. Il promettait de nettoyer les quartiers au Karcher. Est-ce votre vision ou est-ce que ça l'a été, Chantal Joanneau ?
Réponse à côté
Ces paroles dans des situations de crise qui mettent de l'huile sur le feu, effectivement. Je me souviens effectivement de ces échanges où il reprenait les paroles de quelqu'un qui lui parlait et qui avait vraiment contribué à donner une très mauvaise image de lui et de la politique qu'il portait. C'est dommage, parce que dans le fond, il avait vraiment essayé de faire des choses. Donc aujourd'hui, toutes celles et ceux, et je dis bien toutes celles et ceux, qui jettent de l'huile sur le feu vont quand même à l'encontre des intérêts de l'État et de la République.
« Ces paroles dans des situations de crise qui mettent de l'huile sur le feu, effectivement. Je me souviens effectivement de ces échanges où il reprenait les paroles de quelqu'un qui lui parlait et qui avait vraiment contribué à donner une très mauvaise image de lui et de la politique qu'il portait. C'est dommage, parce que dans le fond, il avait vraiment essayé de faire des choses. Donc aujourd'hui, toutes celles et ceux, et je dis bien toutes celles et ceux, qui jettent de l'huile sur le feu vont quand même à l'encontre des intérêts de l'État et de la République. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 9:31
Question 61Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »
Le point de départ, là, des événements des derniers jours, encore une fois, c'est la mort de ce jeune homme, tué par un policier à bout portant. Vous avez travaillé, vous, il y a très longtemps au ministère de l'Intérieur. Y compris, d'ailleurs, sur la réforme de la police. On en parlait déjà à l'époque, il y a une vingtaine d'années. Qu'est-ce qu'il faut changer, là, aujourd'hui ?
Réponse directe
Il y a... Alors, dire que la police est raciste, ce serait faux. Puisque quand vous regardez, même les personnes qui composent la police, ils sont d'une grande diversité. Ils sont eux-mêmes, parfois, issus de ces quartiers. Je me souviens qu'on avait fait des programmes de recrutement importants, justement, pour contribuer à cette diversité. Maintenant, ce qui est vrai, ça a été souligné à plusieurs occasions, c'est qu'il faut des moyens aussi pour bien les former, pour que, justement, l'usage de l'arme soit beaucoup bien préparé. Et ce qui a été souvent évoqué, c'est qu'ils ont très, très peu de séances d'entraînement pour se confronter à des situations de très, très grandes tensions. Et j…
« Il y a... Alors, dire que la police est raciste, ce serait faux. Puisque quand vous regardez, même les personnes qui composent la police, ils sont d'une grande diversité. Ils sont eux-mêmes, parfois, issus de ces quartiers. Je me souviens qu'on avait fait des programmes de recrutement importants, justement, pour contribuer à cette diversité. Maintenant, ce qui est vrai, ça a été souligné à plusieurs occasions, c'est qu'il faut des moyens aussi pour bien les former, pour que, justement, l'usage de l'arme soit beaucoup bien préparé. Et ce qui a été souvent évoqué, c'est qu'ils ont très, très peu de séances d'entraînement pour se confronter à des situations de très, très grandes tensions. Et je m'interroge toujours sur un autre sujet, qui était cette fameuse police de proximité. C'est-à-dire vraiment dire, il faut un contact plus quotidien entre les policiers et, effectivement, ces jeunes, ces personnes, pour qu'il n'y ait pas cette frontière entre les uns et les autres. Je sais que c'est extrêmement difficile, parce qu'ils sont souvent pris pour cible et que c'est extrêmement difficile. Et il y avait eu cette réforme. Et justement, quand j'avais travaillé à la sécurité publique, j'avais travaillé sur cette réforme. Après, je me suis dit, bon, c'était peut-être pas une bonne idée. On a fait marche in arrière, on est sorti complètement de la logique de la police de proximité. Mais finalement, je pense que... »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 6:51Voir 1 autre passage
« Absolument. Mais peut-être que la vérité se situe entre les deux. C'est-à-dire, ce que critiquait Nicolas Sarkozy à l'époque, c'est qu'on avait un peu transformé les policiers en copains-copains, j'allais dire, et que ce n'était pas leur rôle. Peut-être qu'on était allés trop loin. Mais la réalité, c'est que la vérité doit se trouver entre les deux. Et que la relation... Et ce n'est pas normal que la relation entre l'État, qui symbolise la République, et ces personnes soient aussi dégradées. Et on est collectivement, effectivement, on a collectivement sans doute eu tort. Ce n'est pas franco-français, malheureusement, comme problème. C'est quand même des problèmes qu'on observe dans d'autres pays, parfois avec moins de violence. On est un pays qui s'embrase toujours assez vite. Mais c'est quand même une question de fond. Et je crois beaucoup à cette notion de discrimination positive. Je sais que Nicolas Sarkozy avait été extrêmement critiqué, parce qu'on avait dit qu'il récupérait un vocabulaire de gauche. Mais il n'en reste pas moins que la promesse républicaine. Ce n'est pas simplement quelque chose qui doit être inscrit sur les frontons des établissements. Mais ça doit être une réalité et qu'on doit s'en donner les moyens. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 8:11
Question 62Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Vous, vous trouvez ça bien, Jean Quatremer, vous dites que c'est un effondrement de l'Europe. Entre le Brexit et la banalité...
Réponse à côté
Mais ça, c'est pas un débat. La supériorité de la constitution n'est pas un débat. Et la France, pour éviter d'ailleurs qu'il y ait des contradictions, a mis les traités dans la constitution. Mais la constitution, elle est supérieure à tout. D'ailleurs, la Cour allemande le répète sans arrêt, la compétence de la compétence, comme elle dit joliment, appartient au peuple allemand et donc la constitution allemande. Je finis. En revanche, la question qui est posée est celle du rapport entre la loi et la loi nationale et le traité. Donc là, on est au cœur, pour moi, de la crise de la démocratie en Europe. C'est-à-dire qu'un gouvernement prend un engagement à Bruxelles, on ne peut plus en sortir…
« Mais ça, c'est pas un débat. La supériorité de la constitution n'est pas un débat. Et la France, pour éviter d'ailleurs qu'il y ait des contradictions, a mis les traités dans la constitution. Mais la constitution, elle est supérieure à tout. D'ailleurs, la Cour allemande le répète sans arrêt, la compétence de la compétence, comme elle dit joliment, appartient au peuple allemand et donc la constitution allemande. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 14:10Voir 1 autre passage
« Je finis. En revanche, la question qui est posée est celle du rapport entre la loi et la loi nationale et le traité. Donc là, on est au cœur, pour moi, de la crise de la démocratie en Europe. C'est-à-dire qu'un gouvernement prend un engagement à Bruxelles, on ne peut plus en sortir sans l'accord de tous les autres ou l'accord d'une majorité qualifiée dans certains cas. Ce qui veut dire qu'à la fin, comme, contrairement à ce que dit Jean Quatremer, le champ de compétences de l'Union Européenne ne cesse en réalité de s'élargir. Il s'élargit de traité en traité, mais il s'élargit aussi de jurisprudence en jurisprudence. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 14:36
Question 63Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
pourquoi ?
Réponse à côté
Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi...
« Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 15:51
Question 64Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Mais elle le sait, ça, qu'elle n'est plus une ONU sympathique ?
Réponse à côté
Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Qu…
« Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Quatremer, parce que, reprenons l'histoire de l'Ancus, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie... Les sous-marins. Bon, mais les sous-marins, c'est presque... Enfin, la perte du contrat, c'est presque secondaire. Ce qui est important dans cette affaire, c'est que les Etats-Unis, avec deux de ses alliés, font un acte qui est, en fait, un premier acte de guerre froide, on appelle ça comme on veut, c'est-à-dire que, d'abord, ils transgressent l'accord implicite qui gérait le traité de non-prolifération nucléaire, où on avait décidé, même si ce n'était pas inscrit comme ça dans le traité, qu'on ne vendrait pas de matériel militaire utilisant des technologies nucléaires. Donc, c'est pour ça que la France a refusé d'en vendre à l'Australie. Les Américains transgressent cet accord. Mais est-ce que ça a réveillé l'Europe, Henri Guéno, cette crise ? Non, ça n'a pas réveillé, c'est ça le problème, c'est que... Oui, dit Jean Quatremer, vous dites non. Non, parce que si ça avait réveillé l'Europe, on aurait mis le temps sur la table. La question, on ne peut pas avoir un allié qui prend ce genre de décision extrêmement lourde... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 6:57
Question 65Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Mais alors ne votez plus ?
Réponse à côté
Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi...
« Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 15:51
Question 66Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Il l'habille sur la table, autant Emmanuel Macron ?
Réponse à côté
Avant, mais là, je ne parlais pas de Macron. La France, non, la France, elle n'a rien fait. Ça, c'est fini par cette poignée de mains absolument pathétique, conférence de presse à Rome, c'est... Entre Biden et Macron, vous voulez dire, qu'est-ce qu'on faisait, on faisait la guerre aux Américains ? C'est qu'à part un communiqué de la présidente de la Commission, pour dire qu'on est solidaires de la France, les autres, ils n'en ont rien à faire. L'Allemagne, 15 jours après, signait un traité commercial avec l'Australie.
« Avant, mais là, je ne parlais pas de Macron. La France, non, la France, elle n'a rien fait. Ça, c'est fini par cette poignée de mains absolument pathétique, conférence de presse à Rome, c'est... Entre Biden et Macron, vous voulez dire, qu'est-ce qu'on faisait, on faisait la guerre aux Américains ? C'est qu'à part un communiqué de la présidente de la Commission, pour dire qu'on est solidaires de la France, les autres, ils n'en ont rien à faire. L'Allemagne, 15 jours après, signait un traité commercial avec l'Australie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 8:44
Question 67Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Un principe général selon lequel aucune norme juridique fut à l'européenne n'est applicable dans un pays si elle est contraire à sa constitution ?
Réponse directe
Oui. Dans aucun pays d'Europe, les normes européennes ne peuvent entrer en contradiction avec la constitution nationale. Ni en Allemagne, ni en Irlande, ni en France. Ça a été réaffirmé par toutes les cours constitutionnelles européennes. Ni en Espagne. Je vous rappelle, je citais ça dans une interview récente, que l'année dernière, la Cour suprême espagnole a refusé de se soumettre à un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne qui reconnaissait l'immunité parlementaire d'un élu européen qui était en prison en Espagne.
« Oui. Dans aucun pays d'Europe, les normes européennes ne peuvent entrer en contradiction avec la constitution nationale. Ni en Allemagne, ni en Irlande, ni en France. Ça a été réaffirmé par toutes les cours constitutionnelles européennes. Ni en Espagne. Je vous rappelle, je citais ça dans une interview récente, que l'année dernière, la Cour suprême espagnole a refusé de se soumettre à un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne qui reconnaissait l'immunité parlementaire d'un élu européen qui était en prison en Espagne. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 13:31
Question 68Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Henri Guénaud, ce week-end, au salon Made in France, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, il y a 10 ans, vous prononciez le mot souveraineté, vous passiez pour le gros facho du coin. Clairement, aujourd'hui, les choses ont changé. Diriez-vous que vous avez gagné la bataille culturelle sur la souveraineté ?
Réponse directe
Alors, juste un mot, moi, je ne me suis jamais défini comme souverainiste, pour une raison simple, c'est qu'être souverainiste, c'est privilégier le contenant sur le contenu. C'est-à-dire, pour faire simple, quand de Gaulle commence ses mémoires de guerre, il ne dit pas, toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la souveraineté française, mais toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Voilà, donc, voilà, il n'est pas souverainiste en 1940, il va défendre une idée de la France à l'extérieur. Donc, je ne prends pas le mot à mon compte, même si une partie des idées souverainistes sont les miennes. Aujourd'hui, vous avez gagné sur ce plan-là, sur la souveraineté. Vo…
« Alors, juste un mot, moi, je ne me suis jamais défini comme souverainiste, pour une raison simple, c'est qu'être souverainiste, c'est privilégier le contenant sur le contenu. C'est-à-dire, pour faire simple, quand de Gaulle commence ses mémoires de guerre, il ne dit pas, toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la souveraineté française, mais toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Voilà, donc, voilà, il n'est pas souverainiste en 1940, il va défendre une idée de la France à l'extérieur. Donc, je ne prends pas le mot à mon compte, même si une partie des idées souverainistes sont les miennes. Aujourd'hui, vous avez gagné sur ce plan-là, sur la souveraineté. Vous avez le triomphe modeste. On a progressé dans une prise de conscience, je vais y venir, mais on est en pleine confusion. Alors, la prise de conscience, c'est qu'on ne peut plus aller devant les électeurs en leur disant, je vais tout changer, alors qu'on sait très bien qu'il y a des règles européennes, et pas seulement européennes aussi. Il y a des traités de libre-échange, il y a des conventions internationales, et le lendemain de l'élection, on leur dit, ah ben non, je ne peux pas, ce n'est pas de ma faute, vous comprenez, parce qu'il y a l'Europe, parce qu'il y a l'OMC, parce qu'il y a la Cour européenne des droits de l'homme, etc. Donc ça, c'est plus tenable. Et donc, beaucoup d'hommes politiques ont décidé de franchir un pas de plus pour essayer d'être crédibles, sauf qu'on ne sait pas très bien, en général, ce qu'ils veulent. Ils ont changé la constitution, mais on ne sait pas très bien pour quoi faire. C'est-à-dire qu'on n'assume rien, et puis il y a une grande confusion, je trouve, entre la souveraineté et l'indépendance. Le général de Gaulle, il voulait la souveraineté française, la souveraineté du peuple français, et l'indépendance de l'Europe. C'est deux choses différentes. La souveraineté, c'est un rapport à soi-même, et l'indépendance est un rapport aux autres. La souveraineté, pour finir, c'est un droit imprescriptible, en fait. Vous ne l'enlevez jamais. Vous pouvez vous ôter les moyens de l'exercer. Mais vous ne l'enlevez pas. La souveraineté, pour une personne, comme pour un peuple, c'est la capacité de dire non. C'est Camus dans l'homme révolté. Même l'esclave peut finir, vous, par dire non, il en subit des conséquences, mais ce pouvoir de dire non, c'est ça la souveraineté. L'indépendance, c'est pouvoir décider librement par rapport aux autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 2:55
Question 69Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Pourquoi pas ?
Réponse à côté
Parce que c'est le droit imprescriptible d'un peuple à dire non. Donc, pour qu'il y ait une souveraineté européenne, il ne faut plus qu'il y ait de souveraineté française, il faut qu'il y ait une souveraineté européenne. C'est-à-dire qu'il y ait un peuple européen, même si il y a une conscience de peuple, et que chacun est prêt à accepter, que la loi qui le régit soit faite par les hommes.
« Parce que c'est le droit imprescriptible d'un peuple à dire non. Donc, pour qu'il y ait une souveraineté européenne, il ne faut plus qu'il y ait de souveraineté française, il faut qu'il y ait une souveraineté européenne. C'est-à-dire qu'il y ait un peuple européen, même si il y a une conscience de peuple, et que chacun est prêt à accepter, que la loi qui le régit soit faite par les hommes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 10:49
Question 70Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
Alors, juste un mot, je rajoute concernant Michel Barnier, qui a déclaré qu'il fallait retrouver notre souveraineté juridique pour ne plus être soumis aux arrêts de la Cour de justice de l'Union Européenne ou de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Jean Quatremer, vous aviez dit que l'Elysée vaut bien un Frexit, que c'était le bal des faux-culs souverainistes. Votre position sur ce débat-là, Henri Guénaud, et sur ce point qu'avance Michel Barnier ?
Réponse partielle
Non, mais le constat est juste. Michel Barnier, il dit, moi j'ai négocié un Brexit, si on continue comme ça, il va y en avoir d'autres. Et oui, parce que, encore une fois, nous sommes plongés dans une crise démocratique très profonde, puisqu'on n'a plus le droit de dire non. Voilà, je vous donne un exemple pour comprendre ce que ça signifie. Vous savez, il y a eu en 1960, enfin au milieu des années 60, la chaise vide de De Gaulle. Voilà, 1965-1966. Bon, ça n'a pas tué l'Europe, au contraire, ça l'a renforcée. Il y a eu la sortie, le général De Gaulle n'est pas sorti de l'OTAN, mais il est sorti des organes militaires intégrés. Bon, ça a fait une crise, mais elle était justifiée. Et le plus…
« Non, mais le constat est juste. Michel Barnier, il dit, moi j'ai négocié un Brexit, si on continue comme ça, il va y en avoir d'autres. Et oui, parce que, encore une fois, nous sommes plongés dans une crise démocratique très profonde, puisqu'on n'a plus le droit de dire non. Voilà, je vous donne un exemple pour comprendre ce que ça signifie. Vous savez, il y a eu en 1960, enfin au milieu des années 60, la chaise vide de De Gaulle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 18:43Voir 1 autre passage
« Voilà, 1965-1966. Bon, ça n'a pas tué l'Europe, au contraire, ça l'a renforcée. Il y a eu la sortie, le général De Gaulle n'est pas sorti de l'OTAN, mais il est sorti des organes militaires intégrés. Bon, ça a fait une crise, mais elle était justifiée. Et le plus bel exemple, c'est les troupes françaises, pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes de la France libre et de la France combattante, sont mises sous l'autorité du commandement américain. À Strasbourg, au début de l'hiver 1944, il y a eu une grande offensive dans les Ardennes des Allemands, et le commandement américain dit que les troupes françaises doivent évacuer Strasbourg. Et De Gaulle dit non, et il interdit aux troupes françaises d'évacuer Strasbourg. Il ne quitte pas l'Alliance. Mais Henri Guéno, c'est la sixième fois que vous citez De Gaulle depuis l'intervalle. Le monde a changé. Non, non, c'était la guerre froide. Je peux finir. Premièrement, la primauté du droit européen n'est dans aucun traité. Aucun traité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 19:09
Question 71Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"
est-ce que je veux dire que vous ne diriez pas ça de la Constitution ?
Réponse à côté
Attendez, juste une dernière remarque. C'est mettre les responsables politiques au pied du mur de leur responsabilité. Si vous êtes élu et que vous êtes très européen, eh bien, vous n'allez pas tout changer. L'idée, c'est qu'il faut appliquer avec discernement cette règle, mais que chacun est responsable. Il ne peut plus venir dire « je n'y peux rien ». Je vais vous donner un exemple.
« Attendez, juste une dernière remarque. C'est mettre les responsables politiques au pied du mur de leur responsabilité. Si vous êtes élu et que vous êtes très européen, eh bien, vous n'allez pas tout changer. L'idée, c'est qu'il faut appliquer avec discernement cette règle, mais que chacun est responsable. Il ne peut plus venir dire « je n'y peux rien ». Je vais vous donner un exemple. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 16:34
Question 72Nicolas Sarkozy : trois ans de prison dont un ferme - C à Vous - 01/03/2021
La justice avait donc le droit d'écouter les conversations entre un avocat et son client ?
Réponse directe
Alors c'est l'un des points les plus vivement contestés par la défense, mais la cour de cassation a validé ses écoutes et cette apparente violation du secret professionnel a compté du moment où l'avocat est lui-même soupçonné d'avoir commis une infraction. Les enquêteurs sont en droit de l'espionner et le tribunal a validé dans le jugement l'essentiel des écoutes. En rien, le pourvoi de Nicolas Sarkozy a été rejeté par la cour de cassation et le haut magistrat Aziber n'a jamais eu le poste qu'il convoitait à Monaco. Nicolas Sarkozy n'est même jamais, semble-t-il, intervenu auprès du prince Albert. Tout cela peut sembler donc dérisoire, mais aux yeux de la loi et de la 32e chambre du tribuna…
« Alors c'est l'un des points les plus vivement contestés par la défense, mais la cour de cassation a validé ses écoutes et cette apparente violation du secret professionnel a compté du moment où l'avocat est lui-même soupçonné d'avoir commis une infraction. Les enquêteurs sont en droit de l'espionner et le tribunal a validé dans le jugement l'essentiel des écoutes. »
C à vous · Nicolas Sarkozy : trois ans de prison dont un ferme - C à Vous - 01/03/2021Vérifier à 1:03
Question 73Nicolas Sarkozy : trois ans de prison dont un ferme - C à Vous - 01/03/2021
Vous nous rappelez le fond de l'affaire. Qu'est-il reproché à Nicolas Sarkozy et à son avocat et ami Thierry Herzog ?
Réponse directe
D'avoir tenté de corrompre un haut magistrat, Gilbert Azibert, pour obtenir des informations confidentielles, voire une influence, un coup de pouce sur un pourvoi en cassation que l'ancien président avait formé pour une autre affaire. Mais les conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont été interceptées par un juge qui enquêtait sur une troisième affaire, celle du supposé financement libyen de sa campagne de 2012, interceptée sur une ligne clandestine, une recharge, elle sait faire la carte pour être précis, que l'ancien président avait fait prendre sous un faux nom, celui de Paul Bismuth.
« D'avoir tenté de corrompre un haut magistrat, Gilbert Azibert, pour obtenir des informations confidentielles, voire une influence, un coup de pouce sur un pourvoi en cassation que l'ancien président avait formé pour une autre affaire. Mais les conversations entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont été interceptées par un juge qui enquêtait sur une troisième affaire, celle du supposé financement libyen de sa campagne de 2012, interceptée sur une ligne clandestine, une recharge, elle sait faire la carte pour être précis, que l'ancien président avait fait prendre sous un faux nom, celui de Paul Bismuth. »
C à vous · Nicolas Sarkozy : trois ans de prison dont un ferme - C à Vous - 01/03/2021Vérifier à 0:27
Question 74Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019
Mais est-ce que le salut peut venir de l'union des droites comme le propose par exemple Marie-Marie Salle ?
Réponse à côté
C'est vraiment intéressant. Comme vous le savez, j'ai toujours été contre toute forme d'alliance avec le Front National. Mais regardez ce qui se passe en Italie. M. Renzi, qu'est-ce qu'il fait M. Renzi ? Oui, socialiste. Socialiste. Centre-gauche. Disons, si vous voulez. Lui se dit socialiste. Pour revenir au pouvoir, ils ne trouvent rien de mieux que de s'allier avec le mouvement 5 étoiles, qui est entre autres stupidité, et contre les vaccins. Enfin, vous imaginez tout ça. Ils ont eu tort ? Pour empêcher. Plutôt que de laisser Salvini prendre les pleins de pouvoir. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas faire une alliance contre nature uniquement pour empêcher les gens. C'est ridicule. Et des…
« C'est vraiment intéressant. Comme vous le savez, j'ai toujours été contre toute forme d'alliance avec le Front National. Mais regardez ce qui se passe en Italie. M. Renzi, qu'est-ce qu'il fait M. Renzi ? »
C à vous · Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Oui, socialiste. Socialiste. Centre-gauche. Disons, si vous voulez. Lui se dit socialiste. Pour revenir au pouvoir, ils ne trouvent rien de mieux que de s'allier avec le mouvement 5 étoiles, qui est entre autres stupidité, et contre les vaccins. Enfin, vous imaginez tout ça. Ils ont eu tort ? Pour empêcher. Plutôt que de laisser Salvini prendre les pleins de pouvoir. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas faire une alliance contre nature uniquement pour empêcher les gens. C'est ridicule. Et des petits bouts additionnés, ça fait moins qu'un grand bout cohérent. Donc, ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe. »
C à vous · Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019Vérifier à 3:45
« C'est autre chose. De nouvelles idées. Une nouvelle énergie. Quelqu'un pour incarner cette énergie. Qui ? Parce que je suis désolé. Attends. Je suis désolé. La politique, ça s'incarne. De quoi parle-t-on ? Tout s'incarne. C'est pour ça que je dis que je crois au Vertical. Une émission de télévision s'incarne. Et Dieu sait que vous l'avez incarnée. Ce n'était pas si évident. C'est évident. Dans une famille, on s'incarne. Que voulez-vous que la politique ne s'incarne pas ? Donc, d'abord, je veux dire à tous ces militants républicains qui sont déçus et peut-être qui ont perdu parce qu'il y a eu tant de défaites. C'est normal. Mais vous savez, le soleil se relève toujours. Je vous le dis. »
Question 75Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019
Vous avez toujours votre carte ?
Réponse directe
Toujours. Et même je paie ma cotisation. C'était juste pour vérifier.
« Toujours. Et même je paie ma cotisation. C'était juste pour vérifier. »
C à vous · Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019Vérifier à 5:16
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:46
Voir 2 autres passages
« Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 9:57
« Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans, et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut, et la secrétaire de Jacques Chirac, Mme Esno, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un rendez-vous l'après-midi, à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac, mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sur un moment où je ne sais pas. Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte a explosé, et avec cette façon de Jacques Chirac de dire bonjour, avec les doigts écartés, j'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Il disait toujours, boum. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées9 déc. 2015 au 12 juin 2026 · 54 observations59 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle a beaucoup compté. La France a perdu une femme exceptionnelle, que j'ai connue en 1975, j'avais 20 ans, et qui m'a accompagné pendant 51 ans. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:30Voir 2 autres passages
« Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans, et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut, et la secrétaire de Jacques Chirac, Mme Esno, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un rendez-vous l'après-midi, à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac, mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sur un moment où je ne sais pas. Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte a explosé, et avec cette façon de Jacques Chirac de dire bonjour, avec les doigts écartés, j'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Il disait toujours, boum. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:46
« Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 déc. 2015 au 12 juin 2026 · 45 observations46 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Écoutez, je ne l'ai entendu se plaindre qu'à deux reprises dans les centaines de rencontres que nous avons eues. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 7:10Voir 2 autres passages
« – Écoutez, je ne l'ai entendu se plaindre qu'à deux reprises dans les centaines de rencontres que nous avons eues. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 7:10
« Mais bien sûr aussi, on nous annonce 6 nouveaux EPR. Mais il en faut 20. Il faut lancer un plan de construction massif. C'est le seul moyen de faire en sorte que les Français roulent enfin en électrique. »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Énergie : une France forte, c’est une France qui fore son sol - 08/04Vérifier à 3:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 août 2016 au 12 juin 2026 · 11 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle aimait sa vie. J'entends beaucoup de commentaires, pas toujours d'ailleurs très élégants, de gens qui parlent de leur couple, mais en fait qui n'ont pas connu l'intimité de ce couple. Ils parlent sans savoir. Moi, je pense que Jacques n'aurait pas fait la carrière qu'il a faite sans elle. Et vous savez, quand j'ai remis la Légion d'honneur à Bernadette Chirac, à la Maison de Solène, qu'elle a créée avec les pièces jaunes, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 5:00Voir 2 autres passages
« Ah oui, c'est vrai. Alors déjà, il faut savoir, la technologie de 2026 n'a plus rien à voir avec celle des années 70. On sait aujourd'hui faire de la fracturation au propane liquide qui est récupérée à 100% et qui ne consomme pas une goutte d'eau. On sait faire de la stimulation thermique, c'est propre, c'est maîtrisé. Mais on préfère acheter du gaz de schiste américain, extrait n'importe comment et transporté par des métaniers qui polluent autant que de millions de voitures. C'est d'une hypocrisie criminelle. Donc il faudrait changer la loi ? Évidemment qu'il faut changer la loi. Il faut abroger d'urgence la loi Hulot de 2017. Cette loi, pardon, c'est l'acte de décès de notre souveraineté. Elle interdit tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures. Il faut libérer l'investissement, simplifier les procédures de forage. Si une entreprise veut investir des milliards pour explorer notre sous-sol, on devrait lui dire merci au lieu de lui envoyer la gendarmerie et des militants en sandales. »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Énergie : une France forte, c’est une France qui fore son sol - 08/04Vérifier à 2:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui, c'est vrai. Alors déjà, il faut savoir, la technologie de 2026 n'a plus rien à voir avec celle des années 70. On sait aujourd'hui faire de la fracturation au propane liquide qui est récupérée à 100% et qui ne consomme pas une goutte d'eau. On sait faire de la stimulation thermique, c'est propre, c'est maîtrisé. Mais on préfère acheter du gaz de schiste américain, extrait n'importe comment et transporté par des métaniers qui polluent autant que de millions de voitures. C'est d'une hypocrisie criminelle. Donc il faudrait changer la loi ? Évidemment qu'il faut changer la loi. Il faut abroger d'urgence la loi Hulot de 2017. Cette loi, pardon, c'est l'acte de décès de notre souveraineté. Elle interdit tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures. Il faut libérer l'investissement, simplifier les procédures de forage. Si une entreprise veut investir des milliards pour explorer notre sous-sol, on devrait lui dire merci au lieu de lui envoyer la gendarmerie et des militants en sandales. »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Énergie : une France forte, c’est une France qui fore son sol - 08/04Vérifier à 2:14Voir 2 autres passages
« Dans le secteur privé. Dans le secteur privé, on arrête de subventionner les éoliennes qui ne tournent pas et on baisse la pression fiscale sur les entreprises énergétiques en échange d'investissements sur le sol français. En bref, on redevient souverain, fort, libre. Et paradoxalement, la souveraineté, la force et la liberté passent parfois par la réduction et la rationalisation de l'État. »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Énergie : une France forte, c’est une France qui fore son sol - 08/04Vérifier à 3:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 août 2016 au 6 avr. 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bosser, mais laisser les gens bosser, laisser les gens libres, tous les gens, pas que les fleuristes et les boulangers. Qu'il y ait un jour férié aucun problème, mais si on souhaite rester ouvert si on a besoin de plus d'argent pour nourrir sa famille, si on veut s'enrichir, si passer la journée chez soi n'est pas l'étendue de nos ambitions, mais laisser les gens bosser et puis définançons ces brigades de repos forcés qui traquent le travailleur comme un criminel. Je vous assure qu'on peut sans grand effort, vous et moi, ce matin, trouver une meilleure utilisation pour l'argent des Français. Vous êtes très dur avec le modèle français ce matin. Non Mathieu, c'est l'État qui est dur avec les entrepreneurs. Je suis du côté de la survie. La survie pour les petites et moyennes entreprises. La survie d'un modèle social. La survie de la liberté en France. Envers et contre l'État lui-même dans son absurdité s'il le faut. Laissez les boulangers pétrir, laissez les fleuristes vendre et surtout, cessons cette infantilisation constante de nos concitoyens. Faites confiance aux Français, je vous en supplie. Ils en valent la peine. Pour vous, il faut que ce soit »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Près de 3 Français sur 4 veulent pouvoir travailler le 1er mai - 06/04Vérifier à 2:51Voir 2 autres passages
« C'est là où le bas blesse et où en particulier au plan juridique, il y a des réflexions, en particulier parmi nos amis spécialistes de droit public. Parce que c'est vrai que cette interférence de plus en plus forte du temps judiciaire avec le temps politique démocratique peut poser problème. Quand l'exécution provisoire, par exemple, écarte ou peut écarter de la compétition présidentielle essentielle, une candidate de premier plan, on voit bien que ça pose un problème. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Sarkozy condamné : « Au-delà de sa personnalité, c'est la fonction présidentielle qui est atteinte » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 11:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bosser, mais laisser les gens bosser, laisser les gens libres, tous les gens, pas que les fleuristes et les boulangers. Qu'il y ait un jour férié aucun problème, mais si on souhaite rester ouvert si on a besoin de plus d'argent pour nourrir sa famille, si on veut s'enrichir, si passer la journée chez soi n'est pas l'étendue de nos ambitions, mais laisser les gens bosser et puis définançons ces brigades de repos forcés qui traquent le travailleur comme un criminel. Je vous assure qu'on peut sans grand effort, vous et moi, ce matin, trouver une meilleure utilisation pour l'argent des Français. Vous êtes très dur avec le modèle français ce matin. Non Mathieu, c'est l'État qui est dur avec les entrepreneurs. Je suis du côté de la survie. La survie pour les petites et moyennes entreprises. La survie d'un modèle social. La survie de la liberté en France. Envers et contre l'État lui-même dans son absurdité s'il le faut. Laissez les boulangers pétrir, laissez les fleuristes vendre et surtout, cessons cette infantilisation constante de nos concitoyens. Faites confiance aux Français, je vous en supplie. Ils en valent la peine. Pour vous, il faut que ce soit »
RMC — Apolline Matin · Voix de droite : Près de 3 Français sur 4 veulent pouvoir travailler le 1er mai - 06/04Vérifier à 2:51Voir 2 autres passages
« Probablement pas. Mais il avait raison sur l'objectif. Il s'est trompé sur la méthode, en fait. Sur l'objectif, vraiment, il avait absolument raison. Et il avait sans doute une vraie volonté de faire. Mais sur la méthode, et je ne pense pas que ce soit lui, mais plutôt des personnes qui l'entouraient. Il a eu une méthode où, en fait, il n'a pas donné toutes les garanties que les engagements pris seraient tenus. Et vous savez, les personnes sont méfiantes par rapport à tout exercice démocratique. Et on ne peut pas leur en vouloir. Ça a toujours été. Donc, c'est quelque chose d'historique. Mais le problème, moi, ce que je n'ai pas du tout aimé dans les conclusions, et je vais être très, très claire maintenant que j'ai un peu moins de devoir de neutralité, c'est que, finalement, à quoi ça aboutit ? L'exercice était bien. C'était vraiment très bien qu'il aille rencontrer les élus locaux sur le terrain et s'exposer. C'était un exercice incroyable pour un président de la République. Mais, in fine, qu'est-ce qu'on a fait ? On a fait une convention citoyenne sur le climat. Très bien. Super. Magnifique. Mais, qu'est-ce qui était en cause ? C'était le climat. C'est-à-dire que la lecture politique qui a été donnée de tout ça, c'est que le problème, c'était l'environnement. Encore une fois, le problème, c'était l'environnement et la politique environnementale. Donc, c'était ce qu'il fallait mettre en débat. Le problème que posaient les gilets jaunes, c'était beaucoup plus vaste que ça. C'était, effectivement, cette question d'injustice des services publics, de l'accès à la santé. C'était un problème beaucoup plus large. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 13:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités16 août 2016 au 16 nov. 2025 · 13 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ceux qui me haïssent à ce point pensent m'humilier. »
France Culture — L'Esprit public · Sarkozy sort de prison, dans quel état sort la démocratie ?Vérifier à 0:56Voir 2 autres passages
« Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. »
France Culture — L'Esprit public · Sarkozy sort de prison, dans quel état sort la démocratie ?Vérifier à 1:03
« Et si quelqu'un a trahi les Français, ce n'est pas moi. C'est cette injustice invraisemblable auquel vous venez d'assister. »
France Culture — L'Esprit public · Sarkozy sort de prison, dans quel état sort la démocratie ?Vérifier à 1:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes9 déc. 2015 au 26 sept. 2025 · 26 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est là où le bas blesse et où en particulier au plan juridique, il y a des réflexions, en particulier parmi nos amis spécialistes de droit public. Parce que c'est vrai que cette interférence de plus en plus forte du temps judiciaire avec le temps politique démocratique peut poser problème. Quand l'exécution provisoire, par exemple, écarte ou peut écarter de la compétition présidentielle essentielle, une candidate de premier plan, on voit bien que ça pose un problème. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Sarkozy condamné : « Au-delà de sa personnalité, c'est la fonction présidentielle qui est atteinte » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 11:01Voir 2 autres passages
« Oui, on l'entend encore. Ça a été une phrase qui a vraiment rompu, entre guillemets, et porté vraiment atteinte à son image et à son engagement pour l'écologie. Mais cette petite phrase, on ne l'entend pas avec autant de virulence. À l'époque, il faut quand même se souvenir qu'on avait encore des climato-sceptiques. On avait un Claude Alec qui était invité sur beaucoup de plateaux et qu'on n'a plus aujourd'hui. Dans le débat public, plus personne n'est climato-sceptique. En tout cas, s'il l'est, il le cache. J'imagine qu'il y en a encore, mais qu'il le cache. Maintenant, on a effectivement ce sujet qui consiste à dire attention parce que l'effort environnemental est trop important au regard des conséquences économiques et sociales. Moi, je déteste, je le dis parce qu'il faut, le principe de développement durable. Vous savez, ce principe qui voudrait qu'on a trois grandes sphères économiques, sociales et environnementales et que finalement, il faudrait les combiner. Quand vous regardez la réalité de la nature, l'homme est au sein d'une biosphère et l'économie doit être au service de l'homme. Donc, ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe. C'est-à-dire qu'on a d'abord la biosphère, ensuite l'homme et après l'économie. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 39:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées9 déc. 2015 au 16 juin 2024 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai dit il y a 2-3 jours chez vos confrères partout qu'on va avoir un an de chaos. On aura un an de chaos. Pourquoi un an ? Parce que je pense que le Rassemblement National qui est aujourd'hui très haut n'aura pas de majorité absolue dans cet hémicycle. Et que de l'autre côté, ça veut dire que le pays va être ingouvernable. Et je ne vois pas aujourd'hui l'espèce d'alliage de M. Mélenchon qui se cache pour être Premier ministre avec des socialistes qui étaient des gens modérés. C'est impossible. Et donc ça veut dire qu'on aura un an de chaos. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas dissoudre l'Assemblée Nationale dans les un an. Ça veut dire que pendant un an il y a zéro loi qui passe. Donc le choix il est très simple. Soit on veut, et si les gens sont extrémistes qui votent pour Bardelab et qui lui donnent une majorité, qui votent pour M. Mélenchon Premier ministre, ou alors on va dans l'espace central, on vote pour Gabriel Attal et on fait les trois ans qu'il nous reste à faire. C'est ça l'enjeu aujourd'hui. Et moi je pense que s'il n'y a pas pour Gabriel Attal et tous ceux qui sont derrière lui une majorité, on aura le chaos pendant un an. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Majorité présidentielle divisée, risque de "chaos" annoncé par Nicolas Sarkozy, Attal plutôt que Macron … Le "8h30 franceinfo" de Richard RamosVérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« Les décisions sont prises par ceux qui sont légitimes pour le faire, à savoir le gouvernement et l'ensemble des parlementaires. Mais ce qui serait intéressant dans ces exercices, que quand même les différentes conventions ont réellement mis des choses sur la table extrêmement intéressantes, c'est que les citoyennes et les citoyens qui ont participé puissent aller défendre leurs propositions directement devant le Parlement. Moi, ce que je rêverais de voir, vous savez, quand vous êtes au Parlement, que vous négociez une loi, vous avez le gouvernement qui représente le texte. Et puis, en face, vous avez les parlementaires. Qu'à la place du gouvernement, ce soient des citoyennes et des citoyens qui disent « bon, voilà la loi qu'on vous propose » et qui la défendent. Et que du coup, ce débat ait lieu vraiment dans l'espace politique qui est aujourd'hui l'espace jugé représentatif, qui soit celui du Sénat et de l'Assemblée nationale. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 16:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 août 2016 au 6 sept. 2023 · 8 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je vais vous expliquer les choses. Et là aussi, c'est un sujet... On ne peut pas ouvrir les dossiers. Je ne sais pas. Je crois pouvoir dire que depuis 12 ans, je fais l'objet d'un harcèlement tout azimut. Mes comptes sont analysés. Je suis interrogé, perquisitionné. Des dizaines d'enquêteurs ont enquêté. Et c'est intéressant. Qu'est-ce qui reste ? L'ordonnance de renvoi dans l'affaire dite libyenne. L'affaire a commencé pour me faire battre entre les deux tours de la présidentielle de 2012. »
C à vous · Nicolas Sarkozy face à la justice - Nicolas Sarkozy - C à vous - 06/09/2023Vérifier à 1:30Voir 2 autres passages
« Ce document est un faux et c'est tellement vrai que dans l'ordonnance de renvoi, on n'en parle plus. Ça avait servi à déclencher l'enquête. Mais c'est comme si on n'en parlait plus. Plus personne n'attache la moindre importance. Il y a eu une enquête depuis. Oui, oui. Il y a eu une enquête qui a montré que c'est un faux. Plus personne n'a la moindre importance là-dessus. C'est curieux, on n'en parle pas. Deuxième élément dans l'ordonnance de renvoi. La juge dit, on a enquêté. Il faut que vous sachiez que sur les 14 dernières années, tous mes comptes, ceux de ma femme, ceux de mes enfants, ceux de ma mère, ont été faits, laserisés. Et qu'est-ce qui dit l'ordonnance de renvoi ? Il n'y a aucun soupçon d'enrichissement personnel de la part de Sarkozy. C'est vrai ou ce n'est pas vrai ? Oui, c'est vrai. Mais là, on parle de fiancé en campagne. Non, non, mais attendez. Vous me faites penser à Sarkozy, vous. Attendez. Attendez que ça fasse mal avant de répondre. C'est une impatience. Mais c'est plutôt sympathique, d'ailleurs. Aucun enrichissement personnel. Aucun. C'est un progrès. A dit, oui, mais il y a de l'argent dans sa campagne. Extraordinaire. Il y a de l'argent dans ma campagne. Combien ? La magistrate, depuis 10 ans d'enquête, 54 commissions augatoires, ne peut pas, ne peut pas dire combien. Je suis donc accusé d'un financement illégal par Kadhafi sans qu'après 10 ans d'enquête, il soit foutu de dire combien. C'est combien le financement Kadhafi ? 100 000 ? 2 millions ? 10 millions ? 20 millions ? Non. On n'a pas pu. Et dans son ordonnance, c'est de dire, c'était difficile de prouver. Un soir, vous prouvez, soit vous ne pouvez pas. Donc, il n'y a pas d'argent sur mes comptes. Et dans ma campagne, il n'y a pas d'argent, puisqu'ils ne l'ont pas chiffré. Mieux que ça. »
C à vous · Nicolas Sarkozy face à la justice - Nicolas Sarkozy - C à vous - 06/09/2023Vérifier à 2:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
C à vous · Le 5 sur 5 avec Nicolas Sarkozy ! - C à Vous - 04/09/2019Vérifier à 4:32
« Mais je vais vous expliquer les choses. Et là aussi, c'est un sujet... On ne peut pas ouvrir les dossiers. Je ne sais pas. Je crois pouvoir dire que depuis 12 ans, je fais l'objet d'un harcèlement tout azimut. Mes comptes sont analysés. Je suis interrogé, perquisitionné. Des dizaines d'enquêteurs ont enquêté. Et c'est intéressant. Qu'est-ce qui reste ? L'ordonnance de renvoi dans l'affaire dite libyenne. L'affaire a commencé pour me faire battre entre les deux tours de la présidentielle de 2012. »
C à vous · Nicolas Sarkozy face à la justice - Nicolas Sarkozy - C à vous - 06/09/2023Vérifier à 1:30
« C'est là où le bas blesse et où en particulier au plan juridique, il y a des réflexions, en particulier parmi nos amis spécialistes de droit public. Parce que c'est vrai que cette interférence de plus en plus forte du temps judiciaire avec le temps politique démocratique peut poser problème. Quand l'exécution provisoire, par exemple, écarte ou peut écarter de la compétition présidentielle essentielle, une candidate de premier plan, on voit bien que ça pose un problème. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Sarkozy condamné : « Au-delà de sa personnalité, c'est la fonction présidentielle qui est atteinte » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 11:01
« J'ai dit il y a 2-3 jours chez vos confrères partout qu'on va avoir un an de chaos. On aura un an de chaos. Pourquoi un an ? Parce que je pense que le Rassemblement National qui est aujourd'hui très haut n'aura pas de majorité absolue dans cet hémicycle. Et que de l'autre côté, ça veut dire que le pays va être ingouvernable. Et je ne vois pas aujourd'hui l'espèce d'alliage de M. Mélenchon qui se cache pour être Premier ministre avec des socialistes qui étaient des gens modérés. C'est impossible. Et donc ça veut dire qu'on aura un an de chaos. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas dissoudre l'Assemblée Nationale dans les un an. Ça veut dire que pendant un an il y a zéro loi qui passe. Donc le choix il est très simple. Soit on veut, et si les gens sont extrémistes qui votent pour Bardelab et qui lui donnent une majorité, qui votent pour M. Mélenchon Premier ministre, ou alors on va dans l'espace central, on vote pour Gabriel Attal et on fait les trois ans qu'il nous reste à faire. C'est ça l'enjeu aujourd'hui. Et moi je pense que s'il n'y a pas pour Gabriel Attal et tous ceux qui sont derrière lui une majorité, on aura le chaos pendant un an. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Majorité présidentielle divisée, risque de "chaos" annoncé par Nicolas Sarkozy, Attal plutôt que Macron … Le "8h30 franceinfo" de Richard RamosVérifier à 0:18
« Absolument. Mais peut-être que la vérité se situe entre les deux. C'est-à-dire, ce que critiquait Nicolas Sarkozy à l'époque, c'est qu'on avait un peu transformé les policiers en copains-copains, j'allais dire, et que ce n'était pas leur rôle. Peut-être qu'on était allés trop loin. Mais la réalité, c'est que la vérité doit se trouver entre les deux. Et que la relation... Et ce n'est pas normal que la relation entre l'État, qui symbolise la République, et ces personnes soient aussi dégradées. Et on est collectivement, effectivement, on a collectivement sans doute eu tort. Ce n'est pas franco-français, malheureusement, comme problème. C'est quand même des problèmes qu'on observe dans d'autres pays, parfois avec moins de violence. On est un pays qui s'embrase toujours assez vite. Mais c'est quand même une question de fond. Et je crois beaucoup à cette notion de discrimination positive. Je sais que Nicolas Sarkozy avait été extrêmement critiqué, parce qu'on avait dit qu'il récupérait un vocabulaire de gauche. Mais il n'en reste pas moins que la promesse républicaine. Ce n'est pas simplement quelque chose qui doit être inscrit sur les frontons des établissements. Mais ça doit être une réalité et qu'on doit s'en donner les moyens. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 8:11
« Ça fait longtemps. C'est un sentiment d'injustice. Ça fait longtemps. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 10:46
« Ça a été longtemps un impensé. C'est-à-dire que pendant longtemps, si vous regardez le débat politique sur l'écologie, ça a beaucoup porté sur les solutions dites d'atténuation. Comment on réduit nous-mêmes nos propres gaz à effet de serre ? Comment on s'attaque à cette question ? Enfin, on parle de l'adaptation. C'est-à-dire qu'on sait que de toute façon, tous les gaz à effet de serre, en fait, vous savez, ils s'accumulent dans l'atmosphère. Et ils y restent longtemps. Donc, la situation que nous vivons aujourd'hui, c'est le résultat d'émissions de gaz à effet de serre passées. Donc, ça va durer longtemps. On sait que c'est inévitable. Aujourd'hui, on parle enfin d'adaptation. On parle enfin de comment on va faire pour vivre dans nos logements en été, quand il va faire très très chaud, pour garantir qu'on continue à avoir de l'eau. »
France Culture — Sens politique · Emeutes : Chantal Jouanno attend « une réponse politique »Vérifier à 32:34
« Dans l'affaire Bettencourt, le juge gentil, j'avais été mis en examen, puis j'ai eu un non-lieu, a laserisé les comptes de ma campagne de 2007. Dans l'ordonnance de non-lieu, qu'est-ce qu'il dit, le juge gentil ? Sur cette campagne, il n'y a pas un centime de liquide dans les comptes de Sarkozy. Donc, pour moi, il y a une première enquête de gentil qui dit, il n'y a rien. Il y a une deuxième enquête de M. Tournaire et de sa consœur, où ils ne trouvent rien. Mais je suis donc renvoyé pour soupçon. Alors, elle dit, ah oui, mais... Procès en 2020. Mais, oui, attendez, attendez. Oui, mais elle dit, mais M. Takédine, M. Takédine a déjà été condamné deux fois pour faux témoignages, si vous n'avez que ça comme témoin de moralité contre moi. Alors, je voudrais dire que... Vous nous aviez dit, on ne va pas ouvrir les dossiers. Non, non, mais... Vous le faites par le menu. Je pourrais... C'est ce que vous... »
C à vous · Nicolas Sarkozy face à la justice - Nicolas Sarkozy - C à vous - 06/09/2023Vérifier à 3:52