Nicolas Mayer-Rossignol — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
15 janv. 2023 au 24 août 2026
Questions
47
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 47 questions évaluables
Réponse directe
11
Réponse partielle
7
Réponse à côté
29
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 47
Question 1L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politique
Donc c'est pas de la conviction pour lui ?
Réponse partielle
Je ne veux pas porter de jugement général sur la personne. Ce que je vois, c'est qu'une personne n'est dupe. Il est candidat, il veut draguer des voix de droite et d'extrême droite, appelant un chat un chat. C'est ça la réalité. Je pense que ça n'est pas la bonne manière de faire. On sort d'un été absolument...
« Je ne veux pas porter de jugement général sur la personne. Ce que je vois, c'est qu'une personne n'est dupe. Il est candidat, il veut draguer des voix de droite et d'extrême droite, appelant un chat un chat. C'est ça la réalité. Je pense que ça n'est pas la bonne manière de faire. On sort d'un été absolument... »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 11:07
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés26 janv. 2023 au 24 août 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais vous répondre très précisément sur ce point. Avant cela, je veux juste faire un point un tout petit peu plus général parce que je suis un peu attristé de voir la façon dont ces débats sur les budgets se démarrent. Vous avez peut-être vu, par exemple, que certains disent déjà, alors qu'on n'a pas vu le projet de budget, soit on va l'approuver de toute façon, soit de toute façon on va le rejeter. Et la fille a dit qu'il censurerait. De toute façon, on va le rejeter. Je trouve que ça n'est pas responsable. Moi, je suis maire. Quand je fais une proposition de budget, évidemment, ça n'est pas à la même taille, mais c'est le même principe démocratique. On regarde les propositions. Ça, c'est le premier point. Avant d'avoir des postures, parce que c'est ça, finalement. Parce qu'on serait dans tel ou tel camp, alors on refuserait absolument ou on approuverait absolument. Non, on regarde. Ensuite, le deuxième point, c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann hier, et il a raison, pour ce budget comme les suivants. La politique, c'est des choix. On n'a pas l'argent pour tout faire. Donc, il faut faire des choix. Et tous les Français le comprennent très bien. Le travail ou la rente ? Face à la canicule, l'écologie, ou on continue à financer des dépenses qui ne sont pas prioritaires ? Et donc, nous allons devoir juger sur pièce. Maintenant, sur les retraites. Vous vous souvenez de la réforme des retraites il y a quelques années ? Les syndicats unanimement, je vais citer par exemple Laurent Berger, à l'époque, ne disaient pas qu'il ne fallait pas réformer le système de retraite. Ils disaient qu'il fallait une réforme juste. Je prends un exemple, les critères de pénibilité. Et donc, est-ce que cette désindexation »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politique
On ne sait pas si elle sera retenue en tant que socialiste. Est-ce que vous considérez que c'est de la solidarité intergénérationnelle ou un reniement d'une promesse historique de la gauche si cette idée devait passer ?
Réponse à côté
Je vais vous répondre très précisément sur ce point. Avant cela, je veux juste faire un point un tout petit peu plus général parce que je suis un peu attristé de voir la façon dont ces débats sur les budgets se démarrent. Vous avez peut-être vu, par exemple, que certains disent déjà, alors qu'on n'a pas vu le projet de budget, soit on va l'approuver de toute façon, soit de toute façon on va le rejeter. Et la fille a dit qu'il censurerait. De toute façon, on va le rejeter. Je trouve que ça n'est pas responsable. Moi, je suis maire. Quand je fais une proposition de budget, évidemment, ça n'est pas à la même taille, mais c'est le même principe démocratique. On regarde les propositions. Ça, c'e…
« Je vais vous répondre très précisément sur ce point. Avant cela, je veux juste faire un point un tout petit peu plus général parce que je suis un peu attristé de voir la façon dont ces débats sur les budgets se démarrent. Vous avez peut-être vu, par exemple, que certains disent déjà, alors qu'on n'a pas vu le projet de budget, soit on va l'approuver de toute façon, soit de toute façon on va le rejeter. Et la fille a dit qu'il censurerait. De toute façon, on va le rejeter. Je trouve que ça n'est pas responsable. Moi, je suis maire. Quand je fais une proposition de budget, évidemment, ça n'est pas à la même taille, mais c'est le même principe démocratique. On regarde les propositions. Ça, c'est le premier point. Avant d'avoir des postures, parce que c'est ça, finalement. Parce qu'on serait dans tel ou tel camp, alors on refuserait absolument ou on approuverait absolument. Non, on regarde. Ensuite, le deuxième point, c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann hier, et il a raison, pour ce budget comme les suivants. La politique, c'est des choix. On n'a pas l'argent pour tout faire. Donc, il faut faire des choix. Et tous les Français le comprennent très bien. Le travail ou la rente ? Face à la canicule, l'écologie, ou on continue à financer des dépenses qui ne sont pas prioritaires ? Et donc, nous allons devoir juger sur pièce. Maintenant, sur les retraites. Vous vous souvenez de la réforme des retraites il y a quelques années ? Les syndicats unanimement, je vais citer par exemple Laurent Berger, à l'époque, ne disaient pas qu'il ne fallait pas réformer le système de retraite. Ils disaient qu'il fallait une réforme juste. Je prends un exemple, les critères de pénibilité. Et donc, est-ce que cette désindexation »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 7:45Voir 1 autre passage
« elle est juste à votre... Tout dépend du curseur que vous y mettez. Au-delà de 3 000 euros, ça a été dit. 3 000 euros, moi, ça me paraît très très bas. Je le dis quand même. Et ensuite, il faut regarder plus en détail. Donc, vous ne seriez pas contre »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 9:05
Question 3Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Bonjour Nicolas Meillard-Rossignol, pour la deuxième journée consécutive, la panique s'est emparée des places boursières en raison des droits de douane imposés par les américains. 6% de baisse à Wall Street hier, ce n'est pas mieux à Paris, Francfort ou Londres. Comment vous regardez ça ?
Réponse directe
Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans do…
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
Question 4Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Est-ce que vous vous dites que finalement ça va faire réfléchir Donald Trump ?
Réponse directe
Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans do…
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
Question 5Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Est-ce que les chefs d'entreprise vous en ont parlé ces derniers jours ?
Réponse directe
Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui.
« Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 1:01
Question 6Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Vous parlez de Rouen, ville portuaire, est-ce qu'on vous en parle ?
Réponse directe
Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui.
« Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 1:01
Question 7Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Alors justement, en termes de propositions utiles pour les Français, parce que vous l'avez dit, vous venez d'une ville plutôt ouvrière, industrielle. Comment le Parti Socialiste peut-il renouer avec cette population qui s'est tournée, les sondages l'ont montré, vers la France Insoumise, voire plutôt même le RN ?
Réponse directe
Il y a des choses très simples que l'on peut faire, et d'ailleurs, beaucoup de socialistes sur le terrain, moi je suis maire de Rome, mais on pourrait parler de l'Occitanie avec Carole Delga par exemple, ou de Michael Delafosse à Montpellier, font des choses tous les jours et qui sont tout à fait plébiscités. Et quoi ? Vous proposez quoi ? Je veux vous répondre concrètement. D'abord, il faut bosser. Déjà, il faut que le parti lui-même bosse. Ça veut dire tous les jours, un parti ça doit être une ruche. Pas le parti. Pour les Français, vous proposez quoi ? Non, première chose. Deuxième chose, il faut des propositions qui soient concrètes. Je vous donnais un exemple très concret, qu'on fait à…
« Il y a des choses très simples que l'on peut faire, et d'ailleurs, beaucoup de socialistes sur le terrain, moi je suis maire de Rome, mais on pourrait parler de l'Occitanie avec Carole Delga par exemple, ou de Michael Delafosse à Montpellier, font des choses tous les jours et qui sont tout à fait plébiscités. Et quoi ? Vous proposez quoi ? Je veux vous répondre concrètement. D'abord, il faut bosser. Déjà, il faut que le parti lui-même bosse. Ça veut dire tous les jours, un parti ça doit être une ruche. Pas le parti. Pour les Français, vous proposez quoi ? Non, première chose. Deuxième chose, il faut des propositions qui soient concrètes. Je vous donnais un exemple très concret, qu'on fait à Montpellier, qu'on fait à Rouen. La gratuité des transports. Bon, c'est bon pour le pouvoir d'achat. C'est bon pour le climat. C'est bon pour les commerces de proximité, parce que quand vous pouvez vous balader en centre-ville tout d'un coup, c'est beaucoup plus facile d'y venir, et vous allez voir les commerces de centre-ville, etc. Voilà un exemple très simple, très concret. Bon, autre exemple, les questions écologiques. On voit bien qu'il y a un risque d'écologie, comme on dit, punitive. On vous demande de changer de bagnole, parce qu'elle pollue trop, soi-disant. Il y a des règles, on comprend. Bon, sauf que qui est-ce qui est pénalisé ? Les catégories populaires. Bon, mettons en place, comme on l'a fait au XXe siècle, une sécurité sociale, au XXIe siècle, une sécurité sociale-écologique. Vous n'aurez rien à payer pour changer votre voiture, parce que ce sera pris en charge et financé par les économies d'énergie, notamment sur les véhicules électriques, demain. Troisième exemple, il ne faut pas de tabou. La sécurité. Les maires socialistes, comme moi, mais je ne suis pas le seul, se battent tous les jours sur ces questions de sécurité. Et pourtant, notre parti apparaît, comme à peu près tout le reste de la gauche, comme un peu, comment dire, timoré, ne voulant pas voir ce sujet. Mais pardon, on y travaille tous les jours. La sécurité, les problèmes de sécurité, ça touche qui ? D'abord, les catégories populaires. Donc, bossons sur ces questions directement. Sur quoi ? La police de proximité, la justice, la prévention spécialisée, parce qu'on sait très bien qu'il y a un continuum. La question de la salubrité des prisons, etc. Donc, vous voyez, c'est tout un ensemble des propositions concrètes. On en a parce qu'on part du terrain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 13:31
Question 8Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-Rossignol
Il faut l'autoriser, ce rassemblement, demain ?
Réponse à côté
Parce que Jean-Luc Mélenchon parle de risques sédicieux. Je pense qu'effectivement, il y a un risque. Mais encore une fois, j'aurais aimé que les partis de gauche ne donnent pas non plus des arguments à nos adversaires. Quand on est vu comme encore plus repoussoir que l'extrême droite, on ne vient pas donner des leçons. Mais vous craignez des débordements aussi à gauche ou pas ? Je pense que la gauche responsable, elle doit dire une chose très simple. Dura l'ex, c'est de l'ex. La justice doit être la même pour tout le monde. Et il y a un principe depuis Montesquieu de séparation des pouvoirs. Et ce n'est pas juste la gauche, encore une fois. J'insiste là-dessus. Tous les démocrates devraien…
« Parce que Jean-Luc Mélenchon parle de risques sédicieux. Je pense qu'effectivement, il y a un risque. Mais encore une fois, j'aurais aimé que les partis de gauche ne donnent pas non plus des arguments à nos adversaires. Quand on est vu comme encore plus repoussoir que l'extrême droite, on ne vient pas donner des leçons. Mais vous craignez des débordements aussi à gauche ou pas ? Je pense que la gauche responsable, elle doit dire une chose très simple. Dura l'ex, c'est de l'ex. La justice doit être la même pour tout le monde. Et il y a un principe depuis Montesquieu de séparation des pouvoirs. Et ce n'est pas juste la gauche, encore une fois. J'insiste là-dessus. Tous les démocrates devraient se retrouver. Moi, je suis socialiste, je suis de gauche, d'accord. Mais les principes démocratiques, ils ne sont pas de gauche. Ils devraient rassembler celles et ceux qui y sont attachés. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 7:00
Question 9Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"
Donc Rouen est sorti par le gouvernement du dispositif de ZFE, comme Marseille et Strasbourg, qui sortent aussi. Vous êtes maintenant qualifié de territoire de vigilance, ça change quoi exactement ?
Réponse directe
Alors, il y a une conséquence juridique très importante, c'est qu'il n'y a plus, et c'est ce que la loi prévoyait, d'obligation légale d'exclure ce qu'on appelle les critères 3 au 1er janvier 2025. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Aujourd'hui, sur Rouen, comme dans beaucoup d'autres métropoles, ce sont les critères 5 et 4, c'est-à-dire que des diesels d'avant 2006, qui sont exclus. C'est déjà beaucoup, ça fait déjà 10% des véhicules. Mais si on avait eu l'obligation d'exclure les critères 3, c'est un peu technique, mais ça aurait rajouté en gros de l'ordre de 20% en plus des véhicules. Donc 20% en 10%, au total, ça faisait près d'une voiture sur 3. Et là, il faut dire les choses là…
« Alors, il y a une conséquence juridique très importante, c'est qu'il n'y a plus, et c'est ce que la loi prévoyait, d'obligation légale d'exclure ce qu'on appelle les critères 3 au 1er janvier 2025. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Aujourd'hui, sur Rouen, comme dans beaucoup d'autres métropoles, ce sont les critères 5 et 4, c'est-à-dire que des diesels d'avant 2006, qui sont exclus. C'est déjà beaucoup, ça fait déjà 10% des véhicules. Mais si on avait eu l'obligation d'exclure les critères 3, c'est un peu technique, mais ça aurait rajouté en gros de l'ordre de 20% en plus des véhicules. Donc 20% en 10%, au total, ça faisait près d'une voiture sur 3. Et là, il faut dire les choses là aussi, ça aurait été une bombe sociale absolue. Donc on se serait retrouvé coincé, et voilà, c'est ce que j'allais dire, entre l'enjeu écologique, environnemental et de santé, et l'enjeu social. Et moi, je suis social-écolo. Donc évidemment, il faut trouver des outils pour à la fois avancer sur l'amélioration de la qualité de l'air, c'est ce qu'on a fait, et en même temps, permettre, et en particulier à nos concitoyens qui ont les revenus les plus modestes, de pouvoir changer de mode de déplacement ou changer de véhicule. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 1:33
Question 10Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"
C'est ce que vous vouliez ?
Réponse à côté
Nos efforts ont payé, on partait de loin, il faut être honnête. Rouen, comme d'autres territoires, vous en avez cité certains, faisait partie de ceux où la qualité de l'air n'était pas bonne et qu'il fallait améliorer. C'est hyper concret, ça veut dire des morts. C'est des centaines sur la métropole rouennaise, c'est à peu près 500, évidemment ça variait chaque année, morts par cancer notamment, liés à la mauvaise qualité de l'air. Et donc on partait de loin, et donc on a mis en place une politique très massive en fait, pour tout ce qu'on appelle les alternatives à la voiture autosoliste, y compris le covoiturage, y compris évidemment les transports en commun, les vélos, etc. Et aujourd'hui…
« Nos efforts ont payé, on partait de loin, il faut être honnête. Rouen, comme d'autres territoires, vous en avez cité certains, faisait partie de ceux où la qualité de l'air n'était pas bonne et qu'il fallait améliorer. C'est hyper concret, ça veut dire des morts. C'est des centaines sur la métropole rouennaise, c'est à peu près 500, évidemment ça variait chaque année, morts par cancer notamment, liés à la mauvaise qualité de l'air. Et donc on partait de loin, et donc on a mis en place une politique très massive en fait, pour tout ce qu'on appelle les alternatives à la voiture autosoliste, y compris le covoiturage, y compris évidemment les transports en commun, les vélos, etc. Et aujourd'hui les résultats sont là. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 0:45
Question 11Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"
C'est-à-dire qu'il y a une étude qui montre le lien entre cette ZFE et l'amélioration de la qualité de l'air ?
Réponse à côté
Bien sûr. Alors, pour être précis, pas uniquement la ZFE, mais la ZFE plus ce qu'on a fait, nous, on augmente l'offre de transport en commun, la gratuité des transports, ce qu'on a fait, y compris les jours, évidemment, de pique de pollution, ou les jours de forte affluence comme le samedi. On explose les vélos. On n'a jamais vu autant de vélos à Rouen, si vous venez à Rouen. Et pourtant, je peux vous dire que ce n'était pas historiquement notre culture. Alors, le covoiturage, etc. Et tout ça, ensemble, donne des résultats qui nous permettent de, si j'ose dire, desserrer les taux. Mais c'est toujours une ligne de crête. Et les efforts ne sont de toute façon pas terminés aujourd'hui. Pourquo…
« Bien sûr. Alors, pour être précis, pas uniquement la ZFE, mais la ZFE plus ce qu'on a fait, nous, on augmente l'offre de transport en commun, la gratuité des transports, ce qu'on a fait, y compris les jours, évidemment, de pique de pollution, ou les jours de forte affluence comme le samedi. On explose les vélos. On n'a jamais vu autant de vélos à Rouen, si vous venez à Rouen. Et pourtant, je peux vous dire que ce n'était pas historiquement notre culture. Alors, le covoiturage, etc. Et tout ça, ensemble, donne des résultats qui nous permettent de, si j'ose dire, desserrer les taux. Mais c'est toujours une ligne de crête. Et les efforts ne sont de toute façon pas terminés aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que les interdictions précédentes continuent de s'appliquer. Et d'autre part, il y a des évolutions, des normes, pour améliorer encore. Parce que la qualité de l'air s'est améliorée, mais elle est loin d'être parfaite. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 3:32Voir 1 autre passage
« C'est pour ça qu'il faut continuer. Alors, est-ce que la France est le meilleur élève de la classe européenne ? Pas du tout. Je ne veux pas rentrer dans la polémique. Mais enfin, je rappelle que la France a été condamnée pour son inaction en la matière. Je rappelle qu'il y a d'autres pays qui sont précurseurs, qui ont mis en place des feux ou des équivalents depuis longtemps. Mais qui, surtout, ont compris qu'il ne faut pas juste le bâton. Il faut le bâton et la carotte. En France, je vous donne un exemple concret. On nous a parlé de leasing social, c'est-à-dire de capacité pour quelqu'un qui n'en aurait pas les moyens d'avoir un véhicule électrique, par exemple, sans trop débourser d'argent ou simplement en payant un leasing à un coût très faible. Bon, c'est déjà le dispositif qui était national. Il est déjà fermé. On ne peut plus déjà l'utiliser. C'est là où ça ne va pas. Il faut, certes, des normes qui sont nécessaires pour des questions de santé et d'écologie. Mais il faut aussi des aides beaucoup plus importantes. Aider les collectivités, par exemple, en donnant du financement et de la fiscalité pour améliorer les transports en commun. Je rappelle que la fiscalité pour les collectivités aujourd'hui, elle est bloquée. Elle ne nous permet pas d'avoir plus de moyens financiers pour, par exemple, développer les transports en commun ou la gratuité des transports. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 4:25
Question 12Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"
Aujourd'hui, il n'y a plus que deux grandes agglomérations qui continuent régulièrement de dépasser les seuils européens. Paris et Lyon, il y en avait dix il y a trois ans. Le gouvernement allège donc l'un des principaux dispositifs mis en place pour réduire cette pollution. Les ZFE, ces zones où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte. L'agglomération de Rouen est directement concernée. Je reçois ce matin le maire socialiste de Rouen, Nicolas Maillard-Rossignol. Bonjour. Bonjour. Le gouvernement vous autorise à ne pas aller plus loin, à ne pas renforcer les restrictions actuelles dans ces ZFE. Vous êtes content ?
Réponse à côté
Nos efforts ont payé, on partait de loin, il faut être honnête. Rouen, comme d'autres territoires, vous en avez cité certains, faisait partie de ceux où la qualité de l'air n'était pas bonne et qu'il fallait améliorer. C'est hyper concret, ça veut dire des morts. C'est des centaines sur la métropole rouennaise, c'est à peu près 500, évidemment ça variait chaque année, morts par cancer notamment, liés à la mauvaise qualité de l'air. Et donc on partait de loin, et donc on a mis en place une politique très massive en fait, pour tout ce qu'on appelle les alternatives à la voiture autosoliste, y compris le covoiturage, y compris évidemment les transports en commun, les vélos, etc. Et aujourd'hui…
« Nos efforts ont payé, on partait de loin, il faut être honnête. Rouen, comme d'autres territoires, vous en avez cité certains, faisait partie de ceux où la qualité de l'air n'était pas bonne et qu'il fallait améliorer. C'est hyper concret, ça veut dire des morts. C'est des centaines sur la métropole rouennaise, c'est à peu près 500, évidemment ça variait chaque année, morts par cancer notamment, liés à la mauvaise qualité de l'air. Et donc on partait de loin, et donc on a mis en place une politique très massive en fait, pour tout ce qu'on appelle les alternatives à la voiture autosoliste, y compris le covoiturage, y compris évidemment les transports en commun, les vélos, etc. Et aujourd'hui les résultats sont là. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 0:45
Question 13Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"
Alors, hier, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchut, pour te rappeler, l'État tient à rappeler qu'il aide les collectivités pour diversifier les offres de transport. Il y a le plan vélo, le plan covoiturage, le fond vert pour les territoires concernés par ces ZFE. Vous en avez reçu beaucoup, vous, à Rouen ?
Réponse partielle
C'est vrai qu'il y a des aides sur l'investissement, mais sur le fonctionnement. Si vous voulez plus de bus tous les jours, il faut payer le chauffeur. Et bien voilà, vous avez tout résumé. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, et toutes les collectivités locales vous le diront, tout ça, c'est financé par une fiscalité qui s'appelle le versement mobilité. Et vous avez peut-être M. Béchut qui dit ce que vous venez de dire, mais dans le même temps, vous avez M. Le Maire qui dit qu'il n'est pas question de toucher à cette fiscalité. Et même, on va demander aux collectivités de faire encore plus d'efforts. Sauf que là, c'est contradictoire. Sur des territoires comme le mien, qui sont des territ…
« C'est vrai qu'il y a des aides sur l'investissement, mais sur le fonctionnement. Si vous voulez plus de bus tous les jours, il faut payer le chauffeur. Et bien voilà, vous avez tout résumé. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, et toutes les collectivités locales vous le diront, tout ça, c'est financé par une fiscalité qui s'appelle le versement mobilité. Et vous avez peut-être M. Béchut qui dit ce que vous venez de dire, mais dans le même temps, vous avez M. Le Maire qui dit qu'il n'est pas question de toucher à cette fiscalité. Et même, on va demander aux collectivités de faire encore plus d'efforts. Sauf que là, c'est contradictoire. Sur des territoires comme le mien, qui sont des territoires populaires, industriels, où on a besoin d'aider nos concitoyens qui ont les revenus les plus modestes. Nous, on demande quoi ? On demande qu'on nous donne les moyens de mettre en place les alternatives à la voiture. Parce que c'est bien beau de dire aux gens, tu n'as plus le droit de te déplacer avec ton vieux véhicule, mais si vous ne fournissez pas d'alternative, ni sur le train, ni sur les bus, ni sur les vélos, vous faites comment ? Aucune alternative ne sera suffisante pour tout le monde. Il faut un spectre, il faut un paquet. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 5:43
Question 14S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Nicolas Maillère-Rossignol, merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Baxit. Merci à vous. Nicolas Maillère-Rossignol, est-ce que vous êtes le premier secrétaire du Parti Socialiste ce soir ?
Réponse directe
Non, puisque le résultat n'est malheureusement pas terminé. Ce n'est pas terminé. Olivier Faure a-t-il gagné alors ? Non plus, c'est bien le problème. De toute façon, toute la France l'a vu. Je ne vais pas vous raconter des blagues. Toute la France. On n'est pas capable d'organiser un scrutin avec 24 000 votants et on n'a pas de résultat. Vous savez, moi, j'ai déjà perdu des élections, ça arrive à tout le monde, en gagner, en perdre. J'ai même perdu une fois, c'était en Normandie pour la région en 2015, à 0,2 % des inscrits. Ça fait une voix par commune. Dans le quart d'heure, je félicitais le gagnant. Le problème, c'est que là, on a eu un scrutin qui était le bazar.
« Non, puisque le résultat n'est malheureusement pas terminé. Ce n'est pas terminé. Olivier Faure a-t-il gagné alors ? Non plus, c'est bien le problème. De toute façon, toute la France l'a vu. Je ne vais pas vous raconter des blagues. Toute la France. On n'est pas capable d'organiser un scrutin avec 24 000 votants et on n'a pas de résultat. Vous savez, moi, j'ai déjà perdu des élections, ça arrive à tout le monde, en gagner, en perdre. J'ai même perdu une fois, c'était en Normandie pour la région en 2015, à 0,2 % des inscrits. Ça fait une voix par commune. Dans le quart d'heure, je félicitais le gagnant. Le problème, c'est que là, on a eu un scrutin qui était le bazar. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 47:06
Question 15S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Le tchat pose la question avec insistance, c'est quoi l'idée phare de Nicolas Maillère-Ossignol ?
Réponse directe
le revenu universel. Oui, c'est vrai. Je ne pense pas qu'il n'y ait qu'une seule idée. Par contre, je pense qu'il y a une question de justice sociale-écologique. Moi, je ne suis pas là pour vous donner l'idée miracle, je ne pense pas qu'il y en ait. Mais par contre, je pense que l'idée d'arriver à concilier,
« le revenu universel. Oui, c'est vrai. Je ne pense pas qu'il n'y ait qu'une seule idée. Par contre, je pense qu'il y a une question de justice sociale-écologique. Moi, je ne suis pas là pour vous donner l'idée miracle, je ne pense pas qu'il y en ait. Mais par contre, je pense que l'idée d'arriver à concilier, »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 59:29
Question 16S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
C'est plus de circonscription au PS ?
Réponse à côté
comme vous l'avez dit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rediscuter du fond ? Non, ce n'est pas renégocier un accord électoral, justement. C'est avoir un projet. Ben oui, bien sûr. C'est quoi le projet socialiste aujourd'hui ? Je vous repose la question, est-ce qu'il y a des idées socialistes fortes aujourd'hui ? Moi, j'ai essayé de vous donner un exemple tout à l'heure sur l'éco-socialisme. Sur la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale écologique. Je vais vous donner des exemples concrets. Par exemple, au niveau européen social-écologique qui les remettraient au même niveau que les produits qu'on produit ici.
« comme vous l'avez dit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rediscuter du fond ? Non, ce n'est pas renégocier un accord électoral, justement. C'est avoir un projet. Ben oui, bien sûr. C'est quoi le projet socialiste aujourd'hui ? Je vous repose la question, est-ce qu'il y a des idées socialistes fortes aujourd'hui ? Moi, j'ai essayé de vous donner un exemple tout à l'heure sur l'éco-socialisme. Sur la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale écologique. Je vais vous donner des exemples concrets. Par exemple, au niveau européen »
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« social-écologique qui les remettraient au même niveau que les produits qu'on produit ici. »
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Question 17S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
C'est ça que vous dites ?
Réponse à côté
comme vous l'avez dit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rediscuter du fond ? Non, ce n'est pas renégocier un accord électoral, justement. C'est avoir un projet. Ben oui, bien sûr. C'est quoi le projet socialiste aujourd'hui ? Je vous repose la question, est-ce qu'il y a des idées socialistes fortes aujourd'hui ? Moi, j'ai essayé de vous donner un exemple tout à l'heure sur l'éco-socialisme. Sur la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale écologique. Je vais vous donner des exemples concrets. Par exemple, au niveau européen social-écologique qui les remettraient au même niveau que les produits qu'on produit ici.
« comme vous l'avez dit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rediscuter du fond ? Non, ce n'est pas renégocier un accord électoral, justement. C'est avoir un projet. Ben oui, bien sûr. C'est quoi le projet socialiste aujourd'hui ? Je vous repose la question, est-ce qu'il y a des idées socialistes fortes aujourd'hui ? Moi, j'ai essayé de vous donner un exemple tout à l'heure sur l'éco-socialisme. Sur la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale écologique. Je vais vous donner des exemples concrets. Par exemple, au niveau européen »
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« social-écologique qui les remettraient au même niveau que les produits qu'on produit ici. »
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Question 18S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
c'est le signe de quoi ça ?
Réponse à côté
elles sont folkloriques ? Oui. Non, enfin, je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D'abord, il y a des choses nouvelles. La guerre de com, ce n'était pas la même il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il n'y avait pas Internet, ce n'était pas la même chose en termes de communication. Après, sur le vote, c'est ce que j'essayais de dire aussi, ce que vous avez dit, c'est que là, si on revotait dans les mêmes conditions, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Je veux quand même insister sur le fait que, encore une fois, pour la très grande majorité des cas, ça s'est très bien passé. Mais évidemment, ce qui est visible dans l'espace médiatiq…
« elles sont folkloriques ? Oui. Non, enfin, je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D'abord, il y a des choses nouvelles. La guerre de com, ce n'était pas la même il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il n'y avait pas Internet, ce n'était pas la même chose en termes de communication. Après, sur le vote, c'est ce que j'essayais de dire aussi, ce que vous avez dit, c'est que là, si on revotait dans les mêmes conditions, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Je veux quand même insister sur le fait que, encore une fois, pour la très grande majorité des cas, ça s'est très bien passé. Mais évidemment, ce qui est visible dans l'espace médiatique, c'est ce qui s'est mal passé. Et c'est pour ça qu'on dit, bon, il y a deux solutions pour en sortir. Soit vous revotez, mais à ce moment-là, il faut des garanties nouvelles. Ça peut prendre du temps, vous n'êtes pas sûr que ça marche. Est-ce que c'est vraiment le moment ? Retraite, assurance chômage, contexte social, pouvoir d'achat ? Franchement, je ne suis pas sûr. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:30Voir 1 autre passage
« En gros, est-ce que c'est le dernier clou sur le cercueil ou est-ce qu'on arrive à une sorte de renouveau et de rassemblement ? Marseille, ça peut être la pire des choses et ça peut être la meilleure des choses. Et ça a été dit tout à l'heure dans la chronique humoristique, il y a déjà eu des situations. Ce n'est pas comparable parce que ce n'était pas le même nombre de militants, ce n'est pas la même personnalité, ce n'était pas la même époque. Mais il y a déjà eu des situations qui pouvaient paraître catastrophiques et derrière, peut-être paradoxalement, je ne sais pas, il y a eu une forme de rebond et une forme d'avancée. Parce qu'il y a aussi des nouvelles personnalités qui émergent et il y a aussi une nouvelle énergie qui émerge. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 54:17
Question 19S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
quelle garantie, il y aurait que ça se passe dans d'autres conditions ?
Réponse à côté
Une bataille de com, oui. Si je puis me permettre, c'est des pratiques de Mélenchon, en termes de démocratie. Oui, non, mais d'accord, mais ce soir,
« Une bataille de com, oui. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:04Voir 1 autre passage
« Si je puis me permettre, c'est des pratiques de Mélenchon, en termes de démocratie. Oui, non, mais d'accord, mais ce soir, »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:14
Question 20S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Nicolas Maillard-Vosignol ?
Réponse à côté
Moi, je pense que le sujet qui est clé aujourd'hui, c'est qu'on a une société qui n'est pas soutenable. Elle n'est pas soutenable sur le plan social, elle n'est pas soutenable sur le plan écologique. Et c'est pour ça que je pense qu'on aura toujours des socialistes. Alors, ça ne sera peut-être pas le parti socialiste comme aujourd'hui, mais si vous voulez, il y a tellement et de plus en plus d'injustices nationales, internationales, européennes, locales, que tant qu'il y aura ces injustices-là, vous aurez toujours des gens, alors peu importe la boîte, si vous voulez. Oui, Mélenchon, c'est un socialiste. Il l'a été très longtemps, oui, il l'a même été plus longtemps, si je ne dis pas de bêti…
« Moi, je pense que le sujet qui est clé aujourd'hui, c'est qu'on a une société qui n'est pas soutenable. Elle n'est pas soutenable sur le plan social, elle n'est pas soutenable sur le plan écologique. Et c'est pour ça que je pense qu'on aura toujours des socialistes. Alors, ça ne sera peut-être pas le parti socialiste comme aujourd'hui, mais si vous voulez, il y a tellement et de plus en plus d'injustices nationales, internationales, européennes, locales, que tant qu'il y aura ces injustices-là, vous aurez toujours des gens, alors peu importe la boîte, si vous voulez. Oui, Mélenchon, c'est un socialiste. Il l'a été très longtemps, oui, il l'a même été plus longtemps, si je ne dis pas de bêtises, que dans LFI au jour. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 58:53
Question 21S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Alors, c'était quoi ce bazar ?
Réponse partielle
Je n'accuse pas, ce n'est pas une accusation. Ça y ressemble. Non, je constate juste qu'au bout d'une semaine, on n'a pas un résultat qui est clair, ce qui est embêtant pour tout le monde. Normalement, quand vous avez un scrutin, normalement, personne n'est censé s'auto-proclamer. Normalement, vous avez soit une instance indépendante, genre le ministère de l'Intérieur, voilà le résultat, soit vous avez ce qu'on appelle nous une commission de récollement, c'est-à-dire toutes les parties, tous les candidats qui sont ensemble, qui regardent, bon, est-ce qu'il y a telle irrégularité, etc., et à la fin, ça donne un résultat qui est clair pour tout le monde. D'ailleurs, on avait fait un vote le 1…
« Je n'accuse pas, ce n'est pas une accusation. Ça y ressemble. Non, je constate juste qu'au bout d'une semaine, on n'a pas un résultat qui est clair, ce qui est embêtant pour tout le monde. Normalement, quand vous avez un scrutin, normalement, personne n'est censé s'auto-proclamer. Normalement, vous avez soit une instance indépendante, genre le ministère de l'Intérieur, voilà le résultat, soit vous avez ce qu'on appelle nous une commission de récollement, c'est-à-dire toutes les parties, tous les candidats qui sont ensemble, qui regardent, bon, est-ce qu'il y a telle irrégularité, etc., et à la fin, ça donne un résultat qui est clair pour tout le monde. D'ailleurs, on avait fait un vote le 12, parce que là, on parle du vote du 19, on a fait un vote le 12, le premier tour, et il y a eu la commission de récollement et tout s'est bien passé. Et là, en fait, tout le monde ne s'est pas mis d'accord et donc... »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 47:48Voir 2 autres passages
« C'est le petit jeu des soirées où tout le monde est fatigué et fait des vidéos parce que l'autre en a fait une. Parce que vous regrettez d'avoir fait cette vidéo, du coup ? Je pense que ce n'est pas bien globalement. Le problème, c'est que quand vous êtes dans la soirée comme ça, effectivement, ce n'est pas une bonne chose. Mais de toute façon, de toute façon, à la fin, vous devez avoir une commission qui dit, voilà, le résultat, il est incontestable pour tout le monde. Et en fait, cette commission a commencé à bosser. Nous, on fonctionne par fédé, c'est-à-dire fédération par département. Il y en a une centaine. Bon, voilà, il y en avait de mémoire. 45 qui avaient été validés, une quinzaine qui étaient en cours et puis le reste n'avait pas encore été fait et puis à ce moment-là, ça a été arrêté. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 48:28
Question 22S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Non, évidemment. Non, vous ne l'êtes pas ?
Réponse à côté
Non, puisque le résultat n'est malheureusement pas terminé. Ce n'est pas terminé. Olivier Faure a-t-il gagné alors ? Non plus, c'est bien le problème. De toute façon, toute la France l'a vu. Je ne vais pas vous raconter des blagues. Toute la France. On n'est pas capable d'organiser un scrutin avec 24 000 votants et on n'a pas de résultat. Vous savez, moi, j'ai déjà perdu des élections, ça arrive à tout le monde, en gagner, en perdre. J'ai même perdu une fois, c'était en Normandie pour la région en 2015, à 0,2 % des inscrits. Ça fait une voix par commune. Dans le quart d'heure, je félicitais le gagnant. Le problème, c'est que là, on a eu un scrutin qui était le bazar.
« Non, puisque le résultat n'est malheureusement pas terminé. Ce n'est pas terminé. Olivier Faure a-t-il gagné alors ? Non plus, c'est bien le problème. De toute façon, toute la France l'a vu. Je ne vais pas vous raconter des blagues. Toute la France. On n'est pas capable d'organiser un scrutin avec 24 000 votants et on n'a pas de résultat. Vous savez, moi, j'ai déjà perdu des élections, ça arrive à tout le monde, en gagner, en perdre. J'ai même perdu une fois, c'était en Normandie pour la région en 2015, à 0,2 % des inscrits. Ça fait une voix par commune. Dans le quart d'heure, je félicitais le gagnant. Le problème, c'est que là, on a eu un scrutin qui était le bazar. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 47:06
Question 23S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Ça, vous êtes d'accord ?
Réponse à côté
c'est pas 60 ans à l'époque. Oui, à l'époque. C'était il y a 40 ans et que l'espérance de vie, elle a augmenté de 10 ans. C'est peut-être ça gestionnaires, de plus qu'il faut travailler plus longtemps, etc. Mais non, pas du tout. C'est pas du tout, je comprends ce que vous dites, mais c'est pas du tout un discours gestionnaire. Qu'est-ce qui est le plus juste ? Donc, pas de retraite à 60 ans. C'est 60 ans, 40 annuités. Il faut vraiment, parce que le débat, il est en fait sur les annuités. C'est 60 ans, 40 annuités. Qu'est-ce qui est le plus juste et qu'est-ce qui est le plus de gauche ? De dire, on va mettre tout le monde au même niveau, 60, 40 annuités, quand vous savez très bien que tout…
« c'est pas 60 ans à l'époque. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:06:08Voir 2 autres passages
« Oui, à l'époque. C'était il y a 40 ans et que l'espérance de vie, elle a augmenté de 10 ans. C'est peut-être ça »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:06:11
« gestionnaires, de plus qu'il faut travailler plus longtemps, etc. Mais non, pas du tout. C'est pas du tout, je comprends ce que vous dites, mais c'est pas du tout un discours gestionnaire. Qu'est-ce qui est le plus juste ? Donc, pas de retraite à 60 ans. C'est 60 ans, 40 annuités. Il faut vraiment, parce que le débat, il est en fait sur les annuités. C'est 60 ans, 40 annuités. Qu'est-ce qui est le plus juste et qu'est-ce qui est le plus de gauche ? De dire, on va mettre tout le monde au même niveau, 60, 40 annuités, quand vous savez très bien que tout le monde n'est pas dans le même état physique et mental à 60 ans selon votre carrière, selon que vous avez bossé sur les chantiers dans l'industrie à Rouen ou dans des bureaux à Paris et que vous avez bien gagné de votre vie, tant mieux pour vous. Que vous avez eu des problèmes de santé mentale parce que vous avez dû vous taper les problématiques par exemple à l'hôpital ou que vous avez travaillé dans des bonnes conditions. Tout le monde sait très bien qu'on n'arrive pas au même niveau à 60 ans. Donc est-ce que c'est vraiment juste de faire la même chose pour tout le monde ou est-ce que ce n'est pas plus juste de se dire en fonction... Il y a des critères de pénibilité ? Oui, ils ont été supprimés par Macron. Qui a introduit les critères de pénibilité ? Madame Touraine en 2014. Dans la réforme Touraine, pour la première fois, vous avez des critères de pénibilité qui sont intégrés. Il y en a 10 supprimés par Macron. Premier mandat de Macron, vous en avez 4 qui sont enlevés. Par exemple, l'exposition aux agents chimiques dangereux. Vous connaissez l'ubrisole ? Oui, l'ubrisole. Moi, j'ai une usine qui a brûlé chez moi. J'étais juste avant d'être... Oui, il n'y a pas longtemps. Il y a des badméistes, des Bolloré. Et là, récemment, Bolloré, je dis... Mais ce n'est pas la même chose. C'est du lithium. La dernière fois, c'était des hydrocarbures. Bon, le taux de cancer, pour les gars, c'est plutôt des hommes qui bossent dans ces usines-là, il est connu. Il est plus important que des gens qui, comme moi par exemple, bossent plutôt dans des bureaux. Bon, pourquoi est-ce que ça, ce n'est pas pris en compte ? Les expositions aux agents chimiques dangereux, ça fait partie des critères, les quatre, qui ont été enlevés par le gouvernement Macron dans le premier mandat. Donc, ce que j'essaye de vous dire là, c'est un, c'est bien de s'opposer, mais il faut proposer aussi. Et deux, une réforme vraiment de gauche, vraiment juste. Est-ce que c'est tout le monde pareil au même niveau de 60 ans alors qu'on sait très bien qu'on n'a pas les mêmes carrières ? Ou est-ce que c'est permettre de partir plus tôt que 60 ans pour des gens qui ont des métiers vraiment pénibles et peut-être plus tard pour d'autres ? »
Question 24S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
Pourquoi ces pratiques, elles ont survécu parce qu'elles sont anciennes ?
Réponse à côté
elles sont folkloriques ? Oui. Non, enfin, je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D'abord, il y a des choses nouvelles. La guerre de com, ce n'était pas la même il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il n'y avait pas Internet, ce n'était pas la même chose en termes de communication. Après, sur le vote, c'est ce que j'essayais de dire aussi, ce que vous avez dit, c'est que là, si on revotait dans les mêmes conditions, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Je veux quand même insister sur le fait que, encore une fois, pour la très grande majorité des cas, ça s'est très bien passé. Mais évidemment, ce qui est visible dans l'espace médiatiq…
« elles sont folkloriques ? Oui. Non, enfin, je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D'abord, il y a des choses nouvelles. La guerre de com, ce n'était pas la même il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il n'y avait pas Internet, ce n'était pas la même chose en termes de communication. Après, sur le vote, c'est ce que j'essayais de dire aussi, ce que vous avez dit, c'est que là, si on revotait dans les mêmes conditions, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Je veux quand même insister sur le fait que, encore une fois, pour la très grande majorité des cas, ça s'est très bien passé. Mais évidemment, ce qui est visible dans l'espace médiatique, c'est ce qui s'est mal passé. Et c'est pour ça qu'on dit, bon, il y a deux solutions pour en sortir. Soit vous revotez, mais à ce moment-là, il faut des garanties nouvelles. Ça peut prendre du temps, vous n'êtes pas sûr que ça marche. Est-ce que c'est vraiment le moment ? Retraite, assurance chômage, contexte social, pouvoir d'achat ? Franchement, je ne suis pas sûr. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:30Voir 1 autre passage
« En gros, est-ce que c'est le dernier clou sur le cercueil ou est-ce qu'on arrive à une sorte de renouveau et de rassemblement ? Marseille, ça peut être la pire des choses et ça peut être la meilleure des choses. Et ça a été dit tout à l'heure dans la chronique humoristique, il y a déjà eu des situations. Ce n'est pas comparable parce que ce n'était pas le même nombre de militants, ce n'est pas la même personnalité, ce n'était pas la même époque. Mais il y a déjà eu des situations qui pouvaient paraître catastrophiques et derrière, peut-être paradoxalement, je ne sais pas, il y a eu une forme de rebond et une forme d'avancée. Parce qu'il y a aussi des nouvelles personnalités qui émergent et il y a aussi une nouvelle énergie qui émerge. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 54:17
Question 25S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence Rossignol
À quel moment selon vous le PS a tenu cette ligne de crête entre transformer la société et conserver l'ordre existant ?
Réponse à côté
Ce n'est pas conserver l'ordre existant, c'est essayer de s'adapter aussi aux évolutions du monde. Regardez par exemple sur l'écologie, historiquement le PS n'est pas un parti, historiquement c'est d'abord un parti ouvrier, industrialiste, productiviste qui est d'abord sur les histoires d'égalité et de production. Et puis vient évidemment la crise écologique, c'est d'ailleurs plutôt les verts qui servent des guillons sur le plan politique sur ce sujet.
« Ce n'est pas conserver l'ordre existant, c'est essayer de s'adapter aussi aux évolutions du monde. Regardez par exemple sur l'écologie, historiquement le PS n'est pas un parti, historiquement c'est d'abord un parti ouvrier, industrialiste, productiviste qui est d'abord sur les histoires d'égalité et de production. Et puis vient évidemment la crise écologique, c'est d'ailleurs plutôt les verts qui servent des guillons sur le plan politique sur ce sujet. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 57:39
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 7:45
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« Il y a des choses très simples que l'on peut faire, et d'ailleurs, beaucoup de socialistes sur le terrain, moi je suis maire de Rome, mais on pourrait parler de l'Occitanie avec Carole Delga par exemple, ou de Michael Delafosse à Montpellier, font des choses tous les jours et qui sont tout à fait plébiscités. Et quoi ? Vous proposez quoi ? Je veux vous répondre concrètement. D'abord, il faut bosser. Déjà, il faut que le parti lui-même bosse. Ça veut dire tous les jours, un parti ça doit être une ruche. Pas le parti. Pour les Français, vous proposez quoi ? Non, première chose. Deuxième chose, il faut des propositions qui soient concrètes. Je vous donnais un exemple très concret, qu'on fait à Montpellier, qu'on fait à Rouen. La gratuité des transports. Bon, c'est bon pour le pouvoir d'achat. C'est bon pour le climat. C'est bon pour les commerces de proximité, parce que quand vous pouvez vous balader en centre-ville tout d'un coup, c'est beaucoup plus facile d'y venir, et vous allez voir les commerces de centre-ville, etc. Voilà un exemple très simple, très concret. Bon, autre exemple, les questions écologiques. On voit bien qu'il y a un risque d'écologie, comme on dit, punitive. On vous demande de changer de bagnole, parce qu'elle pollue trop, soi-disant. Il y a des règles, on comprend. Bon, sauf que qui est-ce qui est pénalisé ? Les catégories populaires. Bon, mettons en place, comme on l'a fait au XXe siècle, une sécurité sociale, au XXIe siècle, une sécurité sociale-écologique. Vous n'aurez rien à payer pour changer votre voiture, parce que ce sera pris en charge et financé par les économies d'énergie, notamment sur les véhicules électriques, demain. Troisième exemple, il ne faut pas de tabou. La sécurité. Les maires socialistes, comme moi, mais je ne suis pas le seul, se battent tous les jours sur ces questions de sécurité. Et pourtant, notre parti apparaît, comme à peu près tout le reste de la gauche, comme un peu, comment dire, timoré, ne voulant pas voir ce sujet. Mais pardon, on y travaille tous les jours. La sécurité, les problèmes de sécurité, ça touche qui ? D'abord, les catégories populaires. Donc, bossons sur ces questions directement. Sur quoi ? La police de proximité, la justice, la prévention spécialisée, parce qu'on sait très bien qu'il y a un continuum. La question de la salubrité des prisons, etc. Donc, vous voyez, c'est tout un ensemble des propositions concrètes. On en a parce qu'on part du terrain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 13:31
« C'est vrai qu'il y a des aides sur l'investissement, mais sur le fonctionnement. Si vous voulez plus de bus tous les jours, il faut payer le chauffeur. Et bien voilà, vous avez tout résumé. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, et toutes les collectivités locales vous le diront, tout ça, c'est financé par une fiscalité qui s'appelle le versement mobilité. Et vous avez peut-être M. Béchut qui dit ce que vous venez de dire, mais dans le même temps, vous avez M. Le Maire qui dit qu'il n'est pas question de toucher à cette fiscalité. Et même, on va demander aux collectivités de faire encore plus d'efforts. Sauf que là, c'est contradictoire. Sur des territoires comme le mien, qui sont des territoires populaires, industriels, où on a besoin d'aider nos concitoyens qui ont les revenus les plus modestes. Nous, on demande quoi ? On demande qu'on nous donne les moyens de mettre en place les alternatives à la voiture. Parce que c'est bien beau de dire aux gens, tu n'as plus le droit de te déplacer avec ton vieux véhicule, mais si vous ne fournissez pas d'alternative, ni sur le train, ni sur les bus, ni sur les vélos, vous faites comment ? Aucune alternative ne sera suffisante pour tout le monde. Il faut un spectre, il faut un paquet. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 5:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités26 janv. 2023 au 24 août 2026 · 15 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut un mécanisme démocratique pour clarifier. Il y a déjà eu des primaires par le passé. Moi, ça ne me choque pas qu'il y ait une compétition démocratique avec une confrontation des idées. Je trouve ça tout à fait normal. Mais comme vous venez de le dire dans votre question, il y a des candidats qui sont déclarés, puis il y en a, on ne sait pas trop. On verra bien. Moi, je n'ai à jugé personne. Je dis juste qu'il faut que tout cela, et là, je vous rejoins, doit se faire dans un temps court. Alors, c'est le cas dès début octobre. Vous savez, c'est dans un mois. Et ensuite, il y aura bien quoi ? Six mois à peu près de campagne, même plus, jusqu'à l'élection présidentielle. »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 3:53Voir 2 autres passages
« Je ne veux pas porter de jugement général sur la personne. Ce que je vois, c'est qu'une personne n'est dupe. Il est candidat, il veut draguer des voix de droite et d'extrême droite, appelant un chat un chat. C'est ça la réalité. Je pense que ça n'est pas la bonne manière de faire. On sort d'un été absolument... »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 11:07
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées26 janv. 2023 au 24 août 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut un mécanisme démocratique pour clarifier. Il y a déjà eu des primaires par le passé. Moi, ça ne me choque pas qu'il y ait une compétition démocratique avec une confrontation des idées. Je trouve ça tout à fait normal. Mais comme vous venez de le dire dans votre question, il y a des candidats qui sont déclarés, puis il y en a, on ne sait pas trop. On verra bien. Moi, je n'ai à jugé personne. Je dis juste qu'il faut que tout cela, et là, je vous rejoins, doit se faire dans un temps court. Alors, c'est le cas dès début octobre. Vous savez, c'est dans un mois. Et ensuite, il y aura bien quoi ? Six mois à peu près de campagne, même plus, jusqu'à l'élection présidentielle. »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 3:53Voir 2 autres passages
« Le 8.30 France Info Bérangère Bont, Benjamin Fontaine »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 9:10
« je vais vous répondre par des exemples qui pour moi sont frappants. C'est quoi les grandes idées socialistes ? Vous feriez comme Hollande ? C'est quoi les grandes idées socialistes ? C'est quoi les vôtres ? Une dernière grande idée socialiste pour moi, je vais vous dire, moi j'étais plutôt, et je suis toujours, plutôt à l'aile gauche du parti, c'est Benoît Raymond et le revenu universel en 2017. On aime ou on n'aime pas, on est d'accord ou on n'est pas d'accord, mais je pense que tout le monde sera d'accord pour dire que c'était une idée qui avait, on va dire, percé le voile médiatico-politique, parce qu'elle était dans le débat. Depuis, quelle idée socialiste a percé le voile ? Et j'attaque personne en disant ça. Est-ce qu'il y en a une qui a fait ça depuis ? Non. Avant, il y a eu la CMU, le revenu universel, je viens de le citer, il y avait la peine de mort, il y a eu le mariage pour tous peut-être, il y a eu la COP21 si on veut, évidemment, les grandes réformes, les congés payés, etc. Voilà. Et donc, vous voyez ce qui manque ? Alors, c'est quelle idée vous que vous voulez porter ? C'est quoi votre marqueur politique, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités26 janv. 2023 au 24 août 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« elle est juste à votre... Tout dépend du curseur que vous y mettez. Au-delà de 3 000 euros, ça a été dit. 3 000 euros, moi, ça me paraît très très bas. Je le dis quand même. Et ensuite, il faut regarder plus en détail. Donc, vous ne seriez pas contre »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 9:05Voir 2 autres passages
« Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 1:01
« Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 janv. 2023 au 24 août 2026 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais vous répondre très précisément sur ce point. Avant cela, je veux juste faire un point un tout petit peu plus général parce que je suis un peu attristé de voir la façon dont ces débats sur les budgets se démarrent. Vous avez peut-être vu, par exemple, que certains disent déjà, alors qu'on n'a pas vu le projet de budget, soit on va l'approuver de toute façon, soit de toute façon on va le rejeter. Et la fille a dit qu'il censurerait. De toute façon, on va le rejeter. Je trouve que ça n'est pas responsable. Moi, je suis maire. Quand je fais une proposition de budget, évidemment, ça n'est pas à la même taille, mais c'est le même principe démocratique. On regarde les propositions. Ça, c'est le premier point. Avant d'avoir des postures, parce que c'est ça, finalement. Parce qu'on serait dans tel ou tel camp, alors on refuserait absolument ou on approuverait absolument. Non, on regarde. Ensuite, le deuxième point, c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann hier, et il a raison, pour ce budget comme les suivants. La politique, c'est des choix. On n'a pas l'argent pour tout faire. Donc, il faut faire des choix. Et tous les Français le comprennent très bien. Le travail ou la rente ? Face à la canicule, l'écologie, ou on continue à financer des dépenses qui ne sont pas prioritaires ? Et donc, nous allons devoir juger sur pièce. Maintenant, sur les retraites. Vous vous souvenez de la réforme des retraites il y a quelques années ? Les syndicats unanimement, je vais citer par exemple Laurent Berger, à l'époque, ne disaient pas qu'il ne fallait pas réformer le système de retraite. Ils disaient qu'il fallait une réforme juste. Je prends un exemple, les critères de pénibilité. Et donc, est-ce que cette désindexation »
Sud Radio — L'invité politique · L'invité politique Sud Radio - Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie, est notre invité politiqueVérifier à 7:45Voir 2 autres passages
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. D'abord, ce n'est pas la première annonce de Donald Trump sur le sujet. Alors effectivement, maintenant il y a des actes, mais on avait vu avec le Canada par exemple et d'autres pays, donc ce n'est pas nouveau. Et bien sûr, Rouen c'est le premier port céréalier d'Europe de l'Ouest, donc c'est évidemment directement impactant. Et puis il y a d'autres secteurs, naturellement, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 1:01Voir 2 autres passages
« Ce sont des parlementaires, des élus locaux, Carole Delga, Mickaël Delafosse, vous l'avez dit, Lamia El-Arage, Patrick Cannaire, il y en a beaucoup d'autres, Valérie Rabot, Karim Boamran, voilà, on se rassemble. En fait, c'est quoi l'enjeu de ce congrès ? Ça peut paraître futile, vu les fracas du monde, franchement. Nous, nous pensons que c'est un moment important et qui peut être très utile, parce que c'est là que va se décider une partie de la stratégie, de l'orientation de la gauche, et la possibilité ou pas, pour la gauche, de faire obstacle à l'extrême droite, on vient d'en parler, et de changer la vie des Français. Et c'est quoi les enjeux ? Est-ce qu'on reste dans le statu quo ? Est-ce qu'on reste dans la confusion, l'ambiguïté ? Ou bien est-ce qu'on change ? Et est-ce qu'on va dans la clarté ? Nous, ce qu'on demande, ce qu'on propose, c'est un changement de direction du Parti Socialiste, et enfin la clarté. Parce qu'encore une fois, je suis maire sur le terrain, qu'est-ce que me disent les Français ? Ils attendent de la clarté, ils veulent un Parti Socialiste qui soit clair sur ses alliances, sur le fond, on vient de parler de l'Europe, et puis sur la stratégie de main de rassemblement de toute la gauche. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 9:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 janv. 2023 au 5 avr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que Jean-Luc Mélenchon parle de risques sédicieux. Je pense qu'effectivement, il y a un risque. Mais encore une fois, j'aurais aimé que les partis de gauche ne donnent pas non plus des arguments à nos adversaires. Quand on est vu comme encore plus repoussoir que l'extrême droite, on ne vient pas donner des leçons. Mais vous craignez des débordements aussi à gauche ou pas ? Je pense que la gauche responsable, elle doit dire une chose très simple. Dura l'ex, c'est de l'ex. La justice doit être la même pour tout le monde. Et il y a un principe depuis Montesquieu de séparation des pouvoirs. Et ce n'est pas juste la gauche, encore une fois. J'insiste là-dessus. Tous les démocrates devraient se retrouver. Moi, je suis socialiste, je suis de gauche, d'accord. Mais les principes démocratiques, ils ne sont pas de gauche. Ils devraient rassembler celles et ceux qui y sont attachés. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 7:00Voir 2 autres passages
« Alors, il y a une conséquence juridique très importante, c'est qu'il n'y a plus, et c'est ce que la loi prévoyait, d'obligation légale d'exclure ce qu'on appelle les critères 3 au 1er janvier 2025. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Aujourd'hui, sur Rouen, comme dans beaucoup d'autres métropoles, ce sont les critères 5 et 4, c'est-à-dire que des diesels d'avant 2006, qui sont exclus. C'est déjà beaucoup, ça fait déjà 10% des véhicules. Mais si on avait eu l'obligation d'exclure les critères 3, c'est un peu technique, mais ça aurait rajouté en gros de l'ordre de 20% en plus des véhicules. Donc 20% en 10%, au total, ça faisait près d'une voiture sur 3. Et là, il faut dire les choses là aussi, ça aurait été une bombe sociale absolue. Donc on se serait retrouvé coincé, et voilà, c'est ce que j'allais dire, entre l'enjeu écologique, environnemental et de santé, et l'enjeu social. Et moi, je suis social-écolo. Donc évidemment, il faut trouver des outils pour à la fois avancer sur l'amélioration de la qualité de l'air, c'est ce qu'on a fait, et en même temps, permettre, et en particulier à nos concitoyens qui ont les revenus les plus modestes, de pouvoir changer de mode de déplacement ou changer de véhicule. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 1:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées26 janv. 2023 au 20 mars 2024 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr. Alors, pour être précis, pas uniquement la ZFE, mais la ZFE plus ce qu'on a fait, nous, on augmente l'offre de transport en commun, la gratuité des transports, ce qu'on a fait, y compris les jours, évidemment, de pique de pollution, ou les jours de forte affluence comme le samedi. On explose les vélos. On n'a jamais vu autant de vélos à Rouen, si vous venez à Rouen. Et pourtant, je peux vous dire que ce n'était pas historiquement notre culture. Alors, le covoiturage, etc. Et tout ça, ensemble, donne des résultats qui nous permettent de, si j'ose dire, desserrer les taux. Mais c'est toujours une ligne de crête. Et les efforts ne sont de toute façon pas terminés aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que les interdictions précédentes continuent de s'appliquer. Et d'autre part, il y a des évolutions, des normes, pour améliorer encore. Parce que la qualité de l'air s'est améliorée, mais elle est loin d'être parfaite. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 3:32Voir 2 autres passages
« Nos efforts ont payé, on partait de loin, il faut être honnête. Rouen, comme d'autres territoires, vous en avez cité certains, faisait partie de ceux où la qualité de l'air n'était pas bonne et qu'il fallait améliorer. C'est hyper concret, ça veut dire des morts. C'est des centaines sur la métropole rouennaise, c'est à peu près 500, évidemment ça variait chaque année, morts par cancer notamment, liés à la mauvaise qualité de l'air. Et donc on partait de loin, et donc on a mis en place une politique très massive en fait, pour tout ce qu'on appelle les alternatives à la voiture autosoliste, y compris le covoiturage, y compris évidemment les transports en commun, les vélos, etc. Et aujourd'hui les résultats sont là. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 0:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées20 mars 2024 au 20 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'il y a des aides sur l'investissement, mais sur le fonctionnement. Si vous voulez plus de bus tous les jours, il faut payer le chauffeur. Et bien voilà, vous avez tout résumé. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, et toutes les collectivités locales vous le diront, tout ça, c'est financé par une fiscalité qui s'appelle le versement mobilité. Et vous avez peut-être M. Béchut qui dit ce que vous venez de dire, mais dans le même temps, vous avez M. Le Maire qui dit qu'il n'est pas question de toucher à cette fiscalité. Et même, on va demander aux collectivités de faire encore plus d'efforts. Sauf que là, c'est contradictoire. Sur des territoires comme le mien, qui sont des territoires populaires, industriels, où on a besoin d'aider nos concitoyens qui ont les revenus les plus modestes. Nous, on demande quoi ? On demande qu'on nous donne les moyens de mettre en place les alternatives à la voiture. Parce que c'est bien beau de dire aux gens, tu n'as plus le droit de te déplacer avec ton vieux véhicule, mais si vous ne fournissez pas d'alternative, ni sur le train, ni sur les bus, ni sur les vélos, vous faites comment ? Aucune alternative ne sera suffisante pour tout le monde. Il faut un spectre, il faut un paquet. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nicolas Mayer-Rossignol : interdire les véhicules Crit'Air 3 "aurait été une bombe sociale absolue"Vérifier à 5:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je puis me permettre, c'est des pratiques de Mélenchon, en termes de démocratie. Oui, non, mais d'accord, mais ce soir, »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:14Voir 2 autres passages
« Si je puis me permettre, c'est des pratiques de Mélenchon, en termes de démocratie. Oui, non, mais d'accord, mais ce soir, »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:14
« ce qui se passe au PS... Non, mais c'est la phrase de Churchill. La démocratie, c'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. D'accord. C'est vrai que les votes, il se passe bien quand il n'y en a pas. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:08:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je vais vous répondre par des exemples qui pour moi sont frappants. C'est quoi les grandes idées socialistes ? Vous feriez comme Hollande ? C'est quoi les grandes idées socialistes ? C'est quoi les vôtres ? Une dernière grande idée socialiste pour moi, je vais vous dire, moi j'étais plutôt, et je suis toujours, plutôt à l'aile gauche du parti, c'est Benoît Raymond et le revenu universel en 2017. On aime ou on n'aime pas, on est d'accord ou on n'est pas d'accord, mais je pense que tout le monde sera d'accord pour dire que c'était une idée qui avait, on va dire, percé le voile médiatico-politique, parce qu'elle était dans le débat. Depuis, quelle idée socialiste a percé le voile ? Et j'attaque personne en disant ça. Est-ce qu'il y en a une qui a fait ça depuis ? Non. Avant, il y a eu la CMU, le revenu universel, je viens de le citer, il y avait la peine de mort, il y a eu le mariage pour tous peut-être, il y a eu la COP21 si on veut, évidemment, les grandes réformes, les congés payés, etc. Voilà. Et donc, vous voyez ce qui manque ? Alors, c'est quelle idée vous que vous voulez porter ? C'est quoi votre marqueur politique, »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 58:04Voir 1 autre passage
« comme vous l'avez dit, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rediscuter du fond ? Non, ce n'est pas renégocier un accord électoral, justement. C'est avoir un projet. Ben oui, bien sûr. C'est quoi le projet socialiste aujourd'hui ? Je vous repose la question, est-ce qu'il y a des idées socialistes fortes aujourd'hui ? Moi, j'ai essayé de vous donner un exemple tout à l'heure sur l'éco-socialisme. Sur la sécurité sociale. Sur la sécurité sociale écologique. Je vais vous donner des exemples concrets. Par exemple, au niveau européen »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:04:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« dans la polémique. Tout ce que je peux dire... Ah bah on y est là ! Ouais, ouais, d'accord ! Mais je ne vais pas l'alimenter, c'est absurde. Des professionnels de la déstabilisation, je ne pense pas que ce soit des mots qu'on devrait utiliser entre camarades. Voilà. Mais simplement par contre, ce qu'on peut dire, c'est que globalement, est-ce que le scrutin s'est déroulé dans de bonnes conditions ? Je veux dire, toute la France a vu que non. Je rappelle que c'était 24 000 votants là, en 2018, c'est-à-dire au début du mandat d'Olivier Faure, et attention, je ne suis pas en train de l'attaquer, je lui donne juste les chiffres, ce n'est pas sa faute à lui spécifiquement, mais au début, on était à 38 000 votants. 38, 24. En 2015, 71 000 votants. 71 000, 38 000, 24 000. Là, vous ne faites qu' imager le fait que le Parti Socialiste est plutôt en recul quand on me sent, on l'avait marqué. Donc, ce n'est pas la gloire. Donc, l'idée, c'est d'essayer d'avoir des procédures qui soient à peu près exemplaires et ce qu'on a vu là, c'est que visiblement, ce n'était pas le cas. Et je vais aller plus loin et je l'ai déjà dit, je le regrette, mais malheureusement, on a des situations depuis longtemps avec, j'essaie d'être précis, soit des irrégularités, c'est-à-dire que les gens ne pensent pas forcément à mal, mais n'ont pas forcément le bon matériel et ne sont pas tout à fait conformes au code électoral, mais ça ne veut pas forcément dire qu'il y a une mauvaise intention, c'est parce que vous avez des militants qui, bon voilà. Mais ça peut exister aussi, la mauvaise intention. Oui, soit des fraudes, effectivement. Alors attention, dans la grande majorité, il faut être clair quand même, dans la très grande majorité et bien sûr, y compris pour plein de gens qui n'ont pas voté pour moi, heureusement, ça s'est passé de façon transparente, démocratique, etc. Le problème, c'est dans quelques cas qu'on connaît bien et j'en ai cité plusieurs, ils sont publics et d'ailleurs, vous avez des vidéos sur Internet. Vous parlez à des fédérations en particulier ? Oui, mais on en a parlé, j'ai cité Liévin par exemple, mais il y en a d'autres et tout est sur Internet, vous avez vu à la Courneuve ce qui s'est passé, voilà. Après, encore une fois, j'essaie d'être précis. Dans ces cas-là, qu'est-ce qu'il faut faire ? Soit vous revotez, mais si vous ne changez pas les conditions du vote, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Soit vous annulez des scrutins dans des fédérations. Soit vous avez une commission qui dit, là, ce n'est pas possible, ça a été irrégulier, on enlève, on enlève, on enlève. À ce moment-là, il faut que la commission, c'est le rôle de la commission d'écollement, elle aille au bout de son boulot, ce qui n'a pas été fait. Soit, comme ce n'est pas franchement le moment de passer son temps à se regarder le nombril et à faire des votes sur des votes, vous essayez de sortir par le haut et c'est ce qu'on essaie de proposer maintenant et j'espère qu'on y arrivera à Marseille. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 49:13
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:06:20
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 58:04
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 1:01
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
« Je ne suis pas sûr, il faudrait déjà qu'il réfléchisse. Non, c'est une situation très grave, c'est une situation très grave. Moi je suis maire de Rouen, c'est une ville portuaire, industrielle, on est très inquiets, mais à vrai dire les conséquences sur l'économie elles sont globales. Il faut une riposte, il faut une riposte très claire. De toute façon, visiblement, oui, européenne, c'est ce que j'allais dire. De toute façon ce monsieur ne comprend que le rapport de force, donc il ne faut pas l'escalade, mais il faut montrer qu'on est fort. Et en réalité lui n'est fort que parce que l'Union Européenne est trop faible. Ce que ça montre aussi, et c'est une réflexion de plus long terme sans doute, mais enfin il faut agir maintenant, c'est qu'on a besoin d'une Union Européenne beaucoup plus intégrée, beaucoup plus puissante. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Réponse à la manifestation du RN, droits de douane américains... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Mayer-RossignolVérifier à 0:20
« gestionnaires, de plus qu'il faut travailler plus longtemps, etc. Mais non, pas du tout. C'est pas du tout, je comprends ce que vous dites, mais c'est pas du tout un discours gestionnaire. Qu'est-ce qui est le plus juste ? Donc, pas de retraite à 60 ans. C'est 60 ans, 40 annuités. Il faut vraiment, parce que le débat, il est en fait sur les annuités. C'est 60 ans, 40 annuités. Qu'est-ce qui est le plus juste et qu'est-ce qui est le plus de gauche ? De dire, on va mettre tout le monde au même niveau, 60, 40 annuités, quand vous savez très bien que tout le monde n'est pas dans le même état physique et mental à 60 ans selon votre carrière, selon que vous avez bossé sur les chantiers dans l'industrie à Rouen ou dans des bureaux à Paris et que vous avez bien gagné de votre vie, tant mieux pour vous. Que vous avez eu des problèmes de santé mentale parce que vous avez dû vous taper les problématiques par exemple à l'hôpital ou que vous avez travaillé dans des bonnes conditions. Tout le monde sait très bien qu'on n'arrive pas au même niveau à 60 ans. Donc est-ce que c'est vraiment juste de faire la même chose pour tout le monde ou est-ce que ce n'est pas plus juste de se dire en fonction... Il y a des critères de pénibilité ? Oui, ils ont été supprimés par Macron. Qui a introduit les critères de pénibilité ? Madame Touraine en 2014. Dans la réforme Touraine, pour la première fois, vous avez des critères de pénibilité qui sont intégrés. Il y en a 10 supprimés par Macron. Premier mandat de Macron, vous en avez 4 qui sont enlevés. Par exemple, l'exposition aux agents chimiques dangereux. Vous connaissez l'ubrisole ? Oui, l'ubrisole. Moi, j'ai une usine qui a brûlé chez moi. J'étais juste avant d'être... Oui, il n'y a pas longtemps. Il y a des badméistes, des Bolloré. Et là, récemment, Bolloré, je dis... Mais ce n'est pas la même chose. C'est du lithium. La dernière fois, c'était des hydrocarbures. Bon, le taux de cancer, pour les gars, c'est plutôt des hommes qui bossent dans ces usines-là, il est connu. Il est plus important que des gens qui, comme moi par exemple, bossent plutôt dans des bureaux. Bon, pourquoi est-ce que ça, ce n'est pas pris en compte ? Les expositions aux agents chimiques dangereux, ça fait partie des critères, les quatre, qui ont été enlevés par le gouvernement Macron dans le premier mandat. Donc, ce que j'essaye de vous dire là, c'est un, c'est bien de s'opposer, mais il faut proposer aussi. Et deux, une réforme vraiment de gauche, vraiment juste. Est-ce que c'est tout le monde pareil au même niveau de 60 ans alors qu'on sait très bien qu'on n'a pas les mêmes carrières ? Ou est-ce que c'est permettre de partir plus tôt que 60 ans pour des gens qui ont des métiers vraiment pénibles et peut-être plus tard pour d'autres ? »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 1:06:20
« elles sont folkloriques ? Oui. Non, enfin, je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D'abord, il y a des choses nouvelles. La guerre de com, ce n'était pas la même il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il n'y avait pas Internet, ce n'était pas la même chose en termes de communication. Après, sur le vote, c'est ce que j'essayais de dire aussi, ce que vous avez dit, c'est que là, si on revotait dans les mêmes conditions, le risque, c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Je veux quand même insister sur le fait que, encore une fois, pour la très grande majorité des cas, ça s'est très bien passé. Mais évidemment, ce qui est visible dans l'espace médiatique, c'est ce qui s'est mal passé. Et c'est pour ça qu'on dit, bon, il y a deux solutions pour en sortir. Soit vous revotez, mais à ce moment-là, il faut des garanties nouvelles. Ça peut prendre du temps, vous n'êtes pas sûr que ça marche. Est-ce que c'est vraiment le moment ? Retraite, assurance chômage, contexte social, pouvoir d'achat ? Franchement, je ne suis pas sûr. »
BACKSEAT · S02E02 - Backseat avec Nicolas Mayer-Rossignol et Laurence RossignolVérifier à 53:30