Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
26 févr. 2018 au 17 juin 2026
Questions
243
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 243 questions évaluables
Réponse directe
73
Réponse partielle
44
Réponse à côté
122
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 243
Question 151Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
On est d'accord. Alors bien, parlons de cet accord à présent qui prévoit le retour des douanes, qui prévoit le retour des déclarations douanières, pour être plus précise, pour les produits et pour les personnes. Aujourd'hui, il faut savoir que 70% des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne passent par Calais et passent par Dunkerque. Ça représente environ par jour 60 000 passagers et 12 000 camions. Natacha Bouchard, comment éviter tôt ou tard les bouchons et la pagaille ?
Réponse directe
Clairement, on est prêt depuis maintenant deux ans sur l'ensemble des dispositifs, parce qu'on a eu quand même des suées froides et des jours et des préparations à rebondissement pendant plusieurs mois. Et le port et le tunnel, ainsi que les services de l'État, la collectivité elle-même, se sont préparés en termes d'installation, puisqu'il a été créé sur le site du port et du tunnel des centres d'édouanement, des centres également de civère pour contrôler toute la partie agroalimentaire et animalière, et également des buffers, des parkings, des lieux bien en amont de Calais pour justement éviter les remontées de fil. Vous savez que c'est là où nous restons vigilants, c'est notre angoisse. O…
« Clairement, on est prêt depuis maintenant deux ans sur l'ensemble des dispositifs, parce qu'on a eu quand même des suées froides et des jours et des préparations à rebondissement pendant plusieurs mois. Et le port et le tunnel, ainsi que les services de l'État, la collectivité elle-même, se sont préparés en termes d'installation, puisqu'il a été créé sur le site du port et du tunnel des centres d'édouanement, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées26 févr. 2018 au 17 juin 2026 · 81 observations92 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 4:32
Voir 1 autre passage
« des centres également de civère pour contrôler toute la partie agroalimentaire et animalière, et également des buffers, des parkings, des lieux bien en amont de Calais pour justement éviter les remontées de fil. Vous savez que c'est là où nous restons vigilants, c'est notre angoisse. On l'a vu la dernière, c'est 72 heures où, quand il y a un blocage, eh bien c'est vraiment tout le territoire qui est congestionné. Et à partir de là, tout a été mis en place pour éviter qu'il y ait trop de temps pris en quelques secondes même, puisque vu, vous l'avez dit justement, le volume de camions qui passent par le port et le tunnel, éviter qu'il y ait des bouchons qui remontent jusque bien au-delà parfois de Dunkerque. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 5:11
Question 152Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce qu'il y a cette crainte, là, pour vous ?
Réponse directe
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
Question 153Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce qu'il y a quand même un pourcentage, un quota bloqué ?
Réponse à côté
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
Question 154Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce que ça peut être 80% comme le souhaitaient, finalement, dès le départ, les Anglais ?
Réponse à côté
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
Question 155Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Et jusqu'où ça peut aller ?
Réponse partielle
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
Question 156Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
13 000 personnes ont marché hier à Paris contre l'islamophobie, une manifestation qui a été très critiquée à droite et même jusque dans vos rangs. On va y revenir dans un instant. D'abord il y a eu cette photo qui a cristallisé les oppositions avec la sénatrice écologiste Esther Benbassa entourée de manifestants dont une petite fille, tous arborent une étoile jaune. Est-ce que ça vous choque ?
Réponse directe
Ça me choque profondément parce que faire cet amalgame entre le sort des musulmans français aujourd'hui qui sont parfois victimes de préjugés, parfois victimes de paroles, de comportements condamnables et ce qui s'est passé dans la France de Vichy sous l'influence du régime nazi contre les juifs, c'est scandaleux. Et j'en veux à Madame Benbassa qui n'est jamais en retard pour donner une leçon de morale à l'un ou à l'autre, de s'être prêtée à cette manigance qui est absolument scandaleuse, c'est nier l'histoire, c'est nier les souffrances. Donc elle s'enfonce, elle s'enfonce dans un espèce de relativisme scandaleux. Est-ce qu'on est dans un état nazi aujourd'hui ? Est-ce que la France d'aujo…
« Ça me choque profondément parce que faire cet amalgame entre le sort des musulmans français aujourd'hui qui sont parfois victimes de préjugés, parfois victimes de paroles, de comportements condamnables et ce qui s'est passé dans la France de Vichy sous l'influence du régime nazi contre les juifs, c'est scandaleux. Et j'en veux à Madame Benbassa qui n'est jamais en retard pour donner une leçon de morale à l'un ou à l'autre, de s'être prêtée à cette manigance qui est absolument scandaleuse, c'est nier l'histoire, c'est nier les souffrances. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 0:30Voir 1 autre passage
« Donc elle s'enfonce, elle s'enfonce dans un espèce de relativisme scandaleux. Est-ce qu'on est dans un état nazi aujourd'hui ? Est-ce que la France d'aujourd'hui c'est la France de Vichy ? Est-ce qu'il y a des jeunes ou moins jeunes musulmans qui sont mis dans des cars, dans des bus pour être déportés ? Mais enfin quand même les mots ont un sens, les symboles ont un sens, Madame Benbassa a perdu la tête. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 1:16
Question 157Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Et l'inverse n'est pas vrai aussi ?
Réponse à côté
Et une femme voilée doit pouvoir mener sa vie comme elle souhaite la mener. Là où je me méfie, c'est quand le voile devient un outil politique, de communautarisme, de repli. Quand le voile ou la chemise floue et les pantalons courts des hommes, parce qu'on parle toujours du vestiaire féminin, mais on sait très bien qu'une forme de radicalité islamiste s'exprime aussi chez les hommes. Quand elle s'exprime contre la capacité à vivre ensemble dans la société française, cela doit être combattu. Mais il y a eu des excès, il y a eu des dérapages. Moi, je me souviens de Mme Morano nous disant il y a quelques semaines qu'il fallait interdire le voile partout dans l'espace public. Mais c'est de la f…
« Et une femme voilée doit pouvoir mener sa vie comme elle souhaite la mener. Là où je me méfie, c'est quand le voile devient un outil politique, de communautarisme, de repli. Quand le voile ou la chemise floue et les pantalons courts des hommes, parce qu'on parle toujours du vestiaire féminin, mais on sait très bien qu'une forme de radicalité islamiste s'exprime aussi chez les hommes. Quand elle s'exprime contre la capacité à vivre ensemble dans la société française, cela doit être combattu. Mais il y a eu des excès, il y a eu des dérapages. Moi, je me souviens de Mme Morano nous disant il y a quelques semaines qu'il fallait interdire le voile partout dans l'espace public. Mais c'est de la folie furieuse. C'est un déni de liberté. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 6:05Voir 1 autre passage
« Alors, je crois qu'au contraire, le président de la République, la majorité, ont raison de traiter de la question des migrations. Trop longtemps, on a mis la question migratoire sous le tapis. Ne me dites pas qu'elle n'est pas importante aujourd'hui. Ne me dites pas qu'on peut être satisfait de voir des gens continuent à mourir en Méditerranée, de voir des trafiquants d'êtres humains faire du profit sur notre territoire, avec des femmes qui sont réduites à la prostitution, avec de la criminalité, avec des réseaux qui exploitent la misère humaine, avec ce qu'on a vu, porte de la chapelle, avec ce qu'on voit ailleurs. On ne va pas dire que l'exécutif doit se voiler la face et se croiser les bras. Heureusement que la majorité s'empare du sujet des migrations, qu'elle ne le laisse pas avec ses outrances à l'extrême droite, qu'elle le traite avec humanité et un souci de solution. Et la première des urgences, pour moi, c'est de mieux travailler à l'intégration. Ceux qui sont sur notre sol, on ne va pas continuer à se demander comment ils sont arrivés, il faut arriver à les intégrer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 7:03
Question 158Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Une femme voilée ne peut pas être harcelée dans la rue parce qu'elle est voilée ?
Réponse à côté
Et une femme voilée doit pouvoir mener sa vie comme elle souhaite la mener. Là où je me méfie, c'est quand le voile devient un outil politique, de communautarisme, de repli. Quand le voile ou la chemise floue et les pantalons courts des hommes, parce qu'on parle toujours du vestiaire féminin, mais on sait très bien qu'une forme de radicalité islamiste s'exprime aussi chez les hommes. Quand elle s'exprime contre la capacité à vivre ensemble dans la société française, cela doit être combattu. Mais il y a eu des excès, il y a eu des dérapages. Moi, je me souviens de Mme Morano nous disant il y a quelques semaines qu'il fallait interdire le voile partout dans l'espace public. Mais c'est de la f…
« Et une femme voilée doit pouvoir mener sa vie comme elle souhaite la mener. Là où je me méfie, c'est quand le voile devient un outil politique, de communautarisme, de repli. Quand le voile ou la chemise floue et les pantalons courts des hommes, parce qu'on parle toujours du vestiaire féminin, mais on sait très bien qu'une forme de radicalité islamiste s'exprime aussi chez les hommes. Quand elle s'exprime contre la capacité à vivre ensemble dans la société française, cela doit être combattu. Mais il y a eu des excès, il y a eu des dérapages. Moi, je me souviens de Mme Morano nous disant il y a quelques semaines qu'il fallait interdire le voile partout dans l'espace public. Mais c'est de la folie furieuse. C'est un déni de liberté. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 6:05
Question 159Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes, eurodéputée En Marche, Renew, c'est le nom de votre mouvement au Parlement européen. L'Espagne votait ce week-end pour la quatrième fois en 4 ans. Le but était de dégager une majorité claire. Et c'est tout l'inverse qui s'est produit. Avec un Parlement morcelé, l'extrême droite qui fait une percée. On a l'impression que partout en Europe, c'est une vague nationaliste qui continue de déferler. Est-ce que ce n'est pas l'échec des progressistes de votre famille politique ?
Réponse directe
Alors d'abord, je vous rappellerai que quand ma famille politique, des progressistes, mettait en garde contre la montée des nationalistes, qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ? On nous a dit, vous dramatisez, ça vous arrange bien, vous décrivez quelque chose qui n'existe pas, tout ça pour montrer que vous êtes l'alternative. Eh bien, c'est ça qu'on voit, effectivement, partout en Europe, cette montée de l'extrême droite extrêmement préoccupante. Alors, qu'est-ce qui se passe en Espagne ? Qu'est-ce qui se passe ailleurs aussi ? D'abord, j'aurais envie de dire à Emmanuel Macron, avant de changer la Constitution en France et avant de mettre une plus grande part de proportionnel, à sa place, j'hési…
« Alors d'abord, je vous rappellerai que quand ma famille politique, des progressistes, mettait en garde contre la montée des nationalistes, qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ? On nous a dit, vous dramatisez, ça vous arrange bien, vous décrivez quelque chose qui n'existe pas, tout ça pour montrer que vous êtes l'alternative. Eh bien, c'est ça qu'on voit, effectivement, partout en Europe, cette montée de l'extrême droite extrêmement préoccupante. Alors, qu'est-ce qui se passe en Espagne ? Qu'est-ce qui se passe ailleurs aussi ? D'abord, j'aurais envie de dire à Emmanuel Macron, avant de changer la Constitution en France et avant de mettre une plus grande part de proportionnel, à sa place, j'hésiterais. Parce qu'en France, nous avons la chance d'avoir une majorité stable, solide, qui permet à un gouvernement d'agir, et c'est quand vous agissez que vous pouvez avoir des résultats et revenir devant les électeurs et être comptable de vos résultats. Il ne faut pas toucher à la proportionnelle. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 9:46Voir 1 autre passage
« En tout cas, en ce qui me concerne et sur l'aspect de la proportionnelle, je dirais que mon expérience européenne me rend plus que tiède sur l'introduction d'une part importante de proportionnelle. Parce que qu'est-ce qui se passe pour Pedro Sanchez en Espagne ? C'est un bon chef du gouvernement espagnol, d'ailleurs très pro-européen, mais ça fait des mois qu'il n'arrive pas à avancer, parce qu'il n'arrive pas à avoir une majorité qui lui permet de passer des décisions en Espagne. Donc, en dehors de sortir Franco du monument qui lui était réservé en Espagne, il n'a pas pu faire grand-chose, Pedro Sanchez. Et ça devient un cercle vicieux. C'est-à-dire que l'extrême droite a beau jeu de dire « Ah, regardez, il n'a rien fait » dans un moment où il n'a pas de majorité. Je pense qu'il faut qu'on soit très attentif à ça, mais très attentif à cette poussée populiste, mais aussi à ce recul. Regardez ce qui s'est passé en Italie. Matteo Salvini s'est cru le plus fort. Il y a eu une espèce d'hubris du chef de la Ligue. Il a déclenché lui-même un phénomène en disant « Je sors du gouvernement et comme ça, il y aura des élections ». Les Italiens, qui sont un peuple profondément politique, avec une culture politique très forte, se sont réveillés en se disant « Ah non, merci, on va faire autrement ». »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 10:39
Question 160Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Donc, pour vous non plus, le voile n'est pas souhaitable dans la société française ?
Réponse à côté
Mais ça ne me regarde pas, ce que les femmes mettent sur leur tête. Ça ne me regarde pas et je dirais même que ça ne m'intéresse pas, puisque la loi leur permet de le faire. Moi, je suis féministe. La liberté, le libre arbitre des femmes, c'est ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si une femme peut sortir dans la rue aujourd'hui, dans certains quartiers, en n'étant pas voilée, sans être harcelée. Ça, c'est une vraie question et c'est la question qui doit concerner les hommes et les femmes politiques, ceux qui sont en responsabilité.
« Mais ça ne me regarde pas, ce que les femmes mettent sur leur tête. Ça ne me regarde pas et je dirais même que ça ne m'intéresse pas, puisque la loi leur permet de le faire. Moi, je suis féministe. La liberté, le libre arbitre des femmes, c'est ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si une femme peut sortir dans la rue aujourd'hui, dans certains quartiers, en n'étant pas voilée, sans être harcelée. Ça, c'est une vraie question et c'est la question qui doit concerner les hommes et les femmes politiques, ceux qui sont en responsabilité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 5:32
Question 161Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"
pourriez réagir toute seule ?
Réponse à côté
Mais ça, c'est la raison. Pour l'instant, la mondialisation heureuse, les gens, je veux dire, ils ne la voient pas tous les jours. Donc qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qu'on va faire ?
« Mais ça, c'est la raison. Pour l'instant, la mondialisation heureuse, les gens, je veux dire, ils ne la voient pas tous les jours. Donc qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qu'on va faire ? »
France Inter — Questions politiques · Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"Vérifier à 35:31
Question 162Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"
On en est à croiser les doigts, Nathalie Loiseau ?
Réponse à côté
Mais ça, c'est la raison. Pour l'instant, la mondialisation heureuse, les gens, je veux dire, ils ne la voient pas tous les jours. Donc qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qu'on va faire ?
« Mais ça, c'est la raison. Pour l'instant, la mondialisation heureuse, les gens, je veux dire, ils ne la voient pas tous les jours. Donc qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qu'on va faire ? »
France Inter — Questions politiques · Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"Vérifier à 35:31
Question 163Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"
Cette impatience, cette envie de comprendre, justement, pour répondre à la peur ?
Réponse à côté
La dernière fois, on nous a dit qu'on s'était arrêté, c'était des experts. Je suis totalement d'accord. Donc il n'y a pas simplement des dundes qui imaginent que tout va mal.
« La dernière fois, on nous a dit qu'on s'était arrêté, c'était des experts. Je suis totalement d'accord. Donc il n'y a pas simplement des dundes qui imaginent que tout va mal. »
France Inter — Questions politiques · Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"Vérifier à 12:20
Question 164Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"
Mais l'impatience de nombreux citoyens, Nathalie Loiseau, elle peut être légitime ?
Réponse à côté
La dernière fois, on nous a dit qu'on s'était arrêté, c'était des experts. Je suis totalement d'accord. Donc il n'y a pas simplement des dundes qui imaginent que tout va mal.
« La dernière fois, on nous a dit qu'on s'était arrêté, c'était des experts. Je suis totalement d'accord. Donc il n'y a pas simplement des dundes qui imaginent que tout va mal. »
France Inter — Questions politiques · Nathalie Loiseau : "Christophe Castaner a dit ce qu'il savait au moment où il le savait"Vérifier à 12:20
Question 165Nathalie Loiseau : "Le bilan carbone des échanges commerciaux est préoccupant, que ce soit avec ou sans taxes"
et le bilan carbone justement de ces échanges en hausse il n'est pas trop préoccupant ?
Réponse à côté
oui bonjour j'espère que je ne vais pas trop bafouiller voilà Madame Loiseau le gouvernement que vous soutenez au niveau de l'Assemblée nationale appelle toujours les citoyens à se serrer davantage la ceinture que ce soit sur le dossier d'animalisation des chômeurs ou sur la question des retraites par contre François de Rugy le ministre de la transition écologique qui a de façon éhontée dépensé un certain millier d'argent au niveau des caisses de l'Etat lui n'est toujours pas inquiété comment vous vous estimez comment vous positionnez sur ces malversations et sur ces dépenses qui devraient effectivement être restituées au centime près
« oui bonjour j'espère que je ne vais pas trop bafouiller voilà Madame Loiseau le gouvernement que vous soutenez au niveau de l'Assemblée nationale appelle toujours les citoyens à se serrer davantage la ceinture que ce soit sur le dossier d'animalisation des chômeurs ou sur la question des retraites par contre François de Rugy le ministre de la transition écologique qui a de façon éhontée dépensé un certain millier d'argent au niveau des caisses de l'Etat lui n'est toujours pas inquiété comment vous vous estimez comment vous positionnez sur ces malversations et sur ces dépenses qui devraient effectivement être restituées au centime près »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Le bilan carbone des échanges commerciaux est préoccupant, que ce soit avec ou sans taxes"Vérifier à 16:55
Question 166Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Donc toute la guerre de campagne, en fait, c'est rien. Ce ne sont que des mots et des postures. Tout le monde se retrouve lundi matin ou un peu plus tard pour travailler ensemble. C'est ça ce que vous nous dites.
Réponse directe
C'est tout sauf des mots et des postures. Enfin, j'espère. J'espère que Yannick Jadot, quand on fera des propositions au Parlement européen pour lutter contre l'urgence climatique, ne sera pas dans des postures en disant si ce n'est pas moi, je dis non.
« C'est tout sauf des mots et des postures. Enfin, j'espère. J'espère que Yannick Jadot, quand on fera des propositions au Parlement européen pour lutter contre l'urgence climatique, ne sera pas dans des postures en disant si ce n'est pas moi, je dis non. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 10:17
Question 167Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Merci Philippe pour cette intervention. J'ajoute celle de Céline. J'ai voté pour le président. Il m'a déçu niveau environnement. Donc, je ne voterai pas pour en marge. Je n'ai plus confiance car ils n'ont pas respecté leurs engagements. Je voterai Europe Écologie Les Verts. Voilà ce qu'on nous dit également au standard. Nathalie Loiseau sur l'absence de sincérité de cette liste et de ses engagements en matière d'écologie et d'environnement. Quelle est votre réponse ?
Réponse directe
Eh bien, la différence de Philippe, moi, je ne travaille pas dans la communication. Et peut-être que je ne suis pas une très bonne communicante, mais moi, je suis dans la sincérité. Moi, si je fais de la politique, c'est pour permettre à mes enfants de vivre sur une planète habitable. Et je suis désolée, mais depuis deux ans, on a mis fin à l'exploitation et à l'exploration des hydrocarbures en France. On est le seul pays européen à l'avoir fait. Depuis deux ans, on aide à la conversion vers les voitures propres. On aide à la conversion vers les chaudières propres. On met beaucoup d'argent et je pense qu'on devra en mettre encore davantage dans l'isolation thermique des logements. Simplemen…
« Eh bien, la différence de Philippe, moi, je ne travaille pas dans la communication. Et peut-être que je ne suis pas une très bonne communicante, mais moi, je suis dans la sincérité. Moi, si je fais de la politique, c'est pour permettre à mes enfants de vivre sur une planète habitable. Et je suis désolée, mais depuis deux ans, on a mis fin à l'exploitation et à l'exploration des hydrocarbures en France. On est le seul pays européen à l'avoir fait. Depuis deux ans, on aide à la conversion vers les voitures propres. On aide à la conversion vers les chaudières propres. On met beaucoup d'argent et je pense qu'on devra en mettre encore davantage dans l'isolation thermique des logements. Simplement, si on veut aller plus loin, il faut aussi le faire au niveau européen. La taxation du kérosène, par exemple, elle est indispensable, mais elle est infaisable dans un seul pays, parce qu'elle créerait une concurrence déloyale entre les compagnies aériennes. Il faut la faire, cette taxation du kérosène, il faut la faire au niveau européen. La taxe carbone à l'entrée sur le marché, on ne va pas le faire au niveau national. Il n'y a que le Rassemblement national qui pense qu'on va fermer les frontières, sortir de l'Union européenne et s'en sortir mieux comme ça. Mais il faut la faire au niveau européen. Avec tout ça, c'est des mesures. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 21:22
Question 168Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Yannick Jadot, ici même, à ce micro hier, Nathalie Loiseau, voyez votre tardif verdissement comme de l'opportunisme politique de fin de campagne, afin d'aller assécher non pas des marées, mais un certain nombre de réserves électorales, notamment chez les Verts. Et il vous renvoie systématiquement aux deux premières années de bilan d'Emmanuel Macron en la matière. La conversion à l'écologie, vous avez été touché par la grâce, là ?
Réponse partielle
Les écologistes anciens, en tout cas Yannick Jadot, parce qu'il y a beaucoup d'écologistes que je connais depuis très longtemps, parce qu'en ce qui me concerne, c'est un engagement très ancien. Yannick Jadot, il a une conception patrimoniale de l'écologie. Il pense que l'écologie, c'est dans un seul parti, et que les électeurs qui se préoccupent de la planète lui appartiennent. Il devrait se réjouir qu'il y ait davantage de partis politiques aujourd'hui en Europe et notamment en France qui prennent au sérieux l'urgence climatique. En réalité, il s'en désole. Qu'est-ce que ça a apporté d'avoir Yannick Jadot depuis dix ans au Parlement européen ? Est-ce que l'Europe a fait un bond en avant en…
« Les écologistes anciens, en tout cas Yannick Jadot, parce qu'il y a beaucoup d'écologistes que je connais depuis très longtemps, parce qu'en ce qui me concerne, c'est un engagement très ancien. Yannick Jadot, il a une conception patrimoniale de l'écologie. Il pense que l'écologie, c'est dans un seul parti, et que les électeurs qui se préoccupent de la planète lui appartiennent. Il devrait se réjouir qu'il y ait davantage de partis politiques aujourd'hui en Europe et notamment en France qui prennent au sérieux l'urgence climatique. En réalité, il s'en désole. Qu'est-ce que ça a apporté d'avoir Yannick Jadot depuis dix ans au Parlement européen ? Est-ce que l'Europe a fait un bond en avant en matière écologique ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 9:13Voir 1 autre passage
« Vous le savez bien. Bien sûr, et heureusement qu'on arrive avec une conviction écologique. Il devrait s'en réjouir. Et demain au Parlement européen, on travaillera avec les Verts, on travaillera avec tous ceux qui portent cette urgence climatique et écologique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 9:53
Question 169Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Comment expliquez-vous qu'une fraction importante de l'électorat européen ne croit plus à ce que vous venez de dire et qu'on pourrait dire dans un certain nombre de langues, croit même exactement l'inverse ?
Réponse directe
Parce que très longtemps, très longtemps, des politiques nationaux se sont essuyés les pieds sur l'Europe. Et très longtemps, les partis traditionnels, pour lesquels j'ai évidemment beaucoup plus de sympathie que pour le Rassemblement national, mais ils ont co-géré l'Europe, j'allais dire à la pépère, une espèce d'Europe du statu quo. Or aujourd'hui, tous les défis dont on parle, ce sont des défis pour lesquels il n'y a pas une minute à perdre. L'urgence climatique, on sait que c'est tout de suite...
« Parce que très longtemps, très longtemps, des politiques nationaux se sont essuyés les pieds sur l'Europe. Et très longtemps, les partis traditionnels, pour lesquels j'ai évidemment beaucoup plus de sympathie que pour le Rassemblement national, mais ils ont co-géré l'Europe, j'allais dire à la pépère, une espèce d'Europe du statu quo. Or aujourd'hui, tous les défis dont on parle, ce sont des défis pour lesquels il n'y a pas une minute à perdre. L'urgence climatique, on sait que c'est tout de suite... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 5:39
Question 170Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
C'est vous les écolos, aujourd'hui, en France ?
Réponse à côté
C'est nous qui pouvons peser, c'est nous qui pouvons changer les choses en Europe.
« C'est nous qui pouvons peser, c'est nous qui pouvons changer les choses en Europe. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 6:44
Question 171Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Ils avancent en Europe, vous leur opposez ici en France l'idée d'une Europe progressiste. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse directe
Ça veut dire qu'on n'a pas assez demandé à l'Europe. Ça veut dire qu'on a laissé l'Europe être un grand marché, un espace de paix, tant mieux. Et ça, nous le reconnaissons, nous sommes reconnaissants de cet héritage. Ça, c'est le passé. Mais aujourd'hui, l'Europe est fragile parce qu'elle n'a pas assez traité les injustices sociales à travers le continent, parce qu'en matière fiscale, elle n'a pas avancé d'un millimètre, parce que sur le plan de sa sécurité, elle s'en est remis pendant des décennies aux États-Unis. Et aujourd'hui, il faut se réveiller. L'Amérique de Donald Trump s'intéresse à l'Europe, surtout comme client et surtout en la morcelant. Donc, on n'a pas assez demandé à l'Europ…
« Ça veut dire qu'on n'a pas assez demandé à l'Europe. Ça veut dire qu'on a laissé l'Europe être un grand marché, un espace de paix, tant mieux. Et ça, nous le reconnaissons, nous sommes reconnaissants de cet héritage. Ça, c'est le passé. Mais aujourd'hui, l'Europe est fragile parce qu'elle n'a pas assez traité les injustices sociales à travers le continent, parce qu'en matière fiscale, elle n'a pas avancé d'un millimètre, parce que sur le plan de sa sécurité, elle s'en est remis pendant des décennies aux États-Unis. Et aujourd'hui, il faut se réveiller. L'Amérique de Donald Trump s'intéresse à l'Europe, surtout comme client et surtout en la morcelant. Donc, on n'a pas assez demandé à l'Europe. Et même en matière migratoire, on n'a toujours pas trouvé de solution européenne, parce que les populistes n'en veulent pas. Eux, ils veulent vivre du problème. Donc, une Europe progressiste, c'est une Europe qui fait revenir le progrès en Europe. Le progrès technologique, on a accepté, nos prédécesseurs ont accepté qu'il se passe ailleurs. en imaginant qu'on pouvait encore avoir une grande révolution technologique nationale. Ça n'existe pas. C'est en Europe qu'on aura la révolution technologique du XXIe siècle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 1:46
Question 172Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Il a transmis un message. On se parle souvent. Vous vous parlez souvent, mais vous pouvez vous prévaloir de son soutien ?
Refus explicite
Je ne parle jamais de quelqu'un à la place de cette personne. Jamais. C'est un principe parce que je détesterais qu'on parle à ma place.
« Je ne parle jamais de quelqu'un à la place de cette personne. Jamais. C'est un principe parce que je détesterais qu'on parle à ma place. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 12:50
Question 173Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Vous entendez quand même ces deux auditeurs. Il y en a d'autres, j'aurais pu lire d'autres interventions, notamment sur l'application France Inter, qui ne vous croient pas, Nathalie Loiseau, et qui vous disent que c'est de l'opportunisme ou de la triangulation, comme on dit en cuisine politique. On va mettre un pied chez les verts, comme ça on affaiblit les verts. On va mettre un pied du côté de l'écologie, comme ça on rapatrie l'écologie chez nous. Est-ce que vous l'entendez, ça ?
Réponse directe
C'est de la défiance vis-à-vis de toute la classe politique. Et s'il n'y avait pas de la défiance vis-à-vis de toute la classe politique, il n'y aurait pas aujourd'hui un taux d'abstention annoncé aussi élevé. Je le déplore. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas un coup vers les verts, un coup ailleurs. C'est qu'aujourd'hui, on a sur notre liste des écologistes convaincus, engagés, et j'en fais partie. Pascal Canfin en est un, Pascal Durand en est un, Daniel Cohn-Bendit nous soutient, mais j'en fais partie. Moi, c'est la raison pour laquelle je suis dans cette campagne. C'est pour porter cette urgence climatique. Et à la différence d'Europe Écologie-Les Verts, je suis désolée, mais no…
« C'est de la défiance vis-à-vis de toute la classe politique. Et s'il n'y avait pas de la défiance vis-à-vis de toute la classe politique, il n'y aurait pas aujourd'hui un taux d'abstention annoncé aussi élevé. Je le déplore. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas un coup vers les verts, un coup ailleurs. C'est qu'aujourd'hui, on a sur notre liste des écologistes convaincus, engagés, et j'en fais partie. Pascal Canfin en est un, Pascal Durand en est un, Daniel Cohn-Bendit nous soutient, mais j'en fais partie. Moi, c'est la raison pour laquelle je suis dans cette campagne. C'est pour porter cette urgence climatique. Et à la différence d'Europe Écologie-Les Verts, je suis désolée, mais nous allons pouvoir peser au Parlement européen. C'est sympathique d'avoir bonne conscience en se disant, je vote pour quelqu'un qui me ressemble. Mais si ce quelqu'un, il bruise quelque part au coin du Parlement européen et qu'il ne réunit aucune majorité, à quoi ça sert ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 22:53
Question 174Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
C'est là-dessus que vous voulez agir, ou c'est le levier que vous voulez mobiliser si le verbe jouer ne vous plaît pas ?
Réponse directe
Ah il ne me plaît pas du tout, parce que ce qui se passe en Europe aujourd'hui, ce n'est pas du tout un jeu. Quand vous avez de l'homophobie qui monte, quand vous avez de l'antisémitisme qui monte, quand vous avez de la xénophobie et du racisme qui monte, quand vous avez de l'autoritarisme qui monte, quand vous avez les libertés menacées, ce n'est pas un jeu Nicolas Demorand. Alors on peut continuer à faire comme avant, on peut dire qu'on n'a rien vu, rien compris, rien appris de l'histoire. Moi c'est un combat, oui je le mène, parce que je nomme l'ennemi, parce que cet ennemi il peut nous miner de l'intérieur, et on peut se réveiller demain, et il sera trop tard.
« Ah il ne me plaît pas du tout, parce que ce qui se passe en Europe aujourd'hui, ce n'est pas du tout un jeu. Quand vous avez de l'homophobie qui monte, quand vous avez de l'antisémitisme qui monte, quand vous avez de la xénophobie et du racisme qui monte, quand vous avez de l'autoritarisme qui monte, quand vous avez les libertés menacées, ce n'est pas un jeu Nicolas Demorand. Alors on peut continuer à faire comme avant, on peut dire qu'on n'a rien vu, rien compris, rien appris de l'histoire. Moi c'est un combat, oui je le mène, parce que je nomme l'ennemi, parce que cet ennemi il peut nous miner de l'intérieur, et on peut se réveiller demain, et il sera trop tard. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 17:20
Question 175Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"
Vous avez l'impression, Françoise, qu'on vous a volé cette campagne ?
Réponse à côté
Il y a 34 listes qui se présentent aux élections européennes. Il y a des débats tous les soirs. On ne peut pas dire que quiconque vole la campagne. Mais est-ce qu'on doit fermer les yeux sur le danger de la montée des extrêmes droites en Europe ? Est-ce qu'on doit ne rien dire et faire comme si de rien n'était ? Quand ces extrêmes droites sont les marionnettes de Vladimir Poutine ? Quand M. Badin parade à Paris en disant « je veux atomiser l'Union Européenne » et « je soutiens Marine Le Pen », il faut se boucher les yeux et les oreilles ? Il ne faut pas le dénoncer ? Mais Nicolas Demorand, ce n'est pas un jeu. Moi je suis très sérieuse.
« Il y a 34 listes qui se présentent aux élections européennes. Il y a des débats tous les soirs. On ne peut pas dire que quiconque vole la campagne. Mais est-ce qu'on doit fermer les yeux sur le danger de la montée des extrêmes droites en Europe ? Est-ce qu'on doit ne rien dire et faire comme si de rien n'était ? Quand ces extrêmes droites sont les marionnettes de Vladimir Poutine ? Quand M. Badin parade à Paris en disant « je veux atomiser l'Union Européenne » et « je soutiens Marine Le Pen », il faut se boucher les yeux et les oreilles ? Il ne faut pas le dénoncer ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 16:17Voir 1 autre passage
« Mais Nicolas Demorand, ce n'est pas un jeu. Moi je suis très sérieuse. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau : "Pour lutter contre le changement climatique, il faut un investissement européen massif"Vérifier à 17:11
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22
Voir 2 autres passages
« Gérard Arrault, sur la façon dont les Européens vont se comporter, et notamment les outils qui sont à leur disposition, d'abord sur une question de principe. Vous avez la France qui a réagi assez fortement, Emmanuel Macron qui a demandé l'activation de ce qu'on appelle cet outil coercition. Dans le même temps, vous avez le porte-parole de la Commission européenne qui dit préférer, je cite, le dialogue à l'escalade, le chancelier allemand Friedrich Merz qui lui explique que lui, que la France souhaite parfois réagir de façon plus ferme que l'Allemagne. Est-ce qu'une fois encore, on va avoir 27 États membres qui en fait vont réagir selon leurs intérêts et donc pas d'une seule et même voie pour condamner ce qui est en train de se passer ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 8:05
« Gérard Arrault, Nathalie Loiseau dit à l'instant « L'OTAN en soins palliatifs ». Emmanuel Macron, jadis disait en état de mort cérébrale. Vous avez eu cette expression dans les colonnes du point. Vous parlez d'une révolution trumpienne. Au bout d'un an du Trump 2, comment est-ce que vous caractérisez le moment qu'on est en train de vivre ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 1:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Si le détroit d'Hormuz, qui était ouvert avant que Donald Trump d'entrer en guerre, rouvre, c'est un soulagement pour tout le monde, et notamment pour les Européens. Mais en effet, quand on dit que Donald Trump aime mettre la pression, sur qui ? Parce que sur les Iraniens, ça n'a pas marché. La plus grande puissance militaire du monde, sans vision stratégique, n'arrive pas à mettre la pression sur l'Iran. N'arrive pas non plus à mettre la pression sur Xi Jinping. Et la Chine, on se souvient du voyage à Pékin, qui n'était pas un voyage très glorieux, ne met pas la pression sur Poutine. Donc oui, soulagement que le détroit d'Hormuz peut-être rouvre, y compris dans des conditions pas tout à fait propres, au sens où si les Iraniens touchent une forme de droit de péage, c'est quand même moins bien qu'avant. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 45 observations51 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est donner envie à Donald Trump d'écouter les Européens. C'est la même chose avec le G7 à Evian, c'est se dire que c'est une occasion pour les Européens et le Canada de parler à Donald Trump. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« C'est donner envie à Donald Trump d'écouter les Européens. C'est la même chose avec le G7 à Evian, c'est se dire que c'est une occasion pour les Européens et le Canada de parler à Donald Trump. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:23
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03Voir 2 autres passages
« On vit, on termine une année d'humiliation. Ça a commencé avec le sommet de l'OTAN en juin. Vous vous souvenez de Marc Rutte qui appelait... Le patron de l'OTAN. Le patron de l'OTAN, oui, qui appelait... Enfin, le patron, le secrétaire général, si c'était le patron. Oui. Non, l'employé... C'était Donald Trump, le patron de l'OTAN. ...qui appelait Donald Trump papa. Ensuite, vous avez Ursula von der Leyen qui va signer un accord commercial déséquilibré au profit des États-Unis. Elle va dans un golf qui appartient à Donald Trump et elle fait le signe du pouce levé pour dire que c'est un super accord. C'est un super accord pour les États-Unis. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 16:16
« Écoutez, c'est un pogrom, c'est une chasse aux juifs en Europe, à côté de la maison d'Anne Franck à Amsterdam. Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte de cette abomination, cette indécence, c'est insupportable. Et je voudrais que tous les dirigeants européens, mais aussi tous les responsables politiques européens français, sans exception, prennent conscience que l'antisémitisme, il n'est pas résiduel. Il est en train de revenir et qu'il faut le combattre. Nous qui sommes le continent qui avons... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées5 mars 2018 au 17 juin 2026 · 36 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03Voir 2 autres passages
« N'aurait pas le droit. Tout simplement de confisquer les avoirs, les guerres que russes. C'est l'Ukraine, si elle les possédait, aurait le droit de confisquer les avoirs russes, parce que l'Ukraine a été agressée. Ce que nous proposons, c'est de faire une avance à l'Ukraine sur les dommages de guerre que lui devra la Russie et qui seront décidés par une juridiction internationale. Donc là, il n'y aurait pas de poursuite possible. Dans 5 ans, dans 10 ans, ce que nous proposons, c'est d'avancer cet argent, parce que c'est maintenant que l'Ukraine en a besoin, beaucoup plus que dans 10 ans. Juridiquement, c'est solide, financièrement c'est solide. La Belgique nous dit « Soyez solidaires si jamais nous sommes poursuivis ». Pour ça, il faut l'entendre. Et c'est une décision qu'il faut prendre tous ensemble. Mais la Belgique dit aussi « Ça n'aide pas le plan de paix de Donald Trump ». Et là, ça montre qu'il y a d'autres types de pressions. Et je ne voudrais pas qu'une logique comptable nous empêche d'être au rendez-vous de l'histoire. Et c'est un peu ce qui se passe en Europe aujourd'hui. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 9:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 39 observations47 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Si le détroit d'Hormuz, qui était ouvert avant que Donald Trump d'entrer en guerre, rouvre, c'est un soulagement pour tout le monde, et notamment pour les Européens. Mais en effet, quand on dit que Donald Trump aime mettre la pression, sur qui ? Parce que sur les Iraniens, ça n'a pas marché. La plus grande puissance militaire du monde, sans vision stratégique, n'arrive pas à mettre la pression sur l'Iran. N'arrive pas non plus à mettre la pression sur Xi Jinping. Et la Chine, on se souvient du voyage à Pékin, qui n'était pas un voyage très glorieux, ne met pas la pression sur Poutine. Donc oui, soulagement que le détroit d'Hormuz peut-être rouvre, y compris dans des conditions pas tout à fait propres, au sens où si les Iraniens touchent une forme de droit de péage, c'est quand même moins bien qu'avant. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 22 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22Voir 2 autres passages
« Gérard Rao, il faut, et on va parler bien sûr de ce que peuvent faire les Européens en termes de riposte, mais parler de ce qui est encore arrivé de cette dernière minute, cette nuit, avec une impression d'un Donald Trump quasiment en roue libre, interrogé sur le fait que la France ne veut pas participer à ce fameux Conseil de la paix. Il parle de ces 200% de taxes et dit de toute façon, Emmanuel Macron, il sera bientôt plus au pouvoir. Donald Trump, qui sur son réseau social, décide de publier lui-même un message qu'Emmanuel Macron lui a écrit, lui disant « Bon, Donald, autant je te comprends sur l'Iran et sur la Syrie, autant sur le Groenland, on n'est pas d'accord. » C'est cette impression d'être une sorte de président américain qui est en roue libre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 4:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 juin 2018 au 12 déc. 2025 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« N'aurait pas le droit. Tout simplement de confisquer les avoirs, les guerres que russes. C'est l'Ukraine, si elle les possédait, aurait le droit de confisquer les avoirs russes, parce que l'Ukraine a été agressée. Ce que nous proposons, c'est de faire une avance à l'Ukraine sur les dommages de guerre que lui devra la Russie et qui seront décidés par une juridiction internationale. Donc là, il n'y aurait pas de poursuite possible. Dans 5 ans, dans 10 ans, ce que nous proposons, c'est d'avancer cet argent, parce que c'est maintenant que l'Ukraine en a besoin, beaucoup plus que dans 10 ans. Juridiquement, c'est solide, financièrement c'est solide. La Belgique nous dit « Soyez solidaires si jamais nous sommes poursuivis ». Pour ça, il faut l'entendre. Et c'est une décision qu'il faut prendre tous ensemble. Mais la Belgique dit aussi « Ça n'aide pas le plan de paix de Donald Trump ». Et là, ça montre qu'il y a d'autres types de pressions. Et je ne voudrais pas qu'une logique comptable nous empêche d'être au rendez-vous de l'histoire. Et c'est un peu ce qui se passe en Europe aujourd'hui. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 9:16Voir 2 autres passages
« L'effet stressant, c'est quand vous répliquez sur quelque chose qui ne vous plaît pas en espérant de terminer la conversation et qu'en fait, vous donnez un écho énorme à cette conversation. Donc grâce à lui, j'ai eu un million de gens qui ont vu mes postes. Donc merci Elon Musk. Merci Elon Musk. Et s'il veut répondre au prochain, c'est avec plaisir. Alors, ce que je lui ai dit aussi, pas lui, je pense que c'est un de ses trolls, c'est l'homme le plus riche du monde. C'est pas lui qui tweet vraiment. Quand je tweet, c'est moi. Mais quand c'est lui, je crois que ça n'est pas lui. Je lui ai rappelé que le jour où il sera élu deux fois de suite par des millions de ses concitoyens, peut-être qu'il pourra avoir autre chose que des opinions personnelles. Et que même ce jour-là, il faudra qu'il respecte la loi européenne. Et l'amende que la Commission lui a infligée, c'est simplement parce que X a violé le droit européen. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 14:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ce torchon qui met en colère et qui n'est pas un plan de paix, qui est un plan de business entre les Etats-Unis et la Russie. Il faut dire les choses comme elles sont. Décider à la place des Ukrainiens. Si les Ukrainiens sont prêts à faire des concessions territoriales, qui sommes-nous pour leur dire de ne pas le faire ? Une zone démilitarisée peut stabiliser les choses, à condition que les garanties de sécurité pour l'Ukraine soient extraordinairement solides. Parce qu'on se souvient de tout ce qu'on a fait. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Et je vais vous redire, est-ce que les colons étaient tous des criminels ? La réponse est non. Mais il y a eu des crimes horribles commis pendant la colonisation. Et, si vous me permettez, la grande différence de l'Europe avec le reste du monde aujourd'hui, c'est qu'elle est sortie de sa logique impériale, là où les Etats-Unis, la Russie, la Chine y sont revenus. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 20:06
« Elle n'hésite pas à frapper des cibles militaires ou énergétiques en Russie. La Russie est dotée de l'arme nucléaire, ça n'a pas découragé l'Ukraine et l'Ukraine n'a pas pris le feu nucléaire. La dissuasion nucléaire, c'est une partie importante de notre dissuasion et j'y suis très attachée. Mais ça n'est pas une raison suffisante. Imaginez demain, et c'est le scénario qui fait peur à tous les Européens, en tout cas auquel il faut se préparer, imaginez quelque chose en Estonie ou en Lettonie qui ressemble à ce qui s'est passé dans le Donbass. C'est-à-dire des hommes en armes mais sans uniforme qui viennent et qui vont être salués par quelques russophones dûment payés pour les accueillir avec des drapeaux russes. On dira que ce n'est pas l'armée russe, on dira que les gens sont contents de les accueillir, mais il y aura des troupes en réalité russes dans un pays de l'OTAN. Et là qu'est-ce qu'on fait ? On reste les bras croisés, on dit à Vladimir Poutine mais bien sûr, mais je vous en prie, ça ça ressemble aux Sudètes, ça ça ressemble à la Pologne et ça ressemble à ce qui nous a mené. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 juin 2018 au 12 déc. 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Non. Pas aujourd'hui. Non. C'est un partenaire. Mais parce que Donald Trump n'a pas d'allié. Si lui-même considérait qu'il y a un pays dans le monde avec lequel il est allié, on pourrait avoir cette discussion. Mais c'est quelqu'un qui fonctionne en partenaire de court terme. Je ne parle pas de sa vie privée. Je parle de partenaire commerciaux, de partenaire de golf, de partenaire pour des accords de paix. Non mais je parle de l'OTAN quand même, qui existe depuis 1949. Alors il y a une alliance militaire qui est importante, qu'il faut qu'on européanise vite. Il y a ce débat aujourd'hui. Certains nombres de pays européens disent que si on européanise trop vite l'OTAN, ça donnera un prétexte aux États-Unis pour retirer des troupes. Mais ce qui serait plus grave, c'est de ne pas bouger. C'est cet immobilisme qui est un peu la marque de l'Europe en ce moment et qui ferait qu'un matin, on se réveillerait avec des troupes qui s'en vont. C'est déjà le cas en Roumanie, où heureusement d'ailleurs la France les remplace. Et on ne serait pas prêt à prendre la relève. On ne doit pas faire autre chose que l'OTAN. Une alliance militaire qui existe depuis des décennies, ça ne se remplace pas en un claquement de doigts. Mais il faut que les Européens investissent l'OTAN et puissent se dire quand les Américains sont avec nous, tant mieux, c'est la cerise sur le gâteau. Mais quand ils ne sont pas avec nous, on tient la route quand même. Là où Donald Trump n'a pas tort, et je voudrais qu'on lui donne tort, c'est qu'aujourd'hui ils ne voient pas une puissance. Les Européens sont faibles ? Ils sont faibles de leur manque de volonté. Ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas. On a tout à fait les moyens d'être beaucoup plus puissants. Mais je ne vois pas, ou je n'entends pas, de dirigeants européens aujourd'hui s'organiser vraiment pour cette puissance. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Bonjour, Jessica. En fait, c'est le moment de l'Europe. Aujourd'hui, l'élection de Donald Trump fait tordre le nez à beaucoup. Mais c'est nous qui avons le choix. Soit on subit, il y aura une forme de scénario catastrophe parce que Donald Trump n'aime pas l'Europe, n'aime pas les Européens. veut imposer des tarifs douaniers aux Européens, veut abandonner plus ou moins l'Ukraine. Soit on agit. Et c'est le moment de se réveiller. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 0:15
« Tolérance zéro. Tolérance zéro au racisme. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 janv. 2019 au 25 mars 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« depuis un an et demi Victor Orban bloque par exemple la facilité européenne pour la paix dans ce qu'elle peut faire pour l'Ukraine depuis un an et demi Orban dit pas d'armes à l'Ukraine donc ça y est on a compris mais il pense qu'on ne peut pas faire sans lui or on peut très bien faire avec tous ceux dans l'Union Européenne qui le souhaitent plus les Britanniques plus les Norvégiens plus sans doute les Canadiens qui le demandent »
BFM Business — La grande interview · Nathalie Loiseau, députée européenne Renew et ancienne ministre des Affaires européennes – 25/03Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas de questionnement. Ce match doit avoir lieu. On ne va pas capituler devant des violents, des haineux, des intolérants. Il faut que ce match ait lieu. Évidemment, dans des conditions de sécurité renforcées. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 8:07
« Le problème, c'est que même si elle se met sur pied de guerre aujourd'hui, ce qui ne semble pas être le cas, c'est que le produit de cette mobilisation, il ne sera sur le terrain que dans six mois, un an, un an et demi. Donc, il ne faut pas se leurrer. La situation de l'année 2024 va être une situation très difficile pour l'armée ukrainienne. C'est une guerre de position. La guerre de position, qu'est-ce qui définit une guerre de position ? C'est les effectifs, l'artillerie. Les Russes ont plus de soldats et beaucoup plus de canons que les Ukrainiens. Alors, sans doute, ne progresseront-ils que de quelques kilomètres, ça est là. Mais ça va être une année difficile. Et il faut le comprendre, les Ukrainiens sont fatigués. Il y a... Vous savez, je donne souvent comparaison. Nous sommes comme en 1916, à la fin de l'année 1916. À la fin de l'année 1916, Joffre a été limogé. C'est ce qui a été le cas du chef d'état-major ukrainien. Et l'Union sacrée s'est rompue. C'est un peu ce qui se passe à Kiev. C'est un moment difficile. Mais bon, les Ukrainiens sont courageux et résistent. Et de nouveau, maintenant, il faut que les Européens montent un petit peu en gamme dans leur soutien à l'Ukraine. Parce que, de nouveau, novembre, l'élection de Trump, c'est une possibilité. Et là, ça changerait le jeu entièrement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:35
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 6:58
« Budapest, le mémoire de Budapest, on a dit « personne ne touchera aux frontières de l'Ukraine ». On a vu. Les accords de Minsk, 2015, on a dit « on est au-dessus de votre épaule, ne vous inquiétez pas ». On a vu. Les Ukrainiens, et nous-mêmes, ne pouvons pas bâcler une paix, qui ne serait qu'un moment pour la Russie, pour reprendre ses forces et continuer ensuite. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 4:19
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03
« Je ne sais plus parce que quand je regarde le parti socialiste, qui fait donc partie de la majorité, puisqu'il a voté pour le budget, pour le PLFSS, honnêtement, je me mets à la place des Français, c'est incompréhensible les votes de certains. Moi ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une cohérence... »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 18:21
« Budapest, le mémoire de Budapest, on a dit « personne ne touchera aux frontières de l'Ukraine ». On a vu. Les accords de Minsk, 2015, on a dit « on est au-dessus de votre épaule, ne vous inquiétez pas ». On a vu. Les Ukrainiens, et nous-mêmes, ne pouvons pas bâcler une paix, qui ne serait qu'un moment pour la Russie, pour reprendre ses forces et continuer ensuite. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 4:19
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 11:56