Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
26 févr. 2018 au 17 juin 2026
Questions
243
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 243 questions évaluables
Réponse directe
73
Réponse partielle
44
Réponse à côté
122
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 243
Question 126Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
L'inflation frôle les 5% en France et du jamais vu depuis la fin des années 70. C'est la crise énergétique et c'est évidemment la guerre en Ukraine. Qu'est-ce qui attend les Français ?
Réponse à côté
Alors, je n'ai pas de boule de cristal. Vous avez raison de dire que l'inflation est due à un certain nombre de facteurs et que l'invasion russe de l'Ukraine fait partie de ces facteurs.
« Alors, je n'ai pas de boule de cristal. Vous avez raison de dire que l'inflation est due à un certain nombre de facteurs et que l'invasion russe de l'Ukraine fait partie de ces facteurs. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 22:20
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées26 févr. 2018 au 17 juin 2026 · 81 observations92 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 127Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Le premier gouvernement d'Elisabeth Borne a été dévoilé hier, donc parité parfaite. 15 membres de ce gouvernement faisaient déjà partie de l'ancienne équipe, la plupart des poids lourds sont restés. Est-ce que vous y voyez le virage, le changement, la renaissance promise par Emmanuel Macron ?
Réponse partielle
Je crois qu'il y a à la fois des piliers de l'ancien gouvernement qui restent dans un moment où les choses ne sont pas faciles, où il faut avoir de l'expérience, je pense notamment évidemment à Bruno Le Maire, et puis aussi des visages nouveaux, parfois inattendus. Donc c'est un mélange de continuité et d'ouverture à des profils très différents. Moi, je voudrais, si vous le voulez bien, commencer par rendre hommage à Florence Parly, parce que j'étais hier à sa passation de pouvoir avec Sébastien Lecornu. Je l'ai connue quand j'étais au gouvernement. J'ai continué à beaucoup travailler avec elle sur la défense européenne depuis bientôt trois ans. Ça a été une ministre exceptionnelle par le t…
« Je crois qu'il y a à la fois des piliers de l'ancien gouvernement qui restent dans un moment où les choses ne sont pas faciles, où il faut avoir de l'expérience, je pense notamment évidemment à Bruno Le Maire, et puis aussi des visages nouveaux, parfois inattendus. Donc c'est un mélange de continuité et d'ouverture à des profils très différents. Moi, je voudrais, si vous le voulez bien, commencer par rendre hommage à Florence Parly, parce que j'étais hier à sa passation de pouvoir avec Sébastien Lecornu. Je l'ai connue quand j'étais au gouvernement. J'ai continué à beaucoup travailler avec elle sur la défense européenne depuis bientôt trois ans. Ça a été une ministre exceptionnelle par le travail accompli et aussi par la discrétion. Et au moment où elle part, je veux lui donner, lui tirer un coup de chapeau. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 0:40
Question 128Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
La Banque Centrale Européenne va augmenter ses taux directeurs. Forte inflation, faible croissance. On sait faire ça ?
Réponse à côté
Et en même temps, baisse du chômage. En même temps, des entreprises qui cherchent à recruter. Donc, il y a des fondamentaux qui sont bons. Il y a une inflation qui vient de l'importation de matières premières qui sont plus chères.
« Et en même temps, baisse du chômage. En même temps, des entreprises qui cherchent à recruter. Donc, il y a des fondamentaux qui sont bons. Il y a une inflation qui vient de l'importation de matières premières qui sont plus chères. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 22:44
Question 129Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
Vous dites qu'il faut revenir sur cette réforme ?
Réponse à côté
Non, je dis simplement que dans ce métier, il y a des gens exceptionnels qui servent notre pays et nos compatriotes de manière exceptionnelle, que c'est un métier qui s'apprend sur le terrain.
« Non, je dis simplement que dans ce métier, il y a des gens exceptionnels qui servent notre pays et nos compatriotes de manière exceptionnelle, que c'est un métier qui s'apprend sur le terrain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 13:32
Question 130Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau
On sait piloter cette situation ?
Réponse à côté
Et en même temps, baisse du chômage. En même temps, des entreprises qui cherchent à recruter. Donc, il y a des fondamentaux qui sont bons. Il y a une inflation qui vient de l'importation de matières premières qui sont plus chères.
« Et en même temps, baisse du chômage. En même temps, des entreprises qui cherchent à recruter. Donc, il y a des fondamentaux qui sont bons. Il y a une inflation qui vient de l'importation de matières premières qui sont plus chères. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Nouveau gouvernement, grève des diplomates et guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Nathalie LoiseauVérifier à 22:44
Question 131Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"
Des Européens ou des Français ?
Réponse directe
D'abord, je trouve que c'est assez étrange de bâtisser ça, le serment de Strasbourg. Je trouve ça d'une prétention extraordinaire. Parce que généralement, quand on prête un serment, c'est à plusieurs. C'est le serment du jeu de paume. Là, c'est le président qui se prête serment à lui-même. Je trouve que c'est tellement français. Il n'a pas dit « Je prête serment avec tous les jeunes, tous les gens qui ont participé à cette convention sur l'avenir de l'Europe. » On ne quittera pas le Parlement de Strasbourg tant qu'on n'aura pas une réforme des traités. Non, c'est « Je me jure à moi-même de parvenir à mes fins. » Là, quand même, déjà, je trouve ça d'une prétention incroyable. Deuxième chose,…
« D'abord, je trouve que c'est assez étrange de bâtisser ça, le serment de Strasbourg. Je trouve ça d'une prétention extraordinaire. Parce que généralement, quand on prête un serment, c'est à plusieurs. C'est le serment du jeu de paume. Là, c'est le président qui se prête serment à lui-même. Je trouve que c'est tellement français. Il n'a pas dit « Je prête serment avec tous les jeunes, tous les gens qui ont participé à cette convention sur l'avenir de l'Europe. » On ne quittera pas le Parlement de Strasbourg tant qu'on n'aura pas une réforme des traités. Non, c'est « Je me jure à moi-même de parvenir à mes fins. » Là, quand même, déjà, je trouve ça d'une prétention incroyable. Deuxième chose, je pense que c'était vraiment un discours qui n'était pas à destination des Européens, qui était vraiment, et là vous avez mille fois raison, à destination nationale. Pourquoi ? Parce que c'est toutes les vieilles lunes de la diplomatie française qui l'a ressortie. On va en reparler, j'imagine. Donc, la Confédération Européenne de François Mitterrand de 1989 qui sort de la naphtaline pour servir de salle d'attente à l'Ukraine, à la Géorgie, etc. C'est la modification des traités, comme si le fait de passer du jour au lendemain de l'unanimité à la majorité qualifiée, ça allait faire une grande Europe fédérale, et on va peser autant que les États-Unis d'Europe, comme si une réforme institutionnelle était la condition sine qua non de la puissance. Alors que la condition sine qua non de la puissance, c'est la volonté politique. Tout était vraiment à destination d'un public français. D'ailleurs, la réponse a été immédiate, puisque 13 pays, immédiatement, sans compter ceux qui s'en comptent comme la Hongrie et autres, ont envoyé une lettre en disant « Mais on ne touchera pas au traité ». Je veux dire, bravo, quelle réussite le servant de Strasbourg ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"Vérifier à 2:11
Question 132Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"
Oui, il était à destination de qui, Jean Quatremer, ce discours ?
Réponse directe
D'abord, je trouve que c'est assez étrange de bâtisser ça, le serment de Strasbourg. Je trouve ça d'une prétention extraordinaire. Parce que généralement, quand on prête un serment, c'est à plusieurs. C'est le serment du jeu de paume. Là, c'est le président qui se prête serment à lui-même. Je trouve que c'est tellement français. Il n'a pas dit « Je prête serment avec tous les jeunes, tous les gens qui ont participé à cette convention sur l'avenir de l'Europe. » On ne quittera pas le Parlement de Strasbourg tant qu'on n'aura pas une réforme des traités. Non, c'est « Je me jure à moi-même de parvenir à mes fins. » Là, quand même, déjà, je trouve ça d'une prétention incroyable. Deuxième chose,…
« D'abord, je trouve que c'est assez étrange de bâtisser ça, le serment de Strasbourg. Je trouve ça d'une prétention extraordinaire. Parce que généralement, quand on prête un serment, c'est à plusieurs. C'est le serment du jeu de paume. Là, c'est le président qui se prête serment à lui-même. Je trouve que c'est tellement français. Il n'a pas dit « Je prête serment avec tous les jeunes, tous les gens qui ont participé à cette convention sur l'avenir de l'Europe. » On ne quittera pas le Parlement de Strasbourg tant qu'on n'aura pas une réforme des traités. Non, c'est « Je me jure à moi-même de parvenir à mes fins. » Là, quand même, déjà, je trouve ça d'une prétention incroyable. Deuxième chose, je pense que c'était vraiment un discours qui n'était pas à destination des Européens, qui était vraiment, et là vous avez mille fois raison, à destination nationale. Pourquoi ? Parce que c'est toutes les vieilles lunes de la diplomatie française qui l'a ressortie. On va en reparler, j'imagine. Donc, la Confédération Européenne de François Mitterrand de 1989 qui sort de la naphtaline pour servir de salle d'attente à l'Ukraine, à la Géorgie, etc. C'est la modification des traités, comme si le fait de passer du jour au lendemain de l'unanimité à la majorité qualifiée, ça allait faire une grande Europe fédérale, et on va peser autant que les États-Unis d'Europe, comme si une réforme institutionnelle était la condition sine qua non de la puissance. Alors que la condition sine qua non de la puissance, c'est la volonté politique. Tout était vraiment à destination d'un public français. D'ailleurs, la réponse a été immédiate, puisque 13 pays, immédiatement, sans compter ceux qui s'en comptent comme la Hongrie et autres, ont envoyé une lettre en disant « Mais on ne touchera pas au traité ». Je veux dire, bravo, quelle réussite le servant de Strasbourg ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"Vérifier à 2:11
Question 133Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"
La communauté politique européenne, est-ce en soi, vous avez parlé tout de suite de l'Ukraine, Jean Quatremer, mais est-ce en soi une mauvaise idée ?
Réponse directe
Non, c'est une excellente idée parce qu'il faut qu'on ait quelque chose entre l'élargissement pur et simple et la politique étrangère. La politique étrangère de l'Union Européenne, souvent, ça se résume à l'élargissement. Vous disiez tout à l'heure cette idée aujourd'hui ? Oui, elle est bonne dans le sens où il y a des pays comme la Géorgie qui n'ont pas vocation et là, il faut le dire très clairement, autant la Moldavie, par exemple, où l'Ukraine ont vocation à devenir membre de l'Union Européenne, autant la Géorgie qui se trouve dans le Caucase n'a pas vocation comme Israël, par exemple, pourrait avoir vocation à faire partie de cette communauté politique européenne comme la Turquie pourr…
« Non, c'est une excellente idée parce qu'il faut qu'on ait quelque chose entre l'élargissement pur et simple et la politique étrangère. La politique étrangère de l'Union Européenne, souvent, ça se résume à l'élargissement. Vous disiez tout à l'heure »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"Vérifier à 17:41Voir 1 autre passage
« cette idée aujourd'hui ? Oui, elle est bonne dans le sens où il y a des pays comme la Géorgie qui n'ont pas vocation et là, il faut le dire très clairement, autant la Moldavie, par exemple, où l'Ukraine ont vocation à devenir membre de l'Union Européenne, autant la Géorgie qui se trouve dans le Caucase n'a pas vocation comme Israël, par exemple, pourrait avoir vocation à faire partie de cette communauté politique européenne comme la Turquie pourrait avoir vocation à en faire partie voire le Royaume-Uni. C'est une évidence que c'est une bonne idée. Il faut un sas de décompression. Mais je voudrais juste dire à quel point Nathalie Loiseau a raison là sur l'Ukraine, l'honneur qu'elle nous fait, c'est pour ça que je voulais l'interrompre. Vous vous rendez compte que ce pays qui est en guerre vient de remplir un questionnaire de 150 000 pages envoyé par la Commission européenne et ils ont rempli ça en 4 semaines alors que les missiles pleuvent sur eux. C'est pour vous donner l'idée de l'envie de ces pays de participer à cette aventure européenne. Et donc on ne peut pas les faire attendre. Alors quand vous dites que ça va prendre des dizaines d'années... Je n'ai pas dit ça mais je dis que la marche est très haute. La marche est très haute. Je vous rappelle qu'en 1998 quand on a ouvert la négociation d'adhésion avec la Pologne et puis 5 autres pays élargie en 2000 à 4 autres pays on s'est dit que la Pologne il y en a pour au moins 20 ans de négociation. Je dirais la durée de la négociation avec l'Espagne, le Portugal, etc. 6 ans après ils étaient membres. 6 ans après et la Pologne quand on les a fait adhérer tout le monde savait que la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie n'étaient absolument pas prêts. On s'est dit mais ce n'est pas grave ils vont rejoindre l'état de droit ils vont rejoindre l'économie. On a vu que ça ne marchait pas mais qu'en tous les cas on a décidé de faire cet effort pour les accueillir. Ce sera pareil pour l'Ukraine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"Vérifier à 17:58
Question 134Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"
Mais on n'avait pas Confucius à ce micro cette semaine, mais François Hollande, lundi, qui disait que la révision des traités, je le cite, « prend un temps considérable, mobilise les énergies, alors qu'on n'a plus le temps, il vaut mieux faire avancer l'Europe pratiquement sur l'énergie, le climat, la défense, plutôt que de se lancer dans des grands chantiers institutionnels qui n'aboutissent à rien. » Est-ce que ce qui s'est passé sur le Covid, la pandémie, ce qui se passe aujourd'hui sur l'Ukraine, n'est pas la démonstration par A plus B que quand il faut aller vite, l'Europe, c'est aller vite ?
Réponse à côté
D'abord, François Hollande n'est pas le mieux placé pour donner des conseils, vu que pendant son quinquennat, il n'a strictement rien fait. J'avoue que ça fait 35 ans que je suis les questions européennes. Je n'ai jamais vu un quinquennat qui était aussi peu mobilisé sur les questions européennes. Donc les conseils de François Hollande, je pense que tout le monde s'en passera aisément. Deuxième chose, ce qui est assez surprenant dans les propositions d'Emmanuel Macron, c'est qu'il faut modifier les traités. Mais tout le monde a modifié les traités depuis 1957. Je crois qu'on en est à peu près à la dixième modification de traités et réforme, se réforme, se réforme. Mais il faut quand même av…
« D'abord, François Hollande n'est pas le mieux placé pour donner des conseils, vu que pendant son quinquennat, il n'a strictement rien fait. J'avoue que ça fait 35 ans que je suis les questions européennes. Je n'ai jamais vu un quinquennat qui était aussi peu mobilisé sur les questions européennes. Donc les conseils de François Hollande, je pense que tout le monde s'en passera aisément. Deuxième chose, ce qui est assez surprenant dans les propositions d'Emmanuel Macron, c'est qu'il faut modifier les traités. Mais tout le monde a modifié les traités depuis 1957. Je crois qu'on en est à peu près à la dixième modification de traités et réforme, se réforme, se réforme. Mais il faut quand même avoir à l'esprit que la dernière réforme, c'est le fameux traité constitutionnel européen qui reste un traumatisme en France puisqu'on est passé par-dessus le nom en faisant le traité de Lisbonne et c'est resté un vrai traumatisme à gauche, il faut quand même en tenir compte. Ça s'est mal passé parce que ce qu'on a constaté, c'est que les 27 pays, enfin 28 à l'époque, ne voulaient pas davantage de réformes institutionnelles. En réalité, le traité constitutionnel européen gelait l'état de l'Union européenne parce que personne n'avait envie d'aller plus loin. Alors ce qui a été assez curieux dans les propositions d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a oublié une chose, c'est que dans les traités actuels, il y a plein de choses qu'on peut faire. Par exemple, c'est ce qu'on appelle des clauses passerelles. Je suis un peu technique, je suis désolé. Les clauses passerelles, ça permet au Conseil européen et chez l'État de gouvernement de décider à l'unanimité, de passer d'unanimité à la majorité qualifiée. Pas besoin de réunir une grande convention, pas besoin d'une grande ratification des traités. Rien que ça, ça peut être fait du jour au lendemain s'il y a une volonté politique. Deuxième chose, la réduction de la taille de la commission parce que la commission aujourd'hui a 27 commissaires, elle ne sert à rien. La moitié ne font strictement rien et ça nous coûte cher. Ils sont payés 20 000 euros par mois, ça nous coûte très cher. Donc on pourrait réduire la taille de la commission à 15 commissaires comme le prévoyait le traité de Lisbonne. On a suspendu ça à cause du vote négatif des Irlandais en 2008. Du jour au lendemain, s'il y a une volonté politique, on peut faire cette réforme. C'est des petites choses qu'on peut faire sans s'entrer dans ce truc très français. Voilà, on va recevoir la convention à Versailles, il y aura les gardes républicains, etc. Et pas vraiment, je vais laisser mon nom dans l'histoire. On voit Nathalie Loiseau sourire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau - Jean Quatremer : "Tout le monde modifie les traités européens depuis 1957"Vérifier à 6:15
Question 135"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
pourquoi s'en passer ?
Réponse partielle
Alors, tout d'abord, il ne faut pas faire de politique avec la santé. Si le vaccin russe est homologué par l'Agence Européenne du Médicament, pourquoi pas ? Surtout si l'on sait s'il est efficace, s'il est sans danger et si on peut le produire massivement. Pour le moment, on n'a aucune réponse à aucune de ces trois questions. Est-ce qu'il est efficace ? C'est les essais cliniques qui seront vérifiés qui vont nous le dire. Est-ce qu'il est sans danger ? On voit bien aujourd'hui, et depuis le début d'ailleurs, que la population européenne veut être rassurée sur les effets secondaires des vaccins. Il faut que ce travail soit fait. C'est ce que l'Agence Européenne du Médicament est en train de…
« Alors, tout d'abord, il ne faut pas faire de politique avec la santé. Si le vaccin russe est homologué par l'Agence Européenne du Médicament, pourquoi pas ? Surtout si l'on sait s'il est efficace, s'il est sans danger et si on peut le produire massivement. Pour le moment, on n'a aucune réponse à aucune de ces trois questions. Est-ce qu'il est efficace ? C'est les essais cliniques qui seront vérifiés qui vont nous le dire. Est-ce qu'il est sans danger ? On voit bien aujourd'hui, et depuis le début d'ailleurs, que la population européenne veut être rassurée sur les effets secondaires des vaccins. Il faut que ce travail soit fait. C'est ce que l'Agence Européenne du Médicament est en train de faire. Est-ce qu'il peut être produit massivement ? Ce n'est pas le cas pour le moment. Pour le moment, la Russie peine à produire son vaccin. Est-ce qu'il faut l'écarter pour autant ? Sans doute pas. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 13:28
Question 136"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Est-ce qu'ils étaient trop favorables aux labos ou pas ?
Réponse à côté
Il y a plusieurs labos qui ont joué à la transparence. On a les contrats avec Moderna, on les a vus. Les contrats avec Bio-Pfizer, on les a vus. Biotech-Pfizer. Il y a un labo qui continue à ne jamais répondre clairement aux questions qu'on lui pose. Et c'est AstraZeneca.
« Il y a plusieurs labos qui ont joué à la transparence. On a les contrats avec Moderna, on les a vus. Les contrats avec Bio-Pfizer, on les a vus. Biotech-Pfizer. Il y a un labo qui continue à ne jamais répondre clairement aux questions qu'on lui pose. Et c'est AstraZeneca. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 12:10
Question 137"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Mais est-il raisonnable de donner une date ?
Réponse directe
Je crois qu'on a tous, psychologiquement, besoin d'un horizon. Quand on est confronté à une difficulté, moi ça m'est arrivé parfois dans ma vie personnelle, de me dire qu'il y a quelque chose de très compliqué à surmonter, mais dans deux mois, dans trois mois, dans quatre mois, ça ira mieux. Après, ça dépend de beaucoup de choses. Parce qu'il faut aussi que, par exemple, les cafés, les terrasses puissent commencer à s'organiser. On ne rouvre pas d'un claquement de doigts. Si on dit à ceux qui ont des terrasses, vous pouvez envisager de rouvrir début mai, mi-mai. C'est une manière de se dire comment je fais, comment je fais avec mes employés, est-ce que je suis prêt, est-ce que je fais des t…
« Je crois qu'on a tous, psychologiquement, besoin d'un horizon. Quand on est confronté à une difficulté, moi ça m'est arrivé parfois dans ma vie personnelle, de me dire qu'il y a quelque chose de très compliqué à surmonter, mais dans deux mois, dans trois mois, dans quatre mois, ça ira mieux. Après, ça dépend de beaucoup de choses. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 2:02Voir 1 autre passage
« Parce qu'il faut aussi que, par exemple, les cafés, les terrasses puissent commencer à s'organiser. On ne rouvre pas d'un claquement de doigts. Si on dit à ceux qui ont des terrasses, vous pouvez envisager de rouvrir début mai, mi-mai. C'est une manière de se dire comment je fais, comment je fais avec mes employés, est-ce que je suis prêt, est-ce que je fais des travaux. C'est évidemment important. Et puis, ce que l'on peut dire aussi, c'est qu'aujourd'hui, où il y a davantage de vaccins qui sont livrés en Europe, enfin, on peut avoir ces perspectives qu'on n'avait pas dans les moments précédents de montée de l'épidémie. N'empêche qu'aujourd'hui, on est reconfiné, même si le gouvernement ne l'utilise pas ce mot. Écoutez, moi j'ai beaucoup de famille et beaucoup d'amis qui sont au Royaume-Uni. Ce Royaume-Uni qu'on cite parfois en exemple pour le critiquer, parfois en exemple pour applaudir ce qui s'y passe. Le vrai confinement, ça a été une réalité pendant les trois derniers mois au Royaume-Uni. Tout le monde chez soi, toutes les écoles fermées, là encore, tous les magasins non essentiels fermés. Ces magasins non essentiels ne sont même pas encore ouverts, ils le seront mi-avril. Et la perspective pour les terrasses, c'est comme en France, c'est mi-mai. Les mesures de freinage qui ont été annoncées par le Président, ça n'est pas comparable à un confinement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 2:24
Question 138"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Pourquoi en faire une avant, la modifier et échanger à nouveau ?
Réponse directe
Il faut essayer quelque chose et puis si on voit que ça peut être amélioré... Moi, je préfère un gouvernement qui dit que ça pouvait être mieux. On évolue qu'un gouvernement qui est droit dans ses bottes et qui dit que c'est comme ça, c'est pas autrement, on ne veut pas le savoir. Bien sûr qu'on est face à quelque chose de sans précédent. Bien sûr que depuis un an et partout en Europe, permettez-moi de vous le dire, puisque je travaille avec des Européens toute la journée, on ajuste, on hésite, on doute, on interroge. Les élus locaux apportent des idées et des solutions. On essaye de s'adapter à quelque chose qu'on n'a pas connu. Elle avait dit on confine tout le monde à Pâques.
« Il faut essayer quelque chose et puis si on voit que ça peut être amélioré... Moi, je préfère un gouvernement qui dit que ça pouvait être mieux. On évolue qu'un gouvernement qui est droit dans ses bottes et qui dit que c'est comme ça, c'est pas autrement, on ne veut pas le savoir. Bien sûr qu'on est face à quelque chose de sans précédent. Bien sûr que depuis un an et partout en Europe, permettez-moi de vous le dire, puisque je travaille avec des Européens toute la journée, on ajuste, on hésite, on doute, on interroge. Les élus locaux apportent des idées et des solutions. On essaye de s'adapter à quelque chose qu'on n'a pas connu. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 5:16
Question 139"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Notre invitée et députée européenne de La République En Marche, ancienne ministre des Affaires Européennes, Nathalie Loiseau, bonjour. Bonjour. Alors le président de la République a demandé aux Français de tenir encore quelques semaines dans les nouvelles contraintes sanitaires qui ont été annoncées, nouvelles restrictions de liberté, vers la mi-mai, dit-il, on pourra commencer à se retrouver. C'est encore un pari qui est fait là ?
Réponse directe
Ni le président ni le gouvernement ne font un pari, surtout pas sur la santé des Français. On s'adapte, le gouvernement s'adapte à une crise qui est longue, qui est dure, à un regain de l'épidémie partout en Europe avec des variants qui sont contagieux, qui font que nos réanimations, nos lits d'hôpitaux sont pleins.
« Ni le président ni le gouvernement ne font un pari, surtout pas sur la santé des Français. On s'adapte, le gouvernement s'adapte à une crise qui est longue, qui est dure, à un regain de l'épidémie partout en Europe avec des variants qui sont contagieux, qui font que nos réanimations, nos lits d'hôpitaux sont pleins. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 0:37
Question 140"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Pourquoi ne pas faire l'annonce après l'ajustement et après la discussion ?
Réponse à côté
Il faut essayer quelque chose et puis si on voit que ça peut être amélioré... Moi, je préfère un gouvernement qui dit que ça pouvait être mieux. On évolue qu'un gouvernement qui est droit dans ses bottes et qui dit que c'est comme ça, c'est pas autrement, on ne veut pas le savoir. Bien sûr qu'on est face à quelque chose de sans précédent. Bien sûr que depuis un an et partout en Europe, permettez-moi de vous le dire, puisque je travaille avec des Européens toute la journée, on ajuste, on hésite, on doute, on interroge. Les élus locaux apportent des idées et des solutions. On essaye de s'adapter à quelque chose qu'on n'a pas connu. Elle avait dit on confine tout le monde à Pâques.
« Il faut essayer quelque chose et puis si on voit que ça peut être amélioré... Moi, je préfère un gouvernement qui dit que ça pouvait être mieux. On évolue qu'un gouvernement qui est droit dans ses bottes et qui dit que c'est comme ça, c'est pas autrement, on ne veut pas le savoir. Bien sûr qu'on est face à quelque chose de sans précédent. Bien sûr que depuis un an et partout en Europe, permettez-moi de vous le dire, puisque je travaille avec des Européens toute la journée, on ajuste, on hésite, on doute, on interroge. Les élus locaux apportent des idées et des solutions. On essaye de s'adapter à quelque chose qu'on n'a pas connu. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 5:16Voir 1 autre passage
« Elle avait dit on confine tout le monde à Pâques. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 6:00
Question 141"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Alors, un mot quand même sur l'aspect commercial des choses. Ces contrats qui ont été négociés, est-ce que ces contrats étaient mal ficelés sur le respect des dates de livraison, sur le respect des quantités ?
Réponse à côté
Il y a plusieurs labos qui ont joué à la transparence. On a les contrats avec Moderna, on les a vus. Les contrats avec Bio-Pfizer, on les a vus. Biotech-Pfizer. Il y a un labo qui continue à ne jamais répondre clairement aux questions qu'on lui pose. Et c'est AstraZeneca.
« Il y a plusieurs labos qui ont joué à la transparence. On a les contrats avec Moderna, on les a vus. Les contrats avec Bio-Pfizer, on les a vus. Biotech-Pfizer. Il y a un labo qui continue à ne jamais répondre clairement aux questions qu'on lui pose. Et c'est AstraZeneca. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 12:10
Question 142"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Pas facile en France quand même de dire qu'on a fait des erreurs ?
Réponse à côté
Écoutez, ce qui n'est pas facile, c'est de faire face à quelque chose de sans précédent. Mais moi, je regarde les études d'opinion, notamment depuis la dernière allocution du président de la République. J'ai l'impression qu'entre le débat parisien et la réalité de ce que pensent les Français, il y a une certaine marge. Les Français comprennent très bien qu'on tâtonne. Ils préfèrent qu'on s'ajuste plutôt qu'on reste rigide.
« Écoutez, ce qui n'est pas facile, c'est de faire face à quelque chose de sans précédent. Mais moi, je regarde les études d'opinion, notamment depuis la dernière allocution du président de la République. J'ai l'impression qu'entre le débat parisien et la réalité de ce que pensent les Français, il y a une certaine marge. Les Français comprennent très bien qu'on tâtonne. Ils préfèrent qu'on s'ajuste plutôt qu'on reste rigide. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 6:24
Question 143"D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie Loiseau
Et les groupes de paroles féministes, par exemple, interdits aux hommes dans les années 70 parce que ce sont des gens victimes de certaines discriminations qui en parlent entre eux ?
Réponse partielle
Mais vous pouvez, quand vous avez été victime de quelque chose, de violences sexuelles, de violences racistes et que vous avez envie, besoin d'en parler avec des gens qui ont vécu la même chose que vous. Vous pouvez toujours le faire, ça a toujours existé et ça existera toujours. Mais pourquoi considérer qu'une femme est par définition une victime ? Pourquoi considérer que quelqu'un, en fonction de sa couleur de peau, est par définition une victime qui a besoin d'un groupe de paroles ? Mais pour faire avancer les choses, j'ai dirigé, j'ai créé et dirigé une association féministe. Et j'étais très fière au début de dire que les hommes qui s'y intéressaient pouvaient être amis, sympathisants d…
« Mais vous pouvez, quand vous avez été victime de quelque chose, de violences sexuelles, de violences racistes et que vous avez envie, besoin d'en parler avec des gens qui ont vécu la même chose que vous. Vous pouvez toujours le faire, ça a toujours existé et ça existera toujours. Mais pourquoi considérer qu'une femme est par définition une victime ? Pourquoi considérer que quelqu'un, en fonction de sa couleur de peau, est par définition une victime qui a besoin d'un groupe de paroles ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 20:44Voir 1 autre passage
« Mais pour faire avancer les choses, j'ai dirigé, j'ai créé et dirigé une association féministe. Et j'étais très fière au début de dire que les hommes qui s'y intéressaient pouvaient être amis, sympathisants de l'association. Et un jour, je me suis fait engueuler par des hommes et ils avaient raison, qui m'ont dit « Mais comment veux-tu qu'on progresse sur l'égalité professionnelle, sur l'équilibre des temps de vie, sur les discriminations, si on ne peut jamais vraiment dialoguer ensemble ? » Moi, je ne veux pas d'un monde sans homme ou je ne veux pas d'un monde communautaire où chacun est derrière sa paroi de verre, comme nous le sommes aujourd'hui pour des raisons sanitaires, mais sans même aucun dialogue. Vous ne croyez pas qu'il y a beaucoup trop de gens qui sont déjà assignés à résidence, qui n'ont déjà pas la chance de la mixité, pas la chance du brassage, pas la chance du dialogue ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "D'ici cet été, l'Europe sera le plus gros producteur de vaccins au monde", selon Nathalie LoiseauVérifier à 21:14
Question 144Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
qui est pour nous quelque chose d'essentiel. Oui, mais justement, ces renégociations, dans six ans, elles m'intéressent, c'est-à-dire que, qui va négocier avec qui ?
Réponse directe
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28
Question 145Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Merci Jean-Jacques. Natacha Bouchard, bonne ou mauvaise idée ?
Réponse à côté
Écoutez, je pense qu'il y a déjà certains labels qui existent par région. Et voilà, ce qui vient d'être dit n'est pas du tout inintéressant. Ça nous permettra aussi, peut-être, dans la traçabilité et dans la façon de présenter, en fait, les consommations, de pouvoir faire des estampiments plus affirmés pour savoir, effectivement, de où vient le poisson, de quelle région.
« Écoutez, je pense qu'il y a déjà certains labels qui existent par région. Et voilà, ce qui vient d'être dit n'est pas du tout inintéressant. Ça nous permettra aussi, peut-être, dans la traçabilité et dans la façon de présenter, en fait, les consommations, de pouvoir faire des estampiments plus affirmés pour savoir, effectivement, de où vient le poisson, de quelle région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 17:24
Question 146Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce que ça peut être 50% des droits de pêche ?
Réponse à côté
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
Question 147Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Donc soyons clairs Natacha Bouchard à la suite de Dominique ces accords continuent à être appliqués strictement ?
Réponse directe
Pas de changement ? Ils continuent à être appliqués ils ne seront révisables que si le président de la République accepte de renégocier les accords du Touquet et dans quelles conditions Aujourd'hui les Britanniques donnent beaucoup de moyens pour sécuriser les périmètres de l'ensemble de la côte d'Opale et plus spécifiquement de Calais et du Calaisie mais leur politique reste la même et en cela voilà moi je ne trouve pas ça normal vous savez que ça fait des années que je défends ce dispositif en voulant trouver puisque maintenant nous sommes et nous devenons une zone frontière et nous sommes à partir du premier une zone frontière je réclame qu'il y ait des dispositifs spécifiques à l'intéri…
« Pas de changement ? Ils continuent à être appliqués ils ne seront révisables que si le président de la République accepte de renégocier les accords du Touquet et dans quelles conditions Aujourd'hui les Britanniques donnent beaucoup de moyens pour sécuriser les périmètres de l'ensemble de la côte d'Opale et plus spécifiquement de Calais et du Calaisie mais leur politique reste la même et en cela voilà moi je ne trouve pas ça normal vous savez que ça fait des années que je défends ce dispositif en voulant trouver puisque maintenant nous sommes et nous devenons une zone frontière et nous sommes à partir du premier une zone frontière je réclame qu'il y ait des dispositifs spécifiques à l'intérieur de ce périmètre de Calais et de son agglomération pour éviter ce que nous subissons depuis voilà maintenant plus de 20 ans à partir de là il faut continuer à travailler avec le ministère de l'intérieur bien sûr mais pas seulement puisque dans tous ces dispositifs il y a aussi toute la partie ministère de la justice n'est pas traité voilà et puis voilà nous sommes quand même et nous restons quand même économiquement touchés par cette problématique moi je pense que le Brexit peut nous apporter quelque chose à partir du duty free alors on n'a pas parlé du duty free mais vous avez retrouvé la zone alors quand même c'est quand même un engagement économique on en est où de ce point précis on sait qu'il sera sur le port qu'il sera peut-être sur le tunnel si on est aussi en négociation et moi j'estime que la ville de Calais devrait pouvoir avoir des lieux pour de la même façon accueillir des centres de duty free et ça économiquement c'est un juste retour par rapport à notre disposition Mais ça c'est pas fait c'est ça ? Ça c'est pas fait c'est pas gagné ? Ça c'est pas tout n'est pas gagné dans dans ce dispositif puisque j'ai cru comprendre que les négociateurs de l'Europe »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 23:09
Question 148Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
de l'Union européenne. Donc on entend votre discours, très volontaire, très optimiste, Nathalie Loiseau. Les sujets régaliens, c'est aussi l'immigration. Natacha Bouchard, est-ce que cet accord rebat d'une quelconque façon les cartes en matière d'immigration et donc qui touchent énormément votre ville, la ville de Calais ?
Réponse directe
J'aurais tendance à dire non et c'est dommage puisque concernant l'immigration, il s'agit des accords du Touquet et donc c'est un accord bilatéral. Donc j'espère seulement qu'au niveau des contrôles et de la législation même sur l'accueil migratoire, il y aura une politique plus affirmée, plus claire puisqu'elle ne l'est pas aujourd'hui. Ce que je regrette et je fais un parallèle avec l'Europe de la défense, c'est que il y a défense, il y a le renseignement, c'est qu'au niveau du renseignement sur les passeurs et toutes les filières qui sont mises autour pour aider ou mettre en péril ces migrants à passer, eh bien il n'y a pas d'accord supplémentaire qui pourrait permettre de pouvoir avoir…
« J'aurais tendance à dire non et c'est dommage puisque concernant l'immigration, il s'agit des accords du Touquet et donc c'est un accord bilatéral. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 20:30Voir 1 autre passage
« Donc j'espère seulement qu'au niveau des contrôles et de la législation même sur l'accueil migratoire, il y aura une politique plus affirmée, plus claire puisqu'elle ne l'est pas aujourd'hui. Ce que je regrette et je fais un parallèle avec l'Europe de la défense, c'est que il y a défense, il y a le renseignement, c'est qu'au niveau du renseignement sur les passeurs et toutes les filières qui sont mises autour pour aider ou mettre en péril ces migrants à passer, eh bien il n'y a pas d'accord supplémentaire qui pourrait permettre de pouvoir avoir des relations plus affirmées et je trouve un, je trouve ça regrettable et deux, je pense que ce sera à un moment donné préjudiciable aux Britanniques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 20:44
Question 149Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Alors vous nous dites que vous avez les structures nécessaires aujourd'hui pour organiser tout ça. Il y a quand même un risque, Natacha Bouchard, c'est que les Anglais finissent par préférer passer par la Belgique ou les Pays-Bas pour aller plus vite si les contrôles douaniers sont un peu trop longs. Donc est-ce que ça veut dire d'ores et déjà que les contrôles douaniers risquent d'être un peu coulants ?
Réponse partielle
J'aurais tendance à dire qu'il y a peut-être un accord qui permettrait de faire en sorte que les contrôles soient moins durs. Il faut aussi qu'il y ait des habitudes par rapport aux transporteurs qui se prennent pour qu'ils aient bien leurs déclarations préalables pour éviter de se retrouver justement sur le point qu'il doit de fait, s'ils n'ont pas ces documents, être contrôlés. Et puis j'aurais tendance à dire aussi qu'à l'air restera et reste le chemin le plus court. Donc même en partant, je dirais, d'autres ports, le chemin sera plus long, donc plus coûteux et aussi plus polluant. Donc à partir de là, ce chemin qui reste le plus court restera, quoi qu'il arrive, préservé.
« J'aurais tendance à dire qu'il y a peut-être un accord qui permettrait de faire en sorte que les contrôles soient moins durs. Il faut aussi qu'il y ait des habitudes par rapport aux transporteurs qui se prennent pour qu'ils aient bien leurs déclarations préalables pour éviter de se retrouver justement sur le point qu'il doit de fait, s'ils n'ont pas ces documents, être contrôlés. Et puis j'aurais tendance à dire aussi qu'à l'air restera et reste le chemin le plus court. Donc même en partant, je dirais, d'autres ports, le chemin sera plus long, donc plus coûteux et aussi plus polluant. Donc à partir de là, ce chemin qui reste le plus court restera, quoi qu'il arrive, préservé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 6:46
Question 150Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"
Est-ce que ça, c'est marqué dans l'accord ?
Réponse à côté
puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat…
« puisque, à partir du moment, on me dit, en 2026, alors on n'a pas encore tous les détails, mais se profilerait le fait que, tous les ans, il faut qu'il y ait une renégociation et sur le pourcentage et sur le quota et sur les MIF, vous imaginez qu'à partir de là, à partir de 2026, c'est une perpétuelle renégociation avec qui ? On ne sait pas, avec ceux qui seront en gouvernance à cette période-là. Donc, ça reste vraiment un sujet très vigilant, un point de vigilance extrêmement fort, sachant que les Britanniques n'ont pas l'habitude de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 15:28Voir 1 autre passage
« Ils négocient souvent uniquement qu'à leur profit. Donc, on se pose la question de savoir qu'est-ce qui a été négocié pour en arriver à ce résultat d'aujourd'hui, qui a une prospective de 16 ans. Mais, voilà, on ne construit pas non plus son allié en 6 ans. Donc, on reste quand même inquiet, vigilant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Loiseau sur l’accord post-Brexit : "Ce qui a gagné c'est le réalisme"Vérifier à 16:21
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22
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« Gérard Arrault, sur la façon dont les Européens vont se comporter, et notamment les outils qui sont à leur disposition, d'abord sur une question de principe. Vous avez la France qui a réagi assez fortement, Emmanuel Macron qui a demandé l'activation de ce qu'on appelle cet outil coercition. Dans le même temps, vous avez le porte-parole de la Commission européenne qui dit préférer, je cite, le dialogue à l'escalade, le chancelier allemand Friedrich Merz qui lui explique que lui, que la France souhaite parfois réagir de façon plus ferme que l'Allemagne. Est-ce qu'une fois encore, on va avoir 27 États membres qui en fait vont réagir selon leurs intérêts et donc pas d'une seule et même voie pour condamner ce qui est en train de se passer ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 8:05
« Gérard Arrault, Nathalie Loiseau dit à l'instant « L'OTAN en soins palliatifs ». Emmanuel Macron, jadis disait en état de mort cérébrale. Vous avez eu cette expression dans les colonnes du point. Vous parlez d'une révolution trumpienne. Au bout d'un an du Trump 2, comment est-ce que vous caractérisez le moment qu'on est en train de vivre ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 1:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Si le détroit d'Hormuz, qui était ouvert avant que Donald Trump d'entrer en guerre, rouvre, c'est un soulagement pour tout le monde, et notamment pour les Européens. Mais en effet, quand on dit que Donald Trump aime mettre la pression, sur qui ? Parce que sur les Iraniens, ça n'a pas marché. La plus grande puissance militaire du monde, sans vision stratégique, n'arrive pas à mettre la pression sur l'Iran. N'arrive pas non plus à mettre la pression sur Xi Jinping. Et la Chine, on se souvient du voyage à Pékin, qui n'était pas un voyage très glorieux, ne met pas la pression sur Poutine. Donc oui, soulagement que le détroit d'Hormuz peut-être rouvre, y compris dans des conditions pas tout à fait propres, au sens où si les Iraniens touchent une forme de droit de péage, c'est quand même moins bien qu'avant. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 45 observations51 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est donner envie à Donald Trump d'écouter les Européens. C'est la même chose avec le G7 à Evian, c'est se dire que c'est une occasion pour les Européens et le Canada de parler à Donald Trump. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« C'est donner envie à Donald Trump d'écouter les Européens. C'est la même chose avec le G7 à Evian, c'est se dire que c'est une occasion pour les Européens et le Canada de parler à Donald Trump. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:23
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03Voir 2 autres passages
« On vit, on termine une année d'humiliation. Ça a commencé avec le sommet de l'OTAN en juin. Vous vous souvenez de Marc Rutte qui appelait... Le patron de l'OTAN. Le patron de l'OTAN, oui, qui appelait... Enfin, le patron, le secrétaire général, si c'était le patron. Oui. Non, l'employé... C'était Donald Trump, le patron de l'OTAN. ...qui appelait Donald Trump papa. Ensuite, vous avez Ursula von der Leyen qui va signer un accord commercial déséquilibré au profit des États-Unis. Elle va dans un golf qui appartient à Donald Trump et elle fait le signe du pouce levé pour dire que c'est un super accord. C'est un super accord pour les États-Unis. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 16:16
« Écoutez, c'est un pogrom, c'est une chasse aux juifs en Europe, à côté de la maison d'Anne Franck à Amsterdam. Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte de cette abomination, cette indécence, c'est insupportable. Et je voudrais que tous les dirigeants européens, mais aussi tous les responsables politiques européens français, sans exception, prennent conscience que l'antisémitisme, il n'est pas résiduel. Il est en train de revenir et qu'il faut le combattre. Nous qui sommes le continent qui avons... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées5 mars 2018 au 17 juin 2026 · 36 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03Voir 2 autres passages
« N'aurait pas le droit. Tout simplement de confisquer les avoirs, les guerres que russes. C'est l'Ukraine, si elle les possédait, aurait le droit de confisquer les avoirs russes, parce que l'Ukraine a été agressée. Ce que nous proposons, c'est de faire une avance à l'Ukraine sur les dommages de guerre que lui devra la Russie et qui seront décidés par une juridiction internationale. Donc là, il n'y aurait pas de poursuite possible. Dans 5 ans, dans 10 ans, ce que nous proposons, c'est d'avancer cet argent, parce que c'est maintenant que l'Ukraine en a besoin, beaucoup plus que dans 10 ans. Juridiquement, c'est solide, financièrement c'est solide. La Belgique nous dit « Soyez solidaires si jamais nous sommes poursuivis ». Pour ça, il faut l'entendre. Et c'est une décision qu'il faut prendre tous ensemble. Mais la Belgique dit aussi « Ça n'aide pas le plan de paix de Donald Trump ». Et là, ça montre qu'il y a d'autres types de pressions. Et je ne voudrais pas qu'une logique comptable nous empêche d'être au rendez-vous de l'histoire. Et c'est un peu ce qui se passe en Europe aujourd'hui. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 9:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 39 observations47 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Si le détroit d'Hormuz, qui était ouvert avant que Donald Trump d'entrer en guerre, rouvre, c'est un soulagement pour tout le monde, et notamment pour les Européens. Mais en effet, quand on dit que Donald Trump aime mettre la pression, sur qui ? Parce que sur les Iraniens, ça n'a pas marché. La plus grande puissance militaire du monde, sans vision stratégique, n'arrive pas à mettre la pression sur l'Iran. N'arrive pas non plus à mettre la pression sur Xi Jinping. Et la Chine, on se souvient du voyage à Pékin, qui n'était pas un voyage très glorieux, ne met pas la pression sur Poutine. Donc oui, soulagement que le détroit d'Hormuz peut-être rouvre, y compris dans des conditions pas tout à fait propres, au sens où si les Iraniens touchent une forme de droit de péage, c'est quand même moins bien qu'avant. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités24 juin 2018 au 17 juin 2026 · 22 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il faut qu'on sache si, oui ou non, ce Détroit d'Hormuz est miné et à quel niveau, à quel point. Et puis, il faut encourager les navires de commerce, parce que c'est de ça dont on parle, à reprendre le passage par le Détroit d'Hormuz. Et je peux vous dire qu'ils ne vont pas le faire de décès de cœur. Il y a des équipages qui se posent des questions, il y a des compagnies d'assurance qui ont monté leurs tarifs de manière exponentielle. Donc, oui, accompagner des navires pour reprendre un commerce beaucoup plus fluide, c'est ce qui avait été fait en mer Rouge avec une mission de l'Union Européenne qui s'appelle Aspides, à cause des tirs de outils, c'est ce qui peut être fait, et ce qui devrait être fait, dans le Détroit d'Hormuz. Je pense que c'est utile, et là-dessus, la France et le Royaume-Uni se sont concertés depuis longtemps, parce qu'ils sont capables de le faire. Évidemment, Donald Trump préfère dire tout est grâce à moi, tout est... Et je n'ai pas besoin de vous. C'est le même qui nous disait, il y a trois semaines, pourquoi est-ce que l'OTAN ne vient pas m'aider ? Il n'y a pas une contradiction près. Là où je ne suis pas d'accord avec Frédéric Hantel, et ça va mettre un peu de piment dans notre national, quand même, c'est que je pense que la question nucléaire n'étant absolument pas réglée, on ne sait toujours pas ce que va devenir l'uranium enrichi iranien, qui est enrichi à un niveau que personne n'enrichit, sauf pour faire une arme atomique. La question des missiles dont on nous avait dit en 2025, dans l'opération précédente, les Américains et les Israéliens qui sont face à la même impasse, puissants militairement et impuissants stratégiquement, on nous avait dit en 2025, »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22Voir 2 autres passages
« Gérard Rao, il faut, et on va parler bien sûr de ce que peuvent faire les Européens en termes de riposte, mais parler de ce qui est encore arrivé de cette dernière minute, cette nuit, avec une impression d'un Donald Trump quasiment en roue libre, interrogé sur le fait que la France ne veut pas participer à ce fameux Conseil de la paix. Il parle de ces 200% de taxes et dit de toute façon, Emmanuel Macron, il sera bientôt plus au pouvoir. Donald Trump, qui sur son réseau social, décide de publier lui-même un message qu'Emmanuel Macron lui a écrit, lui disant « Bon, Donald, autant je te comprends sur l'Iran et sur la Syrie, autant sur le Groenland, on n'est pas d'accord. » C'est cette impression d'être une sorte de président américain qui est en roue libre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Face à Donald Trump, que peut encore faire l'Europe ?Vérifier à 4:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 juin 2018 au 12 déc. 2025 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« N'aurait pas le droit. Tout simplement de confisquer les avoirs, les guerres que russes. C'est l'Ukraine, si elle les possédait, aurait le droit de confisquer les avoirs russes, parce que l'Ukraine a été agressée. Ce que nous proposons, c'est de faire une avance à l'Ukraine sur les dommages de guerre que lui devra la Russie et qui seront décidés par une juridiction internationale. Donc là, il n'y aurait pas de poursuite possible. Dans 5 ans, dans 10 ans, ce que nous proposons, c'est d'avancer cet argent, parce que c'est maintenant que l'Ukraine en a besoin, beaucoup plus que dans 10 ans. Juridiquement, c'est solide, financièrement c'est solide. La Belgique nous dit « Soyez solidaires si jamais nous sommes poursuivis ». Pour ça, il faut l'entendre. Et c'est une décision qu'il faut prendre tous ensemble. Mais la Belgique dit aussi « Ça n'aide pas le plan de paix de Donald Trump ». Et là, ça montre qu'il y a d'autres types de pressions. Et je ne voudrais pas qu'une logique comptable nous empêche d'être au rendez-vous de l'histoire. Et c'est un peu ce qui se passe en Europe aujourd'hui. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 9:16Voir 2 autres passages
« L'effet stressant, c'est quand vous répliquez sur quelque chose qui ne vous plaît pas en espérant de terminer la conversation et qu'en fait, vous donnez un écho énorme à cette conversation. Donc grâce à lui, j'ai eu un million de gens qui ont vu mes postes. Donc merci Elon Musk. Merci Elon Musk. Et s'il veut répondre au prochain, c'est avec plaisir. Alors, ce que je lui ai dit aussi, pas lui, je pense que c'est un de ses trolls, c'est l'homme le plus riche du monde. C'est pas lui qui tweet vraiment. Quand je tweet, c'est moi. Mais quand c'est lui, je crois que ça n'est pas lui. Je lui ai rappelé que le jour où il sera élu deux fois de suite par des millions de ses concitoyens, peut-être qu'il pourra avoir autre chose que des opinions personnelles. Et que même ce jour-là, il faudra qu'il respecte la loi européenne. Et l'amende que la Commission lui a infligée, c'est simplement parce que X a violé le droit européen. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 14:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ce torchon qui met en colère et qui n'est pas un plan de paix, qui est un plan de business entre les Etats-Unis et la Russie. Il faut dire les choses comme elles sont. Décider à la place des Ukrainiens. Si les Ukrainiens sont prêts à faire des concessions territoriales, qui sommes-nous pour leur dire de ne pas le faire ? Une zone démilitarisée peut stabiliser les choses, à condition que les garanties de sécurité pour l'Ukraine soient extraordinairement solides. Parce qu'on se souvient de tout ce qu'on a fait. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Et je vais vous redire, est-ce que les colons étaient tous des criminels ? La réponse est non. Mais il y a eu des crimes horribles commis pendant la colonisation. Et, si vous me permettez, la grande différence de l'Europe avec le reste du monde aujourd'hui, c'est qu'elle est sortie de sa logique impériale, là où les Etats-Unis, la Russie, la Chine y sont revenus. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 20:06
« Elle n'hésite pas à frapper des cibles militaires ou énergétiques en Russie. La Russie est dotée de l'arme nucléaire, ça n'a pas découragé l'Ukraine et l'Ukraine n'a pas pris le feu nucléaire. La dissuasion nucléaire, c'est une partie importante de notre dissuasion et j'y suis très attachée. Mais ça n'est pas une raison suffisante. Imaginez demain, et c'est le scénario qui fait peur à tous les Européens, en tout cas auquel il faut se préparer, imaginez quelque chose en Estonie ou en Lettonie qui ressemble à ce qui s'est passé dans le Donbass. C'est-à-dire des hommes en armes mais sans uniforme qui viennent et qui vont être salués par quelques russophones dûment payés pour les accueillir avec des drapeaux russes. On dira que ce n'est pas l'armée russe, on dira que les gens sont contents de les accueillir, mais il y aura des troupes en réalité russes dans un pays de l'OTAN. Et là qu'est-ce qu'on fait ? On reste les bras croisés, on dit à Vladimir Poutine mais bien sûr, mais je vous en prie, ça ça ressemble aux Sudètes, ça ça ressemble à la Pologne et ça ressemble à ce qui nous a mené. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 juin 2018 au 12 déc. 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Non. Pas aujourd'hui. Non. C'est un partenaire. Mais parce que Donald Trump n'a pas d'allié. Si lui-même considérait qu'il y a un pays dans le monde avec lequel il est allié, on pourrait avoir cette discussion. Mais c'est quelqu'un qui fonctionne en partenaire de court terme. Je ne parle pas de sa vie privée. Je parle de partenaire commerciaux, de partenaire de golf, de partenaire pour des accords de paix. Non mais je parle de l'OTAN quand même, qui existe depuis 1949. Alors il y a une alliance militaire qui est importante, qu'il faut qu'on européanise vite. Il y a ce débat aujourd'hui. Certains nombres de pays européens disent que si on européanise trop vite l'OTAN, ça donnera un prétexte aux États-Unis pour retirer des troupes. Mais ce qui serait plus grave, c'est de ne pas bouger. C'est cet immobilisme qui est un peu la marque de l'Europe en ce moment et qui ferait qu'un matin, on se réveillerait avec des troupes qui s'en vont. C'est déjà le cas en Roumanie, où heureusement d'ailleurs la France les remplace. Et on ne serait pas prêt à prendre la relève. On ne doit pas faire autre chose que l'OTAN. Une alliance militaire qui existe depuis des décennies, ça ne se remplace pas en un claquement de doigts. Mais il faut que les Européens investissent l'OTAN et puissent se dire quand les Américains sont avec nous, tant mieux, c'est la cerise sur le gâteau. Mais quand ils ne sont pas avec nous, on tient la route quand même. Là où Donald Trump n'a pas tort, et je voudrais qu'on lui donne tort, c'est qu'aujourd'hui ils ne voient pas une puissance. Les Européens sont faibles ? Ils sont faibles de leur manque de volonté. Ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas. On a tout à fait les moyens d'être beaucoup plus puissants. Mais je ne vois pas, ou je n'entends pas, de dirigeants européens aujourd'hui s'organiser vraiment pour cette puissance. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Bonjour, Jessica. En fait, c'est le moment de l'Europe. Aujourd'hui, l'élection de Donald Trump fait tordre le nez à beaucoup. Mais c'est nous qui avons le choix. Soit on subit, il y aura une forme de scénario catastrophe parce que Donald Trump n'aime pas l'Europe, n'aime pas les Européens. veut imposer des tarifs douaniers aux Européens, veut abandonner plus ou moins l'Ukraine. Soit on agit. Et c'est le moment de se réveiller. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 0:15
« Tolérance zéro. Tolérance zéro au racisme. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 janv. 2019 au 25 mars 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« depuis un an et demi Victor Orban bloque par exemple la facilité européenne pour la paix dans ce qu'elle peut faire pour l'Ukraine depuis un an et demi Orban dit pas d'armes à l'Ukraine donc ça y est on a compris mais il pense qu'on ne peut pas faire sans lui or on peut très bien faire avec tous ceux dans l'Union Européenne qui le souhaitent plus les Britanniques plus les Norvégiens plus sans doute les Canadiens qui le demandent »
BFM Business — La grande interview · Nathalie Loiseau, députée européenne Renew et ancienne ministre des Affaires européennes – 25/03Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas de questionnement. Ce match doit avoir lieu. On ne va pas capituler devant des violents, des haineux, des intolérants. Il faut que ce match ait lieu. Évidemment, dans des conditions de sécurité renforcées. »
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 8:07
« Le problème, c'est que même si elle se met sur pied de guerre aujourd'hui, ce qui ne semble pas être le cas, c'est que le produit de cette mobilisation, il ne sera sur le terrain que dans six mois, un an, un an et demi. Donc, il ne faut pas se leurrer. La situation de l'année 2024 va être une situation très difficile pour l'armée ukrainienne. C'est une guerre de position. La guerre de position, qu'est-ce qui définit une guerre de position ? C'est les effectifs, l'artillerie. Les Russes ont plus de soldats et beaucoup plus de canons que les Ukrainiens. Alors, sans doute, ne progresseront-ils que de quelques kilomètres, ça est là. Mais ça va être une année difficile. Et il faut le comprendre, les Ukrainiens sont fatigués. Il y a... Vous savez, je donne souvent comparaison. Nous sommes comme en 1916, à la fin de l'année 1916. À la fin de l'année 1916, Joffre a été limogé. C'est ce qui a été le cas du chef d'état-major ukrainien. Et l'Union sacrée s'est rompue. C'est un peu ce qui se passe à Kiev. C'est un moment difficile. Mais bon, les Ukrainiens sont courageux et résistent. Et de nouveau, maintenant, il faut que les Européens montent un petit peu en gamme dans leur soutien à l'Ukraine. Parce que, de nouveau, novembre, l'élection de Trump, c'est une possibilité. Et là, ça changerait le jeu entièrement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Ça lui fait, en général, assez peu d'effets. Juste un mot pour revenir sur Versailles très vite. Souvenez-vous aussi qu'au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait reçu à Versailles Vladimir Poutine, avec le succès que l'on sait. Donc tout ça est à manier avec prudence. Les sommets aussi. J'ai été diplomate très longtemps. Cette espèce de religion du sommet qui consiste à penser que parce que le sommet se tient, on a réussi. Et quelque chose dont je voudrais qu'on arrive à sortir. Non pas qu'il ne fallait pas se voir, bien sûr, mais quand on s'est vu, ça n'est que le petit commencement de quelque chose qu'il faut poursuivre après et surtout avec des actes. La parole performative, ça n'existe pas. Les communiqués sur lesquels on passe des mois et qu'on est satisfait parce qu'on a publié, même si ceux qui l'ont signé n'y croient pas une seconde, ça n'est pas de la mythomatie, ça n'est pas de la politique étrangère. C'est du temps. On n'en a pas perdu, mais c'est les prémices de quelque chose. Il faut passer à autre chose derrière. Frédéric Ancel. »
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franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 14:22
France 2 — Les 4 Vérités · Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024Vérifier à 6:58
« Budapest, le mémoire de Budapest, on a dit « personne ne touchera aux frontières de l'Ukraine ». On a vu. Les accords de Minsk, 2015, on a dit « on est au-dessus de votre épaule, ne vous inquiétez pas ». On a vu. Les Ukrainiens, et nous-mêmes, ne pouvons pas bâcler une paix, qui ne serait qu'un moment pour la Russie, pour reprendre ses forces et continuer ensuite. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 4:19
« Désespoir pour les Iraniens, qui se retrouvent aujourd'hui avec un régime encore pire que celui qui les avait massacrés en janvier. C'est difficilement possible. Aujourd'hui, le régime en place à Téhéran s'est encore durci. Ils ont cru, à Donald Trump, ils ont cru que l'aide arrivée, comme l'avait dit le président américain, en fait, ça n'est plus le sujet. Et puis, énorme interrogation sur ce qui va se passer pendant les 60 jours, à partir de vendredi, où on réglerait en 60 jours une question nucléaire, pour laquelle il a fallu des années pour arriver à l'accord de Vienne, ce qu'on appelle le JCPOA, des années, j'étais au tout début, en 2003. L'accord a été conclu en 2015. Et les Iraniens ont des négociateurs qui ne font que ça depuis des décennies. En face, vous avez un promoteur immobilier et le gendre de Donald Trump. Autant vous dire que personne n'est rassuré. »
franceinter · Donald Trump à Versailles : "Je ne suis pas sûre que plus on se courbe, plus il nous respecte", lance Nathalie LoiseauVérifier à 11:03
« Je ne sais plus parce que quand je regarde le parti socialiste, qui fait donc partie de la majorité, puisqu'il a voté pour le budget, pour le PLFSS, honnêtement, je me mets à la place des Français, c'est incompréhensible les votes de certains. Moi ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une cohérence... »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 18:21
« Budapest, le mémoire de Budapest, on a dit « personne ne touchera aux frontières de l'Ukraine ». On a vu. Les accords de Minsk, 2015, on a dit « on est au-dessus de votre épaule, ne vous inquiétez pas ». On a vu. Les Ukrainiens, et nous-mêmes, ne pouvons pas bâcler une paix, qui ne serait qu'un moment pour la Russie, pour reprendre ses forces et continuer ensuite. »
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 4:19
France Inter · Ukraine : il faut "que la guerre s'arrête et qu'elle n'ait pas de quoi reprendre" (Nathalie Loiseau)Vérifier à 11:56