Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 551 à 567 sur 567
Question 551L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
Par rapport maintenant, justement, à cette question des salaires et du niveau de vie, est-ce que vous pensez que le doublement des salaires des enseignants prévu par Anne Hidalgo, est-ce qu'il est réaliste selon vous ?
Réponse directe
Est-ce qu'il est réaliste ? Mais écoutez, c'est une réalité. C'est une réalité en Allemagne. C'est une réalité dans les pays voisins. Alors, pourquoi faire passer cette idée comme saugrenue, irréaliste ? Vous voyez, tout ça, on est conditionné à faire croire que finalement, voir leur salaire, leur rémunération doubler, leur âme doublée, c'est possible que quand on est millionnaire ou milliardaire. Non, je suis désolé. Je pense que bien sûr qu'il y a les moyens, il y a les richesses, il y a l'argent pour doubler les salaires des enseignants et bien d'autres salaires d'ailleurs, parce que je suis moi-même enseignante, mais je ne voudrais pas qu'on croit que je prêche pour ma paroisse. Je pens…
« Est-ce qu'il est réaliste ? Mais écoutez, c'est une réalité. C'est une réalité en Allemagne. C'est une réalité dans les pays voisins. Alors, pourquoi faire passer cette idée comme saugrenue, irréaliste ? Vous voyez, tout ça, on est conditionné à faire croire que finalement, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
« voir leur salaire, leur rémunération doubler, leur âme doublée, c'est possible que quand on est millionnaire ou milliardaire. Non, je suis désolé. Je pense que bien sûr qu'il y a les moyens, il y a les richesses, il y a l'argent pour doubler les salaires des enseignants et bien d'autres salaires d'ailleurs, parce que je suis moi-même enseignante, mais je ne voudrais pas qu'on croit que je prêche pour ma paroisse. Je pense qu'il y a beaucoup de salaires qu'il faudrait doubler. Je pense que les rémunérations des aides à domicile, des aides soignantes sont indignes. Si aujourd'hui, on est arrivé dans une impasse à l'hôpital, parce qu'il y a des démissions, parce que les conditions de travail sont trop dures et puis parce qu'on n'y arrive pas, on n'y arrive pas à vivre en étant infirmière, en étant laborantin en hôpital. Donc, vous voyez, c'est une nécessité effectivement d'augmenter ses salaires. Et moi, dans l'éducation, bien sûr que je pense que ça serait possible. Et encore une fois, je trouve que cette question, elle est très intéressante parce qu'elle pose vraiment la question de dans quelle société on a envie de vivre. Est-ce qu'on a envie de vivre dans une société où une classe capitaliste peut accumuler des fortunes dépassant les budgets de certains États, »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 20:26
Question 552LCI : Débat avec Nathalie Arthaud
Nous en débattons à la lumière également d'un mot souvent répété par l'opposition et en particulier au Rassemblement National. Le risque, disent certains, de guerre civile. Une centaine de classes fermées, une vingtaine d'écoles fermées. Au rythme de l'épidémie, les enfants sont toujours plus nombreux à rentrer à la maison. Rien d'inquiétant, le protocole est en place, nous rassure le ministre de l'Éducation. Mais tout de même, à l'école ou ailleurs, la France est-elle en train, peu à peu, à pas feutrer de se reconfiner localement ?
Réponse à côté
On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut...
« On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut... »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 1:40
Question 553LCI : Débat avec Nathalie Arthaud
quel chiffre ?
Réponse à côté
On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut...
« On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut... »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 1:40
Question 554LCI : Débat avec Nathalie Arthaud
Vous voulez dire qu'il y a des gens qui n'ont pas mis de côté ?
Réponse directe
Ben, excusez-moi, mais le ménage Arnaud, le ménage Muliez ou Bettencourt, je pense qu'effectivement, ils ont pu mettre de l'argent de côté. Ok, mais les boueurs, la caissière, y compris l'ouvrier qui était au chômage partiel, je peux vous dire qu'il n'a pas épargné. Il n'a pas épargné. Il a perdu 14% sur son salaire net. Il y a eu des frais supplémentaires parce que les cantines étaient fermées. Il n'a pas épargné. Et dans les classes populaires, dans le monde ouvrier, beaucoup se sont appauvris considérablement. Et on le mesure quand même à la longueur des files d'attente devant les associations caritatives aujourd'hui. Donc, il y a eu un appauvrissement d'une partie de la population des c…
« Ok, mais les boueurs, la caissière, y compris l'ouvrier qui était au chômage partiel, je peux vous dire qu'il n'a pas épargné. Il n'a pas épargné. Il a perdu 14% sur son salaire net. Il y a eu des frais supplémentaires parce que les cantines étaient fermées. Il n'a pas épargné. Et dans les classes populaires, dans le monde ouvrier, beaucoup se sont appauvris considérablement. Et on le mesure quand même à la longueur des files d'attente devant les associations caritatives aujourd'hui. Donc, il y a eu un appauvrissement d'une partie de la population des classes populaires. C'est ça, la réalité. Alors, d'autres ont pu effectivement épargner. Et bien sûr, comme toujours, les plus riches, les mieux payés ont pu... »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 6:50
Question 555Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu Matin
Nathalie Arthaud, hier, il y a eu un sondage de nos confrères de France Info sur qui représentait le mieux l'opposition à Emmanuel Macron un an après, aujourd'hui en France. Et deux noms sont en haut de la liste. C'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ça vous fait quoi ?
Réponse directe
Ça ne m'étonne pas. Écoutez, de toute façon, on érige toujours les principaux partis, les principaux opposants. Moi, ce que j'observe, c'est que ce qui gêne le gouvernement, c'est l'opposition dans la rue, dans les manifestations et dans les grèves. Mais quand vous voyez le nom de Jean-Luc Mélenchon tout en haut de la liste,
« Ça ne m'étonne pas. Écoutez, de toute façon, on érige toujours les principaux partis, les principaux opposants. Moi, ce que j'observe, c'est que ce qui gêne le gouvernement, c'est l'opposition dans la rue, dans les manifestations et dans les grèves. Mais quand vous voyez le nom de Jean-Luc Mélenchon tout en haut de la liste, »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 4:30
Question 556Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu Matin
Vous n'entendez pas les gens dire qu'ils sont lassés par la politique ?
Réponse à côté
Écoutez, moi, ça fait deux mois que je manifeste très régulièrement, où je sens effectivement que le climat social est en train de changer. Et il est en train de changer parce qu'il y a des salariés qui ne veulent plus se taire, qui expriment leur mécontentement. Et on l'a vu s'exprimer, y compris à Carrefour, y compris dans les EHPAD, dans de nombreuses entreprises. À Air France, on a vu ce mécontentement, là, enfin, sortir. Moi, ce que je tiens à dire, c'est que c'est une nécessité. Il va falloir effectivement que les travailleurs se mobilisent massivement, sinon il n'y aura pas de fin à tous ces reculs. Cela fait déjà des années et des années qu'on sacrifie effectivement les travailleurs…
« Écoutez, moi, ça fait deux mois que je manifeste très régulièrement, où je sens effectivement que le climat social est en train de changer. Et il est en train de changer parce qu'il y a des salariés qui ne veulent plus se taire, qui expriment leur mécontentement. Et on l'a vu s'exprimer, y compris à Carrefour, y compris dans les EHPAD, dans de nombreuses entreprises. À Air France, on a vu ce mécontentement, là, enfin, sortir. »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 2:59Voir 1 autre passage
« Moi, ce que je tiens à dire, c'est que c'est une nécessité. Il va falloir effectivement que les travailleurs se mobilisent massivement, sinon il n'y aura pas de fin à tous ces reculs. Cela fait déjà des années et des années qu'on sacrifie effectivement les travailleurs, toujours avec le même chantage, la compétitivité, la concurrence, etc. Ce qu'on voit, c'est que la prospérité, elle est revenue pour une minorité. Ah oui, une minorité, ça peut... Ah oui, effectivement, on peut se payer des gâteaux de mariage à 55 000 euros. Ok, il n'y a pas de souci. Bon, d'accord. Et le mariage, je ne sais pas combien il va revenir. Mais c'est vrai, y compris dans les rues de nos grandes villes, il y a effectivement des femmes et des hommes qui peuvent dépenser 1 000, 2 000 euros pour un repas. Et bien 1 000, 2 000 euros, c'est ce que ne gagnent pas des millions de salariés aujourd'hui dans le pays, même en un mois de travail. »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 3:24
Question 557LCI : Débat avec Nathalie Arthaud
Vous ne la signeriez pas, la charte de laïcité ?
Réponse à côté
Mais vous savez déjà, dans les lycées, il y a la charte de la laïcité, il faut aimer les valeurs de la République. Mais encore une fois, ils vivent quoi, nos jeunes ? Oui, il faut les aimer, les valeurs de la République. Ils vivent quoi ? Qu'est-ce qu'ils observent tous les jours ? C'est le rejet, c'est le racisme, c'est la discrimination, c'est ce chômage. Et quand il y a du boulot, c'est des petits boulots qui sont mal payés, qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. C'est ça, la vie réelle. On est dans une société fracturée. Il y a d'un côté des privilégiés qui, effectivement, prospèrent, qui ont tous les droits, qui ont l'argent. Et de l'autre côté, ceux qui n'arrivent même pas à d…
« Mais vous savez déjà, dans les lycées, il y a la charte de la laïcité, il faut aimer les valeurs de la République. Mais encore une fois, ils vivent quoi, nos jeunes ? Oui, il faut les aimer, les valeurs de la République. Ils vivent quoi ? Qu'est-ce qu'ils observent tous les jours ? C'est le rejet, c'est le racisme, c'est la discrimination, c'est ce chômage. Et quand il y a du boulot, c'est des petits boulots qui sont mal payés, qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. C'est ça, la vie réelle. On est dans une société fracturée. Il y a d'un côté des privilégiés qui, effectivement, prospèrent, qui ont tous les droits, qui ont l'argent. Et de l'autre côté, ceux qui n'arrivent même pas à dominer leur propre vie, qui n'ont pas les éléments pour s'en sortir. Et qui ne peuvent pas, effectivement, se projeter dans l'avenir. On est dans une société de classe. Comment voulez-vous qu'il y ait une unité entre les licencieurs d'un côté, les licenciés de l'autre, entre ceux qui... »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 3:34Voir 2 autres passages
« Mais c'est la réalité vécue. »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 4:31
« Aujourd'hui, il y a des familles qui n'arrivent pas à acheter leur masque. Eh bien, il y a un masque qui a été créé pour un milliardaire chinois, 1,5 milliardaires. »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 4:35
Question 558Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu Matin
Vous leur parlez politique là-dessus ?
Réponse à côté
Je fais le programme, je fais mon métier. Comme ça nous arrive évidemment de discuter aussi autour et alentour. Et ce qu'on voit, c'est qu'effectivement avec le bac en poche aujourd'hui, eh bien, on est plus sûr, y compris quand on vient des quartiers populaires, d'accéder au supérieur. Et ça, c'est scandaleux. Parce que moi, mes élèves, vous voyez, beaucoup veulent rentrer en BTS, veulent rentrer en IUT. Eh bien, il n'y a pas suffisamment de place. Alors effectivement, la faculté, c'était souvent le filet protecteur et la possibilité de trouver une autre voie pour continuer ses études. Eh bien, ce filet protecteur là, il va disparaître. Et c'est ça qui est vraiment révoltant. C'est qu'on a…
« Je fais le programme, je fais mon métier. Comme ça nous arrive évidemment de discuter aussi autour et alentour. Et ce qu'on voit, c'est qu'effectivement avec le bac en poche aujourd'hui, eh bien, on est plus sûr, y compris quand on vient des quartiers populaires, d'accéder au supérieur. Et ça, c'est scandaleux. Parce que moi, mes élèves, vous voyez, beaucoup veulent rentrer en BTS, veulent rentrer en IUT. Eh bien, il n'y a pas suffisamment de place. Alors effectivement, la faculté, c'était souvent le filet protecteur et la possibilité de trouver une autre voie pour continuer ses études. Eh bien, ce filet protecteur là, il va disparaître. Et c'est ça qui est vraiment révoltant. C'est qu'on a 40 000 bacheliers supplémentaires qui vont avoir le bac et qui vont donc rentrer dans le supérieur. Et on a un gouvernement qui ne met pas les places en face. Et c'est ça la grande injustice. Et voilà, mais moi, c'est ce qui me révolte. C'est qu'on a un gouvernement qui se vante que c'est la reprise, que la prospérité est de retour, etc. Et la réalité, c'est que ça craque de partout. Ça craque à la fac, dans les hôpitaux, ça craque dans les EHPAD, ça craque pour les tribunaux, ça craque de partout. Donc ça, effectivement, il ne faut pas l'accepter. »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 6:49
Donc, c'est votre troisième campagne présidentielle qui s'annonce pendant laquelle vous portez ce que vous appelez un programme de lutte. Mais même si celui-ci n'est pas un programme de gouvernement mais vise à porter des sujets dans le débat public, ne faut-il pas quelque chose de plus concret qu'une simple révolution ouvrière autour desquels débatent ?
Réponse directe
Écoutez, ce sont des choses très concrètes. Quand je parle d'un minimum de 2 000 euros pour vivre, donc d'un SMIC à 2 000 euros, c'est très concret. Quand je parle de zéro chômeur, c'est très concret. Moi, je pense qu'il faut un objectif de zéro chômeur. Voilà que c'est tout à fait possible de doubler les salaires des enseignants et pas que d'ailleurs les salaires des enseignants. c'est des choses très concrètes et c'est réalisable, y compris dans le cadre de la société capitaliste, mais ça dépend des luttes, ça dépend du rapport de force. Parce que tant qu'il n'y a pas ça, tant qu'il n'y a pas ces luttes et tant qu'il n'y a pas ce rapport de force, il n'y a rien de possible. Et même pas 5…
« ce sont des choses très concrètes. Quand je parle d'un minimum de 2 000 euros pour vivre, donc d'un SMIC à 2 000 euros, c'est très concret. Quand je parle de zéro chômeur, c'est très concret. Moi, je pense qu'il faut un objectif de zéro chômeur. Voilà que c'est tout à fait possible de doubler les salaires des enseignants et pas que d'ailleurs les salaires des enseignants. c'est des choses très concrètes et c'est réalisable, y compris dans le cadre de la société capitaliste, mais ça dépend des luttes, ça dépend du rapport de force. Parce que tant qu'il n'y a pas ça, tant qu'il n'y a pas ces luttes et tant qu'il n'y a pas ce rapport de force, il n'y a rien de possible. Et même pas 5 euros d'augmentation, et même pas 10 euros d'augmentation de salaire. Il n'y a toujours rien de possible. En fait, c'est quand il y a bizarrement, c'est quand il y a des luttes que ça débloque la situation. Enfin, c'est pas bizarrement, je fais de l'ironie. Mais c'est quand il y a des luttes que ça débloque la situation et je tiens juste aussi à vous rappeler que par exemple, avant 68, tous les patrons ont expliqué que c'était absolument impossible d'augmenter le SMIG. C'était à l'époque, c'était le SMIG. Parce que, voilà, une augmentation du SMIG avec la concurrence internationale, rendez-vous compte, ça allait les conduire à la ruine. Eh bien, une grève générale après, ils ont augmenté le SMIG de 35%. Là, c'était devenu possible. Voyez ? Donc, toutes ces mesures, y compris celles, toutes les promesses électorales que font les uns ou les autres, elles ne sont pas plus concrètes que les nôtres. Et elles le sont même moins dans la mesure où ils ne disent pas que pour les obtenir, en fait, il faudra aller les arracher. Et ça dépendra des luttes »
youtube.com · Elections 2022 - Entretien avec Mme Nathalie ARTHAUD, candidate Lutte OuvrièreVérifier à 51:23
Question 560Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu Matin
Elle ne vous arrange pas vraiment cette grève à la SNCF, ça va être compliqué de venir après elle dans le Val d'Oise ce week-end ?
Réponse directe
Alors à vrai dire, notre problème principal c'était qu'il y avait des travaux sur cette ligne H et donc elle était coupée tout le week-end. Donc de toute façon, nous sommes organisés, nous organisons des navettes, des cars gratuits au départ de Saint-Denis Université, donc on prend la ligne 13, on va au terminus et ensuite on est pris dans des trains qui nous amènent devant la fête. Donc j'invite tous ceux qui ne savent pas quoi faire ce week-end à venir partager ce moment avec nous dans le Val d'Oise. Voilà et j'en profite aussi quand même pour dire ma solidarité avec la grève des cheminots. Oui bien sûr, bien sûr parce qu'aujourd'hui aucun travailleur, qu'on soit cheminot, qu'on soit empl…
« Alors à vrai dire, notre problème principal c'était qu'il y avait des travaux sur cette ligne H et donc elle était coupée tout le week-end. Donc de toute façon, nous sommes organisés, nous organisons des navettes, des cars gratuits au départ de Saint-Denis Université, donc on prend la ligne 13, on va au terminus et ensuite on est pris dans des trains qui nous amènent devant la fête. Donc j'invite tous ceux qui ne savent pas quoi faire ce week-end à venir partager ce moment avec nous dans le Val d'Oise. »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 0:10
Question 561L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
Et si oui, où est-ce que vous vous situez personnellement là-dessus ?
Réponse directe
Non, moi, je ne l'ai jamais considéré pertinent, ce clivage gauche-droite, parce que d'abord, je pense que ce monde politique, ces institutions, cela crée une diversion par rapport au pouvoir. Pour moi, l'essentiel du pouvoir, il n'est même pas à l'Élysée, il n'est pas à Matignon, il n'est pas dans ce gouvernement, dans cette assemblée nationale. Non. Pour moi, l'essentiel du pouvoir, il est dans la sphère économique. Il est en fait dans les mains des multinationales, c'est-à-dire de ces grands groupes qui font la pluie et le beau temps sur le terrain économique et social. Et en fait, ce sont eux qui ont un pouvoir sur nos vies. Vous, vous êtes jeune, demain, il faudra trouver un travail, v…
« Non, moi, je ne l'ai jamais considéré pertinent, ce clivage gauche-droite, parce que d'abord, je pense que ce monde politique, ces institutions, cela crée une diversion par rapport au pouvoir. Pour moi, l'essentiel du pouvoir, il n'est même pas à l'Élysée, il n'est pas à Matignon, il n'est pas dans ce gouvernement, dans cette assemblée nationale. Non. Pour moi, l'essentiel du pouvoir, il est dans la sphère économique. Il est en fait dans les mains des multinationales, c'est-à-dire de ces grands groupes qui font la pluie et le beau temps sur le terrain économique et social. Et en fait, ce sont eux qui ont un pouvoir sur nos vies. Vous, vous êtes jeune, demain, il faudra trouver un travail, vous allez dépendre de cette classe capitaliste, dépendre de ce patronat petit et grand, et vous allez ressentir ce pouvoir finalement sur votre vie. Et en fait, c'est un pouvoir qui est là tous les jours. Moi, je pense que si on ne réalise pas que le véritable pouvoir sur nos vies, sur la société, si finalement les décisions qui sont prises aujourd'hui, par exemple à Total ou chez Apple, ne sont pas celles qui vont déterminer l'avenir de la planète sur le plan, par exemple, de l'écologie, eh bien, on se trompe. Donc, moi, je n'ai jamais pensé que le pouvoir était dans ces politiciens, qu'ils soient de gauche, qu'ils soient de droite. Le véritable pouvoir est dans ce monde capitaliste. Et ce que j'observe, c'est que ces politiciens, qu'ils soient de gauche ou qu'ils soient de droite, ils sont à leurs pieds. Ils n'imaginent pas d'autres sociétés que cette société basée sur cette propriété privée des multinationales. Donc, ils n'imaginent pas d'autres sociétés que cette société capitaliste qui est basée sur l'exploitation, qui est basée sur la course au profit, sur la concurrence. Donc, pour moi, il y a finalement des différences, mais très, très marginales, en tout cas pas des différences permettant de changer la vie. Pour moi, la gauche et la droite, on les a vus au gouvernement. Sans surprise, ils ont mené une politique très, très semblable qui se ressemblait comme deux gouttes d'eau sur beaucoup, beaucoup de questions. La question des retraites, du temps de travail, des salaires, de l'emploi, de la lutte contre le chômage, etc. Bon, c'est des politiques qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau et ce n'est pas surprenant parce qu'en réalité, les deux considèrent que finalement, les capitalistes, ils ont tous les droits. Ils ont tous les droits. Alors, si vous voulez, en gros, d'un côté, on a une classe capitaliste qui casse la vaisselle en prenant ses décisions uniquement en fonction des profits, de ses intérêts égoïstes. Et de l'autre côté, on a un monde de politiciens qui essayent de recoller plus ou moins bien les morceaux. Donc, moi, je pense que le combat, ce n'est pas de recoller les morceaux, c'est de mettre en cause ceux qui cassent la vaisselle, c'est d'essayer de les empêcher de nuire. Donc, moi, ma politique, c'est de viser, d'avoir un pouvoir sur ces multinationales et pas de se transformer en serpillère. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 4:31
Question 562L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
Cette question, vous l'avez évoquée, des frontières et des nationalismes, elle est aussi énormément abordée par une frange d'extrême droite. Et justement, par rapport à cette extrême droite, il y a aussi un constat qui est souvent partagé par les politiques de ce côté-là, c'est la montée systémique de la violence en France. Alors vous, est-ce que vous pensez qu'il y a une montée de la violence en France ces dernières années ?
Réponse directe
Non, non, je pense que la société a toujours été violente. Elle l'est par plein de boue. Oui, il y a de la délinquance, bien sûr. Et ça, plus il y a de la misère, plus il y a d'ailleurs une frange de la jeunesse qui est rejetée, qui est marginalisée, qui est ostracisée, stigmatisée, enfin bon, plus il y aura des réactions, comment dire, de rejet, d'individualisme et donc de comportements asociaux, délinquants, hostiles à la société. Mais il n'y a pas que cette délinquance, il n'y a pas que la violence ne se résume pas à cette délinquance. La violence dans la société, c'est aussi les femmes battues, c'est aussi les violences contre les femmes. Les enfants sont victimes aussi de très nombreus…
« Non, non, je pense que la société a toujours été violente. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 25:43Voir 2 autres passages
« Oui, il y a de la délinquance, bien sûr. Et ça, plus il y a de la misère, plus il y a d'ailleurs une frange de la jeunesse qui est rejetée, qui est marginalisée, qui est ostracisée, stigmatisée, enfin bon, plus il y aura des réactions, comment dire, de rejet, d'individualisme et donc de comportements asociaux, délinquants, hostiles à la société. Mais il n'y a pas que cette délinquance, il n'y a pas que la violence ne se résume pas à cette délinquance. La violence dans la société, c'est aussi les femmes battues, c'est aussi les violences contre les femmes. Les enfants sont victimes aussi de très nombreuses violences. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 26:00
« Il y a la violence des trafiquants, et bon, ça c'est toute la violence physique, etc. Puis il y a aussi une violence sociale, parce que moi j'ai quand même envie de réaffirmer là que la première violence dans cette société, c'est d'être pauvre. La première violence dans cette société, c'est d'être pauvre, d'être pauvre dans un océan de richesse, dans un océan de prospérité, dans un étalage même de consommation dans tous les sens, c'est d'être pauvre dans une société qui érige un culte à l'argent et à la réussite. Donc la société, oui, elle est violente par plein de bouts différents, mais elle l'était déjà dans le passé, elle l'était dans le passé, et des homicides, des bandes rivales, malheureusement, il y en avait aussi dans le passé. Là, je crois qu'il y a aussi une instrumentalisation, il y a aussi la droite, l'extra-droite, Macron, Emmanuel Macron a aussi le pouvoir qui a envie de nous mettre dans un certain état d'esprit. Ce sentiment-là d'être assiégé, ce sentiment d'être confronté à une situation catastrophique, et évidemment, tout ça, c'est pour qu'on tourne nos regards vers la population issue de l'immigration, en fait, vers les quartiers populaires, vers tout ça, c'est… Et ça, c'est vraiment un calcul politique, un calcul politicien pour faire diversion, pour faire diversion. Les inégalités sont tellement, tellement frappantes, sont tellement incroyables, sont tellement… Il y a tellement un fossé visible, visible, qu'en fait, je crois qu'ils ont peur, ils ont peur qu'il y ait des réactions, qu'il y ait des explosions de colère, qu'ils essayent de faire diversion. Il faut qu'on parle de tout, sauf des richesses accumulés à un pôle, sauf de ces milliards et de ces milliards de profits, sauf de ces grandes fortunes. Il faut qu'on parle de tout, sauf de ces grandes fortunes et du fait qu'elles font tout pour échapper à l'impôt et que l'État se voit privé de centaines de milliards chaque année à cause de cette évasion ou de cette optimisation fiscale, n'est-ce pas ? Donc voilà, tout ça, c'est aussi un calcul démagogique, politicien qui consiste à faire diversion et il ne faut pas marcher là-dedans. »
Question 563Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu Matin
vous ne vous dites pas, il faut qu'on se rassemble tous derrière Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse directe
Ah bah sûrement pas. Sûrement pas. Je vais vous dire s'il y a une chose sur laquelle je ne suis pas d'accord, c'est bien ça. Vous savez, le 26 mai, il va y avoir une manifestation appelée par les différents partis politiques et par les syndicats. Eh bien, nous, nous allons aller à cette manifestation parce que nous sommes solidaires, tous ceux qui ont envie d'exprimer leur hostilité à ce gouvernement qui est méprisant vis-à-vis de tous les travailleurs. Mais en même temps, nous irons à cette manifestation en rejetant l'opération politique qu'il y a derrière. Et nous appelons les travailleurs à la méfiance parce que cette alternative qui consiste à dire il faut le retour de la gauche au pouv…
« Ah bah sûrement pas. Sûrement pas. Je vais vous dire s'il y a une chose sur laquelle je ne suis pas d'accord, c'est bien ça. Vous savez, le 26 mai, il va y avoir une manifestation appelée par les différents partis politiques et par les syndicats. Eh bien, nous, nous allons aller à cette manifestation parce que nous sommes solidaires, tous ceux qui ont envie d'exprimer leur hostilité à ce gouvernement qui est méprisant vis-à-vis de tous les travailleurs. Mais en même temps, nous irons à cette manifestation en rejetant l'opération politique qu'il y a derrière. Et nous appelons les travailleurs à la méfiance parce que cette alternative qui consiste à dire il faut le retour de la gauche au pouvoir, il faut à nouveau, alors sous quelle mouture, on ne sait pas encore, mais une union de la gauche en gros, on s'aligne tous derrière le plus puissant, eh bien nous la rejetons parce qu'on en a soupé. Et les travailleurs, ils en ont soupé. Je le redirai à la fête parce qu'il y en a qui ont vécu effectivement comment Mitterrand avait fait sa campagne à l'époque en expliquant que celui qui n'est pas pour la rupture avec le capitalisme ne peut pas être au parti socialiste. Et puis qu'est-ce qu'il a fait au pouvoir ? Il a ouvert, alors c'était la bourse en veux-tu, en voilà, il fallait aller en bourse, il fallait acheter des actions, etc. Et puis il a fait une politique pour le grand patronat. Puis on se souvient plus proche de Hollande et son fameux mon ennemi, c'est la finance. Alors s'il s'agit aujourd'hui de soutenir celui qui à nouveau va susciter ses illusions pour ensuite au pouvoir déployer le tapis rouge pour la finance, pas d'accord. Voilà, tout simplement, donc il faut qu'on manifeste derrière nos intérêts. Vous savez, nous contestons la politique de Macron comme bien d'autres, mais dans une autre perspective. Celle que les travailleurs relèvent la tête justement et reprennent confiance dans leur force. »
France Bleu Paris et sa région · Nathalie Arthaud, invitée de France Bleu MatinVérifier à 4:49
Question 564L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
Est-ce que vous comptez en sortir ou alors la remettre en question, notamment, je pense, la question du libéralisme ?
Réponse à côté
Moi, je pense que la construction européenne, elle a été à l'image de toute cette société. Elle est construite en fonction des affaires, en fonction du business, en fonction des problèmes de concurrence, de marché. C'est uniquement ce qui a… C'est comme cela que l'Union européenne a été construite. Elle a été construite par des représentants politiques des capitalistes pour les capitalistes. Voilà. Donc, pour moi, c'est ni fait ni affaire. Voilà. Moi, ce que je prône, c'est en effet la disparition des frontières. La disparition des frontières. Donc, bien sûr que moi, je suis pour un espace au minimum européen. Enfin bon, on est sur un seul et même continent. Mais je pense qu'on devrait être…
« Moi, je pense que la construction européenne, elle a été à l'image de toute cette société. Elle est construite en fonction des affaires, en fonction du business, en fonction des problèmes de concurrence, de marché. C'est uniquement ce qui a… C'est comme cela que l'Union européenne a été construite. Elle a été construite par des représentants politiques des capitalistes pour les capitalistes. Voilà. Donc, pour moi, c'est ni fait ni affaire. Voilà. Moi, ce que je prône, c'est en effet la disparition des frontières. La disparition des frontières. Donc, bien sûr que moi, je suis pour un espace au minimum européen. Enfin bon, on est sur un seul et même continent. Mais je pense qu'on devrait être unifié, on devrait pouvoir circuler librement sur cet espace-là, surtout à une période où, quand même, le monde est devenu un petit village avec ces moyens de communication, de déplacement qui sont fantastiques. Donc, pour moi, ces frontières, c'est vraiment des obstacles qui sont mis, finalement, qui sont artificiels. Voilà. Les obstacles artificiels qui n'ont plus lieu d'être, qui servent à séparer les peuples et même à les dresser les uns contre les autres. Et ça comporte un véritable danger, ce nationalisme-là qui revient de tous les côtés. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 23:15Voir 1 autre passage
« Alors qu'en fait, on a les moyens aujourd'hui de se sentir une seule et même humanité. Voilà, une seule et même humanité partageant la même planète. Donc, voilà, moi, je suis profondément internationaliste. Mais je pense que le vrai internationalisme qui déploiera des relations égalitaires entre les peuples, il ne pourra être, il ne pourra exister qu'en changeant, qu'en changeant la société de base, qu'en libérant, finalement, la société de cette mainmise des capitalistes sur l'économie et puis aussi sur les États et sur la politique. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 24:42
Question 565L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle
Mais par rapport à vos idées, vous, vous défendez un programme de rupture totale avec le monde d'aujourd'hui. Je vous cite, je ne cherche pas à gérer cette société capitaliste, je cherche à la renverser. Alors, si vous pouviez tout changer d'un claquement de doigts, quel serait le nouveau monde de Nathalie Arthaud ?
Réponse directe
Non, d'un claquement de doigts, je ne vais pas… Mais en tout cas, je pense que pour réorganiser la société, il faut prendre le contrôle des multinationales. Moi, je pense que les gars, femmes, que ces grandes entreprises-là, qui dominent le monde, qui ont des potentialités énormes, elles peuvent servir à autre chose qu'à enrichir quelques familles de milliardaires. Voilà, ces gars, femmes, ils doivent être utilisés précisément pour recenser les besoins, les besoins de la population, les besoins de la population à l'échelle de la planète. Ils en ont les moyens. On pourrait recenser à la fois les besoins, on pourrait recenser les moyens pour les produire, les moyens de production, les entrepr…
« Non, d'un claquement de doigts, je ne vais pas… Mais en tout cas, je pense que pour réorganiser la société, il faut prendre le contrôle des multinationales. Moi, je pense que les gars, femmes, que ces grandes entreprises-là, qui dominent le monde, qui ont des potentialités énormes, elles peuvent servir à autre chose qu'à enrichir quelques familles de milliardaires. Voilà, ces gars, femmes, ils doivent être utilisés précisément pour recenser les besoins, les besoins de la population, les besoins de la population à l'échelle de la planète. Ils en ont les moyens. On pourrait recenser à la fois les besoins, on pourrait recenser les moyens pour les produire, les moyens de production, les entreprises, les usines que l'on a, les moyens pour produire l'énergie, et on pourrait les faire se correspondre. On pourrait planifier la production, on pourrait rationaliser celle-ci, faire les choix, choisir, nous, de qu'est-ce qu'on produit, qu'est-ce qu'on ne produit pas, qu'est-ce qu'on arrête de produire. On pourrait le décider, ça, démocratiquement, tous ensemble. Et là, oui, je le sais, parce que tous les chiffres l'indiquent, on pourrait nourrir toute la planète, on pourrait loger, on pourrait permettre à chaque être humain de ce monde d'avoir une vie digne, d'être soignée, de pouvoir manger à sa faim, de pouvoir s'éduquer, de pouvoir se déplacer aussi. Mais pour cela, il faut absolument qu'on prenne le contrôle de notre machine productive, parce qu'en fait, on a la solution sous la main. On a déjà un système qui permet de répondre aux besoins de l'humanité tout entière. On l'a, il est fabriqué. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 16:43Voir 1 autre passage
« On est capable de produire ces richesses. Le problème, c'est qu'elles sont accaparées et les décisions aussi sont entre les mains d'une classe capitaliste qui n'organise tout ce système qu'en fonction de ses intérêts à elle, pour maximiser ses profits, pour maximiser ses fortunes, ses cours boursiers. Donc, il faut remettre la société sur ses pieds. Et moi, je pense que la remettre sur ses pieds, c'est constater, reconnaître que tout ce qu'on produit aujourd'hui, on le produit à l'échelle de la planète, on le produit collectivement. C'est une grande chaîne de production qui nous réunit tous, finalement. Eh bien, il faudrait gérer ses moyens de production collectivement. Donc, ça passe, et c'est là que je me revendique comme communiste, ça passe par l'expropriation de la bourgeoisie, de la classe capitaliste sur ses grands moyens de production. On doit collectiviser, mettre en commun ses grands moyens de production. Voilà, et décider ensemble de ce qu'on en fait. Je crois que c'est comme cela qu'on mettra fin à la famine, aussi développement, qu'on mettra fin aussi à cette fuite en avant qui détruit la planète, qui détruit la planète, qui réchauffe le climat, qui est une impasse pour l'humanité tout entière. »
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 18:28
Question 566LCI : Débat avec Nathalie Arthaud
Est-ce une réponse aux actes de défiance vis-à-vis de la République ?
Réponse à côté
On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut...
« On ne manie que des symboles et on fait aussi beaucoup de politiques politiciennes. Voilà, là, clairement, encore une fois, on vise une catégorie. Alors voilà, les musulmans intégristes, mais bon, avec tous les amalgames, on sait très bien que, voilà, c'est la porte ouverte à tout et à n'importe quoi. Et pourquoi ? Moi, je pense qu'il faut... »
youtube.com · LCI : Débat avec Nathalie ArthaudVérifier à 1:40
Ce que je veux dire, c'est est-ce que vous pensez que pour aller justement arracher ces avancées, ça suffit de dire qu'il faut faire la révolution puisqu'il n'y a pas de conscience de classe comme il pouvait y avoir au moment où il y a eu des grands mouvements sociaux ?
Réponse partielle
Ah mais je pense que, y compris les profs, y compris les cadres supérieurs, ils ont bien compris que s'ils voulaient des augmentations de salaire, il ne fallait pas qu'ils attendent les bras croisés et que ça leur tombe dans le bec. Eux aussi, ils l'ont compris. Ils ont compris qu'il fallait se battre. Je ne dis pas qu'ils s'en sentent capables de se battre, mais je peux vous dire que ça, ils l'ont compris. Ils ont compris que tout ça, ça dépendait effectivement des mobilisations. Et même si on est cadre, et même si on est technicien, et par ailleurs, on invente toutes ces catégories-là. Vous savez, alors on sort des statistiques, etc. mais en fait, on n'a jamais, qu'on soit technicien, qu'…
« y compris les profs, y compris les cadres supérieurs, ils ont bien compris que s'ils voulaient des augmentations de salaire, il ne fallait pas qu'ils attendent les bras croisés et que ça leur tombe dans le bec. Eux aussi, ils l'ont compris. Ils ont compris qu'il fallait se battre. Je ne dis pas qu'ils s'en sentent capables de se battre, mais je peux vous dire que ça, ils l'ont compris. Ils ont compris que tout ça, ça dépendait effectivement des mobilisations. »
youtube.com · Elections 2022 - Entretien avec Mme Nathalie ARTHAUD, candidate Lutte OuvrièreVérifier à 54:02Voir 1 autre passage
« alors on sort des statistiques, etc. mais en fait, on n'a jamais, qu'on soit technicien, qu'on soit en CDI, en CDD, qu'on travaille dans les services, qu'on travaille dans l'industrie, regardez comment sont traités les gens qui travaillent dans les hôpitaux. et en fait, ce qu'on voit, c'est que dans toutes ces entreprises-là, on subit finalement le même sort. Le même sort, c'est des conditions de travail qui reculent, c'est des charges de travail qui augmentent. Un hôpital, c'est quand même pas une entreprise, pardon, mais juste... Un hôpital, ça fonctionne de plus en plus comme une entreprise, bien sûr, mais enfin, les malades sont des clients, maintenant, des clients, et ils sont tarifés, chaque opération est tarifée, ça s'appelle la tarification à l'acte. Vous avez mis des managers, des comptables à la tête des hôpitaux, c'est plus des médecins maintenant qui dirigent les hôpitaux, attention, et puis on calcule tout, tout, on calcule tout, comme dans les EHPAD, on calcule ce que doit coûter le repas, c'est 3,70 euros la journée, bon, non, bien sûr que si, c'est la gestion comptable des hôpitaux, maintenant, les hôpitaux sont gérés, bien sûr, comme des entreprises, comme des entreprises, ils doivent être rentables, les hôpitaux, d'ailleurs, l'État mesure le déficit des hôpitaux, j'ai toujours, j'ai jamais compris comment ils pouvaient faire, mais ils le font, ils le font, et oui, ils le font, il paraît qu'il y a des opérations qui ne rapportent pas, mais il y a des opérations qui rapportent vachement, vachement, et oui, et les opérations qui ne rapportent pas, c'est pour l'hôpital public, et les opérations qui rapportent beaucoup, c'est pour les cliniques privées, voilà, et il y a même d'ailleurs, dans la santé, maintenant, vous savez qu'il y a des cliniques qui sont cotées en bourse, donc, si, si, bien sûr, et je peux vous garantir que dans le social, maintenant, dans le social, vous avez des appels d'offres, figurez-vous, la protection à l'enfance, ça fait des appels d'offres, des appels d'offres, d'entreprises, d'associations, mais qui fonctionnent encore une fois comme des entreprises, et c'est au plus concurrent, c'est comme ça que ça fonctionne, et la financiarisation, la rentabilité, attention, ça, comment dire, ça rentre de partout, de partout, dans tous les domaines, il n'y en a plus un seul qui est préservé, et les travailleuses et les travailleurs de tous ces secteurs-là, eh bien, quand vous discutez avec eux, ils subissent, en fait, la même situation. Donc, je peux vous dire que l'unité du monde du travail, pour ces revendications élémentaires, elle est absolument évidentivité pour l'instant, massive et large. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · L'interview : Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielleVérifier à 27:02
youtube.com · Elections 2022 - Entretien avec Mme Nathalie ARTHAUD, candidate Lutte OuvrièreVérifier à 54:41
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
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« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
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« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
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« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02