Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 326 à 350 sur 567
Question 326"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
viennent aussi de droite, de gauche, d'extrême droite, d'extrême gauche chez vous ?
Réponse directe
— Alors c'est quelque chose de très important. Le parti animaliste, il est transpartisan. Pourquoi ? Parce que la cause animale, elle dépasse les clivages politiques. Et il faut qu'elle dépasse les clivages politiques parce qu ne peut pas l'enfermer dans une sensibilité politique. L'enfermer dans une sensibilité, c'est l'empêcher, finalement, d'avancer. Nous, que l'on veut, c'est que la cause animale, ça ne soit pas un fonds de commerce, ni le nôtre, ni celui d'un autre parti. Pour que ça avance, il faut que toutes les formations politiques, tous les citoyens se sentent concernés et donc s'en saisissent.
« — Alors c'est quelque chose de très important. Le parti animaliste, il est transpartisan. Pourquoi ? Parce que la cause animale, elle dépasse les clivages politiques. Et il faut qu'elle dépasse les clivages politiques parce qu »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« ne peut pas l'enfermer dans une sensibilité politique. L'enfermer dans une sensibilité, c'est l'empêcher, finalement, d'avancer. Nous, »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 38:22
« que l'on veut, c'est que la cause animale, ça ne soit pas un fonds de commerce, ni le nôtre, ni celui d'un autre parti. Pour que ça avance, il faut que toutes les formations politiques, tous les citoyens se sentent concernés et donc s'en saisissent. »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 38:29
Question 327"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Et puis question subsidiaire, quand on regarde comment vote la classe ouvrière, elle vote de plus en plus à la droite extrême. Pourquoi vous n'arrivez pas à les séduire ?
Réponse partielle
C'est en fait la réponse que je viens de donner. Vous savez, dans une période de crise, dans une période de repli sur soi, dans une période de plus en plus tendue, oui, il y a des réflexes comme ça où on rejette l'autre, où on renvoie. Et puis cette politique-là de division qui est portée par l'extrême droite, ce poison-là, de dresser des pauvres contre les pauvres, d'utiliser les immigrés et les musulmans en particulier, parce que c'est quand même assez clair, eh bien c'est une façon d'affaiblir le monde du travail. Voilà. Et ça, c'est qui dirigent,
« C'est en fait la réponse que je viens de donner. Vous savez, dans une période de crise, dans une période de repli sur soi, dans une période de plus en plus tendue, oui, il y a des réflexes comme ça où on rejette l'autre, où on renvoie. Et puis cette politique-là de division qui est portée par l'extrême droite, ce poison-là, de dresser des pauvres contre les pauvres, d'utiliser les immigrés et les musulmans en particulier, parce que c'est quand même assez clair, eh bien c'est une façon d'affaiblir le monde du travail. Voilà. Et ça, c'est »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 28:12
Question 328"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
mis en avant vos idées, les ont rendues peut-être plus valables que jamais dans notre histoire contemporaine ?
Réponse à côté
Ah, je pense que clairement, clairement, là, on a mesuré portait la société sur ses épaules. Voilà. Et on a mesuré qu'en effet, ces fameux ouvriers, dont on m'a dit depuis toujours qu'ils n'existaient plus, on a mesuré combien ils étaient indispensables. Voilà. Combien ils étaient indispensables. Et vous savez, moi, je me souviens, et d'ailleurs, je l'ai noté parce que je me souviens de la déclaration de Macron, le 13 avril 2020, il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Moi, c'est que ça, pour lui, c'était des mots en l'air. Mais j'appelle les femmes et les hommes du monde du travail, jus…
« Ah, je pense que clairement, clairement, là, on a mesuré »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 21:57Voir 2 autres passages
« portait la société sur ses épaules. Voilà. Et on a mesuré qu'en effet, ces fameux ouvriers, dont on m'a dit depuis toujours qu'ils n'existaient plus, on a mesuré combien ils étaient indispensables. Voilà. Combien ils étaient indispensables. Et vous savez, moi, je me souviens, et d'ailleurs, je l'ai noté parce que je me souviens de la déclaration de Macron, le 13 avril 2020, il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Moi, »
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 22:01
« c'est que ça, pour lui, c'était des mots en l'air. Mais j'appelle les femmes et les hommes du monde du travail, justement, à le dire, et y compris à profiter de cette campagne électorale pour le dire. J'étais très heureuse qu'il y ait une mobilisation aussi massive des enseignants dans la rue cette semaine, parce que je pense que c'est aussi le bon moment pour peser sur »
Question 329"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Alors on va recevoir dans un instant Hélène Pouy, la présidente du parti animaliste. Elle défend les droits des animaux. Les droits des animaux, pour vous, vous en pensez quoi ?
Réponse directe
Moi, je pense que oui, dans cette société, il y a une course à la rentabilité qui fait qu'on fait souffrir de façon inutile les animaux. Mais c'est comme les hommes, en fait. C'est exactement comme les hommes. Et ça fait partie aussi des choses qu'on pourrait remettre à plat, justement. la cause animale pour vous. Mais c'est un problème qui nous touche tous. Voilà. C'est un problème qui nous touche tous. Mais c'est bien le reflet aussi de notre société. Encore une fois, il faut justement qu'on ne se résigne pas à cette société où il n'y en a que pour une minorité capitaliste qui accumule tous les moyens financiers, etc. et qui laisse les classes populaires dans la misère. démocratique pour…
« Moi, je pense que oui, dans cette société, il y a une course à la rentabilité qui fait qu'on fait souffrir de façon inutile les animaux. Mais c'est comme les hommes, en fait. C'est exactement comme les hommes. Et ça fait partie aussi des choses qu'on pourrait remettre à plat, justement. »
France Inter — Questions politiques · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 33:35
Question 330"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Et puis, question subsidiaire, quand on regarde comment vote la classe ouvrière, elle vote de plus en plus à la droite extrême. Et aussi l'abstention. Pourquoi vous n'arrivez pas à les séduire ?
Réponse partielle
C'est, en fait, la réponse que je viens de donner. C'est la réponse que je... Vous savez, dans une période de crise, dans une période de reprise, sur soi, dans une période de plus en plus tendue, bah oui, il y a des réflexes comme ça, où on rejette l'autre, où on renvoie. Et puis, cette politique-là de division qui est portée par l'extrême droite, ce poison-là, de dresser des pauvres contre les pauvres, d'utiliser les immigrés et les musulmans en particulier, parce que c'est quand même assez clair, eh bien, c'est une façon d'affaiblir le monde du travail. Voilà. Et ça, c'est une politique qui sert. Ça, c'est une politique qui sert à ceux qui dirigent, qui dominent.
« C'est, en fait, la réponse que je viens de donner. C'est la réponse que je... Vous savez, dans une période de crise, dans une période de reprise, sur soi, dans une période de plus en plus tendue, bah oui, il y a des réflexes comme ça, où on rejette l'autre, où on renvoie. Et puis, cette politique-là de division qui est portée par l'extrême droite, ce poison-là, de dresser des pauvres contre les pauvres, d'utiliser les immigrés et les musulmans en particulier, parce que c'est quand même assez clair, eh bien, c'est une façon d'affaiblir le monde du travail. Voilà. Et ça, c'est une politique qui sert. Ça, c'est une politique qui sert à ceux qui dirigent, qui dominent. »
France Inter — Questions politiques · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 28:12
Question 331"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Justement, est-ce que vous considérez que la crise sanitaire a mis en avant vos idées, les ont rendues peut-être plus valables que jamais dans notre histoire contemporaine ?
Réponse directe
Ah, je pense que, clairement, clairement, là, on a mesuré qui portait la société sur ses épaules. Voilà. Et on a mesuré qu'en effet, ces fameux ouvriers, dont on m'a dit depuis toujours qu'ils n'existaient plus, on a mesuré combien ils étaient indispensables. Voilà. Combien ils étaient indispensables. Et vous savez, moi, je me souviens, et d'ailleurs, je l'ai noté parce que je me souviens de la déclaration de Macron le 13 avril 2020, il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Moi, ce que j'observe, c'est que ça, pour lui, c'était des mots en l'air. Mais j'appelle les femmes et les hommes du…
« Ah, je pense que, clairement, clairement, là, on a mesuré qui portait la société sur ses épaules. Voilà. Et on a mesuré qu'en effet, ces fameux ouvriers, dont on m'a dit depuis toujours qu'ils n'existaient plus, on a mesuré combien ils étaient indispensables. Voilà. Combien ils étaient indispensables. Et vous savez, moi, je me souviens, et d'ailleurs, je l'ai noté parce que je me souviens de la déclaration de Macron le 13 avril 2020, il nous faudra nous rappeler que notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Moi, ce que j'observe, c'est que ça, pour lui, c'était des mots en l'air. Mais j'appelle les femmes et les hommes du monde du travail justement à le dire et y compris à profiter de cette campagne électorale pour le dire. Moi, j'étais très heureuse qu'il y ait une mobilisation aussi massive des enseignants dans la rue cette semaine parce que je pense que c'est aussi le bon moment »
France Inter — Questions politiques · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 21:57
Question 332"C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainages
Elle s'est installée à la vitesse de l'éclair. Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Candidate de lutte ouvrière. Alors, comme Nicolas Dupont-Aignan, c'est votre troisième course à la présidentielle, alors on commence par la question qui fâche, avec laquelle on en vient de terminer avec Nicolas Dupont-Aignan, les parrainages, les signatures, c'est aussi votre obsession du moment ?
Réponse directe
C'est un obstacle pour nous aussi, en effet. Il faudra un engagement militant jusqu'à la fin pour avoir nos parrainages. Voilà, bon, maintenant, je suis confiante.
« C'est un obstacle pour nous aussi, en effet. Il faudra un engagement militant jusqu'à la fin pour avoir nos parrainages. Voilà, bon, maintenant, je suis confiante. »
France Inter — Questions politiques · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 19:42
Question 333N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Quand j'entends... Il est républicain pour vous, Éric Zemmour ?
Réponse à côté
Moi, quand je l'entends dire que les immigrés musulmans sont inassimilables, mais écoutez, je vous le garantis, ils sont très bien assimilés au monde du travail, très bien assimilés au monde des exploités. Ce sont eux qui font les boulots les plus difficiles. Sans eux, il n'y a pas un aéroport, pas un chantier dans le bâtiment qui ne fonctionnerait. Ils portent la société. Moi, ce que j'ai envie de dire dans cette campagne, c'est que c'est autant cette société, elle appartient autant à ces travailleuses et ces travailleurs qu'à Éric Zemmour. Dernière question, Fabrice.
« Moi, quand je l'entends dire que les immigrés musulmans sont inassimilables, mais écoutez, je vous le garantis, ils sont très bien assimilés au monde du travail, très bien assimilés au monde des exploités. Ce sont eux qui font les boulots les plus difficiles. Sans eux, il n'y a pas un aéroport, pas un chantier dans le bâtiment qui ne fonctionnerait. Ils portent la société. Moi, ce que j'ai envie de dire dans cette campagne, c'est que c'est autant cette société, elle appartient autant à ces travailleuses et ces travailleurs qu'à Éric Zemmour. Dernière question, Fabrice. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:47
Question 334N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Non, mais en l'occurrence, ils ont un programme. C'est ce qu'attendent un peu les électeurs face à des candidats à la présidentielle. Vous, on a bien compris ce que vous voulez sur le social et pour les travailleurs. C'est très clair. Par exemple, sur un sujet comme le climat et la transition énergétique, quelles sont vos propositions là-dessus ?
Réponse à côté
Juste pour vous dire que vous savez, je ne pense pas que les électeurs attendent ce genre de promesse électorale dont ils savent pertinemment qu'elles atterriront dans la poubelle. Dans la poubelle. Moi, je le redis. Ces augmentations de salaire, elles sont mille fois légitimes. Le SMIC, même pas à 1300 euros net, c'est indigne. Il faut les arracher.
« Juste pour vous dire que vous savez, je ne pense pas que les électeurs attendent ce genre de promesse électorale dont ils savent pertinemment qu'elles atterriront dans la poubelle. Dans la poubelle. Moi, je le redis. Ces augmentations de salaire, elles sont mille fois légitimes. Le SMIC, même pas à 1300 euros net, c'est indigne. Il faut les arracher. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 14:50
Question 335N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Plus largement, est-ce que vous discutez avec d'autres candidats de gauche pour cette élection présidentielle, ou vous irez de toute façon et vous acceptez ces divisions à gauche pour le moment ?
Réponse à côté
Je porte une autre voix, vous l'avez bien compris, vous l'avez d'ailleurs souligné. Moi, je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire, vous voyez. Qui n'est pas la catégorie communiste ou la France insoumise pour vous ? C'est encore une autre catégorie ? Je ne veux pas être la gestionnaire de cette société qui court à la catastrophe. Vous avez posé le problème de la catastrophe climatique, écologique, et c'est une catastrophe. Moi, je ne veux pas être la gestionnaire de cette société-là. Je pense que sans combattre cette course au profit, sans combattre cette propriété privée capitaliste, qui conduit à ce gaspillage inouï, qui conduit à ces inégalité…
« Je porte une autre voix, vous l'avez bien compris, vous l'avez d'ailleurs souligné. Moi, je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire, vous voyez. Qui n'est pas la catégorie communiste ou la France insoumise pour vous ? C'est encore une autre catégorie ? Je ne veux pas être la gestionnaire de cette société qui court à la catastrophe. Vous avez posé le problème de la catastrophe climatique, écologique, et c'est une catastrophe. Moi, je ne veux pas être la gestionnaire de cette société-là. Je pense que sans combattre cette course au profit, sans combattre cette propriété privée capitaliste, qui conduit à ce gaspillage inouï, qui conduit à ces inégalités, à ces injustices, mais aussi à cette désorganisation totale de l'économie, à ce gaspillage, on n'arrivera à rien. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 18:16
Question 336N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Pour vous, Éric Zemmour, il ne parle pas à une catégorie de la population ?
Réponse directe
Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat.
« Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:35
Question 337N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
– Et il y a aussi un nombre de secteurs où il y a beaucoup d'emplois à pourvoir. Comment vous l'expliquez, ça, Nathalie Arthaud ?
Réponse partielle
– Non, ces emplois, pourvoir, comme vous dites, ce sont en grande partie des emplois qui sont saisonniers, qui sont des emplois de bouche-trou, ou alors qui sont des emplois qui, effectivement… – Il y a des emplois dans le BPP, dans l'hôtellerie, restauration… – Ou alors, il y a aussi une fraction de ces emplois, qui sont des emplois très qualifiés. Bon, eh bien, il n'y a pas ces qualifications. Qu'est-ce que vous voulez ? Moi, ce qui me frappe, même par rapport à ce chômage, je voudrais juste terminer là-dessus, c'est qu'effectivement, on a des reportages du matin au soir, interviewant des patrons de l'hôtellerie, de la restauration, des PME, et leur demandant, en tout cas, comment ils voi…
« – Non, ces emplois, pourvoir, comme vous dites, ce sont en grande partie des emplois qui sont saisonniers, qui sont des emplois de bouche-trou, ou alors qui sont des emplois qui, effectivement… – Il y a des emplois dans le BPP, dans l'hôtellerie, restauration… – Ou alors, il y a aussi une fraction de ces emplois, qui sont des emplois très qualifiés. Bon, eh bien, il n'y a pas ces qualifications. Qu'est-ce que vous voulez ? Moi, ce qui me frappe, même par rapport à ce chômage, je voudrais juste terminer là-dessus, c'est qu'effectivement, on a des reportages du matin au soir, interviewant des patrons de l'hôtellerie, de la restauration, des PME, et leur demandant, en tout cas, comment ils voient la situation. Mais est-ce qu'il y aura un seul reportage qui ira voir des chômeurs et qui leur demanderont leurs problèmes, quelles sont leurs difficultés, quelle est la réalité de leur vie ? Parce que c'est ça aussi le problème, c'est que les chômeurs, ils ne peuvent pas forcément répondre à n'importe quel coup de sifflet patronal. Ils ont aussi des qualifications, ils ont un métier, ils ont des aspirations, ils veulent travailler dans une région, ils ont aussi des droits, les chômeurs. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 7:46
Question 338N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Sur les mesures gouvernementales pendant cette crise, il y a eu le fonds de solidarité, il y a eu des exonérations de cotisations, il y a eu le chômage partiel. Est-ce que vous reconnaissez que l'État était présent aux côtés des salariés ?
Réponse partielle
Mais vous savez, pour un salarié, même ce chômage partiel, c'était tout sauf un cadeau, tout sauf un cadeau. Mais qu'est-ce qu'il fallait faire à l'heure du chômage concours ? Non, mais quand vous avez 1 400 euros pour vivre, quand vous avez 1 500 euros pour vivre, vous êtes en difficulté, en permanence, quand vous touchez votre salaire plein. Donc quand votre salaire, il est amputé, ne serait-ce que de 50, de 80, de 100 euros, eh bien c'est la galère. Et ça, ça a été vécu par des millions de femmes et d'hommes. Sans parler que, là vous me parlez, vous, du chômage partiel. Mais vous savez quand même que dès le premier confinement, dès la première semaine du confinement, c'est des centaines…
« Mais vous savez, pour un salarié, même ce chômage partiel, c'était tout sauf un cadeau, tout sauf un cadeau. Mais qu'est-ce qu'il fallait faire à l'heure du chômage concours ? Non, mais quand vous avez 1 400 euros pour vivre, quand vous avez 1 500 euros pour vivre, vous êtes en difficulté, en permanence, quand vous touchez votre salaire plein. Donc quand votre salaire, il est amputé, ne serait-ce que de 50, de 80, de 100 euros, eh bien c'est la galère. Et ça, ça a été vécu par des millions de femmes et d'hommes. Sans parler que, là vous me parlez, vous, du chômage partiel. Mais vous savez quand même que dès le premier confinement, dès la première semaine du confinement, c'est des centaines de milliers d'intérimes de CDD qui sont retrouvés au chômage total, au chômage complet. Et il ne faut quand même pas les oublier ceux-là, parce qu'ils sont en nombre très important, bien sûr. Et on va parler d'un sujet qui inquiète les Français, »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 11:44
Question 339N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Est-ce que ce ne sont pas eux aussi qui créent les emplois pour les milliers de Français, qui du coup ont un emploi et un salaire à la fin du mois ?
Réponse partielle
– Aujourd'hui, ils en suppriment, aujourd'hui, ils font tout leur possible pour charger la mule, c'est-à-dire, voilà, on concentre le travail de plus en plus sur ceux qui sont en emploi, et les autres, on les laisse galérer au chômage. Et c'est comme ça, d'ailleurs, que ces fortunes faramineuses s'accumulent à un pôle, donc à un moment donné, il faut dire stop. Et moi, effectivement, je pense que le président de la République, il a le pouvoir sur nous, sur la population, ça c'est sûr, il a le pouvoir de baisser les allocations chômage, il n'y a pas de problème. Mais est-ce qu'il a le pouvoir sur les entreprises, pour qu'elles embauchent partout où il y a du boulot, où il y a du boulot par-d…
« – Aujourd'hui, ils en suppriment, aujourd'hui, ils font tout leur possible pour charger la mule, c'est-à-dire, voilà, on concentre le travail de plus en plus sur ceux qui sont en emploi, et les autres, on les laisse galérer au chômage. Et c'est comme ça, d'ailleurs, que ces fortunes faramineuses s'accumulent à un pôle, donc à un moment donné, il faut dire stop. Et moi, effectivement, je pense que le président de la République, il a le pouvoir sur nous, sur la population, ça c'est sûr, il a le pouvoir de baisser les allocations chômage, il n'y a pas de problème. Mais est-ce qu'il a le pouvoir sur les entreprises, pour qu'elles embauchent partout où il y a du boulot, où il y a du boulot par-dessus la tête ? Et moi, je peux vous en citer, non seulement des entreprises, mais je peux vous citer aussi nombre de secteurs publics, où il y aurait des dizaines, des centaines de milliers d'emplois à créer dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans l'éducation. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 6:53
Question 340N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Sans aucun doute. Les politiques ne parlent pas à l'heure actuelle ?
Réponse directe
Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat.
« Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:35
Question 341N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Mais est-ce que vous avez l'impression d'être entendus par les travailleurs, qui sont quand même beaucoup plus que 0,6% des électeurs ?
Réponse partielle
Ah mais moi, je sais que quand ils veulent se battre, quand ils veulent se battre, c'est-à-dire quand la colère finalement passe sur la peur, sur l'attentisme, eh bien c'est vers nous, effectivement, qu'ils regardent. Et c'est ce qu'il faut qu'on retrouve, parce qu'on le voit bien, c'est pas les élections qui changent nos vies, qui changent nos vies. Et ce ne sont pas les élections qui mettent un coup d'arrêt à cette crise climatique, à cette crise économique et à cette crise sociale. On est confronté à tout un système qui a une logique, c'est un rouleau compresseur, où il n'y a finalement que le fric qui compte. Et c'est cela qu'il faut arrêter. Et encore une fois, on ne l'arrêtera pas, on…
« Ah mais moi, je sais que quand ils veulent se battre, quand ils veulent se battre, c'est-à-dire quand la colère finalement passe sur la peur, sur l'attentisme, eh bien c'est vers nous, effectivement, qu'ils regardent. Et c'est ce qu'il faut qu'on retrouve, parce qu'on le voit bien, c'est pas les élections qui changent nos vies, qui changent nos vies. Et ce ne sont pas les élections qui mettent un coup d'arrêt à cette crise climatique, à cette crise économique et à cette crise sociale. On est confronté à tout un système qui a une logique, c'est un rouleau compresseur, où il n'y a finalement que le fric qui compte. Et c'est cela qu'il faut arrêter. Et encore une fois, on ne l'arrêtera pas, on ne l'arrêtera pas au travers des élections, en choisissant lequel, parmi tous les postulants, veut gérer cette société-là. Mais du coup, allez-y, Fabrice, après je vais poser ma question. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 1:46
Question 342N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Juste pour finir sur cette question importante du chômage, l'INSEE prévoit un fort taux de recul du taux de chômage à 7,8% pour le troisième et quatrième trimestre 2001. C'est un niveau qui n'a jamais été atteint depuis 2008. Qu'est-ce que vous dites face à ces chiffres ?
Réponse partielle
Je vous dis que le chômage, ce n'est pas une statistique. C'est des millions de femmes et d'hommes qui désespèrent de trouver un véritable emploi, de pouvoir s'inscrire dans la durée d'avoir ce projet. Mais ces chiffres, il y a une vraie réalité, Eh bien, vous savez, ces chiffres, ils cachent tous les petits boulots. Ils cachent le fait que beaucoup sont utilisés, je le redis, comme des bouches-trous, qu'ils ne peuvent même pas se dire « ben voilà, je peux compter sur ce salaire, je peux compter sur ce boulot, ils sont sur un siège éjectable, c'est des CDD, c'est des intérimels qui peuvent se retrouver du jour au lendemain privés de leur salaire. » Mais vous savez, pour un salarié, même ce…
« Je vous dis que le chômage, ce n'est pas une statistique. C'est des millions de femmes et d'hommes qui désespèrent de trouver un véritable emploi, de pouvoir s'inscrire dans la durée d'avoir ce projet. Mais ces chiffres, il y a une vraie réalité, »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 10:56Voir 2 autres passages
« Eh bien, vous savez, ces chiffres, ils cachent tous les petits boulots. Ils cachent le fait que beaucoup sont utilisés, je le redis, comme des bouches-trous, qu'ils ne peuvent même pas se dire « ben voilà, je peux compter sur ce salaire, je peux compter sur ce boulot, ils sont sur un siège éjectable, c'est des CDD, c'est des intérimels qui peuvent se retrouver du jour au lendemain privés de leur salaire. » »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 11:12
« Mais vous savez, pour un salarié, même ce chômage partiel, c'était tout sauf un cadeau, tout sauf un cadeau. Mais qu'est-ce qu'il fallait faire à l'heure du chômage concours ? Non, mais quand vous avez 1 400 euros pour vivre, quand vous avez 1 500 euros pour vivre, vous êtes en difficulté, en permanence, quand vous touchez votre salaire plein. Donc quand votre salaire, il est amputé, ne serait-ce que de 50, de 80, de 100 euros, eh bien c'est la galère. Et ça, ça a été vécu par des millions de femmes et d'hommes. Sans parler que, là vous me parlez, vous, du chômage partiel. Mais vous savez quand même que dès le premier confinement, dès la première semaine du confinement, c'est des centaines de milliers d'intérimes de CDD qui sont retrouvés au chômage total, au chômage complet. Et il ne faut quand même pas les oublier ceux-là, parce qu'ils sont en nombre très important, bien sûr. Et on va parler d'un sujet qui inquiète les Français, »
Question 343N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Eh bien, pourquoi pas ?
Réponse partielle
Parce qu'on n'est pas vraiment sur la même échelle. Mais bien sûr, on est sur la même échelle. Vous avez vu ces profits ? 58 milliards au premier semestre, ça veut dire plus de 100 milliards sur l'année en 2020. Bien sûr que si on est sur la même échelle... C'est plus de 300 milliards d'euros, Nathalie Arthaud, comment on fait ? Rajouter 100 milliards, je peux vous dire que ça nous sort complètement du problème. Bien sûr qu'il faut prendre l'argent là où il est. Je trouve incroyable...
« Parce qu'on n'est pas vraiment sur la même échelle. Mais bien sûr, on est sur la même échelle. Vous avez vu ces profits ? 58 milliards au premier semestre, ça veut dire plus de 100 milliards sur l'année en 2020. Bien sûr que si on est sur la même échelle... C'est plus de 300 milliards d'euros, Nathalie Arthaud, comment on fait ? Rajouter 100 milliards, je peux vous dire que ça nous sort complètement du problème. Bien sûr qu'il faut prendre l'argent là où il est. Je trouve incroyable... »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 16:51
Question 344N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Le groupe Ebra, les journaux de l'Est de la France. On ne le dit plus, mais on le précise quand même. Nathalie Arthaud, vous allez lancer demain votre campagne présidentielle, premier meeting de campagne demain. C'est la troisième campagne présidentielle pour vous. Vous avez fait 0,6% des voix environ les deux précédentes fois. Pourquoi vous présentez à nouveau ?
Réponse directe
Pour porter les intérêts du monde du travail. Pour dire que rien ne changera pour le monde du travail, pour les ouvriers, les employés, les salariés, ceux qui galèrent entre période de boulot, période de chômage, les intérimaires, sans renouer avec les luttes collectives, sans se faire respecter du patronat. Vous savez, on va beaucoup parler effectivement des programmes électoraux et de ce que pourrait faire un tel ou un tel, une fois président de la République. Mais ce qui gouverne véritablement la société, c'est cette loi du profit, c'est cette loi de l'exploitation. Et ça, elle s'abat sur l'ensemble du monde du travail. Et face à elle, nous disons qu'il faut que les travailleurs se défen…
« Pour porter les intérêts du monde du travail. Pour dire que rien ne changera pour le monde du travail, pour les ouvriers, les employés, les salariés, ceux qui galèrent entre période de boulot, période de chômage, les intérimaires, sans renouer avec les luttes collectives, sans se faire respecter du patronat. Vous savez, on va beaucoup parler effectivement des programmes électoraux et de ce que pourrait faire un tel ou un tel, une fois président de la République. Mais ce qui gouverne véritablement la société, c'est cette loi du profit, c'est cette loi de l'exploitation. Et ça, elle s'abat sur l'ensemble du monde du travail. Et face à elle, nous disons qu'il faut que les travailleurs se défendent, qu'ils renouent avec les luttes collectives, avec les mouvements sociaux, avec les grèves, avec les manifestations. Donc voilà, je porte cette perspective-là dans cette campagne présidentielle. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 0:42
Question 345N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
On finance les retraites avec les profits des grandes entreprises ?
Réponse directe
Parce qu'on n'est pas vraiment sur la même échelle. Mais bien sûr, on est sur la même échelle. Vous avez vu ces profits ? 58 milliards au premier semestre, ça veut dire plus de 100 milliards sur l'année en 2020. Bien sûr que si on est sur la même échelle... C'est plus de 300 milliards d'euros, Nathalie Arthaud, comment on fait ? Rajouter 100 milliards, je peux vous dire que ça nous sort complètement du problème. Bien sûr qu'il faut prendre l'argent là où il est. Je trouve incroyable...
« Parce qu'on n'est pas vraiment sur la même échelle. Mais bien sûr, on est sur la même échelle. Vous avez vu ces profits ? 58 milliards au premier semestre, ça veut dire plus de 100 milliards sur l'année en 2020. Bien sûr que si on est sur la même échelle... C'est plus de 300 milliards d'euros, Nathalie Arthaud, comment on fait ? Rajouter 100 milliards, je peux vous dire que ça nous sort complètement du problème. Bien sûr qu'il faut prendre l'argent là où il est. Je trouve incroyable... »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 16:51
Question 346N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Justement, un mot sur les retraites. La réforme des retraites n'aura a priori pas lieu d'ici la fin du quinquennat. Vous vous en réjouissez, ça ?
Réponse partielle
Ah ben, moi, je suis absolument opposée à tout recul des retraites. Voilà, j'en...
« Ah ben, moi, je suis absolument opposée à tout recul des retraites. Voilà, j'en... »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 16:10
Question 347N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
C'est que sur les plateaux de télévision ?
Réponse directe
Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat.
« Sans aucun doute. Il surfe sur des préjugés qui existent. Il les attise, il les alimente. Mais moi, je le combat, de toute façon. Je le combat. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:35
Question 348N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Est-ce que vous avez l'impression que vos thèmes de campagne y sont tendus dans cette campagne présidentielle, Nathalie Arthaud ?
Réponse partielle
Vous savez, ils sont très entendus dans le monde ouvrier, dans le monde des entreprises. Tout ce que je viens de vous parler, là, c'est des problèmes réels qui sont vécus. Après, je vous concède que sur les plateaux de télévision, oui, c'est plutôt Éric Zemmour que Nathalie Arthaud que l'on entend. Mais je vous assure que dans les quartiers populaires...
« Vous savez, ils sont très entendus dans le monde ouvrier, dans le monde des entreprises. Tout ce que je viens de vous parler, là, c'est des problèmes réels qui sont vécus. Après, je vous concède que sur les plateaux de télévision, oui, c'est plutôt Éric Zemmour que Nathalie Arthaud que l'on entend. Mais je vous assure que dans les quartiers populaires... »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:10
Question 349N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Est-ce que ce n'est pas quelqu'un comme Éric Zemmour qui arrive à imposer ces thèmes à l'heure actuelle dans la campagne ?
Réponse partielle
Vous savez, ils sont très entendus dans le monde ouvrier, dans le monde des entreprises. Tout ce que je viens de vous parler, là, c'est des problèmes réels qui sont vécus. Après, je vous concède que sur les plateaux de télévision, oui, c'est plutôt Éric Zemmour que Nathalie Arthaud que l'on entend. Mais je vous assure que dans les quartiers populaires...
« Vous savez, ils sont très entendus dans le monde ouvrier, dans le monde des entreprises. Tout ce que je viens de vous parler, là, c'est des problèmes réels qui sont vécus. Après, je vous concède que sur les plateaux de télévision, oui, c'est plutôt Éric Zemmour que Nathalie Arthaud que l'on entend. Mais je vous assure que dans les quartiers populaires... »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 19:10
Question 350N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»
Mais on va revenir, évidemment, sur ce que vous proposez, mais juste sur le sens de votre candidature. C'est ça qu'on ne comprend pas bien, en fait, Nathalie Arthaud, parce que vous nous dites, il faut se battre dans les entreprises, il faut se battre dans la rue, il faut des luttes collectives, et ce n'est pas cette élection qui va changer quelque chose. Du coup, vous êtes candidate pour quoi ?
Réponse directe
Je défends une politique, je défends une perspective, j'ai une vision, oui, de la société. Je pense que cette société capitaliste nous mène dans le mur, à tous les niveaux, au niveau économique, parce que c'est un craquin qui nous menace, qui plane, qui nous guette, et ça, tous les experts financiers le disent, parce que regardez ces tensions et ces rivalités internationales, si ça se trouve demain, cette fameuse guerre froide entre les États-Unis et la Chine, elle va se transformer en guerre tout court. Qu'est-ce qu'on en sait de la crise sanitaire, de son rebond, etc. ? Mais est-ce que le président de la République a du pouvoir pour vous, pour changer tout ça ? Précisément, le président d…
« Je défends une politique, je défends une perspective, j'ai une vision, oui, de la société. Je pense que cette société capitaliste nous mène dans le mur, à tous les niveaux, au niveau économique, parce que c'est un craquin qui nous menace, qui plane, qui nous guette, et ça, tous les experts financiers le disent, parce que regardez ces tensions et ces rivalités internationales, si ça se trouve demain, cette fameuse guerre froide entre les États-Unis et la Chine, elle va se transformer en guerre tout court. Qu'est-ce qu'on en sait de la crise sanitaire, de son rebond, etc. ? Mais est-ce que le président de la République a du pouvoir pour vous, pour changer tout ça ? Précisément, le président de la République ne maîtrise rien de tout cela. On est dans une société capitaliste qui agit, encore une fois, comme un rouleau compresseur, et ils sont complètement impuissants face à ça, mais même face à la crise climatique. Donc moi, si je me présente, effectivement, c'est pour dire que cette société capitaliste, il ne faut pas chercher à la gérer, il faut chercher à la renverser, à la renverser. Et je... Mais comment ? Vous dites que le président de la République n'a aucun pouvoir, »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 4:42Voir 1 autre passage
« C'est la raison pour laquelle je m'adresse au monde du travail, je m'adresse à l'écrasante majorité de la population qui souffre de cette société, et qui réalise que finalement, on est vraiment dans deux mondes, qui n'ont d'ailleurs plus rien à voir l'un avec l'autre, où d'un côté, c'est les milliards qui dégoulinent, qui dégoulinent, je le dis, j'utilise ce terme bien consciemment, parce que, regarde, vous avez vu les chiffres de la fraude fiscale, 11 000 milliards, vous avez vu les milliardaires qui ont augmenté leur fortune de 40%, il y a des femmes et des hommes, y compris dans ce pays, qui touchent plusieurs millions d'euros par jour. – Mais est-ce qu'on peut les résumer à ça, Nathalie Arthaud ? – Certains vont payer 1 euro, vont calculer euro après euro, vont pas se chauffer, aujourd'hui c'est le cas pour des retraités, pour des femmes seules, pour des salariés au SMIC, ils galèrent, voilà, tous les jours. »
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 5:53
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · "C'est dur" : Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Hélène Thouy n'ont pas les 500 parrainagesVérifier à 22:31
Public Sénat · N. Arthaud: «Je concours dans une catégorie très spéciale, la catégorie communiste révolutionnaire!»Vérifier à 11:44
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02