Nathalie Arthaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 567
Question 226🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Alors, on va évidemment rentrer dans les détails, d'ailleurs, de ce que vous venez de dire. Vous dites qu'on a déjà les deux pieds dans la guerre. Et vous dites même que c'est cette société dans laquelle on vit qui nous aurait conduit à la guerre. Mais je voudrais qu'on commence par la question du pouvoir d'achat. Parce que pouvoir d'achat, santé, sécurité, c'est vraiment les trois questions qui comptent aujourd'hui pour les Français. Les prix, les prix de l'essence, ils explosent à nouveau. Et il y aura ces 18 centimes de riz sourne que nous promet le gouvernement. Ce sera officiellement à partir de vendredi. C'est une bonne mesure ?
Réponse directe
C'est dérisoire. C'est dérisoire face aux problèmes qui se posent aujourd'hui à de très, très nombreux femmes et d'hommes qui travaillent. Qui travaillent ou qui ont travaillé toute leur vie. Écoutez, quand on en est à devoir choisir entre manger, se chauffer, quand on en est même à se dire « Mais comment je vais faire le plein de mon réservoir pour repartir au boulot ? » C'est que là, la situation, elle est catastrophique. Mais c'est quand même mieux que rien, non ? Vous auriez d'autres solutions, vous ? Moi, je pense que de toute façon, ça fait trop d'années que les salaires sont bloqués à un niveau trop bas. Donc il faut déjà une véritable augmentation de salaire. Une véritable, pas des…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« C'est dérisoire. C'est dérisoire face aux problèmes qui se posent aujourd'hui à de très, très nombreux femmes et d'hommes qui travaillent. Qui travaillent ou qui ont travaillé toute leur vie. Écoutez, quand on en est à devoir choisir entre manger, se chauffer, quand on en est même à se dire « Mais comment je vais faire le plein de mon réservoir pour repartir au boulot ? » C'est que là, la situation, elle est catastrophique. Mais c'est quand même mieux que rien, non ? Vous auriez d'autres solutions, vous ? Moi, je pense que de toute façon, ça fait trop d'années que les salaires sont bloqués à un niveau trop bas. Donc il faut déjà une véritable augmentation de salaire. Une véritable, pas des miettes, 300, 400, 500 euros d'augmentation de salaire. De pensions de retraite aussi, parce que tout ça est lié. Et il faut les indexer sur les prix. Donc ce n'est pas les prix que vous baissez, c'est les salaires que vous augmentez. Oui, alors les prix, écoutez-moi, tant qu'on ne peut pas, si vous voulez, empêcher de nuire tous ces spéculateurs qui font aujourd'hui flamber les prix. Parce qu'il y a évidemment, pour l'essentiel, de la spéculation dans tout ça. Tant qu'on n'est pas en mesure de faire ça, moi je pense qu'il faut que les salariés, les retraités, se dire, voilà, et cette conviction que nous n'avons pas à nous appauvrir dans cette société. Donc il faut qu'on sauvegarde nos salaires, ce qui nous permet de vivre, tout simplement. »
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Question 227🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
– Vous parliez des puissants, deux, trois questions. Le Qatar, est-ce qu'il faut boycotter ?
Réponse directe
– Non, mais vous voyez, c'est intéressant votre question, parce qu'aujourd'hui, on nous explique que là, il faut vraiment être derrière Macron, et avec toutes les puissances occidentales et impérialistes, contre Poutine, parce que nous sommes le camp de la démocratie, de ceux qui vont libérer le monde entier. – Et en fait, il y aurait un deux poids, deux mesures. – Le camp occidental, c'est le bienfaiteur de l'humanité. – Bon, la réalité, c'est que le camp occidental, il s'arrangit ses causes ? – Très, très bien, avec toutes les dictatures, avec les régimes les plus corrompus, les plus criminels, ceux qui contribuent aussi… – Donc le Qatar, c'est non ? – À la misère du monde. – Mais ça, c'e…
« – Non, mais vous voyez, c'est intéressant votre question, parce qu'aujourd'hui, on nous explique que là, il faut vraiment être derrière Macron, et avec toutes les puissances occidentales et impérialistes, contre Poutine, parce que nous sommes le camp de la démocratie, de ceux qui vont libérer le monde entier. – Et en fait, il y aurait un deux poids, deux mesures. – Le camp occidental, c'est le bienfaiteur de l'humanité. – Bon, la réalité, c'est que le camp occidental, il s'arrangit ses causes ? – Très, très bien, avec toutes les dictatures, avec les régimes les plus corrompus, les plus criminels, ceux qui contribuent aussi… – Donc le Qatar, c'est non ? – À la misère du monde. – Mais ça, c'est anecdotique, cette question-là, c'est anecdotique. Moi, ce que je pense, c'est que ces monarchies, ces régimes moyenâgeux, ces dictatures qui pèsent sur la population et sur les travailleurs de toute une région, et qui créent justement la misère aux quatre coins du monde, eh bien, il faut les combattre. – Je vous pose la question, Nathalie Arthoud. – Encore une fois, c'est tout un ordre social, vous savez, qui en fait est établi comme ça. – Je vous pose la question, Nathalie Arthoud, à propos des Corses et de la Marseillaise. Est-ce que vous chantez la Marseillaise ? – Moi, non, je n'ai pas du tout envie de chanter la Marseillaise. Je ne la chante pas, moi, je chante l'international. C'est-à-dire le chant des travailleurs, le chant qui explique justement que nous ne sommes rien dans cette société capitaliste. Nous serons tous si nous réussissons à nous battre et à changer la société, à la renverser. Mais moi, je suis convaincue, vous savez, qu'il n'y a que les travailleurs, ceux qui donnent leur vie, ceux qui travaillent avec cœur, avec vocation, etc., qui sont capables de remettre cette société sur ses pieds. – Et la lutte, on l'a bien compris, pour vous, »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 21:03
Question 228🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Ça veut dire quoi, empêcher de nuire ?
Réponse directe
Moi, je pense qu'on rentre dans une période grave, très grave, où cette guerre, d'ailleurs, on ne sait pas où elle va s'arrêter. Et elle a déjà des conséquences économiques très, très importantes. Elle va en avoir sur nous aussi. Là, on le voit avec la flambée, d'ailleurs, du prix de l'essence. Et toutes les guerres sont ainsi. C'est toujours l'occasion pour les spéculateurs, justement, de faire flamber des prix, de provoquer des pénuries, des rationnements, etc. Et s'ils vous écoutent, c'est comme s'ils faisaient volontairement sciemment. Oui, mais oui. Alors, toutes les guerres, vous savez, c'est aussi des formidables entreprises commerciales pour un certain nombre. Beaucoup en profitent…
« Moi, je pense qu'on rentre dans une période grave, très grave, où cette guerre, d'ailleurs, on ne sait pas où elle va s'arrêter. Et elle a déjà des conséquences économiques très, très importantes. Elle va en avoir sur nous aussi. Là, on le voit avec la flambée, d'ailleurs, du prix de l'essence. Et toutes les guerres sont ainsi. C'est toujours l'occasion pour les spéculateurs, justement, de faire flamber des prix, de provoquer des pénuries, des rationnements, etc. Et s'ils vous écoutent, c'est comme s'ils faisaient volontairement sciemment. Oui, mais oui. Alors, toutes les guerres, vous savez, c'est aussi des formidables entreprises commerciales pour un certain nombre. Beaucoup en profitent des guerres. En général, elles sont faites avec la peau des petites gens, avec la peau des ouvriers, des chômeurs, des pauvres, en fait. Et puis, un certain nombre en tirent les marrons du feu. Donc, dans cette situation-là exceptionnelle, il faut se dire que oui, on devrait absolument empêcher de nuire tous ces profiteurs de guerre. Alors, moi, vous faites comment ? La solution, ça serait l'expropriation. L'expropriation. Et qu'on fasse la transparence totale, mais qu'on sache... Ce n'est pas juste une nationalisation, c'est une expropriation. Une expropriation. Et vous savez, en fait, je pense que beaucoup de secteurs devraient fonctionner en étant collectifs et en servant d'abord la population. Aujourd'hui, la plupart des grandes multinationales, c'est vrai pour l'énergie, c'est vrai pour l'alimentaire, c'est vrai pour la santé aussi, ne fonctionnent pas pour être service de la population, pour répondre à leurs besoins. Moi, j'ai été frappée, écoutez, par les brevets qui ont été mis sur les vaccins anti-Covid, qui en disent long quand même de l'état de cette société capitaliste. C'est-à-dire que les profits passent avant la vie humaine. Et c'est vrai pour tout. Donc, moi, je pense que justement, c'est cela qu'on doit combattre et que l'on peut combattre. Si, en effet, on expropie ces entreprises et qu'on les fait marcher pour l'intérêt de l'ensemble de la population. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 3:38
Question 229🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Tour des élections. Vous êtes professeur d'économie et gestion à Aubervilliers. Vous êtes porte-parole de force ouvrière, de lutte ouvrière, évidemment. Et pour la troisième fois, Nathalie Arthaud, vous êtes candidate à l'élection présidentielle. Troisième fois donc. En 2012, vous aviez fait 0,56% des voix. En 2017, 0,64% des voix. Et vous y retournez ?
Réponse directe
Oui, avec toujours autant de convictions et même de sentiments d'urgence, j'ai envie de dire. Mais vous avez vraiment envie d'être présidente de la République ? J'ai envie de changer cette société de fond en comble. Je pense que la société capitaliste nous condamne. Nous condamne non seulement à l'exploitation, au bas salaire, à la crise climatique, mais aussi aux guerres. Voilà, c'est la guerre. Elle se rapproche. On a les deux pieds dedans, je pense. Et que oui, ça devient urgent de se dire que cette société-là, il faut la changer. Et j'espère que tous ceux qui en sont convaincus, qui ont envie de l'affirmer, eh bien, ils se regrouperont derrière le vote pour ma candidature.
« Oui, avec toujours autant de convictions et même de sentiments d'urgence, j'ai envie de dire. Mais vous avez vraiment envie d'être présidente de la République ? J'ai envie de changer cette société de fond en comble. Je pense que la société capitaliste nous condamne. Nous condamne non seulement à l'exploitation, au bas salaire, à la crise climatique, mais aussi aux guerres. Voilà, c'est la guerre. Elle se rapproche. On a les deux pieds dedans, je pense. Et que oui, ça devient urgent de se dire que cette société-là, il faut la changer. Et j'espère que tous ceux qui en sont convaincus, qui ont envie de l'affirmer, eh bien, ils se regrouperont derrière le vote pour ma candidature. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 0:20
Question 230🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Mais Nathalie Arthaud, ça veut dire que vous comprenez que les manifestants puissent cibler les CRS ?
Réponse partielle
Je pense que les CRS qui ont effectivement été dans une posture provocatrice, voilà, très clairement. Alors bon, moi je ne vais pas justifier je ne sais quoi, mais c'est... Vous justifiez un peu quand même là. J'explique, j'explique que ces tensions-là, elles sont produites et elles sont créées. Elles sont créées, encore une fois, par un gouvernement, par un État qui méprise la population. L'autonomie, voire l'indépendance de la Corse ? Moi, je suis pour la libre disposition des peuples, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Donc il faut effectivement qu'ils puissent dire comment ils ont envie de s'organiser.
« Je pense que les CRS qui ont effectivement été dans une posture provocatrice, voilà, très clairement. Alors bon, moi je ne vais pas justifier je ne sais quoi, mais c'est... Vous justifiez un peu quand même là. J'explique, j'explique que ces tensions-là, elles sont produites et elles sont créées. Elles sont créées, encore une fois, par un gouvernement, par un État qui méprise la population. L'autonomie, voire l'indépendance de la Corse ? Moi, je suis pour la libre disposition des peuples, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Donc il faut effectivement qu'ils puissent dire comment ils ont envie de s'organiser. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 14:34
Question 231🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Si j'écoute ce que vous dites, Nathalie Arthaud, et vraiment dans ce question de confiance, j'ai envie que les gens puissent comprendre exactement et que le moment où ils auront face à eux tous les bulletins de vote, ils puissent choisir en conscience. Quand vous dites, il faut augmenter les salaires. Vous avez peut-être vu hier cet échange entre Emmanuel Macron et un passant à Dijon, qu'il a interpellé en lui disant, nous, on gagne 4000 euros dans notre foyer, ma femme et moi. Et pour autant, avec 4000 euros, on est en train de devenir ce qu'il appelait des salariés pauvres. Il disait, le 5 du mois, quand tout est tombé, il nous reste zéro. Est-ce que vous considérez, comme cet homme, qu'à 4000 euros, il est un salarié pauvre ?
Réponse partielle
Moi, je le dis depuis le début, parce qu'on a un peu fait nos calculs, c'est que 2000 euros net, c'est un minimum. Un minimum pour vivre sans être dans l'angoisse permanente. Donc, vous pouvez comprendre son cri de détresse. Mais bien sûr. Mais d'ailleurs, de toute façon, il faut l'écouter. Et c'est ça aussi, moi, qui me révole dans cette société. C'est que les travailleurs ne sont jamais écoutés. Moi, j'ai entendu, écoutez, vous avez vu le scandale du cabinet McKinsey. On a besoin d'experts pour savoir comment il faut réorganiser l'éducation nationale, par exemple, supprimer des lits. Non, il n'y a pas besoin d'experts. Il faut écouter les salariés, ceux des hôpitaux, les enseignants. Avoi…
« Moi, je le dis depuis le début, parce qu'on a un peu fait nos calculs, c'est que 2000 euros net, c'est un minimum. Un minimum pour vivre sans être dans l'angoisse permanente. Donc, vous pouvez comprendre son cri de détresse. Mais bien sûr. Mais d'ailleurs, de toute façon, il faut l'écouter. Et c'est ça aussi, moi, qui me révole dans cette société. C'est que les travailleurs ne sont jamais écoutés. Moi, j'ai entendu, écoutez, vous avez vu le scandale du cabinet McKinsey. On a besoin d'experts pour savoir comment il faut réorganiser l'éducation nationale, par exemple, supprimer des lits. Non, il n'y a pas besoin d'experts. Il faut écouter les salariés, ceux des hôpitaux, les enseignants. Avoir le recours à McKinsey pour le gouvernement, pour l'Elysée, c'était parce qu'il ne savait pas écouter la population ? Mais c'est parce qu'il ne veut pas écouter la population. Mais encore une fois, il faut bien... En tout cas, nous, travailleurs, il faut qu'on dise que c'est nous, les experts. Voilà. C'est nous, les experts. Nous savons comment faire tourner cette société. Nous savons comment faire le boulot. Donc voilà. Et c'est de dire, encore une fois, qu'il nous faut un minimum pour vivre. Et oui, les 2 000 euros. Les 2 000 euros, c'est ce qu'il faut pour ne pas se retrouver dans la catastrophe permanente. Parce que sa voiture est tombée en panne, on n'a pas d'argent. Et puis, parce qu'on est tombé malade et qu'on ne peut pas aller travailler quelques jours. Vous voyez ? Donc, 2 000 euros nets, ça doit être une perspective, une perspective de lutte. Et j'entends beaucoup dire, oui, mais c'est pas possible. Le patronat ne l'accordera jamais. Mais encore une fois, moi, j'ai envie de dire à ceux qui nous écoutent, nous n'avons pas à nous faire petits. Voilà. Quand on travaille, nous sommes les essentiels dans cette société. Nous la faisons tourner. Donc, nos intérêts doivent passer avant. Ils doivent passer avant les profits. Ils doivent passer avant les dividendes. Ils doivent passer avant les grandes fortunes de quelques-uns. C'est cette conviction-là qui doit absolument nous pousser, justement, à agir. C'est parfois du mal à contrôler, si vous distingue d'un Philippe Poutou. Ah, mais on a beaucoup de choses en commun, bien sûr, avec Philippe Poutou. Mais parce qu'il n'y a aucune raison. Même à deux. Ah bon ? Même à deux. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 10:25
Question 232🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
Est-ce que vous exproprieriez, pour reprendre votre programme, ceux qui en sont propriétaires aujourd'hui ?
Réponse directe
– Oui, bien sûr. Parce que vouloir faire encore des profits sur les vieux jours des anciens, je trouve ça révoltant. Et vous savez ce qui s'est passé avec le rapport d'enquête ministériel qui finalement ne sera pas publié. Au nom de quoi ? De l'abolition, du secret des affaires ? Mais c'est dingue ! Moi je trouve ça incroyable ! Alors voilà, on a des grands actionnaires qui ont placé leurs capitaux là, qui veulent les faire fructifier. Alors ils maltraitent les anciens, ils les affament, ils les affament avec 5 euros par jour, et puis alors en rendant tout ça immangeable, et puis ils détournent l'argent public. Voilà, il y a un rapport diligenté par le ministre, mais il est secret, mais on…
« – Oui, bien sûr. Parce que vouloir faire encore des profits sur les vieux jours des anciens, je trouve ça révoltant. Et vous savez ce qui s'est passé avec le rapport d'enquête ministériel qui finalement ne sera pas publié. Au nom de quoi ? De l'abolition, du secret des affaires ? Mais c'est dingue ! Moi je trouve ça incroyable ! Alors voilà, on a des grands actionnaires qui ont placé leurs capitaux là, qui veulent les faire fructifier. Alors ils maltraitent les anciens, ils les affament, ils les affament avec 5 euros par jour, et puis alors en rendant tout ça immangeable, et puis ils détournent l'argent public. Voilà, il y a un rapport diligenté par le ministre, mais il est secret, mais on va où là ? – Là encore, vous êtes pour la transparence. Mais je suis pour l'abolition du secret des affaires à tous les niveaux. Parce que ce secret-là, vous savez, c'est l'omerta, voilà. Et ça sert à quoi ? Ça sert précisément à mentir, à cacher ses méfaits et ses crimes, et ça sert aussi à cacher tout l'argent qu'il y a dans la société. Et ça, je peux vous dire que les travailleurs, ça leur serait utile de savoir l'argent qu'il y a dans la société, parce que quand ils se battent précisément pour des augmentations de salaire, ou pour obtenir des embauches, qu'est-ce qu'on leur dit ? Il n'y a pas d'argent. Alors, il y en a toujours pour enrichir les plus grandes fortunes, pour doubler même leurs fortunes, mais pour les travailleurs, il n'y en a pas. – Vous mettriez en place un service public des personnes âgées ? – Cette abolition du secret des affaires, vous savez, c'est fondamental. Oui, bien sûr, un service public pour les personnes âgées, oui, oui, bien sûr. Bien sûr, et on a l'argent encore une fois, et on le mesurerait. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 19:25
Question 233🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confiance
– Nathalie Arthaud, question de confiance sur la santé. Est-ce que vous nationaliseriez les EHPAD privés ?
Réponse directe
– Oui, bien sûr. Parce que vouloir faire encore des profits sur les vieux jours des anciens, je trouve ça révoltant. Et vous savez ce qui s'est passé avec le rapport d'enquête ministériel qui finalement ne sera pas publié. Au nom de quoi ? De l'abolition, du secret des affaires ? Mais c'est dingue ! Moi je trouve ça incroyable ! Alors voilà, on a des grands actionnaires qui ont placé leurs capitaux là, qui veulent les faire fructifier. Alors ils maltraitent les anciens, ils les affament, ils les affament avec 5 euros par jour, et puis alors en rendant tout ça immangeable, et puis ils détournent l'argent public. Voilà, il y a un rapport diligenté par le ministre, mais il est secret, mais on…
« – Oui, bien sûr. Parce que vouloir faire encore des profits sur les vieux jours des anciens, je trouve ça révoltant. Et vous savez ce qui s'est passé avec le rapport d'enquête ministériel qui finalement ne sera pas publié. Au nom de quoi ? De l'abolition, du secret des affaires ? Mais c'est dingue ! Moi je trouve ça incroyable ! Alors voilà, on a des grands actionnaires qui ont placé leurs capitaux là, qui veulent les faire fructifier. Alors ils maltraitent les anciens, ils les affament, ils les affament avec 5 euros par jour, et puis alors en rendant tout ça immangeable, et puis ils détournent l'argent public. Voilà, il y a un rapport diligenté par le ministre, mais il est secret, mais on va où là ? – Là encore, vous êtes pour la transparence. Mais je suis pour l'abolition du secret des affaires à tous les niveaux. Parce que ce secret-là, vous savez, c'est l'omerta, voilà. Et ça sert à quoi ? Ça sert précisément à mentir, à cacher ses méfaits et ses crimes, et ça sert aussi à cacher tout l'argent qu'il y a dans la société. Et ça, je peux vous dire que les travailleurs, ça leur serait utile de savoir l'argent qu'il y a dans la société, parce que quand ils se battent précisément pour des augmentations de salaire, ou pour obtenir des embauches, qu'est-ce qu'on leur dit ? Il n'y a pas d'argent. Alors, il y en a toujours pour enrichir les plus grandes fortunes, pour doubler même leurs fortunes, mais pour les travailleurs, il n'y en a pas. – Vous mettriez en place un service public des personnes âgées ? – Cette abolition du secret des affaires, vous savez, c'est fondamental. Oui, bien sûr, un service public pour les personnes âgées, oui, oui, bien sûr. Bien sûr, et on a l'argent encore une fois, et on le mesurerait. »
RMC · 🔴 EN DIRECT - Nathalie Arthaud invitée de Questions de confianceVérifier à 19:25
Question 234Philippe Caverivière face à Nathalie Arthaud
Ça sera peut-être la sodomie, on ne sait pas ?
Réponse à côté
C'est un coup de tonnerre, c'est une déflagration, on saura tous. On était à vie, le jour où François de Rugy l'a mis des crustacés. La Brigitte Bardot du Homard a annoncé qu'il quittait la politique. Bon, même si la politique l'avait quittée il y a bien longtemps, il part à la retraite à 48 ans. Ça va vous faire plaisir, ça, Nathalie, c'est un bon âge de retraite. Alors, ce n'est pas le premier Macroniste à raccrocher. Benjamin Griveaux, lui aussi, avait renoncé. Ce n'était pas une histoire de crustacés. Il avait envoyé une photo de sa poutre en feu, pas celle de Notre-Dame. Alors, de mémoire, ce n'était pas filmé par Jean-Jacques Hannault. Non plus. Ça aurait été plus esthétique, malheure…
« C'est un coup de tonnerre, c'est une déflagration, on saura tous. On était à vie, le jour où François de Rugy l'a mis des crustacés. La Brigitte Bardot du Homard a annoncé qu'il quittait la politique. Bon, même si la politique l'avait quittée il y a bien longtemps, il part à la retraite à 48 ans. Ça va vous faire plaisir, ça, Nathalie, c'est un bon âge de retraite. Alors, ce n'est pas le premier Macroniste à raccrocher. Benjamin Griveaux, lui aussi, avait renoncé. Ce n'était pas une histoire de crustacés. Il avait envoyé une photo de sa poutre en feu, pas celle de Notre-Dame. Alors, de mémoire, ce n'était pas filmé par Jean-Jacques Hannault. Non plus. Ça aurait été plus esthétique, malheureusement. Je crois qu'on est plus nombreux à avoir vu le kiki de Benji que le film de Jean-Jacques Hannault. Comme quoi, la culture fout le camp. »
RTL · Philippe Caverivière face à Nathalie ArthaudVérifier à 4:00
Question 235Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
les artistes, les musiciens, la gloire, la reconnaissance. Dans le monde communiste que vous appelez de vos voeux, ces motivations, elles n'existent plus ?
Réponse à côté
Vous plaisantez, j'espère Moi, je pense que toute la société, elle ne tient
« Vous plaisantez, j'espère »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 7:27Voir 1 autre passage
« Moi, je pense que toute la société, elle ne tient »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 7:31
Question 236Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
est le pays modèle qui peut inspirer la France, selon vous ?
Refus explicite
a pas de pays modèle. Il y a par contre des périodes, des périodes, des insurrections, des révoltes. Vous savez, là, on parle de guerre. Comment arrêter cette guerre ? Vous le savez, mais je le redis à cette antenne-là. La première guerre mondiale a été arrêtée sur le front Est par une révolution, précisément. Par des femmes et des hommes qui ne supportaient plus de servir de chair à canon, qui n'en pouvaient plus de toutes ces souffrances et qui ont renversé les fauteurs de guerre.
« a pas de pays modèle. Il y a par contre des périodes, des périodes, des insurrections, des révoltes. Vous savez, là, on parle de guerre. Comment arrêter cette guerre ? Vous le savez, mais je le redis à cette antenne-là. La première guerre mondiale a été arrêtée sur le front Est par une révolution, précisément. Par des femmes et des hommes qui ne supportaient plus de servir de chair à canon, qui n'en pouvaient plus de toutes ces souffrances et qui ont renversé les fauteurs de guerre. »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 9:19
Question 237Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
vous êtes à l'Élysée, quel est le premier chef d'État que vous souhaitez rencontrer ?
Réponse à côté
Ce ne serait pas un chef d'État, moi. Ce serait qui ? Ce serait tous ceux qui sont organisés. Par exemple, j'essaierai de contacter tous ceux qui, en Russie, s'opposent à la guerre, essayent de s'organiser, essayent d'avoir une voix, essayent de peser sur la situation. C'est ça que je ferai. J'irai voir des femmes et des hommes des classes populaires. Je les appellerai aussi à la révolte. Je les appellerai à renverser les dirigeants qui nous condamnent à ces crises et à ces guerres.
« Ce ne serait pas un chef d'État, moi. Ce serait qui ? Ce serait tous ceux qui sont organisés. Par exemple, j'essaierai de contacter tous ceux qui, en Russie, s'opposent à la guerre, essayent de s'organiser, essayent d'avoir une voix, essayent de peser sur la situation. C'est ça que je ferai. J'irai voir des femmes et des hommes des classes populaires. Je les appellerai aussi à la révolte. Je les appellerai à renverser les dirigeants qui nous condamnent à ces crises et à ces guerres. »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 8:48
Question 238Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
faut le changer. Est-ce que vous êtes favorable à un délit de non-partage de tâches ménagères, comme l'a proposé Sandrine Rousseau ?
Réponse à côté
mais écoutez... Je pense que quand un couple arrive devant les tribunaux, ça arrive, ça s'appelle le divorce. Voilà, bon, bah oui, donc je pense que... Non, mais il y a une pression sociale qu'il faut exercer. Je pense que... Vous savez ce qui a fait avancer les droits des femmes ? C'est quand elles se battaient, quand elles se faisaient entendre, quand elles s'organisaient, quand elles se révoltaient. Je pense que c'est une nécessité encore aujourd'hui. Mais c'est tout ça qui ferait avancer aussi tout le monde un peu dans sa tête. 'est parce qu'on voit très bien comment un ordre social qui est une oppression de tous les instants, finalement, arrive à peser dans les consciences aussi de ceu…
« Je pense que quand un couple arrive devant les tribunaux, ça arrive, ça s'appelle le divorce. Voilà, bon, bah oui, donc je pense que... Non, mais il y a une pression sociale qu'il faut exercer. Je pense que... Vous savez ce qui a fait avancer les droits des femmes ? C'est quand elles se battaient, quand elles se faisaient entendre, quand elles s'organisaient, quand elles se révoltaient. Je pense que c'est une nécessité encore aujourd'hui. Mais c'est tout ça qui ferait avancer aussi tout le monde un peu dans sa tête. »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 11:30Voir 2 autres passages
« 'est parce qu'on voit très bien comment un ordre social qui est une oppression de tous les instants, finalement, arrive à peser dans les consciences aussi de ceux qui sont précisément exploités et soumis. Et finalement, il l'intègre complètement. Et il ne voit pas d'autre façon de vivre. Il n'imagine pas un autre monde. Je crois qu'on est en plein dedans. On est en plein dedans. Et c'est vrai qu'il y a une espèce de fabrication de l'opinion publique, mais permanente, permanente, qui pèse des valeurs comme ça de la bourgeoisie. C'est le carriérisme, c'est la réussite, c'est l'individualisme. Et puis finalement, on arrive à faire intégrer à des femmes et des hommes qui sont les victimes l'idée que c »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 12:15
« de leur faute. C'est de leur faute. Voilà, donc c'est tout ça qui, vous savez, qui est remis en cause dès que l'on commence à se battre, dès que l'on commence à justement réaliser qu'on n'est pas seulement fait pour être soumis et pour obéir, mais qu'on peut aussi décider. Et c'est ça qui peut se réaliser quand il y a des grandes grèves, des mouvements sociaux. Et moi, c'est ma perspective. Moi, ma candidature, vous l'avez compris, c'est un appel au rassemblement, au combat, à la conscience du monde du travail. »
Question 239Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
pas normal ?
Réponse à côté
dirais surtout que le capitalisme, cette société capitaliste, n pas un dîner de gala. Et on voit d'ailleurs ce que ça donne en Ukraine. Ça violente ? Non mais, moi je pense que toutes ces guerres-là, qui sont fomentées effectivement par des rivalités, c'est ça la réalité. C'est une guerre économique permanente. Vous êtes économiste, la guerre économique, c'est ce qu'on nous inculque. Donc, on nous met ça dans le biberon. On est en guerre, en guerre économique. Il faut aller prendre les parts de marché, il faut s'étendre, pousser toujours plus loin. Eh bien, cette guerre économique permanente qui est la société capitaliste, elle nous plonge régulièrement dans des guerres tout court. Alors, j…
« dirais surtout que le capitalisme, cette société capitaliste, n »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 2:07Voir 2 autres passages
« pas un dîner de gala. Et on voit d'ailleurs ce que ça donne en Ukraine. Ça »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 2:10
« violente ? Non mais, moi je pense que toutes ces guerres-là, qui sont fomentées effectivement par des rivalités, c'est ça la réalité. C'est une guerre économique permanente. Vous êtes économiste, la guerre économique, c'est ce qu'on nous inculque. Donc, on nous met ça dans le biberon. On est en guerre, en guerre économique. Il faut aller prendre les parts de marché, il faut s'étendre, pousser toujours plus loin. Eh bien, cette guerre économique permanente qui est la société capitaliste, elle nous plonge régulièrement dans des guerres tout court. Alors, jusqu'à présent, c'était des guerres par peuple interposé. C'était loin, c'était très loin. C'était au Moyen-Orient, c'était en Afrique, c'était sur d'autres continents. Eh bien, là maintenant, elle se rapproche, cette guerre. Et ça, vous savez, ce n »
Question 240Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
guerre, elle nous concerne au plus haut point. C'est-à-dire, vous parlez de la guerre en Ukraine, vous ne faites pas de différence entre une dictature et une démocratie ?
Réponse partielle
démocratie française qui va, comment dire, propager la démocratie dans le monde, en Afrique en particulier. Avec tous ces gentils dictateurs, avec qui, non seulement elles commercent, mais qu'elles mettent en place, qu'elles soutiennent, qui tiennent bien leur Oui, et aux côtés de belles dictatures qui, justement, provoquent des rébellions, qui elles-mêmes s'arment, etc. C'est précisément cet engrenage-là qui crée ces bandes djihadistes, qui crée ce terrorisme, qui nous revient en boomerang, dans la figure. Nathalie Arthaud. Alors, non, la belle démocratie française qui vend des armes à l'Arabie Saoudite, qui est en train de bombarder
« démocratie française qui va, comment dire, propager la démocratie dans le monde, en Afrique en particulier. Avec tous ces gentils dictateurs, avec qui, non seulement elles commercent, mais qu'elles mettent en place, qu'elles soutiennent, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 3:28Voir 2 autres passages
« Oui, et aux côtés de belles dictatures qui, justement, provoquent des rébellions, qui elles-mêmes s'arment, etc. C'est précisément cet engrenage-là qui crée ces bandes djihadistes, qui crée ce terrorisme, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 3:54
« qui nous revient en boomerang, dans la figure. Nathalie Arthaud. Alors, non, la belle démocratie française qui vend des armes à l'Arabie Saoudite, qui est en train de bombarder »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 4:08
Question 241Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
sanctions contre la Russie ?
Réponse à côté
que les travailleurs de Russie, je pense que c'est eux, en réalité, qui ont la clé de la situation. Eux, ils n'ont pas voulu cette guerre, ils ne l'ont pas demandé. Eh bien, je pense qu'en effet, tout va dépendre d'eux, de leur capacité à se retourner contre Poutine. Moi, c'est ça, mon espoir. Mais ce que je sais, c'est que toutes ces manœuvres-là, toutes les manœuvres des grandes puissances des États-Unis, de l'OTAN, et de tous ceux qui les suivent dans la région, ont été précisément, ont jeté dans la fosse au lion, finalement, les Ukrainiens. Parce que, vous savez, cette guerre, elle n'est pas arrivée dans un ciel serein. Ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a une guerre d'influ…
« que les travailleurs de Russie, je pense que c'est eux, en réalité, qui ont la clé de la situation. Eux, ils n'ont pas voulu cette guerre, ils ne l'ont pas demandé. Eh bien, je pense qu'en effet, tout va dépendre d'eux, de leur capacité à se retourner contre Poutine. Moi, c'est ça, mon espoir. Mais ce que je sais, c'est que toutes ces manœuvres-là, toutes les manœuvres des grandes puissances des États-Unis, de l'OTAN, et de tous ceux qui les suivent dans la région, ont été précisément, ont jeté dans la fosse au lion, finalement, les Ukrainiens. Parce que, vous savez, cette guerre, elle n'est pas arrivée dans un ciel serein. Ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a une guerre d'influence dans cette région depuis des années et des années, une pression constante, d'ailleurs, militaire, de la part de l'OTAN. Et moi, j'accuse, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 4:26Voir 2 autres passages
« 'accuse les grandes puissances d'avoir pris le risque de cette guerre et d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens. Alors, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 5:23
« elles se présentent comme des sauveurs, je ne suis pas d'accord. Vous me dites qu'elles cherchent un grand protecteur, l'OTAN ? Oui, parce que dans cette société, justement, quand vous êtes un pays pauvre, vous devez, effectivement, chercher un protecteur. Mais ce fameux protecteur, qu'est-ce qu'il fait la plupart du temps ? Il vous »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
Question 242Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
qu'est-ce que vous faites, en fait, pour l'Ukraine ?
Réponse à côté
que les travailleurs de Russie, je pense que c'est eux, en réalité, qui ont la clé de la situation. Eux, ils n'ont pas voulu cette guerre, ils ne l'ont pas demandé. Eh bien, je pense qu'en effet, tout va dépendre d'eux, de leur capacité à se retourner contre Poutine. Moi, c'est ça, mon espoir. Mais ce que je sais, c'est que toutes ces manœuvres-là, toutes les manœuvres des grandes puissances des États-Unis, de l'OTAN, et de tous ceux qui les suivent dans la région, ont été précisément, ont jeté dans la fosse au lion, finalement, les Ukrainiens. Parce que, vous savez, cette guerre, elle n'est pas arrivée dans un ciel serein. Ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a une guerre d'influ…
« que les travailleurs de Russie, je pense que c'est eux, en réalité, qui ont la clé de la situation. Eux, ils n'ont pas voulu cette guerre, ils ne l'ont pas demandé. Eh bien, je pense qu'en effet, tout va dépendre d'eux, de leur capacité à se retourner contre Poutine. Moi, c'est ça, mon espoir. Mais ce que je sais, c'est que toutes ces manœuvres-là, toutes les manœuvres des grandes puissances des États-Unis, de l'OTAN, et de tous ceux qui les suivent dans la région, ont été précisément, ont jeté dans la fosse au lion, finalement, les Ukrainiens. Parce que, vous savez, cette guerre, elle n'est pas arrivée dans un ciel serein. Ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a une guerre d'influence dans cette région depuis des années et des années, une pression constante, d'ailleurs, militaire, de la part de l'OTAN. Et moi, j'accuse, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 4:26Voir 2 autres passages
« 'accuse les grandes puissances d'avoir pris le risque de cette guerre et d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens. Alors, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 5:23
« elles se présentent comme des sauveurs, je ne suis pas d'accord. Vous me dites qu'elles cherchent un grand protecteur, l'OTAN ? Oui, parce que dans cette société, justement, quand vous êtes un pays pauvre, vous devez, effectivement, chercher un protecteur. Mais ce fameux protecteur, qu'est-ce qu'il fait la plupart du temps ? Il vous »
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Question 243Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
vous étiez élue ?
Réponse à côté
S'il y avait un gouvernement des travailleurs qui arrivait au pouvoir... première mesure ? Ah, moi, pense que la première mesure, ça serait l'abolition du secret des affaires. L'abolition du secret des affaires. Et qu'on puisse tout mettre sur la place publique. À la fois les contrats, les comptabilités, pour moi, ça serait quelque chose de fondamental. Vous avez vu que le rapport d'enquête sur les EHPAD, Orpea, n'était pas rendu public au nom du secret des affaires. Alors, on peut affamer les anciens, on peut les maltraiter, on peut détourner de l'argent vous trouvez ça... Et la manière
« S'il y avait un gouvernement des travailleurs qui arrivait au pouvoir... »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« première mesure ? Ah, moi, »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 5:55
« pense que la première mesure, ça serait l'abolition du secret des affaires. L'abolition du secret des affaires. Et qu'on puisse tout mettre sur la place publique. À la fois les contrats, les comptabilités, pour moi, ça serait quelque chose de fondamental. Vous avez vu que le rapport d'enquête sur les EHPAD, Orpea, n'était pas rendu public au nom du secret des affaires. Alors, on peut affamer les anciens, on peut les maltraiter, on peut détourner de l'argent »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
Question 244Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"
pourquoi pas aller derrière Jean-Luc Mélenchon, puisque c'est le vote utile, c'est un ancien trotskiste. Après tout, il pourrait avoir certaines connexions avec vous ?
Réponse à côté
aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon expliquer qu'il suffira de voter pour lui, on aura la retraite à 60 ans, ça me met en colère. Ça me met en colère parce que je pense que ça désarme complètement le monde du travail. je pense qu'il faut être conscient de ce qui va arriver demain. Moi, je pense que cette guerre en Ukraine, elle est grave. Elle a des conséquences, elle va avoir des conséquences économiques graves. Je suis convaincue que ça va être un prétexte, d'abord que la crise économique, elle s'aggrave, et que ça va être un prétexte de plus pour imposer des sacrifices aux travailleurs. Donc, en réalité, il va falloir s'organiser pour se défendre. Merci Nathalie Arthoud.
« aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon expliquer qu'il suffira de voter pour lui, on aura la retraite à 60 ans, ça me met en colère. Ça me met en colère parce que je pense que ça désarme complètement le monde du travail. »
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« je pense qu'il faut être conscient de ce qui va arriver demain. Moi, je pense que cette guerre en Ukraine, elle est grave. Elle a des conséquences, elle va avoir des conséquences économiques graves. Je suis convaincue que ça va être un prétexte, d'abord que la crise économique, elle s'aggrave, et que ça va être un prétexte de plus pour imposer des sacrifices aux travailleurs. Donc, en réalité, il va falloir s'organiser pour se défendre. Merci Nathalie Arthoud. »
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 13:49
Question 245Hidalgo, Montchalin, Lassalle, Arthaud, Dupont-Aignan et Bertrand dans la deuxième spéciale présidentielle
il ne faut pas livrer d'armes selon vous ?
Réponse directe
non parce que soit on livre des armes avec des soldats et on combat soit on ne met pas les Ukrainiens dans un drame humanitaire et je préfère c'est pas nous qui les mettons c'est eux qui nous demandent un plan de paix j'ai exactement la position de Nicolas Sarkozy Dominique de Villepin Hubert Védrine allez une minute Nicolas Dupourgnon allez-y mais je n'ai pas envie de parler que de l'Ukraine vous ne parlez que de l'Ukraine pour évacuer les souffrances des français et les difficultés vous avez quoi il nous reste une minute quel est l'élément sur lequel vous voulez insister en une minute puisqu'il ne me reste qu'une minute vous êtes libre absolument libre on est libre une minute ça fait vrai…
« non parce que soit on livre des armes avec des soldats et on combat soit on ne met pas les Ukrainiens dans un drame humanitaire et je préfère c'est pas nous qui les mettons c'est eux qui nous demandent un plan de paix j'ai exactement la position de Nicolas Sarkozy Dominique de Villepin Hubert Védrine allez une minute Nicolas Dupourgnon allez-y mais je n'ai pas envie de parler que de l'Ukraine vous ne parlez que de l'Ukraine pour évacuer les souffrances des français et les difficultés vous avez quoi il nous reste une minute quel est l'élément sur lequel vous voulez insister en une minute puisqu'il ne me reste qu'une minute vous êtes libre absolument libre on est libre une minute ça fait vraiment c'est quand même incroyable oh mais écoutez monsieur vous savez c'est votre choix c'est mon choix l'élection est truquée je dis aux français de se réveiller d'aller voter massivement et moi je propose notamment le pouvoir d'achat l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation car nos retraités vivent des moments très difficiles je propose un treizième mois financé par la lutte contre les fausses cartes vitales l'immigration clandestine les dépenses ahurissantes qu'on fait je veux remettre tous les gaspillages et j'ai écrit un livre là-dessus sur le pouvoir d'achat sur ceux qui travaillent récompenser la France qui bosse dur ou qui a bossé et qui mérite reconnaissance »
France Inter — Questions politiques · Hidalgo, Montchalin, Lassalle, Arthaud, Dupont-Aignan et Bertrand dans la deuxième spéciale présidentielleVérifier à 37:30
Question 246Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
C'est une question qui revient souvent dans la campagne. Il y a la question de la réduction du temps de travail, par exemple. Est-ce que c'est quelque chose dont vous êtes favorable de réduire le temps de travail pour avoir cet objectif de meilleure répartition au sein de la société ?
Réponse directe
Oui, il faut répartir le travail entre tous. Et ça, en fait, c'est ce qu'on fait dans une famille. Dans une famille, quand il y a du travail à faire. Un déménagement ou alors un grand repas, une grande fête. On se répartit le travail. Toi, tu t'occupes de ça. Toi, tu t'occupes de ça, etc. Et chacun prend sa part. Il faudrait raisonner comme ça à l'échelle de la société. Donc, on répartit le travail existant entre tous les bras disponibles. Donc, ça veut dire qu'il faut créer des emplois partout où ils sont nécessaires dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans l'éducation, mais dans beaucoup d'entreprises aussi.
« Oui, il faut répartir le travail entre tous. Et ça, en fait, c'est ce qu'on fait dans une famille. Dans une famille, quand il y a du travail à faire. Un déménagement ou alors un grand repas, une grande fête. On se répartit le travail. Toi, tu t'occupes de ça. Toi, tu t'occupes de ça, etc. Et chacun prend sa part. Il faudrait raisonner comme ça à l'échelle de la société. Donc, on répartit le travail existant entre tous les bras disponibles. Donc, ça veut dire qu'il faut créer des emplois partout où ils sont nécessaires dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans l'éducation, mais dans beaucoup d'entreprises aussi. »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 8:26
Question 247Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
Vous pensez que le métier d'enseignant est encore attractif aujourd'hui ?
Réponse directe
C'est évident que vu les salaires et les niveaux d'études demandés, c'est évident qu'on peut partir dans le privé, avoir un salaire le double. Enfin, je pense, par exemple, pour professeurs de mathématiques, c'est pas un hasard qu'il en manque cruellement, des profs de mathématiques, parce qu'effectivement, on démarre à 1 700 euros, 1 800, enfin bon, c'est complètement dingue. Et puis, c'est vrai que les conditions dans lesquelles on travaille ne font pas envie, voilà. Vous savez, moi, je crois qu'il y a un parallèle à faire entre ce qui se passe dans l'enseignement, dans l'éducation, et les hôpitaux, et les hôpitaux publics. Et moi, des fois, je me dis que ce que ressentent le personnel de…
« C'est évident que vu les salaires et les niveaux d'études demandés, c'est évident qu'on peut partir dans le privé, avoir un salaire le double. Enfin, je pense, par exemple, pour professeurs de mathématiques, c'est pas un hasard qu'il en manque cruellement, des profs de mathématiques, parce qu'effectivement, on démarre à 1 700 euros, 1 800, enfin bon, c'est complètement dingue. Et puis, c'est vrai que les conditions dans lesquelles on travaille ne font pas envie, voilà. Vous savez, moi, je crois qu'il y a un parallèle à faire entre ce qui se passe dans l'enseignement, dans l'éducation, et les hôpitaux, et les hôpitaux publics. Et moi, des fois, je me dis que ce que ressentent le personnel des hôpitaux, des EHPAD, par exemple, dont certains disent qu'ils font de la maltraitance, c'est parfois le sentiment que j'ai vis-à-vis d'un certain nombre de jeunes et d'élèves, de faire de la maltraitance. Pourquoi ? Parce que j'ai pas le temps. J'ai pas le temps de m'intéresser à où ils en sont, comment ça va, comment ça va pas, surtout, comment ça va pas, et puis de les accompagner. »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 19:08
Question 248Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
Même dans le cas de l'opération Barkhane, par exemple ?
Réponse directe
Absolument. Et c'est vrai que le terrorisme, c'est devenu un nouveau prétexte, en fait. Un nouveau prétexte pour conserver sa zone d'influence. Mais regardez ce qui se passe au Mali aujourd'hui. Comment la population elle-même, elle le vit ? Est-ce que cette intervention française les a aidées à affronter ces bandes-là qui raquettent, qui prennent en otage, qui détruisent des villages ? Non, non seulement ça ne les a pas aidées, est-ce que ça les a aidées aussi à mieux vivre ? Parce que ces bandes terroristes, elles sont aussi le produit du dénuement le plus complet. Est-ce que la France, quand elle est intervenue là, est-ce qu'elle a aidé au déploiement d'infrastructures, au mieux vivre de…
« Absolument. Et c'est vrai que le terrorisme, c'est devenu un nouveau prétexte, en fait. Un nouveau prétexte pour conserver sa zone d'influence. Mais regardez ce qui se passe au Mali aujourd'hui. Comment la population elle-même, elle le vit ? Est-ce que cette intervention française les a aidées à affronter ces bandes-là qui raquettent, qui prennent en otage, qui détruisent des villages ? Non, non seulement ça ne les a pas aidées, est-ce que ça les a aidées aussi à mieux vivre ? Parce que ces bandes terroristes, elles sont aussi le produit du dénuement le plus complet. Est-ce que la France, quand elle est intervenue là, est-ce qu'elle a aidé au déploiement d'infrastructures, au mieux vivre de la population ? Non. Vous savez, ce n'est pas nouveau ces interventions françaises en Afrique. Elle a même colonisé. Et même la colonisation, elle était menée au nom de la civilisation. Et non, en fait, la France a été une grande puissance qui a effectivement pillé les richesses et qui continue à le faire. »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 23:04
Question 249Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
Oui. La France doit-elle rester dans l'Union européenne ?
Réponse à côté
Les États-Unis socialistes d'Europe et du monde.
« Les États-Unis socialistes d'Europe et du monde. »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 13:49
Question 250Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
Eh bien parce que, Nathalie Arthaud, si vous êtes élue, il n'y aurait a priori plus ces zones de couleurs sur la carte. Pourquoi ?
Réponse directe
Alors, si les travailleurs étaient au pouvoir, parce que c'est ça ma perspective, c'est effectivement un gouvernement du monde du travail, des travailleurs, de la population elle-même. Donc, il faut imaginer que ça n'aurait... Pas forcément vous, présidente. Non, pas forcément moi, présidente, et pas forcément avec des ministres, d'ailleurs. Ça sera toute autre chose. Mais évidemment, si les travailleurs étaient au pouvoir, eh bien ils n'auraient plus ces intérêts en Afrique qui correspondent en fait au business des Bolloré, des Bouygues, des Orano, voilà. Ils n'auraient plus ces intérêts, ils n'auraient plus... Voilà. Ils ne ressentiraient pas ce besoin d'être présents, y compris militaire…
« Alors, si les travailleurs étaient au pouvoir, parce que c'est ça ma perspective, c'est effectivement un gouvernement du monde du travail, des travailleurs, de la population elle-même. Donc, il faut imaginer que ça n'aurait... Pas forcément vous, présidente. Non, pas forcément moi, présidente, et pas forcément avec des ministres, d'ailleurs. Ça sera toute autre chose. Mais évidemment, si les travailleurs étaient au pouvoir, eh bien ils n'auraient plus ces intérêts en Afrique qui correspondent en fait au business des Bolloré, des Bouygues, des Orano, voilà. Ils n'auraient plus ces intérêts, ils n'auraient plus... »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 21:35Voir 1 autre passage
« Voilà. Ils ne ressentiraient pas ce besoin d'être présents, y compris militairement, pour assurer la sécurité de l'exploitation et du pillage des richesses. »
HugoDécrypte - Grands formats · Nathalie Arthaud : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)Vérifier à 22:14
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 12:58
RTL · Nathalie Arthaud : "J'accuse les grandes puissances d'avoir joué avec la peau des Ukrainiens"Vérifier à 2:16
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02