Michel Barnier — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
19 oct. 2018 au 12 oct. 2026
Questions
413
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 413 questions évaluables
Réponse directe
180
Réponse partielle
73
Réponse à côté
155
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 413
Question 1Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
mesures encore une fois qui sont des véritables chèques en blanc ou pas pour vous ?
Réponse à côté
la France Le pire c'est que le pays continue à être dans le désordre que les gens ne voient pas le cap soient désespérés que comme je l'entends souvent les gens ne croient plus à la politique ils se à quoi ça sert la politique moi je pense que ça sert à quelque chose je pense que si on dit la vérité si on montre du respect à l'égard des gens et qu'on est respectable soi-même qu'on indique un cap clair la France vaut la peine qu se batte pour elle un autre jour je regardais un reportage sur une chaîne de télévision où on montrait la sortie du film De Gaulle un jeune de 18 ans qui disait j'ai compris pourquoi je devais être fier de mon pays fier de la France voilà je pense qu'il faut rester f…
« la France Le pire c'est que le pays »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 16:57
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ? Plus de 700, 800 blessés parmi les policiers »
Europe 1 — La Grande interview · Lycées : «Il faut que les casseurs soient sanctionnés», estime Michel BarnierVérifier à 2:44
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 2 autres passages
« continue à être dans le désordre que les gens ne voient pas le cap soient désespérés que comme je l'entends souvent les gens ne croient plus à la politique ils se »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 16:59
« à quoi ça sert la politique moi je pense que ça sert à quelque chose je pense que si on dit la vérité si on montre du respect à l'égard des gens et qu'on est respectable soi-même qu'on indique un cap clair la France vaut la peine qu »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 17:08
Question 2Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
vous le dites qu'il vaut mieux qu'il même aller vers la censure plutôt que de céder
Réponse directe
faut savoir prendre ce risque maintenant on peut trouver d'autres méthodes des ordonnances ou le 49-3 et puis il faudrait que chacun prenne ses responsabilités mais le gouvernement doit prendre les siennes viens de vous dire je souhaite qu un gouvernement qui soit capable de trouver un chemin et qu'il y ait un budget pour la France pour ne rajouter de l'instabilité à ce désordre nous sommes en pré-crise financière actuellement quand vous regardez ce qu'on appelle ça quoi une pré-crise financière ça veut dire
« faut savoir prendre ce risque maintenant on peut trouver d'autres méthodes des ordonnances ou le 49-3 et puis il faudrait que chacun prenne ses responsabilités mais le gouvernement doit prendre les siennes »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 12:04Voir 2 autres passages
« un gouvernement qui soit capable de trouver un chemin et qu'il y ait un budget pour la France pour ne »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 12:19
« rajouter de l'instabilité à ce désordre nous sommes en pré-crise financière actuellement quand vous regardez ce qu'on appelle ça »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
Question 3Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
vous avez envoyé une lettre à Sébastien Lecornu qu'est-ce que vous lui dites dedans est-ce que vous lui donnez le manuel pour ne pas tomber en tant que Premier ministre ou au contraire vous lui dites attention les choix qui seront faits là
Réponse directe
sont déterminants je souhaite qu'il un budget pour la France parce qu'ajouter une instabilité politique supplémentaire au désordre actuel du pays ce serait très grave et les entreprises les petites et moyennes entreprises les consommateurs les citoyens attendent un peu de visibilité de stabilité je lui dis d'être courageux je lui dis parfois qu'il faut savoir préférer une censure à un budget où on laisserait filer les déficits et les dépenses il faut être courageux à condition de démontrer que les mesures que l'on prend soient justes et bien équilibrées j'ai beaucoup regretté l'abandon de la réforme des retraites parce que c'était aussi reporté pour plus tard les décisions il faut arrêter ç…
« sont déterminants je souhaite qu'il »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 11:12Voir 1 autre passage
« un budget pour la France parce qu'ajouter une instabilité politique supplémentaire au désordre actuel du pays ce serait très grave et les entreprises les petites et moyennes entreprises les consommateurs les citoyens attendent un peu de visibilité de stabilité je lui dis d'être courageux je lui dis parfois qu'il faut savoir préférer une censure à un budget où on laisserait filer les déficits et les dépenses il faut être courageux à condition de démontrer que les mesures que l'on prend soient justes et bien équilibrées j'ai beaucoup regretté l'abandon de la réforme des retraites parce que c'était aussi reporté pour plus tard les décisions il faut arrêter ça il faut être courageux indiquer un cap et j'ai dit au Premier ministre qu'il me trouvera à ses côtés pour prendre des mesures courageuses à condition de ne pas laisser filer les retraites mais »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 11:14
Question 4Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
va parler des problèmes de fonds de la France, les problèmes économiques et financiers. Vous dites d'ailleurs que la première politique pour la jeunesse c'est ne pas augmenter la dette. C'est ça la clé en réalité, Michel Barnier ?
Réponse directe
J'ai dit quand j'étais Premier ministre que je dis aujourd'hui la même manière et la même force et un peu plus de force parce que la situation s'est beaucoup dégradée. On parle des jeunes mais la principale faute immorale que l'on fait actuellement nos générations c'est de faire porter une dette toujours plus lourde sur la tête ou les épaules des jeunes de tirer des chèques sans provision et les efforts qu ne fait pas aujourd'hui ce sont des sacrifices pour demain ce sont des impôts pour demain. Il y a un ancien Premier ministre plutôt de gauche que je respectais beaucoup Pierre Madès France il y a très longtemps qui avait cette très belle phrase ne jamais sacrifier l'avenir au présent. on…
« J'ai dit quand j'étais Premier ministre que je dis aujourd'hui la même manière et la même force et un peu plus de force parce que la situation s'est beaucoup dégradée. On parle des jeunes mais la principale faute immorale que l'on fait actuellement nos générations c'est de faire porter une dette toujours plus lourde sur la tête ou les épaules des jeunes de tirer des chèques sans provision et les efforts qu »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 9:23Voir 2 autres passages
« ne fait pas aujourd'hui ce sont des sacrifices pour demain ce sont des impôts pour demain. Il y a un ancien Premier ministre plutôt de gauche que je respectais beaucoup Pierre Madès France il y a très longtemps qui avait cette très belle phrase ne jamais sacrifier l'avenir au présent. on est en train de sacrifier l'avenir et de faire porter le poids de notre irresponsabilité sur les jeunes c'est pas possible donc c'est pour ça que je voulais diminuer d'un point le déficit il y a deux ans et nous sommes exactement aujourd'hui deux ans plus tard et vous êtes tombé pour ça Michel oui je suis tombé pour d'autres raisons Mme Le Pen avec son cynisme habituel »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 9:45
Question 5Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
travail. Et du travail. Vous avez parlé de Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise. Est-ce que vous estimez que ce mouvement politique instrumentalise ce qui se passe aujourd'hui ?
Réponse directe
manifestations. Je vous l'ai dit, je peux le répéter autrement, je pense que la France insoumise, dans la lignée de son attitude à l'Assemblée nationale, qui est très violente, faite de haine, d'intolérance généralisée, les faits ne comptent plus, le raisonnement ne compte plus, il n jamais de nuance. C'est ça qui est insupportable. Dans cet esprit-là, voit bien qu'ils instrumentalisent, mais il faut faire attention.
« manifestations. Je vous l'ai dit, je peux le répéter autrement, je pense que la France insoumise, dans la lignée de son attitude à l'Assemblée nationale, qui est très violente, faite de haine, d'intolérance généralisée, les faits ne comptent plus, le raisonnement ne compte plus, il n »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« jamais de nuance. C'est ça qui est insupportable. Dans cet esprit-là, »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 6:17
« voit bien qu'ils instrumentalisent, mais il faut faire attention. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 6:21
Question 6Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
que vous comprenez les violences, Michel Barnier ?
Réponse directe
se faire entendre aujourd'hui ? Non, je regrette. On sait très bien qu'elles sont instrumentalisées. Et les jeunes, d'ailleurs, la plupart d'entre eux, si on engage un vrai dialogue, comme c'est le cas aujourd'hui, sur ces questions de professeurs, de locaux, avec les régions, il faut donner un coup de chapeau aux régions. Regardez ce que fait Valérie Pécresse avec la région Île-de-France. Il faudrait d'ailleurs que la ville de Paris l'accompagne plutôt que de la bloquer. Ce sont des efforts considérables que l'État serait incapable de faire. Les départements qui gèrent des collèges font des travaux, parfois de très beaux collèges. L'État serait incapable de le faire. Donc il faut donner un…
« se faire entendre aujourd'hui ? Non, je regrette. On sait très bien qu'elles sont instrumentalisées. Et les jeunes, d'ailleurs, la plupart d'entre eux, si on engage un vrai dialogue, comme c'est le cas aujourd'hui, sur ces questions de professeurs, de locaux, avec les régions, il faut donner un coup de chapeau aux régions. Regardez ce que fait Valérie Pécresse avec la région Île-de-France. Il faudrait d'ailleurs que la ville de Paris l'accompagne plutôt que de la bloquer. Ce sont des efforts considérables que l'État serait incapable de faire. Les départements qui gèrent des collèges font des travaux, parfois de très beaux collèges. L'État serait incapable de le faire. Donc il faut donner un coup de chapeau aux collectivités locales. Il trouve qu'il faut décentraliser. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 4:36
Question 7Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
Vous avez évoqué la réponse à apporter aux revendications légitimes, dites-vous, des lycéens. Est-ce que celle du gouvernement est à la hauteur ?
Réponse partielle
demandent pourquoi ils ne l'ont pas fait avant. C'est mieux que rien. 'est très bien que M. Geoffrey, qui est d'ailleurs un homme que je respecte, ait trouvé ces 3 000 postes. -ce qu'on n'aurait pas pu les trouver plus tôt ? Ça, pose un autre problème, Laurence Ferri, qui est celui de cette centralisation généralisée dans ce pays où on doit faire des violences, faire tout remonter vers Paris. Ça suffit. va falloir qu'on donne un coup d'oxygène et de respiration dans ce pays en décentralisant, notamment en matière d'éducation nationale.
« demandent pourquoi ils ne l'ont pas fait avant. C'est mieux que rien. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 4:07Voir 2 autres passages
« 'est très bien que M. Geoffrey, qui est d'ailleurs un homme que je respecte, ait trouvé ces 3 000 postes. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 4:10
« pose un autre problème, Laurence Ferri, qui est celui de cette centralisation généralisée dans ce pays où on doit faire des violences, faire tout remonter vers Paris. Ça suffit. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
Question 8Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
colère. La justice, Michel Barnier, un tout petit mot sur la réponse pénale. eu 6800 interpellations. Vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ?
Réponse à côté
'est ça la réponse pénale Ce n pas la première fois qu'on constate que des jeunes qui sont relâchés au grand désespoir été interpellés. Je ne vais pas commenter ça. Je pense qu'il faut que la justice paye, que les gens soient sanctionnés, que les peines courtes soient rétablies et qu'elles soient rapides. Voilà ce que je pense. Et que ceux qui payent, ceux qui cassent payent, ou leur famille paye ce qu'ils ont cassé. La plupart sont insolvables. Maintenant, faut trouver. Les familles ne le sont pas forcément. Il faut qu'on trouve le moyen de dialoguer plus régulièrement sans être obligés d'aller vers ces violences. Manque d'empathie, aurait dit le président. Et puis, ils ont le ras-le-bol d…
« été interpellés. Je ne vais pas commenter ça. Je pense qu'il faut que la justice paye, que les gens soient sanctionnés, que les peines courtes soient rétablies et qu'elles soient rapides. Voilà ce que je pense. Et que ceux qui payent, ceux qui cassent payent, ou leur famille paye ce qu'ils ont cassé. La plupart sont insolvables. Maintenant, »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 2:26
Question 9Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
'est un bond de plus d'un point sur deux mois. C'est quand même... On est au bord du précipice, non ?
Réponse directe
sommes en pré-crise financière. J'ai écrit une lettre au Premier ministre, je lui ai remis hier, pour lui dire mon avertissement. En même temps, nous ne devons pas jouer la politique du pire. Il faut un budget à la France. Mais je lui ai montré dans cette lettre le schéma de ce qu'on appelle les spreads, c'est-à du taux d'intérêt comparé entre l'Allemagne et la France. Ils étaient à peu près stables jusqu'en septembre. d seul coup, se sont envolés. Et ça devient insupportable, au point, je leur ai dit, qu'on va payer pour les intérêts de l'emprunt à ceux qui nous prêtent de l'argent, tant que nous en avons, nous prêtent de l'argent, 70 milliards d'euros. Oui, nous perdons la confiance des m…
« sommes en pré-crise financière. J'ai écrit une lettre au Premier ministre, je lui ai remis hier, pour lui dire mon avertissement. En même temps, nous ne devons pas jouer la politique du pire. Il faut un budget à la France. Mais je lui ai montré dans cette lettre le schéma de ce qu'on appelle les spreads, c'est-à »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« Oui, nous perdons la confiance des marchés. C'est le plus grave et le plus urgent. Il peut y avoir une sorte d'étranglement progressif par les taux. Il y »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:45
« peut-être une tempête financière qui exigera à ce moment-là beaucoup de courage et beaucoup de mesures difficiles. Et puis il »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:51
Question 10Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Justement, en quelques mots, pour terminer, ça veut dire que les marchés n'ont plus confiance dans la France à cause de son instabilité politique ?
Réponse directe
Oui, nous perdons la confiance des marchés. C'est le plus grave et le plus urgent. Il peut y avoir une sorte d'étranglement progressif par les taux. Il y peut-être une tempête financière qui exigera à ce moment-là beaucoup de courage et beaucoup de mesures difficiles. Et puis il aussi le fait que nous ne sachions pas mettre de l'ordre chez nous, ni dans la rue quelquefois, ni aux frontières, ni dans les comptes, fait que nous perdons de l'influence. Et nous avons besoin d'influence dans l'Europe. Aujourd'hui, vous savez, je suis patriote et européen. Nous perdons de l'influence et nous avons besoin d'être capables d'influer.
« Oui, nous perdons la confiance des marchés. C'est le plus grave et le plus urgent. Il peut y avoir une sorte d'étranglement progressif par les taux. Il y »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:45
Question 11Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Qui est en Israël aujourd'hui. Dans les sondages, il reste un peu scotché autour des 10% grosso modo d'intention de vote. Pas vraiment dynamique. Qu'est-ce qui se passe ?
Réponse à côté
vu les sondages de septembre ou d'octobre être ceux de janvier ou de février ? Oui, très bien. C une bonne exception. Donc, je vous recommande de garder votre calme et de voir comment les choses se passent. Bruno Retailleau mène une campagne extrêmement digne, calme, claire, sincère. Il est sincère. Il dit ce qu'il pense. Il m'arrive d'ailleurs de ne pas être toujours d'accord avec lui ou de lui dire qu'il faut parler de l'Europe, il faut parler d'une écologie humaniste et concrète. Il y des choses auxquelles je tiens, il le sait, mais il mène une bonne campagne. Je pense qu'il va remonter, il va monter. y trois candidats, vous pourriez même dire quatre, avec David Lissner, ça fait trois de…
« vu les sondages de septembre ou d'octobre être ceux de janvier ou de février ? »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« Oui, très bien. C »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 8:26
« une bonne exception. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 8:27
Question 12Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Le moment venu, c'est quand ?
Réponse directe
entre le mois de novembre et le mois de janvier.
« entre le mois de novembre et le mois de janvier. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 9:53
Question 13Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
eu des dizaines de millions d'euros de dégâts. Le gouvernement pointe LFI, qui l'accuse de souffler sur les braises. Vous êtes d'accord, les braises de la contestation ?
Réponse directe
Bien sûr, je suis d'accord. Ça se voit. On voit des élus locaux, des députés, de compétenir de manière inadmissible. Il faudra qu'ils répondent de leurs actes. Ce n'est pas la première fois. Je suis revenu à l'Assemblée nationale grâce aux Parisiens du 6e, du 7e et du 5e et j'aimerais qu'on soit plus nombreux. Mais en tout cas, je porte ces couleurs dignement et avec fierté. Je suis revenu à cette Assemblée que je connais puisque j'avais été élu longtemps avant député de la Savoie. Et j'y trouve une ambiance, et à certains moments, une atmosphère pré-insurrectionnelle. À cause LFI ? Notamment à raison du comportement de haine, d'intolérance, violence verbale des députés LFI. Et ce qu'on voi…
« Bien sûr, je suis d'accord. Ça se voit. On voit des élus locaux, des députés, de »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 7:05Voir 2 autres passages
« LFI ? Notamment à raison du comportement de haine, d'intolérance, »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 7:40
« violence verbale des députés LFI. Et ce qu'on voit quelquefois dans la rue est la suite malheureusement logique de ce comportement. Il faudra combattre ces idées, ces comportements dans les urnes. Et c'est l'objet des mois qui viennent qui sont très graves dans une situation où la France ne va pas bien. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Question 14Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Quand vous dites ne pas oublier les corps intermédiaires, vous visez évidemment directement le président de la République, qui a été, pendant ces deux mandats, critiqué pour justement le fait d'avoir outrepassé ces corps.
Réponse directe
Je ne vise pas forcément le président de République. Je considère que depuis une dizaine d'années, et peut-être un peu avant, on a une manière très solitaire de gérer ce pays. Or, notre pays est complexe. Il est encore très centralisé, trop centralisé. On n'a pas l'habitude de faire confiance aux collectivités locales, ni aux syndicats. Et on ne peut pas gérer la complexité de ce pays et la gravité de la situation actuellement. Tout seul, faut être ensemble.
« Je ne vise pas forcément le président de »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 6:28Voir 1 autre passage
« République. Je considère que depuis une dizaine d'années, et peut-être un peu avant, on a une manière très solitaire de gérer ce pays. Or, notre pays est complexe. Il est encore très centralisé, trop centralisé. On n'a pas l'habitude de faire confiance aux collectivités locales, ni aux syndicats. Et on ne peut pas gérer la complexité de ce pays et la gravité de la situation actuellement. Tout seul, »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 6:30
Question 15Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
Un mot sur les révélations de Mediapart, sur les propos de Jordan Bardella précisément, qui rappelaient des propos très antisémites tenus en 2013. Est-ce qu'on n'est pas coincé aujourd'hui entre un RN qui n'a pas oublié son ADN antisémite des origines et une France insoumise qui joue aussi avec ce ressort-là pour des raisons électorales ?
Réponse à côté
Oui, mais ça c'est le débat, malheureusement, où nous sommes dont il faut sortir à l'occasion de l'élection présidentielle. C'est le combat que je mène avec ma famille politique et Bruno Rotaillot. Il faut absolument qu'on évite à ce pays d'être prisonnier de ce duel incroyable entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Il y a une issue, il y un chemin. Je ne pas être fataliste. On n pas le droit d'être fataliste quand on est engagé en politique. Vous me permettrez d'ailleurs de revenir un instant sur la situation au Proche-Orient qui est grave parce qu'il y a Israël et j'ai dit ce que je pense depuis longtemps, la sécurité d'Israël n'est pas négociable. Il y a aussi tous les pays autour e…
« Oui, mais ça c'est le débat, malheureusement, où nous sommes »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 3:12Voir 1 autre passage
« dont il faut sortir à l'occasion de l'élection présidentielle. C'est le combat que je mène avec ma famille politique et Bruno Rotaillot. Il faut absolument qu'on évite à ce pays d'être prisonnier de ce duel incroyable entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Il y a une issue, il y »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 3:15
Question 16Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Vous ne sentez pas cette aspiration ?
Réponse à côté
Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour…
« Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour rejoindre le cahier des charges européennes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 2:48
Question 17Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Il y a donc dix ans, tout juste, les Britanniques choisissaient de quitter l'Union Européenne. Dix ans après, est-ce que vous diriez qu'ils se sont tirés une balle dans le pied ?
Réponse directe
Ça reste une décision, de mon point de vue, insensée, s'agissant de l'intérêt national britannique, d'avoir quitté le marché unique. Et donc, oui, ça reste une décision dont personne, jusqu'à maintenant, pendant les dix dernières années, y compris Farage, le leader populiste et nationaliste britannique, personne n'a pu démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Donc, c'est une décision qu'il faut respecter. Nous l'avons respectée. Nous avons d'ailleurs délivré un traité de divorce en respectant les Britanniques. Mais il faut aussi essayer d'en comprendre les raisons, parce que, parfois, il y a dans ce vote, il y a dix ans, des avertissements pour nous-mêmes.
« Ça reste une décision, de mon point de vue, insensée, s'agissant de l'intérêt national britannique, d'avoir quitté le marché unique. Et donc, oui, ça reste une décision dont personne, jusqu'à maintenant, pendant les dix dernières années, y compris Farage, le leader populiste et nationaliste britannique, personne n'a pu démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Donc, c'est une décision qu'il faut respecter. Nous l'avons respectée. Nous avons d'ailleurs délivré un traité de divorce en respectant les Britanniques. Mais il faut aussi essayer d'en comprendre les raisons, parce que, parfois, il y a dans ce vote, il y a dix ans, des avertissements pour nous-mêmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 0:16
Question 18Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Oui. Est-ce que ce Brexit a été, de votre point de vue, un échec sur toute la ligne ?
Réponse directe
Je viens de vous le dire, je ne vois pas de profit ni de valeur ajoutée. Probablement, le sentiment d'être plus libres. Ils peuvent décider par eux-mêmes et ils sont devenus solitaires dans le grand monde et au grand large, plutôt que de rester solidaires de l'Union Européenne. Mais ils ont perdu l'accès, pour un grand pays exportateur, intelligent, dynamique, ils ont perdu l'accès au plus grand marché du monde, qui est le marché unique européen.
« Je viens de vous le dire, je ne vois pas de profit ni de valeur ajoutée. Probablement, le sentiment d'être plus libres. Ils peuvent décider par eux-mêmes et ils sont devenus solitaires dans le grand monde et au grand large, plutôt que de rester solidaires de l'Union Européenne. Mais ils ont perdu l'accès, pour un grand pays exportateur, intelligent, dynamique, ils ont perdu l'accès au plus grand marché du monde, qui est le marché unique européen. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 1:11
Question 19Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Un bouc émissaire facile, si je vous entends bien. Michel Barnier, d'un mot vraiment pour finir. Les eurosceptiques, ils sont en pleine dynamique en Europe, le Rassemblement National en France, l'AFD en Allemagne. Est-ce que l'Union Européenne risque aujourd'hui la dislocation ?
Réponse directe
Si ces forces nationalistes et populistes prenaient le pouvoir dans certains pays importants, le nôtre ou l'Allemagne, à coup sûr, ce serait un coup d'arrêt, quoi qu'ils en disent, parce qu'il y a une certaine habilité de leur part à cacher leur sentiment. Je crois qu'ils n'ont pas changé d'opinion. Ils sont des gens qui veulent détruire l'Union Européenne. Et donc c'est à nous de la défendre et de la changer aussi. Merci à vous.
« Si ces forces nationalistes et populistes prenaient le pouvoir dans certains pays importants, le nôtre ou l'Allemagne, à coup sûr, ce serait un coup d'arrêt, quoi qu'ils en disent, parce qu'il y a une certaine habilité de leur part à cacher leur sentiment. Je crois qu'ils n'ont pas changé d'opinion. Ils sont des gens qui veulent détruire l'Union Européenne. Et donc c'est à nous de la défendre et de la changer aussi. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 7:54
Question 20Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Vous avez parlé d'avertissement pour qualifier le Brexit. Est-ce que le Brexit a suffisamment réveillé l'Union européenne ?
Réponse partielle
C'est assez paradoxal. À coup sûr, les Français, les peuples ont compris qu'on avait beaucoup à perdre en devenant solitaire et en laissant les autres. Je crois que c'est très clair maintenant que dans ce monde, il vaut mieux être solide et ensemble appuyé sur le marché unique. De l'autre côté, les raisons du Brexit, quand on les regarde de près au Royaume-Uni, c'est des raisons qu'on retrouve quelquefois chez nous en France. C'est la question de l'éloignement de tous les services publics, le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être considéré une immigration non contrôlée, l'insécurité. Toutes ces racines-là du Brexit, comme bouc émissaire Bruxelles, on les a retrouvées, on les ret…
« C'est assez paradoxal. À coup sûr, les Français, les peuples ont compris qu'on avait beaucoup à perdre en devenant solitaire et en laissant les autres. Je crois que c'est très clair maintenant que dans ce monde, il vaut mieux être solide et ensemble appuyé sur le marché unique. De l'autre côté, les raisons du Brexit, quand on les regarde de près au Royaume-Uni, c'est des raisons qu'on retrouve quelquefois chez nous en France. C'est la question de l'éloignement de tous les services publics, le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être considéré une immigration non contrôlée, l'insécurité. Toutes ces racines-là du Brexit, comme bouc émissaire Bruxelles, on les a retrouvées, on les retrouve dans nos régions en France. Le vrai problème pour moi, c'est qu'on rapporte aux citoyens les réponses qu'ils attendent à leurs problèmes. Et donc, ne considérons pas, parce que le Brexit serait un échec, qu'il n'y a plus rien à voir. Il y a à voir qu'il faut traiter les problèmes. Le sentiment populaire doit être écouté et respecté, à condition de dire aux citoyens la vérité, toutes les solutions ne sont pas à Bruxelles, ou toutes les réponses ne sont pas à Bruxelles. Il y a des réponses au niveau national, en matière d'immigration, d'industrialisation, des réponses locales pour les services de santé, ou pour les transports. Donc, la vérité, c'est que les populistes ou les nationalistes, comme M. Bardella, Mme Le Pen, M. Mélenchon, qui disent la même chose d'ailleurs, ou en Angleterre, M. Farage, ont utilisé Bruxelles comme un bouc émissaire de tous les problèmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 6:05
Question 21Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Michel Barnier, certains disent que l'Union européenne, après tout, se porte mieux sans les Britanniques. Est-ce que c'est aussi votre point de vue ?
Réponse directe
Je pense qu'elle se porterait mieux encore avec les Britanniques. Oui, mais si vous regardez les choses d'un point de vue géopolitique, si vous regardez toutes les menaces qui nous entourent, et tous ceux qui nous écoutent sur RFI habitent, notamment tous les Français qui vivent à l'étranger, près de conflits ou de zones de tension, qu'il s'agisse du Proche-Orient, de la guerre en Ukraine, de l'agression de Poutine, de l'agressivité de Trump. Dans ce monde-là, la question qu'on doit se poser comme citoyens ou comme hommes politiques, c'est comment on défend nos intérêts, comment on défend nos valeurs, comment on défend notre identité nationale et européenne. Si on est tout seul, de mon poin…
« Je pense qu'elle se porterait mieux encore avec les Britanniques. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 4:27Voir 1 autre passage
« Oui, mais si vous regardez les choses d'un point de vue géopolitique, si vous regardez toutes les menaces qui nous entourent, et tous ceux qui nous écoutent sur RFI habitent, notamment tous les Français qui vivent à l'étranger, près de conflits ou de zones de tension, qu'il s'agisse du Proche-Orient, de la guerre en Ukraine, de l'agression de Poutine, de l'agressivité de Trump. Dans ce monde-là, la question qu'on doit se poser comme citoyens ou comme hommes politiques, c'est comment on défend nos intérêts, comment on défend nos valeurs, comment on défend notre identité nationale et européenne. Si on est tout seul, de mon point de vue, on est dominé et condamné à être sous-traitant et sous-influence, donc on serait plus fort avec les Britanniques et quelles que soient les difficultés du dialogue avec eux, on sait bien leur tendance très libérale, leur résistance, leur réserve pour toute forme de coopération plus intégrée en Europe. On y est arrivé, moi-même, j'ai été négociateur de toute la régulation financière avant le Brexit comme commissaire européen. Sur les 40 textes qu'on avait fait passés à cette époque de 2010 à 2014 pour reconstruire la régulation après la crise financière, la plupart de ces textes ont été adoptés avec les Britanniques. Donc c'était faisable. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 4:46
Question 22Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Ou est-ce que les Britanniques ont pu en tirer quand même un quelconque profit, Michel Barnier ?
Réponse directe
Je viens de vous le dire, je ne vois pas de profit ni de valeur ajoutée. Probablement, le sentiment d'être plus libres. Ils peuvent décider par eux-mêmes et ils sont devenus solitaires dans le grand monde et au grand large, plutôt que de rester solidaires de l'Union Européenne. Mais ils ont perdu l'accès, pour un grand pays exportateur, intelligent, dynamique, ils ont perdu l'accès au plus grand marché du monde, qui est le marché unique européen.
« Je viens de vous le dire, je ne vois pas de profit ni de valeur ajoutée. Probablement, le sentiment d'être plus libres. Ils peuvent décider par eux-mêmes et ils sont devenus solitaires dans le grand monde et au grand large, plutôt que de rester solidaires de l'Union Européenne. Mais ils ont perdu l'accès, pour un grand pays exportateur, intelligent, dynamique, ils ont perdu l'accès au plus grand marché du monde, qui est le marché unique européen. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 1:11
Question 23Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Est-ce que les Européens ont vraiment tiré les leçons de cette sortie ?
Réponse partielle
C'est assez paradoxal. À coup sûr, les Français, les peuples ont compris qu'on avait beaucoup à perdre en devenant solitaire et en laissant les autres. Je crois que c'est très clair maintenant que dans ce monde, il vaut mieux être solide et ensemble appuyé sur le marché unique. De l'autre côté, les raisons du Brexit, quand on les regarde de près au Royaume-Uni, c'est des raisons qu'on retrouve quelquefois chez nous en France. C'est la question de l'éloignement de tous les services publics, le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être considéré une immigration non contrôlée, l'insécurité. Toutes ces racines-là du Brexit, comme bouc émissaire Bruxelles, on les a retrouvées, on les ret…
« C'est assez paradoxal. À coup sûr, les Français, les peuples ont compris qu'on avait beaucoup à perdre en devenant solitaire et en laissant les autres. Je crois que c'est très clair maintenant que dans ce monde, il vaut mieux être solide et ensemble appuyé sur le marché unique. De l'autre côté, les raisons du Brexit, quand on les regarde de près au Royaume-Uni, c'est des raisons qu'on retrouve quelquefois chez nous en France. C'est la question de l'éloignement de tous les services publics, le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être considéré une immigration non contrôlée, l'insécurité. Toutes ces racines-là du Brexit, comme bouc émissaire Bruxelles, on les a retrouvées, on les retrouve dans nos régions en France. Le vrai problème pour moi, c'est qu'on rapporte aux citoyens les réponses qu'ils attendent à leurs problèmes. Et donc, ne considérons pas, parce que le Brexit serait un échec, qu'il n'y a plus rien à voir. Il y a à voir qu'il faut traiter les problèmes. Le sentiment populaire doit être écouté et respecté, à condition de dire aux citoyens la vérité, toutes les solutions ne sont pas à Bruxelles, ou toutes les réponses ne sont pas à Bruxelles. Il y a des réponses au niveau national, en matière d'immigration, d'industrialisation, des réponses locales pour les services de santé, ou pour les transports. Donc, la vérité, c'est que les populistes ou les nationalistes, comme M. Bardella, Mme Le Pen, M. Mélenchon, qui disent la même chose d'ailleurs, ou en Angleterre, M. Farage, ont utilisé Bruxelles comme un bouc émissaire de tous les problèmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 6:05
Question 24Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Est-ce que vous, en tant que ex-négociateur, ex-premier ministre français, aujourd'hui député de Paris, vous souhaitez ce retour de la Grande-Bretagne dans l'Union Européenne, Michel Barnier ?
Réponse directe
Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour…
« Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour rejoindre le cahier des charges européennes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 2:48
Question 25Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»
Michel Barnier, aujourd'hui, 56% des Britanniques, au moins, souhaitent retourner au sein de l'Union Européenne. Est-ce que les Britanniques que vous rencontrez, vous êtes à Londres aujourd'hui, est-ce que ces Britanniques vous disent leurs regrets ?
Réponse directe
Oui, je pense qu'il y a un sentiment maintenant majoritaire de regret. Les conséquences qui n'avaient pas été expliquées aux citoyens avant le référendum, pour l'Irlande du Nord, pour toutes les restrictions qui ont été reconstruites pour l'accès au marché unique, je corrige, ils ont accès au marché unique sans tarifs et sans quotas, mais tout est plus compliqué, puisque les biens qui s'exportent sont contrôlés dans un sens comme dans l'autre. Voilà pourquoi je trouve que c'est une erreur d'avoir écouté le marché unique. Oui, il y a un regret général. De là à dire que le débat va porter sur le fait de rejoindre l'Union Européenne, je ne dirai pas cela. Je ne sens pas cela dans la génération…
« Oui, je pense qu'il y a un sentiment maintenant majoritaire de regret. Les conséquences qui n'avaient pas été expliquées aux citoyens avant le référendum, pour l'Irlande du Nord, pour toutes les restrictions qui ont été reconstruites pour l'accès au marché unique, je corrige, ils ont accès au marché unique sans tarifs et sans quotas, mais tout est plus compliqué, puisque les biens qui s'exportent sont contrôlés dans un sens comme dans l'autre. Voilà pourquoi je trouve que c'est une erreur d'avoir écouté le marché unique. Oui, il y a un regret général. De là à dire que le débat va porter sur le fait de rejoindre l'Union Européenne, je ne dirai pas cela. Je ne sens pas cela dans la génération politique des travaillistes ou des conservateurs qui ont assisté ou qui ont participé de près ou de loin à ce Brexit. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 1:46
Voir 2 autres passages
« faut savoir prendre ce risque maintenant on peut trouver d'autres méthodes des ordonnances ou le 49-3 et puis il faudrait que chacun prenne ses responsabilités mais le gouvernement doit prendre les siennes »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 12:04
« un budget pour la France parce qu'ajouter une instabilité politique supplémentaire au désordre actuel du pays ce serait très grave et les entreprises les petites et moyennes entreprises les consommateurs les citoyens attendent un peu de visibilité de stabilité je lui dis d'être courageux je lui dis parfois qu'il faut savoir préférer une censure à un budget où on laisserait filer les déficits et les dépenses il faut être courageux à condition de démontrer que les mesures que l'on prend soient justes et bien équilibrées j'ai beaucoup regretté l'abandon de la réforme des retraites parce que c'était aussi reporté pour plus tard les décisions il faut arrêter ça il faut être courageux indiquer un cap et j'ai dit au Premier ministre qu'il me trouvera à ses côtés pour prendre des mesures courageuses à condition de ne pas laisser filer les retraites mais »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 11:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« se faire entendre aujourd'hui ? Non, je regrette. On sait très bien qu'elles sont instrumentalisées. Et les jeunes, d'ailleurs, la plupart d'entre eux, si on engage un vrai dialogue, comme c'est le cas aujourd'hui, sur ces questions de professeurs, de locaux, avec les régions, il faut donner un coup de chapeau aux régions. Regardez ce que fait Valérie Pécresse avec la région Île-de-France. Il faudrait d'ailleurs que la ville de Paris l'accompagne plutôt que de la bloquer. Ce sont des efforts considérables que l'État serait incapable de faire. Les départements qui gèrent des collèges font des travaux, parfois de très beaux collèges. L'État serait incapable de le faire. Donc il faut donner un coup de chapeau aux collectivités locales. Il trouve qu'il faut décentraliser. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 4:36Voir 2 autres passages
« se batte pour elle un autre jour je regardais un reportage sur une chaîne de télévision où on montrait la sortie du film De Gaulle un jeune de 18 ans qui disait j'ai compris pourquoi je devais être fier de mon pays fier de la France voilà je pense qu'il faut rester fier de la France on a des raisons d'être fier de la France une France éternelle c'est pas une France nouvelle une France éternelle qui garde son âme mais qui vit avec son temps et ce temps aujourd'hui c'est le temps de l'Europe c'est le temps des crises mondiales c'est le temps d'internet de l'intelligence artificielle c'est le temps où il faut être moderne mais il faut aussi garder une fierté de la France éternelle »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 17:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est très bien que M. Geoffrey, qui est d'ailleurs un homme que je respecte, ait trouvé ces 3 000 postes. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 4:10Voir 2 autres passages
« vu les sondages de septembre ou d'octobre être ceux de janvier ou de février ? »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 8:19
« nous prêtent de l'argent, 70 milliards d'euros. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« manifestations. Je vous l'ai dit, je peux le répéter autrement, je pense que la France insoumise, dans la lignée de son attitude à l'Assemblée nationale, qui est très violente, faite de haine, d'intolérance généralisée, les faits ne comptent plus, le raisonnement ne compte plus, il n »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« jamais de nuance. C'est ça qui est insupportable. Dans cet esprit-là, »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 6:17
« voit bien qu'ils instrumentalisent, mais il faut faire attention. »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel Barnier
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« République. Je considère que depuis une dizaine d'années, et peut-être un peu avant, on a une manière très solitaire de gérer ce pays. Or, notre pays est complexe. Il est encore très centralisé, trop centralisé. On n'a pas l'habitude de faire confiance aux collectivités locales, ni aux syndicats. Et on ne peut pas gérer la complexité de ce pays et la gravité de la situation actuellement. Tout seul, »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 6:30Voir 2 autres passages
« Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour rejoindre le cahier des charges européennes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 2:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 nov. 2024 au 7 oct. 2026 · 31 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« peut-être une tempête financière qui exigera à ce moment-là beaucoup de courage et beaucoup de mesures difficiles. Et puis il »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:51Voir 2 autres passages
« Ça reste une décision, de mon point de vue, insensée, s'agissant de l'intérêt national britannique, d'avoir quitté le marché unique. Et donc, oui, ça reste une décision dont personne, jusqu'à maintenant, pendant les dix dernières années, y compris Farage, le leader populiste et nationaliste britannique, personne n'a pu démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Donc, c'est une décision qu'il faut respecter. Nous l'avons respectée. Nous avons d'ailleurs délivré un traité de divorce en respectant les Britanniques. Mais il faut aussi essayer d'en comprendre les raisons, parce que, parfois, il y a dans ce vote, il y a dix ans, des avertissements pour nous-mêmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 0:16
« Oui, je pense qu'il y a un sentiment maintenant majoritaire de regret. Les conséquences qui n'avaient pas été expliquées aux citoyens avant le référendum, pour l'Irlande du Nord, pour toutes les restrictions qui ont été reconstruites pour l'accès au marché unique, je corrige, ils ont accès au marché unique sans tarifs et sans quotas, mais tout est plus compliqué, puisque les biens qui s'exportent sont contrôlés dans un sens comme dans l'autre. Voilà pourquoi je trouve que c'est une erreur d'avoir écouté le marché unique. Oui, il y a un regret général. De là à dire que le débat va porter sur le fait de rejoindre l'Union Européenne, je ne dirai pas cela. Je ne sens pas cela dans la génération politique des travaillistes ou des conservateurs qui ont assisté ou qui ont participé de près ou de loin à ce Brexit. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, nous perdons la confiance des marchés. C'est le plus grave et le plus urgent. Il peut y avoir une sorte d'étranglement progressif par les taux. Il y »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:45Voir 2 autres passages
« peut-être une tempête financière qui exigera à ce moment-là beaucoup de courage et beaucoup de mesures difficiles. Et puis il »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:51
« du taux d'intérêt comparé entre l'Allemagne et la France. Ils étaient à peu près stables jusqu'en septembre. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 12:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« entre le mois de novembre et le mois de janvier. »
Radio J — L'interview politique · Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26Vérifier à 9:53Voir 2 autres passages
« Ça reste une décision, de mon point de vue, insensée, s'agissant de l'intérêt national britannique, d'avoir quitté le marché unique. Et donc, oui, ça reste une décision dont personne, jusqu'à maintenant, pendant les dix dernières années, y compris Farage, le leader populiste et nationaliste britannique, personne n'a pu démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Donc, c'est une décision qu'il faut respecter. Nous l'avons respectée. Nous avons d'ailleurs délivré un traité de divorce en respectant les Britanniques. Mais il faut aussi essayer d'en comprendre les raisons, parce que, parfois, il y a dans ce vote, il y a dix ans, des avertissements pour nous-mêmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 0:16
« et soutenir ce texte qui a d'ailleurs été très très tôt proposé par les Républicains et par d'autres aujourd'hui, pour permettre à cette France qui veut travailler de le faire. Et donc, il ne s'agit pas de remettre en cause le 1er mai, ça a une valeur symbolique très importante, mais certaines professions doivent pouvoir travailler s'ils le souhaitent. On a parlé des fleuristes ou des boulangers, et je voterai ce texte. Comme d'ailleurs, puisque vous parlez de ce que nous faisons à l'Assemblée nationale, lundi soir, il y aura un débat sur une proposition de loi que j'ai présentée avec un jeune député Renaissance, donc on peut travailler ensemble, M. Charles Hotwell, pour éloigner ou mettre en rétention des OQTF dangereux. C'est l'affaire Philippine, je me perds de la rappeler, j'étais Premier ministre quand cette jeune femme a été assassinée, et il faut en tirer les leçons et assurer la sécurité au quotidien des Français. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés15 avr. 2025 au 23 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça reste une décision, de mon point de vue, insensée, s'agissant de l'intérêt national britannique, d'avoir quitté le marché unique. Et donc, oui, ça reste une décision dont personne, jusqu'à maintenant, pendant les dix dernières années, y compris Farage, le leader populiste et nationaliste britannique, personne n'a pu démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. Donc, c'est une décision qu'il faut respecter. Nous l'avons respectée. Nous avons d'ailleurs délivré un traité de divorce en respectant les Britanniques. Mais il faut aussi essayer d'en comprendre les raisons, parce que, parfois, il y a dans ce vote, il y a dix ans, des avertissements pour nous-mêmes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 0:16Voir 2 autres passages
« Je viens de vous le dire, je ne vois pas de profit ni de valeur ajoutée. Probablement, le sentiment d'être plus libres. Ils peuvent décider par eux-mêmes et ils sont devenus solitaires dans le grand monde et au grand large, plutôt que de rester solidaires de l'Union Européenne. Mais ils ont perdu l'accès, pour un grand pays exportateur, intelligent, dynamique, ils ont perdu l'accès au plus grand marché du monde, qui est le marché unique européen. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 1:11
« Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour rejoindre le cahier des charges européennes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités15 avr. 2025 au 10 avr. 2026 · 11 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je trouve que partout où il y a des femmes, dans les municipalités, où la loi l'y oblige, l'ambiance est meilleure, l'approche est plus concrète, plus humaniste, plus simple et qui est une bonne chose. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de proximité" avec LFI : sur RTL, Michel Barnier considère que les idées de Dominique de Villepin ressemblent "plus à celles de Jean-Luc Mélenchon"Vérifier à 8:24Voir 2 autres passages
« Oui, je vais participer, même si je la trouve un peu biaisée. Je pense que ça aurait été mieux, comme les statuts le prévoient, d'ouvrir le jeu sans prédisposer un candidat, fait-il le président du parti, en l'imposant, en quelque sorte, en ouvrant le jeu comme les statuts le prévoient à tous ceux qui auraient voulu être candidats, dans une primaire un peu plus ouverte à tous les adhérents et même à tous les sympathisants. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de proximité" avec LFI : sur RTL, Michel Barnier considère que les idées de Dominique de Villepin ressemblent "plus à celles de Jean-Luc Mélenchon"Vérifier à 7:44
« et soutenir ce texte qui a d'ailleurs été très très tôt proposé par les Républicains et par d'autres aujourd'hui, pour permettre à cette France qui veut travailler de le faire. Et donc, il ne s'agit pas de remettre en cause le 1er mai, ça a une valeur symbolique très importante, mais certaines professions doivent pouvoir travailler s'ils le souhaitent. On a parlé des fleuristes ou des boulangers, et je voterai ce texte. Comme d'ailleurs, puisque vous parlez de ce que nous faisons à l'Assemblée nationale, lundi soir, il y aura un débat sur une proposition de loi que j'ai présentée avec un jeune député Renaissance, donc on peut travailler ensemble, M. Charles Hotwell, pour éloigner ou mettre en rétention des OQTF dangereux. C'est l'affaire Philippine, je me perds de la rappeler, j'étais Premier ministre quand cette jeune femme a été assassinée, et il faut en tirer les leçons et assurer la sécurité au quotidien des Français. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce document est amendable, tous ceux qui veulent y participer. Il y a même un site, Bâtir Ensemble 2027, qui est ouvert ce matin, je l'annonce sur votre antenne, auquel les gens peuvent participer et apporter leur contribution, leurs critiques et leurs idées. Donc on a bien compris, c'est le quoi avant le qui. »
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de proximité" avec LFI : sur RTL, Michel Barnier considère que les idées de Dominique de Villepin ressemblent "plus à celles de Jean-Luc Mélenchon"Vérifier à 3:01Voir 2 autres passages
« Oui, je comprends, mais ce n'est pas juste. Et puis ce n'est pas bien. Il faut absolument lutter contre cette indifférence ou cette hostilité qui, d'ailleurs, explique les extrêmes, la poussée populiste. Donc il faut que les politiques retrouvent la confiance. Pour ça, vous savez, en politique, il vaut mieux être aimé. C'est assez rare. Il faut être soutenu. C'est mieux. Il faut au moins être respecté. Et ça, c'est de plus en plus rail. Les gens se disent, tiens, on n'est pas d'accord avec ce qu'ils proposent, mais au moins je le respecte parce que ça paraît juste. Enfin, il fait des choses justes. »
France Inter · Michel Barnier : "Je me sens pleinement dans le débat politique d'aujourd'hui, déterminé"Vérifier à 7:32
« Et donc c'est comme ça que ma propre mère, qui est là-haut, au ciel, j'espère qu'elle m'écoute, a passé 35 ans de sa vie à présider l'Association nationale des amis et familles de malades mentaux. On s'envoie qu'elle a créé, il y a d'ailleurs un foyer qui porte son nom, Denise Barnier, ex-les-bains pour malades mentaux. Donc j'ai fait ça aussi en pensant à elle et à combattre tous ces bénévoles, de toutes ces associations. Après, il faut des services publics, il faut des associations, il faut des élus locaux. J'ai visité, par exemple, quand j'étais Premier ministre, à Poitiers, tout ce qui se fait sur ce sujet, qui se fait bien entre le CHU, le service psychiatrique, les élus locaux, un bus qui va dans les villages où les gens peuvent parler en toute discrétion, en toute confiance. Là, j'ai trouvé que c'était un réseau qui répondait à la hauteur de l'enjeu dans cette région de Poitiers. Il faudrait que ce soit le cas partout en France. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« pas été à la hauteur de la situation cette situation est insupportable et elle nous affaiblit à l'intérieur puisqu'elle fait porter le poids sur nos enfants et nous affaiblit à l'extérieur je peux bien vous le dire parce que vous savez que je suis patriote en plus d'être européen je dis bien en plus à la place d'être »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 10:29
« disent sur le terrain ? J'étais encore à Clermont-Ferrand avec les agriculteurs vendredi. Toutes les semaines, je vais écouter les gens, y compris naturellement dans les arrondissements qui m'ont choisi comme député. Ils nous disent, entendez-vous là-haut »
Europe 1 — La Grande interview · Dette : «Les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain», rappelle Michel BarnierVérifier à 8:12
« Nous avons regretté le départ, parce que c'est en anglais un loose-goose game. Donc aujourd'hui, c'est toujours perdant. Nous avons été amputés d'un pays très dynamique, un siège au Conseil de sécurité. Et donc c'est une perte pour tout le monde, sans doute plus grande pour eux que pour nous, parce que nous sommes plus nombreux et qu'on a la force du marché unique pour résister. Mais dès l'instant où je vous dis que je regrette qu'ils soient partis, je vous réponds que la porte est ouverte s'ils veulent revenir. Ils en connaissent les conditions. Il n'y aura pas de cherry picking, il n'y aura pas de marché unique à la carte. Les conditions d'une réadhésion sont celles d'une négociation pour rejoindre le cahier des charges européennes. »
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 2:48
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 1:46
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de proximité" avec LFI : sur RTL, Michel Barnier considère que les idées de Dominique de Villepin ressemblent "plus à celles de Jean-Luc Mélenchon"Vérifier à 8:46
RFI — Le grand invité international · Michel Barnier: «Dix ans après, le Brexit reste une décision insensée»Vérifier à 2:48
RTL — L'invité de 7h40 · "Beaucoup de proximité" avec LFI : sur RTL, Michel Barnier considère que les idées de Dominique de Villepin ressemblent "plus à celles de Jean-Luc Mélenchon"Vérifier à 8:46
France Inter · Michel Barnier : "Je me sens pleinement dans le débat politique d'aujourd'hui, déterminé"Vérifier à 20:45