Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 juin 2024 au 8 déc. 2025
Questions
143
Entretiens
14
Sources
14
Heures analysées
4,1 h
Répartition sur 143 questions évaluables
Réponse directe
60
Réponse partielle
31
Réponse à côté
49
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 143
Question 1Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Absolument, merci beaucoup. On va mettre les pieds dans le plat tout de suite. Ensuite, on a ce chiffre, 63% des Français, Marine Tondelet, qui soutiennent ce mouvement du 10 septembre. Que vous inspire ce chiffre ?
Réponse directe
Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beauco…
« Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beaucoup de raisons d'être en colère. Et ça tombe bien, parce qu'ils auront beaucoup beaucoup d'occasion de le manifester à la rentrée, le 10 septembre. Vous venez de citer cette date, mais dans beaucoup d'entre-rendez-vous, puisque vous savez, le mois de septembre sera émaillé en fait de mobilisation en tout genre. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités14 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 40 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup entendu l'extrême droite appeler à manifester. Ils sont encore en vacances, donc on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Ils n'appellent pas à manifester. Ils ne disent pas qu'ils vont censurer. Comme d'habitude, ils ne servent à rien. Ils sont à la traîne. Ils sont à la traîne des mouvements sociaux au Rassemblement national. Comme d'habitude, ils arriveront après la bataille pour dire que c'est grâce à eux. C'est un autre côté du problème. Mais moi, pour répondre au monsieur qui parlait des luttes sociales et de comment il y a plusieurs causes qu'il pouvait amener à manifester, je crois profondément à la convergence des luttes. Je crois à la convergence des luttes sociales, féministes, antiracistes, environnementales. Et je pense que mises bout à bout, ces luttes, elles amènent aussi sur un projet alternatif. Vous parlez des agriculteurs. Moi, je suis petite fille de betteraviers. On ne va pas régler le problème des betteraves et de l'acétamipride là sur ce plateau. Il faut des recherches pour trouver des alternatives qui ne sont pas menées parce qu'il n'y a aussi plus de budget pour les recherches. Et les agriculteurs le savent. On en entier soutien pour trouver des alternatives et on les cherchera et on les trouvera avec eux. Mais 83% des Français étaient contre qu'on remette ces pesticides dans l'air. Mais ces mêmes Français sont pour que les agriculteurs aient une vie digne. Moi, je ne combats pas contre les agriculteurs et la plupart des agriculteurs ne combattent pas contre les écologistes. On a beaucoup de combats qu'on mène ensemble depuis 40 ans. Qui a défendu et fait ralentir l'artificialisation des sols ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui a fait en sorte qu'on se batte contre les traités de libre-échange comme le Mercosur ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui s'est battu pour mettre des produits bio et locaux dans les cantines pour causer des débouches chez les écologistes et les agriculteurs ensemble. Et on se bat aussi pour leurs revenus. On a fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition loi sur les revenus planchers des agriculteurs et c'était les écologistes. Donc vous voyez, on peut marcher ensemble sur beaucoup de sujets. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 0:38
Question 2Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
C'est le premier qui réussira à récupérer ce mouvement ?
Réponse partielle
Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait q…
« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:47
Question 3Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Très intéressant ce que nous dit Laurent Fragerman à l'instant. C'est vrai que dans la rue, il va y avoir des agriculteurs opposés à la loi du plomb qui veulent la réintroduction de certains pesticides, des agriculteurs qui n'en veulent absolument pas, des gens de gauche, une formation de gauche, en tout cas, dont vous faites partie, des gens également du Rassemblement national, de l'extrême droite. C'est vrai qu'on n'arrive pas à voir comment ces gens-là vont pouvoir se mobiliser ensemble. Est-ce que vous avez ce sentiment-là également, cette confusion dans le message ?
Réponse partielle
Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup entendu l'extrême droite appeler à manifester. Ils sont encore en vacances, donc on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Ils n'appellent pas à manifester. Ils ne disent pas qu'ils vont censurer. Comme d'habitude, ils ne servent à rien. Ils sont à la traîne. Ils sont à la traîne des mouvements sociaux au Rassemblement national. Comme d'habitude, ils arriveront après la bataille pour dire que c'est grâce à eux. C'est un autre côté du problème. Mais moi, pour répondre au monsieur qui parlait des luttes sociales et de comment il y a plusieurs causes qu'il pouvait amener à manifester, je crois profondément à la convergence des luttes. Je crois à la convergence d…
« Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup entendu l'extrême droite appeler à manifester. Ils sont encore en vacances, donc on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Ils n'appellent pas à manifester. Ils ne disent pas qu'ils vont censurer. Comme d'habitude, ils ne servent à rien. Ils sont à la traîne. Ils sont à la traîne des mouvements sociaux au Rassemblement national. Comme d'habitude, ils arriveront après la bataille pour dire que c'est grâce à eux. C'est un autre côté du problème. Mais moi, pour répondre au monsieur qui parlait des luttes sociales et de comment il y a plusieurs causes qu'il pouvait amener à manifester, je crois profondément à la convergence des luttes. Je crois à la convergence des luttes sociales, féministes, antiracistes, environnementales. Et je pense que mises bout à bout, ces luttes, elles amènent aussi sur un projet alternatif. Vous parlez des agriculteurs. Moi, je suis petite fille de betteraviers. On ne va pas régler le problème des betteraves et de l'acétamipride là sur ce plateau. Il faut des recherches pour trouver des alternatives qui ne sont pas menées parce qu'il n'y a aussi plus de budget pour les recherches. Et les agriculteurs le savent. On en entier soutien pour trouver des alternatives et on les cherchera et on les trouvera avec eux. Mais 83% des Français étaient contre qu'on remette ces pesticides dans l'air. Mais ces mêmes Français sont pour que les agriculteurs aient une vie digne. Moi, je ne combats pas contre les agriculteurs et la plupart des agriculteurs ne combattent pas contre les écologistes. On a beaucoup de combats qu'on mène ensemble depuis 40 ans. Qui a défendu et fait ralentir l'artificialisation des sols ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui a fait en sorte qu'on se batte contre les traités de libre-échange comme le Mercosur ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui s'est battu pour mettre des produits bio et locaux dans les cantines pour causer des débouches chez les écologistes et les agriculteurs ensemble. Et on se bat aussi pour leurs revenus. On a fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition loi sur les revenus planchers des agriculteurs et c'était les écologistes. Donc vous voyez, on peut marcher ensemble sur beaucoup de sujets. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 19:10
Question 4Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Vous allez être reçu d'ailleurs par le gouvernement lundi, ce ne sera pas par François Bayrou, mais ce sera par certains membres du gouvernement. Qu'allez-vous leur dire ?
Réponse directe
Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement…
« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:14
Question 5Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Est-ce que vous avez été surprise quand vous avez vu l'ampleur finalement des Français qui soutiennent tout ça ?
Réponse directe
Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beauco…
« Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beaucoup de raisons d'être en colère. Et ça tombe bien, parce qu'ils auront beaucoup beaucoup d'occasion de le manifester à la rentrée, le 10 septembre. Vous venez de citer cette date, mais dans beaucoup d'entre-rendez-vous, puisque vous savez, le mois de septembre sera émaillé en fait de mobilisation en tout genre. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 0:38
Question 6Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Marine Tondelier, allons directement dans le fond justement de ce que prévoit François Bayrou. D'ailleurs, François Bayrou qui se dit prêt, je cite, je vais vous lire ce qu'il a dit, à négocier, il a dit, la seule chose pour moi qui n'est pas possible, c'est qu'on renonce à la prise de conscience, de sortir du piège infernal, celui du surendettement. Est-ce que cette prise de conscience est correcte selon vous ?
Réponse directe
Bon écoutez, j'ai un bac ES, j'ai fait de l'économie et dès la sortie du lycée, je savais que les déficits d'un pays et déficit après déficit, oui, on construit de la dette, c'est d'un côté des recettes et de l'autre côté des dépenses. Et donc, M. Bayrou, il est occupé par les dépenses. Moi, j'aime bien aller regarder du côté des recettes. Pourquoi ? Pas parce que je suis obsédée par principe par les recettes, mais parce que quand je regarde ce qui nous a conduit là, et bien c'est des cadeaux fiscaux aux plus riches. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la cour des comptes. 40 milliards par an, donc cumulé en quelques années de macronisme ce que ça donne, 40 milliards par an de cadeaux fis…
« Bon écoutez, j'ai un bac ES, j'ai fait de l'économie et dès la sortie du lycée, je savais que les déficits d'un pays et déficit après déficit, oui, on construit de la dette, c'est d'un côté des recettes et de l'autre côté des dépenses. Et donc, M. Bayrou, il est occupé par les dépenses. Moi, j'aime bien aller regarder du côté des recettes. Pourquoi ? Pas parce que je suis obsédée par principe par les recettes, mais parce que quand je regarde ce qui nous a conduit là, et bien c'est des cadeaux fiscaux aux plus riches. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la cour des comptes. 40 milliards par an, donc cumulé en quelques années de macronisme ce que ça donne, 40 milliards par an de cadeaux fiscaux aux plus riches. Et quand je vous dis 40 milliards par an, je précise à vos téléspectateurs que je ne compte pas, par exemple, la taxe d'habitation. Il y a 14 milliards par an de moins de taxes d'habitation, mais ça, tout le monde en a bénéficié quelque part. Donc ils font des cadeaux aux plus riches. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 4:49Voir 1 autre passage
« Oui, mais c'est pour ça que je ne parle pas de ça. C'est pour ça que quand je parle des 40 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches, j'écarte ces 14 milliards, donc il en reste 40. Bon, jusque-là, vous me suivez. Donc on a des gens qui font des cadeaux fiscaux aux plus riches, qui baissent les recettes, et qui mécaniquement, du coup, augmentent le déficit et donc la dette. Vous me dites, il y a 3 milliards de dettes. Ben d'accord, il y a 3 000 milliards de dettes, mais il y avait 2 000 milliards de dettes quand ils sont arrivés au pouvoir. Donc c'est quand même leur bilan, voilà, les Mozart de la finance. Et donc, ils en arrivent là. Bon, ben ça, c'était mathématique. Et au lieu de se dire, ben, comme du coup, on est endettés, ça ne va pas, on va revenir sur les mesures qu'ils avaient prises, là, ils se tournent vers les Français, avec leur air le plus contrit, pour dire, c'est très très grave, et du coup, tout le monde va devoir faire un effort. Voilà, et donc ils voudraient qu'on les remercie, en disant, ben bien sûr, prenez nos jours fériés, les vacances de Noël, tout ça, c'est pour la France, on est très contents de le faire. Mais regardez autour de vous, dans tous les Français, combien vivent mieux aujourd'hui qu'ils ne vivaient au début du mandat d'Emmanuel Macron ? Très très peu. Et en fait, ils sont tous au gouvernement, et dans les cercles très très proches d'amis du gouvernement. Donc ça commence à se voir, voilà. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 5:40
Question 7Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Jean-Luc Mélenchon parle par exemple de grève générale, un peu dans la surenchère sur le 10 septembre. Est-ce que ce n'est pas le piège dans lequel vous pourriez tomber, de vouloir récupérer ce mouvement ?
Réponse directe
Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait q…
« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:47
Question 8Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Alors c'est un mouvement qui est apolitique, qui ne se revendique d'aucun parti politique. C'est quoi l'objectif à gauche ?
Réponse directe
Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait q…
« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:47
Question 9Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
et vous mélangez absolument tous les sujets. » – Mais attendez-vous, vous faites exprès ?
Réponse directe
– Non mais franchement, c'était un catalogue d'inepsis, donc je vais rester très sympathique et très sereine, même vu l'heure. Premièrement, vous dites que j'ai dit que la taxe d'habitation était payée par les plus riches. J'ai dit exactement l'inverse. J'ai dit que la taxe d'habitation, c'était 14 milliards qui étaient payés par tous les Français. Oui, parce que j'ai dit, ils ont fait 40 milliards de cadeaux pour les plus riches et dans ces 40 milliards, je ne compte pas les 14 milliards de la taxe d'habitation qui, eux, ont bénéficié à tout le monde. Donc si vous écoutez tous les mots, normalement c'est compréhensible, y compris par un enfant de sixième. Deuxième chose, ceux qui bloquent…
« – Non mais franchement, c'était un catalogue d'inepsis, donc je vais rester très sympathique et très sereine, même vu l'heure. Premièrement, vous dites que j'ai dit que la taxe d'habitation était payée par les plus riches. J'ai dit exactement l'inverse. J'ai dit que la taxe d'habitation, c'était 14 milliards qui étaient payés par tous les Français. Oui, parce que j'ai dit, ils ont fait 40 milliards de cadeaux pour les plus riches et dans ces 40 milliards, je ne compte pas les 14 milliards de la taxe d'habitation qui, eux, ont bénéficié à tout le monde. Donc si vous écoutez tous les mots, normalement c'est compréhensible, y compris par un enfant de sixième. Deuxième chose, ceux qui bloquent le pays aujourd'hui, ce sont les macronistes. Ils bloquent tout. Ils provoquent, en tout cas un président, provoquent des élections législatives anticipées. On doit tous passer notre temps à ça pendant un mois. Et ils n'en respectent pas le résultat. Ils font de l'obstruction au changement. Alors que la majorité des Français le demandent. Et que ça vous plaise ou pas, on vit encore en démocratie. Donc voyez, on vote, on ne suit pas le résultat des urnes. Et on a, oui, le droit de manifester. Et je remercie le collègue en plateau qui a rappelé juste la Constitution. Et vous savez, monsieur, le moment où les élites racontent n'importe quoi, donnent des fake news, comme vous venez de le dire sur ce que j'ai dit, qui expliquent que l'état de droit, genre le droit à la manifestation, ça devient surfait, ben moi j'ai un petit problème en fait. »
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Question 10Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
C'est un tabou ?
Réponse partielle
C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autou…
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
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Question 11Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Il fait très très chaud, là encore, quasiment 40 degrés en ressenti. On parlera dans un instant de la question qu'on évoquait tout à l'heure avec la ministre de la climatisation. Mais juste avant, j'ai lu et j'ai vu vos tweets, vos interventions dans les médias, où vous dites qu'on l'avait prévenu, ça fait combien d'années qu'on dit que les conséquences du réchauffement climatique vont se voir. Très bien. En solution concrète là, pour ceux qui nous regardent ce soir et qui suffoquent, qui, comme on l'entendait il y a un instant, à Troyes dans l'aube, ont d'autres solutions que d'aller se précipiter vers les points d'eau et les piscines. C'est quoi les solutions du parti que vous présidez ?
Réponse partielle
Des mesures pour s'adapter au changement climatique en 24 heures, ça n'existe pas. Donc je suis désolée de vous le dire. La réalité, c'est que l'adaptation, ça doit se faire tout le temps. Il faut un, des mesures pour lutter contre le changement climatique. Donc là, quand j'entends Marine Le Pen qui a quand même voté quelques jours à l'Assemblée nationale qu'il fallait un moratoire interdire les énergies renouvelables, je me dis quand même qu'ils n'ont pas tout compris. Et donc il faut des mesures courageuses, tout le temps, audacieuses. Oui, tellement c'était devenu ouf à la fin dans le texte. Et puis il faut aussi des mesures d'adaptation des villes. Et il y a un fonds qui existe pour aid…
« Des mesures pour s'adapter au changement climatique en 24 heures, ça n'existe pas. Donc je suis désolée de vous le dire. La réalité, c'est que l'adaptation, ça doit se faire tout le temps. Il faut un, des mesures pour lutter contre le changement climatique. Donc là, quand j'entends Marine Le Pen qui a quand même voté quelques jours à l'Assemblée nationale qu'il fallait un moratoire interdire les énergies renouvelables, je me dis quand même qu'ils n'ont pas tout compris. Et donc il faut des mesures courageuses, tout le temps, audacieuses. »
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« Oui, tellement c'était devenu ouf à la fin dans le texte. Et puis il faut aussi des mesures d'adaptation des villes. Et il y a un fonds qui existe pour aider les villes à s'adapter qui s'appelle le Fonds Vert. Figurez-vous que ce gouvernement, dans les réductions budgétaires, a baissé de 55%. Et donc le Fonds Vert, ça sert à réaménager des écoles, des services publics pour qu'ils soient mieux isolés thermiquement. Emmanuel Macron, il avait promis d'isoler 40 000 écoles d'ici 10 ans. Il en a fait cette année 65. Donc vous voyez, il y a le fait que dès qu'on veut faire des économies, on le fait sur l'écologie. De manière générale, l'écologie en a pris plein la tronche depuis trois semaines. C'était un festival. Il y a eu 40 mesures régressives sur l'environnement depuis janvier. Et là, depuis deux jours, tout le monde est devenu écologiste. Vous avez vu ? Il y a Gérald Darmanin qui a dit vraiment qu'il faut une écologie populaire. Retailleau, Marine Le Pen, tout le monde s'y met. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 1:02
Question 12Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
mais augmenter la chaleur de tous ses voisins. Pardon Marine Tondelier, mais un couple de personnes d'un certain âge, de seniors, qui ont mis de l'argent de côté pour s'acheter une clim parce que les étés caniculaires sont insupportables. Vous leur dites, ne le faites pas, ou alors vous les culpabilisez en disant... Je ne dis pas qu'ils ne doivent pas le faire.
Réponse partielle
Je dis que ce n'est pas une solution miracle. On connaît tous des Français qui ont du mal à payer leur facture de chauffage l'hiver. Et donc maintenant, ils auront du mal à payer leur facture de clim l'été. C'est ça qu'on leur propose. Et tout en réchauffant plus en vingt ans. Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de clim, ni collective ni individuelle. La métropole de Lyon, par exemple, a équipé 100% de cette rame de clim. Et je peux vous dire que les habitants de Lyon sont contents aujourd'hui. Oui, mais à la fin, si vous voulez, la première mesure pour les écoles, c'est la rénovation thermique. Si on faisait la taxe Zuckmann, comme les écologistes ont fait adopter à l'Assemblée nati…
« Je dis que ce n'est pas une solution miracle. On connaît tous des Français qui ont du mal à payer leur facture de chauffage l'hiver. Et donc maintenant, ils auront du mal à payer leur facture de clim l'été. C'est ça qu'on leur propose. Et tout en réchauffant plus en vingt ans. Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de clim, ni collective ni individuelle. La métropole de Lyon, par exemple, a équipé 100% de cette rame de clim. Et je peux vous dire que les habitants de Lyon sont contents aujourd'hui. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:24Voir 2 autres passages
« Oui, mais à la fin, si vous voulez, la première mesure pour les écoles, c'est la rénovation thermique. Si on faisait la taxe Zuckmann, comme les écologistes ont fait adopter à l'Assemblée nationale, mais la majorité n'a pas voulu le voter au Sénat, on pourrait isoler au moins 10% des écoles par an. Et aujourd'hui, ces écoles, elles sont en piteuse état. Donc il y fait froid l'hiver. En Picardie, il y a des collèges et lycées où ils ont dû faire tout l'hiver court avec des gants et des moufles. Et là, c'est fermé parce qu'il fait trop chaud. Ce n'est pas possible. La clim ne va pas tout résoudre. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:48
« et qu'il faut aussi penser à l'impératif de santé publique, »
Question 13Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
C'est d'extrême droite ?
Réponse partielle
C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autou…
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
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Question 14Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Un dernier mot, Marine Tandeli, avant de retourner sur le terrain dans le cas d'Espèce, dans le Loiret à Orléans. Comment est-ce que vous expliquez que vous portez ce combat contre le réchauffement climatique avec un certain nombre d'idées, mais à la fin, et malgré ce que constatent tous les Français et toutes les Françaises, à savoir que la réalité du réchauffement climatique est évidemment impitoyable, que vous n'en bénéficiez pas ?
Réponse directe
Ce n'est pas un truc électoraliste ce qu'on fait. Nous, on le fait parce qu'on a envie de dire la vérité aux Français. Les neuroscientifiques ont démontré ce qui se passe. Ça s'appelle le syndrome de l'autruche. Le syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence ou pas d'intelligence, c'est votre cerveau qui se bloque émotionnellement pour se protéger de nouvelles angoissantes. C'est ce qui se passe par exemple si vous avez un examen de santé un peu stressant à passer et que vous le reportez, alors qu'en fait, il est plutôt urgent d'avoir le résultat. C'est ce qui se passe si vous êtes hyper endetté et que vous n'osez plus consulter votre compte en banque. L'environnement e…
« Ce n'est pas un truc électoraliste ce qu'on fait. Nous, on le fait parce qu'on a envie de dire la vérité aux Français. Les neuroscientifiques ont démontré ce qui se passe. Ça s'appelle le syndrome de l'autruche. Le syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence ou pas d'intelligence, c'est votre cerveau qui se bloque émotionnellement pour se protéger de nouvelles angoissantes. C'est ce qui se passe par exemple si vous avez un examen de santé un peu stressant à passer et que vous le reportez, alors qu'en fait, il est plutôt urgent d'avoir le résultat. C'est ce qui se passe si vous êtes hyper endetté et que vous n'osez plus consulter votre compte en banque. L'environnement est un exemple emblématique du syndrome de l'autruche. Moi, je suis persuadée que chaque Français, au fond de lui, a un écologiste qui sommeille. Tout le monde sait qu'on est en 2025, même Donald Trump pissait au fond de lui. Juste, le cerveau se verrouille parce que c'est des nouvelles trop dures. En 2100, les rapports scientifiques le montrent et le plan national d'adaptation au changement climatique, les périodes de canicule comme on les vit là, ce ne sera pas juste juillet-août, ce sera du 15 mai au 15 septembre. Il pourrait y avoir 90 jours de suite de nuit tropicale dans la moitié suite, c'est-à-dire des nuits où ça ne descend pas en dessous de 20 degrés. C'est ça qui se prépare. Et les vaches, par exemple, ceux qui aiment l'élevage, etc., les vaches, au bout de 25 degrés, sont en stress thermique. Il n'y a plus d'élevage laitier possible à 50 degrés. Il n'y a plus de production de viande. Il n'y a plus de maraîchage. Les cultures, elles brûlent sur place. C'est ça qui va se passer. Donc je suis heureuse de vous annoncer que ça ne va pas aller mieux très facilement. Mais ce n'est pas le plan climatisation de Marine Le Pen qui va nous sauver. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:08
Question 15Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Un député du Rassemblement National où vous critiquiez le fait de vouloir un plan clim. Vouloir de la clim, c'est quoi ?
Réponse directe
C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autou…
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:29
Question 16Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
ça vous l'entendez ?
Réponse directe
Évidemment que dans les hôpitaux, il faut que ce soit climatisé, je vous dis juste que ce n'est pas une solution miracle qu'essaye d'en faire Mme Le Pen. C'est le seul truc qu'elle sort de son chapeau. Et ce n'est pas possible, ça ne marche pas.
« Évidemment que dans les hôpitaux, il faut que ce soit climatisé, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 4:34Voir 1 autre passage
« je vous dis juste que ce n'est pas une solution miracle qu'essaye d'en faire Mme Le Pen. C'est le seul truc qu'elle sort de son chapeau. Et ce n'est pas possible, ça ne marche pas. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 4:39
Question 17Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Marine Tondelier, le RN, qui justement hier a sauvé la peau de Richard Ferrand, qui a donc été élu à une voix près, président du Conseil constitutionnel. Qu'est-ce que vous y voyez, vous ?
Réponse directe
Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plu…
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:29Voir 2 autres passages
« Mais le pire, c'est que je ne suis même pas sûre que le RN ait vraiment comploté officiellement avec Macron. Ils mettent juste les macronistes dans une situation intenable. C'est une abstention, quand ils la décident, qui en fait est un coup de génie stratégique. Ils mettent le gouvernement, puis ils y perdent, et face, ils perdent aussi. Donc vous voyez, Macron, s'il veut sortir de cet impasse-là, ne doit pas nommer Richard Ferrand. Peut-il encore le faire ? J'espère bien. Il est président. J'ai compris que dans ce pays, il y avait une chose, c'est que le président avait beaucoup de pouvoir. Donc il a aussi le pouvoir, oui, de ne pas nommer Richard Ferrand, et d'expliquer pourquoi il se rend tiré. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 8:08
« Et je vous dis, on a fait, les écologistes au niveau européen ont demandé de faire une étude, un stress test, qu'ils ont fait courir à toutes les institutions de tous les pays d'Europe, pour dire lesquels étaient les plus résistants en cas d'arrivée de partis illibéraux au pouvoir. La France fait partie, très clairement, des pays les moins armés. Si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans ce pays, ils ont très peu de garde-fous pour les empêcher de faire ce qu'ils font. Quand on a fait, pas nous les écologistes, mais quand des gouvernements précédents, qui n'étaient pas RN, mais qui essayaient de les imiter, ont fait des lois antiterrorisme qui permettaient de poursuivre des militants politiques et des syndicalistes, quand ils ont fait la déchéance de nationalité, quand ils placent leurs copains à des postes qui sont des postes haut placés dans la République, qui doivent être des postes au-dessus de la mêlée. Alors, ils préparent lentement la normalisation de ce que pourrait faire Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. Parce que tous les journalistes qui disent que ce n'est pas très grave, les éditorialistes que j'entends dire « ah oui, mais bon », quand Marine Le Pen le fera, ils ne pourront plus rien dire. C'est ça la vérité. Moi, j'aurais le luxe de pouvoir le dire et de continuer à être constante et cohérente sur le sujet. »
Question 18Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Il y a plein de choses dans ce que vous avez dit. Je rappelle effectivement que, notamment depuis l'élection de Donald Trump, des grands groupes prételiers comme BP ont annoncé qu'ils renonçaient à la trajectoire qu'ils avaient faite en faveur des énergies renouvelables, notamment. L'interdiction de l'ensemble des PFAS pour une série d'usages, ça fait partie de ce que vous défendez aujourd'hui à l'Assemblée. Vous demandez à ce que, dès le 1er janvier 2026, tous les cosmétiques, chaussures, vêtements, dans un certain nombre de domaines qui contenaient des PFAS soient interdits de fabrication, d'importation, d'exportation. Est-ce que vous allez l'obtenir ?
Réponse directe
Alors, les PFAS, c'est les polyfluoralkylées. Donc, c'est tout ce qui rend anti-adhésif ou qui rend résistant au feu ou qui rend imperméable. Et donc, il y en a à peu près partout, y compris dans les tenues des pompiers. On sait faire sans, mais par facilité, l'industrie, depuis 40 ans, on l'a mis partout. Vous savez qu'on retrouve des PFAS jusque dans la Grèce, des ours polaires, qui n'ont jamais été en contact direct, normalement, avec cette substance, parce que ça a pollué tout. Et nous, on avait fait des tests, il y a quelques mois, dans Robinet des Français. Les écologistes, puisque personne ne s'occupait de ce sujet, ont dit on va le mettre sur la table. On vous a protégés. On a testé…
« Alors, les PFAS, c'est les polyfluoralkylées. Donc, c'est tout ce qui rend anti-adhésif ou qui rend résistant au feu ou qui rend imperméable. Et donc, il y en a à peu près partout, y compris dans les tenues des pompiers. On sait faire sans, mais par facilité, l'industrie, depuis 40 ans, on l'a mis partout. Vous savez qu'on retrouve des PFAS jusque dans la Grèce, des ours polaires, qui n'ont jamais été en contact direct, normalement, avec cette substance, parce que ça a pollué tout. Et nous, on avait fait des tests, il y a quelques mois, dans Robinet des Français. Les écologistes, puisque personne ne s'occupait de ce sujet, ont dit on va le mettre sur la table. On vous a protégés. On a testé l'eau de votre Robinet dans 50 villes. Les résultats étaient accablants. Les députés, ainsi que certaines stars du showbiz, ont testé leurs cheveux. Tout le monde a des PFAS. Les pompiers, par exemple, sont particulièrement exposés. Ils l'ont découvert parce qu'on a mis le sujet sur la table, mais on a bossé avec eux. Donc oui, il faut arrêter cette substance. C'est-à-dire qu'il faut interdire à la source pour qu'on arrêtait la contamination avant de s'occuper de la décontamination de tous nos écosystèmes. Et donc, ce texte qui a été porté l'année dernière a été adopté à l'Assemblée nationale déjà. Il a été adopté avec quelques variantes au Sénat. Et donc là, l'idée, c'est qu'ils repassent à l'Assemblée nationale. Et ce qu'on espère, et on est en phase de l'obtenir, c'est qu'ils soient adoptés conformes. C'est-à-dire qu'ils soient définitivement adoptés. Le gouvernement vous soutient. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 12:16Voir 1 autre passage
« Eh bien, c'est ça la grande nouvelle. Vous dites qu'on est les perdants. Moi, je constate que sur un sujet où on était moqués au début en disant qu'est-ce qu'ils nous ont encore trouvé les écolos, en mots qu'on ne comprend même pas ce que ça veut dire, on a réussi à sensibiliser l'opinion publique, à travailler avec la société civile écologiste. Et la ministre, qui au début était quand même assez frileuse sur le sujet, maintenant dit qu'ils ont raison, c'est ça qu'il faut faire. Eh bien, vous voyez, moi, je suis fière d'être écologiste dans ces cas-là. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 13:29
Question 19Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Vous avez dit, Marine Tondelier, que la question de la sécurité, vous l'avez dit, on a horriblement plus de chances, plus de risques de mourir pour des raisons environnementales que pour un crime au coin de la rue. Mais tout de même, dites-vous, on s'en occupe et on considère que c'est sérieux. Vous êtes plutôt, Marine Tondelier, Pierre-Hurmic, Bordeaux ou Éric Piolle à Grenoble ?
Réponse directe
et comme vous le voyez, ils n'ont pas du tout la même approche de ces questions-là. Je suis écologiste et donc je fais confiance à mes mères. Chez les écologistes, on a un principe très fort qui s'appelle la subsidiarité. C'est-à-dire que les décisions qui concernent les territoires se prennent dans les territoires. Tous les territoires ne sont pas les mêmes. Parce qu'ils ne sont pas dans les mêmes villes. – Vous ne pouvez pas dire qu'à Grenoble, – Le rôle d'un maire, c'est d'être à l'écoute de ses équipes et de sa population, de prendre les meilleures décisions pour sa ville. Ce n'est pas moi qui connais la situation en Bordeaux, c'est Pierre-Hurmic. Ce n'est pas moi qui connais la situati…
« et comme vous le voyez, ils n'ont pas du tout la même approche de ces questions-là. Je suis écologiste et donc je fais confiance à mes mères. Chez les écologistes, on a un principe très fort qui s'appelle la subsidiarité. C'est-à-dire que les décisions qui concernent les territoires se prennent dans les territoires. Tous les territoires ne sont pas les mêmes. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 18:36Voir 2 autres passages
« Parce qu'ils ne sont pas dans les mêmes villes. – Vous ne pouvez pas dire qu'à Grenoble, »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 19:15
« – Le rôle d'un maire, c'est d'être à l'écoute de ses équipes et de sa population, de prendre les meilleures décisions pour sa ville. Ce n'est pas moi qui connais la situation en Bordeaux, c'est Pierre-Hurmic. Ce n'est pas moi qui connais la situation à Grenoble, c'est Éric Piolle. Et vous cherchez à opposer les deux comme si l'un pouvait avoir tort que si l'autre avait raison et vivait pas. – Je vous dis qu'ils ont des positions très différentes alors qu'ils sont dans le même parti. – Ils sont écologistes tous les deux. On a les mêmes formations, on a les mêmes opinions et les mêmes objectifs dans la vie. Mais moi, Pierre-Hurmic, quand il me dit que ces policiers municipaux ne veulent plus intervenir la nuit, quand il me dit comment il le fait, c'est-à-dire il le fait comme un maire écologiste. Il a armé certains, pas avec n'importe quelle arme, avec des formations renforcées. Uniquement la brigade qui intervient la nuit. Vous voyez, c'est être à l'écoute et de ses agents et de sa population et de prendre les bonnes décisions pour sa ville. Nos maires écologistes font partie des maires les plus appréciées de ce pays parce qu'ils font leur travail bien, qu'ils ne cumulent pas, qu'ils s'occupent des sujets de manière très pragmatique, sans être idéologues en disant « j'ai dit ça un jour, donc je ne changerai jamais d'avis ». Ils s'adaptent tout simplement à la réalité de notre pays, mais en gardant des convictions écologistes et pacifistes très fortes. »
Question 20Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Mais qu'est-ce que vous dites, Marine Dondelier, à ceux qui, y compris dans votre propre parti, parfois plaident pour une dépénalisation du cannabis, c'est-à-dire, j'allais dire, du niveau... Attendez, ce n'est pas la même chose.
Réponse directe
On ne va pas criminaliser la cigarette et mettre en prison les gens qui fument des cigarettes. On va dire qu'il faut l'interdire aux mineurs. Avec une pénalisation. Sur la pénalisation du cannabis, en fait, on ne dit pas qu'il faut faire l'apologie du cannabis et dire que c'est bien. On dit qu'on combattrait mieux sur le sujet, la santé publique, en arrêtant d'être hypocrite. Aujourd'hui, vous savez, la bande passante que prend à la justice et à la police la chasse et la boulette, c'est énorme. Et en attendant, c'est des moyens qui sont en moins pour les vrais gros sujets. Le narcotrafic, le terrorisme, le vrai, pas celui qui sert à inculper des syndicalistes ou des concepts fallacieux. Ass…
« On ne va pas criminaliser la cigarette et mettre en prison les gens qui fument des cigarettes. On va dire qu'il faut l'interdire aux mineurs. Avec une pénalisation. Sur la pénalisation du cannabis, en fait, on ne dit pas qu'il faut faire l'apologie du cannabis et dire que c'est bien. On dit qu'on combattrait mieux sur le sujet, la santé publique, en arrêtant d'être hypocrite. Aujourd'hui, vous savez, la bande passante que prend à la justice et à la police la chasse et la boulette, c'est énorme. Et en attendant, c'est des moyens qui sont en moins pour les vrais gros sujets. Le narcotrafic, le terrorisme, le vrai, pas celui qui sert à inculper des syndicalistes ou des concepts fallacieux. Assurer la sécurité réelle des Français. Là, aujourd'hui, ça prend du temps à tout le monde et surtout, en attendant, comme c'est interdit, c'est hypocrite, on ne contrôle pas la qualité des produits et on met en danger des gens. Si on veut faire une prévention, il faut regarder le sujet en face. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 17:13
Question 21Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
les enfants qui naissent aujourd'hui n'iront pas au-delà de 30 ans ?
Réponse à côté
La planète sera plus habitable. C'est-à-dire, on ne pourra plus avoir des conditions normales d'habiter l'habilité des planètes. Je suis en train d'organiser un déplacement pour aller la semaine prochaine à Valence où, après les inondations qui ont fait beaucoup de morts, qui ont pris tout le monde par surprise, tout le monde leur tourne le dos, plus personne ne les écoute, donc je vais aller à leur côté. Ça va être ça, la réalité. La banquise arctique aura disparu dans 35 ans. 0,5% du poids de notre cerveau à tous les humains est aujourd'hui formé de microplastiques qui se logent dans notre cerveau. Il y a 60% des oiseaux d'échant qui ont disparu en France en 40 ans. 70% des insectes en Eu…
« La planète sera plus habitable. C'est-à-dire, on ne pourra plus avoir des conditions normales d'habiter l'habilité des planètes. Je suis en train d'organiser un déplacement pour aller la semaine prochaine à Valence où, après les inondations qui ont fait beaucoup de morts, qui ont pris tout le monde par surprise, tout le monde leur tourne le dos, plus personne ne les écoute, donc je vais aller à leur côté. Ça va être ça, la réalité. La banquise arctique aura disparu dans 35 ans. 0,5% du poids de notre cerveau à tous les humains est aujourd'hui formé de microplastiques qui se logent dans notre cerveau. Il y a 60% des oiseaux d'échant qui ont disparu en France en 40 ans. 70% des insectes en Europe en 30 ans. En Ile-de-France, depuis 20 ans, 80% des hirondelles ont disparu. Je peux vous donner des chiffres comme ça encore très longtemps. Dans le monde, il y a 9 millions de morts par an de cancer. 9 millions de morts par an. Alors, vous voyez, par exemple, quand je regarde l'actualité, je vois des faits divers très graves et très choquants. Et donc, on a l'impression que le vrai risque pour nous, c'est de mourir assassiné au coin d'une rue. Ça arrive. C'est 1 000 homicides à peu près par an. Mais c'est beaucoup moins risqué, en fait, en France, de mourir d'un homicide et d'un fait divers atroce, même s'il faut combattre ça. Les écologistes sont très mobilisés là-dessus, y compris nos mères dans les villes écologistes. Mais le plus probable pour vous, malheureusement, c'est de mourir de ce que vous avez respiré, bu ou mangé. Et donc, nous, nous voulons protéger les Français globalement. C'est pour ça que nous présentons des textes sur le sujet aujourd'hui à l'Assemblée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 10:15
Question 22Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Qu'est-ce que vous en direz tout à l'heure au chef de l'État ?
Réponse partielle
Je pense qu'Emmanuel Macron a tenté de le faire au début du conflit. Ça avait beaucoup fait parler en France. On se disait que peut-être il avait un plan derrière ça. Ce qui est sûr, c'est que ce plan n'a pas marché. Mais est-ce qu'il faut le retenter aujourd'hui ? Mais lui parler, avoir des contacts, pourquoi pas ? La question, c'est pour lui dire quoi ? Et on ne peut pas abandonner l'Ukraine. Moi, c'est ça que je veux dire tout à l'heure. Après, je ne vais pas vous dire exactement quelle sera ma position à la sortie de cette réunion. Parce qu'on va avoir des informations que ni vous, ni moi n'avons à ce stade. C'est pour ça que cette réunion a lieu. On a maintenant une petite expérience d…
« Je pense qu'Emmanuel Macron a tenté de le faire au début du conflit. Ça avait beaucoup fait parler en France. On se disait que peut-être il avait un plan derrière ça. Ce qui est sûr, c'est que ce plan n'a pas marché. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:01Voir 2 autres passages
« Mais est-ce qu'il faut le retenter aujourd'hui ? Mais lui parler, avoir des contacts, pourquoi pas ? La question, c'est pour lui dire quoi ? Et on ne peut pas abandonner l'Ukraine. Moi, c'est ça que je veux dire tout à l'heure. Après, je ne vais pas vous dire exactement quelle sera ma position à la sortie de cette réunion. Parce qu'on va avoir des informations que ni vous, ni moi n'avons à ce stade. C'est pour ça que cette réunion a lieu. On a maintenant une petite expérience de ce genre de réunion, malheureusement. Tout ce que je peux vous dire, c'est que quand Emmanuel Macron prend le temps en urgence, puisqu'on l'a appris hier, de convoquer tous les chefs de parti de ce pays, ce n'est pas de très bonne augure. Ce que je vais vous dire aussi, c'est que j'ai une... Ce n'est pas de très bonne augure, ça veut dire quoi ? C'est que c'est un mauvais signe en général. S'il a besoin de nous réunir, c'est qu'il n'a pas de bonne nouvelle à nous annoncer, et que la situation est très grave. Ce que je dois vous dire aussi, c'est que moi, je suis très perplexe de la présence du Rassemblement National à la table tout à l'heure. Je ne sais pas aujourd'hui ce que je peux dire devant eux ou pas sur le sujet. Alors comme j'ai l'habitude de dire la même chose sur les plateaux télé que dans les réunions, je suis à l'abri, je ne dis rien de secret dans ces réunions, mais vous voyez, on va avoir tout à l'heure Louis Alliot à la table de discussion. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:11
Question 23Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Je veux dire, est-ce que les écolos, globalement, est-ce que l'écologie n'est pas en train de perdre la bataille ?
Réponse à côté
Alors, le problème, si c'était que l'écologie qui perdait, bon, je le prendrais pour moi. C'est l'humanité qui est en train de perdre la bataille. Parce que les enfants qui naissent cette année, personne ne peut leur garantir que la planète sera encore habitable dans 30 ans. Je vous donne quelques chiffres. Mais attendez, vous dites que potentiellement,
« Alors, le problème, si c'était que l'écologie qui perdait, bon, je le prendrais pour moi. C'est l'humanité qui est en train de perdre la bataille. Parce que les enfants qui naissent cette année, personne ne peut leur garantir que la planète sera encore habitable dans 30 ans. Je vous donne quelques chiffres. Mais attendez, vous dites que potentiellement, »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 9:57
Question 24Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
En fait, ce que vous nous dites ce matin, c'est que vous n'avez pas confiance dans le fait de pouvoir parler avec eux. Vous demandez si au fond, ils ne sont pas en quelque sorte presque des taupes des Etats-Unis et de la Russie ?
Réponse directe
Ce sont en tout cas leurs alliés objectifs sur le territoire national. On le sait, ils ont bénéficié des prêts de Poutine, ils ont fait des déplacements. Certains d'éminents membres de leur parti sont allés le rencontrer, ont été rencontrés d'ailleurs aussi Bachar el-Assad en Syrie. C'est-à-dire que dès qu'il y a une petite faiblesse, on voit bien comment ils font en Russie. Dès qu'ils voient une petite faille, une faiblesse en France, ils vont encourager ce parti pour le faire monter, parce qu'ils veulent déstabiliser notre démocratie. On le sait maintenant qu'ils visent aussi et qu'ils y arrivent parfois à déstabiliser des scrutins. Des scrutins. Ils s'attaquent à la démocratie même en Eu…
« Ce sont en tout cas leurs alliés objectifs sur le territoire national. On le sait, ils ont bénéficié des prêts de Poutine, ils ont fait des déplacements. Certains d'éminents membres de leur parti sont allés le rencontrer, ont été rencontrés d'ailleurs aussi Bachar el-Assad en Syrie. C'est-à-dire que dès qu'il y a une petite faiblesse, on voit bien comment ils font en Russie. Dès qu'ils voient une petite faille, une faiblesse en France, ils vont encourager ce parti pour le faire monter, parce qu'ils veulent déstabiliser notre démocratie. On le sait maintenant qu'ils visent aussi et qu'ils y arrivent parfois à déstabiliser des scrutins. Des scrutins. Ils s'attaquent à la démocratie même en Europe et en France en disant qu'ils peuvent s'occuper des résultats électoraux de n'importe quel parti. Et donc tout ça est très grave pour notre sécurité nationale, pour notre souveraineté, pour notre indépendance. Et donc oui, je le dis, j'ai un problème à discuter de ça devant le Rassemblement national. Et je ne sais pas si tout le monde pourra dire tout ce qu'il a à dire, en particulier le président de la République. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:58
Question 25Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
Très nombreuses questions. Avec même une question assez large qui est de savoir si l'écologie n'est pas en train de perdre en France, aux Etats-Unis, dans le monde, perdre la bataille y compris des idées. Mais je voudrais qu'on commence par ce qu'il se passe bien sûr en Ukraine, ce qui se passe aux Etats-Unis et en Russie. Vous serez tout à l'heure à 11h avec les autres chefs de parti convoqués par Emmanuel Macron qui vous proposent cette rencontre. Avec une première question. Est-ce qu'il faut parler avec Vladimir Poutine ?
Réponse partielle
Le problème c'est que Donald Trump ne négocie pas avec Vladimir Poutine. Il est en train de s'aligner sur ses positions. C'est ça qui est en train de se passer. Il faut que vos auditeurs en aient conscience. On avait un agresseur, Poutine, la Russie, qui était allé envahir l'Ukraine. C'est un conflit qui est le plus gros conflit depuis la Deuxième Guerre mondiale sur notre continent, qui a déjà fait un million de morts. Et un million de morts, c'était le chiffre en septembre. Il y a eu un quart du territoire envahi. Maintenant, on est à peu près à 22% du pays occupé. Imaginez-vous si on vous disait, la France, on va devoir céder 22% de notre territoire à Poutine. C'est extrêmement violent.…
« Le problème c'est que Donald Trump ne négocie pas avec Vladimir Poutine. Il est en train de s'aligner sur ses positions. C'est ça qui est en train de se passer. Il faut que vos auditeurs en aient conscience. On avait un agresseur, Poutine, la Russie, qui était allé envahir l'Ukraine. C'est un conflit qui est le plus gros conflit depuis la Deuxième Guerre mondiale sur notre continent, qui a déjà fait un million de morts. Et un million de morts, c'était le chiffre en septembre. Il y a eu un quart du territoire envahi. Maintenant, on est à peu près à 22% du pays occupé. Imaginez-vous si on vous disait, la France, on va devoir céder 22% de notre territoire à Poutine. C'est extrêmement violent. Il y a eu 19 000 enfants déportés qui sont dans des camps de rééducation. C'est ça qui se passe en Ukraine. Et donc face à ça, oui, il faut être ferme. Parce que l'Ukraine, on l'a toujours dit, n'est qu'une étape pour Poutine. Derrière l'Ukraine, c'est les pays baltes. C'est les autres pays de l'ex-URSS. Et c'est en fait la stabilité et la sécurité et la paix en Europe qui est menacée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 0:50
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 19:10
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« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 8:32
« Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beaucoup de raisons d'être en colère. Et ça tombe bien, parce qu'ils auront beaucoup beaucoup d'occasion de le manifester à la rentrée, le 10 septembre. Vous venez de citer cette date, mais dans beaucoup d'entre-rendez-vous, puisque vous savez, le mois de septembre sera émaillé en fait de mobilisation en tout genre. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 0:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:14Voir 2 autres passages
« C'est pour ça, Cyrielle Châtelain l'a dit, je le redis, nous allons avoir besoin de toutes les forces du nouveau Front populaire autour de la table parce que moi j'entends qu'on puisse ne pas avoir confiance dans le président de la République. J'entends qu'on a été quelque part échaudés par les épisodes précédents. Nous le sommes aussi, pour être tout à fait sincères avec vous. Mais au moment où là, la France touche le fond, se prépare si on ne trouve pas des solutions dans les semaines qui viennent à vivre des choses terribles parce qu'on parle d'une loi spéciale sur les finances publiques, vous voyez bien que dans la loi spéciale, il y a des choses très urgents mais il y a tout ce qui est important et pas urgent qui n'est pas dedans. Nous, on a les associations de tous bords, celles qui sont caricatifs, celles qui aident l'environnement, qui nous préviennent de dire, vous savez, la loi spéciale, nous, ça veut dire qu'on n'a pas nos financements, on est dans le flou, on ne sait pas comment on continue nos activités et c'est des activités qui sont cruciales pour les Français quand on parle du caritatif, etc., pour ceux qui sont en première ligne. Donc, soit on reste chacun dans notre confort en disant, eh ben, moi, je ne discute pas jusqu'à ce que tout le monde craque et qu'il s'en aille, soit on se dit qu'on est dans une situation d'urgence et qu'on a déjà perdu six mois. »
BFMTV · Consultations à l'Élysée: Marine Tondelier s'est exprimée après son entretien avec Emmanuel MacronVérifier à 8:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées26 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:47Voir 2 autres passages
« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors moi, je fais partie des gens qui pensent que ça ne sert pas à grand-chose de faire des motions de censure toutes les semaines. J'aimerais qu'on en fasse une, bien, tous ensemble, plutôt que faire le concours de celui qui dépose la motion de censure en premier. Parce que peut-être qu'aussi, à un moment, on dévoie l'outil à en faire tout le temps. Mais évidemment, toutes celles qui seront déposées, on les votera. Pourquoi ? Quand M. Bayrou a été nommé Premier ministre, c'est déjà contre les élections législatives et leur résultat, alors qu'Emmanuel Macron avait posé une question aux Français, ils ont répondu, il a dit, bon, d'accord, je fais l'inverse. Bon, premier problème. Deuxième chose, avant même qu'il compose son gouvernement, nous lui avons dit, en privé et publiquement, que la simple présence de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur, ça valait censure à lui tout seul. Bon, évidemment, il le nomme. Et puis, je ne vous dis pas le reste du gouvernement. Et puis, ça, c'était le jour 1 du gouvernement Bayrou. Et tous les jours, depuis ce jour-là, il nous a donné de nouvelles raisons de le censurer. Donc, écoutez, c'est très simple. Si j'étais dans une pièce toute seule avec un député et qu'on me demandait de le convaincre de ne pas voter la censure de Bayrou, je n'aurais aucun argument à lui présenter. Voilà, donc, que voulez-vous que je vous dise, on va le censurer, c'est par plaisir, c'est parce qu'on n'a pas le choix et que c'est la seule chose logique à faire. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 7:00Voir 2 autres passages
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:14Voir 1 autre passage
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes1 juil. 2025 au 1 juil. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas un truc électoraliste ce qu'on fait. Nous, on le fait parce qu'on a envie de dire la vérité aux Français. Les neuroscientifiques ont démontré ce qui se passe. Ça s'appelle le syndrome de l'autruche. Le syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence ou pas d'intelligence, c'est votre cerveau qui se bloque émotionnellement pour se protéger de nouvelles angoissantes. C'est ce qui se passe par exemple si vous avez un examen de santé un peu stressant à passer et que vous le reportez, alors qu'en fait, il est plutôt urgent d'avoir le résultat. C'est ce qui se passe si vous êtes hyper endetté et que vous n'osez plus consulter votre compte en banque. L'environnement est un exemple emblématique du syndrome de l'autruche. Moi, je suis persuadée que chaque Français, au fond de lui, a un écologiste qui sommeille. Tout le monde sait qu'on est en 2025, même Donald Trump pissait au fond de lui. Juste, le cerveau se verrouille parce que c'est des nouvelles trop dures. En 2100, les rapports scientifiques le montrent et le plan national d'adaptation au changement climatique, les périodes de canicule comme on les vit là, ce ne sera pas juste juillet-août, ce sera du 15 mai au 15 septembre. Il pourrait y avoir 90 jours de suite de nuit tropicale dans la moitié suite, c'est-à-dire des nuits où ça ne descend pas en dessous de 20 degrés. C'est ça qui se prépare. Et les vaches, par exemple, ceux qui aiment l'élevage, etc., les vaches, au bout de 25 degrés, sont en stress thermique. Il n'y a plus d'élevage laitier possible à 50 degrés. Il n'y a plus de production de viande. Il n'y a plus de maraîchage. Les cultures, elles brûlent sur place. C'est ça qui va se passer. Donc je suis heureuse de vous annoncer que ça ne va pas aller mieux très facilement. Mais ce n'est pas le plan climatisation de Marine Le Pen qui va nous sauver. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:29Voir 2 autres passages
« Je dis que ce n'est pas une solution miracle. On connaît tous des Français qui ont du mal à payer leur facture de chauffage l'hiver. Et donc maintenant, ils auront du mal à payer leur facture de clim l'été. C'est ça qu'on leur propose. Et tout en réchauffant plus en vingt ans. Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de clim, ni collective ni individuelle. La métropole de Lyon, par exemple, a équipé 100% de cette rame de clim. Et je peux vous dire que les habitants de Lyon sont contents aujourd'hui. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:24
« On ne va pas criminaliser la cigarette et mettre en prison les gens qui fument des cigarettes. On va dire qu'il faut l'interdire aux mineurs. Avec une pénalisation. Sur la pénalisation du cannabis, en fait, on ne dit pas qu'il faut faire l'apologie du cannabis et dire que c'est bien. On dit qu'on combattrait mieux sur le sujet, la santé publique, en arrêtant d'être hypocrite. Aujourd'hui, vous savez, la bande passante que prend à la justice et à la police la chasse et la boulette, c'est énorme. Et en attendant, c'est des moyens qui sont en moins pour les vrais gros sujets. Le narcotrafic, le terrorisme, le vrai, pas celui qui sert à inculper des syndicalistes ou des concepts fallacieux. Assurer la sécurité réelle des Français. Là, aujourd'hui, ça prend du temps à tout le monde et surtout, en attendant, comme c'est interdit, c'est hypocrite, on ne contrôle pas la qualité des produits et on met en danger des gens. Si on veut faire une prévention, il faut regarder le sujet en face. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack14 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais donc, Louis Alliot, qui va représenter le Rassemblement National à cette réunion, était présent à la cérémonie d'investiture de Trump, où il représentait Marine Le Pen, dont il est le bras droit. En fait, je n'ai pas envie de discuter de ce sujet avec lui, parce que ces patriotes de pacotille, ces patriotes de pacotille qui nous donnent des leçons de patriotisme toute la semaine, sont en fait en France les représentants de Poutine et les représentants de Trump. Et c'est avec eux qu'on va discuter de la sécurité nationale. J'ai un petit doute sur le fait d'en parler avec eux à la table. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« « Déjà, je suis contente que M. Mélenchon ait un sommeil de qualité. Vous m'en voyez réjouie. Par ailleurs, je ne passe pas ma vie sur Twitter et je pense qu'il devrait faire de même. Et si vous voulez, moi, mon sujet cette semaine, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon. C'est les Français victimes de plans sociaux, c'est les emplois associatifs qu'on essaye de sauver et c'est les solutions qu'on essaye de trouver. Et je suis désolée, mais je défends les Françaises et les Français les plus vulnérables qui n'ont pas le luxe d'attendre le grand soir. Je pense que nous devons, oui, c'est notre rôle aussi honnête au NFP, nous interposer, nous interposer entre Emmanuel Macron et les Français. Et donc, je ne suis pas d'accord avec le fait de dire tant qu'on n'a pas tout, on préfère avoir rien. Est-ce que c'est un scandale que M. Bayrou soit Premier ministre ? Oui. Est-ce que c'est inacceptable qu'on ait un Premier ministre de l'Intérieur qui a tenu des propos racistes et qu'il nous allume un feu ? C'est vraiment un pyroman, ce n'est pas possible. Tous les jours, il nous allume un feu. Donc vous dites qu'il faut négocier, quitte à faire des concessions, il faut l'assumer. Non mais attendez, quand il dit le sujet de la semaine, ça va être est-ce que les accompagnatrices scolaires ont le droit de porter le voile ou pas ? Sincèrement, si c'est ça la priorité cette semaine du ministre de l'Intérieur, c'est qu'il est à côté de la plaque et pas à la hauteur de son job. Je suis très claire là-dessus et j'ai dit plusieurs fois que Retailleau, à lui-même, il va les censure. Je suis claire là-dessus. Je suis claire là-dessus. Mais pratiquer la politique de la chaise vide, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce gouvernement va être obligé, puisqu'il est minoritaire, de ne discuter qu'avec sa droite. Et qu'est-ce que ça veut dire quand on est obligé de trouver des compromis avec la droite et avec le Rassemblement national ? Ça veut dire qu'à la fin, nous, nous partons du principe qu'on laisse faire sur la suppression de l'AME, sur des mesures qui sont démagogues, inefficaces et abjectes sur le plan humaniste. Moi, ça m'a tordu le bide quand, sous le gouvernement Barnier, on a eu cette semaine où Marine Le Pen, non seulement c'était elle qui, du coup, comme elle était en position de force, négociait des mesures de notre programme sur le ticket modérateur, sur le prix des médicaments, etc. C'est des mesures qu'on soutient et j'aurais aimé qu'on soit là aussi pour les défendre. Et donc, vous voyez, ce qui n'était peut-être pas possible en novembre devient possible là parce qu'on est dans un contexte où tout a changé. Nous n'avons, de manière inédite, pas réussi à adopter de budget au 31 décembre. Et ça va avoir des conséquences concrètes et potentiellement graves avec un risque d'emballement de notre économie, des taux auxquels nous empruntons, etc. Et donc, situation exceptionnelle, solution exceptionnelle. Est-ce que c'est idéal ? Non. Est-ce que c'est confortable ? Non plus. Mais je pense qu'on est arrivé dans un moment où plus rien n'est confortable où plus rien n'est évident. Et ce n'est pas pour ça qu'il faut rester derrière son écran d'ordinateur à insulter tous ses partenaires sur Twitter. Je n'en veux pas aux insoumis de ne pas venir à ces négociations. Ils ont le droit de faire ça. C'est leur stratégie et je la respecte. Parce que, voyez-vous, j'ai dû respecter pour mes partenaires. Je ne suis pas toujours d'accord. Et puis, parfois, quand je ne suis pas d'accord, je peux leur dire au téléphone sans les insulter devant les réseaux sociaux et devant tout le public. C'est la méthode que j'ai choisie. C'est la méthode écologiste. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 juil. 2024 au 20 févr. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:29Voir 2 autres passages
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
BFMTV · Face à BFM : l'interview de Marine Tondelier après l'adoption du budget à l'Assemblée nationale
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités26 juin 2024 au 20 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et je vous dis, on a fait, les écologistes au niveau européen ont demandé de faire une étude, un stress test, qu'ils ont fait courir à toutes les institutions de tous les pays d'Europe, pour dire lesquels étaient les plus résistants en cas d'arrivée de partis illibéraux au pouvoir. La France fait partie, très clairement, des pays les moins armés. Si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans ce pays, ils ont très peu de garde-fous pour les empêcher de faire ce qu'ils font. Quand on a fait, pas nous les écologistes, mais quand des gouvernements précédents, qui n'étaient pas RN, mais qui essayaient de les imiter, ont fait des lois antiterrorisme qui permettaient de poursuivre des militants politiques et des syndicalistes, quand ils ont fait la déchéance de nationalité, quand ils placent leurs copains à des postes qui sont des postes haut placés dans la République, qui doivent être des postes au-dessus de la mêlée. Alors, ils préparent lentement la normalisation de ce que pourrait faire Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. Parce que tous les journalistes qui disent que ce n'est pas très grave, les éditorialistes que j'entends dire « ah oui, mais bon », quand Marine Le Pen le fera, ils ne pourront plus rien dire. C'est ça la vérité. Moi, j'aurais le luxe de pouvoir le dire et de continuer à être constante et cohérente sur le sujet. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 8:46Voir 2 autres passages
« Non mais moi, je vous dis, par exemple, sur l'écologie, on a chiffré, c'est à minima 7 milliards d'euros qui sont nécessaires, pas pour faire des choses fantastiques, pour éviter le pire et pour éviter tous les renoncements qui sont en train d'être faits, pour arrêter toutes ces coupes qu'ils font au sacrifice de l'écologie. Et donc, oui, nous avons des demandes qui coûtent un peu d'argent, mais ça tombe bien parce qu'on a aussi des propositions de recettes, voyez-vous. Et nos propositions de recettes, elles vont dans le sens de la justice fiscale, de la justice sociale, parce que les Français ont bien compris que Macron avait fait des cadeaux fiscaux aux plus riches, mais que ces cadeaux fiscaux aux plus riches, c'est les plus faibles qui avaient dû faire des efforts pour les compenser, notamment les 5 euros de réduction sur l'APL, la réforme de l'allocation chômage, cette réforme des retraites inique et injuste. Et donc, Robin Desbois à l'envers, ça suffit. Les urnes l'ont dit, les électeurs français ont désavoué Emmanuel Macron, les députés français ont désavoué Emmanuel Macron en le censurant. C'est les deux manières les plus fortes de désavouer une politique dans la Vème République. Et pour ceux qui s'en foutent de la démocratie, les marchés aussi désavouent Emmanuel Macron. La Cour des comptes a désavoué Emmanuel Macron en disant dans un rapport que la situation budgétaire actuelle, ce n'est pas de la faute de la gauche, du NFP ou des écologistes, c'est de la faute de leur décision. De ces cadeaux fiscaux aux plus riches, 40 milliards par an de baisse d'impôt pour les plus riches. Et donc, quand on remet des mesures un peu courageuses, un ISF climatique, quand on remet la flotte date, et donc, du coup, on retrouve des marges de manœuvre budgétaires. »
BFMTV · Budget: l'interview de Marine Tondelier (les Écologistes) en intégralitéVérifier à 7:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Que ce soit des entreprises ou des personnes, les gens qui payent beaucoup d'impôts, c'est qu'ils ont de la chance et qu'ils gagnent beaucoup d'argent. Voilà, donc c'est la vie. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 11:55
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralité
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 8:46
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 19:21
« Mais donc, Louis Alliot, qui va représenter le Rassemblement National à cette réunion, était présent à la cérémonie d'investiture de Trump, où il représentait Marine Le Pen, dont il est le bras droit. En fait, je n'ai pas envie de discuter de ce sujet avec lui, parce que ces patriotes de pacotille, ces patriotes de pacotille qui nous donnent des leçons de patriotisme toute la semaine, sont en fait en France les représentants de Poutine et les représentants de Trump. Et c'est avec eux qu'on va discuter de la sécurité nationale. J'ai un petit doute sur le fait d'en parler avec eux à la table. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:16
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Lucie Castets désignée par le NFP pour Matignon, interview d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Marine TondelierVérifier à 15:15
« Oui, mais c'est pour ça que je ne parle pas de ça. C'est pour ça que quand je parle des 40 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches, j'écarte ces 14 milliards, donc il en reste 40. Bon, jusque-là, vous me suivez. Donc on a des gens qui font des cadeaux fiscaux aux plus riches, qui baissent les recettes, et qui mécaniquement, du coup, augmentent le déficit et donc la dette. Vous me dites, il y a 3 milliards de dettes. Ben d'accord, il y a 3 000 milliards de dettes, mais il y avait 2 000 milliards de dettes quand ils sont arrivés au pouvoir. Donc c'est quand même leur bilan, voilà, les Mozart de la finance. Et donc, ils en arrivent là. Bon, ben ça, c'était mathématique. Et au lieu de se dire, ben, comme du coup, on est endettés, ça ne va pas, on va revenir sur les mesures qu'ils avaient prises, là, ils se tournent vers les Français, avec leur air le plus contrit, pour dire, c'est très très grave, et du coup, tout le monde va devoir faire un effort. Voilà, et donc ils voudraient qu'on les remercie, en disant, ben bien sûr, prenez nos jours fériés, les vacances de Noël, tout ça, c'est pour la France, on est très contents de le faire. Mais regardez autour de vous, dans tous les Français, combien vivent mieux aujourd'hui qu'ils ne vivaient au début du mandat d'Emmanuel Macron ? Très très peu. Et en fait, ils sont tous au gouvernement, et dans les cercles très très proches d'amis du gouvernement. Donc ça commence à se voir, voilà. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 5:40
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:29
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
BFMTV · Face à BFM : l'interview de Marine Tondelier après l'adoption du budget à l'Assemblée nationaleVérifier à 0:21
franceinfo — 8h30 franceinfo · Lucie Castets désignée par le NFP pour Matignon, interview d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Marine Tondelier
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 17:13
BFMTV · Budget: l'interview de Marine Tondelier (les Écologistes) en intégralitéVérifier à 9:48
« On dirait mon fils de 5 ans quand il triche au Monopoly Junior. C'est-à-dire qu'il joue au jeu. Et puis, c'est normal chez les enfants de 5 ans, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure de la partie, il dit, oui, mais ça, en fait, je ne t'avais pas expliqué, maman, en fait, c'est parce qu'il y a une nouvelle règle. Puis ça, en fait, tu n'as pas bien compris. Puis ça, quand je joue avec papa, on fait comme ça. Les enfants font ça. On le sait, ça nous fait rire. Donc Emmanuel Macron triche aujourd'hui. Et on leur apprend à ne plus le faire et à ne pas tricher. Il triche aujourd'hui. Emmanuel Macron, il est président de la République. Il faut être sérieux. En plus, je vais vous dire, on se prend des leçons de morale sur c'est les Jeux Olympiques. Il faut être sage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Lucie Castets désignée par le NFP pour Matignon, interview d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Marine TondelierVérifier à 4:24
« – C'est ce que j'allais vous expliquer. Premièrement, suspension, on l'a dit, ça veut tout dire et rien dire. Donc on sera extrêmement attentif à ce qui est annoncé précisément, et on aura d'ici le discours de politique générale, un rendez-vous, un nouveau rendez-vous avec le ministre, pour pouvoir discuter précisément de ce qu'il prévoit d'annoncer, et leur dire tout ce qui ne nous convient pas dans ce qu'il prévoit d'annoncer. Vous voyez, il y a encore des alertours qui sont prévus. Par ailleurs, je ne vais pas vous donner tout mon carnet de balles, mais on travaille activement et en échange souvent, j'étais encore avec lui au téléphone cet après-midi. Deuxièmement, cette suspension, abrogation de la réforme des retraites est une condition nécessaire, j'insiste bien sur le nécessaire, il n'y a pas de discussion sans ça, mais non suffisante. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'ils auront lâché sur les retraites ce qu'ils vont être obligés de faire, qu'il n'y aura aucune autre demande écologiste, et que suspension, abrogation de la réforme des retraites vaut non censure. – Alors c'est quoi les autres demandes ? On vit dans un monde où l'habitabilité de la planète dans les 30 prochaines années est résumée en question, où les espèces de faune, de flore disparaissent, où la banquise fond, et où on ne peut plus garantir une planète habitable à nos enfants. Alors oui, l'écologie c'est important, et on ne peut pas supporter de voir comme ça ce gouvernement, qui en plus vient de remettre avec des mois de retard un plan national d'adaptation au changement climatique, et je pense que ça veut dire beaucoup pour les personnes qui habitent en zone inondable, qui ont eu des fissures dans leur maison, qui sont confrontées quotidiennement à les fondements de la diversité, aux agriculteurs aussi. – Mais vous demandez une mesure concrète pour ne pas censurer le gouvernement sur l'environnement ? – Ce qu'on demande, c'est que ce plan est le moyen financier d'être adopté. Et aujourd'hui, on constate, on a entendu que Macron parlait de réarmement démographique, pas démocratique, ça n'en y est pas. Enfin, sur plein de sujets, il voulait tout réarmer, et à la fin, c'est l'écologie qui s'est pris la balle. Au printemps dernier, d'un trait de plume, ils ont fait par décret comme ça 10 milliards d'économies. Sur les 10 milliards d'économies, ils avaient prévu 2 milliards d'économies, rien que pour l'écologie, qui ne représente pas 20% du budget de la France. Et donc, on voit bien que dès qu'il faut faire des sacrifices, c'est l'écologie en première ligne. C'est le seul moment d'ailleurs où ils mettent l'écologie en première ligne. Et donc, on a listé tous les reculs en arrière inacceptables, budgétaires, qui avaient été acceptés par M. Barnier. 0€ sur le fonds vélo, moins 60% sur le fonds vert, moins 500 millions sur l'électrification des flocs électriques, moins 137 millions sur la biodiversité. On a calculé ces renoncements. Ma prime éco-rénove aussi, quand on supprime 1 milliard sur ma prime éco-rénove, comme ça a été fait, c'est 150 000 logements qu'on ne peut pas rénover en un an. C'est l'équivalent de toute la ville de Lyon ou de toute la ville de Rennes. »
BFMTV · Budget: l'interview de Marine Tondelier (les Écologistes) en intégralitéVérifier à 5:07
« Mais c'est exactement ce que j'allais vous dire, parce que moi, je vais vous le dire dans l'autre sens. J'ai un sondage entre les mains qu'on a commandé, qu'on a reçu hier soir, qui montre que les électeurs... »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:25
Marine Tondelier — Questions et méthode · Pourquijevote