Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 janv. 2023 au 8 juin 2026
Questions
303
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 303 questions évaluables
Réponse directe
143
Réponse partielle
64
Réponse à côté
94
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 303
Question 1Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Marc Ferracci, vous avez parlé de la question de la concurrence, parce que c'est intéressant de voir à quel niveau ça doit se passer. Est-ce que je recevais, si je dirais, ça a un peu donné le top départ, parce qu'il avait, un peu, quelque part, donné son feu vert à cette consolidation ?
Réponse à côté
Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles.
« Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contraintes mentionnées28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 21 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:57
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 9:58
Question 2Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Mais là, on pourrait très bien avoir un étranger débarqué, non ?
Réponse à côté
Là, en l'occurrence... Non, le deal tel qu'il a été conclu et qui doit désormais se concrétiser par la consolidation, eh bien, va partager les actifs de SFR entre les trois autres opérateurs.
« Là, en l'occurrence... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:36Voir 1 autre passage
« Non, le deal tel qu'il a été conclu et qui doit désormais se concrétiser par la consolidation, eh bien, va partager les actifs de SFR entre les trois autres opérateurs. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:40
Question 3Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
est-ce que ça va être au niveau français ou au niveau européen, au niveau de Bruxelles ?
Réponse directe
Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles.
« Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 9:58
Question 4Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Comment vous expliquez que ce ne soit pas du tout le cas ?
Réponse directe
Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. des pays dont les chaînes de valeur sont déjà très délocalisées. ont un intérêt à ce que la préférence européenne s'applique de manière très large. s'ils ont des usines ailleurs qu'en Europe, ils veulent pouvoir faire bénéficier leurs usines de la préférence européenne. Voilà au fond la divergence qui a pu exister en France. Et mon successeur Sébastien Martin a évidemment repris ce flambeau et il défend la préférence européenne dans une approche stricte. En France, on…
« Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 21:10Voir 1 autre passage
« ont un intérêt à ce que la préférence européenne s'applique de manière très large. s'ils ont des usines ailleurs qu'en Europe, ils veulent pouvoir faire bénéficier leurs usines de la préférence européenne. Voilà au fond la divergence qui a pu exister en France. Et mon successeur Sébastien Martin a évidemment repris ce flambeau et il défend la préférence européenne dans une approche stricte. En France, on a besoin véritablement d'une démarche extrêmement rigoureuse qui consiste à limiter la préférence européenne au pays refaire. Mais nous verrons, si vous le voulez bien, nous verrons à la fin. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 21:30
Question 5Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Oui, et c'est dommage. C'est une question d'égo ?
Réponse directe
Non, je ne pense pas. Je pense que c'est vraiment des problématiques industrielles et la difficulté à faire vivre un projet de cette complexité et de cette ampleur.
« Non, je ne pense pas. Je pense que c'est vraiment des problématiques industrielles et la difficulté à faire vivre un projet de cette complexité et de cette ampleur. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 17:50
Question 6Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Ça veut dire que le monde avance ou au contraire ça signifie un peu la mort des constructeurs automobiles français ?
Réponse directe
Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% d…
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste, quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 18:47
Question 7Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Non, mais ça, ok. Mais qu'est-ce qui... Est-ce que, désormais, ça veut dire que le marché français est fermé ?
Réponse à côté
Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez.
« Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:57
Question 8Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Et donc, d'abord, est-ce qu'il faut mieux que ça soit l'autorité française ou l'autorité bruxelloise ?
Réponse partielle
Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin,…
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:47
Question 9Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Vous ne croyez pas qu'il y aura une vente des infrastructures pour la fibre ?
Réponse à côté
un garde-fou très important qui est le contrôle des investissements étrangers. Et vous le savez, quand on a des enjeux de souveraineté, et ici, on a un enjeu de souveraineté avec le numérique parce que c'est une infrastructure critique, il y a des enjeux de cybersécurité, il y a des enjeux de résilience de nos réseaux, eh bien, on a une approche très rigoureuse consistant à regarder les investisseurs qui rachètent le cas échéant des opérateurs ou des entreprises françaises. On le fait de manière systématique, on le fait de plus en plus s'agissant de l'industrie. Il y avait 100 contrôles des investissements étrangers par an en 2014. Il y en a 4 fois plus aujourd'hui. Et à chaque fois, eh bie…
« un garde-fou très important qui est le contrôle des investissements étrangers. Et vous le savez, quand on a des enjeux de souveraineté, et ici, on a un enjeu de souveraineté avec le numérique parce que c'est une infrastructure critique, il y a des enjeux de cybersécurité, il y a des enjeux de résilience de nos réseaux, eh bien, on a une approche très rigoureuse consistant à regarder les investisseurs qui rachètent le cas échéant des opérateurs ou des entreprises françaises. On le fait de manière systématique, on le fait de plus en plus s'agissant de l'industrie. Il y avait 100 contrôles des investissements étrangers par an en 2014. Il y en a 4 fois plus aujourd'hui. Et à chaque fois, eh bien, on regarde les impacts sur notre souveraineté. Pas toujours efficace »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 15:16Voir 2 autres passages
« Moi, je constate qu'un contrôle des investissements étrangers sur deux aboutit soit à une interdiction, soit à des mesures de sauvegarde, c'est-à-dire à des restrictions sur l'opération menée. Donc, il y a quand même un impact. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 15:57
« C'est dommage. C'est dommage parce que nous sommes à un moment où la coopération européenne et particulièrement la coopération franco-allemande est importante à la fois pour avoir des capacités d'investissement, à la fois pour partager une vision stratégique sur ce que sont les besoins de la défense européenne. Mais sur ce genre d'opération, moi j'ai toujours considéré, y compris quand j'étais ministre, que c'est aux industriels de faire la preuve qu'ils savent mener à bien une opération aussi complexe que celle-là. En l'occurrence, »
Question 10Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Vous êtes bien dans le 18-19. C'est vraiment un deal historique, en tous les cas, dans les télécoms. Et puis, dans la concurrence et concurrence européenne, celui du rachat des CFR par ses trois autres concurrents. On en parle avec Marc Ferracci, député ancien ministre de l'Industrie. Bonsoir, Marc Ferracci. Bonsoir. Merci d'être là. C'est ce deal. Vous, évidemment, ça a duré tellement longtemps que vous l'avez supervisé lorsque vous étiez en charge de l'industrie et notamment des télécoms, forcément. Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?
Réponse directe
Je pense que c'est une bonne chose. En quoi ? Je pense que c'est une bonne chose parce qu'au fond, il y a plusieurs enjeux autour de ce deal. Il y a un enjeu qui est important, qui est celui de la concurrence et du pouvoir d'achat des Français. Parce qu'évidemment, le nombre d'opérateurs, ça peut avoir un effet sur la facture de votre abonnement de téléphone. Et donc, on verra. Ça, ça va être le rôle des autorités de la concurrence, l'autorité de la concurrence en France ou la Commission de Bruxelles, de regarder les conséquences en matière, justement, d'impact sur les prix. Donc, c'est un enjeu qu'il faudra regarder. Mais moi, je vois un enjeu plus important de mon point de vue, parce que…
« Je pense que c'est une bonne chose. En quoi ? Je pense que c'est une bonne chose parce qu'au fond, il y a plusieurs enjeux autour de ce deal. Il y a un enjeu qui est important, qui est celui de la concurrence et du pouvoir d'achat des Français. Parce qu'évidemment, le nombre d'opérateurs, ça peut avoir un effet sur la facture de votre abonnement de téléphone. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 5:40Voir 2 autres passages
« Et donc, on verra. Ça, ça va être le rôle des autorités de la concurrence, l'autorité de la concurrence en France ou la Commission de Bruxelles, de regarder les conséquences en matière, justement, d'impact sur les prix. Donc, c'est un enjeu qu'il faudra regarder. Mais moi, je vois un enjeu plus important de mon point de vue, parce que le monde change. C'est l'enjeu des investissements dans notre modèle de télécom. On a besoin d'investir pour renforcer la qualité du réseau. On a besoin d'investir pour finaliser la fibre. Vous savez qu'à certains endroits, la fibre n'arrive pas encore et on a besoin de l'amener jusqu'au dernier kilomètre. On a besoin d'investir pour la cybersécurité de nos réseaux, dans un monde où, on le voit, les attaques sont de plus en plus nombreuses. Pour ça, nos opérateurs ont besoin d'avoir des moyens. Et d'ailleurs, le rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne, il y a déjà deux ans, »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 5:56
Question 11Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Mais c'est eux qui choisissent ou pas ?
Réponse à côté
Elle peut se saisir également. Mais en tout cas, ça va dépendre au cas par cas de la situation de chaque opérateur et de l'impact que le rachat des actifs des SFR a sur son modèle économique. Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'he…
« Elle peut se saisir également. Mais en tout cas, ça va dépendre au cas par cas de la situation de chaque opérateur et de l'impact que le rachat des actifs des SFR a sur son modèle économique. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:31Voir 1 autre passage
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:47
Question 12Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
On ne pourra pas avoir un quatrième opérateur étranger qui débarque ?
Réponse directe
Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez.
« Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:57
Question 13Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
Tout est possible. Des fonds d'investissement, comme ça se fait ?
Réponse à côté
un garde-fou très important qui est le contrôle des investissements étrangers. Et vous le savez, quand on a des enjeux de souveraineté, et ici, on a un enjeu de souveraineté avec le numérique parce que c'est une infrastructure critique, il y a des enjeux de cybersécurité, il y a des enjeux de résilience de nos réseaux, eh bien, on a une approche très rigoureuse consistant à regarder les investisseurs qui rachètent le cas échéant des opérateurs ou des entreprises françaises. On le fait de manière systématique, on le fait de plus en plus s'agissant de l'industrie. Il y avait 100 contrôles des investissements étrangers par an en 2014. Il y en a 4 fois plus aujourd'hui. Et à chaque fois, eh bie…
« un garde-fou très important qui est le contrôle des investissements étrangers. Et vous le savez, quand on a des enjeux de souveraineté, et ici, on a un enjeu de souveraineté avec le numérique parce que c'est une infrastructure critique, il y a des enjeux de cybersécurité, il y a des enjeux de résilience de nos réseaux, eh bien, on a une approche très rigoureuse consistant à regarder les investisseurs qui rachètent le cas échéant des opérateurs ou des entreprises françaises. On le fait de manière systématique, on le fait de plus en plus s'agissant de l'industrie. Il y avait 100 contrôles des investissements étrangers par an en 2014. Il y en a 4 fois plus aujourd'hui. Et à chaque fois, eh bien, on regarde les impacts sur notre souveraineté. Pas toujours efficace »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 15:16Voir 2 autres passages
« Moi, je constate qu'un contrôle des investissements étrangers sur deux aboutit soit à une interdiction, soit à des mesures de sauvegarde, c'est-à-dire à des restrictions sur l'opération menée. Donc, il y a quand même un impact. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 15:57
« C'est dommage. C'est dommage parce que nous sommes à un moment où la coopération européenne et particulièrement la coopération franco-allemande est importante à la fois pour avoir des capacités d'investissement, à la fois pour partager une vision stratégique sur ce que sont les besoins de la défense européenne. Mais sur ce genre d'opération, moi j'ai toujours considéré, y compris quand j'étais ministre, que c'est aux industriels de faire la preuve qu'ils savent mener à bien une opération aussi complexe que celle-là. En l'occurrence, »
Question 14Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
est-ce que pour vous c'est une bonne nouvelle ?
Réponse à côté
Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% d…
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste, quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 18:47Voir 1 autre passage
« je vais aller vous dire ce que je pense de ce qui est en train de se nouer. Mais le principe de la préférence européenne, c'est de dire qu'il y a une certaine proportion de la valeur ajoutée qui doit être produite en Europe. Et donc, même si on faisait venir tous les composants et qu'on les assemblait à Rennes ou ailleurs, eh bien, on ne bénéficierait pas de la préférence européenne. 70% de la valeur ajoutée d'une voiture doit être du contenu local. Ça, c'est le premier point. Et effectivement, je vous rejoins, ce qui est en train d'être discuté au niveau européen, c'est une définition de la préférence européenne qui ne me satisfait pas. Qui ne me satisfait pas, qui ne devrait satisfaire personne, parce qu'on ouvre la préférence européenne qui permet de bénéficier de la commande publique, des aides publiques, à des acteurs qui ne sont pas dans l'Union européenne en l'état actuel de la négociation du texte. Donc moi, je demande qu'on ait une approche restrictive de la préférence européenne et de bon sens. C'est-à-dire qu'il consiste à réserver la préférence européenne aux acteurs strictement européens. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 20:13
Question 15Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
C'était le 30 avril qu'elle avait dit désormais qu'elle voulait aider les entreprises, je cite, à atteindre une taille critique indispensable pour être compétitif dans certains secteurs. Alors qu'avant, c'était la défense du consommateur à tout prix. Tout à fait. On a assisté à cette guerre tarifaire, l'arrivée de free. Tout à fait. Est-ce que c'était une erreur l'arrivée de free quand vous regardez un petit peu avec du recul ?
Réponse directe
Non, je ne pense pas parce qu'au moment où free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes qui m'a dit un jour vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur l…
« Non, je ne pense pas parce qu'au moment où free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes qui m'a dit un jour vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur les prix. Mais il faut arriver à trouver cet équilibre parce que notre monde a changé. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 12:09Voir 1 autre passage
« Notre monde a changé, mais il faut bien voir que dans d'autres pays, il y a très rarement quatre opérateurs. On était un des rares pays à avoir quatre opérateurs. On a toujours quatre opérateurs pour quelques années encore, le temps que la consolidation se fasse. Mais c'est assez inédit la plupart du temps, y compris dans des pays extrêmement vastes comme les Etats-Unis, il y a un nombre relativement réduit d'opérateurs parce qu'on considère que plus vous êtes gros, plus vous avez la capacité à consentir des investissements pour sécuriser ces infrastructures critiques que sont les infrastructures télécom. Donc, il faut trouver cet équilibre. Et moi, je suis satisfait, je me réjouis que la Commission européenne mette un peu d'eau dans son vin et fasse évoluer un petit peu sa doctrine au regard de la concurrence. Parce qu'on a besoin aussi de protéger nos champions nationaux. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 12:54
Question 16Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06
En même temps, c'est une entreprise qui va disparaître. On en parlera tout à l'heure avec le délégué syndical CFDT de SFR, parce qu'elle est amenée à être découpée. Est-ce que c'est un aveu d'échec ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation, il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'empl…
« Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation, il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'emploi pour les salariés de SFR. C'est un élément très important. Et d'ailleurs, les opérateurs qui vont reprendre SFR ont intérêt à ce que les équipes, les cadres, mais aussi les salariés qui sont dans les boutiques, ne quittent pas SFR trop rapidement parce que ça fait aussi partie des actifs d'une entreprise que de conserver ses salariés. Donc, je pense qu'on a besoin d'accompagner cette transition sociale de la meilleure des manières. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 7:24
Question 17Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Ça veut dire que le monde avance ?
Réponse à côté
Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement, peut-être jusqu'à doubler la capacité de production. Et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production. Et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, à beaucoup de dossiers automobiles, dans lesquels les usines tournaient à 60-65%…
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement, peut-être jusqu'à doubler la capacité de production. Et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production. Et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, à beaucoup de dossiers automobiles, dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production. Et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme. Et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis, comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste. Ça veut dire quoi, nos conditions ? Je vous réponds. Quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 13:49Voir 1 autre passage
« C'est pour ça que je vais aller vous dire ce que je pense de ce qui est en train de se nouer. Mais le principe de la préférence européenne, c'est de dire qu'il y a une certaine proportion de la valeur ajoutée qui doit être produite en Europe. Et donc, même si on faisait venir tous les composants et qu'on les assemblait à Rennes ou ailleurs, on ne bénéficierait pas de la préférence européenne. 70% de la valeur ajoutée d'une voiture doit être du contenu local. Ça, c'est le premier point. Et effectivement, je vous rejoins, ce qui est en train d'être discuté au niveau européen, c'est une définition de la préférence européenne qui ne me satisfait pas. Qui ne me satisfait pas, qui ne devrait satisfaire personne. Parce qu'on ouvre la préférence européenne qui permet de bénéficier de la commande publique, des aides publiques, à des acteurs qui ne sont pas dans l'Union européenne en l'état actuel de la négociation du texte. Donc moi, je demande qu'on ait une approche restrictive de la préférence européenne et de bon sens. C'est-à-dire qu'il consiste à réserver la préférence européenne aux acteurs strictement européens. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 15:14
Question 18Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Est-ce que c'est un aveu d'échec ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation. Il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'empl…
« Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation. Il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'emploi pour les salariés de SFR. C'est un élément très important. Et d'ailleurs, les opérateurs qui vont reprendre SFR ont intérêt à ce que les équipes, les cadres, mais aussi les salariés qui sont dans les boutiques, ne quittent pas SFR trop rapidement parce que ça fait aussi partie des actifs d'une entreprise que de conserver ses salariés. Donc, je pense qu'on a besoin d'accompagner cette transition sociale de la meilleure des manières. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 2:25
Question 19Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Ça, c'est très important. C'était le 30 avril qu'elle avait dit désormais qu'elle voulait aider les entreprises, je cite, à atteindre une taille critique indispensable pour être compétitif dans certains secteurs. Alors qu'avant, c'était la défense du consommateur à tout prix. Tout à fait. On a assisté à cette guerre tarifaire, l'arrivée de free. Tout à fait. Est-ce que c'était une erreur l'arrivée de free quand vous regardez un petit peu avec du recul ?
Réponse directe
Non, je ne pense pas parce qu'au moment où Free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes, qui m'a dit un jour, vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence, par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets su…
« Non, je ne pense pas parce qu'au moment où Free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes, qui m'a dit un jour, vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence, par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur les prix. Mais il faut arriver à trouver cet équilibre parce que notre monde a changé. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 7:10Voir 1 autre passage
« Notre monde a changé, mais il faut bien voir que dans d'autres pays, il y a très rarement quatre opérateurs. On était un des rares pays à avoir quatre opérateurs. On a toujours quatre opérateurs pour quelques années encore, le temps que la consolidation se fasse. Mais c'est assez inédit la plupart du temps, y compris dans des pays extrêmement vastes comme les Etats-Unis. Il y a un nombre relativement réduit d'opérateurs parce qu'on considère que plus vous êtes gros, plus vous avez la capacité à consentir des investissements pour sécuriser ces infrastructures critiques que sont les infrastructures télécom. Donc, il faut trouver cet équilibre. Et moi, je suis satisfait, je me réjouis que la Commission européenne mette un peu d'eau dans son vin et fasse évoluer un petit peu sa doctrine au regard de la concurrence. Parce qu'on a besoin aussi de protéger nos champions nationaux. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 7:56
Question 20Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Et donc, d'abord, un, est-ce qu'il faut mieux que ça soit l'autorité française ou l'autorité bruxelloise ?
Réponse partielle
Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin,…
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 5:49
Question 21Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Marc Ferracci, vous avez parlé de la question de la concurrence, parce que c'est intéressant de voir à quel niveau ça doit se passer. Est-ce que je recevais ce qu'il reste à un peu donné le top départ, parce qu'il avait un peu, quelque part, donné son feu vert à cette consolidation ?
Réponse partielle
Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles.
« Eh bien, ça fait partie encore des choses qui doivent se décider. D'abord, il y aura probablement un examen de chaque dossier, c'est-à-dire du dossier de chaque opérateur. Free, orange et bouillé. Donc, sur ce sujet, les opérateurs, en fonction de leur taille, en fonction de la part de leur chiffre d'affaires qui se fait en France, auront une alternative qui est soit de se soumettre à l'autorité de la concurrence française, soit de se soumettre à la direction de la concurrence de la commission de Bruxelles. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 5:00
Question 22Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Mais là, on pourrait très bien voir un étranger débarquer, non ?
Réponse à côté
Là, en l'occurrence... Non, le deal tel qu'il a été conclu et qui doit désormais se concrétiser par la consolidation, eh bien, va partager les actifs de SFR entre les trois autres opérateurs.
« Là, en l'occurrence... »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 9:38Voir 1 autre passage
« Non, le deal tel qu'il a été conclu et qui doit désormais se concrétiser par la consolidation, eh bien, va partager les actifs de SFR entre les trois autres opérateurs. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 9:42
Question 23Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Mais comment vous expliquez que ça ne soit pas du tout le cas ?
Réponse directe
Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. Des pays dont les chaînes de valeur sont déjà très délocalisées. Par exemple, ont un intérêt à ce que la préférence européenne s'applique de manière très large. S'ils ont des usines ailleurs qu'en Europe, eh bien, ils veulent pouvoir faire bénéficier leurs usines de la préférence européenne. Voilà, au fond, la divergence qui a pu exister en France. Et mon successeur Sébastien Martin a évidemment repris ce flambeau et il défend la préférence européenne dans une approche…
« Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 16:12Voir 1 autre passage
« Par exemple, ont un intérêt à ce que la préférence européenne s'applique de manière très large. S'ils ont des usines ailleurs qu'en Europe, eh bien, ils veulent pouvoir faire bénéficier leurs usines de la préférence européenne. Voilà, au fond, la divergence qui a pu exister en France. Et mon successeur Sébastien Martin a évidemment repris ce flambeau et il défend la préférence européenne dans une approche stricte. En France, on a besoin, véritablement, d'une démarche extrêmement rigoureuse qui consiste à limiter la préférence européenne aux pays européens. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 16:31
Question 24Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Ou au contraire, ça signifie un peu la mort des constructeurs automobiles français ?
Réponse directe
Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement, peut-être jusqu'à doubler la capacité de production. Et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production. Et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, à beaucoup de dossiers automobiles, dans lesquels les usines tournaient à 60-65%…
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement, peut-être jusqu'à doubler la capacité de production. Et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production. Et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, à beaucoup de dossiers automobiles, dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production. Et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme. Et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis, comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste. Ça veut dire quoi, nos conditions ? Je vous réponds. Quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 13:49
Question 25Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06
Non, mais ça... Ok, mais qu'est-ce qui... Est-ce que, désormais, ça veut dire que le marché français est fermé, on ne pourra pas avoir un quatrième opérateur étranger qui débarque ?
Réponse directe
Un autre opérateur peut intervenir, mais il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez.
« Un autre opérateur peut intervenir, mais il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 9:59
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« Un autre opérateur peut intervenir. D'accord, ok. Il faut bien voir que les coûts d'investissement, eh bien, pour mailler tout le territoire avec vos infrastructures, sont extrêmement lourds, vous le savez. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:57
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste, quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 18:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées21 nov. 2024 au 8 juin 2026 · 19 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne pense pas parce qu'au moment où free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes qui m'a dit un jour vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur les prix. Mais il faut arriver à trouver cet équilibre parce que notre monde a changé. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 12:09Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation, il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'emploi pour les salariés de SFR. C'est un élément très important. Et d'ailleurs, les opérateurs qui vont reprendre SFR ont intérêt à ce que les équipes, les cadres, mais aussi les salariés qui sont dans les boutiques, ne quittent pas SFR trop rapidement parce que ça fait aussi partie des actifs d'une entreprise que de conserver ses salariés. Donc, je pense qu'on a besoin d'accompagner cette transition sociale de la meilleure des manières. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 7:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 23 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne pense pas parce qu'au moment où free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes qui m'a dit un jour vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur les prix. Mais il faut arriver à trouver cet équilibre parce que notre monde a changé. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 12:09Voir 2 autres passages
« S'agissant des télécoms dont j'avais la tutelle, j'étais chargé des infrastructures numériques. Pas de tout ce qui est réglementation numérique, mais des infrastructures. Donc, les opérateurs télécoms. Donc, effectivement, je discutais avec les acteurs. Et déjà, à ce moment-là, c'est-à-dire, il y a à peu près un an, les enjeux étaient bien posés sur la table. Les opérateurs souhaitaient avoir des capacités d'investissement et ils avaient des arguments pour cela. Mais, évidemment, à l'échelle de Bercy qui se préoccupe d'industrie, mais qui se préoccupe aussi de concurrence, de pouvoir d'achat, de consommation, eh bien, le message que nous portions collectivement, c'était de trouver un équilibre. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 14:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 63 observations67 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne pense pas. Je pense que c'est vraiment des problématiques industrielles et la difficulté à faire vivre un projet de cette complexité et de cette ampleur. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 17:50Voir 2 autres passages
« Non, je ne pense pas parce qu'au moment où free est arrivé, ça a créé un effet sur les prix qui était véritablement très significatif. Il y a un ancien vice-président de l'autorité de la concurrence, un ancien collègue économiste qui est Emmanuel Combes qui m'a dit un jour vous savez, l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, c'est une mesure de pouvoir d'achat sans précédent pour les Français. Alors, ça ne veut pas dire qu'en supprimant un opérateur, évidemment, le prix des abonnements va s'envoler. Si c'est le cas, les autorités de la concurrence interviendront. Mais il faut quand même se dire que la concurrence par principe, elle permet effectivement d'avoir des effets sur les prix. Mais il faut arriver à trouver cet équilibre parce que notre monde a changé. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 12:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 61 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et donc, on verra. Ça, ça va être le rôle des autorités de la concurrence, l'autorité de la concurrence en France ou la Commission de Bruxelles, de regarder les conséquences en matière, justement, d'impact sur les prix. Donc, c'est un enjeu qu'il faudra regarder. Mais moi, je vois un enjeu plus important de mon point de vue, parce que le monde change. C'est l'enjeu des investissements dans notre modèle de télécom. On a besoin d'investir pour renforcer la qualité du réseau. On a besoin d'investir pour finaliser la fibre. Vous savez qu'à certains endroits, la fibre n'arrive pas encore et on a besoin de l'amener jusqu'au dernier kilomètre. On a besoin d'investir pour la cybersécurité de nos réseaux, dans un monde où, on le voit, les attaques sont de plus en plus nombreuses. Pour ça, nos opérateurs ont besoin d'avoir des moyens. Et d'ailleurs, le rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne, il y a déjà deux ans, »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 5:56Voir 2 autres passages
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 44 observations52 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« un garde-fou très important qui est le contrôle des investissements étrangers. Et vous le savez, quand on a des enjeux de souveraineté, et ici, on a un enjeu de souveraineté avec le numérique parce que c'est une infrastructure critique, il y a des enjeux de cybersécurité, il y a des enjeux de résilience de nos réseaux, eh bien, on a une approche très rigoureuse consistant à regarder les investisseurs qui rachètent le cas échéant des opérateurs ou des entreprises françaises. On le fait de manière systématique, on le fait de plus en plus s'agissant de l'industrie. Il y avait 100 contrôles des investissements étrangers par an en 2014. Il y en a 4 fois plus aujourd'hui. Et à chaque fois, eh bien, on regarde les impacts sur notre souveraineté. Pas toujours efficace »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 15:16Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas un aveu d'échec. C'est une dynamique assez normale dans un système d'économie de marché, d'économie capitaliste. Il y a des phénomènes de consolidation, il y a des phénomènes d'entrée de nouveaux acteurs sur un marché. C'est ce qui a été le cas il y a quelques années avec Free. Et puis, il y a des phénomènes qui obligent à restructurer l'organisation. Vous parlez effectivement de la disparition de SFR. Moi, je pense aux salariés de SFR. Je pense que votre interlocuteur, évidemment, va beaucoup vous en parler. Ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce deal, les choses ne vont pas se faire de manière brutale. Jusqu'en 2029, il y a une garantie d'emploi ou de proposition d'emploi pour les salariés de SFR. C'est un élément très important. Et d'ailleurs, les opérateurs qui vont reprendre SFR ont intérêt à ce que les équipes, les cadres, mais aussi les salariés qui sont dans les boutiques, ne quittent pas SFR trop rapidement parce que ça fait aussi partie des actifs d'une entreprise que de conserver ses salariés. Donc, je pense qu'on a besoin d'accompagner cette transition sociale de la meilleure des manières. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 7:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités15 avr. 2025 au 8 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 21:10Voir 2 autres passages
« Et donc, on verra. Ça, ça va être le rôle des autorités de la concurrence, l'autorité de la concurrence en France ou la Commission de Bruxelles, de regarder les conséquences en matière, justement, d'impact sur les prix. Donc, c'est un enjeu qu'il faudra regarder. Mais moi, je vois un enjeu plus important de mon point de vue, parce que le monde change. C'est l'enjeu des investissements dans notre modèle de télécom. On a besoin d'investir pour renforcer la qualité du réseau. On a besoin d'investir pour finaliser la fibre. Vous savez qu'à certains endroits, la fibre n'arrive pas encore et on a besoin de l'amener jusqu'au dernier kilomètre. On a besoin d'investir pour la cybersécurité de nos réseaux, dans un monde où, on le voit, les attaques sont de plus en plus nombreuses. Pour ça, nos opérateurs ont besoin d'avoir des moyens. Et d'ailleurs, le rapport de Mario Draghi sur la compétitivité européenne, il y a déjà deux ans, »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 5:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:47Voir 2 autres passages
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 5:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 oct. 2024 au 8 juin 2026 · 30 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est dans un peu plus que deux ans. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, député EPR et ancien ministre de l'Industrie – 08/06Vérifier à 3:39Voir 2 autres passages
« Vous savez, ce programme économique, il a permis de faire baisser le chômage de 9,5 à près de 7%. Il a permis de créer plus de 2 millions d'emplois. Et justement, un des éléments très intéressants, c'est que la destruction créatrice, le fait qu'il y ait des emplois détruits et des emplois créés, ça s'accompagne. Ça s'accompagne, par exemple, avec des outils de formation. On a créé le compte personnel de formation pour permettre à des gens de se reformer de manière très fréquente durant leur vie professionnelle. Ça, c'est une manière d'accompagner ce processus et de permettre de faire en sorte qu'on accompagne la création et la destruction d'emplois. Donc moi, je pense qu'il y a beaucoup de choses dans ce programme qui ont apporté des résultats positifs. Et je viens de vous donner quelques chiffres. Il y a des choses auxquelles il faut faire très attention. On va sans doute en parler parce que dans les prochaines semaines, les prochains mois, on va avoir des discussions importantes sur le budget. Et moi, ma préoccupation, c'est évidemment qu'on ne défasse pas ce qui a été fait depuis 2017, qu'on ne défasse pas ce qu'il est convenu d'appeler la politique de l'offre, une politique pro-entreprise. Et je serai dans mes nouvelles fonctions, vous l'avez dit, je vais redevenir député. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 3:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 oct. 2024 au 13 oct. 2025 · 17 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je pense qu'il a une chance de tenir plus que 48 heures. Les deux motions de censure dont vous parlez ont été déposées par le Rassemblement National et par les filles qui ont la même stratégie, ça ne vous a pas échappé, qui est de générer une censure pour entraîner une dissolution et probablement après une démission du président de la République qui, à mon avis, n'adviendra pas. Mais en tout état de cause, c'est une stratégie des extrêmes. Moi, je pense qu'il faut parler avec tous les autres partis politiques hormis les extrêmes, c'est-à-dire la gauche de gouvernement, c'est-à-dire »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 10:29Voir 2 autres passages
« tous ceux qui veulent construire pour le pays et donner de la stabilité. Et pour répondre à votre question, je pense effectivement que non seulement Sébastien Lecornu peut éviter ces motions de censure, mais il peut faire adopter un budget si l'esprit de responsabilité revient et si chacun prend la mesure du coût social, politique et économique de cette instabilité. Mais en même temps, »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 10:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je pense qu'il a une chance de tenir plus que 48 heures. Les deux motions de censure dont vous parlez ont été déposées par le Rassemblement National et par les filles qui ont la même stratégie, ça ne vous a pas échappé, qui est de générer une censure pour entraîner une dissolution et probablement après une démission du président de la République qui, à mon avis, n'adviendra pas. Mais en tout état de cause, c'est une stratégie des extrêmes. Moi, je pense qu'il faut parler avec tous les autres partis politiques hormis les extrêmes, c'est-à-dire la gauche de gouvernement, c'est-à-dire »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 10:29Voir 1 autre passage
« Vous dites ça et en même temps, il y a une critique qui remonte de la part de vos adversaires, c'est qu'ils vous jugent parfois trop dogmatiques. Comment vous l'expliquez-vous ? »
LCP — La Politique et moi · Marc Ferracci, ministre et ami du président MacronVérifier à 10:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 16:51
« Oui, mais justement, il n'est pas si enterré que ça, si vous regardez, puisqu'il défendait le principe d'une consolidation dans le secteur des télécoms, justement pour favoriser ces investissements qui sont nécessaires à notre compétitivité. Les télécoms, c'est une infrastructure critique. Et donc, je pense qu'il faut arriver à trouver un équilibre entre cet objectif de préserver la concurrence et l'objectif de compétitivité des opérateurs, c'est-à-dire leur donner des capacités d'investissement. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 6:47
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 16:51
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste, quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 18:47
« Oui, mais justement, il n'est pas si enterré que ça, si vous regardez, puisqu'il défendait le principe d'une consolidation dans le secteur des télécoms, justement pour favoriser ces investissements qui sont nécessaires à notre compétitivité. Les télécoms, c'est une infrastructure critique. Et donc, je pense qu'il faut arriver à trouver un équilibre entre cet objectif de préserver la concurrence et l'objectif de compétitivité des opérateurs, c'est-à-dire leur donner des capacités d'investissement. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 6:47
« Non, ça ne signifie pas la mort des constructeurs automobiles français. C'est d'abord une démarche assez pragmatique. On avait à Rennes une usine qui était en sous-capacité de production. L'accord va permettre d'augmenter très significativement peut-être jusqu'à doubler la capacité de production et ça, je vous le dis, c'est la meilleure garantie de pérenniser l'usine, de pérenniser l'outil industriel et de pérenniser les emplois. C'est absolument nécessaire d'augmenter la capacité de production et les syndicats sur place le savent bien, j'ai été confronté à beaucoup de dossiers d'équipementiers automobiles, il a beaucoup de dossiers automobiles dans lesquels les usines tournaient à 60-65% de leur capacité de production et là, ça pose un problème sur la pérennité du site. Donc, le premier point, c'est cela. Ensuite, c'est une vision court terme. Bien sûr, c'est une vision court terme et c'est pour ça qu'il faut aussi avoir une vision long terme. La vision long terme, c'est que quand un acteur chinois vient en France, soit pour participer à une co-entreprise avec Stellantis comme c'est le cas de Dongfeng, soit pour racheter des actifs et des entreprises françaises, ça doit se faire à nos conditions. Et là, j'insiste, quand on produit en France, on ne doit pas simplement avoir des usines d'assemblage. Un maximum de composants doivent être produits en France et en Europe. Et ça, c'est le principe de la préférence européenne que je défends, que je défendais et que je défends toujours. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une part de la valeur ajoutée... »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 18:47
« Alors, parce qu'il y a aujourd'hui un texte qui est en discussion et ça n'est pas encore terminé. Et donc, il y a des rapports de force, d'influence entre la Commission européenne, entre certains acteurs, entre certains pays. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 21:10
« C'est dans un peu plus que deux ans. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 8:37
« Alors, on a coutume de dire, mais là, je parle un petit peu de manière évasive, que la commission de Bruxelles est plus stricte sur la capacité à faire des consolidations parce qu'elle défend les principes de la concurrence. Mais il faut bien dire que la commission de Bruxelles est en train d'évoluer. Elle a publié, vous le savez, vous en avez parlé probablement sur votre plateau, elle a publié il y a quelques mois une nouvelle doctrine qui est en cours d'examen qui vise, comme je le disais tout à l'heure, à trouver un meilleur équilibre entre les principes de la concurrence qui sont au fondement de la construction européenne et le principe de la compétitivité des entreprises. On a besoin, il faut le dire très directement, de construire des champions européens. Et pour construire des champions européens, on a besoin de leur permettre d'acquérir une taille critique. C'est ça aussi l'enjeu de cette consolidation, c'est de pouvoir se battre contre des acteurs américains, contre des acteurs chinois, contre des acteurs japonais qui se déploient un petit peu partout dans le monde. »
BFM Business — La grande interview · Rachat de SFR : négociations difficiles – 08/06Vérifier à 10:47
« Mais vous savez, quand vous êtes parlementaire, si on parle des censures, c'est vous qui décidez de censurer ou pas. Ce n'est pas les journalistes, ce n'est pas les Français, ce n'est pas le président de la République non plus. C'est vous face à votre bouton de vote. Moi, j'ai été parlementaire, j'ai eu à me prononcer notamment sur des motions de censure qui ont été déposées par les oppositions. Eh bien, vous avez le choix. Il n'y a pas de mandat impératif en France. C'est ce que dit notre Constitution. Donc, en matière de responsabilité, les choses sont très claires. C'est ceux et celles qui décident de faire tomber un gouvernement qui doivent assumer la responsabilité. Moi, j'ai toujours dit ça. Et à un moment ou à un autre, il ne faut pas renvoyer la responsabilité à ceux qui l'assument, mais sur des sujets qui les concernent directement. »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 11:35
« Elle a disparu. Je pense que c'est demain avec la déclaration de politique générale que nous aurons des indications là-dessus. Si Sébastien Lecornu y fait référence, ça veut dire que ça n'est absolument pas intérêt et je ne veux pas pour ma part que ça soit intérêt pour une raison assez simple. C'est que cette PPE elle est absolument nécessaire pour donner un cap énergétique au pays et pour aller vers la défossilisation. Ça veut dire sortir de la dépendance au gaz, au pétrole qui nous coûtent 70 milliards d'euros chaque année sur notre balance commerciale qui nous mettent à la merci de pays qui nous sont désormais hostiles au premier rang desquels la Russie. Oui, en même temps »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 12:56
« Oui, je peux bien le connaître mais ça ne me donne pas la réponse à votre question. C'est une décision qui est un choix politique, un choix très profond entre un fond... Il pourrait mettre cette démission »
BFM Business — La grande interview · Marc Ferracci, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie – 13/10Vérifier à 7:58