Voilà, ça c'est l'autre aspect. L'écart entre les taux demandés à la France et l'Allemagne pour un prêt à 10 ans est monté en séance à 0,83%. C'est son plus haut niveau depuis la mi-juin. Il n'était que de 0,5% avant la dissolution de l'Assemblée. La France doit désormais payer plus cher que le Portugal ou l'Espagne pour obtenir des fonds. Elle se rapproche du taux imposé à la Grèce et à l'Italie. Est-ce qu'il y a là un sérieux motif d'inquiétude ?
Réponse directeNon, l'économie française est reconnue comme robuste. D'ailleurs, vous avez remarqué que la Commission européenne avait validé notre plan à moyen terme qui permettait justement ce redressement des comptes. Mais l'Union européenne fait confiance à la France, notamment avec le budget de 2025. Ceux qui refinancent notre dette, ce sont des financeurs internationaux. Ne sanctionnent pas la signature française, vous avez raison, d'évoquer l'augmentation de ce qu'on appelle le spread, c'est-à-dire notamment les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne. Et donc oui, il doit y avoir cette alerte-là qui doit être entendue. Raison de plus pour ne pas ajouter à cette situation-là une nouvelle cris…
« Non, l'économie française est reconnue comme robuste. D'ailleurs, vous avez remarqué que la Commission européenne avait validé notre plan à moyen terme qui permettait justement ce redressement des comptes. Mais l'Union européenne fait confiance à la France, notamment avec le budget de 2025. Ceux qui refinancent notre dette, ce sont des financeurs internationaux. Ne sanctionnent pas la signature française, vous avez raison, d'évoquer l'augmentation de ce qu'on appelle le spread, c'est-à-dire notamment les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne. Et donc oui, il doit y avoir cette alerte-là qui doit être entendue. Raison de plus pour ne pas ajouter à cette situation-là une nouvelle crise politique qui ne serait perçue que comme une instabilité complémentaire. Et moi, je pose la question. Si le gouvernement venait à être censuré, quelle est la contre-proposition politique ? Quel est le contre-budget ? Qui propose aujourd'hui de redresser les comptes publics de notre pays de cette façon-là ? Pardon, mais le gouvernement de Michel Barnier a le courage depuis le premier jour, dans un délai extrêmement contraint, de dire que la priorité de notre pays, c'est d'abord de se doter d'un budget qui nous permet d'assainir nos comptes publics. Vous savez, Pierre Mendes France disait une maxime que j'aime beaucoup, un pays qui ne sait pas redresser ses comptes publics est un pays qui s'abandonne. Je crois que nous sommes dans un moment extrêmement crucial. On entend votre principe de responsabilité. Et je crois que si on ne se dote pas de ce budget-là pour redresser nos comptes publics, pardon, mais c'est extrêmement important. Nous mettons l'ensemble de notre pays en difficulté pour les prochains mois, mais je le crois profondément pour les prochaines années. »
