Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 janv. 2019 au 18 nov. 2025
Questions
189
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 189 questions évaluables
Réponse directe
90
Réponse partielle
42
Réponse à côté
54
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 189
Question 26Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Est-ce que c'est pour répondre à ces accusations, notamment que la France s'apprête à reconnaître l'État de Palestine ?
Réponse directe
faire la part des choses. L'influence et de l'Union européenne et de la France du point de vue de la géopolitique n'est pas à démontrer. Il nous faut évidemment savoir décorréler, même si Donald Trump lui-même, vous l'avez remarqué, utilise souvent la guerre commerciale comme un moyen de levier pour d'autres sujets géopolitiques. Nous faisons la part des choses en européen là-dessus. Et la question économique et commerciale ne doit pas être liée à la question diplomatique, la question de la paix. Et là-dessus, les positions du Président de la République, évidemment, sont extrêmement cohérentes. Décessez le feu partout et toujours la solution de la paix privilégiée, la reconnaissance de l'Ét…
« faire la part des choses. L'influence et de l'Union européenne et de la France du point de vue de la géopolitique n'est pas à démontrer. Il nous faut évidemment savoir décorréler, même si Donald Trump lui-même, vous l'avez remarqué, utilise souvent la guerre commerciale comme un moyen de levier pour d'autres sujets géopolitiques. Nous faisons la part des choses en européen là-dessus. Et la question économique et commerciale ne doit pas être liée à la question diplomatique, la question de la paix. Et là-dessus, les positions du Président de la République, évidemment, sont extrêmement cohérentes. Décessez le feu partout et toujours la solution de la paix privilégiée, la reconnaissance de l'État de Palestine, vous le savez, c'est tout simplement un processus qui est assumé et qui est le bon processus pour parvenir à une solution à deux États. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 21:56
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« Non, mais je crois qu'il nous faut surtout être cohérents avec nous-mêmes. Si nous disons depuis tant d'années que la solution à deux États au Proche-Orient est la seule solution d'une paix durable, alors nous devons aller vers la reconnaissance d'un État de Palestine. J'entends les débats qu'il peut y avoir. Était-ce le bon moment ? Y avait-il les conditions suffisantes ? Moi, je crois que cette réponse pour parler de ce sujet précisément à la lettre de Mahmoud Abbas est précisément la bonne réponse au bon moment puisque l'Assemblée Générale des Nations Unies est en septembre. Et c'est aujourd'hui que le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, sera à la tribune de l'ONU pour l'annoncer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 22:49
Question 27Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Simplement que nos auditeurs comprennent. Donc, quoi c'est contraignant pour les grandes entreprises européennes ?
Réponse partielle
Parce que ça peut être d'une lourdeur administrative et d'une lourdeur normative qui aujourd'hui les empêche. Et ça ne nous empêche pas seulement les entreprises européennes, ça nous empêche aussi parfois d'attirer des investissements internationaux. Donc, ayons un agenda positif. Soyons aujourd'hui, non pas uniquement dans la déception d'un accord déséquilibré d'hier, soyons aussi dans l'attaque pour les prochains mois et les prochaines années, si on veut que l'Europe soit une puissance économique et politique. Si c'est bien le choix qu'on fait de façon unie à 27, alors on a un très beau terrain de jeu devant nous pour à la fois simplifier et rendre plus compétitifs nos industries européen…
« Parce que ça peut être d'une lourdeur administrative et d'une lourdeur normative qui aujourd'hui les empêche. Et ça ne nous empêche pas seulement les entreprises européennes, ça nous empêche aussi parfois d'attirer des investissements internationaux. Donc, ayons un agenda positif. Soyons aujourd'hui, non pas uniquement dans la déception d'un accord déséquilibré d'hier, soyons aussi dans l'attaque pour les prochains mois et les prochaines années, si on veut que l'Europe soit une puissance économique et politique. Si c'est bien le choix qu'on fait de façon unie à 27, alors on a un très beau terrain de jeu devant nous pour à la fois simplifier et rendre plus compétitifs nos industries européennes, et puis encore une fois, aller chercher des accords commerciaux avec le reste du monde. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 10:51
Question 28Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Et d'ailleurs, c'est la position de Paris depuis plus de 100 jours maintenant, puisque cette négociation commerciale avec Washington a duré plus de trois mois. Vous n'avez pas été entendu par Bruxelles, par Ursula von der Leyen à la Commission européenne, alors que vous plaidiez justement pour une politique beaucoup plus offensive dans ces négociations. Pourquoi vous le seriez maintenant ?
Réponse partielle
Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la…
« Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la nécessité, honnêtement, de mettre en œuvre un agenda de compétitivité, une boussole de compétitivité pour notre Union européenne avec des entreprises qui sont renforcées. Et avec un marché unique, avec une union des marchés de capitaux qui nous permettent davantage d'investir dans notre propre économie. Aujourd'hui, vous avez une épargne privée qui finance énormément l'économie américaine faisant en sorte qu'elle finance davantage notre propre économie européenne. Cet agenda-là, il existe. Il y a un excellent rapport qui s'appelle le rapport Draghi. Mettons-le en œuvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 11:52
Question 29Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Question sur l'application de Radio France, d'Alexandre, pourquoi l'Union européenne n'a pas plutôt cherché à taxer en retour les GAFAM, donc Google, Amazon, Facebook, notamment, sont-ils vraiment indispensables ?
Réponse à côté
En tout cas, le rééquilibrage par les services, est-ce que ça passe par de la fiscalité, par de l'anticoercition, par de la norme ? Nous pourrons le discuter avec les États membres. En tout cas, il faut travailler un rééquilibrage sur les services et notamment numériques. Et question de Jean,
« En tout cas, le rééquilibrage par les services, est-ce que ça passe par de la fiscalité, par de l'anticoercition, par de la norme ? Nous pourrons le discuter avec les États membres. En tout cas, il faut travailler un rééquilibrage sur les services et notamment numériques. Et question de Jean, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 15:10
Question 30Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Qu'est-ce qui vous garantit, vous qui plaidez pour l'attaque ?
Réponse à côté
Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la…
« Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la nécessité, honnêtement, de mettre en œuvre un agenda de compétitivité, une boussole de compétitivité pour notre Union européenne avec des entreprises qui sont renforcées. Et avec un marché unique, avec une union des marchés de capitaux qui nous permettent davantage d'investir dans notre propre économie. Aujourd'hui, vous avez une épargne privée qui finance énormément l'économie américaine faisant en sorte qu'elle finance davantage notre propre économie européenne. Cet agenda-là, il existe. Il y a un excellent rapport qui s'appelle le rapport Draghi. Mettons-le en œuvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 11:52Voir 2 autres passages
« Soyons audacieux, soyons en capacité à aller chercher de l'endettement commun pour avoir un niveau d'investissement à la hauteur de ce qui est nécessaire aujourd'hui pour relever notre industrie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 12:49
« Mais il faut le mettre en œuvre. Il ne faut pas que ce soit un rapport qui calent des étagères. Il faut que ce soit un rapport qui... Mais il n'est pas libéral, ce rapport. Il est tout simplement axé sur le renforcement de la compétitivité industrielle européenne. Je crois que c'est absolument essentiel si on veut demain être en capacité d'être des compétiteurs à la hauteur face aux États-Unis, face à la Chine, mais aussi face au reste du monde. »
Question 31Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
Mais pour rester sur le contenu de l'accord, vous dites l'aéronautique, les spiritueux, a priori épargnés par ses droits de douane à 15%. Quels autres secteurs épargnés
Réponse à côté
Bon, tous ceux qui ne sont pas concernés par les exemptions seront évidemment taxés à hauteur de 15%. C'est ce que nous comprenons de l'accord d'hier. Et donc, c'est vrai que ça va porter soit une augmentation des prix, mais le consommateur américain qui va d'abord être pénalisé, il ne faut pas croire. Nous allons essayer de travailler avec les filières pour que le moins possible, ce soit les marges de nos entreprises qui soient impactées et que ce soit finalement le prix final qui soit payé par le consommateur américain, ça va créer de l'inflation. Mais à ce moment-là, ce ne sera plus notre problème là-dessus. Moi, ce que je demande aussi à la Commission européenne à partir de ce matin, c'…
« Bon, tous ceux qui ne sont pas concernés par les exemptions seront évidemment taxés à hauteur de 15%. C'est ce que nous comprenons de l'accord d'hier. Et donc, c'est vrai que ça va porter soit une augmentation des prix, mais le consommateur américain qui va d'abord être pénalisé, il ne faut pas croire. Nous allons essayer de travailler avec les filières pour que le moins possible, ce soit les marges de nos entreprises qui soient impactées et que ce soit finalement le prix final qui soit payé par le consommateur américain, ça va créer de l'inflation. Mais à ce moment-là, ce ne sera plus notre problème là-dessus. Moi, ce que je demande aussi à la Commission européenne à partir de ce matin, c'est quand même de travailler à des mesures de soutien pour les secteurs qui pourraient être le plus impactés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 4:59Voir 1 autre passage
« Donc, ça veut dire le vin, le vin, pas épargné, le fromage, les produits de luxe, les cosmétiques ? Exactement. Toutes ces filières-là qui ne seraient pas exemptées. Nous allons, un, continuer à travailler pour qu'elles le soient, parce que la messe n'est pas dite. Et puis deux, si elles ne l'étaient pas, travailler avec la Commission européenne pour qu'il y ait des mesures de soutien parce qu'il est hors de question que nous sortions de cette période-là avec des filières qui puissent être mises en danger. C'est-à-dire mises en péril sur nos sites de production français. S'il n'y a pas de soutien, ce sont combien d'emplois menacés en France ? Ah, mais il y aurait des milliers d'emplois. Mais il nous faut évidemment les protéger là-dessus. Mais je tiens à dire une chose. L'Europe a des moyens, non seulement de continuer à faire ce travail de négociation, je l'ai dit, sur les services. Il y a ce qui s'appelle, par exemple, l'instrument anti-coercition qui peut exister pour essayer de rééquilibrer ce qui a été hier un accord déséquilibré. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 5:40
Question 32Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"
est-ce que ça doit être ça pour les Européens, la leçon de la dérégulation à tout crin, à la sauce Trump, finalement d'aller nous aussi vers plus de dérégulation, moins de normes, et un marché plus sauvage ?
Réponse directe
Ce que je dis c'est qu'on ne peut pas être le seul endroit du monde en Europe où on régule avant de se poser la question de la production. C'est juste, à ce moment-là, abandonner la réindustrialisation de l'Europe et considérer que l'Europe deviendra un musée de consommateurs. Bon, ce n'est pas ma vision de l'Europe. L'Europe peut être une grande puissance industrielle. Pour cela, c'est pas... C'est aussi une puissance qui est forte parce qu'elle défend des valeurs aussi. Mais, attendez, déréguler ne veut pas dire abandonner ses valeurs et ses idées. Ça veut dire rendre compatibles avec les efforts de production que nous devons faire. Peut-être arrêter systématiquement de se demander commen…
« Ce que je dis c'est qu'on ne peut pas être le seul endroit du monde en Europe où on régule avant de se poser la question de la production. C'est juste, à ce moment-là, abandonner la réindustrialisation de l'Europe et considérer que l'Europe deviendra un musée de consommateurs. Bon, ce n'est pas ma vision de l'Europe. L'Europe peut être une grande puissance industrielle. Pour cela, c'est pas... C'est aussi une puissance qui est forte parce qu'elle défend des valeurs aussi. Mais, attendez, déréguler ne veut pas dire abandonner ses valeurs et ses idées. Ça veut dire rendre compatibles avec les efforts de production que nous devons faire. Peut-être arrêter systématiquement de se demander comment est-ce qu'on construit de la norme avant de se demander comment on construit une usine et des employés qui vont avec. Vous pouvez tout à fait rendre compatibles les accords de Paris. Vous pouvez tout à fait rendre compatibles une certaine vision éthique, notamment du numérique, de l'intelligence artificielle, tout en laissant vos entreprises prospérer, sans leur demander matin, midi et soir du reporting et un certain nombre de choses qui les empêchent aujourd'hui d'être compétitifs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 9:51
Question 33Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Bruno Le Maire, à ce micro il y a un an, disait qu'il parlait d'un déficit qui n'allait pas être aussi élevé. Pourquoi ?
Réponse directe
Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement…
« Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement puis une période de redressement de nos comptes. Nous en sommes là. Nous sommes à la fin de l'année 2024. L'inflation est derrière nous. La crise Covid est terminée. Nous avons besoin désormais de tout mettre en œuvre pour prioritairement baisser le déficit public de notre pays. L'objectif c'est toujours 5% ? C'est toujours 5% ? Oui l'objectif c'est toujours 5% ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 8:58
Question 34Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Expliquez-nous ça, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de budget, on paiera plus d'impôts ?
Réponse directe
Il faut un budget voté annuellement pour indexer le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation. Si ce n'était pas le cas, s'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas cette indexation. Et donc, les Français verraient leur impôt mécaniquement augmenter chaque année. C'est un exemple. Toutes les mesures de hausse... Non, enfin, il y a une inflation qui est au-dessus de zéro. Elle diminue, mais elle reste au-dessus de zéro. Donc, ce serait une paire de pouvoir d'achat. À peu près 3 milliards d'euros en 2025 pour nos concitoyens. Il faut que ce soit su. Par exemple, des crédits budgétaires en hausse pour les missions prioritaires que le gouvernement considère prioritaires pour nos conci…
« Il faut un budget voté annuellement pour indexer le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation. Si ce n'était pas le cas, s'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas cette indexation. Et donc, les Français verraient leur impôt mécaniquement augmenter chaque année. C'est un exemple. Toutes les mesures de hausse... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 4:02
Question 35Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Laurent Saint-Martin, le principe de réalité est le suivant, vous le connaissez mieux que nous, l'ensemble de la gauche a déjà clairement indiqué qu'elle voterait la censure enquête 49.3 sur le budget. La survie du gouvernement est donc suspendue au Rassemblement National et à 142 députés et alliés qui se font engueuler, vous le savez, sur les marchés par leurs électeurs, qui leur reprochent leur mollesse et leur stratégie de notabilisation. Ils sont tentés de censurer. La question qui se pose à vous, quel est le cadeau que vous faites à Marine Le Pen pour éviter la censure ?
Réponse à côté
Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement.
« Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 11:18
Question 36Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Quel est le cadeau dans le budget où vous pouvez lui dire qu'elle aille voir ses électeurs en disant j'ai obtenu ça, c'est pour ça que je ne vais pas censurer ?
Réponse à côté
Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement.
« Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 11:18
Question 37Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Laurent Saint-Martin, ce n'est pas Nicolas Demorand qu'il faut convaincre. En l'occurrence, ce sont vos troupes. C'est lui qui me pose la question. Oui, mais ce sont vos troupes. Il rappelle ce que dit Elisabeth Borne, et notamment Gabriel Attal, puisque ce PLFSS, ce projet de loi de finances de la sécurité sociale, va rentrer en CMP, pardon pour les acronymes, en commission mixte paritaire cet après-midi. Gabriel Attal, ce n'est pas moi qui vais vous le dire, il n'est pas content, c'est le chef du groupe, et il n'est pas content, notamment, sur les cotisations patronales, etc. Est-ce que vous êtes sûr, parce qu'il n'y a pas que l'opposition à aller convaincre, il y a aussi vos troupes. Est-ce que vous êtes sûr, ce matin, vous pouvez nous dire, du soutien de Gabriel Attal sur vos projets de budget et de PLFSS ?
Réponse partielle
Il y a, en soutien de ce gouvernement, un socle commun, c'est l'expression consacrée désormais, dont le groupe Ensemble pour la République, qui est ma famille politique, et qui a dit depuis le tout début de ce texte, et à juste titre, attention à l'emploi, attention au coût du travail, attention tout en résorbant le déficit public, ce qu'il faut faire, ils sont les premiers à le dire, et ils ont raison, attention à ne pas gréver la dynamique d'emploi, de politique de l'offre, d'attractivité de notre pays, qui a bien marché ces dernières années, qui est un bilan très positif. Ils ont raison. Moi, je marche sur deux jambes. Je marche sur la jambe emploi, mais aussi sur la jambe déficit public…
« Il y a, en soutien de ce gouvernement, un socle commun, c'est l'expression consacrée désormais, dont le groupe Ensemble pour la République, qui est ma famille politique, et qui a dit depuis le tout début de ce texte, et à juste titre, attention à l'emploi, attention au coût du travail, attention tout en résorbant le déficit public, ce qu'il faut faire, ils sont les premiers à le dire, et ils ont raison, attention à ne pas gréver la dynamique d'emploi, de politique de l'offre, d'attractivité de notre pays, qui a bien marché ces dernières années, qui est un bilan très positif. Ils ont raison. Moi, je marche sur deux jambes. Je marche sur la jambe emploi, mais aussi sur la jambe déficit public, que je veux absolument résorber, vous l'aurez bien compris. Vous êtes sûr d'avoir leur soutien ou pas ? Donc, nous trouvons effectivement des compromis, nous discutons depuis plusieurs semaines. Moi, j'ai confiance dans le groupe Ensemble pour la République, effectivement, pour que cette commission mixte paritaire, aujourd'hui, soit conclusive. Je crois que, vous savez, faire des compromis, ce n'est pas un gros mot. Moi, je crois que c'est noble, dans une démocratie comme la nôtre. Et je crois que, dans un moment grave, sérieux, mais aussi de responsabilité, qui est celui de redresser nos comptes, pour que demain, on puisse être à nouveau en capacité de soutenir nos entreprises, nos emplois, notre pays, notre population, je crois que, faire des compromis ensemble, pour qu'on y arrive, ça serait aussi une très belle démonstration, d'unité politique, une très belle démonstration d'unité politique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 19:34Voir 1 autre passage
« pour pouvoir faire en sorte que cette commission mixte paritaire soit conclusive. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 20:58
Question 38Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Allez, un mot de politique fiction. Dernière question Laurent Saint-Martin. Si votre gouvernement, si Michel Barnier devait tomber l'hypothèse d'une équipe technique vous semble-t-elle bonne ?
Réponse à côté
j'ai accepté cette mission d'un budget probablement le plus difficile de la Ve République. Ce n'est pas moi qui le dit c'est le premier président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici. Le meilleur moyen que tout ça ne reste que de la fiction et qu'il n'y ait pas de problème pour pouvoir financer nos priorités demain et résorber notre déficit c'est qu'il y ait un budget en 2025. Permettez-moi de ne te concentrer que là-dessus tous les matins quand je me lève.
« j'ai accepté cette mission d'un budget probablement le plus difficile de la Ve République. Ce n'est pas moi qui le dit c'est le premier président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici. Le meilleur moyen que tout ça ne reste que de la fiction et qu'il n'y ait pas de problème pour pouvoir financer nos priorités demain et résorber notre déficit c'est qu'il y ait un budget en 2025. Permettez-moi de ne te concentrer que là-dessus tous les matins quand je me lève. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 23:24
Question 39Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Pourquoi le dérapage a ainsi filé par rapport aux prévisions que vous assumiez ?
Réponse directe
Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement…
« Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement puis une période de redressement de nos comptes. Nous en sommes là. Nous sommes à la fin de l'année 2024. L'inflation est derrière nous. La crise Covid est terminée. Nous avons besoin désormais de tout mettre en œuvre pour prioritairement baisser le déficit public de notre pays. L'objectif c'est toujours 5% ? C'est toujours 5% ? Oui l'objectif c'est toujours 5% ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 8:58
Question 40Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Parce que c'est ça à la fin, non ?
Réponse à côté
Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement.
« Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 11:18
Question 41Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Mais Laurence Saint-Martin, on pourrait vous rétorquer qu'on en est là parce que vous avez mal géré. Il y a aussi, pardon, de revenir, c'est-à-dire que ça fait 7 ans que vous qui êtes un macroniste historique, vous êtes au pouvoir. Je rappelle les conclusions du rapport du Sénat sur le dérapage des finances publiques il y a quelques jours. Irresponsabilité budgétaire, double discours, attentisme et inaction dommageable, mystification, sentiment général d'irresponsabilité, de déni collectif. Pour en arriver là, vous voyez ce que je veux dire ?
Réponse partielle
D'abord, Léa Salamé, si vous me le permettez, ce sont des rapports de parlementaires d'opposition et c'est tout à fait leur droit en tant que parlementaires d'opposition et je ne partage absolument pas cette lecture-là. Rien ! Non, je crois qu'il serait bon aussi que nous nous rappelions collectivement ce qui s'est passé ces quatre dernières années. Notre pays a davantage protégé que nos voisins européens, par exemple sa population, nos entreprises, qui n'ont pas fait faillite pendant la crise Covid, pendant la crise de l'énergie. Nous avons mis en place un bouclier tarifaire. Ça avait coûté plus de 50 milliards d'euros pour que votre facture d'électricité, celle de vos auditeurs, n'augment…
« D'abord, Léa Salamé, si vous me le permettez, ce sont des rapports de parlementaires d'opposition et c'est tout à fait leur droit en tant que parlementaires d'opposition et je ne partage absolument pas cette lecture-là. Rien ! Non, je crois qu'il serait bon aussi que nous nous rappelions collectivement ce qui s'est passé ces quatre dernières années. Notre pays a davantage protégé que nos voisins européens, par exemple sa population, nos entreprises, qui n'ont pas fait faillite pendant la crise Covid, pendant la crise de l'énergie. Nous avons mis en place un bouclier tarifaire. Ça avait coûté plus de 50 milliards d'euros pour que votre facture d'électricité, celle de vos auditeurs, n'augmente pas et augmente beaucoup moins que nos voisins européens. Tout ça n'avait probablement pas de prix puisque nous sommes un pays qui protège largement et plus que les autres, mais cela avait un coût extrêmement important. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 8:03
Question 42Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Justement, sur la taxe d'électricité, parce que ça intéresse tous les Français, donc on rappelle juste la position. Vous, vous voulez relever le niveau de cette taxe au-delà de son niveau d'avant-crise énergétique. Les sénateurs, ils sont contre et disent qu'il faut le relever uniquement au niveau d'avant-crise, pas au-delà. Donc là, ils ont changé cette nuit. Vous êtes prêts à faire un pas de ce point de vue-là ?
Réponse partielle
Moi, je dis aux sénateurs et je dis d'ailleurs à l'ensemble des parlementaires, de tous les groupes d'ailleurs, s'il y a un compromis pour que la hausse de la fiscalité de l'électricité soit différente de la proposition du gouvernement, cela doit se faire avec des économies en face. Moi, je n'ai qu'un cap. Vous savez, je suis venu dans ce gouvernement dans un moment très difficile avec un cap et je m'y tiendrai. C'est celui du redressement des comptes, c'est-à-dire celui d'arriver à 5% de déficit public de notre pays l'an prochain. Si le Parlement, et je sais qu'il y a des propositions qui sont faites notamment par les sénateurs, mais pas que, si le Parlement propose à due concurrence, comm…
« Moi, je dis aux sénateurs et je dis d'ailleurs à l'ensemble des parlementaires, de tous les groupes d'ailleurs, s'il y a un compromis pour que la hausse de la fiscalité de l'électricité soit différente de la proposition du gouvernement, cela doit se faire avec des économies en face. Moi, je n'ai qu'un cap. Vous savez, je suis venu dans ce gouvernement dans un moment très difficile avec un cap et je m'y tiendrai. C'est celui du redressement des comptes, c'est-à-dire celui d'arriver à 5% de déficit public de notre pays l'an prochain. Si le Parlement, et je sais qu'il y a des propositions qui sont faites notamment par les sénateurs, mais pas que, si le Parlement propose à due concurrence, comme on dit en termes budgétaires, des économies, parce que cela doit passer d'abord par la baisse de la dépense publique, c'est ça le courage politique. S'il y a des économies complémentaires permettant d'avoir une copie différente de celle du gouvernement, depuis le début, avec Michel Barnier, nous disons que ce budget est perfectible. Encore une fois, on ne peut pas vouloir une démocratie parlementaire, faire vivre les débats, faire vivre tout ça dans les chambres. Et on a vu d'ailleurs l'image que parfois ça pouvait donner quand on voyait le nombre d'impôts en plus que le nouveau Front populaire, avec la complicité du Rassemblement National, mettait à l'Assemblée Nationale. Ça, je crois que personne n'en veut. Donc, on ne peut pas dire d'un côté, on a besoin de débats dans notre pays, le Parlement s'est fait pour ça, et ne pas l'écouter quand il y a des contre-propositions qui sont faites. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 13:38
Question 43Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Et vous avez sous-estimé le coût ?
Réponse à côté
Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement…
« Il y a eu moins de rentrées fiscales sur ces deux dernières années que les estimations l'avaient prévue et donc effectivement le déficit a été plus important. Mais ce déficit-là, qu'il soit de 6,1 à la fin de l'année 2024 ou de 5%, il faut de toute façon le réduire. Il faut de toute façon le réduire. Ce que je dis c'est un discours de responsabilité après des années de dépenses publiques nécessaires pour protéger notre pays. Est-ce qu'on peut tous se mettre autour de la table en responsabilité pour dire que maintenant l'heure est au redressement des comptes ? De la même façon que cela avait été fait après la crise des subprimes où il y avait eu une augmentation massive de notre endettement puis une période de redressement de nos comptes. Nous en sommes là. Nous sommes à la fin de l'année 2024. L'inflation est derrière nous. La crise Covid est terminée. Nous avons besoin désormais de tout mettre en œuvre pour prioritairement baisser le déficit public de notre pays. L'objectif c'est toujours 5% ? C'est toujours 5% ? Oui l'objectif c'est toujours 5% ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 8:58Voir 1 autre passage
« Beaucoup de parlementaires vous savez proposent aussi des économies supplémentaires. C'est un solde 5% de déficit public. Mais vous maintenez ce chiffre-là ? Le Premier ministre a dit qu'il fallait que ce soit autour de 5%. La question est de savoir est-ce qu'on redresse franchement la barre beaucoup plus qu'aucun gouvernement ne l'a jamais fait ? Je rappelle une chose, ça représente 60 milliards d'euros d'efforts. Alors peut-être que pour l'ensemble de nos concitoyens, 60 milliards d'euros c'est un peu flou dans la vie réelle. 60 milliards d'euros c'est justement le coût du remboursement des taux d'intérêt de notre dette. Et donc vous voyez bien la sensibilité de ce dont on parle. Si on venait à avoir une augmentation de notre charge de notre dette par une crise politique, et bien tout simplement ce serait d'autres priorités politiques qu'on ne pourrait pas financer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 9:55
Question 44Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Vous assumez de faire ce que vous reprochiez naguère aux Insoumis pendant l'examen de la réforme des retraites, c'est-à-dire de l'obstruction totale ?
Réponse partielle
Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. Mais c'est déjà trop court pour reparler d…
« Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 21:47Voir 2 autres passages
« le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 22:15
« D'abord, moi je ne suis pas parlementaire mais je trouve d'une hypocrisie insupportable ceux notamment à la France Insoumise qui nous racontent qu'il y aurait de l'obstruction alors qu'eux ont déposé 19 000 amendements et ont fait durer trois semaines les débats pour une réforme des retraites qui a été adoptée comme si aujourd'hui l'abroger, à un moment où on a quand même besoin pardon, je crois que je l'ai assez dit à ce micro de redresser nos comptes publics je crois que la première irresponsabilité serait de revenir sur les réformes structurelles qui ont été faites ces dernières années à commencer par celle de retraite mais au-delà de mon désaccord de fond je trouve sur la forme que cela est une hypocrisie insupportable. »
Question 45Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Il y a le budget, on en a parlé, mais il y a aussi le budget de la sécurité sociale qui entre aujourd'hui en commission mixte paritaire. Elisabeth Borne a indiqué en réunion des députés ensemble pour la République n'être d'accord sur rien, ni sur le fond du texte, ni sur la méthode du gouvernement. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Réponse directe
Moi, je dis que nous avons besoin dans notre pays d'avoir des comptes qui s'équilibrent enfin. Ça fait depuis 1974 que nous n'avons pas un seul budget à l'équilibre. On peut considérer que ce n'est jamais un problème. Moi, je pense qu'un jour, cela nous coûtera très cher au sens premier du terme. C'est-à-dire que nous ne serons plus en capacité de rembourser les frais de notre dette. Et donc, nous avons besoin d'avoir ce moment de courage et de vérité qui dit que cela prendra plusieurs années, mais nous devons commencer dès 2025 à freiner la dépense dans notre pays. Le budget de la sécurité sociale, c'est un déficit de 18 milliards d'euros en 2024. Nous proposons de le ramener en 2025 à 16…
« Moi, je dis que nous avons besoin dans notre pays d'avoir des comptes qui s'équilibrent enfin. Ça fait depuis 1974 que nous n'avons pas un seul budget à l'équilibre. On peut considérer que ce n'est jamais un problème. Moi, je pense qu'un jour, cela nous coûtera très cher au sens premier du terme. C'est-à-dire que nous ne serons plus en capacité de rembourser les frais de notre dette. Et donc, nous avons besoin d'avoir ce moment de courage et de vérité qui dit que cela prendra plusieurs années, mais nous devons commencer dès 2025 à freiner la dépense dans notre pays. Le budget de la sécurité sociale, c'est un déficit de 18 milliards d'euros en 2024. Nous proposons de le ramener en 2025 à 16 milliards d'euros. C'est un effort de 2 milliards d'euros. Nous le faisons dans le temps, justement, pour ne pas que le freinage soit trop brutal, pour qu'il soit proportionné. Mais soyons très clairs, Nicolas Demorand, si on veut protéger notre système de protection sociale dans notre pays, si on veut le conserver, je crois qu'on y tient tous, eh bien, tout simplement, il faut le financer. Nous avons un système de protection sociale qui est unique au monde, qui est basé essentiellement par le travail. S'il n'y a pas, justement, assez de recettes pour pouvoir financer cette protection sociale, alors, nous avons besoin aussi de freiner cette protection. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 17:55
Question 46Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Le 7-10 Et avec Léa Salamé nous recevons donc ce matin le ministre du budget et des comptes publics dans le grand entretien du 7-10, vos questions au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Laurent Saint-Martin, bonjour. Bonjour, merci de votre invitation. Oui, bienvenue sur Inter. On n'est qu'au milieu d'une semaine politique dense et tendue avec la grande question arriverez-vous à faire passer le budget sans faire tomber le gouvernement immédiatement après. Hier soir aux 20h de TF1 Michel Barnier a eu des mots très clairs. Il a dit si je tombe ce sera la tempête, c'est-à-dire pas de budget et des turbulences graves sur les marchés financiers. Est-ce que le Premier ministre n'est pas trop alarmiste ?
Réponse directe
Écoutez, ce gouvernement a été nommé avec une première mission, celle de redresser les comptes publics puisque le budget est le premier texte qui est adopté avec une majorité qui est relative. Et ça, tout le monde le sait et nous, les premiers. Ce que nous disons depuis le début, c'est que si notre pays ne redresse pas ses comptes, nous sommes l'un des tout derniers pays d'Europe à ne pas prendre une trajectoire de redressement de nos comptes publics pour les prochaines années. Il nous faut le faire. C'est extrêmement important pour notre propre souveraineté. Si nous ne faisons pas ça, dit autrement, si le gouvernement venait à être censuré sans budget pour l'année prochaine, alors cette mi…
« Écoutez, ce gouvernement a été nommé avec une première mission, celle de redresser les comptes publics puisque le budget est le premier texte qui est adopté avec une majorité qui est relative. Et ça, tout le monde le sait et nous, les premiers. Ce que nous disons depuis le début, c'est que si notre pays ne redresse pas ses comptes, nous sommes l'un des tout derniers pays d'Europe à ne pas prendre une trajectoire de redressement de nos comptes publics pour les prochaines années. Il nous faut le faire. C'est extrêmement important pour notre propre souveraineté. Si nous ne faisons pas ça, dit autrement, si le gouvernement venait à être censuré sans budget pour l'année prochaine, alors cette mission ne serait pas remplie. Et effectivement, le Premier ministre a raison de dire que s'il y avait tempête, ce ne serait pas tant une tempête pour les membres de ce gouvernement. Ce n'est pas ça le sujet. C'est une tempête pour le pays. Au-delà d'une crise politique que chacun comprendrait très bien, il y aurait une crise économique et financière. C'est-à-dire tout simplement, le financement de notre endettement prendrait des taux d'intérêt en hausse. Et ça, c'est un coût direct pour le quotidien de nos »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 0:58Voir 1 autre passage
« Léa Salamé, je ne parle pas de shutdown. Il n'y a pas besoin d'un shutdown pour être en crise économique et financière. S'il n'y a pas de budget, ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des moyens d'urgence de financer nos fonctionnaires. Ça veut tout simplement dire qu'il n'y aura pas la capacité de mettre en place les mesures pour redresser nos comptes. Tout simplement. Ça veut dire que le déficit public de notre pays continuerait à se creuser. Ça veut dire que les taux d'intérêt de notre dette continueraient à augmenter. On va arriver déjà à 60 milliards d'euros par an, rien que pour les taux d'intérêt de notre dette. Est-ce qu'on veut que ça atteigne 70, 80 milliards ? Non. Donc pour cela, il faut se doter d'un budget responsable, sérieux, qui permettent de freiner la dépense publique, qui permettent de mettre à contribution certaines grandes entreprises, certains ménages les plus fortunés pour permettre de redresser nos comptes publics. C'est une priorité absolue. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 2:17
Question 47Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Renaissance, LR, le Modem, Horizon ont déposé des milliers d'amendements. La gauche dénonce une attitude scandaleuse, antidémocratique. Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
Réponse directe
Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. Mais c'est déjà trop court pour reparler d…
« Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 21:47Voir 2 autres passages
« le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 22:15
« D'abord, moi je ne suis pas parlementaire mais je trouve d'une hypocrisie insupportable ceux notamment à la France Insoumise qui nous racontent qu'il y aurait de l'obstruction alors qu'eux ont déposé 19 000 amendements et ont fait durer trois semaines les débats pour une réforme des retraites qui a été adoptée comme si aujourd'hui l'abroger, à un moment où on a quand même besoin pardon, je crois que je l'ai assez dit à ce micro de redresser nos comptes publics je crois que la première irresponsabilité serait de revenir sur les réformes structurelles qui ont été faites ces dernières années à commencer par celle de retraite mais au-delà de mon désaccord de fond je trouve sur la forme que cela est une hypocrisie insupportable. »
Question 48Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Vous employez finalement les mêmes méthodes qu'eux ?
Réponse à côté
Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. Mais c'est déjà trop court pour reparler d…
« Vous voyez, ce qui abîme profondément, je crois, la confiance entre les Français et leurs représentants politiques, c'est d'avoir déposé 19 000 amendements en 2023 lors de la loi de réforme des retraites et aujourd'hui de s'offisquer qu'ils puissent y avoir du débat quand eux-mêmes proposent de l'abroger. Je trouve ça d'une hypocrisie insupportable. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 21:47Voir 2 autres passages
« le vote ? D'abord, le droit d'amendement, c'est de simplement permettre le débat et on n'est pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur. Donc d'un côté, pour adopter la loi, il faut 19 000 amendements et trois semaines de débat mais pour l'abroger, il faudrait que ça se passe en trois quarts d'heure. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 22:15
« Mais c'est déjà trop court pour reparler de ce débat-là. Mais c'est le principe, effectivement, des niches parlementaires qui ne durent qu'une journée. »
Question 49Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Voilà, ça c'est l'autre aspect. L'écart entre les taux demandés à la France et l'Allemagne pour un prêt à 10 ans est monté en séance à 0,83%. C'est son plus haut niveau depuis la mi-juin. Il n'était que de 0,5% avant la dissolution de l'Assemblée. La France doit désormais payer plus cher que le Portugal ou l'Espagne pour obtenir des fonds. Elle se rapproche du taux imposé à la Grèce et à l'Italie. Est-ce qu'il y a là un sérieux motif d'inquiétude ?
Réponse directe
Non, l'économie française est reconnue comme robuste. D'ailleurs, vous avez remarqué que la Commission européenne avait validé notre plan à moyen terme qui permettait justement ce redressement des comptes. Mais l'Union européenne fait confiance à la France, notamment avec le budget de 2025. Ceux qui refinancent notre dette, ce sont des financeurs internationaux. Ne sanctionnent pas la signature française, vous avez raison, d'évoquer l'augmentation de ce qu'on appelle le spread, c'est-à-dire notamment les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne. Et donc oui, il doit y avoir cette alerte-là qui doit être entendue. Raison de plus pour ne pas ajouter à cette situation-là une nouvelle cris…
« Non, l'économie française est reconnue comme robuste. D'ailleurs, vous avez remarqué que la Commission européenne avait validé notre plan à moyen terme qui permettait justement ce redressement des comptes. Mais l'Union européenne fait confiance à la France, notamment avec le budget de 2025. Ceux qui refinancent notre dette, ce sont des financeurs internationaux. Ne sanctionnent pas la signature française, vous avez raison, d'évoquer l'augmentation de ce qu'on appelle le spread, c'est-à-dire notamment les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne. Et donc oui, il doit y avoir cette alerte-là qui doit être entendue. Raison de plus pour ne pas ajouter à cette situation-là une nouvelle crise politique qui ne serait perçue que comme une instabilité complémentaire. Et moi, je pose la question. Si le gouvernement venait à être censuré, quelle est la contre-proposition politique ? Quel est le contre-budget ? Qui propose aujourd'hui de redresser les comptes publics de notre pays de cette façon-là ? Pardon, mais le gouvernement de Michel Barnier a le courage depuis le premier jour, dans un délai extrêmement contraint, de dire que la priorité de notre pays, c'est d'abord de se doter d'un budget qui nous permet d'assainir nos comptes publics. Vous savez, Pierre Mendes France disait une maxime que j'aime beaucoup, un pays qui ne sait pas redresser ses comptes publics est un pays qui s'abandonne. Je crois que nous sommes dans un moment extrêmement crucial. On entend votre principe de responsabilité. Et je crois que si on ne se dote pas de ce budget-là pour redresser nos comptes publics, pardon, mais c'est extrêmement important. Nous mettons l'ensemble de notre pays en difficulté pour les prochains mois, mais je le crois profondément pour les prochaines années. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 6:13
Question 50Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
Avec toutes les concessions faites en chemin sur le budget, le projet de budget ?
Réponse partielle
Beaucoup de parlementaires vous savez proposent aussi des économies supplémentaires. C'est un solde 5% de déficit public. Mais vous maintenez ce chiffre-là ? Le Premier ministre a dit qu'il fallait que ce soit autour de 5%. La question est de savoir est-ce qu'on redresse franchement la barre beaucoup plus qu'aucun gouvernement ne l'a jamais fait ? Je rappelle une chose, ça représente 60 milliards d'euros d'efforts. Alors peut-être que pour l'ensemble de nos concitoyens, 60 milliards d'euros c'est un peu flou dans la vie réelle. 60 milliards d'euros c'est justement le coût du remboursement des taux d'intérêt de notre dette. Et donc vous voyez bien la sensibilité de ce dont on parle. Si on ve…
« Beaucoup de parlementaires vous savez proposent aussi des économies supplémentaires. C'est un solde 5% de déficit public. Mais vous maintenez ce chiffre-là ? Le Premier ministre a dit qu'il fallait que ce soit autour de 5%. La question est de savoir est-ce qu'on redresse franchement la barre beaucoup plus qu'aucun gouvernement ne l'a jamais fait ? Je rappelle une chose, ça représente 60 milliards d'euros d'efforts. Alors peut-être que pour l'ensemble de nos concitoyens, 60 milliards d'euros c'est un peu flou dans la vie réelle. 60 milliards d'euros c'est justement le coût du remboursement des taux d'intérêt de notre dette. Et donc vous voyez bien la sensibilité de ce dont on parle. Si on venait à avoir une augmentation de notre charge de notre dette par une crise politique, et bien tout simplement ce serait d'autres priorités politiques qu'on ne pourrait pas financer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 9:55
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 10:28
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« D'abord, il faut bien se dire que la France a toujours été aux côtés de l'Ukraine, du peuple ukrainien, et qu'elle s'est toujours tenue à sa disposition pour la soutenir, y compris militairement, et que donc ce contrat, historique, là-dessus, en est une démonstration extrêmement claire. C'est aussi la démonstration de ce que la France sait faire de mieux en termes de base industrielle et de défense et technologique. Et ça, nous l'avons quand même démontré, j'ai été aussi ministre du commerce extérieur, j'ai bien vu à quel point nos technologies dans l'armement, pour défendre nos partenaires, sont absolument à la pointe, et que les ventes de Rafale, aujourd'hui, sont extrêmement bottes. En revanche, là où il faut évidemment rester extrêmement vigilant, c'est comment est-ce qu'on trouve là aussi une solution de paix sur le front ukrainien ? Parce que la vente de Rafale et permettre de protéger le ciel ukrainien est une chose, assurer des conditions demain pour la paix également en Ukraine en est une autre. Aujourd'hui, là aussi, évidemment, on a besoin des États-Unis, mais là aussi, on a besoin d'une Europe qui soit unie, qui soit solidaire de l'Ukraine, et qui sache aussi se protéger demain. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 1:46
« Alors, est-ce que c'est une bonne chose ? La réponse, pour moi, elle est oui et non. C'est une bonne chose, parce que ça permet de faire travailler ce consensus. Et vous ne pouvez pas dire consensus, consensus, consensus tous les matins et ne pas faire un pas vers l'autre. Donc, le groupe socialiste fait des pas. Le gouvernement fait des pas. Les députés, c'est important aussi. Du groupe, Ensemble pour la République, Horizon, Modem et les LR font des pas aussi. Parce que ce n'est pas que le gouvernement et le Parti socialiste. C'est aussi l'ensemble des autres parlementaires qui sont en jeu. Et donc, tout le monde montre une volonté d'aboutir. Et ça, c'est bien. Est-ce qu'on est arrivé à une copie qui est satisfaisante pour tout le monde ? Pas encore, encore une fois. Mais est-ce que le processus de dialogue et de compromis est en cours ? Moi, je crois que oui. Et pourquoi est-ce que je dis non en même temps sur la réforme des retraites ? Parce qu'à titre personnel, je pense que tout recul sur les réformes structurelles est un mauvais signal envoyé dans la capacité de la France à équilibrer ses comptes sociaux. Or, on sait que notre déficit public chronique et notre endettement massif dans notre pays vient majoritairement de notre déficit social, qui a creusé notre dette sociale. Et donc, être en incapacité aujourd'hui à équilibrer un régime par répartition tel que celui de nos retraites est un problème. Mais ça permet d'avancer vers un compromis politique pour ne pas tomber dans une instabilité politique qui, à mon avis, serait plus mortifère même que la question de la réforme des retraites. Donc, je crois que le gouvernement a eu raison d'avancer sur la question de la réforme des retraites en proposant cette suspension. Est-ce que je suis d'accord dans le meilleur des mondes pour cela ? Non. Est-ce que je pense que c'était une bonne solution pour avancer ? Oui. Vous parliez de l'instabilité politique. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 5:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, il faut bien se dire que la France a toujours été aux côtés de l'Ukraine, du peuple ukrainien, et qu'elle s'est toujours tenue à sa disposition pour la soutenir, y compris militairement, et que donc ce contrat, historique, là-dessus, en est une démonstration extrêmement claire. C'est aussi la démonstration de ce que la France sait faire de mieux en termes de base industrielle et de défense et technologique. Et ça, nous l'avons quand même démontré, j'ai été aussi ministre du commerce extérieur, j'ai bien vu à quel point nos technologies dans l'armement, pour défendre nos partenaires, sont absolument à la pointe, et que les ventes de Rafale, aujourd'hui, sont extrêmement bottes. En revanche, là où il faut évidemment rester extrêmement vigilant, c'est comment est-ce qu'on trouve là aussi une solution de paix sur le front ukrainien ? Parce que la vente de Rafale et permettre de protéger le ciel ukrainien est une chose, assurer des conditions demain pour la paix également en Ukraine en est une autre. Aujourd'hui, là aussi, évidemment, on a besoin des États-Unis, mais là aussi, on a besoin d'une Europe qui soit unie, qui soit solidaire de l'Ukraine, et qui sache aussi se protéger demain. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 1:46Voir 2 autres passages
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, il faut bien se dire que la France a toujours été aux côtés de l'Ukraine, du peuple ukrainien, et qu'elle s'est toujours tenue à sa disposition pour la soutenir, y compris militairement, et que donc ce contrat, historique, là-dessus, en est une démonstration extrêmement claire. C'est aussi la démonstration de ce que la France sait faire de mieux en termes de base industrielle et de défense et technologique. Et ça, nous l'avons quand même démontré, j'ai été aussi ministre du commerce extérieur, j'ai bien vu à quel point nos technologies dans l'armement, pour défendre nos partenaires, sont absolument à la pointe, et que les ventes de Rafale, aujourd'hui, sont extrêmement bottes. En revanche, là où il faut évidemment rester extrêmement vigilant, c'est comment est-ce qu'on trouve là aussi une solution de paix sur le front ukrainien ? Parce que la vente de Rafale et permettre de protéger le ciel ukrainien est une chose, assurer des conditions demain pour la paix également en Ukraine en est une autre. Aujourd'hui, là aussi, évidemment, on a besoin des États-Unis, mais là aussi, on a besoin d'une Europe qui soit unie, qui soit solidaire de l'Ukraine, et qui sache aussi se protéger demain. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 1:46Voir 2 autres passages
« Écoutez, maintenant que je regarde ça d'un peu plus loin, je trouve que Sébastien Lucornu a une méthode qui est intelligible pour les députés et je crois quand même pour beaucoup de Français, même si, on ne va pas se mentir, beaucoup de nos concitoyens en ont un peu ras-le-bol de ne pas comprendre exactement où on va et ils ont raison. Ils ont des mal à suivre. Oui, c'est normal. Mais Sébastien Lucornu, il a une méthode qui est la méthode justement d'avancer dans le compromis et en assumant de ne pas être certain de l'issue. Il dit, chaque semaine, on va continuer à travailler, à bâtir justement cette force de compromis ensemble, parfois sur le texte du budget de l'État, parfois sur le texte du budget de la sécurité sociale. Il y a la question des collectivités territoriales aussi qui va venir, qui va être complexe, etc. Mais il ne lâche pas l'idée qu'il est possible d'aboutir à un compromis. Donc, comme ça, si vous me demandez mon avis personnel, je me dis que si Sébastien Lucornu arrive à trouver les voies du consensus d'ici la fin de l'année, il n'y a aucune raison qu'il y ait un changement au gouvernement après, parce que la question du budget pour 2027 sera différente puisque nous serons en élection présidentielle. Le point le plus dur d'ici la fin du mandat, c'est ce budget pour l'année 2026. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 8:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 janv. 2024 au 18 nov. 2025 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, est-ce que c'est une bonne chose ? La réponse, pour moi, elle est oui et non. C'est une bonne chose, parce que ça permet de faire travailler ce consensus. Et vous ne pouvez pas dire consensus, consensus, consensus tous les matins et ne pas faire un pas vers l'autre. Donc, le groupe socialiste fait des pas. Le gouvernement fait des pas. Les députés, c'est important aussi. Du groupe, Ensemble pour la République, Horizon, Modem et les LR font des pas aussi. Parce que ce n'est pas que le gouvernement et le Parti socialiste. C'est aussi l'ensemble des autres parlementaires qui sont en jeu. Et donc, tout le monde montre une volonté d'aboutir. Et ça, c'est bien. Est-ce qu'on est arrivé à une copie qui est satisfaisante pour tout le monde ? Pas encore, encore une fois. Mais est-ce que le processus de dialogue et de compromis est en cours ? Moi, je crois que oui. Et pourquoi est-ce que je dis non en même temps sur la réforme des retraites ? Parce qu'à titre personnel, je pense que tout recul sur les réformes structurelles est un mauvais signal envoyé dans la capacité de la France à équilibrer ses comptes sociaux. Or, on sait que notre déficit public chronique et notre endettement massif dans notre pays vient majoritairement de notre déficit social, qui a creusé notre dette sociale. Et donc, être en incapacité aujourd'hui à équilibrer un régime par répartition tel que celui de nos retraites est un problème. Mais ça permet d'avancer vers un compromis politique pour ne pas tomber dans une instabilité politique qui, à mon avis, serait plus mortifère même que la question de la réforme des retraites. Donc, je crois que le gouvernement a eu raison d'avancer sur la question de la réforme des retraites en proposant cette suspension. Est-ce que je suis d'accord dans le meilleur des mondes pour cela ? Non. Est-ce que je pense que c'était une bonne solution pour avancer ? Oui. Vous parliez de l'instabilité politique. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 5:54Voir 2 autres passages
« Écoutez, maintenant que je regarde ça d'un peu plus loin, je trouve que Sébastien Lucornu a une méthode qui est intelligible pour les députés et je crois quand même pour beaucoup de Français, même si, on ne va pas se mentir, beaucoup de nos concitoyens en ont un peu ras-le-bol de ne pas comprendre exactement où on va et ils ont raison. Ils ont des mal à suivre. Oui, c'est normal. Mais Sébastien Lucornu, il a une méthode qui est la méthode justement d'avancer dans le compromis et en assumant de ne pas être certain de l'issue. Il dit, chaque semaine, on va continuer à travailler, à bâtir justement cette force de compromis ensemble, parfois sur le texte du budget de l'État, parfois sur le texte du budget de la sécurité sociale. Il y a la question des collectivités territoriales aussi qui va venir, qui va être complexe, etc. Mais il ne lâche pas l'idée qu'il est possible d'aboutir à un compromis. Donc, comme ça, si vous me demandez mon avis personnel, je me dis que si Sébastien Lucornu arrive à trouver les voies du consensus d'ici la fin de l'année, il n'y a aucune raison qu'il y ait un changement au gouvernement après, parce que la question du budget pour 2027 sera différente puisque nous serons en élection présidentielle. Le point le plus dur d'ici la fin du mandat, c'est ce budget pour l'année 2026. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 8:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, maintenant que je regarde ça d'un peu plus loin, je trouve que Sébastien Lucornu a une méthode qui est intelligible pour les députés et je crois quand même pour beaucoup de Français, même si, on ne va pas se mentir, beaucoup de nos concitoyens en ont un peu ras-le-bol de ne pas comprendre exactement où on va et ils ont raison. Ils ont des mal à suivre. Oui, c'est normal. Mais Sébastien Lucornu, il a une méthode qui est la méthode justement d'avancer dans le compromis et en assumant de ne pas être certain de l'issue. Il dit, chaque semaine, on va continuer à travailler, à bâtir justement cette force de compromis ensemble, parfois sur le texte du budget de l'État, parfois sur le texte du budget de la sécurité sociale. Il y a la question des collectivités territoriales aussi qui va venir, qui va être complexe, etc. Mais il ne lâche pas l'idée qu'il est possible d'aboutir à un compromis. Donc, comme ça, si vous me demandez mon avis personnel, je me dis que si Sébastien Lucornu arrive à trouver les voies du consensus d'ici la fin de l'année, il n'y a aucune raison qu'il y ait un changement au gouvernement après, parce que la question du budget pour 2027 sera différente puisque nous serons en élection présidentielle. Le point le plus dur d'ici la fin du mandat, c'est ce budget pour l'année 2026. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 8:55Voir 2 autres passages
« faire la part des choses. L'influence et de l'Union européenne et de la France du point de vue de la géopolitique n'est pas à démontrer. Il nous faut évidemment savoir décorréler, même si Donald Trump lui-même, vous l'avez remarqué, utilise souvent la guerre commerciale comme un moyen de levier pour d'autres sujets géopolitiques. Nous faisons la part des choses en européen là-dessus. Et la question économique et commerciale ne doit pas être liée à la question diplomatique, la question de la paix. Et là-dessus, les positions du Président de la République, évidemment, sont extrêmement cohérentes. Décessez le feu partout et toujours la solution de la paix privilégiée, la reconnaissance de l'État de Palestine, vous le savez, c'est tout simplement un processus qui est assumé et qui est le bon processus pour parvenir à une solution à deux États. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 21:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 10:28Voir 2 autres passages
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 10:28Voir 2 autres passages
« Non, mais je crois qu'il nous faut surtout être cohérents avec nous-mêmes. Si nous disons depuis tant d'années que la solution à deux États au Proche-Orient est la seule solution d'une paix durable, alors nous devons aller vers la reconnaissance d'un État de Palestine. J'entends les débats qu'il peut y avoir. Était-ce le bon moment ? Y avait-il les conditions suffisantes ? Moi, je crois que cette réponse pour parler de ce sujet précisément à la lettre de Mahmoud Abbas est précisément la bonne réponse au bon moment puisque l'Assemblée Générale des Nations Unies est en septembre. Et c'est aujourd'hui que le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, sera à la tribune de l'ONU pour l'annoncer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 22:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord on doit toujours s'en réjouir à partir du moment où on fait un pas vers la paix. C'est la position de la France, on a très longtemps débattu, ici comme ailleurs, sur la bonne façon d'y parvenir, et on a toujours soutenu l'initiative de Donald Trump parce que ça a évidemment changé, parce qu'il y avait eu aussi des initiatives précédentes, y compris celle d'Emmanuel Macron, avec, vous vous souvenez, cette AGNU qui permettait la reconnaissance de l'État de Palestine aux côtés de l'Arabie Saoudite, et donc après l'initiative de Donald Trump a évidemment permis de franchir une étape clé. Aujourd'hui, ça en est encore une autre avec cette décision à l'ONU, on a aujourd'hui évidemment besoin de paix au Proche-Orient, tout le monde le sait, tout le monde doit supporter ces initiatives-là. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 0:41Voir 2 autres passages
« D'abord, il faut bien se dire que la France a toujours été aux côtés de l'Ukraine, du peuple ukrainien, et qu'elle s'est toujours tenue à sa disposition pour la soutenir, y compris militairement, et que donc ce contrat, historique, là-dessus, en est une démonstration extrêmement claire. C'est aussi la démonstration de ce que la France sait faire de mieux en termes de base industrielle et de défense et technologique. Et ça, nous l'avons quand même démontré, j'ai été aussi ministre du commerce extérieur, j'ai bien vu à quel point nos technologies dans l'armement, pour défendre nos partenaires, sont absolument à la pointe, et que les ventes de Rafale, aujourd'hui, sont extrêmement bottes. En revanche, là où il faut évidemment rester extrêmement vigilant, c'est comment est-ce qu'on trouve là aussi une solution de paix sur le front ukrainien ? Parce que la vente de Rafale et permettre de protéger le ciel ukrainien est une chose, assurer des conditions demain pour la paix également en Ukraine en est une autre. Aujourd'hui, là aussi, évidemment, on a besoin des États-Unis, mais là aussi, on a besoin d'une Europe qui soit unie, qui soit solidaire de l'Ukraine, et qui sache aussi se protéger demain. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 1:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, est-ce que c'est une bonne chose ? La réponse, pour moi, elle est oui et non. C'est une bonne chose, parce que ça permet de faire travailler ce consensus. Et vous ne pouvez pas dire consensus, consensus, consensus tous les matins et ne pas faire un pas vers l'autre. Donc, le groupe socialiste fait des pas. Le gouvernement fait des pas. Les députés, c'est important aussi. Du groupe, Ensemble pour la République, Horizon, Modem et les LR font des pas aussi. Parce que ce n'est pas que le gouvernement et le Parti socialiste. C'est aussi l'ensemble des autres parlementaires qui sont en jeu. Et donc, tout le monde montre une volonté d'aboutir. Et ça, c'est bien. Est-ce qu'on est arrivé à une copie qui est satisfaisante pour tout le monde ? Pas encore, encore une fois. Mais est-ce que le processus de dialogue et de compromis est en cours ? Moi, je crois que oui. Et pourquoi est-ce que je dis non en même temps sur la réforme des retraites ? Parce qu'à titre personnel, je pense que tout recul sur les réformes structurelles est un mauvais signal envoyé dans la capacité de la France à équilibrer ses comptes sociaux. Or, on sait que notre déficit public chronique et notre endettement massif dans notre pays vient majoritairement de notre déficit social, qui a creusé notre dette sociale. Et donc, être en incapacité aujourd'hui à équilibrer un régime par répartition tel que celui de nos retraites est un problème. Mais ça permet d'avancer vers un compromis politique pour ne pas tomber dans une instabilité politique qui, à mon avis, serait plus mortifère même que la question de la réforme des retraites. Donc, je crois que le gouvernement a eu raison d'avancer sur la question de la réforme des retraites en proposant cette suspension. Est-ce que je suis d'accord dans le meilleur des mondes pour cela ? Non. Est-ce que je pense que c'était une bonne solution pour avancer ? Oui. Vous parliez de l'instabilité politique. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 5:54Voir 1 autre passage
« Moi je ne comprends pas depuis le début de ce gouvernement pourquoi vous faites un raccourci systématique sur la possibilité que ce soit le Rassemblement National qui est la main sur la censure de ce gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 11:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La volonté de la Commission européenne a été de ne pas rentrer dans une logique escalatoire. C'est-à-dire que s'il y avait eu de la rétorsion sur les biens, cela aurait créé plus de taxation encore côté américain et après, qui sait jusqu'où nous pourrions nous arrêter ? Ce que les entreprises voulaient et ce dont elles avaient besoin à court terme, c'était d'abord d'arrêter cette inflation-là et d'arrêter cette escalade commerciale entre les deux zones que sont l'Union européenne et les États-Unis. Donc, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 15:35Voir 2 autres passages
« Parce que ça peut être d'une lourdeur administrative et d'une lourdeur normative qui aujourd'hui les empêche. Et ça ne nous empêche pas seulement les entreprises européennes, ça nous empêche aussi parfois d'attirer des investissements internationaux. Donc, ayons un agenda positif. Soyons aujourd'hui, non pas uniquement dans la déception d'un accord déséquilibré d'hier, soyons aussi dans l'attaque pour les prochains mois et les prochaines années, si on veut que l'Europe soit une puissance économique et politique. Si c'est bien le choix qu'on fait de façon unie à 27, alors on a un très beau terrain de jeu devant nous pour à la fois simplifier et rendre plus compétitifs nos industries européennes, et puis encore une fois, aller chercher des accords commerciaux avec le reste du monde. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 10:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 oct. 2024 au 27 nov. 2024 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, enfin, il y a une inflation qui est au-dessus de zéro. Elle diminue, mais elle reste au-dessus de zéro. Donc, ce serait une paire de pouvoir d'achat. À peu près 3 milliards d'euros en 2025 pour nos concitoyens. Il faut que ce soit su. Par exemple, des crédits budgétaires en hausse pour les missions prioritaires que le gouvernement considère prioritaires pour nos concitoyens. La justice, la sécurité, nos armées, la recherche, par exemple, qui sont des ministères sous loi de programmation. S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas la possibilité de continuer à investir dans ces hommes et ces femmes qui font le service public du quotidien tous les jours. Donc, on ne pourrait pas augmenter les moyens de ces ministères-là. Nous sommes, autre exemple, aujourd'hui en train de répondre à des sollicitations qui datent du début d'année à nos agriculteurs. C'est dans le texte de loi, la mise en application des promesses qui ont été faites, notamment par l'ancien gouvernement. Pas de budget, pas de mesure. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« On est d'accord, avec des conséquences, si vous me le permettez, qui sont très concrètes aussi pour le quotidien des Français. Il n'y aurait pas la possibilité, donc, comme je l'ai dit, d'avoir les mesures fiscales nouvelles de ce budget, à commencer, par exemple, par l'indexation du barème de l'impôt sur les revenus. Ça veut dire que tous les Français paieraient plus d'impôts directement. Tous les Français, pas seulement certains contribuables ciblés qui pourraient contribuer plus que les autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 3:38
« c'est un débat effectivement marronnier comme on dit moi vous savez je crois au dialogue social je suis de formation sociale démocrate et j'y tiens et je crois toujours qu'on peut arriver à un aboutissement sans avoir à revenir sur un droit constitutionnel qui est le droit de grève et je pense qu'il ne faut pas le faire en revanche je crois que dans un dialogue au sein d'une entreprise comme la SNCF oui un accord doit être trouvé mais là aussi pardon de le dire c'est un sous-jacent très différent du sujet des agriculteurs ou du sujet des agents publics de notre pays »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 13:02
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 22:39
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censureVérifier à 22:39
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin met en garde contre "une crise économique et financière" en cas de censure
« C'est toute la question. Vous avez deux poids. Le poids de la stabilité politique, le poids de la réforme et du sérieux budgétaire. Et donc, vous devez trouver le point d'équilibre, le point de bordée entre les deux. Vous n'avez pas le choix. Quel est le plus précieux ? Aujourd'hui, moi j'ai un peu changé d'avis. Aujourd'hui, j'ai tendance à penser que le plus précieux, c'est la stabilité politique. Parce que l'instabilité nous coûterait aussi de l'argent en réalité. Elle coûte très cher. Les marchés, c'est-à-dire ceux qui financent notre dette, commenceraient sérieusement à s'inquiéter et durablement sur notre incapacité à tenir nos institutions et de proposer quelque chose dans la durée pour notre pays. Je préfère que l'on modifie un petit peu, même si ça me coûte à moi personnellement et à l'ensemble de ma famille politique, sur les questions fiscales, sur les questions de la réforme des retraites, etc. Mais qu'on puisse stabiliser politiquement notre pays pour les 18 mois d'ici la fin de ce mandat que se mettre dans un risque permanent de changement de gouvernement tous les trois mois qui, à mon avis, serait encore une fois le plus mortifère pour notre pays et pour le financement de notre dette. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 7:39
« Ah, mais ça date d'avant. La France insoumise, par Jean-Luc Mélenchon, c'est une stratégie très personnelle, a théorisé la conflictualisation permanente du débat. Ça s'est vu dans l'Assemblée nationale d'abord. L'Assemblée nationale s'est complètement transformée en grand cirque, où on a des députés qui invectivent, qui perdent le sens du respect et du débat parlementaire d'origine. Et puis, ça s'est vu aussi sur le terrain. Ça s'est vu notamment par une forme de complaisance communautaire et communautariste qui fait des voix, mais qui ne respecte pas nos principes républicains universalistes. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 12:40
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 10:28
« Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la nécessité, honnêtement, de mettre en œuvre un agenda de compétitivité, une boussole de compétitivité pour notre Union européenne avec des entreprises qui sont renforcées. Et avec un marché unique, avec une union des marchés de capitaux qui nous permettent davantage d'investir dans notre propre économie. Aujourd'hui, vous avez une épargne privée qui finance énormément l'économie américaine faisant en sorte qu'elle finance davantage notre propre économie européenne. Cet agenda-là, il existe. Il y a un excellent rapport qui s'appelle le rapport Draghi. Mettons-le en œuvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 11:52
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25
« D'abord, je suis team second tour, si vous me le permettez. Je suis team, il faut un candidat au second tour. Et s'il n'y a plus d'un candidat et demi, je fais des maths juste, s'il n'y a plus d'un candidat et demi au premier tour appartenant à notre famille politique, il n'y a peut-être pas de second tour. Et moi, ce que je veux, mon objectif, c'est de tout faire et aider pour éviter un second tour Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon. Donc d'abord une primaire pour départager tout cela ? Honnêtement, moi, tout me va à partir du moment où on sait se mettre d'accord. L'idéal est d'éviter la primaire parce que c'est souvent une machine à perdre et c'est souvent le meilleur moyen de se tirer entre nous dessus avant même que la campagne ait commencé. Mais s'il faut y passer, moi, ça ne me dérange pas. Ce qui compte surtout, c'est qu'on soit en capacité de dire, bon, on a un ou une candidate au moment T et on est tous derrière lui ou derrière elle. Ça, on n'y est pas du tout. Vous n'avez pas répondu sur l'identité du candidat, justement. Mais parce que... C'est trop tôt. Mais surtout, pardon, c'est vraiment secondaire. Est-ce que d'abord vous êtes en capacité de me citer les projets différents qui sont portés par la famille du Bloc central ? Pas encore non plus. Un projet massif, a dit Édouard Philippe. Oui, un projet massif. Gabriel Attal aussi est dans la partie et il parle lui-même de Nouvelle République. Il y a plein d'idées intéressantes. On a nos amis du Modem aussi qui sont en partie prenante. Moi qui viens de la social-démocratie, il va falloir aussi travailler avec les sociodémocrates. Si on veut que le grand bloc du centre-gauche au centre-droit qui a porté Emmanuel Macron pendant dix ans continue à porter des idées à la prochaine élection présidentielle, il faut un, rassembler autour des idées. Et ça, il faut bosser le fond. Et puis deux, se mettre d'accord sur une incarnation. Mais pardon, on n'y est pas du tout encore aujourd'hui. Et personne n'est capable de dire qui sera en capacité de représenter cette incarnation. Ce que je pense, c'est qu'il n'en faut qu'un. Sinon, le second tour, ce sera sans nous. Et ce sera le pire des seconds tours à proposer aux Français. »
Radio J — L'interview politique · Laurent Saint Martin - L'interview politique du 18/11/25Vérifier à 10:28
« C'est vrai, vous avez parfaitement raison. D'où l'enjeu politique maintenant. Et sommes-nous capables de continuer à avoir une négociation de rééquilibrage, de rééquilibrage sur les services ? Ça, ça va être la question des prochains jours et des prochaines semaines. Ou alors est-ce qu'on considère que c'est terminé, on ne veut plus en entendre parler, et donc effectivement c'est un accord déséquilibré sur les biens ? Je ne crois qu'il ne faut surtout pas, surtout pas s'arrêter là. Et la deuxième chose, c'est est-ce qu'enfin on va se mettre nous-mêmes au travail en européen pour de la simplification ? La compétitivité de nos entreprises, est-ce qu'elles demandent en priorité ? De la simplification, arrêt de la régulation qui les contraint trop et diversification commerciale. On peut aussi aller chercher des accords commerciaux avec le reste du monde. Regardez l'Inde, l'Indonésie, les pays du Golfe, tous ces pays-là ont envie de commercer avec l'Europe, et on peut aller chercher là pour le coup des baisses, des baisses de droits de douane avec ces zones du monde. Et moi je vous fais juste, Simon Le Baron, un pari. C'est qu'en 2026, malgré cet accord déséquilibré avec Donald Trump, l'Union Européenne peut sortir avec moins de droits de douane globaux. Parce qu'avec d'autres zones du monde, nous aurions eu des accords commerciaux qui nous seront favorables. Et ça c'est possible, comme nous l'avons fait avec le Canada, avec le Mexique, avec le Vietnam. Avec la Chine, désormais ? Alors la Chine c'est différent, parce que la Chine, nous avons aujourd'hui une relation commerciale dont nous devons d'abord nous protéger des surcapacités industrielles pour ne pas justement que nos propres entreprises, nos propres industries subissent une concurrence déloyale. Mais moi je vous parle plutôt de pays comme l'Inde, je vous parle des pays de l'Asie du Sud-Est, je vous parle des pays d'Amérique latine, je vous parle des pays du Golfe, où il y a des zones de croissance très importantes, et les produits européens peuvent être exportés, avec des droits de douane qui pourraient être inférieurs, ça c'est ce que nous sommes en train de négocier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 7:55
« Oui, je crois que nous aurions eu intérêt à faire un bras de fer plus dur, plus ferme avec les Etats-Unis. Non pas parce que les Etats-Unis sont un adversaire, nous les considérons comme un allié, comme un partenaire, mais parce que Donald Trump comprend le rapport de force uniquement. Et d'ailleurs, c'est lui qui le crée. Donc il fallait, je pense, mieux y répondre en montrant davantage nos capacités de rétorsion. Ça, c'est vrai. Et probablement que l'accord aurait pu être différent. Mais je ne veux pas refaire le match. Ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Votre question est la bonne. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on peut être ensemble ? Moi, j'entends une unité européenne sur la nécessité, honnêtement, de mettre en œuvre un agenda de compétitivité, une boussole de compétitivité pour notre Union européenne avec des entreprises qui sont renforcées. Et avec un marché unique, avec une union des marchés de capitaux qui nous permettent davantage d'investir dans notre propre économie. Aujourd'hui, vous avez une épargne privée qui finance énormément l'économie américaine faisant en sorte qu'elle finance davantage notre propre économie européenne. Cet agenda-là, il existe. Il y a un excellent rapport qui s'appelle le rapport Draghi. Mettons-le en œuvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 11:52
« Parce que ça peut être d'une lourdeur administrative et d'une lourdeur normative qui aujourd'hui les empêche. Et ça ne nous empêche pas seulement les entreprises européennes, ça nous empêche aussi parfois d'attirer des investissements internationaux. Donc, ayons un agenda positif. Soyons aujourd'hui, non pas uniquement dans la déception d'un accord déséquilibré d'hier, soyons aussi dans l'attaque pour les prochains mois et les prochaines années, si on veut que l'Europe soit une puissance économique et politique. Si c'est bien le choix qu'on fait de façon unie à 27, alors on a un très beau terrain de jeu devant nous pour à la fois simplifier et rendre plus compétitifs nos industries européennes, et puis encore une fois, aller chercher des accords commerciaux avec le reste du monde. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Saint-Martin : l'accord entre l'UE et les États-Unis est une "bonne nouvelle" mais il "n'est pas équilibré"Vérifier à 10:51
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 17 novembre 2024Vérifier à 43:23