Ministre de l'Intérieur — Gouvernement Lecornu II·RE
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Laurent Nuñez — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 févr. 2024 au 7 mai 2026
Questions
378
Entretiens
18
Sources
18
Heures analysées
6,2 h
Répartition sur 378 questions évaluables
Réponse directe
263
Réponse partielle
58
Réponse à côté
37
Refus explicite
20
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 378
Question 251Gaîté lyrique, Algérie, narcotrafic: l’interview de Laurent Nuñez en intégralité
Plusieurs points qu'on souhaitait aborder, évidemment, avec vous, Laurent Nunez. D'abord, est-ce qu'on peut parler d'une évacuation sous tension ?
Réponse directe
Oui, l'évacuation s'est déroulée sous tension. D'abord, elle s'est bien passée, elle a eu lieu, et la guettée lyrique a pu être rendue à son gestionnaire très rapidement. Mais elle s'est déroulée sous tension parce qu'on a eu des collectifs, des élus aussi, des militants, l'ultra-gauche, qui sont venus clairement pour empêcher cette opération de police, pour empêcher l'exécution de mon arrêté de police qui a été publié hier. Voilà, donc on a dû, effectivement, déployer des cordons de sécurité pour les empêcher d'approcher au plus près de la guettée lyrique, oui. Et il y a eu, d'ailleurs, un moment, une tentative d'enfoncement du barrage qui avait été mis en place et qui a justifié qu'on emp…
« Oui, l'évacuation s'est déroulée sous tension. D'abord, elle s'est bien passée, elle a eu lieu, et la guettée lyrique a pu être rendue à son gestionnaire très rapidement. Mais elle s'est déroulée sous tension parce qu'on a eu des collectifs, des élus aussi, des militants, l'ultra-gauche, qui sont venus clairement pour empêcher cette opération de police, pour empêcher l'exécution de mon arrêté de police qui a été publié hier. Voilà, donc on a dû, effectivement, déployer des cordons de sécurité pour les empêcher d'approcher au plus près de la guettée lyrique, oui. Et il y a eu, d'ailleurs, un moment, une tentative d'enfoncement du barrage qui avait été mis en place et qui a justifié qu'on emploie la force, évidemment, pour contenir cette tentative. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« en tout cas on aurait pu les verbaliser plus sévèrement avec du délit ça veut dire le délit c'est pour comprendre ce que ça veut dire ça veut dire des peines de prison des amendes extrêmement fortes et puis la possibilité d'aller en garde à vue je pense que ce sera plus dissuasif ça me paraît assez clair et dans le projet Riposte d'ailleurs on vise à durcir systématiquement les sanctions d'un certain nombre d'infractions insupportables pour nos concitoyens et qui persistent les rêves parties les rodéos les violences dans le sport on l'a vu hier soir les violences autour du sport le protocytes d'azote l'usage de mortier contre les forces de l'ordre tout à l'heure on parlait des violences contre les forces de l'ordre qui augmentent de 19% la plupart du temps c'est l'usage de mortier donc voilà on durcit la sanction puis par ailleurs dans ce texte on vise aussi à faciliter les procédures c'est d'abord un choc d'autorité des sanctions et puis un choc d'efficacité moi je veux aussi que les policiers puissent et les gendarmes puissent avoir des moyens accrus de lutter contre la délinquance donc on permet d'utiliser la vidéo la vidéo assistée la vidéo protection assistée comme on l'avait fait pendant les JO sur des bâtiments fréquentés par un nombre public dans des lieux publics on permet aussi une meilleure utilisation des lecteurs automatisés des plaques d'immatriculation pour mieux surveiller les flux pour lutter contre tout type de délinquance pouvoir conserver les données plus longtemps on permet également aux policiers et gendarmes d'avoir des possibilités accrues en matière de fouilles sur les zones frontalières voilà donc on renforce à la fois les sanctions et les possibilités d'action des forces de sécurité »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Gaîté lyrique, Algérie, narcotrafic: l’interview de Laurent Nuñez en intégralitéVérifier à 0:05
Question 252Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
– Marine Le Pen, après François Fillon cette semaine, estime que le fondamentalisme islamiste reste la première des menaces, niant le fait que la Russie en soit une, en tout cas soit la principale. Quel est l'état des lieux actuels sur ce point précis du fondamentalisme islamiste et de la menace surtout ?
Réponse directe
– Oui, l'état de la menace, on reste évidemment très concentré sur le terrorisme islamiste, évidemment, donc ça c'est une chose. Il y a le séparatisme aussi qui est important, c'est-à-dire tous ceux qui prônent et qui prêchent le fait que la loi de Dieu puisse être supérieure à la loi de la République, et qui en déduisent un certain nombre d'illégalités, de non-respect des règles françaises. Et puis il y a ce qu'on a appelé, ce qu'on appelle aussi ce que le ministre des Etats, le ministre de l'Intérieur a appelé l'entrisme, c'est cette diffusion progressive dans la société française de cette idée qu'on pourrait aussi un jour appliquer la charia. Voilà, c'est ce qu'il faut combattre, c'est u…
« – Oui, l'état de la menace, on reste évidemment très concentré sur le terrorisme islamiste, évidemment, donc ça c'est une chose. Il y a le séparatisme aussi qui est important, c'est-à-dire tous ceux qui prônent et qui prêchent le fait que la loi de Dieu puisse être supérieure à la loi de la République, et qui en déduisent un certain nombre d'illégalités, de non-respect des règles françaises. Et puis il y a ce qu'on a appelé, ce qu'on appelle aussi ce que le ministre des Etats, le ministre de l'Intérieur a appelé l'entrisme, c'est cette diffusion progressive dans la société française de cette idée qu'on pourrait aussi un jour appliquer la charia. Voilà, c'est ce qu'il faut combattre, c'est un entrisme qui est moins visible, qui nous préoccupe et qui mobilise l'ensemble des services, et notamment des services de renseignement, mais pas que. Qui les mobilise au quotidien, parce que certes on n'en parle pas tous les jours, »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 11:18Voir 2 autres passages
« Bien sûr, comme l'ensemble des services de sécurité français, la préfecture de police a une direction du renseignement à la préfecture de police, et puis il y a l'ensemble des services de renseignement, à commencer par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, on reste très concentré sur l'ensemble de ce champ de menaces qui va finalement du terrorisme au séparatisme, on reste très attentif, et tout en ayant évidemment à l'esprit que ça ne concerne qu'une minorité de nos compatriotes et des musulmans qui vivent sur le territoire national. Évidemment, évidemment. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 12:25
« – Ça reste le terrorisme, évidemment, évidemment. »
Question 253Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Qu'est-ce qui constitue l'apologie du terrorisme ?
Réponse directe
Urgence Palestine, d'un collectif par exemple, dont plusieurs des militants de nombreuses reprises ont salué le Hamas et ont considéré que l'attaque du 7 octobre 2023 était un acte de résistance. Bon, ce qui n'est pas acceptable, ça, ça s'appelle de l'apologie du terrorisme. Et d'ailleurs, le juge judiciaire l'a déjà jugé, ce point est tranché. Hier soir, effectivement, l'appel à manifester, donc pour cette manifestation du 7 mars, comportait des slogans de la sorte. J'ai cru bon l'interdire parce qu'il me semblait qu'il y avait là un trouble à l'ordre public, au sens, une atteinte à la dignité humaine, parce qu'il y avait, c'est de l'incitation à la violence et de l'incitation à la haine.…
« Urgence Palestine, d'un collectif par exemple, dont plusieurs des militants de nombreuses reprises ont salué le Hamas et ont considéré que l'attaque du 7 octobre 2023 était un acte de résistance. Bon, ce qui n'est pas acceptable, ça, ça s'appelle de l'apologie du terrorisme. Et d'ailleurs, le juge judiciaire l'a déjà jugé, ce point est tranché. Hier soir, effectivement, l'appel à manifester, donc pour cette manifestation du 7 mars, comportait des slogans de la sorte. J'ai cru bon l'interdire parce qu'il me semblait qu'il y avait là un trouble à l'ordre public, au sens, une atteinte à la dignité humaine, parce qu'il y avait, c'est de l'incitation à la violence et de l'incitation à la haine. Malheureusement, je n'ai pas été suivi par le juge administratif. Moi, je prends acte des décisions, je les respecte. Et je vous confirme, effectivement, que pendant cette manifestation, à de nombreuses reprises, il y a eu des appels à l'intifada qui ont été prononcés, mais à de nombreuses reprises. Est-ce que des poursuites sont envisagées ? On va évidemment travailler à saisir le procureur de la République, faire des articles 40 du Code de procédure pénale, comme on dit dans notre jargon. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 4:20
Question 254Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Vous dites « on va travailler à », vous ne saisissez pas le profil du procureur.
Réponse à côté
Oui, bien sûr, on va travailler sur la vidéo et essayer d'identifier les individus. Je préférais que cette manifestation soit interdite. Voilà, bon, j'ai été suspendu, je respecte la décision du tribunal administratif, mais elle s'est un peu déroulée, comme nous le prévoyons, et c'est pour ça, d'ailleurs, que j'avais pris cette décision. Encore une fois, elle a été suspendue, moi, je le respecte. Il a été considéré que l'atteinte que j'apportais à la liberté d'expression était disproportionnée. Voilà, moi, je suis droit dans mes bottes. Quand j'ai entendu ce que j'ai entendu hier et quand j'ai vu aussi les nombreuses tentatives de dégradation qui ont empêché les forces de sécurité intérieur…
« Oui, bien sûr, on va travailler sur la vidéo et essayer d'identifier les individus. Je préférais que cette manifestation soit interdite. Voilà, bon, j'ai été suspendu, je respecte la décision du tribunal administratif, mais elle s'est un peu déroulée, comme nous le prévoyons, et c'est pour ça, d'ailleurs, que j'avais pris cette décision. Encore une fois, elle a été suspendue, moi, je le respecte. Il a été considéré que l'atteinte que j'apportais à la liberté d'expression était disproportionnée. Voilà, moi, je suis droit dans mes bottes. Quand j'ai entendu ce que j'ai entendu hier et quand j'ai vu aussi les nombreuses tentatives de dégradation qui ont empêché les forces de sécurité intérieure placées sous mon autorité, je me dis que c'est vrai que cette manifestation aurait pu aussi ne pas se dérouler. Elle s'est déroulée, c'est le cas, je le respecte, et tant mieux. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 5:23
Question 255Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Est-ce que le fait d'être pro-palestinien est un problème en soi, aux yeux des autorités ?
Réponse directe
Évidemment non, ce n'est pas un problème. Mais quand vous flirtez avec eux, ou quand vous êtes dans l'apologie du terrorisme, c'en est un.
« Évidemment non, ce n'est pas un problème. Mais quand vous flirtez avec eux, ou quand vous êtes dans l'apologie du terrorisme, c'en est un. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 4:12
Question 256Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Autre sujet important, Laurent Nunez, cette semaine, Emmanuel Macron a explicitement présenté la Russie comme une menace, en employant le terme. Se matérialise-t-elle actuellement, en Ile-de-France notamment, puisque vous êtes préfet de police de Paris, mais bonne partie de l'Ile-de-France, et si oui, de quelle manière ?
Réponse directe
– Comme préfet de police, je suis assez mal placé pour parler de cette question. Le président faisait allusion au théâtre géopolitique, à la relation entre la France et la Russie, mais comme vous le savez, cette menace, elle s'est aussi matérialisée, elle se matérialise aussi par des formes d'ingérence, que nous connaissons bien, la désinformation, etc. – Des opérations de déstabilisation aussi ? – C'est plutôt comme ça qu'elle se manifeste, à Paris, en région Ile-de-France, mais pas de menace physique directe, bien évidemment.
« – Comme préfet de police, je suis assez mal placé pour parler de cette question. Le président faisait allusion au théâtre géopolitique, à la relation entre la France et la Russie, mais comme vous le savez, cette menace, elle s'est aussi matérialisée, elle se matérialise aussi par des formes d'ingérence, que nous connaissons bien, la désinformation, etc. – Des opérations de déstabilisation aussi ? – C'est plutôt comme ça qu'elle se manifeste, à Paris, en région Ile-de-France, mais pas de menace physique directe, bien évidemment. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 8:42
Question 257Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Est-ce que vous avez des informations, des éléments précis sur les personnes qui ont scandé des appels à l'INCIFADA ?
Réponse directe
C'est pour ça que j'avais interdit cette manifestation. Elle a été déclarée par un collectif, mais ceux qui appelaient réellement à cette manifestation étaient le collectif Urgence Palestine, le groupe Samidoun, considéré comme une organisation terroriste dans certains États, qui, dans les slogans, dans les appels à cette manifestation, comportaient des propos qui, à mes yeux, étaient clairement apologiques. Je rappelle que nous avons interpellé le 8 février dernier lors d'une manifestation, un manifestant d'Urgence Palestine, qui a demandé très clairement, se demander qui n'avait pas pleuré de joie le soir du 7 octobre 2023. Donc voilà, Urgence Palestine, c'est ça. C'est un collectif qui f…
« C'est pour ça que j'avais interdit cette manifestation. Elle a été déclarée par un collectif, mais ceux qui appelaient réellement à cette manifestation étaient le collectif Urgence Palestine, le groupe Samidoun, considéré comme une organisation terroriste dans certains États, qui, dans les slogans, dans les appels à cette manifestation, comportaient des propos qui, à mes yeux, étaient clairement apologiques. Je rappelle que nous avons interpellé le 8 février dernier lors d'une manifestation, un manifestant d'Urgence Palestine, qui a demandé très clairement, se demander qui n'avait pas pleuré de joie le soir du 7 octobre 2023. Donc voilà, Urgence Palestine, c'est ça. C'est un collectif qui flirte et qui est même dans l'apologie du terrorisme. Et donc, il me semblait normal d'interdire cette manifestation. Mais je vous rassure, cet individu qui se demandait qu'il n'avait pas pleuré de joie le soir du 7 octobre, nous l'avons évidemment poursuivi en justice et d'ailleurs, il a été interpellé et il est placé sous contrôle judiciaire. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 7:27
Question 258Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Les organisateurs, eux, estiment qu'il y avait 120 000 participants. Vous annoncez, vous, 47 000 manifestants, marcheurs et marcheuses. La présence, M. Nunez, d'un collectif identitaire d'extrême droite, Nemesis, a été unanimement dénoncé par les associations féministes. Des tensions ont éclaté vers la fin de la manifestation ?
Réponse partielle
En début de manifestation ? Il y a une déclaration de manifestation, il y a des organisateurs, il y avait de nombreux collectifs qui appelaient à cette manifestation, et d'autres groupes peuvent évidemment venir s'y agréger. Je crois qu'il y a effectivement un collectif d'extrême droite qui posait difficulté, le groupe des Némesis. Mais attention, vous aviez aussi le collectif des « Nous vivrons », des femmes juives qui ont constitué un collectif après l'attaque terroriste du 7 octobre 2023. Et qui se dit engagée dans une lutte contre l'antisémitisme. Je crois que ce n'était pas forcément souhaité. Bienvenue dans ce cortège, de sorte que nous avons dû effectivement, en début de manifestatio…
« En début de manifestation ? Il y a une déclaration de manifestation, il y a des organisateurs, il y avait de nombreux collectifs qui appelaient à cette manifestation, et d'autres groupes peuvent évidemment venir s'y agréger. Je crois qu'il y a effectivement un collectif d'extrême droite qui posait difficulté, le groupe des Némesis. Mais attention, vous aviez aussi le collectif des « Nous vivrons », des femmes juives qui ont constitué un collectif après l'attaque terroriste du 7 octobre 2023. Et qui se dit engagée dans une lutte contre l'antisémitisme. Je crois que ce n'était pas forcément souhaité. Bienvenue dans ce cortège, de sorte que nous avons dû effectivement, en début de manifestation, assurer la protection de ces deux groupes pour qu'ils puissent ensuite rejoindre le cortège et pouvoir défiler normalement pour cette journée de manifestation et qu'ils ne soient pas attaqués, embêtés, empêchés. Et donc c'est ce que les forces de sécurité intérieure ont réussi à faire aujourd'hui. Donc ces deux groupes ont pu également manifester. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 0:51Voir 1 autre passage
« Oui, il a fallu les protéger parce que sinon il y aurait eu des incidents, des troubles à l'ordre public. Oui, effectivement, comme chaque fois qu'un groupe, quel que soit l'objet de la manifestation, sur la voie publique, chaque fois qu'un groupe de manifestants est menacé d'être pris à partie par d'autres, évidemment nous intervenons. Et je vous rappelle que nous avions, dans les jours qui précèdent cette manifestation, des appels clairs, clairs qui ont été postés, notamment sur les réseaux sociaux, de collectifs comme Urgence Palestine, le groupe Samy Doud, qui appelaient à s'en prendre aux collectifs de femmes « Nous vivrons très directement », à les empêcher de manifester. Évidemment, il était de ma responsabilité, sous l'autorité du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, de concevoir un dispositif qui permette à tous les groupes qui souhaitaient manifester aujourd'hui pour la Journée internationale des droits des femmes de pouvoir le faire. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 2:00
Question 259Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Bonsoir Laurent Nunez, merci d'être avec nous dans Newsbox, vous êtes le préfet de police de Paris. Bilan de la manifestation parisienne d'abord, qui s'achève en ce moment même ?
Réponse directe
J'ai quitté la préfecture de police, donc on avait les derniers carrés qui arrivaient sur la place de la Nation, parce que c'est une manifestation qui allait de la République à la Nation, et qui a réunis, selon le comptage de la préfecture de police, 47 000 personnes pour cette manifestation consacrée à la journée internationale du droit des femmes.
« J'ai quitté la préfecture de police, donc on avait les derniers carrés qui arrivaient sur la place de la Nation, parce que c'est une manifestation qui allait de la République à la Nation, et qui a réunis, selon le comptage de la préfecture de police, 47 000 personnes pour cette manifestation consacrée à la journée internationale du droit des femmes. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 0:10
Question 260Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Hier soir, également, des journalistes de BFM TV, notamment, ont été chassés de la manifestation après avoir été pris à partie, intimidés, finalement, exfiltrés. Votre réaction ?
Réponse directe
Ma réaction, c'est la même que celle que je viens d'avoir. Vous savez, quand je dis tant mieux, cette manifestation s'est déroulée, ce n'est pas par rapport au fait que la manifestation s'est déroulée. C'est-à-dire qu'il y a eu une décision de justice qui a considéré que mon arrêté d'interdiction était illégal. Moi, je respecte l'état de droit, c'est comme ça. Que des journalistes soient exfiltrés et exfiltrés de ce type de manifestation, ça ne m'étonne pas. C'est assez fréquent que des journalistes, des chaînes d'information continue ou des médias indépendants qui veulent couvrir un événement soient chassés par ceux qui considèrent qu'ils ne vont pas porter leur cause. Voilà. Donc, c'est é…
« Ma réaction, c'est la même que celle que je viens d'avoir. Vous savez, quand je dis tant mieux, cette manifestation s'est déroulée, ce n'est pas par rapport au fait que la manifestation s'est déroulée. C'est-à-dire qu'il y a eu une décision de justice qui a considéré que mon arrêté d'interdiction était illégal. Moi, je respecte l'état de droit, c'est comme ça. Que des journalistes soient exfiltrés et exfiltrés de ce type de manifestation, ça ne m'étonne pas. C'est assez fréquent que des journalistes, des chaînes d'information continue ou des médias indépendants qui veulent couvrir un événement soient chassés par ceux qui considèrent qu'ils ne vont pas porter leur cause. Voilà. Donc, c'est évidemment déplorable. Et encore une fois, c'est pour ça que nous sommes très attentifs. Vous savez... Vous respectez la décision de la justice administrative, mais vous n'en pensez pas moins. Je respecte la décision de la justice administrative, mais il faut aussi comprendre que quand un préfet de la République prend un arrêté d'interdiction, il a conscience qu'il va empêcher quelque part de s'exprimer la liberté d'expression et de manifestation. Et s'il le fait, c'est parce qu'il a des éléments graves et concordants, des indices graves et concordants, qui le laissent à penser que la manifestation ne va pas bien se dérouler. Je crois que ce qui s'est passé hier soir ne me donne pas tout à fait tort. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 6:15
Question 261Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
– La guerre, la guerre, elle peut prendre plusieurs formes, elle peut être hybride, numérique, mais vous, en tant que préfet de police de Paris, au regard de cette menace explicitement présentée comme telle par le président de la République il y a de cela trois jours, vous êtes quoi, inquiet, vigilant ?
Réponse directe
– Je suis préfet de police, donc je ne suis pas, je ne suis plus, j'ai été à la tête de service de renseignement, j'ai eu ces sujets très directement, je ne le suis plus, je ne dirais ni inquiet ni vigilant, nous sommes vigilants sur les tentatives de déstabilisation, vous savez que nous avons eu au moment, enfin il y a encore quelques mois, oui quelques mois, des campagnes qui ont été menées dans les rues de Paris, des campagnes de tag, on avait la position de toutes ces mains rouges sur de nombreuses façades de la capitale, puis ensuite ça a été l'étoile de David qui a été reproduit à de nombreux endroits, on a pu interpeller les auteurs, on soupçonne évidemment des actions d'ingérence de…
« – Je suis préfet de police, donc je ne suis pas, je ne suis plus, j'ai été à la tête de service de renseignement, j'ai eu ces sujets très directement, je ne le suis plus, je ne dirais ni inquiet ni vigilant, nous sommes vigilants sur les tentatives de déstabilisation, »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 9:29Voir 1 autre passage
« vous savez que nous avons eu au moment, enfin il y a encore quelques mois, oui quelques mois, des campagnes qui ont été menées dans les rues de Paris, des campagnes de tag, on avait la position de toutes ces mains rouges sur de nombreuses façades de la capitale, puis ensuite ça a été l'étoile de David qui a été reproduit à de nombreux endroits, on a pu interpeller les auteurs, on soupçonne évidemment des actions d'ingérence de pays et étrangers, ce sont les services spécialisés qui sont en charge de ça, et puisque vous me demandez si je suis vigilant, oui on est très vigilant quand il y a ce type d'action, on essaie tout de suite de retrouver les auteurs pour pouvoir ensuite informer les services de renseignement spécialisé, et le cas échéant détecter des ingérences étrangères. – Il peut y avoir aussi des opérations de déstabilisation, »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 9:45
Question 262Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Vous diriez que la manifestation parisienne s'est donc aujourd'hui bien passée ?
Réponse directe
En tout cas, tous les groupes ont pu défiler. Il a fallu parfois qu'on s'interpose entre certaines, notamment protéger certains groupes pour qu'ils ne soient pas attaqués. Mais la manifestation a pu se dérouler, en ce sens qu'elle est arrivée à son terme, et que toutes les personnes qui ont voulu souhaiter s'exprimer sur la voie publique ont pu le faire aujourd'hui.
« En tout cas, tous les groupes ont pu défiler. Il a fallu parfois qu'on s'interpose entre certaines, notamment protéger certains groupes pour qu'ils ne soient pas attaqués. Mais la manifestation a pu se dérouler, en ce sens qu'elle est arrivée à son terme, et que toutes les personnes qui ont voulu souhaiter s'exprimer sur la voie publique ont pu le faire aujourd'hui. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 2:48
Question 263Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
Réponse directe
En début de manifestation ? Il y a une déclaration de manifestation, il y a des organisateurs, il y avait de nombreux collectifs qui appelaient à cette manifestation, et d'autres groupes peuvent évidemment venir s'y agréger. Je crois qu'il y a effectivement un collectif d'extrême droite qui posait difficulté, le groupe des Némesis. Mais attention, vous aviez aussi le collectif des « Nous vivrons », des femmes juives qui ont constitué un collectif après l'attaque terroriste du 7 octobre 2023. Et qui se dit engagée dans une lutte contre l'antisémitisme. Je crois que ce n'était pas forcément souhaité. Bienvenue dans ce cortège, de sorte que nous avons dû effectivement, en début de manifestatio…
« En début de manifestation ? Il y a une déclaration de manifestation, il y a des organisateurs, il y avait de nombreux collectifs qui appelaient à cette manifestation, et d'autres groupes peuvent évidemment venir s'y agréger. Je crois qu'il y a effectivement un collectif d'extrême droite qui posait difficulté, le groupe des Némesis. Mais attention, vous aviez aussi le collectif des « Nous vivrons », des femmes juives qui ont constitué un collectif après l'attaque terroriste du 7 octobre 2023. Et qui se dit engagée dans une lutte contre l'antisémitisme. Je crois que ce n'était pas forcément souhaité. Bienvenue dans ce cortège, de sorte que nous avons dû effectivement, en début de manifestation, assurer la protection de ces deux groupes pour qu'ils puissent ensuite rejoindre le cortège et pouvoir défiler normalement pour cette journée de manifestation et qu'ils ne soient pas attaqués, embêtés, empêchés. Et donc c'est ce que les forces de sécurité intérieure ont réussi à faire aujourd'hui. Donc ces deux groupes ont pu également manifester. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 0:51Voir 1 autre passage
« Oui, il a fallu les protéger parce que sinon il y aurait eu des incidents, des troubles à l'ordre public. Oui, effectivement, comme chaque fois qu'un groupe, quel que soit l'objet de la manifestation, sur la voie publique, chaque fois qu'un groupe de manifestants est menacé d'être pris à partie par d'autres, évidemment nous intervenons. Et je vous rappelle que nous avions, dans les jours qui précèdent cette manifestation, des appels clairs, clairs qui ont été postés, notamment sur les réseaux sociaux, de collectifs comme Urgence Palestine, le groupe Samy Doud, qui appelaient à s'en prendre aux collectifs de femmes « Nous vivrons très directement », à les empêcher de manifester. Évidemment, il était de ma responsabilité, sous l'autorité du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, de concevoir un dispositif qui permette à tous les groupes qui souhaitaient manifester aujourd'hui pour la Journée internationale des droits des femmes de pouvoir le faire. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 2:00
Question 264Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
Parlons aussi, Laurent Nunez, de la manifestation d'hier soir que vous aviez interdite, qui a finalement été autorisée par la justice administrative. Plusieurs milliers de personnes ont participé hier soir à une marche féministe radicale, selon les termes des organisateurs eux-mêmes. Est-ce que d'abord vous nous confirmez, monsieur le préfet de police de Paris, que des appels à l'intifada, ça veut dire soulèvement en arabe, ont été lancés pendant cette marche d'hier soir ?
Réponse directe
Je vous le confirme, je ne suis pas vraiment surpris. C'est pour ça que je l'avais interdite. Je ne suis pas surpris. Aujourd'hui, c'était une manifestation déclarée par le collectif national des droits des femmes, avec plusieurs dizaines de structures qui appelaient à cette manifestation. Hier, on était sur un appel qui était exprimé de manière un peu plus radicale. On était sur un appel qui a été exprimé de manière un peu plus radicale, avec des groupes d'ultra-gauche, des groupes pro-palestiniens, Urgence Palestine, Samidoun, qui avaient appelé à cette manifestation avec des affiches qui étaient très explicites. Donc très explicites en termes de soutien à la cause pro-palestinienne et la…
« Je vous le confirme, je ne suis pas vraiment surpris. C'est pour ça que je l'avais interdite. Je ne suis pas surpris. Aujourd'hui, c'était une manifestation déclarée par le collectif national des droits des femmes, avec plusieurs dizaines de structures qui appelaient à cette manifestation. Hier, on était sur un appel qui était exprimé de manière un peu plus radicale. On était sur un appel qui a été exprimé de manière un peu plus radicale, avec des groupes d'ultra-gauche, des groupes pro-palestiniens, Urgence Palestine, Samidoun, qui avaient appelé à cette manifestation avec des affiches qui étaient très explicites. Donc très explicites en termes de soutien à la cause pro-palestinienne et la cause radicale. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 3:30
Question 265Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralité
on en parlait, et des cyberattaques Paris peut apparaître comme étant une cible prioritaire de pays comme la Russie, de hackers russes, des attaques informatiques par exemple, la préfecture de police de Paris, est-ce qu'elle renforce sa sécurité très concrètement ?
Réponse directe
– Tous les services, toutes les grandes administrations d'État ont renforcé leur système de sécurité informatique, leur système d'information, ça a été fait, ça a été lancé avant les Jeux Olympiques, puisque nous craignions, à juste titre d'ailleurs, qu'il y ait de nombreuses attaques cyber, et donc toutes les grandes administrations ont renforcé leur système d'information, et la préfecture de police évidemment n'a pas échappé à cela.
« – Tous les services, toutes les grandes administrations d'État ont renforcé leur système de sécurité informatique, leur système d'information, ça a été fait, ça a été lancé avant les Jeux Olympiques, puisque nous craignions, à juste titre d'ailleurs, qu'il y ait de nombreuses attaques cyber, et donc toutes les grandes administrations ont renforcé leur système d'information, et la préfecture de police évidemment n'a pas échappé à cela. »
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 10:38
Question 266Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Vous, à votre échelle, à l'échelle de la zone qui est votre zone de compétence, l'idée, c'est de baisser de quoi ?
Réponse partielle
je affinerai évidemment le chiffre, mais on représente à peu près 4 à 5 000. D'accord. À peu près. Donc on ne va pas se fixer d'objectifs quantitatifs. Le ministre nous a fixé des objectifs qui sont des objectifs qui visent à s'assurer que les personnes soient mieux intégrées, mieux insérées. Et puis il y a aussi, encore une fois, j'insiste beaucoup dans l'intégration, la vérification du respect des principes de l'engagement républicain, de la maîtrise du français. En tout cas, ce sera le cas systématique. Mais ce n'était pas déjà le cas ? Ce sera le cas systématiquement. Vous savez, en matière d'admission exceptionnelle au séjour, nous recevons beaucoup de lettres d'élus de la République q…
« je affinerai évidemment le chiffre, mais on représente à peu près 4 à 5 000. D'accord. À peu près. Donc on ne va pas se fixer d'objectifs quantitatifs. Le ministre nous a fixé des objectifs qui sont des objectifs qui visent à s'assurer que les personnes soient mieux intégrées, mieux insérées. Et puis il y a aussi, encore une fois, j'insiste beaucoup dans l'intégration, la vérification du respect des principes de l'engagement républicain, de la maîtrise du français. En tout cas, ce sera le cas systématique. Mais ce n'était pas déjà le cas ? Ce sera le cas systématiquement. Vous savez, en matière d'admission exceptionnelle au séjour, nous recevons beaucoup de lettres d'élus de la République qui nous demandent de déroger. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Je ne ferai pas d'autres commentaires, simplement, pour ce qui est de ma zone de compétence, pour la régularisation, je ne suis compétent qu'à Paris. J'ai une compétence en matière de droit public qui dépasse la carte parisienne, mais je ne suis compétent qu'à Paris. À Paris, nous appliquerons évidemment strictement la circulaire du ministre de l'Intérieur. Et donc, oui, pour répondre clairement à votre question, il y aura moins de régularisation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:47
Question 267Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
De 15 %, 20 % ?
Réponse à côté
je affinerai évidemment le chiffre, mais on représente à peu près 4 à 5 000. D'accord. À peu près. Donc on ne va pas se fixer d'objectifs quantitatifs. Le ministre nous a fixé des objectifs qui sont des objectifs qui visent à s'assurer que les personnes soient mieux intégrées, mieux insérées. Et puis il y a aussi, encore une fois, j'insiste beaucoup dans l'intégration, la vérification du respect des principes de l'engagement républicain, de la maîtrise du français. En tout cas, ce sera le cas systématique. Mais ce n'était pas déjà le cas ? Ce sera le cas systématiquement. Vous savez, en matière d'admission exceptionnelle au séjour, nous recevons beaucoup de lettres d'élus de la République q…
« je affinerai évidemment le chiffre, mais on représente à peu près 4 à 5 000. D'accord. À peu près. Donc on ne va pas se fixer d'objectifs quantitatifs. Le ministre nous a fixé des objectifs qui sont des objectifs qui visent à s'assurer que les personnes soient mieux intégrées, mieux insérées. Et puis il y a aussi, encore une fois, j'insiste beaucoup dans l'intégration, la vérification du respect des principes de l'engagement républicain, de la maîtrise du français. En tout cas, ce sera le cas systématique. Mais ce n'était pas déjà le cas ? Ce sera le cas systématiquement. Vous savez, en matière d'admission exceptionnelle au séjour, nous recevons beaucoup de lettres d'élus de la République qui nous demandent de déroger. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Je ne ferai pas d'autres commentaires, simplement, pour ce qui est de ma zone de compétence, pour la régularisation, je ne suis compétent qu'à Paris. J'ai une compétence en matière de droit public qui dépasse la carte parisienne, mais je ne suis compétent qu'à Paris. À Paris, nous appliquerons évidemment strictement la circulaire du ministre de l'Intérieur. Et donc, oui, pour répondre clairement à votre question, il y aura moins de régularisation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:47
Question 268Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
C'était à peu près 30 000 par an ?
Réponse directe
Oui, c'est ça.
« Oui, c'est ça. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 14:59
Question 269Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
C'est-à-dire les poursuivre en justice en quelque sorte pour manquement aux nécessités éducatives, voire prendre des décisions également sur des prestations sociales qui pourraient être perçues ?
Réponse à côté
Alors d'abord, évidemment, cette réponse relève éminemment du pouvoir politique. Ça ne m'empêche pas d'avoir un avis personnel. La responsabilité pénale, c'est plus compliqué. Il faut toujours qu'il y ait un comportement qui soit à l'origine d'une faute. Donc on faudra considérer que ce soit fautif. Je crois un peu plus aux possibilités de remettre en cause peut-être un certain nombre de prestations qui sont d'ailleurs très corrélées à l'éducation des enfants. Donc ça, ça a du sens pour vous ? Après, la responsabilité parentale, ce n'est pas le seul levier, Benjamin Duhamel. Ce que je vous dis, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos et tout attendre de la police nationale. Elle fait…
« Alors d'abord, évidemment, cette réponse relève éminemment du pouvoir politique. Ça ne m'empêche pas d'avoir un avis personnel. La responsabilité pénale, c'est plus compliqué. Il faut toujours qu'il y ait un comportement qui soit à l'origine d'une faute. Donc on faudra considérer que ce soit fautif. Je crois un peu plus aux possibilités de remettre en cause peut-être un certain nombre de prestations qui sont d'ailleurs très corrélées à l'éducation des enfants. Donc ça, ça a du sens pour vous ? Après, la responsabilité parentale, ce n'est pas le seul levier, Benjamin Duhamel. Ce que je vous dis, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos et tout attendre de la police nationale. Elle fait un travail remarquable et la gendarmerie, d'ailleurs, dans sa zone de compétence, qui fait un travail remarquable. Mais les leviers pour endiguer la violence chez les mineurs, ils sont nombreux. Ils sont évidemment chez les élus en matière de prévention de la délinquance. Ils sont dans les associations. Ils sont aussi du côté de l'éducation nationale et aussi, évidemment, des parents. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 13:13Voir 1 autre passage
« Oui, moins régulariser à titre exceptionnel. Ce sont la circulaire, l'ancienne circulaire de Manuel Vals de novembre 2012, donc remplacée par la circulaire du ministre d'État. C'est une circulaire qui concerne l'admission exceptionnelle au séjour. Il faut que nos compatriotes comprennent bien que ce sont des gens qui ne rentrent dans aucune case de la régularisation. Effectivement, il y a une restriction qui porte sur la durée, mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi la vérification des conditions d'intégration. Donc je crois que voilà, ce sont des mesures qui étaient attendues. Les préfets conservent un pouvoir à la précession. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 14:28
Question 270Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Un mot, vous évoquez il y a un instant, Laurent Nunez, le rôle des acteurs pour lutter contre la délinquance qui aboutit à ce genre de drame. Est-ce que, par exemple, vous travaillez bien avec la maire du 14e arrondissement, maire écologiste Karine Petit, qui, sur les réseaux sociaux, a été parfois raillée sur les propos qu'elle a pu tenir, sur des mesures qui avaient été prises, précisément pour éviter l'insécurité devant ce stade où le jeune Elias a été poignardé ?
Réponse directe
Nous travaillons très bien avec la ville de Paris en matière de prévention de la délinquance. La prévention de la délinquance, c'est important. D'ailleurs, il y a des actions qui sont engagées actuellement, notamment avec le parquet de Paris, avec le rectorat, sur l'usage des armes blanches. Mais ce sont des actions de prévention. Moi, je m'inscris sur le volet répressif. Le volet répressif, je ne peux pas, je ne dirai jamais que la société a loupé quelque chose avec les auteurs de l'homicide du jeune Elias. Jamais. Donc voilà, il y a deux auteurs, il y a deux auteurs qui ont commis un acte délictueux.
« Nous travaillons très bien avec la ville de Paris en matière de prévention de la délinquance. La prévention de la délinquance, c'est important. D'ailleurs, il y a des actions qui sont engagées actuellement, notamment avec le parquet de Paris, avec le rectorat, sur l'usage des armes blanches. Mais ce sont des actions de prévention. Moi, je m'inscris sur le volet répressif. Le volet répressif, je ne peux pas, je ne dirai jamais que la société a loupé quelque chose avec les auteurs de l'homicide du jeune Elias. Jamais. Donc voilà, il y a deux auteurs, il y a deux auteurs qui ont commis un acte délictueux. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 10:05
Question 271Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Oui, parce que c'est important. Et abordons effectivement le volet des propositions qui sont soumises au débat public, notamment par les responsables politiques qui se sont emparés de ce drame. Vous, vous dites clairement à la place qui est la vôtre. Je rappelle que vous avez été ministre quand Christophe Castaner était ministre de l'Intérieur. Vous êtes désormais préfet de police. Il y a un problème avec la façon dont la justice traite ce genre d'affaires, la violence des mineurs en termes de délai, en termes de sévérité aussi ?
Réponse directe
Il y a un double problème. Je crois qu'il ne faut pas pointer du doigt la justice. Les magistrats, et je travaille tous les jours avec la procureure de la République de Paris, sa main ne tremble jamais. Sa main ne tremble jamais. Après, vous avez des textes, vous avez des lois qui sont ce qu'elles sont et qui s'appliquent à droit constant. Il est peut-être temps. Et encore une fois, je sais que des réflexions sont en cours et c'est une bonne chose qu'on commence à réfléchir à ce qu'est la justice des mineurs, ce qu'est l'excuse de minorité, ce qu'est la possibilité d'avoir des comparutions immédiates pour les jeunes et les mineurs.
« Il y a un double problème. Je crois qu'il ne faut pas pointer du doigt la justice. Les magistrats, et je travaille tous les jours avec la procureure de la République de Paris, sa main ne tremble jamais. Sa main ne tremble jamais. Après, vous avez des textes, vous avez des lois qui sont ce qu'elles sont et qui s'appliquent à droit constant. Il est peut-être temps. Et encore une fois, je sais que des réflexions sont en cours et c'est une bonne chose qu'on commence à réfléchir à ce qu'est la justice des mineurs, ce qu'est l'excuse de minorité, ce qu'est la possibilité d'avoir des comparutions immédiates pour les jeunes et les mineurs. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 6:39
Question 272Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Et sur la responsabilité des parents, puisque c'est ce qui est inscrit en bas de cet écran, aux phrases que vous venez de prononcer, est-ce qu'il faut aller jusqu'à engager la responsabilité pénale des parents ?
Réponse partielle
Alors d'abord, évidemment, cette réponse relève éminemment du pouvoir politique. Ça ne m'empêche pas d'avoir un avis personnel. La responsabilité pénale, c'est plus compliqué. Il faut toujours qu'il y ait un comportement qui soit à l'origine d'une faute. Donc on faudra considérer que ce soit fautif. Je crois un peu plus aux possibilités de remettre en cause peut-être un certain nombre de prestations qui sont d'ailleurs très corrélées à l'éducation des enfants. Donc ça, ça a du sens pour vous ? Après, la responsabilité parentale, ce n'est pas le seul levier, Benjamin Duhamel. Ce que je vous dis, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos et tout attendre de la police nationale. Elle fait…
« Alors d'abord, évidemment, cette réponse relève éminemment du pouvoir politique. Ça ne m'empêche pas d'avoir un avis personnel. La responsabilité pénale, c'est plus compliqué. Il faut toujours qu'il y ait un comportement qui soit à l'origine d'une faute. Donc on faudra considérer que ce soit fautif. Je crois un peu plus aux possibilités de remettre en cause peut-être un certain nombre de prestations qui sont d'ailleurs très corrélées à l'éducation des enfants. Donc ça, ça a du sens pour vous ? Après, la responsabilité parentale, ce n'est pas le seul levier, Benjamin Duhamel. Ce que je vous dis, c'est qu'on ne peut pas tout mettre sur le dos et tout attendre de la police nationale. Elle fait un travail remarquable et la gendarmerie, d'ailleurs, dans sa zone de compétence, qui fait un travail remarquable. Mais les leviers pour endiguer la violence chez les mineurs, ils sont nombreux. Ils sont évidemment chez les élus en matière de prévention de la délinquance. Ils sont dans les associations. Ils sont aussi du côté de l'éducation nationale et aussi, évidemment, des parents. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 13:13
Question 273Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence ?
Réponse directe
Bien sûr. Et puis c'est ce qu'a dit aussi le garde des Sceaux. C'est une réflexion qui est lancée. Enfin, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Enfin, moi, je vous apporte mon témoignage de préfet de police, de responsable des services de police. Les mineurs de 16, 17 ans commettent des actes à l'identique des jeunes majeurs. De mon point de vue, il n'y a pas à les juger différemment. Vous avez dans des home-checkings, je le disais tout à l'heure, de plus en plus, on a des équipes de 3-4 individus, souvent d'ailleurs avec des commanditaires derrière.
« Bien sûr. Et puis c'est ce qu'a dit aussi le garde des Sceaux. C'est une réflexion qui est lancée. Enfin, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Enfin, moi, je vous apporte mon témoignage de préfet de police, de responsable des services de police. Les mineurs de 16, 17 ans commettent des actes à l'identique des jeunes majeurs. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 11:53Voir 1 autre passage
« De mon point de vue, il n'y a pas à les juger différemment. Vous avez dans des home-checkings, je le disais tout à l'heure, de plus en plus, on a des équipes de 3-4 individus, souvent d'ailleurs avec des commanditaires derrière. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 12:11
Question 274Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Est-ce que vous êtes rassuré ?
Réponse directe
Alors, d'abord, Benjamin Nuhamel, permettez-moi de saluer l'engagement qui a été celui des sapeurs-pompiers de la préfecture de police qui a maîtrisé le sinistre très rapidement. Je me suis rendu avec la maire de Paris, Madame Hidalgo, avec le procureur adjoint. L'incendie a été très rapidement maîtrisé. La situation de la flèche n'est absolument pas stabilisée au moment où on se parle. Et la décision qui a été prise est de la retirer, en fait, parce qu'elle menace de s'effondrer, soit côté rue, soit côté mairie, ce qui provoquait des dégâts importants. Et donc, là, nous discutons actuellement, j'étais encore en ligne dans la voiture en venant avec mes collaborateurs, nous discutons avec la…
« Alors, d'abord, Benjamin Nuhamel, permettez-moi de saluer l'engagement qui a été celui des sapeurs-pompiers de la préfecture de police qui a maîtrisé le sinistre très rapidement. Je me suis rendu avec la maire de Paris, Madame Hidalgo, avec le procureur adjoint. L'incendie a été très rapidement maîtrisé. La situation de la flèche n'est absolument pas stabilisée au moment où on se parle. Et la décision qui a été prise est de la retirer, en fait, parce qu'elle menace de s'effondrer, soit côté rue, soit côté mairie, ce qui provoquait des dégâts importants. Et donc, là, nous discutons actuellement, j'étais encore en ligne dans la voiture en venant avec mes collaborateurs, nous discutons avec la ville de Paris et les architectes de sécurité de la préfecture de police pour retirer cette flèche et essayer de le faire dès demain pour éviter un sinistre plus grave, d'autant qu'on traverse comme vous venez d'en parler des épisodes venteux. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 16:24Voir 1 autre passage
« On n'a pas d'élément l'enquête est en cours, mais voilà, à ce stade, je n'ai pas d'élément qui laisse à penser que ce soit autre chose qu'une cause accidentelle, mais il faut toujours rester prudent. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 17:21
Question 275Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
L'invité du jour qui est sur le point de s'installer autour de ce plateau, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir. Laurent Nunez, je voudrais bien sûr commencer par ce qui est arrivé au jeune Elias, 14 ans, poignardé à mort à la sortie de son entraînement de foot, alors que deux jeunes tentaient de lui voler son téléphone portable. Les deux suspects sont des mineurs, 16 et 17 ans. L'un des deux a avoué avoir porté ce coup de couteau. La France est un coupe-gorge, Laurent Nunez ?
Réponse partielle
Non, pas du tout. D'abord, permettez-moi d'avoir une pensée pour la famille d'Elias, pour ses proches. C'est évidemment un drame. Ça ne devrait pas arriver. Ça ne doit pas arriver. Vous savez, les vols avec violence, c'était un fléau il y a encore quelques années. Ils sont en chute libre. Donc nous, côté des services de police, on continue à travailler. Évidemment, vous savez, 2024, les vols violents baissent à Paris, y compris dans le 14e, de plus de 20%. Évidemment, ces chiffres ne pèsent rien à côté du drame et de la mort d'un enfant, d'un adolescent de 14 ans. Ne pèsent rien. Mais nous, on va continuer, évidemment, ce travail de police qui consiste à éradiquer la délinquance. C'est ce q…
« Non, pas du tout. D'abord, permettez-moi d'avoir une pensée pour la famille d'Elias, pour ses proches. C'est évidemment un drame. Ça ne devrait pas arriver. Ça ne doit pas arriver. Vous savez, les vols avec violence, c'était un fléau il y a encore quelques années. Ils sont en chute libre. Donc nous, côté des services de police, on continue à travailler. Évidemment, vous savez, 2024, les vols violents baissent à Paris, y compris dans le 14e, de plus de 20%. Évidemment, ces chiffres ne pèsent rien à côté du drame et de la mort d'un enfant, d'un adolescent de 14 ans. Ne pèsent rien. Mais nous, on va continuer, évidemment, ce travail de police qui consiste à éradiquer la délinquance. C'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur. C'est ce que je fais. Mais voilà, on va continuer. Mais ce qu'on remarque, au-delà, baisse de la délinquance, évidemment... »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 0:33Voir 1 autre passage
« C'est très difficile. Évidemment, c'est très difficile à entendre. Et puis, je vais vous dire, encore une fois, ces chiffres ne pèsent rien. Mais ils montrent quand même que le travail de la police, des forces de sécurité intérieure, il est là. Mais ce qu'on est obligé de relever, c'est que la violence chez les mineurs est en augmentation. Et ça, c'est une réalité. Dans certains items de la délinquance, même si ces items baissent, la part des mineurs est très importante. Les vols violents dont je parlais à l'instant, un tiers des mises en cause pour les vols violents sont des mineurs. 40% pour les cambriolages. Voilà. Un vol à main armée sur quatre est commis par un mineur. Donc, on a une augmentation des phénomènes de violents chez les jeunes. Le phénomène de homejacking, dont vous parlez souvent, qui est aussi un phénomène qui est en baisse. On voit de plus en plus de mineurs s'engager dans ce type de délinquance. Et c'est évidemment extrêmement inquiétant. »
BFMTV · Mort d'Elias, délinquance… l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 1:33
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 8:22
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« Non il n'y a pas de concurrence avec Bruno Retailleau sur la lutte contre l'antrisme ? Je l'ai dit hier au Sénat je l'ai dit hier au Sénat il n'y a pas de concurrence d'abord l'antrisme la lutte contre l'antrisme s'inscrit dans une continuité depuis 2017 qui a consisté à lutter contre le séparatisme le séparatisme et l'antrisme l'antrisme il faut voter les spectateurs qu'on voit une base ce que c'est c'est plutôt la mouvance des frères musulmans du milligo russe turc où on essaie d'investir la société avec l'apparence de la normalité mais en réalité le but qu'on a c'est d'imposer une loi religieuse c'est ça l'antrisme c'est plus compliqué à cerner et le gouvernement travaillait un texte monsieur Bruno Retailleau a quitté le gouvernement moi je suis allé et j'ai repris le travail qui était en cours et donc j'ai amélioré ce texte je l'ai complété avec des mesures nouvelles on l'a mieux réécrit on a saisi le conseil d'état pour être sûr de passer la rampe du conseil constitutionnel Bruno Retailleau a souhaité déposer une proposition de loi je respecte cette position mais moi je suis légitime à dire je suis le représentant du gouvernement et monsieur Retailleau sait mieux que quiconque que ce travail avait été lancé et il faut aller au bout c'est-à-dire saisir le conseil d'état et bien sûr j'ai rajouté un certain nombre de mesures par rapport à celles qui étaient prévues par Bruno Retailleau ce sont des mesures qu'on a prévues de dissolution de structure de gel de fond de gel administratif qui n'existent pas en matière de séparatisme islamiste ça n'existe qu'en matière de terrorisme ce sont des mesures extrêmement utiles qu'il faut faire aboutir et qui sont dans mon projet de loi il y en a d'autres d'ailleurs que j'ai rajouté qui ne sont pas dans le projet de monsieur Retailleau qui n'a pas voulu je tiens à lire saisir le conseil d'état ce qui est quand même une difficulté Charles Rodouel a fait adopter une proposition de loi avant-hier très importante avec le contour du gouvernement j'ai passé trois jours à ses côtés au banc du gouvernement pour porter la position du gouvernement sur la proposition de loi et nous avons pour cette proposition de loi saisi le conseil d'état c'est important de saisir le conseil d'état »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 15:40
« on a fait faire des contrôles moi je suis allé sur place j'ai eu une réunion avec le préfet que je veux saluer le préfet les gendarmes qui sont impliqués et on a procédé à des contrôles systématiques en sortie contrôles d'acolimie contrôles de l'issue verbalisation systématique puisque ça n'est malheureusement qu'une contravention malheureusement ça n'est qu'une contravention et puis ensuite on a saisi tout le matériel vous n'avez pas le moyen d'agir en amont en amont d'abord en amont il y a deux façons d'agir d'abord il faut que nos textes soient plus dissuasifs ça les fera réfléchir avant de faire ce type d'action il faut que ce soit délictuel qu'on puisse avoir des gardes à vue qu'on puisse poursuivre y compris pour les participants quand vous occupez pendant 3-4 jours un terrain comme ça a été fait avec de nombreuses dégradations pour les agriculteurs pour les riverains des nuisances pendant 3 ou 4 jours vous ne pouvez pas être sanctionné d'une simple contravention comme une simple infraction routière ce n'est pas possible donc on veut créer un délit c'est ce que je porte dans le projet de loi Riposte et puis en amont c'est compliqué de prévenir ce type de mouvement parce qu'il s'organise de manière quasi militaire et les services de renseignement non pas pour des groupes festifs finalement ils n'organisent que des fêtes mais ça crée des nuisances on n'est pas sur des groupes radicaux violents où on peut mettre en place des techniques de renseignement et plus intrusés ce que j'ai dit hier au Sénat c'est que quand même on peut s'interroger »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 6:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 91 observations91 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas bande contre bande D'abord, vous avez raison de souligner que les violences urbaines d'une manière générale depuis le début de l'année elles baissent plus tôt elles vont être à presque moins 10% mais au sein de cette catégorie les atteintes aux forces de sécurité intérieure augmentent elles augmentent de 19% depuis le début de l'année c'est à peu près un quart des violences urbaines évidemment ça nous inquiète il y a des prises à partie des forces de l'ordre dans les quartiers et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai passé les instructions aux préfets et aux directeurs de police qui sont très claires c'est l'intervention systématique l'intervention systématique contrairement à ce que j'ai pu entendre encore il y a quelques jours sur votre antenne d'un chroniqueur qui disait que le préfet les préfets a l'instruction de ne pas intervenir le ministre lui-même donnait ses instructions non, on intervient systématiquement j'ai été encore aux côtés des policiers dans les Yvelines il y a quelques jours où il y a eu des violences urbaines importantes et ils interviennent systématiquement je veux saluer évidemment leur courage et la réponse de l'Etat c'est toujours celle de la fermeté »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 3:13Voir 2 autres passages
« Non, on ne s'habitue pas à ça je condamne extrêmement fermement vous avez toujours des centaines d'individus qui créent ces débordements à l'issue des festivités, même pendant les festivités et qui cherchent à s'en prendre aux forces de l'ordre à piller des commerces également Le bilan d'abord je veux remercier et féliciter le préfet de police l'ensemble de ses équipes qui sont intervenues systématiquement conformément aux instructions qui sont les miennes qui étaient celles aussi de mes prédécesseurs c'est de ne tolérer aucun débordement et d'intervenir systématiquement c'est ce qui a été fait hier soir, systématiquement il n'y a pas eu à ma connaissance de pillage de commerce il y a eu une tentative, elle a été empêchée le bilan c'est 128 interpellations sur l'agglomération parisienne dont c'est 127 pardon, dont 108 à Paris 107 à Paris »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 0:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées17 oct. 2024 au 7 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non parce que non ça n'est pas possible parce que ce texte qui permet de geler administrativement des avoirs ça existe aussi en procédure judiciaire mais là on permet de le faire en administratif ça existe déjà dans notre pays pour le narcotrafic depuis la loi narcotrafic ça existe depuis 2017 pour le terrorisme et ça existe pour les ingérences étrangères donc là on rajoute le motif du séparatisme mais attention et d'autres motifs on fait référence à un autre article du code de sécurité intérieure qui vise tous les mouvements qui appellent à la haine à la discrimination à la violence qui vise à s'organiser en groupe de combat qui appellent à la lutte armée donc vous voyez on est loin des partis politiques et des syndicats il ne faut pas avoir de crainte on est vraiment sur la mouvance ultra tout ce qui déstabilise nos intérêts fondamentaux »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 18:22Voir 2 autres passages
« c'est toujours comme ça que ça se passe et une fois qu'ils sont installés c'est très compliqué de les déloger je comprends que nos concitoyens ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir vous êtes sur une zone vous êtes sur une zone qui est un polygone militaire que je connais bien puisque je suis originaire du département duchière je connais bien cette zone je vous assure que quand vous la traversez en méconnaissance des règles applicables vous êtes verbalisés et je comprends que nos concitoyens je comprends que les riverains je comprends que les habitants du département duchière ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir dans ces cas-là mais une fois qu'ils sont installés c'est très compliqué de les déloger j'entends »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 5:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mai 2026 au 7 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ce n'est pas du tout ce que d'abord j'avais précisé à titre personnel évidemment le voile des fillettes me choque il n'y a pas de libre-arvite là-dedans j'avais précisé j'avais donné cet exemple pour bien montrer que le combat que nous menons sur le séparatisme et l'entrisme il faut veiller à ne pas stigmatiser et attention à ces mesures qui peuvent être justifiées mais qui donnent un mauvais signal et qui laissent à penser finalement que ce contre quoi on lutte c'est contre l'islam attention à ces mauvais signals c'est tout ce que j'avais voulu dire ce jour-là et d'ailleurs et d'ailleurs je note je note que le rapport sénatorial qui a précédé la proposition de loi de monsieur Rotaillot prévoyait une interdiction du voilement des mineurs comme l'interdiction du jeune au sens religieux pour les moins de 14 ans et je note avec satisfaction que finalement ces mesures n'ont pas été retenues dans la proposition de loi et je crois que c'est une bonne chose il ne faut pas donner de stime qui laisse à penser qu'on stigmatise qu'on veut s'en prendre à nos compatriotes musulmans parce que le combat qu'on mène contre le séparatisme et l'entrisme il est prioritaire il faut se concentrer sur le coeur de l'objectif »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 19:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack18 mars 2025 au 7 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« qui me visait par ailleurs donc d'abord on visait les armées puisque c'était sur un champ militaire on visait le ministre de l'intérieur qui on le sait combat les rêves partis les ordinateurs de rêves partis parce qu'il est originaire de Bourges né à Bourges il y a toutes ses attaches donc on vient dans le chair voilà je pense que la façon dont ils ont procédé mérite qu'on s'interroge pour savoir s'il ne faut pas monter en puissance sur le suivi de renseignement de ces groupes qui finalement créent des violences qui sont inacceptables »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 7:41Voir 2 autres passages
« non mais c'est insupportable je pense qu'en réalité c'est les députés de la France insoumise chaque fois qu'il y a des interventions de police il vous explique que ce sont des violences policières systématiquement c'est-à-dire que ces personnes sont contre la police en tout cas contre une police armée et qui intervient et qui fait rétablir l'ordre donc ils sont pour les délinquants ? je n'irai pas jusque-là quand même mais enfin ce faisant il facilite un peu le travail de ceux qui sèment le désordre dans notre pays il est normal que la police intervienne de manière proportionnée elle est sous contrôle comme aucun autre corps comme aucun autre corps et c'est aussi vrai de la gendarmerie nationale et donc voilà je trouve que ces propos sont extrêmement graves en fait sont extrêmement graves pour la concorde républicaine au sein de notre pays il est normal que la police donne la force quand il y a des dégradations c'est normal et c'est légitime »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 4:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 45 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le 30 mai, oui c'est le final Vous avez doublé le dispositif ce que vous avez fait On a l'expérience de l'année dernière On va discuter aussi avec le maire de Paris qui a annoncé de manière unilatérale la création d'une fanzone en général on discute un peu avec le préfet de police avant ça Ça n'a pas été le cas Ça n'a pas été le cas il faudra qu'on voit où cette fanzone va être organisée mais évidemment le soir de la finale il y a des risques de débordements importants et je veux vous redire ici à votre antenne qu'il y aura une réponse qui aura la même fermeté que celle d'hier soir des interventions systématiques on ne tolère pas de débordements »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« je voulais en discuter avec mon homologue j'ai lu d'ailleurs dans un grand journal du dimanche que je souhaitais absolument rencontrer non je ne souhaite pas rencontrer absolument mon homologue nous avions convenu de nous voir et discuter de la réorganisation de ces vols groupés et je vais effectivement le recontacter pour qu'on puisse remettre en place ces vols groupés c'est l'autre élément sur lequel il faut qu'on aboutisse maintenant assez vite »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 13:56
« Non, absolument pas, ce n'est pas la soumission. On est dans un dialogue exigeant, ce sont deux grands États qui se parlent avec des responsables politiques qui se parlent, des responsables de sécurité qui se parlent et c'est comme ça que ça doit fonctionner, c'est comme ça que ça a fonctionné. J'ai suffisamment d'expérience pour savoir que ça a été productif en termes de sécurité. Par le passé, il faut que ça continue, il faut que ça reste, c'est trop important. Ce que je veux dire, c'est que, oui, effectivement, il y a des chiffres qui circulent sur les laissés passés. Moi, quand je suis allé en Algérie, au mois d'un mi-février, nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année. Aucun laissé-passer des livrets. Et on avait fait quelques reconduites. Et de zéro, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 avr. 2024 au 7 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non parce que non ça n'est pas possible parce que ce texte qui permet de geler administrativement des avoirs ça existe aussi en procédure judiciaire mais là on permet de le faire en administratif ça existe déjà dans notre pays pour le narcotrafic depuis la loi narcotrafic ça existe depuis 2017 pour le terrorisme et ça existe pour les ingérences étrangères donc là on rajoute le motif du séparatisme mais attention et d'autres motifs on fait référence à un autre article du code de sécurité intérieure qui vise tous les mouvements qui appellent à la haine à la discrimination à la violence qui vise à s'organiser en groupe de combat qui appellent à la lutte armée donc vous voyez on est loin des partis politiques et des syndicats il ne faut pas avoir de crainte on est vraiment sur la mouvance ultra tout ce qui déstabilise nos intérêts fondamentaux »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 18:22Voir 2 autres passages
« on a fait faire des contrôles moi je suis allé sur place j'ai eu une réunion avec le préfet que je veux saluer le préfet les gendarmes qui sont impliqués et on a procédé à des contrôles systématiques en sortie contrôles d'acolimie contrôles de l'issue verbalisation systématique puisque ça n'est malheureusement qu'une contravention malheureusement ça n'est qu'une contravention et puis ensuite on a saisi tout le matériel vous n'avez pas le moyen d'agir en amont en amont d'abord en amont il y a deux façons d'agir d'abord il faut que nos textes soient plus dissuasifs ça les fera réfléchir avant de faire ce type d'action il faut que ce soit délictuel qu'on puisse avoir des gardes à vue qu'on puisse poursuivre y compris pour les participants quand vous occupez pendant 3-4 jours un terrain comme ça a été fait avec de nombreuses dégradations pour les agriculteurs pour les riverains des nuisances pendant 3 ou 4 jours vous ne pouvez pas être sanctionné d'une simple contravention comme une simple infraction routière ce n'est pas possible donc on veut créer un délit c'est ce que je porte dans le projet de loi Riposte et puis en amont c'est compliqué de prévenir ce type de mouvement parce qu'il s'organise de manière quasi militaire et les services de renseignement non pas pour des groupes festifs finalement ils n'organisent que des fêtes mais ça crée des nuisances on n'est pas sur des groupes radicaux violents où on peut mettre en place des techniques de renseignement et plus intrusés ce que j'ai dit hier au Sénat c'est que quand même on peut s'interroger »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 6:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je termine, puisque tous les propos donnent lieu à polémique. C'est cette phrase qui a été complètement sortie de son contexte et commentée effectivement dans certains médias. – Alors, est-ce que, très honnêtement, est-ce que voir des petites filles de 6-7 ans voilées sur l'espace public me choque ? Évidemment oui, évidemment oui. On peut se demander où est le libre-arbitre quand on a 6-7 ans. On peut se demander effectivement où est le libre-arbitre, ce que signifie cette différence imposée finalement, imposée par des adultes. Donc est-ce que c'est un problème ? Oui, évidemment. Est-ce que c'est une priorité dans l'action que je mène pour lutter contre l'antrisme et le séparatisme ? Je n'ai plus de leçons à recevoir de personne sur mon engagement sur ces sujets. Nous avons porté la loi de 2021, nous avons évidemment porté les lois antiterroristes, mais je n'y reviens pas, c'est autre chose. Mais dans le même temps où cette polémique naît, je présente au président de la République, au Premier ministre, on a déposé d'ailleurs au Conseil d'État ces jours-ci un projet de loi qui vise à renforcer la loi pour lutter contre le séparatisme islamique. Et j'ai lancé il y a quelques jours, qui aboutit il y a 48 heures, l'interdiction du rassemblement des musulmans de France, que nous rattachons clairement à la mouvance des frères musulmans. J'ai lancé leur mesure d'interdiction. Je n'ai plus de leçons à donner de mon engagement sur ces sujets. »
BFMTV · Rima Hassan, police, séparatisme... l'interview de Laurent Nuñez, ministre de l’IntérieurVérifier à 9:07Voir 2 autres passages
« Alors d'abord, permettez-moi de revenir sur les faits. Peut-être dans la nuit, effectivement, entre 3 et 4 heures du matin, rue de la Boétie, dans les locaux de cette banque, Bank of America, les effectifs de la préfecture de police, dont je veux saluer vraiment la réactivité et l'efficacité, qui sont des dispositifs de sécurisation dans le contexte international. Il faut savoir que partout sur le territoire national, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure d'être extrêmement attentives à la protection des intérêts américains et des intérêts de la communauté juive également. Etats-Unis, Israël, avec cette confusion toujours entre nos compatriotes juifs et les intérêts israéliens. Donc on est extrêmement attentifs parce qu'on sait que dans le contexte, il y a une menace évidemment qui pèse. Et donc les forces de sécurité intérieure sont attentives et font énormément de missions de sécurisation. Et c'est ce qui s'est passé cette nuit, où un équipage de la brigade anticriminalité du 8e arrondissement de Paris a aperçu deux individus qui déposaient effectivement ce qu'on appelle un engin explosif improvisé, avec un bidon contenait probablement de l'hydrocarbure et un dispositif de mise à feu, au moyen d'un gros pétard, étaient en train d'essayer d'allumer cet engin, pendant qu'un autre filmait d'ailleurs. Et donc ils sont intervenus, on en a interpellé un, et le second est évidemment activement recherché. »
BFMTV · Attentat déjoué à Paris: entretien avec Laurent Nuñez, ministre de l'IntérieurVérifier à 0:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, on est toujours dans une inquiétude qui n'a pas été prouvée, mais on est quand même extrêmement attentifs. Vous savez, à partir du moment où vous avez des individus, des narcotrafiquants qui commettent des homicides, qui commettent des extorsions, qui font pression sur un certain nombre de commerçants pour les raqueter, tout simplement, c'est une possibilité que nous n'exclions pas. Évidemment, on y travaille. Encore une fois, c'est en luttant contre le narcotrafic qu'on mettra un terme à tout cela. »
BFMTV · Narcotrafic, ingérence, relations avec les États-Unis… L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 6:40Voir 2 autres passages
« L'état de la menace, elle est toujours très élevée. On l'a dit, redit. Le type d'attaque comme celle qu'on a connue, malheureusement, il y a 10 ans, le 13 novembre, est moins probable. Une équipe projetée qui vient avec des djihadistes venus de Syrie, d'Irak, projetés sur le territoire national pour commettre un attentat est moins probable. Parce que le niveau de coopération entre tous les services de renseignement s'est renforcé, y compris à l'international. L'affaiblissement de l'état islamique fait que c'est beaucoup moins probable. Maintenant, la menace reste élevée parce qu'elle est toujours très endogène, avec des individus présents sur le territoire national, qui se radicalise très vite et qui fomente des projets d'action violente. C'est exactement ce qu'on a vu avec le dernier attentat des jouets. Trois jeunes femmes, 18, 19 ans, 21 ans, qui fomentent un projet d'action violente avec une radicalisation ultra rapide. Ce qui rend la tâche des services de renseignement que je veux saluer, notamment la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, l'ensemble des services de la Communauté Française du Renseignement, ce qui rend leur tâche plus compliquée. Parce que la radicalisation est expresse et les projets se passent en vase clos. Et donc c'est de plus en plus compliqué à détecter, mais ils font un travail remarquable et ils parviennent à déjouer des attentats. Et on l'a vu encore avec le dernier attentat des jouets. »
BFMTV · 13-Novembre, terrorisme, libération de Boualem Sansal...L'interview de Laurent Nuñez en intégralitéVérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 juin 2025 au 12 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenarial qui est fait entre les maires, les préfets, les services de police ou de gendarmerie sauvant la zone, il est exceptionnel quand même. Il y a une coordination qui est très forte. Et quand vous parliez, vous avez raison, M. le maire, la détection, c'est fondamental. Certes, le Premier ministre l'a dit encore ces dernières heures, il y a aussi besoin effectivement de personnel d'accompagnement dans les établissements scolaires, des infirmiers. Mais la détection, par exemple, des affrontements entre bandes, c'est quelque chose d'important sur lequel on travaille avec les élus qui ont souvent »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 36:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, je ne sais pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que le problème du crack, nous l'avons traité. On interpelle les dealers de crack. Encore une fois, on a doublé le chiffre d'interpellation. Et puis les consommateurs, j'ai un très gros dispositif de voie publique pour les disperser et faire en sorte qu'ils perturbent le moins la vie des riverains. Ils subsistent des endroits où il y a des consommateurs. Je ne le nie pas. En partie dans certaines stations de métro, dont celles qui figurent dans votre reportage. Et puis actuellement, dans le 19e arrondissement, en surface, j'ai envie de dire, on a un souci du côté du canal, du côté de la forêt du linéaire. On continue à avoir des consommateurs qui sont systématiquement dispersés. Maintenant, le problème du crack, ce n'est pas qu'un problème de police et de court terme. C'est un problème de prise en charge médico-sociale. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Laurent Nunez sur RMCVérifier à 3:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Marche du 8-Mars, terrorisme, menace russe... L'interview de Laurent Nunez en intégralitéVérifier à 13:06
« non absolument pas ce n'est pas la soumission on est dans un dialogue exigeant ce sont deux grands états qui se parlent avec des responsables politiques qui se parlent des responsables de sécurité qui se parlent et c'est comme ça que ça doit fonctionner c'est comme ça que ça a fonctionné j'ai suffisamment d'expérience pour savoir que ça a été productif en termes de sécurité par le passé il faut que ça continue il faut que ça reste c'est trop important ce que je veux dire c'est que oui effectivement il y a des chiffres qui circulent sur les laissés-passés moi quand je suis allé en Algérie au mois de la mi-février nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année aucun laissé-passer des livrets et on avait fait quelques reconduites depuis que je suis allé en Algérie c'est reparti évidemment on a eu 120 laissés-passer des livrets depuis que je suis allé en Algérie et les reconduites depuis le début de l'année donc hier on a dépassé les 140 évidemment il faut qu'on fasse mieux évidemment il faut qu'on fasse plus mais les choses se sont réamorcées et évidemment je m'en félicite et les chiffres sont supérieurs à ce que j'ai pu lire ces jours derniers dans la presse il faut encore faire plus attention il faut encore faire plus mais la situation ne peut que s'améliorer puisque je vous rappelle qu'à l'année dernière à la même époque les relations ont conduit un bras de fer qui a conduit à ce que nous n'avions quasiment plus aucun laissé-passer donc forcément ça ne peut faire que s'améliorer et on va poursuivre dans ce dialogue exigeant avec l'Algérie »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 12:39
« C'est toujours comme ça que ça se passe. Et une fois qu'ils sont installés, c'est très compliqué de les déloger. Je comprends que nos concitoyens ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir. »
« J'ai porté plainte. J'ai porté plainte. C'est de la diffamation. C'est insultant vis-à-vis des fonctionnaires de police que je dirige. Et d'ailleurs, des militaires de la gendarmerie qui sont aussi engagés. Il y avait aussi des escadrons de gendarmerie mobile engagés ce matin. Donc, c'est proprement insultant. La police, elle est là pour protéger nos concitoyens. Et voilà, donc, j'ai porté plainte contre ce propos qui a été tenu hier, effectivement, par rapport au collectif. »
BFMTV · Gaîté lyrique, Algérie, narcotrafic: l’interview de Laurent Nuñez en intégralitéVérifier à 9:32
« ce n'est pas du tout ce que d'abord j'avais précisé à titre personnel évidemment le voile des fillettes me choque il n'y a pas de libre-arvite là-dedans j'avais précisé j'avais donné cet exemple pour bien montrer que le combat que nous menons sur le séparatisme et l'entrisme il faut veiller à ne pas stigmatiser et attention à ces mesures qui peuvent être justifiées mais qui donnent un mauvais signal et qui laissent à penser finalement que ce contre quoi on lutte c'est contre l'islam attention à ces mauvais signals c'est tout ce que j'avais voulu dire ce jour-là et d'ailleurs et d'ailleurs je note je note que le rapport sénatorial qui a précédé la proposition de loi de monsieur Rotaillot prévoyait une interdiction du voilement des mineurs comme l'interdiction du jeune au sens religieux pour les moins de 14 ans et je note avec satisfaction que finalement ces mesures n'ont pas été retenues dans la proposition de loi et je crois que c'est une bonne chose il ne faut pas donner de stime qui laisse à penser qu'on stigmatise qu'on veut s'en prendre à nos compatriotes musulmans parce que le combat qu'on mène contre le séparatisme et l'entrisme il est prioritaire il faut se concentrer sur le coeur de l'objectif »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 19:12
« Non, je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale en répondant à une question d'actualité de manière très calme. Il y a eu une interpellation effectivement de M. Diara dans la nuit du 14 au 15. Il est décédé. Évidemment, c'est un drame. Et vous confirmez qu'il y a bien eu des coups qui ont été portés ? Laissez-moi terminer. La personne a été interpellée. Donc, il avait de faux papiers. Il a refusé la palpation. L'interpellation s'est faite dans les conditions qu'on voit sur une vidéo qui a été filmée par un particulier. Il a été conduit ensuite au commissariat où il a fait un malaise. Il est décédé. Donc, il y a un rapport d'autopsie. L'IGPN a été saisi. Le parquet est saisi. Le parquet a communiqué un certain nombre d'éléments. À date, on ne connaît pas les causes de la mort. Il y a des analyses complémentaires qui ont été demandées qui nous permettront de faire toute la lumière sur cette affaire. Est-ce que les caméras des policiers étaient activées ? Non, les caméras piétons n'étaient pas activées. On a une caméra qui est filmée par un particulier à l'extérieur qui montre effectivement que des coups ont été portés. Donc, ça, je ne le nie évidemment pas. Et en revanche, de là à dire que ces coups ont entraîné sa mort, il y a un pacte dont j'ai dit que je ne franchissais pas. Il faut attendre que la justice fasse son travail, qu'on ait toutes les expertises médicales. C'est la position dans laquelle je me place. Voilà, moi, je suis respectueux de l'État de droit. J'attends évidemment d'en savoir plus sur ces faits et connaître les causes exactes de la mort qui, au moment où on se parle, ne sont pas connues. Donc, je ne veux pas que l'on jette l'opprobre sur ces policiers tant que leur responsabilité n'a pas été établie, si tant est qu'elle devait l'être. Si tant est qu'elle devait l'être. »
BFMTV · Narcotrafic, ingérence, relations avec les États-Unis… L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 13:55
« – Évidemment, parce qu'on est plus efficace. Mais en même temps, cette menace, elle est toujours là. Et aujourd'hui, avec la thématique du blasphème, par exemple, il n'y a pas que la propagande d'Al-Qaïda et de l'État islamique qui peuvent inciter des individus à passer à l'action. On l'a vu avec la série d'attentats de 2020, donc l'attentat de la rue à Père, l'attentat contre Samuel Paty, l'attentat à la basilique de Nice, où les auteurs invoquaient la thématique du blasphème, c'est-à-dire qu'ils considéraient que la France était un pays de mécréants, qui caricaturait, etc. Donc on voit bien que les facteurs qui font que certains individus endogènes, présents sur le territoire, peuvent passer à l'action ont augmenté. Et depuis le 7 octobre 2023 et ce qui se passe dans le conflit entre Israël et Israélo-Palestinien, avec l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, on voit bien qu'il y a encore une nouvelle cause qui peut faire passer à l'action des individus endogènes. Donc le ministre a parfaitement raison. Et il aborde d'ailleurs dans cette interview ce matin un troisième pan de la lutte qu'il veut mener. Vous savez, depuis 2015, on a mené une action contre la radicalisation terroriste violente, le terrorisme. À partir de 2019, on s'est intéressé au séparatisme. On a considéré que le fait que des individus placent la loi de Dieu au-dessus des lois de la République, ça pouvait poser un problème, d'autant que dans l'attaque et l'attentat contre Samuel Paty, on a vu que les deux pouvaient se croiser. C'est-à-dire qu'on avait une mouvance séparatiste qui désigne un enseignant et un terroriste qui vient l'assassiner. Et aujourd'hui, il y a un troisième combat que veut mener le ministre de l'Intérieur, qui est ce qu'il appelle l'entrisme. Donc terrorisme, séparatisme, entrisme. C'est-à-dire une forme de séparatisme qui ne dit pas son nom, qui s'exprime plutôt par une infiltration au sein de la société française, pour à terme, mais sous une apparence de normalité, pour à terme introduire et faire appliquer la loi de Dieu. Et c'est précisément ce que veulent les frères musulmans, ce que dénonce le ministre de l'Intérieur. »
BFMTV · L'interview intégrale de Laurent Nunez, préfet de police de ParisVérifier à 10:58