Karima Delli — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 oct. 2016 au 27 avr. 2024
Questions
48
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 48 questions évaluables
Réponse directe
23
Réponse partielle
6
Réponse à côté
18
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 48 sur 48
Question 26Stratégie sanitaire du gouvernement, élections régionales en pleine pandémie de Covid-19... Le "8h30 franceinfo" de Karima Delli
Alors, faut-il maintenant durcir les mesures ?
Réponse directe
Aucun tabou, Karima Dely. Et on vous écoutait depuis le début de cette interview. Vous, qui aspirez à avoir des responsabilités régionales, vous dites finalement aux électeurs et aux citoyens des Hauts-de-France, oui, il faut aujourd'hui fermer les écoles. Oui, il faut un reconfinement dur. Vous dites à la jeunesse, eh bien oui, restez chez vous.
« Aucun tabou, Karima Dely. Et on vous écoutait depuis le début de cette interview. Vous, qui aspirez à avoir des responsabilités régionales, vous dites finalement aux électeurs et aux citoyens des Hauts-de-France, oui, il faut aujourd'hui fermer les écoles. Oui, il faut un reconfinement dur. Vous dites à la jeunesse, eh bien oui, restez chez vous. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Stratégie sanitaire du gouvernement, élections régionales en pleine pandémie de Covid-19... Le "8h30 franceinfo" de Karima DelliVérifier à 3:22
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et jusque-là, en fait, j'avais des textes à gérer. Et pour moi, les textes à gérer, je vous donne un exemple très concret, c'est notamment, je ne sais pas si vous l'avez entendu, l'arrivée des méga-camions en Europe, des 60 tonnes partout sur les routes. Et donc, je suis en train de négocier parce que la prochaine réunion du Conseil, c'est-à-dire la réunion des chefs d'État et des ministres, il faut que la France dise non. Parce qu'autrement, si elle ne dit pas non, les Allemands, ils ont dit oui, les Espagnols, ils ont dit oui, la Belgique, ils ont dit oui. Donc, si nous, on dit oui, on va avoir des méga-camions qui passent chez nous. Donc, ce n'est pas possible. Donc, jusqu'au dernier moment, c'est-à-dire là, cette semaine, je ne pouvais pas réellement m'investir à fond dans la campagne parce que malheureusement, je suis aussi en train de négocier. Donc, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Car il m'a dit, si la France devait effectivement prendre de l'avance sur les autres pays agricoles européens pour interdire le glyphosate, ça pourrait aussi créer une distorsion de concurrence ?
Réponse à côté
Alors, tout le monde nous dit, il y aura peut-être des produits qui utiliseront plus de pesticides que d'autres, etc. Mais moi, je crois que la France est un grand pays. Si on est exemplaire, elle entraînera dans son sillon l'ensemble des pays européens parce que la question aujourd'hui, la plus importante, c'est la question de la santé publique. Et donc, on ne peut plus jouer sur ça. Il faut siffler la fin de la récré.
« Alors, tout le monde nous dit, il y aura peut-être des produits qui utiliseront plus de pesticides que d'autres, etc. Mais moi, je crois que la France est un grand pays. Si on est exemplaire, elle entraînera dans son sillon l'ensemble des pays européens parce que la question aujourd'hui, la plus importante, c'est la question de la santé publique. Et donc, on ne peut plus jouer sur ça. Il faut siffler la fin de la récré. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 3:50
Question 28Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Sauf qu'une grande partie des agriculteurs vous répondront qu'ils ne peuvent pas se passer du glyphosate du jour au lendemain. Vous pensez que ce n'est pas vrai ?
Réponse directe
Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a des méthodes alternatives. Il y a énormément d'agriculteurs européens, pas seulement des agriculteurs bio, des agriculteurs qui se sont engagés à utiliser beaucoup moins de pesticides et de bannir notamment l'herbicide de synthèse qu'on appelle le glyphosate. Et ils ont complètement changé leur système de production, donc leur manière de travailler. C'est-à-dire que par exemple, ils vont avoir beaucoup plus recours à des systèmes de rotation de leur sol avec des plans de recouvrement, avec l'utilisation des désherbants naturels. On voit bien qu'aujourd'hui il ne faut plus revenir à des solutions chimiques, il faut revenir…
« Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a des méthodes alternatives. Il y a énormément d'agriculteurs européens, pas seulement des agriculteurs bio, des agriculteurs qui se sont engagés à utiliser beaucoup moins de pesticides et de bannir notamment l'herbicide de synthèse qu'on appelle le glyphosate. Et ils ont complètement changé leur système de production, donc leur manière de travailler. C'est-à-dire que par exemple, ils vont avoir beaucoup plus recours à des systèmes de rotation de leur sol avec des plans de recouvrement, avec l'utilisation des désherbants naturels. On voit bien qu'aujourd'hui il ne faut plus revenir à des solutions chimiques, il faut revenir réellement à des moyens techniques et donc mécaniques pour retourner les sols. Donc c'est possible. Le problème que nous avons, c'est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années. On leur a vendu que le glyphosate c'était signe d'utilisation facile, efficace et ce n'était pas cher au détriment de la santé publique et notamment de l'avenir de nos agriculteurs. Alors qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Il faut vraiment aider financièrement nos agriculteurs pour changer de méthode et rentrer dans la nouvelle transition. Par exemple, les aider financièrement à retrouver des moyens techniques, le matériel technique pour revenir à des solutions beaucoup moins chimiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 2:13
Question 29Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Comment contourner cet argument ?
Réponse à côté
Alors, tout le monde nous dit, il y aura peut-être des produits qui utiliseront plus de pesticides que d'autres, etc. Mais moi, je crois que la France est un grand pays. Si on est exemplaire, elle entraînera dans son sillon l'ensemble des pays européens parce que la question aujourd'hui, la plus importante, c'est la question de la santé publique. Et donc, on ne peut plus jouer sur ça. Il faut siffler la fin de la récré.
« Alors, tout le monde nous dit, il y aura peut-être des produits qui utiliseront plus de pesticides que d'autres, etc. Mais moi, je crois que la France est un grand pays. Si on est exemplaire, elle entraînera dans son sillon l'ensemble des pays européens parce que la question aujourd'hui, la plus importante, c'est la question de la santé publique. Et donc, on ne peut plus jouer sur ça. Il faut siffler la fin de la récré. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 3:50
Question 30Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Cela dit, tous les partis qui vont se présenter aux européennes en mai prochain revendiquent aussi l'écologie. Ce matin, à 7h50, il y avait Florian Philippot pour Les Patriotes. Qui se revendique d'une question écologique dont il veut prendre la tête pour ces européennes ?
Réponse à côté
Il y a ceux qui font des déclarations et ceux qui agissent, et les écolos, ils agissent. Moi, je ne peux pas vous le dire, c'est moi qui ai lancé la commission d'enquête sur le dieselgate. On est les premiers à défendre, notamment, tous les systèmes contre les pesticides et proposer des alternatives. On est là pour défendre, notamment, toutes les questions sur le changement climatique, sur la transition énergétique. Heureusement que les écolos sont au Parlement européen, parce qu'autrement, personne ne porterait concrètement ces questions.
« Il y a ceux qui font des déclarations et ceux qui agissent, et les écolos, ils agissent. Moi, je ne peux pas vous le dire, c'est moi qui ai lancé la commission d'enquête sur le dieselgate. On est les premiers à défendre, notamment, tous les systèmes contre les pesticides et proposer des alternatives. On est là pour défendre, notamment, toutes les questions sur le changement climatique, sur la transition énergétique. Heureusement que les écolos sont au Parlement européen, parce qu'autrement, personne ne porterait concrètement ces questions. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 6:10
Question 31Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Karima Deli, ce que vient de dire Marie-Monique Robin, c'est aussi la force, le poids de ces groupes financiers, ces groupes pharmaceutiques. Vous êtes eurodéputée. Comment se manifeste le lobbying, les groupes de pression à Bruxelles ou à Strasbourg ?
Réponse directe
Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commis…
« Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commission européenne n'a pas joué le jeu. Les agences de sécurité ne jouent pas le jeu. Et là, on voit aussi la puissance du lobby. La puissance du lobby aussi peut se traduire par des députés européens qui reprennent des amendements de l'industrie pour influencer dans la loi. Pourquoi ? Parce que ce sont des multinationales qui ont énormément d'argent. Et on a vu avec les Monsanto papers, l'argent achète tout. Les silences, les consciences, au point que même des experts scientifiques dans Monsanto, aujourd'hui, disent-un, complètement, nous ne circulaient, il n'y a rien à voir, le glyphosate n'était pas dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 11:56
Question 32Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Eurodéputé Europe Écologie Les Verts, Nicolas Hulot évoque un début de guerre contre les pesticides après la condamnation du groupe Monsanto, reconnu coupable d'avoir été responsable du cancer d'un jardinier américain. Mais avec quelles armes la France peut-elle mener cette guerre ?
Réponse à côté
Eh bien ça va être toute la grande question parce que je crois que Nicolas Hulot est un ministre dont on a besoin. Il est convaincu par les questions notamment de pesticides, de la santé environnement. Je crois qu'aujourd'hui il est temps pour lui de taper du poing sur la table pour se faire beaucoup plus entendre et gagner ses arbitrages.
« Eh bien ça va être toute la grande question parce que je crois que Nicolas Hulot est un ministre dont on a besoin. Il est convaincu par les questions notamment de pesticides, de la santé environnement. Je crois qu'aujourd'hui il est temps pour lui de taper du poing sur la table pour se faire beaucoup plus entendre et gagner ses arbitrages. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 0:28
Question 33Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Lui a subi les fameuses pressions dont parlait hier Nicolas Hulot ?
Réponse directe
Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs.
« Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 4:33
Question 34Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
En quoi y est-il pour quelque chose ?
Réponse à côté
Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs.
« Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 4:33
Question 35Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
On va reparler dans quelques instants avec les auditeurs et avec notre second invité de cette question du glyphosate et de Monsanto en particulier. D'abord, un mot de politique, Karima Deli. Vous souhaitiez être tête de liste Europe Écologie Les Verts, aux européennes de mai prochain. Finalement, ce sera Yannick Jadot. Comment vivez-vous cela ?
Réponse directe
Pour l'instant, je trouve que rien n'est figé. Ça va peut-être changer, mais en tout cas, je suis sixième sur cette liste. Je crois que ça ne correspond pas à l'ensemble du travail que j'ai présenté. Maintenant, la question centrale, ça va être pour les européennes, quel va être le poids du débat écologique ? Parce qu'aujourd'hui, tout se fait au niveau européen. Et lorsqu'on voit le dossier sur le glyphosate, c'est comment les écolos seront renforcés pour faire face, notamment, au point des lobbies.
« Pour l'instant, je trouve que rien n'est figé. Ça va peut-être changer, mais en tout cas, je suis sixième sur cette liste. Je crois que ça ne correspond pas à l'ensemble du travail que j'ai présenté. Maintenant, la question centrale, ça va être pour les européennes, quel va être le poids du débat écologique ? Parce qu'aujourd'hui, tout se fait au niveau européen. Et lorsqu'on voit le dossier sur le glyphosate, c'est comment les écolos seront renforcés pour faire face, notamment, au point des lobbies. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 5:28
Question 36Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "
Mais que peut-il faire face à une Europe qui souhaite au contraire rallonger la durée d'utilisation des pesticides au moins jusqu'à 2023 ?
Réponse directe
Alors ce qu'il peut faire d'entrée de jeu c'est être exemplaire. C'est-à-dire qu'il ne faut pas attendre la France, c'est engagé le président de la République, c'est engagé à interdire d'ici trois ans à partir de 2021 le glyphosate. Et vous savez quoi ? Le glyphosate c'est le grand absent de la loi alimentation et agriculture. Donc on a un problème puisqu'on voit que les arbitrages notamment concernant les pesticides et le glyphosate, et bien c'est le ministre de l'agriculture qui décrète qu'il ne sera pas dans la loi. Donc on a un problème parce qu'on voit bien que c'est une régression complète par rapport aux annonces du gouvernement. Et là ça décrédibilise quoi ? La parole politique et d…
« Alors ce qu'il peut faire d'entrée de jeu c'est être exemplaire. C'est-à-dire qu'il ne faut pas attendre la France, c'est engagé le président de la République, c'est engagé à interdire d'ici trois ans à partir de 2021 le glyphosate. Et vous savez quoi ? Le glyphosate c'est le grand absent de la loi alimentation et agriculture. Donc on a un problème puisqu'on voit que les arbitrages notamment concernant les pesticides et le glyphosate, et bien c'est le ministre de l'agriculture qui décrète qu'il ne sera pas dans la loi. Donc on a un problème parce qu'on voit bien que c'est une régression complète par rapport aux annonces du gouvernement. Et là ça décrédibilise quoi ? La parole politique et donc c'est pas possible. Donc j'invite Nicolas Hulot à dire concrètement maintenant il faut sortir. Ça veut dire qu'il nous faut une date précise, un plan d'aide pour les agriculteurs pour dire oui c'est possible, aujourd'hui il y a des alternatives qui existent pour sortir du glyphosate, on pourra en revenir. Mais maintenant il faut aussi que Nicolas Hulot tape du poing sur la table et dire à ses voisins européens qu'ils doivent prendre la responsabilité du jugement. Et donc ce jugement doit être un véritable électrochoc en France comme en Europe pour pouvoir agir rapidement et interdire le glyphosate. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 0:53
Question 37Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
Encore beaucoup de questions. En France, le gouvernement a lancé les assises de la mobilité avec la priorité aux transports du quotidien. Une pause aussi dans les grands projets d'infrastructures. Ça va dans le bon sens pour vous ?
Réponse directe
Alors, il faut que cette pause se traduise par un gel ou un arrêt total. Mais il faut proposer des solutions alternatives. Aujourd'hui, en France, la grande habitude depuis 30 ans, c'était de faire des très, très gros projets en pensant que ça allait créer de l'emploi. Non, ce n'est plus le cas. La mobilité de demain, ce sera de la mobilité de proximité. Et ce sera vraiment une volonté de répondre aux besoins du quotidien. Ça suffit aujourd'hui, les grands projets. Je pense à Notre-Dame-des-Landes, je pense au Lyon-Turin. Moi, je trouve ça très dommage parce que malheureusement, ça va nous coûter environ 26 milliards d'euros. Le projet ne va avoir le jour qu'à partir de 2030. Qu'est-ce qu'o…
« Alors, il faut que cette pause se traduise par un gel ou un arrêt total. Mais il faut proposer des solutions alternatives. Aujourd'hui, en France, la grande habitude depuis 30 ans, c'était de faire des très, très gros projets en pensant que ça allait créer de l'emploi. Non, ce n'est plus le cas. La mobilité de demain, ce sera de la mobilité de proximité. Et ce sera vraiment une volonté de répondre aux besoins du quotidien. Ça suffit aujourd'hui, les grands projets. Je pense à Notre-Dame-des-Landes, je pense au Lyon-Turin. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 5:46Voir 1 autre passage
« Moi, je trouve ça très dommage parce que malheureusement, ça va nous coûter environ 26 milliards d'euros. Le projet ne va avoir le jour qu'à partir de 2030. Qu'est-ce qu'on fait justement pour mettre les camions très polluants sur nos routes, sur le train, pour faire réellement du fret de marchandises ? On ne va pas attendre 2030 pour régler la pollution et notre fret de marchandises. Donc, il faut anticiper. L'alternative, elle est simple. C'est qu'il y a déjà une ligne existante. Il faut un peu la rénover et commencer à faire ce fameux report modal. C'est bon pour le climat. C'est bon pour les populations qui vivent à coups de pics de pollution. Moi, je n'ai pas envie d'un monde où justement, partout en France comme en Europe, lorsqu'il fait beau et qu'il y a des pics de pollution, on dit les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, rentrez à la maison. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 6:18
Question 38Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
La voiture individuelle, à mode dépassé, vous nous dites qu'il n'y en aura plus d'ici, on a une échéance ?
Réponse à côté
Ce n'est pas qu'il n'y en aura plus, c'est que son utilisation, son usage ne sera pas le même. Demain, la voiture, elle sera beaucoup plus partagée et on ne sera pas tout seul dans sa voiture parce que le véritable problème de la voiture aujourd'hui, c'est véritablement les embouteillages, la congestion qu'il faut vite régler.
« Ce n'est pas qu'il n'y en aura plus, c'est que son utilisation, son usage ne sera pas le même. Demain, la voiture, elle sera beaucoup plus partagée et on ne sera pas tout seul dans sa voiture parce que le véritable problème de la voiture aujourd'hui, c'est véritablement les embouteillages, la congestion qu'il faut vite régler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 1:47
Question 39Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
Alors, en quoi le numérique, le technologique va pouvoir transformer ses habitudes, justement ?
Réponse directe
Alors, l'innovation, elle est là, elle est incroyable parce qu'elle permet, justement, de faire en sorte de changer de mobilité parce que demain, les citoyens, les citadins, ne sont plus des consommateurs des transports, ce sont des conso-acteurs. Chacun va créer son propre trajet. Et donc, le défi, c'est aussi cette multimodalité. Vous sortez du train, vous voulez prendre un vélo, ou vous voulez faire de l'autopartage, ça doit être facile, ça doit être rapide. Et tout ça, vous pouvez l'avoir tout de suite grâce au numérique, notamment parce que vous avez accès aux informations, l'information aussi. Un coup de zappette sur le smartphone et on passe d'un moyen à un autre, c'est ça ? D'un moy…
« Alors, l'innovation, elle est là, elle est incroyable parce qu'elle permet, justement, de faire en sorte de changer de mobilité parce que demain, les citoyens, les citadins, ne sont plus des consommateurs des transports, ce sont des conso-acteurs. Chacun va créer son propre trajet. Et donc, le défi, c'est aussi cette multimodalité. Vous sortez du train, vous voulez prendre un vélo, ou vous voulez faire de l'autopartage, ça doit être facile, ça doit être rapide. Et tout ça, vous pouvez l'avoir tout de suite grâce au numérique, notamment parce que vous avez accès aux informations, l'information aussi. Un coup de zappette sur le smartphone et on passe d'un moyen à un autre, c'est ça ? D'un moyen à un autre. Et puis, vous avez réellement l'information à un temps T, donc aussi un gain de temps. Et il y a aussi le choix, donc une espèce de liberté qu'on ne vous enlève pas. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 2:10
Question 40Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
Parce que si tout le monde se serait déjà mis à l'électrique, si ce n'était pas si cher, vous êtes d'accord ?
Réponse à côté
Il faut faire attention parce que l'électrique, tout le monde dit, oh là là, c'est la révolution de demain. Je crois qu'il ne faut pas seulement se fixer sur l'électrique parce qu'on aura des problèmes, notamment de recyclage. Il y a toute une économie circulaire sur laquelle demain, la voiture, c'est un cycle de vie de A à Z qu'il va falloir revoir. Et moi, je suis pour un mix énergétique. Demain, la voiture, elle sera électrique, elle sera à l'hydrogène, elle sera au gaz. Mais la première des choses, c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus des voitures individuelles, mais réellement une voiture partagée.
« Il faut faire attention parce que l'électrique, tout le monde dit, oh là là, c'est la révolution de demain. Je crois qu'il ne faut pas seulement se fixer sur l'électrique parce qu'on aura des problèmes, notamment de recyclage. Il y a toute une économie circulaire sur laquelle demain, la voiture, c'est un cycle de vie de A à Z qu'il va falloir revoir. Et moi, je suis pour un mix énergétique. Demain, la voiture, elle sera électrique, elle sera à l'hydrogène, elle sera au gaz. Mais la première des choses, c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus des voitures individuelles, mais réellement une voiture partagée. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 1:12
Question 41Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
Karim Adéli, on connaît les conditions de travail pour les chauffeurs Uber ou les cyclistes de Deliveroo. Comment fait-on pour que cette révolution n'aille pas de pair avec une casse sociale ?
Réponse directe
Tout simplement, c'est ce qu'on est en train de faire au niveau européen, c'est-à-dire que certains secteurs se revendiquent de l'économie collaborative. Alors nous, au niveau européen, on le dit bien, il y a deux types. Dans l'économie collaborative, c'est un service non professionnel. Non professionnel, c'est véritablement du partage entre amis, exemple Blablacar. Ça, c'est vraiment de l'économie collaborative. Uber, c'est plutôt des services de partage professionnel, donc ils doivent respecter notamment la réglementation sociale avec des licences, faire en sorte que leur chauffeur soit payé correctement, avoir réellement un suivi pour éviter justement ce dumping social, cette casse socia…
« Tout simplement, c'est ce qu'on est en train de faire au niveau européen, c'est-à-dire que certains secteurs se revendiquent de l'économie collaborative. Alors nous, au niveau européen, on le dit bien, il y a deux types. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 3:13Voir 1 autre passage
« Dans l'économie collaborative, c'est un service non professionnel. Non professionnel, c'est véritablement du partage entre amis, exemple Blablacar. Ça, c'est vraiment de l'économie collaborative. Uber, c'est plutôt des services de partage professionnel, donc ils doivent respecter notamment la réglementation sociale avec des licences, faire en sorte que leur chauffeur soit payé correctement, avoir réellement un suivi pour éviter justement ce dumping social, cette casse sociale. Quel moyen on a ? A l'heure actuelle, le problème, c'est qu'on n'a pas de définition de l'économie collaborative, ce qui est un véritable problème parce que tout le monde se revendique de l'économie collaborative. Ça va être le défi au niveau européen et ça va être aussi le défi des assises de la mobilité en France. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 3:24
Question 42Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"
France Inter, Hélène Roussel, le 5-7. 6h21, bonjour Karim Adéli. Bonjour. Vous êtes députée européenne Europe Écologie-Les Verts, présidente de la commission transport au Parlement européen. Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. Il y a en ce moment à Paris le salon Autonomie dédié à l'amélioration de nos déplacements en ville. En clair, on parle de mobilité urbaine, durable, de transport du futur. Quels sont les principaux défis, Karim Adéli, aujourd'hui ?
Réponse directe
Trois grands défis auxquels notre mobilité doit répondre. Tout d'abord, le défi climatique. Les transports, c'est 30% des gaz à effet de serre. Le défi sanitaire. On a de la congestion, mais on a surtout la pollution. La pollution de l'air, c'est la maladie du XXIe siècle, comme le rappelle l'ONU. On parle du chiffre de 500 000 morts prématurées en Europe. Et ensuite, le défi social, parce que la mobilité de demain doit être inclusive, c'est-à-dire accessible à tout le monde. Il n'y a pas d'un côté les jeunes bobos urbains connectés. Et face aux anciens qui sont dans les territoires ruraux et qui seraient déconnectés. Donc, c'est trois grands défis qu'il faut relever.
« Trois grands défis auxquels notre mobilité doit répondre. Tout d'abord, le défi climatique. Les transports, c'est 30% des gaz à effet de serre. Le défi sanitaire. On a de la congestion, mais on a surtout la pollution. La pollution de l'air, c'est la maladie du XXIe siècle, comme le rappelle l'ONU. On parle du chiffre de 500 000 morts prématurées en Europe. Et ensuite, le défi social, parce que la mobilité de demain doit être inclusive, c'est-à-dire accessible à tout le monde. Il n'y a pas d'un côté les jeunes bobos urbains connectés. Et face aux anciens qui sont dans les territoires ruraux et qui seraient déconnectés. Donc, c'est trois grands défis qu'il faut relever. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 0:29
Question 43Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Et l'invité ce matin est députée européenne, vous êtes la Benjamine des candidats à la primaire Europe Écologie-Les Verts sur la route qui mène à l'Elysée. Bonjour Karim Adéli. Bonjour. D'abord une question d'actualité à propos de la bataille relancée autour de Notre-Dame-des-Landes, Ségolène Royal, disait hier dans le JDD, qu'elle veut finalement enterrer ce projet, contrairement à Manuel Valls. Votre commentaire ?
Réponse directe
Je me félicite des propos de Madame Royal. Enfin, Madame Royal se rend à l'évidence. Nous, les écologistes, ça fait des années que nous battons contre ce grand projet inutile. Moi, je n'étais pas encore née qu'il était déjà en débat. Ce que je pose comme question ce matin... Oui. Je pose la question de la cohérence, de la cohérence de ce gouvernement. Ségolène Royal qui est contre. On apprend au détour d'un livre que M. Hollande est contre également. Et on voit bien que là, M. Valls s'acharne à dire qu'il mettra en œuvre l'expulsion de la ZAD avant l'automne. Mais moi, je me dis pourquoi un tel acharnement alors que personne n'y croit. Et la question, c'est à quoi sert Madame Royal ? Quelle…
« Je me félicite des propos de Madame Royal. Enfin, Madame Royal se rend à l'évidence. Nous, les écologistes, ça fait des années que nous battons contre ce grand projet inutile. Moi, je n'étais pas encore née qu'il était déjà en débat. Ce que je pose comme question ce matin... »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 0:21Voir 1 autre passage
« Oui. Je pose la question de la cohérence, de la cohérence de ce gouvernement. Ségolène Royal qui est contre. On apprend au détour d'un livre que M. Hollande est contre également. Et on voit bien que là, M. Valls s'acharne à dire qu'il mettra en œuvre l'expulsion de la ZAD avant l'automne. Mais moi, je me dis pourquoi un tel acharnement alors que personne n'y croit. Et la question, c'est à quoi sert Madame Royal ? Quelle est son utilité ? C'est bien beau de dire qu'on est contre les bourrouges, contre Notre-Dame-des-Landes, etc. Personne ne l'écoute. Et à se demander si ce n'est pas Manuel Valls qui gouverne. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 0:41
Question 44Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Vous voulez enterrer ce projet Notre-Dame-des-Landes malgré le référendum en juin dernier qui disait oui à ce projet à 55% ?
Réponse directe
Oui, il faut l'enterrer. Pourquoi ? Parce que même s'il y a eu référendum, il faut savoir que toutes les parties n'ont pas eu les mêmes types d'informations. C'est-à-dire que la démocratie participative en tant que telle n'a pas réellement existé. C'est pour ça que moi, en tant que candidate à la primaire, je propose que ça aille mieux dans notre démocratie. Et je propose ce qu'on appelle des chambres de controverse. Les chambres de controverse, c'est quoi ? C'est mettre tout le monde autour de la table, les collectivités, les entreprises, les citoyens bien sûr. Et qu'on débatte pendant, allez, 12 jusqu'à 18 mois pour dire oui ou non. Pourquoi ? Parce qu'il faut que les Français se reparlen…
« Oui, il faut l'enterrer. Pourquoi ? Parce que même s'il y a eu référendum, il faut savoir que toutes les parties n'ont pas eu les mêmes types d'informations. C'est-à-dire que la démocratie participative en tant que telle n'a pas réellement existé. C'est pour ça que moi, en tant que candidate à la primaire, je propose que ça aille mieux dans notre démocratie. Et je propose ce qu'on appelle des chambres de controverse. Les chambres de controverse, c'est quoi ? C'est mettre tout le monde autour de la table, les collectivités, les entreprises, les citoyens bien sûr. Et qu'on débatte pendant, allez, 12 jusqu'à 18 mois pour dire oui ou non. Pourquoi ? Parce qu'il faut que les Français se reparlent. Parce que si on ne se reparle pas, malheureusement, on tend de plus en plus par des escales de violence. Et n'oublions pas, on est à quelques jours, malheureusement, des deux ans de la mort de Rémi Fraisse. Ce jeune militant qui était là, de manière pacifiste pour défendre la nature. Et on ne peut plus prendre ce genre de décision comme ça. Et ce sont des drames qui auront lieu. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 1:29
Question 45Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Alors, il n'y a pas de vote électronique et certains ont d'ailleurs pointé le manque d'écologie pour aller voter, car s'il s'agit de mettre dans une enveloppe et un bulletin là-dedans, finalement, ce n'est pas très écologique, cette façon de procéder, non ?
Réponse à côté
Voilà, c'était les règles, j'ai demandé le vote électronique, ça n'a pas eu lieu.
« Voilà, c'était les règles, j'ai demandé le vote électronique, ça n'a pas eu lieu. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 6:43
Question 46Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Aujourd'hui, c'est le dernier jour pour aller voter au premier tour de cette primaire écologiste. Il n'y a que 17 146 inscrits. De moins en moins de monde rallient le mouvement écologiste. C'est dû à ce que vous évoquiez tout à l'heure, les divisions internes, les allers-retours dans le gouvernement. Tout ça, ça a dénaturé l'ambition écologiste ?
Réponse directe
Moi, je pense que oui. C'est-à-dire que les pratiques politiciennes ont pris le dessus sur notre ADN majeur. C'était de parler d'écologie. La deuxième chose, c'est que moi, je considère aujourd'hui qu'il est grand temps, notamment, de parler de l'écologie du quotidien. De ce que j'appelle moi l'écologie populaire, de montrer à quel point l'écologie, ce n'est pas un luxe pour les bobos. L'écologie, c'est pour tout le monde et d'abord les classes populaires parce que sans écologie, elles ont tout à perdre. Et de montrer à quel point, en fait, l'écologie, c'est comment créer des emplois et en même temps sauver la planète. Il n'y a pas d'écologie punitive, il n'y a pas d'écologie moraliste qu'o…
« Moi, je pense que oui. C'est-à-dire que les pratiques politiciennes ont pris le dessus sur notre ADN majeur. C'était de parler d'écologie. La deuxième chose, c'est que moi, je considère aujourd'hui qu'il est grand temps, notamment, de parler de l'écologie du quotidien. De ce que j'appelle moi l'écologie populaire, de montrer à quel point l'écologie, ce n'est pas un luxe pour les bobos. L'écologie, c'est pour tout le monde et d'abord les classes populaires parce que sans écologie, elles ont tout à perdre. Et de montrer à quel point, en fait, l'écologie, c'est comment créer des emplois et en même temps sauver la planète. Il n'y a pas d'écologie punitive, il n'y a pas d'écologie moraliste qu'on a tendance à faire. L'écologie, c'est la solution. C'est la solution pour l'emploi, pour la santé, pour le mieux vivre, mais surtout pour la démocratie. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 4:11
Question 47Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Il y a aussi l'écologie que chacun s'accapare. C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon qui, hier encore, disait vouloir, dans ses propositions, je vous l'ai cité de mémoire, l'instauration de la règle verte qui consisterait à ne plus prélever à la nature plus qu'elle ne peut renouveler. Cette appropriation de l'écologie dans le débat politique, c'est plutôt une bonne chose, finalement ?
Réponse directe
C'est plutôt une bonne chose, mais encore, faut-il avoir des paroles et des actes. Quand je vois aujourd'hui, les dernières années, Sarkozy avait mis en place le Grenelle de l'environnement, qu'est-ce qu'il en est ressorti ? Rien du tout. Lorsque je vois le président Hollande qui nous a fait des conférences environnementales en disant « Oh là là, la France doit être exemplaire, c'est plus d'autoroutes, c'est plus de nucléaires, c'est plus de boue rouge, etc. » Donc on voit bien que « Stop, ça suffit, l'écologie, c'est plus un gadget, c'est plus un supplément d'âme. » Voilà, les écologistes ont apporté de manière autonome leur projet, qui est un projet global, parce que l'écologie est une ré…
« C'est plutôt une bonne chose, mais encore, faut-il avoir des paroles et des actes. Quand je vois aujourd'hui, les dernières années, Sarkozy avait mis en place le Grenelle de l'environnement, qu'est-ce qu'il en est ressorti ? Rien du tout. Lorsque je vois le président Hollande qui nous a fait des conférences environnementales en disant « Oh là là, la France doit être exemplaire, c'est plus d'autoroutes, c'est plus de nucléaires, c'est plus de boue rouge, etc. » Donc on voit bien que « Stop, ça suffit, l'écologie, c'est plus un gadget, c'est plus un supplément d'âme. » Voilà, les écologistes ont apporté de manière autonome leur projet, qui est un projet global, parce que l'écologie est une réponse globale, notamment à nos problèmes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 5:12
Question 48Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"
Est-ce que vous vous sentez, comme d'autres le déclarent, orpheline de Nicolas Hulot, qui a finalement renoncé à se présenter à la présidentielle ?
Réponse directe
Oui, lorsque Nicolas Hulot s'est retiré, je me suis sentie orpheline au point que je considérais qu'il n'y avait pas de candidat naturel de droit divin et d'imposer notamment une primaire de l'écologie. C'est vrai que cette primaire, vous l'avez rappelé, c'est 18 000 inscrits, j'aurais aimé qu'elle soit beaucoup plus ouverte, qu'elle soit moins chère, parce que c'est 5 euros, j'aurais voulu 1 ou 2 euros, mais surtout qu'on rentre dans le XXIe siècle et que ce soit un vote électronique. Malheureusement, ça n'a pas lieu, il y a 18 000 inscrits, c'est le dernier jour, allez-y ! Et surtout, ce n'est qu'un commencement pour une nouvelle aventure, voilà !
« Oui, lorsque Nicolas Hulot s'est retiré, je me suis sentie orpheline au point que je considérais qu'il n'y avait pas de candidat naturel de droit divin et d'imposer notamment une primaire de l'écologie. C'est vrai que cette primaire, vous l'avez rappelé, c'est 18 000 inscrits, j'aurais aimé qu'elle soit beaucoup plus ouverte, qu'elle soit moins chère, parce que c'est 5 euros, j'aurais voulu 1 ou 2 euros, mais surtout qu'on rentre dans le XXIe siècle et que ce soit un vote électronique. Malheureusement, ça n'a pas lieu, il y a 18 000 inscrits, c'est le dernier jour, allez-y ! Et surtout, ce n'est qu'un commencement pour une nouvelle aventure, voilà ! »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 6:00
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 33:14
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« Donc, dès demain matin, en tout cas, moi, je pense que c'est une élection pour nous qui est indispensable et je vous le dis de manière assez sérieuse parce qu'on a réussi à arracher en 2019 le Green Deal et je peux dire que le Green Deal, on est le seul continent qui donne un cap de lutte contre le dérèglement climatique. Moins 55% d'ici 2030. Le problème de fond, c'est que tout le monde a signé, tout le monde est content mais tout le monde est en train de le détricoter et moi, j'étais furieuse contre le président Macron quand il a dit il faut faire une pause environnementale. On n'a pas le temps. »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 34:07
« Moi, je me sens plutôt très contente de ce que j'ai fait et d'où je viens, en fait. Tout simplement parce que, tout à l'heure, je vais vous écouter un peu. Malek, tu balances direct. Non ! Moi, à aucun moment, quand je suis rentrée là... Ça fait 15 ans que je suis là, en fait. »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 3:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et jusque-là, en fait, j'avais des textes à gérer. Et pour moi, les textes à gérer, je vous donne un exemple très concret, c'est notamment, je ne sais pas si vous l'avez entendu, l'arrivée des méga-camions en Europe, des 60 tonnes partout sur les routes. Et donc, je suis en train de négocier parce que la prochaine réunion du Conseil, c'est-à-dire la réunion des chefs d'État et des ministres, il faut que la France dise non. Parce qu'autrement, si elle ne dit pas non, les Allemands, ils ont dit oui, les Espagnols, ils ont dit oui, la Belgique, ils ont dit oui. Donc, si nous, on dit oui, on va avoir des méga-camions qui passent chez nous. Donc, ce n'est pas possible. Donc, jusqu'au dernier moment, c'est-à-dire là, cette semaine, je ne pouvais pas réellement m'investir à fond dans la campagne parce que malheureusement, je suis aussi en train de négocier. Donc, »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 33:14Voir 2 autres passages
« Moi, je me sens plutôt très contente de ce que j'ai fait et d'où je viens, en fait. Tout simplement parce que, tout à l'heure, je vais vous écouter un peu. Malek, tu balances direct. Non ! Moi, à aucun moment, quand je suis rentrée là... Ça fait 15 ans que je suis là, en fait. »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 3:43
« Donc, dès demain matin, en tout cas, moi, je pense que c'est une élection pour nous qui est indispensable et je vous le dis de manière assez sérieuse parce qu'on a réussi à arracher en 2019 le Green Deal et je peux dire que le Green Deal, on est le seul continent qui donne un cap de lutte contre le dérèglement climatique. Moins 55% d'ici 2030. Le problème de fond, c'est que tout le monde a signé, tout le monde est content mais tout le monde est en train de le détricoter et moi, j'étais furieuse contre le président Macron quand il a dit il faut faire une pause environnementale. On n'a pas le temps. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et jusque-là, en fait, j'avais des textes à gérer. Et pour moi, les textes à gérer, je vous donne un exemple très concret, c'est notamment, je ne sais pas si vous l'avez entendu, l'arrivée des méga-camions en Europe, des 60 tonnes partout sur les routes. Et donc, je suis en train de négocier parce que la prochaine réunion du Conseil, c'est-à-dire la réunion des chefs d'État et des ministres, il faut que la France dise non. Parce qu'autrement, si elle ne dit pas non, les Allemands, ils ont dit oui, les Espagnols, ils ont dit oui, la Belgique, ils ont dit oui. Donc, si nous, on dit oui, on va avoir des méga-camions qui passent chez nous. Donc, ce n'est pas possible. Donc, jusqu'au dernier moment, c'est-à-dire là, cette semaine, je ne pouvais pas réellement m'investir à fond dans la campagne parce que malheureusement, je suis aussi en train de négocier. Donc, »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 33:14Voir 2 autres passages
« Je me suis peut-être mal fait comprendre. C'est que je pense qu'aujourd'hui, il faut vraiment mettre en place des plans de recouvrement des sols. Ça, c'est clair. On recouvre les sols. Mais moi, je crois que les moyens pour remplacer le glyphosate va être aussi qu'on utilise des moyens beaucoup plus techniques que chimiques. C'est ça. On a besoin aujourd'hui d'aider nos agriculteurs à revenir un petit peu à des systèmes qui existaient avant les années 70 et avant les années 80. Il n'y avait pas de glyphosate. On savait faire. Donc, il faut revenir à ce système. Maintenant, il faut aider les agriculteurs. Je voudrais revenir juste sur la question très rapidement de ces fameuses études parce que là, c'est un véritable problème au niveau du Parlement européen. On l'a vu lors du renouvellement de cette autorisation. Renouvellement, ça veut dire que dans 5 ans, on va encore décider s'il faut l'interdire ou pas, ce qui est un véritable scandale. Mais c'est surtout que le Parlement européen a pris sa responsabilité puisque pour la première fois, il y a une commission d'enquête notamment sur l'élaboration des autorisations des pesticides. On l'appelle la commission Monsanto et Monsanto a refusé de venir devant le Parlement européen pour témoigner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 18:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et jusque-là, en fait, j'avais des textes à gérer. Et pour moi, les textes à gérer, je vous donne un exemple très concret, c'est notamment, je ne sais pas si vous l'avez entendu, l'arrivée des méga-camions en Europe, des 60 tonnes partout sur les routes. Et donc, je suis en train de négocier parce que la prochaine réunion du Conseil, c'est-à-dire la réunion des chefs d'État et des ministres, il faut que la France dise non. Parce qu'autrement, si elle ne dit pas non, les Allemands, ils ont dit oui, les Espagnols, ils ont dit oui, la Belgique, ils ont dit oui. Donc, si nous, on dit oui, on va avoir des méga-camions qui passent chez nous. Donc, ce n'est pas possible. Donc, jusqu'au dernier moment, c'est-à-dire là, cette semaine, je ne pouvais pas réellement m'investir à fond dans la campagne parce que malheureusement, je suis aussi en train de négocier. Donc, »
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 33:14Voir 2 autres passages
« Je me suis peut-être mal fait comprendre. C'est que je pense qu'aujourd'hui, il faut vraiment mettre en place des plans de recouvrement des sols. Ça, c'est clair. On recouvre les sols. Mais moi, je crois que les moyens pour remplacer le glyphosate va être aussi qu'on utilise des moyens beaucoup plus techniques que chimiques. C'est ça. On a besoin aujourd'hui d'aider nos agriculteurs à revenir un petit peu à des systèmes qui existaient avant les années 70 et avant les années 80. Il n'y avait pas de glyphosate. On savait faire. Donc, il faut revenir à ce système. Maintenant, il faut aider les agriculteurs. Je voudrais revenir juste sur la question très rapidement de ces fameuses études parce que là, c'est un véritable problème au niveau du Parlement européen. On l'a vu lors du renouvellement de cette autorisation. Renouvellement, ça veut dire que dans 5 ans, on va encore décider s'il faut l'interdire ou pas, ce qui est un véritable scandale. Mais c'est surtout que le Parlement européen a pris sa responsabilité puisque pour la première fois, il y a une commission d'enquête notamment sur l'élaboration des autorisations des pesticides. On l'appelle la commission Monsanto et Monsanto a refusé de venir devant le Parlement européen pour témoigner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 18:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités13 août 2018 au 13 août 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors ce qu'il peut faire d'entrée de jeu c'est être exemplaire. C'est-à-dire qu'il ne faut pas attendre la France, c'est engagé le président de la République, c'est engagé à interdire d'ici trois ans à partir de 2021 le glyphosate. Et vous savez quoi ? Le glyphosate c'est le grand absent de la loi alimentation et agriculture. Donc on a un problème puisqu'on voit que les arbitrages notamment concernant les pesticides et le glyphosate, et bien c'est le ministre de l'agriculture qui décrète qu'il ne sera pas dans la loi. Donc on a un problème parce qu'on voit bien que c'est une régression complète par rapport aux annonces du gouvernement. Et là ça décrédibilise quoi ? La parole politique et donc c'est pas possible. Donc j'invite Nicolas Hulot à dire concrètement maintenant il faut sortir. Ça veut dire qu'il nous faut une date précise, un plan d'aide pour les agriculteurs pour dire oui c'est possible, aujourd'hui il y a des alternatives qui existent pour sortir du glyphosate, on pourra en revenir. Mais maintenant il faut aussi que Nicolas Hulot tape du poing sur la table et dire à ses voisins européens qu'ils doivent prendre la responsabilité du jugement. Et donc ce jugement doit être un véritable électrochoc en France comme en Europe pour pouvoir agir rapidement et interdire le glyphosate. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 0:53Voir 1 autre passage
« Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commission européenne n'a pas joué le jeu. Les agences de sécurité ne jouent pas le jeu. Et là, on voit aussi la puissance du lobby. La puissance du lobby aussi peut se traduire par des députés européens qui reprennent des amendements de l'industrie pour influencer dans la loi. Pourquoi ? Parce que ce sont des multinationales qui ont énormément d'argent. Et on a vu avec les Monsanto papers, l'argent achète tout. Les silences, les consciences, au point que même des experts scientifiques dans Monsanto, aujourd'hui, disent-un, complètement, nous ne circulaient, il n'y a rien à voir, le glyphosate n'était pas dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 11:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés20 oct. 2017 au 13 août 2018 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Je pense que oui. Maintenant, ce matin, sur le micro de France Inter, il faut arrêter la langue de bois. On a aussi des représentants syndicaux, je parle de la FNSEA, qui fait un lobby d'enfer notamment pour ne pas interdire le glyphosate. Et moi, je trouve que là, on a un problème de fond parce que ce syndicat doit comprendre que la majeure partie aussi des victimes, ce sont des agriculteurs. Donc, au lieu de porter aussi ces victimes, ils doivent se dire qu'on ne doit pas dans un premier temps juste défendre notre agriculture. Il faut une autre agriculture, mais il faut surtout protéger la santé des citoyens. et notamment de nos agriculteurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités17 oct. 2016 au 13 août 2018 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a ceux qui font des déclarations et ceux qui agissent, et les écolos, ils agissent. Moi, je ne peux pas vous le dire, c'est moi qui ai lancé la commission d'enquête sur le dieselgate. On est les premiers à défendre, notamment, tous les systèmes contre les pesticides et proposer des alternatives. On est là pour défendre, notamment, toutes les questions sur le changement climatique, sur la transition énergétique. Heureusement que les écolos sont au Parlement européen, parce qu'autrement, personne ne porterait concrètement ces questions. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 6:10Voir 2 autres passages
« Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commission européenne n'a pas joué le jeu. Les agences de sécurité ne jouent pas le jeu. Et là, on voit aussi la puissance du lobby. La puissance du lobby aussi peut se traduire par des députés européens qui reprennent des amendements de l'industrie pour influencer dans la loi. Pourquoi ? Parce que ce sont des multinationales qui ont énormément d'argent. Et on a vu avec les Monsanto papers, l'argent achète tout. Les silences, les consciences, au point que même des experts scientifiques dans Monsanto, aujourd'hui, disent-un, complètement, nous ne circulaient, il n'y a rien à voir, le glyphosate n'était pas dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 11:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités17 oct. 2016 au 13 août 2018 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commission européenne n'a pas joué le jeu. Les agences de sécurité ne jouent pas le jeu. Et là, on voit aussi la puissance du lobby. La puissance du lobby aussi peut se traduire par des députés européens qui reprennent des amendements de l'industrie pour influencer dans la loi. Pourquoi ? Parce que ce sont des multinationales qui ont énormément d'argent. Et on a vu avec les Monsanto papers, l'argent achète tout. Les silences, les consciences, au point que même des experts scientifiques dans Monsanto, aujourd'hui, disent-un, complètement, nous ne circulaient, il n'y a rien à voir, le glyphosate n'était pas dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 11:56Voir 2 autres passages
« Trois grands défis auxquels notre mobilité doit répondre. Tout d'abord, le défi climatique. Les transports, c'est 30% des gaz à effet de serre. Le défi sanitaire. On a de la congestion, mais on a surtout la pollution. La pollution de l'air, c'est la maladie du XXIe siècle, comme le rappelle l'ONU. On parle du chiffre de 500 000 morts prématurées en Europe. Et ensuite, le défi social, parce que la mobilité de demain doit être inclusive, c'est-à-dire accessible à tout le monde. Il n'y a pas d'un côté les jeunes bobos urbains connectés. Et face aux anciens qui sont dans les territoires ruraux et qui seraient déconnectés. Donc, c'est trois grands défis qu'il faut relever. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 0:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes17 oct. 2016 au 13 août 2018 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on n'a toujours pas compris que là, il y a urgence et on danse sur un volcan. Monsieur Jouzel dit qu'il nous reste trois ans. Moi, qui travaille beaucoup sur la question des transports, les transports, c'est 30% des gaz à effet de serre. Aujourd'hui, on voit bien qu'il fait beau et il y a des pics de pollution et rien n'est fait. Donc maintenant, il faut arrêter juste de faire des slogans. Il faut réellement passer à l'action et mettre les moyens financiers pour pouvoir rentrer dans la transition énergétique. C'est bien de stopper l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Ce n'est pas bien de continuer, notamment par exemple l'huile de palme et donner notre accord à une usine en bas de la France à Total pour dire qu'il faut continuer l'huile de palme et donc la déforestation. Ce n'est pas comme ça qu'on y arrive. Moi, je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'on soit dans la cohérence. Et là, je vais revenir sur le glyphosate. Je trouve ça scandaleux qu'on dise qu'il faut interdire le glyphosate d'une main et d'une autre main. Il faut multiplier les dérogations. Je pense que là, l'action publique mérite de la cohérence parce qu'il faut aller vite et il faut faire les choses très bien. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 6:46Voir 2 autres passages
« Dans l'économie collaborative, c'est un service non professionnel. Non professionnel, c'est véritablement du partage entre amis, exemple Blablacar. Ça, c'est vraiment de l'économie collaborative. Uber, c'est plutôt des services de partage professionnel, donc ils doivent respecter notamment la réglementation sociale avec des licences, faire en sorte que leur chauffeur soit payé correctement, avoir réellement un suivi pour éviter justement ce dumping social, cette casse sociale. Quel moyen on a ? A l'heure actuelle, le problème, c'est qu'on n'a pas de définition de l'économie collaborative, ce qui est un véritable problème parce que tout le monde se revendique de l'économie collaborative. Ça va être le défi au niveau européen et ça va être aussi le défi des assises de la mobilité en France. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 3:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées20 oct. 2017 au 13 août 2018 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a des méthodes alternatives. Il y a énormément d'agriculteurs européens, pas seulement des agriculteurs bio, des agriculteurs qui se sont engagés à utiliser beaucoup moins de pesticides et de bannir notamment l'herbicide de synthèse qu'on appelle le glyphosate. Et ils ont complètement changé leur système de production, donc leur manière de travailler. C'est-à-dire que par exemple, ils vont avoir beaucoup plus recours à des systèmes de rotation de leur sol avec des plans de recouvrement, avec l'utilisation des désherbants naturels. On voit bien qu'aujourd'hui il ne faut plus revenir à des solutions chimiques, il faut revenir réellement à des moyens techniques et donc mécaniques pour retourner les sols. Donc c'est possible. Le problème que nous avons, c'est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années. On leur a vendu que le glyphosate c'était signe d'utilisation facile, efficace et ce n'était pas cher au détriment de la santé publique et notamment de l'avenir de nos agriculteurs. Alors qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Il faut vraiment aider financièrement nos agriculteurs pour changer de méthode et rentrer dans la nouvelle transition. Par exemple, les aider financièrement à retrouver des moyens techniques, le matériel technique pour revenir à des solutions beaucoup moins chimiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 2:13Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas qu'il n'y en aura plus, c'est que son utilisation, son usage ne sera pas le même. Demain, la voiture, elle sera beaucoup plus partagée et on ne sera pas tout seul dans sa voiture parce que le véritable problème de la voiture aujourd'hui, c'est véritablement les embouteillages, la congestion qu'il faut vite régler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 1:47
« Alors, il faut faire attention parce que voitures connectées, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sont deux véhicules qui se parlent entre eux. On s'échange notamment des informations concernant le fait que dans 50 mètres, il y aura un accident. Cette année, c'est la voiture semi-autonome. Semi-autonome, c'est-à-dire sur des lignes droites, la voiture va conduire toute seule. Et ensuite, la voiture autonome, elle n'arrive pas tout de suite. Elle arrive au niveau de la réglementation dans les années 2030 parce qu'il faut régler trois grands problèmes de la voiture autonome. Le premier, c'est la question des cyberattaques. Dire un hacker peut vous détourner de votre voiture, ça, c'est pas possible parce que derrière les questions d'accident, de la question de la data. Aujourd'hui, c'est le bon data. Une voiture autonome doit reconnaître que le feu va devenir rouge, vert, etc. Elle doit essayer d'anticiper toutes ces questions. Et la troisième chose, c'est la question de la responsabilité en cas d'accident. Qui est responsable ? Est-ce que c'est le constructeur d'automobile ? Est-ce que c'est le créateur du logiciel ? Ou est-ce que c'est le conducteur lui-même ? Et tout ça fait en sorte qu'on ne pourra pas avoir la voiture autonome si nous n'avons pas des infrastructures qui s'adaptent à cette voiture. Et donc, elle est là, elle arrive, mais elle n'est pas encore sur nos routes. Il y a encore du pain sur la planche. Et ensuite, c'est surtout, à quoi elle va rouler la voiture autonome ? Il ne faut plus les énergies fossiles. Il faut sortir du diesel et de l'essence. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités17 oct. 2016 au 13 août 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce sont des lobbies qui sont très très puissants. On l'a vu dans les reboudissements incroyables, notamment le bras de fer contre le renouvellement du glyphosate. Lorsqu'on apprend, par exemple, que le rapport de l'agence sanitaire allemande, qui était l'agence qui devait remettre son rapport à la Commission européenne, on attend d'une agence sanitaire qui est censée faire sa propre évaluation, de manière indépendante des risques et des dangers sur ces produits. Et bien là, on a vu que cette agence a totalement pompé les données de l'industrie, notamment les données de Monsanto. Et donc, on voit bien que l'évaluation des études scientifiques n'est plus crédible au niveau européen. La Commission européenne n'a pas joué le jeu. Les agences de sécurité ne jouent pas le jeu. Et là, on voit aussi la puissance du lobby. La puissance du lobby aussi peut se traduire par des députés européens qui reprennent des amendements de l'industrie pour influencer dans la loi. Pourquoi ? Parce que ce sont des multinationales qui ont énormément d'argent. Et on a vu avec les Monsanto papers, l'argent achète tout. Les silences, les consciences, au point que même des experts scientifiques dans Monsanto, aujourd'hui, disent-un, complètement, nous ne circulaient, il n'y a rien à voir, le glyphosate n'était pas dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 11:56Voir 1 autre passage
« Oui. Je pose la question de la cohérence, de la cohérence de ce gouvernement. Ségolène Royal qui est contre. On apprend au détour d'un livre que M. Hollande est contre également. Et on voit bien que là, M. Valls s'acharne à dire qu'il mettra en œuvre l'expulsion de la ZAD avant l'automne. Mais moi, je me dis pourquoi un tel acharnement alors que personne n'y croit. Et la question, c'est à quoi sert Madame Royal ? Quelle est son utilité ? C'est bien beau de dire qu'on est contre les bourrouges, contre Notre-Dame-des-Landes, etc. Personne ne l'écoute. Et à se demander si ce n'est pas Manuel Valls qui gouverne. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 0:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BACKSEAT · Le Parlement européen, vu de l'intérieur - Avec Karima Delli & Fabienne KellerVérifier à 34:07
« Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a des méthodes alternatives. Il y a énormément d'agriculteurs européens, pas seulement des agriculteurs bio, des agriculteurs qui se sont engagés à utiliser beaucoup moins de pesticides et de bannir notamment l'herbicide de synthèse qu'on appelle le glyphosate. Et ils ont complètement changé leur système de production, donc leur manière de travailler. C'est-à-dire que par exemple, ils vont avoir beaucoup plus recours à des systèmes de rotation de leur sol avec des plans de recouvrement, avec l'utilisation des désherbants naturels. On voit bien qu'aujourd'hui il ne faut plus revenir à des solutions chimiques, il faut revenir réellement à des moyens techniques et donc mécaniques pour retourner les sols. Donc c'est possible. Le problème que nous avons, c'est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années. On leur a vendu que le glyphosate c'était signe d'utilisation facile, efficace et ce n'était pas cher au détriment de la santé publique et notamment de l'avenir de nos agriculteurs. Alors qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Il faut vraiment aider financièrement nos agriculteurs pour changer de méthode et rentrer dans la nouvelle transition. Par exemple, les aider financièrement à retrouver des moyens techniques, le matériel technique pour revenir à des solutions beaucoup moins chimiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 2:13
« Alors ce qu'il peut faire d'entrée de jeu c'est être exemplaire. C'est-à-dire qu'il ne faut pas attendre la France, c'est engagé le président de la République, c'est engagé à interdire d'ici trois ans à partir de 2021 le glyphosate. Et vous savez quoi ? Le glyphosate c'est le grand absent de la loi alimentation et agriculture. Donc on a un problème puisqu'on voit que les arbitrages notamment concernant les pesticides et le glyphosate, et bien c'est le ministre de l'agriculture qui décrète qu'il ne sera pas dans la loi. Donc on a un problème parce qu'on voit bien que c'est une régression complète par rapport aux annonces du gouvernement. Et là ça décrédibilise quoi ? La parole politique et donc c'est pas possible. Donc j'invite Nicolas Hulot à dire concrètement maintenant il faut sortir. Ça veut dire qu'il nous faut une date précise, un plan d'aide pour les agriculteurs pour dire oui c'est possible, aujourd'hui il y a des alternatives qui existent pour sortir du glyphosate, on pourra en revenir. Mais maintenant il faut aussi que Nicolas Hulot tape du poing sur la table et dire à ses voisins européens qu'ils doivent prendre la responsabilité du jugement. Et donc ce jugement doit être un véritable électrochoc en France comme en Europe pour pouvoir agir rapidement et interdire le glyphosate. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 0:53
« Je pense qu'on n'a toujours pas compris que là, il y a urgence et on danse sur un volcan. Monsieur Jouzel dit qu'il nous reste trois ans. Moi, qui travaille beaucoup sur la question des transports, les transports, c'est 30% des gaz à effet de serre. Aujourd'hui, on voit bien qu'il fait beau et il y a des pics de pollution et rien n'est fait. Donc maintenant, il faut arrêter juste de faire des slogans. Il faut réellement passer à l'action et mettre les moyens financiers pour pouvoir rentrer dans la transition énergétique. C'est bien de stopper l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Ce n'est pas bien de continuer, notamment par exemple l'huile de palme et donner notre accord à une usine en bas de la France à Total pour dire qu'il faut continuer l'huile de palme et donc la déforestation. Ce n'est pas comme ça qu'on y arrive. Moi, je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'on soit dans la cohérence. Et là, je vais revenir sur le glyphosate. Je trouve ça scandaleux qu'on dise qu'il faut interdire le glyphosate d'une main et d'une autre main. Il faut multiplier les dérogations. Je pense que là, l'action publique mérite de la cohérence parce qu'il faut aller vite et il faut faire les choses très bien. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 6:46
« Alors ce n'est pas que ce n'est pas vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a des méthodes alternatives. Il y a énormément d'agriculteurs européens, pas seulement des agriculteurs bio, des agriculteurs qui se sont engagés à utiliser beaucoup moins de pesticides et de bannir notamment l'herbicide de synthèse qu'on appelle le glyphosate. Et ils ont complètement changé leur système de production, donc leur manière de travailler. C'est-à-dire que par exemple, ils vont avoir beaucoup plus recours à des systèmes de rotation de leur sol avec des plans de recouvrement, avec l'utilisation des désherbants naturels. On voit bien qu'aujourd'hui il ne faut plus revenir à des solutions chimiques, il faut revenir réellement à des moyens techniques et donc mécaniques pour retourner les sols. Donc c'est possible. Le problème que nous avons, c'est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années. On leur a vendu que le glyphosate c'était signe d'utilisation facile, efficace et ce n'était pas cher au détriment de la santé publique et notamment de l'avenir de nos agriculteurs. Alors qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Il faut vraiment aider financièrement nos agriculteurs pour changer de méthode et rentrer dans la nouvelle transition. Par exemple, les aider financièrement à retrouver des moyens techniques, le matériel technique pour revenir à des solutions beaucoup moins chimiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Karima Delli sur le glyphosate : La FNSEA fait un lobby d’enfer "Vérifier à 2:13
« C'est plutôt une bonne chose, mais encore, faut-il avoir des paroles et des actes. Quand je vois aujourd'hui, les dernières années, Sarkozy avait mis en place le Grenelle de l'environnement, qu'est-ce qu'il en est ressorti ? Rien du tout. Lorsque je vois le président Hollande qui nous a fait des conférences environnementales en disant « Oh là là, la France doit être exemplaire, c'est plus d'autoroutes, c'est plus de nucléaires, c'est plus de boue rouge, etc. » Donc on voit bien que « Stop, ça suffit, l'écologie, c'est plus un gadget, c'est plus un supplément d'âme. » Voilà, les écologistes ont apporté de manière autonome leur projet, qui est un projet global, parce que l'écologie est une réponse globale, notamment à nos problèmes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "L'écologie, c'est la solution pour la démocratie"Vérifier à 5:12
« Il faut faire attention parce que l'électrique, tout le monde dit, oh là là, c'est la révolution de demain. Je crois qu'il ne faut pas seulement se fixer sur l'électrique parce qu'on aura des problèmes, notamment de recyclage. Il y a toute une économie circulaire sur laquelle demain, la voiture, c'est un cycle de vie de A à Z qu'il va falloir revoir. Et moi, je suis pour un mix énergétique. Demain, la voiture, elle sera électrique, elle sera à l'hydrogène, elle sera au gaz. Mais la première des choses, c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus des voitures individuelles, mais réellement une voiture partagée. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 1:12
France Inter — L'invité de 6h20 · Karima Delli : "Demain, faire en sorte qu'il n'y ait plus de voiture individuelle"Vérifier à 4:12