Jordan Bardella — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 janv. 2024 au 14 juin 2026
Questions
616
Entretiens
29
Sources
29
Heures analysées
18,1 h
Répartition sur 616 questions évaluables
Réponse directe
296
Réponse partielle
93
Réponse à côté
214
Refus explicite
13
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 616
Question 26Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Quel est le rapport ?
Réponse directe
Alors, pardon, c'est moi qui ne comprends pas le rapport entre les... C'est-à-dire que vous avez des magistrats. Vous avez une philosophie de la justice qui est érigée en religion par le syndicat de la magistrature, qui considère qu'il faut abolir les peines de prison et abolir les frontières. Si vous ne voyez pas le rapport avec l'explosion de l'insécurité, de la violence dans notre pays, là, ça va être compliqué.
« Alors, pardon, c'est moi qui ne comprends pas le rapport entre les... C'est-à-dire que vous avez des magistrats. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 29:58
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités29 janv. 2024 au 14 juin 2026 · 116 observations116 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais vous avez le droit de vous soucier de l'épaisseur du matelas de l'assassin de la petite Liana, mais ce n'est pas mon problème. Donc, nous allons créer des places de prison. Et vous n'allez pas me dire... Je suis persuadé que vous pensez que le respect des droits des prisonniers, c'est aussi important. Oui, oui. Non ? Non ? Oui, oui, oui. Mais ce n'est pas une religion non plus. D'accord. Et le respect de la souffrance des victimes, pour moi, il est mille fois supérieur au sort des délinquants et des criminels dans les prisons françaises. Donc, bien sûr que la prison française, par aujourd'hui le manque de place, par aujourd'hui le manque de moyens, par la faiblesse des salaires de nos valeureux hommes et femmes qui travaillent aujourd'hui dans l'administration pénitentiaire, est évidemment un sujet de salubrité publique. Mais vous n'allez pas me faire croire, M. Daré, que dans un pays qui est doté de l'arme nucléaire, qui a les plus grands groupes de BTP au monde et qui est la sixième puissance économique mondiale, on n'est pas capable de construire 40 000 places de prison. Si c'est ça, il faut plier les gaules et éteindre la lumière. Mais ce sera sans doute. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
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« Vous avez une philosophie de la justice qui est érigée en religion par le syndicat de la magistrature, qui considère qu'il faut abolir les peines de prison et abolir les frontières. Si vous ne voyez pas le rapport avec l'explosion de l'insécurité, de la violence dans notre pays, là, ça va être compliqué. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 30:04
Question 27Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
– Trois parents sur quatre, Jordan Bardella, 77% des interrogés estiment que leur enfant n'est pas en sécurité dans la société actuelle. C'est un chiffre qui est ressorti d'un sondage de nos partenaires Elab. Qu'est-ce que vous leur dites à ces parents ?
Réponse directe
– Quand on est à la tête de l'État, d'abord on est un responsable avant d'être politique. Et je dis qu'on doit être capable de regarder chaque papa et chaque maman de ce pays dans les yeux en leur disant qu'au pouvoir, celui qui est Premier ministre ou Président de la République fait absolument tout ce qui est en son pouvoir pour protéger le pays. Or aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Donc il y a eu manifestement, et on va rentrer dans l'intimité des mesures. – Vous considérez que le Président de la République ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour protéger nos enfants ? Non seulement il ne fait pas tout ce qui est dans son pouvoir, mais il a très largement failli, M. Daré, à protég…
« – Quand on est à la tête de l'État, d'abord on est un responsable avant d'être politique. Et je dis qu'on doit être capable de regarder chaque papa et chaque maman de ce pays dans les yeux en leur disant qu'au pouvoir, celui qui est Premier ministre ou Président de la République fait absolument tout ce qui est en son pouvoir pour protéger le pays. Or aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Donc il y a eu manifestement, et on va rentrer dans l'intimité des mesures. – Vous considérez que le Président de la République ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour protéger nos enfants ? Non seulement il ne fait pas tout ce qui est dans son pouvoir, mais il a très largement failli, M. Daré, à protéger les Français. Je me rappelle d'un candidat à l'élection présidentielle qui, en 2017, avait promis la création de 4 000 places de prison supplémentaires. De 15 000 places de prison supplémentaires. L'absurde, c'est intéressant, il y en a eu 4 000. Il nous manque aujourd'hui 40 000 places de prison pour être, ne serait-ce qu'à la moyenne européenne. Nous avons dans nos prisons 23 % de détenus étrangers qui devraient purger leur peine dans leur pays d'origine pour permettre à avoir des places supplémentaires pour les Français. Je l'accuse d'avoir échoué à protéger les Français. Et je l'accuse de léguer à son successeur un pays où il n'y a plus un seul parent, plus une seule mère de famille, un seul père de famille, qui ne craint pas pour la sécurité de ses enfants. Non plus seulement quand il est dans l'espace public et qu'il rentre tard, par exemple d'une soirée ou quand il rentre de l'école, mais désormais même lorsqu'il confie ses enfants à des structures qui sont censées être un sanctuaire où les querelles des hommes n'entrent pas et sont censées protéger, et on l'a vu avec l'affaire du périscolaire à Paris, protéger les écoles. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 5:57
Question 28Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Parce que c'est aussi ça l'une des questions que pose cette affaire. Comment on n'écrase pas la parole des enfants pour reprendre les mots du maire de Florence, qui a livré un discours très fort ?
Réponse à côté
– Vous avez raison, son discours a été très fort. Mais sur ce cas d'Espèce en l'occurrence, l'enquête de justice, l'enquête administrative en tout cas qui a été diligentée par le ministère, devra dire si oui ou non, il y a une responsabilité individuelle. – Et je vais vous dire, on a affaire là à quelqu'un, s'agissant du meurtrier présumé de la petite Liana, à un individu qui a été multi-signalé par les forces de police. Manifestement, l'administration a fauté. Manifestement, il y a quelqu'un dans l'administration qui n'a pas effectué son boulot. Et je vais vous dire, les Français sont aussi lassés que plus personne ne prenne aujourd'hui ses responsabilités. Donc si un juge, si un magistrat…
« – Vous avez raison, son discours a été très fort. Mais sur ce cas d'Espèce en l'occurrence, l'enquête de justice, l'enquête administrative en tout cas qui a été diligentée par le ministère, devra dire si oui ou non, il y a une responsabilité individuelle. – Et je vais vous dire, on a affaire là à quelqu'un, s'agissant du meurtrier présumé de la petite Liana, à un individu qui a été multi-signalé par les forces de police. Manifestement, l'administration a fauté. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 18:32Voir 2 autres passages
« Manifestement, il y a quelqu'un dans l'administration qui n'a pas effectué son boulot. Et je vais vous dire, les Français sont aussi lassés que plus personne ne prenne aujourd'hui ses responsabilités. Donc si un juge, si un magistrat a fauté, eh bien il devra être sanctionné par le Conseil supérieur de la magistrature, premièrement. Et deuxièmement, je vais vous dire, quand on fait de la politique, je l'ai dit, on est d'abord et avant tout responsable. Et j'ai l'intime conviction que dans cette affaire, le ministre de la Justice aurait dû par honneur, pour reconnaître la faute de son administration et pour simplement dire aux Français qui sont dans une détresse inconsidérable depuis des mois, pour simplement leur dire les yeux dans les yeux, je vous ai compris, remettre sa lettre de démission au président de la République. – Parce que ce n'est pas un peu hypocrite, parce que vous dites, vous n'appelez pas à sa démission, vous dites, il aurait dû le faire. – Vous savez, sous la Troisième République, on disait des ministres qu'ils étaient des fusibles. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 19:03
Question 29Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
comment on écoute mieux les enfants, Jordan Bardella ?
Réponse à côté
– Vous avez raison, son discours a été très fort. Mais sur ce cas d'Espèce en l'occurrence, l'enquête de justice, l'enquête administrative en tout cas qui a été diligentée par le ministère, devra dire si oui ou non, il y a une responsabilité individuelle. – Et je vais vous dire, on a affaire là à quelqu'un, s'agissant du meurtrier présumé de la petite Liana, à un individu qui a été multi-signalé par les forces de police. Manifestement, l'administration a fauté. Manifestement, il y a quelqu'un dans l'administration qui n'a pas effectué son boulot. Et je vais vous dire, les Français sont aussi lassés que plus personne ne prenne aujourd'hui ses responsabilités. Donc si un juge, si un magistrat…
« – Vous avez raison, son discours a été très fort. Mais sur ce cas d'Espèce en l'occurrence, l'enquête de justice, l'enquête administrative en tout cas qui a été diligentée par le ministère, devra dire si oui ou non, il y a une responsabilité individuelle. – Et je vais vous dire, on a affaire là à quelqu'un, s'agissant du meurtrier présumé de la petite Liana, à un individu qui a été multi-signalé par les forces de police. Manifestement, l'administration a fauté. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 18:32Voir 2 autres passages
« Manifestement, il y a quelqu'un dans l'administration qui n'a pas effectué son boulot. Et je vais vous dire, les Français sont aussi lassés que plus personne ne prenne aujourd'hui ses responsabilités. Donc si un juge, si un magistrat a fauté, eh bien il devra être sanctionné par le Conseil supérieur de la magistrature, premièrement. Et deuxièmement, je vais vous dire, quand on fait de la politique, je l'ai dit, on est d'abord et avant tout responsable. Et j'ai l'intime conviction que dans cette affaire, le ministre de la Justice aurait dû par honneur, pour reconnaître la faute de son administration et pour simplement dire aux Français qui sont dans une détresse inconsidérable depuis des mois, pour simplement leur dire les yeux dans les yeux, je vous ai compris, remettre sa lettre de démission au président de la République. – Parce que ce n'est pas un peu hypocrite, parce que vous dites, vous n'appelez pas à sa démission, vous dites, il aurait dû le faire. – Vous savez, sous la Troisième République, on disait des ministres qu'ils étaient des fusibles. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 19:03
Question 30Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
– Jordan Bordela, si tel est votre raisonnement, vous n'avez pas répondu à ma question. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui se disent « je vais rendre justice moi-même », vous leur dites « allez-y ».
Réponse partielle
– Je leur dis que nous allons, si nous arrivons à la tête du pays dans quelques mois, remettre la justice à l'endroit. D'abord, il y a évidemment, messieurs, dames, un sujet de moyens. Il manque aujourd'hui des magistrats. Il manque des procureurs. Il manque des moyens, de la disponibilité pour nos magistrats pour pouvoir travailler correctement, parce que le tuyau de la justice est aujourd'hui engorgé par des affaires qui se multiplient, qui ne sont pas traitées, parce qu'on manque aujourd'hui considérablement de moyens. – Ce n'est pas une affaire de moyens. – Oui, mais il y a quatre fois moins de procureurs en France qu'il n'y en a au niveau européen. Moi, j'ai lu ce rapport qui a été div…
« – Je leur dis que nous allons, si nous arrivons à la tête du pays dans quelques mois, remettre la justice à l'endroit. D'abord, il y a évidemment, messieurs, dames, un sujet de moyens. Il manque aujourd'hui des magistrats. Il manque des procureurs. Il manque des moyens, de la disponibilité pour nos magistrats pour pouvoir travailler correctement, parce que le tuyau de la justice est aujourd'hui engorgé par des affaires qui se multiplient, qui ne sont pas traitées, parce qu'on manque aujourd'hui considérablement de moyens. – Ce n'est pas une affaire de moyens. – Oui, mais il y a quatre fois moins de procureurs en France qu'il n'y en a au niveau européen. Moi, j'ai lu ce rapport qui a été divulgué par vos confrères, rapport qui a été fait par l'IGPN, la police des polices et l'inspection générale de la justice en 2003. C'est un rapport qui a été tenu secret par le gouvernement dans lequel il est maintes et maintes fois rappelé que la justice dysfonctionne, que la justice manque de moyens, de moyens pour les enquêtes, mais également de moyens pour les services de police pour conduire ces enquêtes sur le terrain. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 7:48
Question 31Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Ce drame, la mort de cet enfant, est un problème de moyens ?
Réponse directe
– En partie, oui, madame. Lorsqu'à Nantes, par exemple, vous avez 500 dossiers uniquement sur les mineurs qui sont en attente d'instruction, quand vous avez à Lille, s'agissant des mineurs, 113 dossiers par enquêteur, comment voulez-vous que le magistrat qui est en charge de recevoir des piles de procédure, de tenir une permanence téléphonique, de monter à Paris, par exemple, ou de monter dans la ville-préfecture pour tenir audience ? Comment voulez-vous que dans un pays qui est confronté à une explosion de l'insécurité, une explosion de la violence, que les moyens de la justice sont toujours plus tendus et que la justice sanctionne de moins en moins, comment voulez-vous qu'on puisse assure…
« – En partie, oui, madame. Lorsqu'à Nantes, par exemple, vous avez 500 dossiers uniquement sur les mineurs qui sont en attente d'instruction, quand vous avez à Lille, s'agissant des mineurs, 113 dossiers par enquêteur, comment voulez-vous que le magistrat qui est en charge de recevoir des piles de procédure, de tenir une permanence téléphonique, de monter à Paris, par exemple, ou de monter dans la ville-préfecture pour tenir audience ? Comment voulez-vous que dans un pays qui est confronté à une explosion de l'insécurité, une explosion de la violence, que les moyens de la justice sont toujours plus tendus et que la justice sanctionne de moins en moins, comment voulez-vous qu'on puisse assurer la sécurité ? – Est-ce que vous vouliez jusqu'à employer le terme de clochardisation employée par certains à gauche ? – Non mais ils font ce qu'ils veulent. On a un problème de moyens, donc il faut des moyens. Nous avons proposé en 2022, dans le projet présidentiel de Marine Le Pen, de doubler le nombre de magistrats. – Comment financer ça ? – Comment financer ça ? – On va y venir. Il faut un parquet national spécialisé pour les victimes mineures. On a un parquet national aujourd'hui qui traite des affaires de terrorisme, on a un parquet national qui traite des affaires financières, il n'y a pas de parquet national qui est en charge. – L'entourage de Gérard Darmanin dit ça s'arrête à rien pour faire remonter, parce que ce dont on a besoin dans ces dossiers, c'est de la proximité. – Oui, mais il faut des moyens pour cela. Donc un, la justice française a un problème de moyens. Deuxièmement, on a un problème de doctrine. Depuis les années 50, la justice française évolue. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 8:58
Question 32Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Ce n'est pas qu'un problème de moyens, ce n'est pas qu'un problème de justice. Il n'y a pas un problème sociétal aussi, un problème de prise de conscience collective ?
Réponse partielle
Je vous assure, moi je suis sur le terrain tous les jours et je peux vous assurer que les Français, ils ont parfaitement conscience de ce qui est en train de se passer. Mais quand vous avez au pouvoir des gens qui, par idéologie, on a cité un certain nombre de ministres de la Justice ces derniers jours, je pourrais parler de Mme Taubira par exemple, qui a aboli quasiment la prison pour les peines inférieures à deux ans. Je pourrais vous parler de Mme Belloubet ou de M. Dupond-Moretti qui, pendant la crise sanitaire, ont décidé de libération anticipée et ont remis en liberté plusieurs milliers de détenus français. On considère aujourd'hui dans notre pays qu'il faut multiplier les alternative…
« Je vous assure, moi je suis sur le terrain tous les jours et je peux vous assurer que les Français, ils ont parfaitement conscience de ce qui est en train de se passer. Mais quand vous avez au pouvoir des gens qui, par idéologie, »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 36:11Voir 1 autre passage
« on a cité un certain nombre de ministres de la Justice ces derniers jours, je pourrais parler de Mme Taubira par exemple, qui a aboli quasiment la prison pour les peines inférieures à deux ans. Je pourrais vous parler de Mme Belloubet ou de M. Dupond-Moretti qui, pendant la crise sanitaire, ont décidé de libération anticipée et ont remis en liberté plusieurs milliers de détenus français. On considère aujourd'hui dans notre pays qu'il faut multiplier les alternatives à l'incarcération. Moi, je ne le crois pas. Vous voyez, je pense que par exemple quand on touche à un policier, on doit dormir en prison. Je pense qu'il faut revenir sur l'excuse de minorité qui fait qu'aujourd'hui quand vous êtes mineur, vous ne risquez quasiment rien. Nous, nous pensons qu'il faut développer sur le modèle des pays nordiques des centres spécifiques pour les mineurs et qu'il faut mettre en place des peines privatives de liberté pour les mineurs dès le premier acte délictuel. Avec des peines très courtes. Au début, c'est très court. Une semaine. Mais tout de suite. Si vous récidivez, c'est trois mois. Tout de suite. Et si vous récidivez, c'est un an. De manière exponentielle. Dans les pays nordiques, ils ont mis en place cette philosophie. Et cette philosophie, elle permet d'avoir des taux de récidive qui sont bien moindres que les taux que nous avons en France. que je veux juste vous faire comprendre. Vous me dites et vous m'interrogez sur est-ce qu'il n'y a pas un problème de société au fond ? La guerre contre la délinquance et contre la criminalité, on ne l'a jamais menée dans notre pays. Nous, nous la mènerons parce qu'il en va de la liberté du peuple français. Et la première des libertés, des familles françaises, des femmes qui sortent dans l'espace public, des mineurs qui doivent être en sécurité dans les institutions scolaires et dans les institutions de la République, lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, dans les grandes villes comme dans nos territoires ruraux, cette première liberté, c'est leur sécurité. Et donc, nous mettrons tout en œuvre, tout en œuvre, patriarcat. Nous mettrons tout en œuvre pour rétablir la sécurité dans notre pays. Il n'y a pas un problème de laxisme judiciaire. »
Question 33Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
– Est-ce que vous voulez rendre un prescriptible ?
Réponse à côté
– Je vais vous en donner une quatrième. Et ensuite, je répondrai à la question. – Vous êtes étudie. – Non, non, mais le sujet est sérieux. – L'actualité est grave. Et donc, je vais me permettre d'aller au bout. – Ce type de profil, madame. Parce que je veux bien qu'on multiplie les mesures de Sparadra et nous voterons à l'Assemblée nationale, je vous le dis ce soir, tout ce qui contribuera à aller dans le bon sens et aller dans le renforcement des moyens de la justice et des sanctions qui doivent être prononcées. – Camille, sur la table le Premier ministre, vous voterez. Nous devons rendre la perpétuité réelle incompressible dans le droit français. Parce que ce type de profil, ce type de pr…
« – L'actualité est grave. Et donc, je vais me permettre d'aller au bout. – Ce type de profil, madame. Parce que je veux bien qu'on multiplie les mesures de Sparadra et nous voterons à l'Assemblée nationale, je vous le dis ce soir, tout ce qui contribuera à aller dans le bon sens et aller dans le renforcement des moyens de la justice et des sanctions qui doivent être prononcées. – Camille, sur la table le Premier ministre, vous voterez. Nous devons rendre la perpétuité réelle incompressible dans le droit français. Parce que ce type de profil, ce type de prédateur, il peut avoir tous les soins rendus obligatoires par la justice. Il faut qu'il y ait une sanction intraitable. Et il faut que ce type de profil, il faut qu'un individu qui a en tête de s'en prendre à un enfant, rentre en prison sans la possibilité d'en sortir un jour. Et donc nous souhaitons que la perpétuité réelle, incompressible, puisse s'appliquer de façon systématique pour ce type de prédateur, comme ça doit l'être pour les terroristes ou pour les criminels multirécidifs. – Comme Gérald Darmanin, qu'à vos yeux, les pédocriniennes sont incurables. – Oui, bien sûr. Mais comme le sont les terroristes islamistes, dont on nous a fait croire pendant des années. Là encore, la conséquence de l'idéologie qui a abrité une partie de la justice et que je dénonce depuis le début de cette émission, considère qu'un jour, ils pourront être déradicalisés ou revenir au bon sens et aux valeurs civiques que nous partageons tous. Donc il y a des cas qui sont des cas irrécupérables. Et entre le bien-être du... »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 13:33Voir 1 autre passage
« – Entre le bien-être du criminel et la protection de la société, moi je choisirais toujours la protection de la société. La castration chimique... – C'est proposé par Bruno Retailleau. – Oui. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 15:09
Question 34Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
– Oui, mais là, Jordan Bardella, le laxisme pénal, la peine vient au moment où le mal est fait. Je vous écoute attentivement et je me dis finalement parmi les mesures que vous vous proposez, j'ai vraiment bien écouté finalement, qu'est-ce qui aurait pu empêcher la mort de Liana ?
Réponse à côté
– Alors madame, peut-être avez-vous l'habitude avec certains responsables politiques, mais moi je ne joue pas à ce jeu-là parce que je ne mens pas aux Français et je ne leur dirai jamais qu'il n'y a pas de risque zéro. Et que précisément, l'ensemble des mesures que vous mettez, vous trouverez toujours un cas particulier qui peut éventuellement, potentiellement, passer entre les mains du filet. La question qu'on doit se poser, et que les Français sont en droit d'exiger comme réponse, c'est est-ce que tout est fait, tout est mis en œuvre sur le plan politique, sur le plan des décisions qui sont exécutées par nos dirigeants, pour mettre à l'abri la société française de gens qui sont des prédat…
« – Alors madame, peut-être avez-vous l'habitude avec certains responsables politiques, mais moi je ne joue pas à ce jeu-là parce que je ne mens pas aux Français et je ne leur dirai jamais qu'il n'y a pas de risque zéro. Et que précisément, l'ensemble des mesures que vous mettez, vous trouverez toujours un cas particulier qui peut éventuellement, potentiellement, passer entre les mains du filet. La question qu'on doit se poser, et que les Français sont en droit d'exiger comme réponse, c'est est-ce que tout est fait, tout est mis en œuvre sur le plan politique, sur le plan des décisions qui sont exécutées par nos dirigeants, pour mettre à l'abri la société française de gens qui sont des prédateurs, qui tuent les enfants et qui se baladent aujourd'hui dans l'espace public. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 17:36
Question 35Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
C'est qu'ils soient syndiqués ?
Réponse directe
Le juge est la bouche de la loi. Ce n'est pas de moi, c'est de mon esquel. La loi, elle doit être impartiale et elle doit être la même pour tout le monde. Tous les citoyens doivent être égaux devant la loi. Quand vous avez des magistrats qui appartiennent à un syndicat qui prend des positions politiques, alors dans votre bouche, dans vos actes et dans votre décision, il n'y a plus une idéologie impartiale rendue au nom du peuple français. Il y a une idéologie rendue au nom du peuple français qui vote Jean-Luc Mélenchon par exemple. Et ça, ça se ressent directement dans les décisions de justice. Est-ce que vous jugez qu'il faut interdire la syndicalisation aux magistrats ? Nous pensons qu'il…
« Le juge est la bouche de la loi. Ce n'est pas de moi, c'est de mon esquel. La loi, elle doit être impartiale et elle doit être la même pour tout le monde. Tous les citoyens doivent être égaux devant la loi. Quand vous avez des magistrats qui appartiennent à un syndicat qui prend des positions politiques, alors dans votre bouche, dans vos actes et dans votre décision, il n'y a plus une idéologie impartiale rendue au nom du peuple français. Il y a une idéologie rendue au nom du peuple français qui vote Jean-Luc Mélenchon par exemple. Et ça, ça se ressent directement dans les décisions de justice. Est-ce que vous jugez qu'il faut interdire la syndicalisation aux magistrats ? Nous pensons qu'il faut interdire la politisation des syndicats. Qu'il puisse exister des syndicats qui... Ça c'est une réponse de politique, j'allais dire. Est-ce qu'il faut interdire la syndicalisation des magistrats ? Non, non, non, pas du tout. Il faut interdire la politisation des syndicats. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'il faut interdire les prises de positions politiques des syndicats. Un syndicat, dans l'institution judiciaire, il est fait pour défendre les magistrats, qu'ils soient ceux du parquet ou ceux du siège. Vous faites quoi si un syndicat prend position politique ? Il est fait pour réclamer des moyens, il est fait pour défendre les intérêts de cette corporation et de défendre les intérêts de ceux qui travaillent concrètement et qui absorbent, je dirais, les consignes, les dossiers et doivent travailler. Mais pardon, un syndicat n'est pas fait pour appeler à voter Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon lors de l'élection présidentielle. Pourquoi sanctionner les syndicats qui prennent des positions politiques ? Non, je pense qu'il faut interdire les prises de positions politiques des syndicats par respect pour l'idéologie, pour la déontologie de ce corps de métier. On l'interdit. Par exemple, quand vous êtes un militaire, que vous servez la France, vous n'avez pas le droit d'exprimer des positions. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 27:24Voir 1 autre passage
« Oui, il faut un devoir de réserve. Je veux dire, ça existe dans le droit français. Ça s'appelle même précisément le devoir de réserve. Mais encore une fois... »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 29:16
Question 36Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Je voudrais qu'on vous pose des questions très concrètes et qu'on réponde. – Non, mais j'entends parce que vous avez déjà donné trois mesures importantes. – Je vais vous en donner une quatrième, si vous me permettez. – Est-ce qu'il faut rendre imprescriptibles les crimes commis contre les mineurs ?
Réponse directe
– Je vais vous en donner une quatrième. Et ensuite, je répondrai à la question. – Vous êtes étudie. – Non, non, mais le sujet est sérieux. – L'actualité est grave. Et donc, je vais me permettre d'aller au bout. – Ce type de profil, madame. Parce que je veux bien qu'on multiplie les mesures de Sparadra et nous voterons à l'Assemblée nationale, je vous le dis ce soir, tout ce qui contribuera à aller dans le bon sens et aller dans le renforcement des moyens de la justice et des sanctions qui doivent être prononcées. – Camille, sur la table le Premier ministre, vous voterez. Nous devons rendre la perpétuité réelle incompressible dans le droit français. Parce que ce type de profil, ce type de pr…
« – L'actualité est grave. Et donc, je vais me permettre d'aller au bout. – Ce type de profil, madame. Parce que je veux bien qu'on multiplie les mesures de Sparadra et nous voterons à l'Assemblée nationale, je vous le dis ce soir, tout ce qui contribuera à aller dans le bon sens et aller dans le renforcement des moyens de la justice et des sanctions qui doivent être prononcées. – Camille, sur la table le Premier ministre, vous voterez. Nous devons rendre la perpétuité réelle incompressible dans le droit français. Parce que ce type de profil, ce type de prédateur, il peut avoir tous les soins rendus obligatoires par la justice. Il faut qu'il y ait une sanction intraitable. Et il faut que ce type de profil, il faut qu'un individu qui a en tête de s'en prendre à un enfant, rentre en prison sans la possibilité d'en sortir un jour. Et donc nous souhaitons que la perpétuité réelle, incompressible, puisse s'appliquer de façon systématique pour ce type de prédateur, comme ça doit l'être pour les terroristes ou pour les criminels multirécidifs. – Comme Gérald Darmanin, qu'à vos yeux, les pédocriniennes sont incurables. – Oui, bien sûr. Mais comme le sont les terroristes islamistes, dont on nous a fait croire pendant des années. Là encore, la conséquence de l'idéologie qui a abrité une partie de la justice et que je dénonce depuis le début de cette émission, considère qu'un jour, ils pourront être déradicalisés ou revenir au bon sens et aux valeurs civiques que nous partageons tous. Donc il y a des cas qui sont des cas irrécupérables. Et entre le bien-être du... »
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« – Entre le bien-être du criminel et la protection de la société, moi je choisirais toujours la protection de la société. La castration chimique... – C'est proposé par Bruno Retailleau. – Oui. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 15:09
Question 37Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Donc, vous dites que si on veut, on a les moyens d'aller plus vite.
Réponse à côté
Eux, en tout cas, l'ont mis sur la table. Donc, vous... D'abord, la marche blanche que vous mentionnez, il y en a tous les jours, mais la marche blanche que vous mentionnez, la famille avait demandé à ce qu'il n'y ait aucun responsable politique. Donc, je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez. Il se trouve que dans ma vie privée, dans ma vie personnelle, même si on n'en a plus quand on fait de la politique, j'apprécie beaucoup la Formule 1 et que j'ai l'occasion de me rendre régulièrement à des grands prix, en l'occurrence, avec mon père et avec ma compagne. Pardon, j'étais dans un endroit... Non, mais d'abord, je n'ai publié aucune photo. Non, non, en buvant un coca avec des glaço…
« Eux, en tout cas, l'ont mis sur la table. Donc, vous... D'abord, la marche blanche que vous mentionnez, il y en a tous les jours, mais la marche blanche que vous mentionnez, »
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« la famille avait demandé à ce qu'il n'y ait aucun responsable politique. Donc, je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez. Il se trouve que dans ma vie privée, dans ma vie personnelle, même si on n'en a plus quand on fait de la politique, j'apprécie beaucoup la Formule 1 et que j'ai l'occasion de me rendre régulièrement à des grands prix, en l'occurrence, avec mon père et avec ma compagne. »
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« Pardon, j'étais dans un endroit... Non, mais d'abord, je n'ai publié aucune photo. »
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Question 38Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
– Vous êtes allé beaucoup plus frontalement sur d'autres sujets pour demander la démission d'autres responsables politiques. Là, pourquoi vous ne dites pas les choses clairement ?
Réponse directe
– Parce que je ne veux pas laisser penser qu'il y a, envers Gérald Darmanin, une responsabilité personnelle. – Je pense que M. Darmanin, qui est un père de famille, est tout autant meurtri par ce drame. Donc il ne s'agit pas de dire que ce qui s'est passé, c'est de la faute de Gérald Darmanin, bien sûr. Mais il s'agit de dire qu'il est ministre depuis des années, et qu'il a donc une responsabilité morale et politique à l'égard de l'institution. – Et donc, si j'avais été à sa place, j'aurais adressé une lettre au président de la République pour lui dire que cette affaire a touché le cœur, et elle va être une cicatrice pour des millions de Français et pour des millions de familles françaises,…
« – Parce que je ne veux pas laisser penser qu'il y a, envers Gérald Darmanin, une responsabilité personnelle. – Je pense que M. Darmanin, qui est un père de famille, est tout autant meurtri par ce drame. Donc il ne s'agit pas de dire que ce qui s'est passé, c'est de la faute de Gérald Darmanin, bien sûr. Mais il s'agit de dire qu'il est ministre depuis des années, et qu'il a donc une responsabilité morale et politique à l'égard de l'institution. »
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« – Et donc, si j'avais été à sa place, j'aurais adressé une lettre au président de la République pour lui dire que cette affaire a touché le cœur, et elle va être une cicatrice pour des millions de Français et pour des millions de familles françaises, et de leur dire, montrons aux Français que nous les comprenons. Montrons aux Français que nous avons compris qu'il n'y a plus aujourd'hui un seul papa ou une seule maman qui n'est pas inquiet pour la vie de leurs enfants, non plus seulement dans la rue, mais désormais, je l'ai dit, comme on l'a vu dans le périscolaire, dans des institutions de notre pays. Donc, je veux dire, quand on fait de la politique, on n'est pas hors sol, on doit être connecté au peuple français, on doit être connecté à ses larmes, on doit être connecté à ses moments de joie, on doit être connecté à ses souffrances, on doit être connecté à ses sentiments, et on ne peut pas faire comme si, eh bien, on décidait de tout, et de la vie des Français, qu'on n'assumait aucune de ces décisions, et que tout cela n'avait jamais de conséquences sur le pays. Parce que c'est ça aussi l'honneur d'un responsable politique. – Vous avez évoqué les propositions que vous mettez sur la table, Alice évoquait il y a quelques instants le forum, effectivement, qu'on a vu cette semaine avec des Français excédés, certains sont même allés jusqu'à évoquer la question de la peine de mort pour les pédocriminels. Je sais qu'il y a quelques mois, vous aviez dit, nous, je suis opposé à la peine de mort, est-ce que vous avez changé d'avis ou pas ? La peine de mort a été supprimée dans notre pays pour les coupables, mais elle ne l'a pas été pour les victimes. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 22:07
Question 39🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
est-ce que vous êtes déjà dépassé, en fait, sur votre droite ?
Réponse à côté
de différent avec vous ? Je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que M. Darmanin, qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française, sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration et tous les records en matière d'insécurité, venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national. Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'ils leur demandent pardon pour le pays qu'ils s'app…
« de différent avec vous ? Je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que M. Darmanin, qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française, sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration et tous les records en matière d'insécurité, venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national. Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'ils leur demandent pardon pour le pays qu'ils s'apprêtent à nous léguer dans quelques mois, qui est un pays rempli de fractures, qui est un pays profondément divisé. Est-ce que vous vous rendez compte que nous vivons dans un pays, M. Rochebin, où en grande partie à cause de notre politique d'immigratoire, la vie et la fête sont devenus impossibles ? Il n'est plus possible d'organiser un événement, une manifestation sportive, un bal populaire, un rassemblement dans une ville ou dans un village sans qu'il y ait systématiquement des hordes de délinquants qui viennent casser, s'en prendre aux forces de police, détruire les commerces, détruire les portes d'immeubles. Et je vous dis, bientôt, ils rentreront dans les immeubles, ils casseront les digicodes et ils s'en prendront aussi aux familles zonettes qui habitent dans les immeubles. Jordan Bardella, Jordan Bardella. Vous voyez que cet ensauvagement de la société française est aussi la conséquence de notre incapacité à maîtriser notre politique d'immigration. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:14:33
Question 40🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
... avec nous. Dans 12 mois, Jordan Bardella, vous êtes ou président, ou Premier ministre de Marine Le Pen, ou rien, député européen quand même, au milieu des grands fauves internationaux. Quand on voit ces visages, Trump, Poutine, Netanyahou. Trump d'abord, la guerre contre l'Iran, c'est évidemment l'actualité de la soirée, sans mandat de l'ONU. Est-ce que pour vous c'est une guerre légale ou illégale ?
Réponse directe
On entre dans une époque où le droit international est sans cesse remis en cause. Et il est remis en cause d'abord par des États puissants, des superpuissances, qui ne se voient plus comme des nations, mais comme des empires. C'est vrai avec les États-Unis de Donald Trump et son intervention en Iran, mais avant cela, au Venezuela, il y a quelques semaines. C'est vrai avec les ambitions impériales du président Poutine et cette guerre d'agression qui a été menée aux portes de l'Europe contre l'Ukraine, il y a maintenant 4 ans et depuis 4 ans. Et c'est vrai avec la tentation de la Chine de s'emparer de Taïwan. Donc on va dans un monde qui est un monde de force. Sans doute le monde l'a-t-il tou…
« — Oui, pas répondu. Légale ou illégale, cette guerre ? — De fait, elle s'est faite hors du droit international. Elle s'est faite, si je veux vous répondre de manière très scolaire, sans mandat de l'ONU. Et pour vous répondre de manière peut-être... En prenant en compte les souterrains de la diplomatie, elle s'est faite sans aucune concertation avec les pays européens. Et donc nous, nous souhaitons que cette guerre puisse se terminer au plus vite, avec quand même l'objectif de ramener le calme dans cette région du monde, de neutraliser les ambitions nucléaires du régime iranien et surtout de permettre à l'économie mondiale de renouer avec une forme de stabilité, parce que nous payons très cher cette guerre et que le blocage du détroit d'Hormuz impacte le Golfe. Il impacte les puissances asiatiques comme la Chine. Mais il impacte d'abord et avant tout le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité de nos entreprises. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 21:54
Question 41🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
On sait que, historiquement, c'est un problème pour vous. Est-ce que, cette fois, vous avez l'argent de la campagne électorale ?
Réponse partielle
— Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vou…
« — Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vous pose. — Il y a un problème démocratique. Le président Macron s'était engagé, vous vous en souvenez, à créer une banque de la démocratie. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 31:16Voir 1 autre passage
« — Absolument. Et cette banque de la démocratie n'a jamais été mise en place. Donc je souhaite aujourd'hui, pour vous répondre dans la perspective de l'an prochain, que les banques françaises puissent assumer cette responsabilité démocratique. — Mais est-ce que vous avez l'argent ? Est-ce que vous avez l'argent aujourd'hui ? — Non. En revanche, il y a des recherches qui sont en cours. Nous avons des discussions avec un certain nombre de banques. Mais si des candidats à l'élection présidentielle, autres que ceux du Rassemblement national, devaient trouver un prêt pour financer leur campagne sans qu'il n'y ait de risque, nous n'avons eu jamais le moindre souci avec nos comptes de campagne. Ils ont toujours été remboursés. Et toutes les règles ont toujours été respectées à la lettre et de manière extrêmement rigoureuse. Si un autre candidat venait à trouver un prêt bancaire et que le candidat du Rassemblement national, ou la candidate en l'occurrence, venait à ne pas trouver de prêt, pardon, mais ça poserait un véritable problème démocratique qui choquerait des millions de Français. Donc nous cherchons un prêt bancaire en France. Et pardon, mais on est aujourd'hui le premier parti de France. Et il serait parfaitement normal qu'un établissement ou qu'une organisation de plusieurs banques puisse prêter au Rassemblement national. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 31:53
Question 42🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Quand Gérald Darmanin dit, il y a quelques jours, il propose un moratoire de trois ans sur l'immigration légale. Il veut restreindre le regroupement familial. En réalité, en Danemark, social-démocrate danoise, pour le moment, c'est le social-démocrate, on ne peut pas la soupçonner d'extrême droite. Il est vrai avec Mme Mélanie, mais avec beaucoup d'autres, Autriche, Belgique, questionnée, etc., demandent d'assouplir les critères européens, ceux de la Convention européenne des droits de l'homme. En réalité, est-ce que vous marquez encore votre différence ?
Réponse à côté
de différent avec vous ? Je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que M. Darmanin, qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française, sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration et tous les records en matière d'insécurité, venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national. Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'ils leur demandent pardon pour le pays qu'ils s'app…
« de différent avec vous ? Je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que M. Darmanin, qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française, sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration et tous les records en matière d'insécurité, venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national. Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'ils leur demandent pardon pour le pays qu'ils s'apprêtent à nous léguer dans quelques mois, qui est un pays rempli de fractures, qui est un pays profondément divisé. Est-ce que vous vous rendez compte que nous vivons dans un pays, M. Rochebin, où en grande partie à cause de notre politique d'immigratoire, la vie et la fête sont devenus impossibles ? Il n'est plus possible d'organiser un événement, une manifestation sportive, un bal populaire, un rassemblement dans une ville ou dans un village sans qu'il y ait systématiquement des hordes de délinquants qui viennent casser, s'en prendre aux forces de police, détruire les commerces, détruire les portes d'immeubles. Et je vous dis, bientôt, ils rentreront dans les immeubles, ils casseront les digicodes et ils s'en prendront aussi aux familles zonettes qui habitent dans les immeubles. Jordan Bardella, Jordan Bardella. Vous voyez que cet ensauvagement de la société française est aussi la conséquence de notre incapacité à maîtriser notre politique d'immigration. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:14:33
Question 43🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Jordan Mardena, dans quelques jours, cette image, la France reçoit les plus grandes puissances au G7 à Evian. Ça a été le G8. À l'époque, l'image le rappelle, idylle avec Chirac. Est-ce qu'on peut revoir Vladimir Poutine au G8 ?
Réponse partielle
C'est le président Poutine, de mémoire, qui a fait le choix de se retirer du G8 il y a de cela plusieurs années. Il n'est pas le bienvenu, là. Pour l'instant, tant qu'il portera une ambition impériale aux portes de l'Europe, sa présence posera nécessairement question. Maintenant, est-ce que viendra le temps où il faudra dialoguer ? Ça ne veut pas dire se complaire. Ça ne veut pas dire être d'accord. Mais dialoguer avec une puissance qui détient l'arme nucléaire pour négocier la paix, parce que c'est l'impératif qui doit nous occuper aujourd'hui. Le retour de la paix aux portes de l'Europe, des garanties de sécurité pour l'Ukraine, c'est ça qui doit mobiliser l'effort diplomatique. La France…
« C'est le président Poutine, de mémoire, qui a fait le choix de se retirer du G8 il y a de cela plusieurs années. Il n'est pas le bienvenu, là. Pour l'instant, tant qu'il portera une ambition impériale aux portes de l'Europe, sa présence posera nécessairement question. Maintenant, est-ce que viendra le temps où il faudra dialoguer ? Ça ne veut pas dire se complaire. Ça ne veut pas dire être d'accord. Mais dialoguer avec une puissance qui détient l'arme nucléaire pour négocier la paix, parce que c'est l'impératif qui doit nous occuper aujourd'hui. Le retour de la paix aux portes de l'Europe, des garanties de sécurité pour l'Ukraine, c'est ça qui doit mobiliser l'effort diplomatique. La France pourrait prendre une initiative en ce sens, mais je ne suis même pas certain que, s'agissant de Poutine, lui-même souhaite revenir à la table. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 24:15
Question 44🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Est-ce que vous avez une nostalgie des années Chirac ?
Réponse à côté
le monde change le monde évolue et les ambitions impériales de la Russie elles existent elles existent aux portes de l'Europe et elles existent même sur des intérêts français puisque je vous rappelle que partout où nous nous sommes retirés en Afrique ce sont les Russes et ce sont notamment les milices Wagner qui ont pris notre place se rajoutant à cela les opérations d'ingérence et l'ingérence notamment dans des territoires d'outre-mer français comme le parti pris de la Russie pour les Comores face à Mayotte donc la Russie conteste aujourd'hui des intérêts européens elle conteste des intérêts français mais c'est une puissance nucléaire et nous savons en Europe ce que signifie l'escalade don…
« le monde change le monde évolue et les ambitions impériales de la Russie elles existent elles existent aux portes de l'Europe et elles existent même sur des intérêts français puisque je vous rappelle que partout où nous nous sommes retirés en Afrique ce sont les Russes et ce sont notamment les milices Wagner qui ont pris notre place se rajoutant à cela les opérations d'ingérence et l'ingérence notamment dans des territoires d'outre-mer français comme le parti pris de la Russie pour les Comores face à Mayotte donc la Russie conteste aujourd'hui des intérêts européens elle conteste des intérêts français mais c'est une puissance nucléaire et nous savons en Europe ce que signifie l'escalade donc la France et il ne s'agira pas pour nous de faire un renversement d'alliances assure la sécurité des pays baltes elle assure des missions sur le flanc est de l'OTAN ces missions doivent être prolongées et il est évident et je le dis pour ne pas qu'il y ait d'ambiguïté que nous sommes tenus par une clause d'assistance mutuelle à l'égard de tous nos partenaires européens donc si demain le président Poutine devait franchir une ligne supplémentaire et je pense qu'il ne le fera pas mais je ne suis pas de vin et je n'ai pas de boule de cristal ce qui provoquera nécessairement une réaction des pays européens »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:28:18
Question 45🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Oui, j'y suis favorable. Vous êtes très scruté dans vos interventions, Jordan Bardella. Vous savez très bien, adoré, détesté. Les angles d'attaque, on ne va pas refaire là-dessus. Au fond, chacun jugera sur pièce. Coquille vide. Le côté Bardella-facho, c'est un peu passé. Il y en a encore qui considèrent ça, mais c'est plus souvent Bardella-idiot. C'est ça. Vos adversaires, souvent, essayent de vous attaquer sur ce point-là. Laissons de côté l'aspect polémique. Moi, j'étais frappé du mot que vous utilisiez. C'est rare en France où chacun se vante de ses diplômes, même quand il n'en a pas. Vous disiez « je suis un autodidacte ». Qu'est-ce que ça implique pour vous ?
Réponse directe
Ça signifie que je me suis construit seul. Et bien souvent, on cherche à me le faire payer. Et voyez bien que le mépris social que je peux parfois recevoir de la part de mes adversaires et de mes détracteurs est en fait un mépris qui est adressé à des millions de Français. Parce qu'il y a des millions de gens dans notre pays. Il y a beaucoup de gens très talentueux, de chefs d'entreprise, de grands artistes, des gens qui ont parfaitement réussi dans leur domaine, qui se sont construits tout seuls, qui n'ont pas fait les grandes écoles. Et donc, on a précisément le droit de ne pas avoir fait l'ENA. On a précisément le droit d'avoir grandi dans des territoires populaires et d'aspirer à avoir…
« Ça signifie que je me suis construit seul. Et bien souvent, on cherche à me le faire payer. Et voyez bien que le mépris social que je peux parfois recevoir de la part de mes adversaires et de mes détracteurs est en fait un mépris qui est adressé à des millions de Français. Parce qu'il y a des millions de gens dans notre pays. Il y a beaucoup de gens très talentueux, de chefs d'entreprise, de grands artistes, des gens qui ont parfaitement réussi dans leur domaine, qui se sont construits tout seuls, qui n'ont pas fait les grandes écoles. Et donc, on a précisément le droit de ne pas avoir fait l'ENA. On a précisément le droit d'avoir grandi dans des territoires populaires et d'aspirer à avoir des responsabilités dans notre pays. Donc, je suis, c'est vrai, un pur produit de la méritocratie républicaine. Je n'ai pas fait l'ENA, je n'ai pas fait les grandes écoles. Mais ça n'enlève rien à mes convictions. Ça n'enlève rien à ma détermination. Et quant à l'accusation qui est régulièrement faite de mon âge, parce qu'on va le dire, au fond, c'est un peu ça qui est souligné, l'âge a toujours été une condition secondaire dans l'histoire de France. Il y a des jeunes qui ont réussi. Certains, à 30 ans, avaient déjà conquis l'Italie et empêchés les armées d'Autriche de passer au barcolle. On reparlera de l'Italie tout à l'heure. Oui, pourquoi ? Il y en a d'autres. Je n'ai pas dit l'italienne, j'ai dit l'Italie. Pardon. Il y en a d'autres qui ont échoué. Il y a des hommes âgés qui ont réussi. Et puis, il y a des hommes âgés qui ont échoué et qui ont livré la France à ses ennemis et à l'occupation. Donc, je veux dire, l'âge n'a jamais été un critère. Et je préfère, en tout cas, avoir l'âge que j'ai aujourd'hui, l'expérience de la banlieue que j'ai, parce qu'au fond, je fais à 30 ans ce qu'on fait normalement dans la vie à 50, compte tenu de mes responsabilités. Mais j'ai vécu dans un territoire difficile. J'ai vu la souffrance. J'ai vu les fins de mois difficiles. J'ai vu la violence. Et donc, tout cela me donne aussi une lucidité sur l'état de mon pays. Peut-être une forme de sagesse, mais surtout un sentiment d'urgence et une envie d'agir. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 36:01
Question 46🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
— Alain Bauer, vous... — Attendez, attendez. Suspense. Suspense. Il va vous soumettre. Regardez. Il est là qui attend. C'est le bon professeur Bauer qui vous attend. Jordan Bardella, vous avez longtemps traîné... C'est la suite de la question sur la Russie. Laissons-nous combler. Vous aurez l'occasion d'en reparler. Mais l'affaire du prêt russe, ça vous a pas mal pourri la planche encore lors des élections de 2022. Aujourd'hui, passons cette affaire-là. Est-ce que vous avez réussi à trouver des prêteurs ?
Réponse partielle
— Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vou…
« — Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vous pose. — Il y a un problème démocratique. Le président Macron s'était engagé, vous vous en souvenez, à créer une banque de la démocratie. »
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« — Absolument. Et cette banque de la démocratie n'a jamais été mise en place. Donc je souhaite aujourd'hui, pour vous répondre dans la perspective de l'an prochain, que les banques françaises puissent assumer cette responsabilité démocratique. — Mais est-ce que vous avez l'argent ? Est-ce que vous avez l'argent aujourd'hui ? — Non. En revanche, il y a des recherches qui sont en cours. Nous avons des discussions avec un certain nombre de banques. Mais si des candidats à l'élection présidentielle, autres que ceux du Rassemblement national, devaient trouver un prêt pour financer leur campagne sans qu'il n'y ait de risque, nous n'avons eu jamais le moindre souci avec nos comptes de campagne. Ils ont toujours été remboursés. Et toutes les règles ont toujours été respectées à la lettre et de manière extrêmement rigoureuse. Si un autre candidat venait à trouver un prêt bancaire et que le candidat du Rassemblement national, ou la candidate en l'occurrence, venait à ne pas trouver de prêt, pardon, mais ça poserait un véritable problème démocratique qui choquerait des millions de Français. Donc nous cherchons un prêt bancaire en France. Et pardon, mais on est aujourd'hui le premier parti de France. Et il serait parfaitement normal qu'un établissement ou qu'une organisation de plusieurs banques puisse prêter au Rassemblement national. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 31:53
Question 47🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Votre patrimoine se monte à combien ?
Réponse partielle
Vous regarderez sur ma déclaration d'intérêt qui est sur Internet. Mais j'ai travaillé pour écrire ce livre. Et il se trouve que ce livre, en tout cas, ces deux livres se sont vendus.
« Vous regarderez sur ma déclaration d'intérêt qui est sur Internet. Mais j'ai travaillé pour écrire ce livre. Et il se trouve que ce livre, en tout cas, ces deux livres se sont vendus. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 41:46
Question 48🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
les délinquants et criminalisés. Attendez, attendez. Ce droit du sol, par exemple, en Allemagne, il demande aux naturalisés de considérer l'histoire, de dire à quel point la Shoah, l'enseignement de la Shoah, ça ferait partie par exemple du fait de connaître l'histoire de l'Europe ?
Réponse partielle
Oui, vous savez que c'est déjà le cas aujourd'hui lorsque vous faites une demande de naturalisation. vous devez déjà répondre à un certain nombre de critères. Et donc, ces critères, ils seront renforcés si nécessaire. Mais la nationalité française n'est pas un spéculoos qu'on offre avec le café. Elle est quelque chose que nous tenons en très haute estime. Et aujourd'hui, l'ensemble du système français est en soi une pompe aspirante à l'immigration. Donc, nous souhaitons réduire considérablement la voilure en matière d'immigration parce qu'aujourd'hui, les flux migratoires déstabilisent les grands équilibres de la société française. Je vous donne un exemple. 31% des immigrés, selon l'INSEE,…
« Oui, vous savez que c'est déjà le cas aujourd'hui lorsque vous faites une demande de naturalisation. vous devez déjà répondre à un certain nombre de critères. Et donc, ces critères, ils seront renforcés si nécessaire. Mais la nationalité française n'est pas un spéculoos qu'on offre avec le café. Elle est quelque chose que nous tenons en très haute estime. Et aujourd'hui, l'ensemble du système français est en soi une pompe aspirante à l'immigration. Donc, nous souhaitons réduire considérablement la voilure en matière d'immigration parce qu'aujourd'hui, les flux migratoires déstabilisent les grands équilibres de la société française. Je vous donne un exemple. 31% des immigrés, selon l'INSEE, occupent un logement social. 44% des ressortissants algériens en France occupent un logement social. Et dans le même temps, vous avez des millions de familles françaises qui n'arrivent plus à se loger soit parce que le prix des logements est trop cher, soit parce qu'il manque des offres de logements. Et donc, nous souhaitons notamment par l'intermédiaire de ce référendum, et j'en termine, instaurer la priorité nationale, c'est-à-dire la possibilité de donner une priorité d'accès dans le logement social, qui est une aide sociale parmi d'autres, aux familles françaises. De la même manière, pour bénéficier des aides sociales françaises, et de la générosité du modèle social payé par les Français qui travaillent, et par les 72% de Français qui travaillent dans notre pays ou qui sont en activité, eh bien, il faudra avoir la nationalité. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:11:54
Question 49🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
Est-ce que vous vous sentez en danger ?
Réponse directe
Ce qui veut peut-être dire qu'aux yeux du ministère de l'Intérieur, ma sécurité nécessitait que je sois accompagné dans mes déplacements. C'est une contrainte. Quand vous faites de la politique à haut niveau, vous plaisez à des gens, vous déplaisez à d'autres. Et donc, je vis avec cela. Mais malheureusement, je m'y suis habitué. Et au fond, quand vous êtes exposé aujourd'hui en politique, c'est vrai qu'il y a de la violence. Il y a de la violence quand vous êtes en première ligne. Il y a de la violence verbale, il y a de la violence physique. Or, la démocratie, c'est précisément la violence des mots pour qu'il n'y ait jamais la violence physique.
« Ce qui veut peut-être dire qu'aux yeux du ministère de l'Intérieur, ma sécurité nécessitait que je sois accompagné dans mes déplacements. C'est une contrainte. Quand vous faites de la politique à haut niveau, vous plaisez à des gens, vous déplaisez à d'autres. Et donc, je vis avec cela. Mais malheureusement, je m'y suis habitué. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 42:35Voir 1 autre passage
« Et au fond, quand vous êtes exposé aujourd'hui en politique, c'est vrai qu'il y a de la violence. Il y a de la violence quand vous êtes en première ligne. Il y a de la violence verbale, il y a de la violence physique. Or, la démocratie, c'est précisément la violence des mots pour qu'il n'y ait jamais la violence physique. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 42:53
Question 50🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !
et la guerre, on négocie entre la Russie, entre les États-Unis. Et ça, pour le coup, c'est pas tenable. — Et on reviendra sur ces scénarios de crise. Vous faites des wargames ?
Réponse partielle
— Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vou…
« — Alors, si vous le voulez bien, on va pas passer. On va revenir sur... — Alors, brièvement. — ...interpellation, parce que, pour le coup, moi, je n'ai aucun tabou. Et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y ait une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national, qui était le Front national à l'époque, a contracté un prêt pour financer une campagne électorale, qui était un prêt à 5 %, 5 ou 6 %, donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant, qui avait été contracté auprès d'une banque tchécorusse. Pourquoi ? Parce qu'aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au Rassemblement national. — C'est la question que je vous pose. — Il y a un problème démocratique. Le président Macron s'était engagé, vous vous en souvenez, à créer une banque de la démocratie. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 31:16Voir 1 autre passage
« — Absolument. Et cette banque de la démocratie n'a jamais été mise en place. Donc je souhaite aujourd'hui, pour vous répondre dans la perspective de l'an prochain, que les banques françaises puissent assumer cette responsabilité démocratique. — Mais est-ce que vous avez l'argent ? Est-ce que vous avez l'argent aujourd'hui ? — Non. En revanche, il y a des recherches qui sont en cours. Nous avons des discussions avec un certain nombre de banques. Mais si des candidats à l'élection présidentielle, autres que ceux du Rassemblement national, devaient trouver un prêt pour financer leur campagne sans qu'il n'y ait de risque, nous n'avons eu jamais le moindre souci avec nos comptes de campagne. Ils ont toujours été remboursés. Et toutes les règles ont toujours été respectées à la lettre et de manière extrêmement rigoureuse. Si un autre candidat venait à trouver un prêt bancaire et que le candidat du Rassemblement national, ou la candidate en l'occurrence, venait à ne pas trouver de prêt, pardon, mais ça poserait un véritable problème démocratique qui choquerait des millions de Français. Donc nous cherchons un prêt bancaire en France. Et pardon, mais on est aujourd'hui le premier parti de France. Et il serait parfaitement normal qu'un établissement ou qu'une organisation de plusieurs banques puisse prêter au Rassemblement national. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 31:53
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 40:01
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« Il est en tout cas normal que la France ait des relations étroites avec les États-Unis d'Amérique. Nous sommes liés par une amitié extrêmement forte, faite parfois d'orages, de nuages. Et je crois important en ces temps troublés, en ces temps où la France semble sortie des grandes affaires du monde, y compris les affaires qui ont lieu sur son propre sol, comme c'est le cas depuis maintenant plusieurs années avec la guerre en Ukraine, que le président français réaffirme une voix singulière française, la défense, un leadership français sur la scène européenne, et qu'il puisse dialoguer de manière étroite avec le président américain dont les objectifs sont extrêmement troubles, extrêmement flous. On peine à savoir ce que veut faire directement et concrètement le président américain aujourd'hui en Iran. Est-ce qu'il s'agit de renverser le régime ? Est-ce qu'il s'agit de mettre hors d'état de nuire les infrastructures liées à l'arme nucléaire ? En tout cas, ce qui est certain, c'est que chaque jour de guerre supplémentaire est un jour douloureux pour l'économie française, pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes qui ont vu depuis plusieurs mois les prix des carburants augmenter comme jamais, et le risque évidemment de voir se poursuivre une inflation alimentaire, avec notamment l'augmentation du prix des engrais. – Jordan Bardel, à l'instant Alice évoquait cette terrible affaire Liana qui provoque effectivement une émotion et une colère immense en France. On va vous poser des questions très concrètes. Ce que se demandent ce soir tous ceux qui nous regardent, c'est comment mieux protéger nos enfants, mieux protéger les femmes des violences, notamment sexuelles ? Comment éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? Quelle solution face aux pédéros criminels ? Est-ce que l'État a failli ? Vous allez nous dévoiler dans quelques instants les solutions et les propositions du Rassemblement national. On a appris il y a quelques heures qu'Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont échangé par téléphone mercredi avec la famille de Liana. Plus largement, c'est une question qui s'est posée. Est-ce qu'à vos yeux, c'est un scandale d'État ? – J'ai été très choqué, comme beaucoup de Français, de lire la déclaration du président de la République qui a dit « on ne répond pas à un drame par décrit ». – C'était en Conseil des ministres la semaine dernière. – Cette affaire est un tournant dans la vie de notre pays, comme l'ont été hier l'affaire Philippine, comme l'a été l'affaire Lola, comme le sont ces innombrables drames qui mettent en lumière non pas une société de plus en plus violente, naturellement ça l'est, mais un État de plus en plus incapable de protéger les Français. – L'enquête qui a été lancée, diligentée par le ministère de la Justice, devra dire si, oui ou non, il y a eu des dysfonctionnements. Il y a eu, manifestement, d'après les informations que nous avons aujourd'hui, face à un individu qui a été multisignalé, des manquements dans la chaîne administrative et dans la chaîne pénale. – Mais ce qui est un scandale d'État, c'est que tout notre pacte social est aujourd'hui remis en cause. Vous vous souvenez, il y a quelques jours, lorsqu'il y a eu ces images de guerres civiles insupportables dans Paris, j'étais venu sur votre antenne et j'avais parlé de tribalisation de la société. La tribalisation de la société, c'est précisément le fait que les Français, que le peuple français, qui paye des impôts, qui renonce à se faire justice lui-même, accorde à l'État le monopole de la violence légitime et l'impérieuse mission de protéger les honnêtes gens, de protéger les plus faibles, de protéger les plus vulnérables et de protéger les enfants. – Quel terme vous employez ? – C'est un drame, c'est un drame pour des millions de Français. Et voyez bien que dans cette petite liana au destin terrible, ce qui est en cause, ce n'est pas simplement les sentiments et les ressentis dont tout le monde imagine qu'ils sont terribles pour la famille, mais c'est ce que ressentent aujourd'hui l'ensemble des familles françaises, l'ensemble des papas et l'ensemble des mamans de ce pays qui considèrent que l'État est aujourd'hui incapable de protéger les plus vulnérables. – Alors, ça appelle nécessairement à une réflexion profonde sur le rôle de la justice. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 0:40
« – En partie, oui, madame. Lorsqu'à Nantes, par exemple, vous avez 500 dossiers uniquement sur les mineurs qui sont en attente d'instruction, quand vous avez à Lille, s'agissant des mineurs, 113 dossiers par enquêteur, comment voulez-vous que le magistrat qui est en charge de recevoir des piles de procédure, de tenir une permanence téléphonique, de monter à Paris, par exemple, ou de monter dans la ville-préfecture pour tenir audience ? Comment voulez-vous que dans un pays qui est confronté à une explosion de l'insécurité, une explosion de la violence, que les moyens de la justice sont toujours plus tendus et que la justice sanctionne de moins en moins, comment voulez-vous qu'on puisse assurer la sécurité ? – Est-ce que vous vouliez jusqu'à employer le terme de clochardisation employée par certains à gauche ? – Non mais ils font ce qu'ils veulent. On a un problème de moyens, donc il faut des moyens. Nous avons proposé en 2022, dans le projet présidentiel de Marine Le Pen, de doubler le nombre de magistrats. – Comment financer ça ? – Comment financer ça ? – On va y venir. Il faut un parquet national spécialisé pour les victimes mineures. On a un parquet national aujourd'hui qui traite des affaires de terrorisme, on a un parquet national qui traite des affaires financières, il n'y a pas de parquet national qui est en charge. – L'entourage de Gérard Darmanin dit ça s'arrête à rien pour faire remonter, parce que ce dont on a besoin dans ces dossiers, c'est de la proximité. – Oui, mais il faut des moyens pour cela. Donc un, la justice française a un problème de moyens. Deuxièmement, on a un problème de doctrine. Depuis les années 50, la justice française évolue. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 8:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 janv. 2024 au 14 juin 2026 · 28 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« on a cité un certain nombre de ministres de la Justice ces derniers jours, je pourrais parler de Mme Taubira par exemple, qui a aboli quasiment la prison pour les peines inférieures à deux ans. Je pourrais vous parler de Mme Belloubet ou de M. Dupond-Moretti qui, pendant la crise sanitaire, ont décidé de libération anticipée et ont remis en liberté plusieurs milliers de détenus français. On considère aujourd'hui dans notre pays qu'il faut multiplier les alternatives à l'incarcération. Moi, je ne le crois pas. Vous voyez, je pense que par exemple quand on touche à un policier, on doit dormir en prison. Je pense qu'il faut revenir sur l'excuse de minorité qui fait qu'aujourd'hui quand vous êtes mineur, vous ne risquez quasiment rien. Nous, nous pensons qu'il faut développer sur le modèle des pays nordiques des centres spécifiques pour les mineurs et qu'il faut mettre en place des peines privatives de liberté pour les mineurs dès le premier acte délictuel. Avec des peines très courtes. Au début, c'est très court. Une semaine. Mais tout de suite. Si vous récidivez, c'est trois mois. Tout de suite. Et si vous récidivez, c'est un an. De manière exponentielle. Dans les pays nordiques, ils ont mis en place cette philosophie. Et cette philosophie, elle permet d'avoir des taux de récidive qui sont bien moindres que les taux que nous avons en France. que je veux juste vous faire comprendre. Vous me dites et vous m'interrogez sur est-ce qu'il n'y a pas un problème de société au fond ? La guerre contre la délinquance et contre la criminalité, on ne l'a jamais menée dans notre pays. Nous, nous la mènerons parce qu'il en va de la liberté du peuple français. Et la première des libertés, des familles françaises, des femmes qui sortent dans l'espace public, des mineurs qui doivent être en sécurité dans les institutions scolaires et dans les institutions de la République, lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, dans les grandes villes comme dans nos territoires ruraux, cette première liberté, c'est leur sécurité. Et donc, nous mettrons tout en œuvre, tout en œuvre, patriarcat. Nous mettrons tout en œuvre pour rétablir la sécurité dans notre pays. Il n'y a pas un problème de laxisme judiciaire. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 36:25Voir 2 autres passages
« Ils sont chargés de rendre justice au nom du peuple français, mais il y a aujourd'hui une politique, une vision de la justice qui est une idéologie anticarcérale qui, me semble-t-il, mais je pense me faire ce soir le porte-voix de beaucoup de Français ne correspond plus aux attentes de nos compatriotes. Les gens ne supportent plus une justice qui est aujourd'hui forte avec les faibles et faible avec les forts. Et ils ne supportent plus de voir l'excuse absolutoire érigée en religion, c'est-à-dire cette politique qui consiste à expliquer à chaque fois qu'on a un délinquant ou un criminel que c'est parce qu'il était pauvre, que c'est parce qu'il a grandi dans un milieu difficile, que c'est parce que ses parents n'ont pas été suffisamment présents qu'ils tombent dans la délinquance. Il n'y a pas un magistrat qui ne trouve pas ça aux yeux. Il y a bien des juges qui font bien leur travail. Évidemment qu'il y a des juges qui font bien leur travail, M. Daré. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien changer. Et donc, nous changerons beaucoup de choses. Vous voyez, par exemple, il existe dans le droit français des peines maximales. Nous souhaitons qu'il puisse exister des peines minimales. Ça, c'est un moyen de durcir l'échelle des peines. Bien sûr, on ne touche pas à l'indépendance de la justice. Mais encore une fois, l'autorité judiciaire, l'autorité... Il faut changer ça. Je vais vous répondre là-dessus, c'est très intéressant. L'autorité judiciaire, elle est la bouche de la loi. Donc, vous avez le pouvoir exécutif, vous avez le pouvoir législatif et vous n'avez pas le pouvoir judiciaire, vous avez l'autorité judiciaire. Et l'autorité judiciaire, aussi indépendante soit-elle dans ces prises de décision, elle est aussi l'expression de la loi. Eh bien, nous souhaitons et nous mettrons en œuvre, si demain, les Français nous accordent leur confiance, dès le printemps de 2027, un durcissement massif et inédit des sanctions qui doivent s'appliquer aux délinquants et aux criminels. Donc, je l'ai dit, nous créerons des places de prison. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées29 janv. 2024 au 14 juin 2026 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est en tout cas normal que la France ait des relations étroites avec les États-Unis d'Amérique. Nous sommes liés par une amitié extrêmement forte, faite parfois d'orages, de nuages. Et je crois important en ces temps troublés, en ces temps où la France semble sortie des grandes affaires du monde, y compris les affaires qui ont lieu sur son propre sol, comme c'est le cas depuis maintenant plusieurs années avec la guerre en Ukraine, que le président français réaffirme une voix singulière française, la défense, un leadership français sur la scène européenne, et qu'il puisse dialoguer de manière étroite avec le président américain dont les objectifs sont extrêmement troubles, extrêmement flous. On peine à savoir ce que veut faire directement et concrètement le président américain aujourd'hui en Iran. Est-ce qu'il s'agit de renverser le régime ? Est-ce qu'il s'agit de mettre hors d'état de nuire les infrastructures liées à l'arme nucléaire ? En tout cas, ce qui est certain, c'est que chaque jour de guerre supplémentaire est un jour douloureux pour l'économie française, pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes qui ont vu depuis plusieurs mois les prix des carburants augmenter comme jamais, et le risque évidemment de voir se poursuivre une inflation alimentaire, avec notamment l'augmentation du prix des engrais. – Jordan Bardel, à l'instant Alice évoquait cette terrible affaire Liana qui provoque effectivement une émotion et une colère immense en France. On va vous poser des questions très concrètes. Ce que se demandent ce soir tous ceux qui nous regardent, c'est comment mieux protéger nos enfants, mieux protéger les femmes des violences, notamment sexuelles ? Comment éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? Quelle solution face aux pédéros criminels ? Est-ce que l'État a failli ? Vous allez nous dévoiler dans quelques instants les solutions et les propositions du Rassemblement national. On a appris il y a quelques heures qu'Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont échangé par téléphone mercredi avec la famille de Liana. Plus largement, c'est une question qui s'est posée. Est-ce qu'à vos yeux, c'est un scandale d'État ? – J'ai été très choqué, comme beaucoup de Français, de lire la déclaration du président de la République qui a dit « on ne répond pas à un drame par décrit ». – C'était en Conseil des ministres la semaine dernière. – Cette affaire est un tournant dans la vie de notre pays, comme l'ont été hier l'affaire Philippine, comme l'a été l'affaire Lola, comme le sont ces innombrables drames qui mettent en lumière non pas une société de plus en plus violente, naturellement ça l'est, mais un État de plus en plus incapable de protéger les Français. – L'enquête qui a été lancée, diligentée par le ministère de la Justice, devra dire si, oui ou non, il y a eu des dysfonctionnements. Il y a eu, manifestement, d'après les informations que nous avons aujourd'hui, face à un individu qui a été multisignalé, des manquements dans la chaîne administrative et dans la chaîne pénale. – Mais ce qui est un scandale d'État, c'est que tout notre pacte social est aujourd'hui remis en cause. Vous vous souvenez, il y a quelques jours, lorsqu'il y a eu ces images de guerres civiles insupportables dans Paris, j'étais venu sur votre antenne et j'avais parlé de tribalisation de la société. La tribalisation de la société, c'est précisément le fait que les Français, que le peuple français, qui paye des impôts, qui renonce à se faire justice lui-même, accorde à l'État le monopole de la violence légitime et l'impérieuse mission de protéger les honnêtes gens, de protéger les plus faibles, de protéger les plus vulnérables et de protéger les enfants. – Quel terme vous employez ? – C'est un drame, c'est un drame pour des millions de Français. Et voyez bien que dans cette petite liana au destin terrible, ce qui est en cause, ce n'est pas simplement les sentiments et les ressentis dont tout le monde imagine qu'ils sont terribles pour la famille, mais c'est ce que ressentent aujourd'hui l'ensemble des familles françaises, l'ensemble des papas et l'ensemble des mamans de ce pays qui considèrent que l'État est aujourd'hui incapable de protéger les plus vulnérables. – Alors, ça appelle nécessairement à une réflexion profonde sur le rôle de la justice. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« – En partie, oui, madame. Lorsqu'à Nantes, par exemple, vous avez 500 dossiers uniquement sur les mineurs qui sont en attente d'instruction, quand vous avez à Lille, s'agissant des mineurs, 113 dossiers par enquêteur, comment voulez-vous que le magistrat qui est en charge de recevoir des piles de procédure, de tenir une permanence téléphonique, de monter à Paris, par exemple, ou de monter dans la ville-préfecture pour tenir audience ? Comment voulez-vous que dans un pays qui est confronté à une explosion de l'insécurité, une explosion de la violence, que les moyens de la justice sont toujours plus tendus et que la justice sanctionne de moins en moins, comment voulez-vous qu'on puisse assurer la sécurité ? – Est-ce que vous vouliez jusqu'à employer le terme de clochardisation employée par certains à gauche ? – Non mais ils font ce qu'ils veulent. On a un problème de moyens, donc il faut des moyens. Nous avons proposé en 2022, dans le projet présidentiel de Marine Le Pen, de doubler le nombre de magistrats. – Comment financer ça ? – Comment financer ça ? – On va y venir. Il faut un parquet national spécialisé pour les victimes mineures. On a un parquet national aujourd'hui qui traite des affaires de terrorisme, on a un parquet national qui traite des affaires financières, il n'y a pas de parquet national qui est en charge. – L'entourage de Gérard Darmanin dit ça s'arrête à rien pour faire remonter, parce que ce dont on a besoin dans ces dossiers, c'est de la proximité. – Oui, mais il faut des moyens pour cela. Donc un, la justice française a un problème de moyens. Deuxièmement, on a un problème de doctrine. Depuis les années 50, la justice française évolue. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 8:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 juin 2026 au 14 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – M. Retailleau n'a pas été capable d'expulser 10 influenceurs algériens quand il était ministre de l'Intérieur. Et il vient aujourd'hui nous expliquer qu'il va castrer sur le plan chimique les prédateurs sexuels. Bon, je pense que ça n'est pas crédible. – Donc vous êtes contre ? – La castration chimique, c'est pas que je suis contre. – Mais en tout cas, dans ce genre de cas... – Moi j'écoute les experts. Encore faut-il que le type en question prenne le traitement, qu'il soit régulier dans le traitement. Pour le vérifier, ça pose quand même un certain nombre de soucis logistiques qui sont réels. Mais ce que je veux dire par là, c'est que la castration chimique, ce n'est pas une peine, c'est un soin. Ce qu'il faut, c'est une peine. Et la peine qui doit s'appliquer dans ce type d'acte, c'est une peine qui vise à mettre hors d'état de nuire définitivement ce type d'individu et donc à faire en sorte qu'à partir du moment où il rentre en prison, il n'en sorte plus jamais et qu'il y termine ses jours. Parce que c'est la condition pour mettre à l'abri la société. Et ce cri de colère que je porte devant vous, c'est la colère de millions de Français qui ne comprennent pas et qui ont trop souvent le sentiment que la justice française excuse, trouve des alternatives à l'incarcération et systématiquement cherche un motif social aux dérives d'un certain nombre de personnes dans notre société. – Vous avez parlé de la question du terroriste. Gabriel Attal veut, dit-il, aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes. – Qu'est-ce que vous pensez de ces termes-là ? – Pardon, mais je ne vais pas commenter toute l'émission, ce qu'ont proposé M. Retailleau, ce qu'ont proposé les candidats de gauche et ce qu'ont proposé Gabriel Attal. Ils ont leur proposition. J'ai vu que cette proposition ne faisait même pas consensus dans son propre camp puisque Édouard Philippe semblait émettre une réserve sur cette proposition. Donc le sujet, c'est de considérer qu'il y a aujourd'hui un laxisme pénal à l'égard d'individus qui manifestement sont des dangers publics et tuent nos enfants. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 15:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées29 janv. 2024 au 14 juin 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – M. Retailleau n'a pas été capable d'expulser 10 influenceurs algériens quand il était ministre de l'Intérieur. Et il vient aujourd'hui nous expliquer qu'il va castrer sur le plan chimique les prédateurs sexuels. Bon, je pense que ça n'est pas crédible. – Donc vous êtes contre ? – La castration chimique, c'est pas que je suis contre. – Mais en tout cas, dans ce genre de cas... – Moi j'écoute les experts. Encore faut-il que le type en question prenne le traitement, qu'il soit régulier dans le traitement. Pour le vérifier, ça pose quand même un certain nombre de soucis logistiques qui sont réels. Mais ce que je veux dire par là, c'est que la castration chimique, ce n'est pas une peine, c'est un soin. Ce qu'il faut, c'est une peine. Et la peine qui doit s'appliquer dans ce type d'acte, c'est une peine qui vise à mettre hors d'état de nuire définitivement ce type d'individu et donc à faire en sorte qu'à partir du moment où il rentre en prison, il n'en sorte plus jamais et qu'il y termine ses jours. Parce que c'est la condition pour mettre à l'abri la société. Et ce cri de colère que je porte devant vous, c'est la colère de millions de Français qui ne comprennent pas et qui ont trop souvent le sentiment que la justice française excuse, trouve des alternatives à l'incarcération et systématiquement cherche un motif social aux dérives d'un certain nombre de personnes dans notre société. – Vous avez parlé de la question du terroriste. Gabriel Attal veut, dit-il, aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes. – Qu'est-ce que vous pensez de ces termes-là ? – Pardon, mais je ne vais pas commenter toute l'émission, ce qu'ont proposé M. Retailleau, ce qu'ont proposé les candidats de gauche et ce qu'ont proposé Gabriel Attal. Ils ont leur proposition. J'ai vu que cette proposition ne faisait même pas consensus dans son propre camp puisque Édouard Philippe semblait émettre une réserve sur cette proposition. Donc le sujet, c'est de considérer qu'il y a aujourd'hui un laxisme pénal à l'égard d'individus qui manifestement sont des dangers publics et tuent nos enfants. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 15:27Voir 2 autres passages
« Ça, ça pourrait être une solution, effectivement, de réforme du conseil de la magistrature. Quand on vous entend, vous avez des propositions, vous êtes très critique envers cette justice, vous parlez d'idéologie d'une certaine partie des magistrats. Vous prétendez être, pour l'instant, Premier ministre, peut-être demain président de la République, en fonction de la décision qui va sortir justement du tribunal concernant Marine Le Pen dans trois semaines désormais. « Est-ce que vous avez confiance dans la justice française ? » Mais ce n'est pas la question. Oui, j'ai confiance dans les institutions de mon pays. Mais encore faut-il, et dans les juges, que la justice soit rendue au nom du peuple français. Et il y a beaucoup de magistrats aujourd'hui qui, compte tenu du manque de moyens, n'arrivent plus à rendre la justice au nom du peuple français parce qu'ils sont débordés par le nombre d'affaires qu'il y a à gérer tant l'explosion de la délinquance est devenue aujourd'hui un fait de société. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 33:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 juin 2024 au 14 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je leur dis que nous allons, si nous arrivons à la tête du pays dans quelques mois, remettre la justice à l'endroit. D'abord, il y a évidemment, messieurs, dames, un sujet de moyens. Il manque aujourd'hui des magistrats. Il manque des procureurs. Il manque des moyens, de la disponibilité pour nos magistrats pour pouvoir travailler correctement, parce que le tuyau de la justice est aujourd'hui engorgé par des affaires qui se multiplient, qui ne sont pas traitées, parce qu'on manque aujourd'hui considérablement de moyens. – Ce n'est pas une affaire de moyens. – Oui, mais il y a quatre fois moins de procureurs en France qu'il n'y en a au niveau européen. Moi, j'ai lu ce rapport qui a été divulgué par vos confrères, rapport qui a été fait par l'IGPN, la police des polices et l'inspection générale de la justice en 2003. C'est un rapport qui a été tenu secret par le gouvernement dans lequel il est maintes et maintes fois rappelé que la justice dysfonctionne, que la justice manque de moyens, de moyens pour les enquêtes, mais également de moyens pour les services de police pour conduire ces enquêtes sur le terrain. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 7:48Voir 2 autres passages
« Madame Bréjon, que j'ai écoutée hier sur votre antenne, elle est macroniste. Il se trouve que les macronistes, depuis 2017, ont franchi un à un tous les records de la politique d'immigration conduit à sa tête par Gérald Darmanin. Record d'immigration légale, record d'entrée illégale sur le sol français, record du nombre de demandes d'asile, et évidemment un record européen de la faiblesse à l'égard de l'exécution des obligations de quitter le territoire français. On a un nombre qui est très très bas par rapport à la moyenne européenne, ce qui me fait dire qu'il y a beaucoup de gens qui rentrent dans notre pays et peu de personnes qui sortent alors qu'ils devraient être reconduits dans leur pays d'origine. Donc, encore une fois, j'attends de voir, le Parlement discutera de cette loi, mais on est dans une position aujourd'hui où plus rien ne peut se faire sans les voix du Rassemblement national. Donc la position qui va être la nôtre d'ici à de prochaines élections législatives, ça va être de pousser un maximum de nos mesures dans l'intérêt du pays et dans l'intérêt des Français. Et c'est toujours très contradictoire parce que moi, je m'amuse beaucoup de voir tous ces gens nous faire barrage aux élections et venir reprendre des mesures ou des propositions que nous avons pu formuler pendant les campagnes électorales. »
BFMTV · Immigration, budget, procès de Marine Le Pen... L'interview en intégralité de Jordan BardellaVérifier à 2:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack17 avr. 2024 au 14 juin 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais madame, vous ne pouvez pas choisir entre le terrorisme, la pédocriminalité et le narcotrafic. Et c'est la raison pour laquelle vous avez, pour les affaires financières, un parquet national financier. Vous avez, pour les affaires terroristes, un parquet national antiterroriste. Et c'est la raison pour laquelle nous proposons, pour les violences sur mineurs, pour les victimes mineures, un parquet national dédié à ces questions. Mais ce que vous pointez là, c'est le manque de moyens de la justice. Et donc, c'est la raison pour laquelle la proposition que nous formulons de doubler le nombre de magistrats doit permettre de répondre à une demande qui est toujours plus croissante. On est dans un pays où on sanctionne de moins en moins et où la délinquance explose année après année. Et ça, c'est aussi le bilan, pardon, mais de M. Macron depuis 10 ans. Vous posez la question, effectivement, de sanctions qui pourraient être plus dures pour les magistrats si jamais ils ont fauté. Il y en a qui mettent, effectivement, des propositions sur la table, qui dit qu'il faut, par exemple, plus clairement mettre en place une cour disciplinaire pour les magistrats dans laquelle il pourrait y avoir, par exemple, des citoyens tirés au sort qui, eux aussi, auraient voté des sanctions contre les magistrats. Bonne idée ou gadget ? Non, mais c'est le concours l'épine de la proposition qui va faire le plus gros titre de la dépêche AFP, en fait. Ça, c'est Bruno Rottet. Parce que, oui, M. Rotaillot, il cherche, à mon avis, à faire oublier qu'il a été ministre d'Emmanuel Macron et qui n'a jamais eu autant d'insécurité et d'immigration en France que lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur. Ça, ce sont des faits, ça, c'est la réalité. Il existe un conseil supérieur de la magistrature qui est... Qui fonctionne bien à vos yeux ? En charge. Ou va bien ? Je vais y venir. Qui est en charge aussi, dans ce type de cas, d'observer, d'étudier, d'enquêter et éventuellement de provoquer des sanctions s'il y a eu des manquements aux obligations et à la conscience professionnelle des magistrats qui ont pris des décisions ou qui ont manqué à leurs obligations. Aujourd'hui, dans ce conseil supérieur de la magistrature, vous m'arrêtez si je me trompe, la moitié des membres du conseil sont des magistrats. L'autre moitié sont... Il peut y avoir des juristes, mais sont en tout cas désignés par le président de la République, par l'Assemblée nationale, par le Sénat, par le Parlement. Bon. Sur la partie qui compose les magistrats, c'est-à-dire la moitié de ce conseil, une grande partie sont précisément désignées par les syndicats. Et donc, ils sont aussi désignés par le syndicat de la magistrature qui est la bouche et la plume de Jean-Luc Mélenchon dans la magistrature, en tout cas de l'idéologie qu'il porte. Donc, ce que nous pourrions envisager, et nous sommes en train d'y travailler, c'est que ces magistrats ne soient plus désignés par les syndicats, mais qu'ils soient tirés au sort. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 30:43Voir 2 autres passages
« J'ai été élu député à l'âge de 23 ans. J'ai été élu président du premier parti de France à l'âge de 26 ans. J'ai remporté les élections européennes en étant la tête de liste de mon parti à deux reprises. Donc, nous sommes aujourd'hui dans les intentions de vote. Pardon, moi, je regarde ce que disent aujourd'hui les études d'opinion, les dynamiques électorales et les sondages. Il se trouve qu'il y a beaucoup de Français qui placent en nous, qui placent en Marine Le Pen. Et un petit peu aussi dans le président de parti que je suis, une espérance pour changer leur quotidien. Donc, moi, j'assume tout. Je ne fais pas partie de ces responsables politiques qui se sont inventés des diplômes pour essayer de se donner une épaisseur ou une stature. Mais on peut pousser le raisonnement au bout. On a peur de quoi ? On a peur d'une France qui aurait demain 3 400 milliards d'euros de dettes. C'est déjà le cas. On a peur d'une France dans laquelle il y aurait une agression par minute. C'est déjà le cas. On a peur d'une France où un Français sur deux serait à 10 euros près quand il fait ses courses. C'est déjà le cas. On aurait peur d'une France où notre État aurait perdu son leadership en Europe et sur la scène internationale. C'est déjà le cas. Donc, pardon, je n'ai aucune leçon à recevoir de gens qui sont au pouvoir depuis des décennies, qui aujourd'hui sont les somnambules du 21e siècle, qui sont totalement sourds aux souffrances des Français. Et donc, moi, je me bats, je travaille et je le ferai jusqu'au bout. Donc, je ne suis peut-être pas vieux, mais je crois être mûr à gravir une montagne qui s'avère très haute. Par le bol des boumeurs. Non, par le bol des boumeurs. Mais encore une fois, je crois que l'âge n'est pas un gage d'efficacité. Vous voyez, Emmanuel Macron a été élu très jeune. Je pense que s'il avait été élu à 50 ans, on aurait eu exactement la même politique. Donc, l'âge n'est pas un gage d'efficacité. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 38:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 janv. 2024 au 14 juin 2026 · 55 observations55 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On le disait. Vous serez peut-être le candidat du Rassemblement national dans trois semaines. Dans trois semaines, désormais, on connaîtra la décision de la justice. Est-ce que Marine Le Pen peut se présenter ou est-ce que vous êtes le candidat du Rassemblement national à trois semaines justement de cette décision ? Dans quel état d'esprit vous êtes ? Serein. Nous travaillons ensemble à préparer d'abord cette échéance et à préparer la campagne présidentielle. Vous savez, peu importe ce qu'il se passera le 7, et je souhaite que Marine puisse être candidate parce qu'elle est innocente dans cette affaire et elle a une expérience aujourd'hui qui lui permettra mieux que personne de porter les attentes des Français dans cette élection présidentielle. Donc, je souhaite qu'elle puisse être candidate. Si elle est empêchée, nous l'avons dit, nous organiserons les choses de manière à ce que le Rassemblement national soit présent sur la grille de départ de l'élection. Et donc, nous allons faire campagne ensemble, main dans la main, jusqu'à l'appel. Et après l'appel, nous continuerons à faire campagne ensemble, main dans la main. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 44:00Voir 2 autres passages
« le monde change le monde évolue et les ambitions impériales de la Russie elles existent elles existent aux portes de l'Europe et elles existent même sur des intérêts français puisque je vous rappelle que partout où nous nous sommes retirés en Afrique ce sont les Russes et ce sont notamment les milices Wagner qui ont pris notre place se rajoutant à cela les opérations d'ingérence et l'ingérence notamment dans des territoires d'outre-mer français comme le parti pris de la Russie pour les Comores face à Mayotte donc la Russie conteste aujourd'hui des intérêts européens elle conteste des intérêts français mais c'est une puissance nucléaire et nous savons en Europe ce que signifie l'escalade donc la France et il ne s'agira pas pour nous de faire un renversement d'alliances assure la sécurité des pays baltes elle assure des missions sur le flanc est de l'OTAN ces missions doivent être prolongées et il est évident et je le dis pour ne pas qu'il y ait d'ambiguïté que nous sommes tenus par une clause d'assistance mutuelle à l'égard de tous nos partenaires européens donc si demain le président Poutine devait franchir une ligne supplémentaire et je pense qu'il ne le fera pas mais je ne suis pas de vin et je n'ai pas de boule de cristal ce qui provoquera nécessairement une réaction des pays européens »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:28:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés28 mai 2026 au 28 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à faire de la politique à être élu présidente ou président et à être détesté six mois après et je pense que ça n'est pas une fatalité et ma conviction c'est que beaucoup de mesures que nous portons voyez si vous demandez aux français s'il faut baisser la TVA sur l'énergie en contrepartie d'un état qui ferait 1% d'économie sur l'ensemble de ses dépenses et bien je crois que cette mesure est extrêmement populaire on a eu l'occasion tout à l'heure de parler du référendum sur l'immigration je crois qu'il y a beaucoup de français qui attendent cela donc gouverner c'est choisir mais pardon gouverner c'est prévoir et gouverner c'est aussi prendre des mesures »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:57:30Voir 1 autre passage
« je n'ai pas de duel idéal je veux dire d'abord le second tour il n'est pas acquis automatiquement et je dis ce soir aux français qu'il ne faut pas anticiper trop vite trop tôt et considérer que par principe le rassemblement national sera au second tour l'élection présidentielle nous allons tout faire pour l'être les sondages sont extrêmement confortables mais j'ai eu l'occasion il y a quelques jours devant nos députés de leur rappeler que la politique devait d'abord être une leçon d'humilité parce que la situation du pays nous l'imposait et que nous devions faire campagne comme si nous étions donnés à 10% donc il n'y a pas d'adversaire idéal mais ce qui est certain c'est que c'est un choix de civilisation qui va se poser aux français et je vais vous dire avec beaucoup de sincérité ce que je peux promettre et ce que nous pouvons promettre aux français aujourd'hui peut-être qu'on ne pourra plus le promettre dans 5 ans parce que peut-être que dans 5 ans il n'y aura plus une exploitation agricole en France dans un pays qui en a perdu 3 quarts en 40 ans peut-être qu'il n'y aura plus une seule usine automobile en France et peut-être que les phénomènes de communautarisme de trafic de drogue que nous connaissons se seront convertis en cartels regardez ce qui est en train de se passer en ce moment au Mexique où les cartels de la drogue parce que l'état a voulu mettre hors d'état de nuire l'un des chefs de gang des cartels sont en train de brûler les aéroports de s'en prendre aux gens dans les rues de mettre le pays à feu et à sang je ne veux pas que mon pays se réveille demain dans cette situation et donc le temps presse et peut-être que dans quelques années ce sera trop tard »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 2:07:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités17 avr. 2024 au 28 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a deux questions qu'il va falloir se poser, deux questions très simples lors de l'élection présidentielle. C'est comment arrêter les flux migratoires et comment relancer l'assimilation ? Comment arrêter les flux migratoires dans un pays où il y a depuis 2017, par les choix politiques qui ont été faits par M. Macron, 4,3 millions d'étrangers qui sont rentrés sur notre sol. La France n'a jamais accueilli autant d'immigration sur notre sol avec ce que je considère être une immigration subie, c'est-à-dire qu'on a demandé depuis des années aux Français de s'exprimer lors des élections sur des choix. Ils n'ont jamais été entendus sur leur volonté aujourd'hui, très nette, dans tous les sondages de réduire la voilure en matière d'immigration. Et deuxième question, c'est l'assimilation. Parce qu'il y a aujourd'hui des millions de Français qui ont ce sentiment d'exil intérieur, qui ne reconnaissent plus la France, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi et qui voient leur pays changer et voient leur pays se transformer. On a des gens qui arrivent dans notre pays qui ne savent rien du pays où ils arrivent. Et on a un peuple qui hérite, qui est là depuis des décennies, qui est là depuis mille ans et qui a de plus en plus tendance à ne plus s'aimer et à avoir honte d'être français, de son histoire, de son identité, de sa culture. Donc, il faut apporter des réponses. Et le premier grand chantier que nous souhaitons engager si nous gagnons les élections présidentielles, c'est un référendum sur l'immigration. Nous souhaitons faire ce référendum très vite, dès les premiers mois et peut-être même dès les premières semaines. Sur le droit du sol, précisément, ça peut être la question pour soumettre aux Français un projet de loi qui contiendra l'ensemble des mesures pour permettre aux Français de s'exprimer sur cette politique et de reprendre le contrôle de leur patrie, de leur nation et de leur identité nationale. Donc, dans ce référendum, il y aura... »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:07:30Voir 2 autres passages
« Vous savez qu'on peut changer la Constitution, soit par la réunion du Congrès et des 3e 5e du Congrès, soit par référendum. Et donc, ce référendum, et merci de me permettre de préciser, il aura valeur constitutionnelle, et il vise à faire rentrer l'ensemble de ces dispositifs dans la Constitution française, pour se protéger aussi de la remise en cause permanente des décisions administratives françaises, par exemple, d'éloigner un OQTF par des décisions absurdes de la Cour européenne des droits de l'homme. Donc, on doit redevenir souverain. Les Français doivent pouvoir s'exprimer sur cette politique. Et quand, j'en termine sur mon exemple du logement, mais quand on accueille 500 000 personnes chaque année de manière légale, sans parler des clandestins, dont seulement 10%, c'est-à-dire 50 000, ont un contrat de travail et que vous construisez de l'autre côté 300 000 logements, eh bien, ça crée nécessairement des pressions sur l'ensemble des services. Monsieur Bardella, »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:13:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 juin 2024 au 28 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'émets des réserves sur votre hypothèse, parce qu'en réalité, il y a une interdépendance qui est très forte entre la Chine et Taïwan. Et je vais vous dire, je pense que le meilleur bouclier aujourd'hui à Taïwan, il n'est pas militaire, il est économique, et c'est notamment TSMC, qui est le leader mondial, un des leaders mondiaux de la fabrication des semi-conducteurs. Et donc, en réalité, et contrairement à ce qu'on pense, la Chine et Taïwan sont extrêmement dépendants sur le plan économique. Donc, un tel scénario provoquerait une guerre économique majeure, une déstabilisation de l'économie mondiale, mais qui pénaliserait en premier lieu la Chine. Et donc, ce que je crois nécessaire pour la France, c'est de rester non alignée, de rester en retrait d'une potentielle coalition tout en préservant la défense et la sécurité de ses ressortissants, je ne pourrais pas vous le dire de tête, mais on a plusieurs centaines de milliers de Français qui sont aujourd'hui installés dans l'Indo-Pacifique parce que nous avons, grâce à notre espace maritime, 17 fuseaux horaires et on est, dit-on souvent, le seul pays où le soleil ne se couche jamais. donc, on a cette dimension multiple sur toute la planète. Mais je ne crois pas ce scénario envisageable, je ne le crois pas probable et je pense qu'on va plutôt se diriger vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine dans cette région du monde. Et nous devons rester là non alignée, dites-vous. C'est la position de la France. Je veux dire, depuis la reconnaissance de la Chine et la proclamation de la République populaire de Chine, la France a toujours pratiqué la politique et non pas le principe mais la politique de la Chine unique qui consistait à reconnaître comme seul État la Chine, à maintenir un statu quo pour Taïwan mais sans reconnaître la prééminence de Pékin sur Taïwan. Donc, je veux dire, je pense que ce qui joue et ce qui permet à la paix mondiale de jouer la montre, c'est en réalité davantage les intérêts économiques et ce sont les intérêts notamment liés aux semi-conducteurs taïwanais plutôt que de potentiels navires qui pourraient être déployés au large des... Deuxième scénario, Alain Bauer. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:23:11Voir 1 autre passage
« J'ai entendu le président de la République, il ne l'a pas répondu d'ailleurs sur ce point, c'est la raison pour laquelle je vous réponds que c'est beaucoup plus complexe que là et que ça n'est pas clair, émettre l'hypothèse d'envoyer des soldats de l'armée française ou des instructeurs sur le territoire ukrainien. Si demain, et je ne le souhaite évidemment pas, l'un de ses instructeurs ou l'un de ses soldats de l'armée française devait être ciblé, voire abattu par la Russie. Que se passerait-il ? »
BFMTV · Valérie Hayer, Ukraine, éoliennes...L'interview en intégralité de Jordan BardellaVérifier à 18:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées29 janv. 2024 au 28 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, M. Rochebin. Ce qui est inhumain, c'est la politique d'immigration telle qu'elle est menée aujourd'hui. Ce qui est inhumain, c'est de laisser s'accumuler les bidonvilles à la porte de la chapelle et de laisser s'accumuler les difficultés que connaissent beaucoup de nos compatriotes dans les cités et notamment dans les quartiers qui ressemblent beaucoup aux quartiers dans lesquels j'ai grandi. Ce qui est inhumain, c'est d'avoir un revenu modeste, peut-être aussi d'être issu de l'immigration, d'avoir fait un effort exigeant de s'assimiler et d'être aujourd'hui coincé parce qu'on a du trafic de drogue en bas de sa fenêtre, les salafistes qui imposent leurs lois dans les quartiers et de ne pas pouvoir fuir parce que le logement privé à l'extérieur est trop cher. Ce qui est inhumain, M. Rochebin, c'est d'aller dévitaliser l'Afrique et c'est d'aller chercher en Afrique des ingénieurs, des médecins, des forces vives, des classes moyennes, des jeunes africains pour venir faire entre guillemets le sale boulot et pour venir faire la plonge dans les restaurants de l'agglomération parisienne. C'est cette vision-là qui est profondément inhumaine et que je combats. Donc, la fermeté peut-être une forme d'humanité. Est-ce que vous croyez, M. Rochebin, que c'est inhumain d'expliquer à tous les peuples du monde que l'on va les accueillir et les prendre en charge en Europe en permettant et en laissant ces gens traverser la Méditerranée en donnant 10 000 dollars aux mafias de passeurs au risque de leur vie ? Donc, ceux qui appellent à l'immigration massive qui font croire à tous les peuples du monde que la France est encore un Eldorado alors que nous avons d'innombrables difficultés sont en réalité les véritables tenants d'une politique inhumaine. Donc, cette fermeté en matière d'immigration, c'est aussi une forme d'humanité. Je vais vous donner un ultime exemple. Il y a quelques années, l'Australie, qui était régulièrement accostée par des bateaux de migrants, a mis en place une politique qui s'appelait No Way. Une politique qui consistait à dire ne venez pas en Australie, vous serez systématiquement reconduit dans votre pays de départ. Il y avait même des campagnes de publicité dans les pays d'origine. Il n'y a plus quasiment un seul drame au large des côtes australiennes. Donc, cette vision de l'immigration qui consiste à accueillir sans limite et à laisser ces gens croire que notre pays est encore une mine d'or qui va les accueillir est en fait profondément inhumaine. journal Bardella, »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:16:48Voir 2 autres passages
« C'est quand même d'un budget qui est un budget qui dégouline d'impôts et qui va rentrer en application par le jeu d'alliance entre les Républicains Oui, mais on est d'accord qu'il ne se passera rien. Et le parti socialiste. Mais ça va nous coûter combien ? Ah non, mais ça, on a bien compris que vous n'étiez pas d'accord avec ce budget. Moi, j'entends beaucoup dire... J'entends beaucoup dire un budget, c'est mieux que pas de budget. Oui, sur la rhétorique, c'est vrai. Mais entre un budget socialiste qui dégouline d'impôts, qui va augmenter les prélèvements obligatoires de près de 30 milliards d'euros, madame, avec de nouvelles taxations sur les entreprises françaises, enfin, rendez-vous compte, encore une fois, on nous parle toute la journée de croissance, de réindustrialisation, de souveraineté et de l'autre. On va augmenter la fiscalité sur les entreprises françaises. On nous dit que ça concerne les grands groupes, mais vous savez très bien que ça va concerner l'ensemble de la chaîne de valeur et que ce qui est taxable sur les grands groupes va évidemment se répercuter sur les ETI et sur les EPEV. Donc nous sommes opposés à ce budget et nous considérons qu'il faut baisser la fiscalité parce que c'est par cette solution qu'on pourra nous être avec la croissance. »
BFMTV · Iran, budget, présidentielle...L'interview de Jordan Bardella en intégralitéVérifier à 14:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« En cas d'orage, si le fusible ne saute pas, alors c'est toute la commande électrique qui prend l'eau. – Lui dit que ça n'aurait rien changé. – Oui, mais plus personne n'est responsable de rien. Vous voyez, il y a eu il y a quelques jours, et j'étais venu sur votre antenne chez Apolline de Malheur pour en parler, des scènes de guerre civile dans Paris. Le ministre de l'Intérieur nous explique que ce n'est pas de sa faute. L'administration a fauté, on nous explique que ce n'est pas de la faute du ministre de la Justice. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 20:05
« En cas d'orage, si le fusible ne saute pas, alors c'est toute la commande électrique qui prend l'eau. – Lui dit que ça n'aurait rien changé. – Oui, mais plus personne n'est responsable de rien. Vous voyez, il y a eu il y a quelques jours, et j'étais venu sur votre antenne chez Apolline de Malheur pour en parler, des scènes de guerre civile dans Paris. Le ministre de l'Intérieur nous explique que ce n'est pas de sa faute. L'administration a fauté, on nous explique que ce n'est pas de la faute du ministre de la Justice. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 20:05
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national
« Et ce que je vous dis là, c'est ressenti par des millions de Français qui ont un sentiment de douleur, de frustration et de grande injustice lorsqu'ils ont appris les conditions dans lesquelles ce drame a frappé la famille de la petite Liana. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 23:32
« Oui, c'est toujours les mêmes qui choisissent. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 32:56
« Mais madame, vous ne pouvez pas choisir entre le terrorisme, la pédocriminalité et le narcotrafic. Et c'est la raison pour laquelle vous avez, pour les affaires financières, un parquet national financier. Vous avez, pour les affaires terroristes, un parquet national antiterroriste. Et c'est la raison pour laquelle nous proposons, pour les violences sur mineurs, pour les victimes mineures, un parquet national dédié à ces questions. Mais ce que vous pointez là, c'est le manque de moyens de la justice. Et donc, c'est la raison pour laquelle la proposition que nous formulons de doubler le nombre de magistrats doit permettre de répondre à une demande qui est toujours plus croissante. On est dans un pays où on sanctionne de moins en moins et où la délinquance explose année après année. Et ça, c'est aussi le bilan, pardon, mais de M. Macron depuis 10 ans. Vous posez la question, effectivement, de sanctions qui pourraient être plus dures pour les magistrats si jamais ils ont fauté. Il y en a qui mettent, effectivement, des propositions sur la table, qui dit qu'il faut, par exemple, plus clairement mettre en place une cour disciplinaire pour les magistrats dans laquelle il pourrait y avoir, par exemple, des citoyens tirés au sort qui, eux aussi, auraient voté des sanctions contre les magistrats. Bonne idée ou gadget ? Non, mais c'est le concours l'épine de la proposition qui va faire le plus gros titre de la dépêche AFP, en fait. Ça, c'est Bruno Rottet. Parce que, oui, M. Rotaillot, il cherche, à mon avis, à faire oublier qu'il a été ministre d'Emmanuel Macron et qui n'a jamais eu autant d'insécurité et d'immigration en France que lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur. Ça, ce sont des faits, ça, c'est la réalité. Il existe un conseil supérieur de la magistrature qui est... Qui fonctionne bien à vos yeux ? En charge. Ou va bien ? Je vais y venir. Qui est en charge aussi, dans ce type de cas, d'observer, d'étudier, d'enquêter et éventuellement de provoquer des sanctions s'il y a eu des manquements aux obligations et à la conscience professionnelle des magistrats qui ont pris des décisions ou qui ont manqué à leurs obligations. Aujourd'hui, dans ce conseil supérieur de la magistrature, vous m'arrêtez si je me trompe, la moitié des membres du conseil sont des magistrats. L'autre moitié sont... Il peut y avoir des juristes, mais sont en tout cas désignés par le président de la République, par l'Assemblée nationale, par le Sénat, par le Parlement. Bon. Sur la partie qui compose les magistrats, c'est-à-dire la moitié de ce conseil, une grande partie sont précisément désignées par les syndicats. Et donc, ils sont aussi désignés par le syndicat de la magistrature qui est la bouche et la plume de Jean-Luc Mélenchon dans la magistrature, en tout cas de l'idéologie qu'il porte. Donc, ce que nous pourrions envisager, et nous sommes en train d'y travailler, c'est que ces magistrats ne soient plus désignés par les syndicats, mais qu'ils soient tirés au sort. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 30:43
« Mais madame, vous ne pouvez pas choisir entre le terrorisme, la pédocriminalité et le narcotrafic. Et c'est la raison pour laquelle vous avez, pour les affaires financières, un parquet national financier. Vous avez, pour les affaires terroristes, un parquet national antiterroriste. Et c'est la raison pour laquelle nous proposons, pour les violences sur mineurs, pour les victimes mineures, un parquet national dédié à ces questions. Mais ce que vous pointez là, c'est le manque de moyens de la justice. Et donc, c'est la raison pour laquelle la proposition que nous formulons de doubler le nombre de magistrats doit permettre de répondre à une demande qui est toujours plus croissante. On est dans un pays où on sanctionne de moins en moins et où la délinquance explose année après année. Et ça, c'est aussi le bilan, pardon, mais de M. Macron depuis 10 ans. Vous posez la question, effectivement, de sanctions qui pourraient être plus dures pour les magistrats si jamais ils ont fauté. Il y en a qui mettent, effectivement, des propositions sur la table, qui dit qu'il faut, par exemple, plus clairement mettre en place une cour disciplinaire pour les magistrats dans laquelle il pourrait y avoir, par exemple, des citoyens tirés au sort qui, eux aussi, auraient voté des sanctions contre les magistrats. Bonne idée ou gadget ? Non, mais c'est le concours l'épine de la proposition qui va faire le plus gros titre de la dépêche AFP, en fait. Ça, c'est Bruno Rottet. Parce que, oui, M. Rotaillot, il cherche, à mon avis, à faire oublier qu'il a été ministre d'Emmanuel Macron et qui n'a jamais eu autant d'insécurité et d'immigration en France que lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur. Ça, ce sont des faits, ça, c'est la réalité. Il existe un conseil supérieur de la magistrature qui est... Qui fonctionne bien à vos yeux ? En charge. Ou va bien ? Je vais y venir. Qui est en charge aussi, dans ce type de cas, d'observer, d'étudier, d'enquêter et éventuellement de provoquer des sanctions s'il y a eu des manquements aux obligations et à la conscience professionnelle des magistrats qui ont pris des décisions ou qui ont manqué à leurs obligations. Aujourd'hui, dans ce conseil supérieur de la magistrature, vous m'arrêtez si je me trompe, la moitié des membres du conseil sont des magistrats. L'autre moitié sont... Il peut y avoir des juristes, mais sont en tout cas désignés par le président de la République, par l'Assemblée nationale, par le Sénat, par le Parlement. Bon. Sur la partie qui compose les magistrats, c'est-à-dire la moitié de ce conseil, une grande partie sont précisément désignées par les syndicats. Et donc, ils sont aussi désignés par le syndicat de la magistrature qui est la bouche et la plume de Jean-Luc Mélenchon dans la magistrature, en tout cas de l'idéologie qu'il porte. Donc, ce que nous pourrions envisager, et nous sommes en train d'y travailler, c'est que ces magistrats ne soient plus désignés par les syndicats, mais qu'ils soient tirés au sort. »
BFMTV · Présidentielle 2027, Lyhanna ... Entretien avec Jordan Bardella, président du Rassemblement nationalVérifier à 30:43
« Ce qui veut peut-être dire qu'aux yeux du ministère de l'Intérieur, ma sécurité nécessitait que je sois accompagné dans mes déplacements. C'est une contrainte. Quand vous faites de la politique à haut niveau, vous plaisez à des gens, vous déplaisez à d'autres. Et donc, je vis avec cela. Mais malheureusement, je m'y suis habitué. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 42:35
« – Madame, je conteste la politique d'Emmanuel Macron en France, ce n'est pas pour ça que je veux quitter la France. Avec l'Union européenne c'est pareil. Il y a un sondage qui a été publié il y a quelques jours par Cluster 17 qui révèle qu'il n'y a que 3% des Français qui sont satisfaits du fonctionnement de l'Union européenne. L'Union européenne aujourd'hui agit trop souvent comme un accélérateur du déclin de la France. Elle organise l'Union européenne, la concurrence déloyale, avec des accords de libre-échange sans aucune clause de réciprocité qui je vous le rappelle ont mis des milliers d'agriculteurs dans les rues du pays il y a quelques semaines. Elle accélère la submersion migratoire et elle crée aujourd'hui les conditions d'un décrochage économique de la France sur la scène à la fois européenne mais aussi internationale. Donc je souhaite moi changer le fonctionnement de l'Union européenne. Moi je veux bâtir l'Europe du XXIe siècle sur des réalités. Je souhaite une Europe qui permette notamment de redonner du pouvoir d'achat à nos concitoyens aux Français par la baisse des tarifs de l'énergie. Il y a un enjeu très clair dimanche, c'est le pouvoir d'achat des Français. Donc je souhaite pour répondre changer le fonctionnement de l'Union européenne sans en sortir, mais c'est deux visions qui s'affrontent. »
BFMTV · Valérie Hayer, Ukraine, éoliennes...L'interview en intégralité de Jordan BardellaVérifier à 4:32
« Non, mais les fascistes, ce sont eux, madame. Les fascistes, ce sont ceux qui refusent des sensibilités différentes, qui refusent la démocratie. Lorsque Mathilde Panot, la présidente de groupe LFI à l'Assemblée nationale, explique que peu importe ce qu'il se passera en 2027, elle refusera le résultat des élections, c'est ça, authentiquement, le fascisme. Rendez-vous compte que, dès le premier tour dimanche, il y a un certain nombre de communes qui ont, très grande partie des communes françaises, ont pu choisir leur maire. À Chalons-sur-Saône, par exemple, où le maire LR, je crois, a été réélu dès le premier tour, deux élus de la France insoumise ont accédé à l'opposition, et se trouve aujourd'hui dans le Conseil municipal, dans l'opposition, en raison des résultats de la France insoumise. La première démarche, madame, la toute première démarche, cette semaine, quelques heures même après le résultat du scrutin, de la part de ces deux élus municipaux LFI, a été d'engager une action en justice pour permettre le port du voile, le port du voile dans le Conseil municipal et au sein des assemblées locales. »
youtube.com · The Big Interview: Jordan BardellaVérifier à 4:12
« Oui, vous savez que c'est déjà le cas aujourd'hui lorsque vous faites une demande de naturalisation. vous devez déjà répondre à un certain nombre de critères. Et donc, ces critères, ils seront renforcés si nécessaire. Mais la nationalité française n'est pas un spéculoos qu'on offre avec le café. Elle est quelque chose que nous tenons en très haute estime. Et aujourd'hui, l'ensemble du système français est en soi une pompe aspirante à l'immigration. Donc, nous souhaitons réduire considérablement la voilure en matière d'immigration parce qu'aujourd'hui, les flux migratoires déstabilisent les grands équilibres de la société française. Je vous donne un exemple. 31% des immigrés, selon l'INSEE, occupent un logement social. 44% des ressortissants algériens en France occupent un logement social. Et dans le même temps, vous avez des millions de familles françaises qui n'arrivent plus à se loger soit parce que le prix des logements est trop cher, soit parce qu'il manque des offres de logements. Et donc, nous souhaitons notamment par l'intermédiaire de ce référendum, et j'en termine, instaurer la priorité nationale, c'est-à-dire la possibilité de donner une priorité d'accès dans le logement social, qui est une aide sociale parmi d'autres, aux familles françaises. De la même manière, pour bénéficier des aides sociales françaises, et de la générosité du modèle social payé par les Français qui travaillent, et par les 72% de Français qui travaillent dans notre pays ou qui sont en activité, eh bien, il faudra avoir la nationalité. »
Jordan Bardella · 🇫🇷 « Le Grand Entretien » : suivez en direct mon émission sur LCI !Vérifier à 1:11:54
« sont contraints d'en passer deux enfermés dans leur bureau à remplir de la paperasse administrative et à adapter des contraintes réglementaires qui sont aujourd'hui insoutenables. J'entendais, il y a quelques mois devant une commission d'enquête parlementaire, le directeur général de Renault indiquer que dans les 10 prochaines années, 40% de la hausse du prix, par exemple, d'une Clio, d'un véhicule Clio sera imputable à 95% aux nouvelles normes et aux nouveaux règlements qui sont développés par la bureaucratie française et par la bureaucratie européenne. Donc, on meurt de cet excès de bureaucratie. Donc, il faut libérer l'entreprise française de ces excès de normes et donc, le meilleur moyen d'y parvenir, c'est de s'adresser directement aux filières professionnelles et de leur demander secteur par secteur sur l'agriculture, sur l'industrie automobile, sur l'aéronautique, etc., etc. Quels sont les points de blocage normatifs ? Il faut que les chefs d'entreprise et que les gens qui subissent au quotidien cet excès de normes soient évidemment associés à cette réduction d'impôt papier. Et si demain, bien sûr, mais il y en a beaucoup qui ne sont pas essentiels, qui sont en trop, et si demain, nous arrivons à la tête du pays au printemps 2027, l'idée, c'est de tout de suite, par ordonnance, éliminer un certain nombre d'impôts papier qui pèsent aujourd'hui sur nos chefs d'entreprise. On a parlé de plein d'autres sujets. On a parlé du prêt d'énergie, on a parlé du patriotisme économique, On a parlé évidemment des retraites. Ça les inquiète. Je veux dire, le sujet des retraites va être au cœur de la prochaine campagne présidentielle, madame, parce qu'il y a 40 ans, il y avait 4 actifs pour un retraité. Il y a aujourd'hui 1,7 actif pour un retraité. Donc, il n'y a pas assez de gens qui, en quantité, travaillent dans notre pays. Et pour la France du travail, il est insupportable de voir peser toujours sur elle et de voir peser toujours sur les mêmes les efforts de l'ensemble de la société. Donc, il y a une question de justice et puis, il y a une question aussi d'efficacité des politiques publiques. Et moi, je souhaite dans cette élection que le Rassemblement National soit le parti à la fois de la production, de la relance de l'économie française et aussi soit évidemment le porte-voix de nos artisans, de nos commerçants. Et dans le même temps, »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jordan BardellaVérifier à 13:09
« On arrête les éoliennes, madame, parce que les éoliennes, 25% du temps, on le sait, elles tournent à vide, l'énergie ne se stocke pas, on est obligé de la brader à l'étranger et ce sont par définition des énergies intermittentes. La politique énergétique qu'a menée à la fois Emmanuel Macron, qui a abouti à l'affaiblissement de la filière nucléaire avec le soutien de l'Union européenne, a créé les conditions d'une dépendance énergétique de la France. Donc moi je souhaite investir massivement sur le nucléaire, je veux refaire de la France un paradis énergétique et permettez-moi de vous rappeler que du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy, il y a toujours eu un consensus sur cette question du nucléaire qui nous permettait non seulement d'avoir de faibles émissions, d'avoir une énergie pas chère pour les Français et surtout de soutenir l'industrie parce que l'affaiblissement du nucléaire par Emmanuel Macron dont il s'est rendu coupable depuis 2017 a évidemment rétréci l'industrie en France. »
BFMTV · Valérie Hayer, Ukraine, éoliennes...L'interview en intégralité de Jordan BardellaVérifier à 8:22