En multipliant, vous parliez de Jean-Luc Mélenchon, en multipliant justement les candidatures dans votre camp, est-ce que vous ne laissez pas le champ libre à Jean-Luc Mélenchon qui reste seul dans le sien ?
Réponse directeÉcoutez, chacun voit midi à sa porte. La logique que je mets sur la table, comme d'autres d'ailleurs, c'est précisément la clarté d'une offre alternative. Parce que tout le monde a intégré, on peut le regretter, mais que tout ça ne mène nulle part. Que les sondages de deuxième tour indiquent que si d'aventure Jean-Luc Mélenchon se hissait au deuxième tour, il serait assuré d'être balayé par le candidat du Rassemblement national. Et moi, c'est le scénario que je veux absolument éviter. C'est la raison pour laquelle il faut que cette gauche soit capable d'avoir des positions nettes et claires au premier tour. Mais je l'assume là aussi de ne pas s'aliéner le soutien des électeurs qui ne sont p…
« Écoutez, chacun voit midi à sa porte. La logique que je mets sur la table, comme d'autres d'ailleurs, c'est précisément la clarté d'une offre alternative. Parce que tout le monde a intégré, on peut le regretter, mais que tout ça ne mène nulle part. Que les sondages de deuxième tour indiquent que si d'aventure Jean-Luc Mélenchon se hissait au deuxième tour, il serait assuré d'être balayé par le candidat du Rassemblement national. Et moi, c'est le scénario que je veux absolument éviter. C'est la raison pour laquelle il faut que cette gauche soit capable d'avoir des positions nettes et claires au premier tour. Mais je l'assume là aussi de ne pas s'aliéner le soutien des électeurs qui ne sont pas de gauche pour le deuxième tour. Moi, j'assume que la présidentielle se prépare dès le premier tour par un projet qui est celui de ce que j'appelle le courage de la nuance. La capacité de construire des compromis, d'avoir des positions fermes, mais de parler à l'ensemble des Français. Parce que la politique, c'est la dispute apaisée. Ce n'est pas avoir raison tout seul. »
