Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 févr. 2013 au 3 sept. 2026
Questions
717
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 717 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
122
Réponse à côté
291
Refus explicite
17
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 717
Question 101La grande interview : Jérôme Guedj
Est-ce que je dis un gros mot en disant ça ?
Réponse à côté
Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patro…
« Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme Guedj
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées6 mai 2026 au 3 sept. 2026 · 83 observations89 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les différences. Je mets en avant des faits. Moi, je viens avec mon énergie, mon enthousiasme, mon expérience, mes principes et mes valeurs. Moi, je suis un gamin de banlieue, j'ai grandi à Massy, dans l'Essonne, je suis un produit de la méritocratie républicaine. Grâce à l'école, j'ai pu me hisser, faire la fierté de mes parents, réussir des concours, devenir haut fonctionnaire. »
Radio J — L'interview politique · Jérôme Guedj - L'interview politique du 03/09/26Vérifier à 3:45
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
27 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patronale pour un niveau du SMIC. Non, mais je vous parle là, je vous parle là. »
« Je suis un amoureux du financement de la protection sociale parce que ça finance notre modèle. Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que le financement de notre modèle de protection sociale, a fortiori dans une évolution, avec le recours à la robotisation et à l'intelligence artificielle, soit différent. Le financement de la Sécu, il repose au deux tiers aujourd'hui, sur la masse salariale. Il faut qu'on revoie ça. Il faut que l'intelligence artificielle, les investissements dans les entreprises soient mis à contribution pour financer le modèle social. Mais il faut aussi qu'on ait des contreparties à tout ça. Je reprends une proposition de Marylise Léon, la patronne de la CFDT, qui est souvent connue pour des positions modérées. Si on fait des exonérations de cotisation sociale, alors il faut qu'il y ait des contreparties, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je vous prends un exemple et un sujet sur lequel moi je souhaite me battre. Si le salarié reste au SMIC, on pourrait considérer que le SMIC, c'est le salaire d'entrée pour des métiers faiblement qualifiés. Mais s'il reste 2 ans, 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans au SMIC, est-ce que c'est légitime de maintenir les exonérations de cotisation sociale ? Je reprends la proposition de la CFDT qui dit qu'au-delà de 2 années au SMIC, l'entreprise ne doit plus bénéficier d'exonérations de cotisation. Et donc, elle va être incitée à augmenter les salaires. Il faut réviser les grilles de classification. Donc, le SMIC, une négociation salariale et un élargissement du financement de la sécurité sociale à d'autres ressources que sont notamment l'intelligence artificielle, la robotisation. Bref, à chaque fois que la machine va remplacer un salarié, il faut que cette machine cotise d'une manière ou d'une autre à la sécurité sociale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »
Encore une question sur l'audiovisuel public. Le rapport de Charles Aloncle a été rendu public hier. On en a entendu parler. Il y a beaucoup de préconisations dans ce qu'il propose. Qu'est-ce que vous retenez ?
Réponse à côté
Je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Comme toute politique publique, la politique de l'audiovisuel, elle peut être questionnée, interrogée, réformée. Mais pas avec des œillères idéologiques. Et je trouve que c'est un gâchis cette commission d'enquête. La forme a probablement empêché un travail de fonds intelligent. Vous savez, moi, je participe à d'autres commissions d'enquête qui font moins de bruit, qui font moins de buzz, qui font moins de clash, mais qui sont parfois plus efficaces à l'Assemblée nationale. Donc, moi, je suis attaché au service public audiovisuel parce que vous savez, il a des missions que peut-être vous n'avez pas, vous ici, sur des chaînes privées. Il y…
« Je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Comme toute politique publique, la politique de l'audiovisuel, elle peut être questionnée, interrogée, réformée. Mais pas avec des œillères idéologiques. Et je trouve que c'est un gâchis cette commission d'enquête. La forme a probablement empêché un travail de fonds intelligent. Vous savez, moi, je participe à d'autres commissions d'enquête qui font moins de bruit, qui font moins de buzz, qui font moins de clash, mais qui sont parfois plus efficaces à l'Assemblée nationale. Donc, moi, je suis attaché au service public audiovisuel parce que vous savez, il a des missions que peut-être vous n'avez pas, vous ici, sur des chaînes privées. Il y a trois missions au service public audiovisuel. Il y a la question de cultiver, éduquer, d'informer et de divertir. Et toutes ces missions, elles ne peuvent pas être rentables. Elles ne peuvent pas être soumises à la loi du marché. Divertir ? »
Jérôme Gatch, quelques questions politiques. Hier, l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dite philippine du député Charles Rodwell en mémoire de cette jeune fille violée et tuée par un Marocain sous OQTF pour rallonger la durée de rétention en CRA des criminels et terroristes étrangers. On passerait de 90 jours à 210 jours. Vous vous êtes opposé. Pourquoi ?
Réponse directe
Mais parce qu'il n'y a pas d'efficacité avérée. Moi, je suis, vous savez, sur la question d'immigration, là aussi impragmatique. Je n'ai aucun tabou à aborder ce sujet, tout simplement, parce que c'est une politique publique qui, comme toutes les autres, doit être évaluée au regard de son efficacité. Or, que nous disent... On parle de terroristes. Non, mais je sais bien... Mais ce que je veux dire, c'est que quand on n'arrive pas à faire la reconduite dans les 20 premiers jours, alors on n'y arrive pas à faire 85% des reconduites à la frontière, enfin, en tous les cas, de l'exécution des OQTF, se fait dans les premiers jours parce qu'on a tous les éléments, le laissé-passer consulaire, l'ac…
« Mais parce qu'il n'y a pas d'efficacité avérée. Moi, je suis, vous savez, sur la question d'immigration, là aussi impragmatique. Je n'ai aucun tabou à aborder ce sujet, tout simplement, parce que c'est une politique publique qui, comme toutes les autres, doit être évaluée au regard de son efficacité. Or, que nous disent... On parle de terroristes. Non, mais je sais bien... »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 14:18Voir 1 autre passage
« Mais ce que je veux dire, c'est que quand on n'arrive pas à faire la reconduite dans les 20 premiers jours, alors on n'y arrive pas à faire 85% des reconduites à la frontière, enfin, en tous les cas, de l'exécution des OQTF, se fait dans les premiers jours parce qu'on a tous les éléments, le laissé-passer consulaire, l'acceptation du pays d'origine. Et donc, prolonger de 90 à 210 jours va peut-être, pendant cette période-là, dire, au moins, la personne est sous contrôle, mais l'effectivité de la reconduite ne sera pas garantie. Donc moi, je veux qu'on sorte d'une approche idéologique. La question de l'immigration, je veux la traiter pour ce qu'elle est une politique publique. Il y a des choses qui marchent et des choses qui ne marchent pas. Il y a une ligne que moi, j'assume totalement. Je ne suis pas un sans-frontiériste pour ouvrir les frontières, mais je ne suis pas non plus dans le discours catastrophiste qui pourra dire qu'on pourra les fermer. Moi, j'assume qu'on soit dans une logique d'immigration planifiée. Planifiée, ça veut dire qu'on est souverain. Je préfère le terme de planifié parce que... »
Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patronale pour un niveau du SMIC. Non, mais je vous parle là, je vous parle là. Je suis un amoureux du financement de la protection sociale parce que ça finance notre modèle. Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que le financement de notre modèle de protection sociale, a fortiori dans une évolution, avec le recours à la robotisation et à…
« Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patronale pour un niveau du SMIC. Non, mais je vous parle là, je vous parle là. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 8:58Voir 2 autres passages
« Je suis un amoureux du financement de la protection sociale parce que ça finance notre modèle. Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que le financement de notre modèle de protection sociale, a fortiori dans une évolution, avec le recours à la robotisation et à l'intelligence artificielle, soit différent. Le financement de la Sécu, il repose au deux tiers aujourd'hui, sur la masse salariale. Il faut qu'on revoie ça. Il faut que l'intelligence artificielle, les investissements dans les entreprises soient mis à contribution pour financer le modèle social. Mais il faut aussi qu'on ait des contreparties à tout ça. Je reprends une proposition de Marylise Léon, la patronne de la CFDT, qui est souvent connue pour des positions modérées. Si on fait des exonérations de cotisation sociale, alors il faut qu'il y ait des contreparties, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je vous prends un exemple et un sujet sur lequel moi je souhaite me battre. Si le salarié reste au SMIC, on pourrait considérer que le SMIC, c'est le salaire d'entrée pour des métiers faiblement qualifiés. Mais s'il reste 2 ans, 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans au SMIC, est-ce que c'est légitime de maintenir les exonérations de cotisation sociale ? Je reprends la proposition de la CFDT qui dit qu'au-delà de 2 années au SMIC, l'entreprise ne doit plus bénéficier d'exonérations de cotisation. Et donc, elle va être incitée à augmenter les salaires. Il faut réviser les grilles de classification. Donc, le SMIC, une négociation salariale et un élargissement du financement de la sécurité sociale à d'autres ressources que sont notamment l'intelligence artificielle, la robotisation. Bref, à chaque fois que la machine va remplacer un salarié, il faut que cette machine cotise d'une manière ou d'une autre à la sécurité sociale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »
Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patro…
« Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire qu'on va s'engager dans un mouvement de réduction du temps de travail. Par contre, je défends l'idée de travailler mieux. Aujourd'hui, le problème dans l'entreprise, c'est la qualité de vie au travail, c'est les conditions de travail et c'est peut-être même l'organisation. Et une des propositions que je mets sur la table, moi, c'est à défaut, pour l'instant, de pouvoir continuer le mouvement de réduction du temps de travail. On fait les 90 ans du Front populaire qui l'avait très largement engagé. Par contre, en termes d'organisation du temps de travail, je défends l'idée d'une semaine de 4 jours partout, on peut la mettre en oeuvre sans réduction du temps de travail parce que ça, ça va améliorer la vie des salariés là où on peut le faire. Travailler moins ? Non, on fait les 35 heures sur 4 jours. Ce qui va libérer une journée pour s'occuper de ses proches, pour s'engager dans la vie associative, pour avoir du temps pour soi-même. Ça va être bénéfique en termes de sobriété énergétique parce que ça fait une journée de transport de moins. Vous voyez, on dit souvent il n'y a pas d'idée novatrice à gauche, etc. Moi, j'essaie d'avoir cette idée de compromis. Je suis attaché au principe de la réduction du temps de travail. Je suis lucide sur le fait que dans le moment où nous sommes, ce n'est peut-être pas la priorité qui peut être mise sur la table. Par contre, pour les salariés, là où il y en a certains, c'est inégalitaire, qui bénéficient, par exemple, du télétravail. Les cadres et certains bénéficient du télétravail. Et donc, ils ont déjà une semaine de 4 jours sur leur lieu de travail et une journée à la maison. Est-ce qu'on ne peut pas l'étendre à d'autres métiers, à des ouvriers, à des employés, en disant que vous allez travailler plus sur une journée, à condition qu'il n'y ait pas de pénibilité accrue et de risques médicaux pour vous, sur la santé ? Mais il y a partout, on peut le faire. Et ça, c'est les partenaires sociaux qui peuvent le négocier dans les entreprises. C'est déjà expérimenté dans la fonction publique, c'est déjà expérimenté dans plein d'entreprises. Et ça, ça va changer la vie concrètement de plein de gens parce que quand vous avez une journée supplémentaire pour vous, encore une fois... »
Et le net, le fossé n'a cessé de se creuser au cours des dernières années. Est-ce que le travail paye assez ?
Réponse directe
Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patro…
« Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 8:37Voir 2 autres passages
« Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patronale pour un niveau du SMIC. Non, mais je vous parle là, je vous parle là. »
« Je suis un amoureux du financement de la protection sociale parce que ça finance notre modèle. Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que le financement de notre modèle de protection sociale, a fortiori dans une évolution, avec le recours à la robotisation et à l'intelligence artificielle, soit différent. Le financement de la Sécu, il repose au deux tiers aujourd'hui, sur la masse salariale. Il faut qu'on revoie ça. Il faut que l'intelligence artificielle, les investissements dans les entreprises soient mis à contribution pour financer le modèle social. Mais il faut aussi qu'on ait des contreparties à tout ça. Je reprends une proposition de Marylise Léon, la patronne de la CFDT, qui est souvent connue pour des positions modérées. Si on fait des exonérations de cotisation sociale, alors il faut qu'il y ait des contreparties, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je vous prends un exemple et un sujet sur lequel moi je souhaite me battre. Si le salarié reste au SMIC, on pourrait considérer que le SMIC, c'est le salaire d'entrée pour des métiers faiblement qualifiés. Mais s'il reste 2 ans, 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans au SMIC, est-ce que c'est légitime de maintenir les exonérations de cotisation sociale ? Je reprends la proposition de la CFDT qui dit qu'au-delà de 2 années au SMIC, l'entreprise ne doit plus bénéficier d'exonérations de cotisation. Et donc, elle va être incitée à augmenter les salaires. Il faut réviser les grilles de classification. Donc, le SMIC, une négociation salariale et un élargissement du financement de la sécurité sociale à d'autres ressources que sont notamment l'intelligence artificielle, la robotisation. Bref, à chaque fois que la machine va remplacer un salarié, il faut que cette machine cotise d'une manière ou d'une autre à la sécurité sociale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »
Question 108La grande interview : Jérôme Guedj
Ou est-ce que vous dites que les Français doivent travailler plus ?
Réponse directe
Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire q…
« Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire qu'on va s'engager dans un mouvement de réduction du temps de travail. Par contre, je défends l'idée de travailler mieux. Aujourd'hui, le problème dans l'entreprise, c'est la qualité de vie au travail, c'est les conditions de travail et c'est peut-être même l'organisation. Et une des propositions que je mets sur la table, moi, c'est à défaut, pour l'instant, de pouvoir continuer le mouvement de réduction du temps de travail. On fait les 90 ans du Front populaire qui l'avait très largement engagé. Par contre, en termes d'organisation du temps de travail, je défends l'idée d'une semaine de 4 jours partout, on peut la mettre en oeuvre sans réduction du temps de travail parce que ça, ça va améliorer la vie des salariés là où on peut le faire. Travailler moins ? Non, on fait les 35 heures sur 4 jours. Ce qui va libérer une journée pour s'occuper de ses proches, pour s'engager dans la vie associative, pour avoir du temps pour soi-même. Ça va être bénéfique en termes de sobriété énergétique parce que ça fait une journée de transport de moins. Vous voyez, on dit souvent il n'y a pas d'idée novatrice à gauche, etc. Moi, j'essaie d'avoir cette idée de compromis. Je suis attaché au principe de la réduction du temps de travail. Je suis lucide sur le fait que dans le moment où nous sommes, ce n'est peut-être pas la priorité qui peut être mise sur la table. Par contre, pour les salariés, là où il y en a certains, c'est inégalitaire, qui bénéficient, par exemple, du télétravail. Les cadres et certains bénéficient du télétravail. Et donc, ils ont déjà une semaine de 4 jours sur leur lieu de travail et une journée à la maison. Est-ce qu'on ne peut pas l'étendre à d'autres métiers, à des ouvriers, à des employés, en disant que vous allez travailler plus sur une journée, à condition qu'il n'y ait pas de pénibilité accrue et de risques médicaux pour vous, sur la santé ? Mais il y a partout, on peut le faire. Et ça, c'est les partenaires sociaux qui peuvent le négocier dans les entreprises. C'est déjà expérimenté dans la fonction publique, c'est déjà expérimenté dans plein d'entreprises. Et ça, ça va changer la vie concrètement de plein de gens parce que quand vous avez une journée supplémentaire pour vous, encore une fois... »
Et sur l'impartialité du service public, il faut imposer un devoir de neutralité sur certaines antennes. Est-il respecté tout le temps ?
Réponse à côté
Ce qui est important, c'est le devoir de pluralité. On a déjà eu le débat. Je ne suis pas un grand fan des chaînes d'opinion. Je le dis ici. Il peut exister des chaînes d'opinion. Nous sommes une chaîne d'information. Vous êtes une chaîne d'information, mais qui est aussi une chaîne d'opinion qui a une couleur politique. Et si j'avais un seul conseil à vous donner... Oui, je ne vous en donne pas. Non, non. Moi, je ne vous en donne pas. Je fais toujours attention aux dernières questions que je pose pendant cette interview matinale. Mais là où il y a du pluralisme, il y a plus de crédibilité.
« Ce qui est important, c'est le devoir de pluralité. On a déjà eu le débat. Je ne suis pas un grand fan des chaînes d'opinion. Je le dis ici. Il peut exister des chaînes d'opinion. Nous sommes une chaîne d'information. Vous êtes une chaîne d'information, mais qui est aussi une chaîne d'opinion qui a une couleur politique. Et si j'avais un seul conseil à vous donner... Oui, je ne vous en donne pas. Non, non. Moi, je ne vous en donne pas. Je fais toujours attention aux dernières questions que je pose pendant cette interview matinale. Mais là où il y a du pluralisme, il y a plus de crédibilité. »
Jérôme Gage, le vrai problème aussi des Français, c'est que le travail ne paye pas assez, qu'il y a un vrai décalage sur leur salaire entre, pour ceux qui ont la chance d'être salariés, le brut et le net. Comment est-ce que vous faites pour rapprocher le brut ?
Réponse partielle
Je vais prendre les deux questions dans l'ordre. Est-ce que la dignité au travail est une rémunération digne ? Là aussi, j'évoquais les préoccupations premières sur le pouvoir d'achat. Évidemment que c'est le sujet dont on parle partout. Il y a deux questions. Est-ce que les entreprises peuvent augmenter les salaires ? Je pense que oui. Non, mais je vais vous dire, je continue à défendre une augmentation du SMIC. Vous savez, aujourd'hui au SMIC, les charges, moi je préfère le terme de cotisation sociale, qu'elle soit patronale ou salariale, il n'y en a quasiment plus. Les exonérations de cotisation sociale au niveau du SMIC, je crois qu'une entreprise, elle paye 73 euros de cotisation patro…
« Je suis un amoureux du financement de la protection sociale parce que ça finance notre modèle. Là où vous avez raison, c'est qu'il faut que le financement de notre modèle de protection sociale, a fortiori dans une évolution, avec le recours à la robotisation et à l'intelligence artificielle, soit différent. Le financement de la Sécu, il repose au deux tiers aujourd'hui, sur la masse salariale. Il faut qu'on revoie ça. Il faut que l'intelligence artificielle, les investissements dans les entreprises soient mis à contribution pour financer le modèle social. Mais il faut aussi qu'on ait des contreparties à tout ça. Je reprends une proposition de Marylise Léon, la patronne de la CFDT, qui est souvent connue pour des positions modérées. Si on fait des exonérations de cotisation sociale, alors il faut qu'il y ait des contreparties, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je vous prends un exemple et un sujet sur lequel moi je souhaite me battre. Si le salarié reste au SMIC, on pourrait considérer que le SMIC, c'est le salaire d'entrée pour des métiers faiblement qualifiés. Mais s'il reste 2 ans, 3 ans, 4 ans, 6 ans, 7 ans au SMIC, est-ce que c'est légitime de maintenir les exonérations de cotisation sociale ? Je reprends la proposition de la CFDT qui dit qu'au-delà de 2 années au SMIC, l'entreprise ne doit plus bénéficier d'exonérations de cotisation. Et donc, elle va être incitée à augmenter les salaires. Il faut réviser les grilles de classification. Donc, le SMIC, une négociation salariale et un élargissement du financement de la sécurité sociale à d'autres ressources que sont notamment l'intelligence artificielle, la robotisation. Bref, à chaque fois que la machine va remplacer un salarié, il faut que cette machine cotise d'une manière ou d'une autre à la sécurité sociale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. »
En tous les cas, un, il ne faut pas réduire uniquement à ceux qui utilisent leur voiture pour des raisons professionnelles, parce que pour l'instant, c'est le critère déterminant, utiliser, je crois, c'est plus de 15 kilomètres, la distance domicile, travail. Encore une fois, moi je pense à des situations très concrètes. Une personne qui doit aller visiter en maison de retraite tous les jours, ou le plus régulièrement son proche, ou accompagner une personne en situation de handicap. Si vous lui dites, vous ne pouvez pas le faire avec votre voiture, on va mettre dans la grande difficulté. Et il faut aussi que ça ne se concentre pas uniquement pour les autres aides, sur des professions. C'est…
« En tous les cas, un, il ne faut pas réduire uniquement à ceux qui utilisent leur voiture pour des raisons professionnelles, parce que pour l'instant, c'est le critère déterminant, utiliser, je crois, c'est plus de 15 kilomètres, la distance domicile, travail. Encore une fois, moi je pense à des situations très concrètes. Une personne qui doit aller visiter en maison de retraite tous les jours, ou le plus régulièrement son proche, ou accompagner une personne en situation de handicap. Si vous lui dites, vous ne pouvez pas le faire avec votre voiture, on va mettre dans la grande difficulté. Et il faut aussi que ça ne se concentre pas uniquement pour les autres aides, sur des professions. C'est le cas aujourd'hui de la pêche, c'est le cas de l'agriculture, c'est le cas des gros rouleurs. Mais encore une fois, je reprends l'exemple des personnes vulnérables, moi c'est quelque chose auquel je suis très sensible, les infirmières libérales, les aides-soignantes, les aides à domicile qui font des dizaines et des dizaines de kilomètres tous les jours. »
Non, pour l'instant elles ne l'y seront pas. Les aides à domicile et les infirmières libérales, ça coince pour les faire rentrer dans le dispositif, hormis le dispositif à 50 euros. Mais 50 euros en une seule fois pour celles-là, ça ne suffit pas parce qu'elles font plusieurs centaines de kilomètres par semaine.
« Non, pour l'instant elles ne l'y seront pas. Les aides à domicile et les infirmières libérales, ça coince pour les faire rentrer dans le dispositif, hormis le dispositif à 50 euros. Mais 50 euros en une seule fois pour celles-là, ça ne suffit pas parce qu'elles font plusieurs centaines de kilomètres par semaine. »
Jérôme Gage, on parle des dépenses contraintes, le carburant en est une. Il y a aussi quelque chose que vous avez noté qui concerne les mutuelles, parce que la note continue de grimper pour les assurer, malgré le gel des tarifs imposés par la loi sur le budget de la Sécu. Une grande enquête montre que 98% des personnes interrogées ont subi des augmentations de cotisations cette année. Comment y remédier ?
Réponse directe
Je vous remercie d'abord de parler d'un sujet dont on ne parle pas suffisamment dans le débat politique, c'est le fonctionnement de notre système de santé. Moi, je suis candidat à l'élection présidentielle parce que je veux qu'on parle des sujets du quotidien qui ne sont malheureusement pas au cœur des débats sur les plateaux ou dans les journaux. Et la santé, c'est avec le pouvoir d'achat et la sécurité, une des trois préoccupations. Et moi, je veux m'attaquer aux préoccupations de tous les Français. Il n'y en a aucune qui est taboue. Et sur la question de la santé, je suis inquiet sur l'état de notre système, sur le fonctionnement de l'hôpital, sur l'accès aux soins, les déserts médicaux,…
« Je vous remercie d'abord de parler d'un sujet dont on ne parle pas suffisamment dans le débat politique, c'est le fonctionnement de notre système de santé. Moi, je suis candidat à l'élection présidentielle parce que je veux qu'on parle des sujets du quotidien qui ne sont malheureusement pas au cœur des débats sur les plateaux ou dans les journaux. Et la santé, c'est avec le pouvoir d'achat et la sécurité, une des trois préoccupations. Et moi, je veux m'attaquer aux préoccupations de tous les Français. Il n'y en a aucune qui est taboue. Et sur la question de la santé, je suis inquiet sur l'état de notre système, sur le fonctionnement de l'hôpital, sur l'accès aux soins, les déserts médicaux, les inquiétudes, la perte de chance qu'on a quand on n'arrive pas à avoir un rendez-vous suffisamment tôt, les dépassements d'honoraires. Et donc, on en revient à ce système atypique en France où on a la sécurité sociale d'un côté et des complémentaires qui ne sont pas que des mutuels, il y a aussi des assureurs privés. Et les gens voient l'explosion des tarifs de ces complémentaires santé. 25% d'augmentation ces trois dernières années. Vous avez mentionné le gel des tarifs. C'est un amendement que j'avais fait voter en décembre dernier. Et c'est assez dramatique, mais la loi n'est pas respectée. C'est-à-dire que la loi dit que les tarifs de 1026 ne doivent pas augmenter par rapport aux tarifs de 1025. Et l'enquête que vous mentionnez, qui a été faite par l'UFC Que Choisir, montre qu'il y a tous appliqué une augmentation. Et donc, moi, je souhaite que, un, on respecte la loi. Et deux, qu'on ouvre ce débat, de savoir comment on peut contenir. Alors, on a besoin d'organismes complémentaires en matière de prévention. Mais peut-être qu'il faut se dire que ce serait peut-être plus simple d'avoir un système où c'est la sécurité sociale qui rembourse tout. Vous savez, ça existe déjà en France, on ne le sait pas du tout ici. En Alsace-Moselle, c'est historique, on a un système où les 2 millions de salariés en Alsace-Moselle sont couverts quasiment à 100% par le régime d'assurance maladie là-bas. Et vous savez quoi ? Ce régime, il est excédentaire. Il a 450 millions. Donc, on a des choses qui fonctionnent en France. Sois-nous pas dogmatiques. Et posons-nous ces questions très concrètes en termes de pouvoir d'achat et en termes de fluidité du parcours de soins. »
Sur le temps de travail, vous ne m'avez pas répondu. Est-ce qu'il faut travailler plus ?
Réponse directe
Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire q…
« Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire qu'on va s'engager dans un mouvement de réduction du temps de travail. Par contre, je défends l'idée de travailler mieux. Aujourd'hui, le problème dans l'entreprise, c'est la qualité de vie au travail, c'est les conditions de travail et c'est peut-être même l'organisation. Et une des propositions que je mets sur la table, moi, c'est à défaut, pour l'instant, de pouvoir continuer le mouvement de réduction du temps de travail. On fait les 90 ans du Front populaire qui l'avait très largement engagé. Par contre, en termes d'organisation du temps de travail, je défends l'idée d'une semaine de 4 jours partout, on peut la mettre en oeuvre sans réduction du temps de travail parce que ça, ça va améliorer la vie des salariés là où on peut le faire. Travailler moins ? Non, on fait les 35 heures sur 4 jours. Ce qui va libérer une journée pour s'occuper de ses proches, pour s'engager dans la vie associative, pour avoir du temps pour soi-même. Ça va être bénéfique en termes de sobriété énergétique parce que ça fait une journée de transport de moins. Vous voyez, on dit souvent il n'y a pas d'idée novatrice à gauche, etc. Moi, j'essaie d'avoir cette idée de compromis. Je suis attaché au principe de la réduction du temps de travail. Je suis lucide sur le fait que dans le moment où nous sommes, ce n'est peut-être pas la priorité qui peut être mise sur la table. Par contre, pour les salariés, là où il y en a certains, c'est inégalitaire, qui bénéficient, par exemple, du télétravail. Les cadres et certains bénéficient du télétravail. Et donc, ils ont déjà une semaine de 4 jours sur leur lieu de travail et une journée à la maison. Est-ce qu'on ne peut pas l'étendre à d'autres métiers, à des ouvriers, à des employés, en disant que vous allez travailler plus sur une journée, à condition qu'il n'y ait pas de pénibilité accrue et de risques médicaux pour vous, sur la santé ? Mais il y a partout, on peut le faire. Et ça, c'est les partenaires sociaux qui peuvent le négocier dans les entreprises. C'est déjà expérimenté dans la fonction publique, c'est déjà expérimenté dans plein d'entreprises. Et ça, ça va changer la vie concrètement de plein de gens parce que quand vous avez une journée supplémentaire pour vous, encore une fois... »
Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jérôme Gatch. Bonjour à vous, député socialiste de l'Essonne. Parlons de ce qui concerne les Français, le pouvoir d'achat en France. Les prix continuent de flamber à la pompe, côté carburant. Hier, le gouvernement de Sébastien Lecornu a annoncé qu'il allait changer d'échelle pour adapter les dispositifs au soutien de l'activité avec de nouvelles aides possiblement annoncées la semaine prochaine. Qu'est-ce que vous recommandez ?
Réponse directe
D'abord, il faut aller plus vite. Ça fait plus de 60 jours qu'il y a ce conflit. Ça fait depuis la fin du mois de février qu'on alerte sur la nécessité de s'attaquer au sujet de préoccupations majeures de nos concitoyens. C'était le cas auparavant. Le pouvoir d'achat était l'inquiétude déterminante de l'ensemble de nos concitoyens. Et là, on vient les mettre devant la plus grande des injustices. Les gens ont besoin de leur voiture pour beaucoup de choses, pour aller travailler, pour s'occuper des enfants, pour aller faire les courses, pour s'occuper d'un proche malade ou âgé. Et notamment en dehors des métropoles, si les prix explosent à la pompe, alors c'est la dignité de chacune des perso…
« D'abord, il faut aller plus vite. Ça fait plus de 60 jours qu'il y a ce conflit. Ça fait depuis la fin du mois de février qu'on alerte sur la nécessité de s'attaquer au sujet de préoccupations majeures de nos concitoyens. C'était le cas auparavant. Le pouvoir d'achat était l'inquiétude déterminante de l'ensemble de nos concitoyens. Et là, on vient les mettre devant la plus grande des injustices. Les gens ont besoin de leur voiture pour beaucoup de choses, pour aller travailler, pour s'occuper des enfants, pour aller faire les courses, pour s'occuper d'un proche malade ou âgé. Et notamment en dehors des métropoles, si les prix explosent à la pompe, alors c'est la dignité de chacune des personnes qui est questionnée. Or, et j'en veux au gouvernement, il y a eu ce sentiment d'un flottement généralisé. Nous, quasiment, dès le premier jour, on a rappelé une mesure qu'avait prise Michel Rocard. En 1990, vous vous rappelez, la guerre d'invasion du Koweït. Quelques jours après, le 8 août, Michel Rocard prend un décret pour bloquer les marges des distributeurs. Et c'est que depuis ce week-end que le gouvernement nous dit, on va demander plus de transparence pour voir s'il y a des marges qui ont explosé de manière inattendue. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 0:26Voir 2 autres passages
« Je vais vous dire une chose. Moi, je suis pragmatique. Il faut utiliser toutes les cordes possibles. S'il faut moduler les taxes et faire ressusciter ce que Lionel Jospin aussi, autre socialiste, avait mis en place, une taxe flottante, utilisons-le. S'il faut bloquer les marges, utilisons-le. S'il faut aussi en faire appel à ce que moi j'appelle le patriotisme économique, parce qu'il y a un Total Bashing, c'est un grand distributeur, un grand pétrolier en volume, et c'est une entreprise française. »
« Moi, je n'ai aucun problème avec les grandes entreprises françaises. Je suis fier des entreprises françaises qui rayonnent à l'international. Simplement, je veux qu'il y ait une forme de patriotisme, qu'elles payent leurs impôts quand elles y sont soumises, et dans un moment comme celui-ci, peut-être un moment de rendre au pays qui leur a permis. Et donc, tout ce qui est en dehors de la contrainte, et qui leur dit, écoutez, elles le font déjà, avec des tarifs, avec le plafonnement. Peut-être qu'elles peuvent aller plus loin, parce que les Français dont je parlais tout à l'heure, ils lisent le journal, ils écoutent les chaînes d'info, et ils voient que le premier trimestre, Total a fait 50% d'augmentation de ses dividendes, de ses bénéfices. »
Question 118La grande interview : Jérôme Guedj
Les entreprises réalisant plus de 750 millions de chiffres d'affaires, est-ce que ce n'est pas une vision encore collectiviste, sociale, étatiste de l'économie, Jérôme Gage ?
Réponse à côté
Écoutez, il y a des moments où il faut avoir... Taxer, taxer, taxer ! Non mais je prolonge ce que je viens de vous dire. Si spontanément Total et les entreprises concernées disent « Écoutez, moi d'une certaine manière je vais rogner, je vais auto-rogner sur mes super-profits », on aura eu la menace qui est cette proposition de loi et ils auront fait œuvre utile. Mais sur le fond, on avait déjà eu ce débat sur les super-profits au moment de la guerre en Ukraine. Sur le fond, quand il y a des situations anormales... Et il y a certains acteurs de l'économie qui volontairement ou involontairement engrangent des profits anormaux pendant une période d'instabilité internationale et de crise pour l…
« Écoutez, il y a des moments où il faut avoir... Taxer, taxer, taxer ! Non mais je prolonge ce que je viens de vous dire. Si spontanément Total et les entreprises concernées disent « Écoutez, moi d'une certaine manière je vais rogner, je vais auto-rogner sur mes super-profits », on aura eu la menace qui est cette proposition de loi et ils auront fait œuvre utile. Mais sur le fond, on avait déjà eu ce débat sur les super-profits au moment de la guerre en Ukraine. Sur le fond, quand il y a des situations anormales... »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 5:13Voir 1 autre passage
« Et il y a certains acteurs de l'économie qui volontairement ou involontairement engrangent des profits anormaux pendant une période d'instabilité internationale et de crise pour le pouvoir d'achat des Français. Moi, ça ne me choque pas. Encore une fois, je mets ça sur le compte de la responsabilité individuelle et collective et de ce que je redis comme terme, le patriotisme économique. C'est un beau mot, être patriote, mais quand on le revendique, ça suppose à un moment donné qu'on fasse attention à ce qui se passe dans son pays. »
Est-ce que vous voulez qu'on revienne sur la semaine des 35 heures mais en allant à 32 heures ?
Réponse à côté
Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire q…
« Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire qu'on va s'engager dans un mouvement de réduction du temps de travail. Par contre, je défends l'idée de travailler mieux. Aujourd'hui, le problème dans l'entreprise, c'est la qualité de vie au travail, c'est les conditions de travail et c'est peut-être même l'organisation. Et une des propositions que je mets sur la table, moi, c'est à défaut, pour l'instant, de pouvoir continuer le mouvement de réduction du temps de travail. On fait les 90 ans du Front populaire qui l'avait très largement engagé. Par contre, en termes d'organisation du temps de travail, je défends l'idée d'une semaine de 4 jours partout, on peut la mettre en oeuvre sans réduction du temps de travail parce que ça, ça va améliorer la vie des salariés là où on peut le faire. Travailler moins ? Non, on fait les 35 heures sur 4 jours. Ce qui va libérer une journée pour s'occuper de ses proches, pour s'engager dans la vie associative, pour avoir du temps pour soi-même. Ça va être bénéfique en termes de sobriété énergétique parce que ça fait une journée de transport de moins. Vous voyez, on dit souvent il n'y a pas d'idée novatrice à gauche, etc. Moi, j'essaie d'avoir cette idée de compromis. Je suis attaché au principe de la réduction du temps de travail. Je suis lucide sur le fait que dans le moment où nous sommes, ce n'est peut-être pas la priorité qui peut être mise sur la table. Par contre, pour les salariés, là où il y en a certains, c'est inégalitaire, qui bénéficient, par exemple, du télétravail. Les cadres et certains bénéficient du télétravail. Et donc, ils ont déjà une semaine de 4 jours sur leur lieu de travail et une journée à la maison. Est-ce qu'on ne peut pas l'étendre à d'autres métiers, à des ouvriers, à des employés, en disant que vous allez travailler plus sur une journée, à condition qu'il n'y ait pas de pénibilité accrue et de risques médicaux pour vous, sur la santé ? Mais il y a partout, on peut le faire. Et ça, c'est les partenaires sociaux qui peuvent le négocier dans les entreprises. C'est déjà expérimenté dans la fonction publique, c'est déjà expérimenté dans plein d'entreprises. Et ça, ça va changer la vie concrètement de plein de gens parce que quand vous avez une journée supplémentaire pour vous, encore une fois... »
Est-ce que vous pensez que le service public doit être réformé et notamment en termes financiers et d'impartialité ?
Réponse partielle
Je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Comme toute politique publique, la politique de l'audiovisuel, elle peut être questionnée, interrogée, réformée. Mais pas avec des œillères idéologiques. Et je trouve que c'est un gâchis cette commission d'enquête. La forme a probablement empêché un travail de fonds intelligent. Vous savez, moi, je participe à d'autres commissions d'enquête qui font moins de bruit, qui font moins de buzz, qui font moins de clash, mais qui sont parfois plus efficaces à l'Assemblée nationale. Donc, moi, je suis attaché au service public audiovisuel parce que vous savez, il a des missions que peut-être vous n'avez pas, vous ici, sur des chaînes privées. Il y…
« Je vais être cohérent avec ce que je viens de dire. Comme toute politique publique, la politique de l'audiovisuel, elle peut être questionnée, interrogée, réformée. Mais pas avec des œillères idéologiques. Et je trouve que c'est un gâchis cette commission d'enquête. La forme a probablement empêché un travail de fonds intelligent. Vous savez, moi, je participe à d'autres commissions d'enquête qui font moins de bruit, qui font moins de buzz, qui font moins de clash, mais qui sont parfois plus efficaces à l'Assemblée nationale. Donc, moi, je suis attaché au service public audiovisuel parce que vous savez, il a des missions que peut-être vous n'avez pas, vous ici, sur des chaînes privées. Il y a trois missions au service public audiovisuel. Il y a la question de cultiver, éduquer, d'informer et de divertir. Et toutes ces missions, elles ne peuvent pas être rentables. Elles ne peuvent pas être soumises à la loi du marché. Divertir ? »
D'abord, il faut aller plus vite. Ça fait plus de 60 jours qu'il y a ce conflit. Ça fait depuis la fin du mois de février qu'on alerte sur la nécessité de s'attaquer au sujet de préoccupations majeures de nos concitoyens. C'était le cas auparavant. Le pouvoir d'achat était l'inquiétude déterminante de l'ensemble de nos concitoyens. Et là, on vient les mettre devant la plus grande des injustices. Les gens ont besoin de leur voiture pour beaucoup de choses, pour aller travailler, pour s'occuper des enfants, pour aller faire les courses, pour s'occuper d'un proche malade ou âgé. Et notamment en dehors des métropoles, si les prix explosent à la pompe, alors c'est la dignité de chacune des perso…
« D'abord, il faut aller plus vite. Ça fait plus de 60 jours qu'il y a ce conflit. Ça fait depuis la fin du mois de février qu'on alerte sur la nécessité de s'attaquer au sujet de préoccupations majeures de nos concitoyens. C'était le cas auparavant. Le pouvoir d'achat était l'inquiétude déterminante de l'ensemble de nos concitoyens. Et là, on vient les mettre devant la plus grande des injustices. Les gens ont besoin de leur voiture pour beaucoup de choses, pour aller travailler, pour s'occuper des enfants, pour aller faire les courses, pour s'occuper d'un proche malade ou âgé. Et notamment en dehors des métropoles, si les prix explosent à la pompe, alors c'est la dignité de chacune des personnes qui est questionnée. Or, et j'en veux au gouvernement, il y a eu ce sentiment d'un flottement généralisé. Nous, quasiment, dès le premier jour, on a rappelé une mesure qu'avait prise Michel Rocard. En 1990, vous vous rappelez, la guerre d'invasion du Koweït. Quelques jours après, le 8 août, Michel Rocard prend un décret pour bloquer les marges des distributeurs. Et c'est que depuis ce week-end que le gouvernement nous dit, on va demander plus de transparence pour voir s'il y a des marges qui ont explosé de manière inattendue. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 0:26Voir 2 autres passages
« Je vais vous dire une chose. Moi, je suis pragmatique. Il faut utiliser toutes les cordes possibles. S'il faut moduler les taxes et faire ressusciter ce que Lionel Jospin aussi, autre socialiste, avait mis en place, une taxe flottante, utilisons-le. S'il faut bloquer les marges, utilisons-le. S'il faut aussi en faire appel à ce que moi j'appelle le patriotisme économique, parce qu'il y a un Total Bashing, c'est un grand distributeur, un grand pétrolier en volume, et c'est une entreprise française. »
« Moi, je n'ai aucun problème avec les grandes entreprises françaises. Je suis fier des entreprises françaises qui rayonnent à l'international. Simplement, je veux qu'il y ait une forme de patriotisme, qu'elles payent leurs impôts quand elles y sont soumises, et dans un moment comme celui-ci, peut-être un moment de rendre au pays qui leur a permis. Et donc, tout ce qui est en dehors de la contrainte, et qui leur dit, écoutez, elles le font déjà, avec des tarifs, avec le plafonnement. Peut-être qu'elles peuvent aller plus loin, parce que les Français dont je parlais tout à l'heure, ils lisent le journal, ils écoutent les chaînes d'info, et ils voient que le premier trimestre, Total a fait 50% d'augmentation de ses dividendes, de ses bénéfices. »
Question 123Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»
C'est pas cultiver, éduquer, d'abord ?
Réponse directe
Cultiver, éduquer et divertir. Ces trois missions sont le triptyque sur lequel l'audiovisuel public peut se construire.
« Cultiver, éduquer et divertir. Ces trois missions sont le triptyque sur lequel l'audiovisuel public peut se construire. »
CNEWS · Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»Vérifier à 0:48
Question 124Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»
C'est l'audiovisuel public, ça ?
Réponse directe
Cultiver, éduquer et divertir. Ces trois missions sont le triptyque sur lequel l'audiovisuel public peut se construire.
« Cultiver, éduquer et divertir. Ces trois missions sont le triptyque sur lequel l'audiovisuel public peut se construire. »
CNEWS · Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»Vérifier à 0:48
Question 125Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»
La téléréalité, c'est chouette ?
Réponse à côté
Ce n'est pas ma tasse de thé idéale, mais... On devrait payer pour ça ? À ce compte-là, on va mettre des critères moraux ou d'appréciation sur... Est-ce qu'une série télévisée, est-ce que de la production audiovisuelle, est-ce que c'est fait pour divertir ? Les jeux, oui. Mais en tous les cas, il y a cette palette de réponses. Divertir, cultiver et informer, tous ces éléments n'ont pas le même niveau de rentabilité. Et donc, il y a un équilibre. Et ça, je n'ai pas de problème pour qu'on le questionne. Mais pas avec, allez, on va dire, la tronçonneuse de M. Mileï en se disant, on va privatiser l'audiovisuel public. J'ai bien entendu que ce n'est pas la proposition de M. Alloncle, mais c'est…
« Ce n'est pas ma tasse de thé idéale, mais... On devrait payer pour ça ? À ce compte-là, on va mettre des critères moraux ou d'appréciation sur... Est-ce qu'une série télévisée, est-ce que de la production audiovisuelle, est-ce que c'est fait pour divertir ? Les jeux, oui. Mais en tous les cas, il y a cette palette de réponses. Divertir, cultiver et informer, tous ces éléments n'ont pas le même niveau de rentabilité. Et donc, il y a un équilibre. Et ça, je n'ai pas de problème pour qu'on le questionne. Mais pas avec, allez, on va dire, la tronçonneuse de M. Mileï en se disant, on va privatiser l'audiovisuel public. J'ai bien entendu que ce n'est pas la proposition de M. Alloncle, mais c'est celle du Rassemblement National, avec en plus, comme souvent avec eux, un problème de sérieux budgétaire et de crédibilité. Sous-titrage ST' 501 »
CNEWS · Jérôme Guedj : «L'audiovisuel peut être réformé mais pas avec des œillères idéologiques»Vérifier à 0:55
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« Je vous dis que c'est évidemment au cas par cas que les situations s'appréhendent. Et c'est là que l'application des peines permet de voir si une personne a suivi des soins est réinsérable ou pas réinsérable. Mais sinon, si à ce compte-là, si on se dit que la prison et la peine de privation de liberté doit être celle de l'éloignement et de l'ostracisme ad vitam, alors on ne croit pas dans la vertu qui est aussi celle de la prison, quelles que soient les situations, de regarder si la personne peut être réinsérée dans la société. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 11:00
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 1:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 31 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vous dis que c'est évidemment au cas par cas que les situations s'appréhendent. Et c'est là que l'application des peines permet de voir si une personne a suivi des soins est réinsérable ou pas réinsérable. Mais sinon, si à ce compte-là, si on se dit que la prison et la peine de privation de liberté doit être celle de l'éloignement et de l'ostracisme ad vitam, alors on ne croit pas dans la vertu qui est aussi celle de la prison, quelles que soient les situations, de regarder si la personne peut être réinsérée dans la société. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 11:00Voir 2 autres passages
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 21 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
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« Je ne crois pas à l'efficacité et au caractère massif d'une réponse de cette nature. Vous savez, je suis attaché à la loi de 1905. C'est le patrimoine de notre pays. Qui dit une chose magnifique, c'est Aristide Briand, le rapporteur, qui le disait. La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi. C'est ça le principe. L'expression de la religion, elle est la liberté de conscience que cette magnifique loi a consacrée. Et vouloir interdire à des concitoyens la possibilité de manifester leur appartenance religieuse dans l'espace public, c'est une atteinte au principe et à la loi de 1905. Alors vous le faites, c'est l'argument de Mme Le Pen dans le texte qu'elle avait déposé je crois en 2021 en ciblant l'islamisme. Ah oui. Mais je le dis, le combat contre l'islamisme, pour moi, il est identitaire, il est dans mon ADN. Je dis juste qu'en faisant cela, vous allez dérouler le tapis rouge pour l'approche victimaire et le recrutement précisément chez les islamistes. Parce que les musulmans de France, ils ont le droit d'exprimer leur confession, ils ont le droit d'exprimer leur appartenance à une foi. Mais personne ne dit l'inverse. Oui, mais vous allez distinguer que c'est une intention islamiste. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 10 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
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« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 34 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
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« Je ne crois pas à l'efficacité et au caractère massif d'une réponse de cette nature. Vous savez, je suis attaché à la loi de 1905. C'est le patrimoine de notre pays. Qui dit une chose magnifique, c'est Aristide Briand, le rapporteur, qui le disait. La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi. C'est ça le principe. L'expression de la religion, elle est la liberté de conscience que cette magnifique loi a consacrée. Et vouloir interdire à des concitoyens la possibilité de manifester leur appartenance religieuse dans l'espace public, c'est une atteinte au principe et à la loi de 1905. Alors vous le faites, c'est l'argument de Mme Le Pen dans le texte qu'elle avait déposé je crois en 2021 en ciblant l'islamisme. Ah oui. Mais je le dis, le combat contre l'islamisme, pour moi, il est identitaire, il est dans mon ADN. Je dis juste qu'en faisant cela, vous allez dérouler le tapis rouge pour l'approche victimaire et le recrutement précisément chez les islamistes. Parce que les musulmans de France, ils ont le droit d'exprimer leur confession, ils ont le droit d'exprimer leur appartenance à une foi. Mais personne ne dit l'inverse. Oui, mais vous allez distinguer que c'est une intention islamiste. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 35 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis incapable de répondre à cette question. Évidemment qu'il y a comme père, comme citoyen et comme parlementaire, la volonté de protéger la société de ceux qui, par la réitération et la perversité et le caractère systématique... Ils sont incurables ou pas ? Vous voyez, avec la disposition... On prend le cas de violeurs en série le plus dingue de ces dernières années, c'est le squarnec. Voilà, 299 victimes pendant les nombreuses années. En l'état actuel du droit, il risque 20 années... Enfin, il a été condamné 20 années de réclusion. Nous avons fait la proposition de le porter à 30 années. La différence, vous, vous proposez de le porter à la perpétuité. Je dis juste que ce débat-là, il s'appréhende dans la globalité de la hiérarchie des peines parce que, M. O'Doul, mais j'entends aussi d'arrière-pensée que vous pouvez avoir derrière, si on sanctionne de la même manière un violeur en série qui n'a pas donné lieu à décès, pardon de le redire en ces termes, c'est glauque, qu'un violeur qui a tué une personne, alors c'est quoi l'étape d'affaire ? Et immanquablement derrière, vous rouvrez le débat sur la peine de mort et je sais que c'est celui-là que vous voulez rouvrir. »
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« Parce que la tripartition, voire la quadripartition de la vie politique française, elle ne va pas disparaître sur un claquement de doigts du fait de l'élection présidentielle. Notamment, dans l'hypothèse que je souhaite que Marine Le Pen ne gagne pas l'élection présidentielle et que le candidat qui aura été élu face à elle, je souhaite que ce soit un candidat de la gauche républicaine, l'aura été immanquablement dans le cadre de ce qui s'apparentera à un front républicain. Et ce candidat-là, en tous les cas, moi je prends cet engagement, si je suis élu, c'est de ne pas reproduire l'erreur d'Emmanuel Macron, qui après avoir été élu en 2022, a dit « J'ai compris le message que vous m'adressez, votre vote m'oblige », mais qui dès le lendemain a appliqué son programme comme si de rien n'était, et comme il n'avait pas de majorité à l'Assemblée, l'a fait à coup de 49-3. Moi je suis, je défends une forme de nuance en politique qui ne nie pas le réel, qui part des convictions mais qui essaye de construire des compromis. Et dans ce pays, on va parler dans un instant de la laïcité, il y a plusieurs sujets sur lesquels nous devons pouvoir être capables de nous mettre d'accord. Alors on va me dire immédiatement « mais Gage, il veut faire un compromis par-dessus tout ». Après c'est le principe de réveiller, vous savez moi à l'Assemblée nationale, l'année dernière j'ai bataillé pour en effet pouvoir voter un budget et ne pas provoquer une crise institutionnelle, financière, budgétaire dans le pays. Donc moi je prends mes responsabilités d'être capable de discuter avec les gens avec lesquels je ne suis pas d'accord. Voilà, nos concitoyens ne supportent plus cette espèce de vision où chacun dans son couloir pense avoir raison tout seul et à la fin c'est le discours de l'impuissance, c'est l'inertie, on n'apporte pas des réponses et ça alimente la machine à frustration. Qui est le plus dangereux entre le RN et l'FI selon vous ? Moi je combats de manière irréductible le RN et c'est parce que je le combats de manière irréductible que je constate qu'aujourd'hui la France insoumise n'est pas un rempart, au contraire ça déroule le tapis rouge. Et donc pour... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 29 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
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« Franchement, il fait ce qu'il veut. C'est en conscience qu'on prend ce genre de décision. Je constate que la proposition qui a été faite par le premier secrétaire du Parti Socialiste n'a pas été soutenue très largement par les militants du Parti Socialiste qui ont refusé très clairement la proposition qu'ils défendaient depuis des mois qui consiste en gros, parce que tout ça est affreusement compliqué pour ceux qui ne sont pas à l'intérieur de la machine socialiste, mais qui consistait en gros à dire qu'il fallait s'allier dans le cadre d'une primaire très ouverte avec la gauche écologiste, Marine Tondelier, avec Clémentine Autain, avec François Ruffin ou d'autres. Et qu'il y a là l'affirmation plutôt de la nécessité d'avoir un candidat issu de ce que moi je défends, à savoir la gauche républicaine, et qui est capable de défendre ses idées, de construire des partenariats avec les autres forces de gauche, mais qui, d'une certaine manière, auront toute forme d'ambiguïté dans la relation avec la gauche radicale, avec la France insoumise. Or, ceux avec lesquels Olivier Faure envisageait de se frotter, si j'ose dire, pour partie d'entre eux viennent de cet espace politique, même s'ils ont rompu, courageusement, Clémentine Autain ou François Ruffin, ou d'autres continuent à entretenir la possibilité ambigüe, implicite, d'une relation avec la France insoumise. On voit les débats qui traversent les verts en ce moment, où il y a une partie des verts qui très clairement disent qu'il faut aller faire la candidature. Voilà, donc moi, le vote d'hier, il est extrêmement clair. Il faut un candidat de cette gauche républicaine, qui affirme des positions distinctes à la fois du macronisme déliquescent et évidemment de la fuite en avant qu'incarne la France insoumise. Il n'y en a pas 50 des candidats, ça c'est Raphaël Glucksmann. Il y a d'abord celui qui est face à vous, qui a incarné depuis des mois et des mois la rupture claire avec la France insoumise. Moi, j'ai refusé d'être candidat dans le cadre du nouveau Front populaire en 2024, qui défend une gauche universaliste, laïque, attachée à la question sociale, parce qu'il faut répondre aux souffrances, aux colères, aux espérances de nos concitoyens. Donc marcher sur les deux jambes, la question sociale, la question républicaine, dans la clarté, dans la crédibilité et la dignité. Je pense que nos concitoyens attendent une gauche crédible et une gauche digne. Ce n'est pas toujours le cas aujourd'hui dans ceux qui parlent le plus fort. Le PS s'est perdu ces dernières années, à cause d'Olivier Ford, qui s'est rapproché de la France insoumise. En tous les cas, on a perdu beaucoup de temps. C'est quand même assez anormal qu'il faille attendre le 9 juillet pour décider de la manière avec laquelle on va désigner notre candidat à l'élection présidentielle. Il y a eu un congrès du PS, c'était en juin 2025, tout le monde l'a oublié. Dès le lendemain, on aurait dû se mettre d'accord, ce qui était prévu sur justement le processus pour créer une dynamique. Donc, on a perdu beaucoup de temps, on s'est égaré. En effet, c'était le cas notamment au moment des élections municipales, où le PS avait pris une position extrêmement claire de refus de toute alliance avec la France insoumise. Et puis, au gré des circonstances, finalement, a fermé les yeux sur celles qui ont pu se déployer à certains endroits. À certains endroits. Moi, en tous les cas, je combats très clairement cette position. Je pense qu'il y a besoin d'une gauche debout, je vous l'ai dit, une gauche digne et une gauche crédible. Ce n'est pas une gauche molle. Moi, mes convictions de gauche, elles sont connues. J'ai plaisir à venir les exprimer sur ce plateau, parce que je m'adresse à tous les Français. Et moi, dans la période, je n'ai pas envie de m'enfermer dans un périmètre étroit. Je veux m'adresser à l'ensemble des Français et pouvoir leur dire, il y a une alternative à ce qui apparaît inéluctable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées6 mai 2026 au 21 juil. 2026 · 24 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas à l'efficacité et au caractère massif d'une réponse de cette nature. Vous savez, je suis attaché à la loi de 1905. C'est le patrimoine de notre pays. Qui dit une chose magnifique, c'est Aristide Briand, le rapporteur, qui le disait. La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi. C'est ça le principe. L'expression de la religion, elle est la liberté de conscience que cette magnifique loi a consacrée. Et vouloir interdire à des concitoyens la possibilité de manifester leur appartenance religieuse dans l'espace public, c'est une atteinte au principe et à la loi de 1905. Alors vous le faites, c'est l'argument de Mme Le Pen dans le texte qu'elle avait déposé je crois en 2021 en ciblant l'islamisme. Ah oui. Mais je le dis, le combat contre l'islamisme, pour moi, il est identitaire, il est dans mon ADN. Je dis juste qu'en faisant cela, vous allez dérouler le tapis rouge pour l'approche victimaire et le recrutement précisément chez les islamistes. Parce que les musulmans de France, ils ont le droit d'exprimer leur confession, ils ont le droit d'exprimer leur appartenance à une foi. Mais personne ne dit l'inverse. Oui, mais vous allez distinguer que c'est une intention islamiste. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 13:34Voir 2 autres passages
« En tous les cas, un ancien président de la République, il a forcément des choses à dire dans une élection présidentielle. Il a fait le choix de revenir au premier plan. Il est assis juste derrière moi dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. Et donc, d'une manière ou d'une autre, sa voix sera utile dans le débat. Mais encore une fois... Et de quelle manière vous le souhaitez ? C'est à lui qu'il faut poser la question de savoir s'il veut être candidat. J'ai lu il y a plusieurs mois, il disait qu'il se préparait. Mais moi, je considère que c'est une préparation qui doit être une préparation collective. C'est la bataille des idées, la bataille du projet sur la ligne politique que je vous ai décrite tout à l'heure, qui est celle de pouvoir incarner, encore une fois, ces convictions fermes. Dans ce pays, vous savez, moi je vais vous dire, je suis nostalgique du clivage entre la droite républicaine et la gauche républicaine. Ce clivage a été grand remplacé, pardonnez-moi le jeu de mots, par un clivage entre l'extrême droite et la gauche radicale. Et ce remplacement a pu s'opérer parce que et la droite républicaine et la gauche républicaine, à un moment donné, on ne comprenait plus ce qu'elles disaient. Elles n'étaient pas audibles. Elles n'étaient pas tranchées dans les positions. Et surtout, elles ne parvenaient pas, c'est le problème pour la droite, c'est le problème pour M. Retailleau, comme c'est le problème pour la gauche que j'incarne, pour certains, d'être soumis au candidatons. À ce jour, elle n'est pas bon, plus audible. Non mais je vous le dis, en effet, à la petite musique que d'un côté le RN imprimait et de l'autre côté la gauche radicale. Il faut être soi-même dans cette période. Et être soi-même, c'est aussi être capable de dire que dans la période, personne ne pourra avoir raison tout seul. Voyez-vous, moi je suis convaincu que le prochain président élu, il n'aura probablement pas de majorité à l'Assemblée nationale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités6 mai 2026 au 10 juil. 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Franchement, il fait ce qu'il veut. C'est en conscience qu'on prend ce genre de décision. Je constate que la proposition qui a été faite par le premier secrétaire du Parti Socialiste n'a pas été soutenue très largement par les militants du Parti Socialiste qui ont refusé très clairement la proposition qu'ils défendaient depuis des mois qui consiste en gros, parce que tout ça est affreusement compliqué pour ceux qui ne sont pas à l'intérieur de la machine socialiste, mais qui consistait en gros à dire qu'il fallait s'allier dans le cadre d'une primaire très ouverte avec la gauche écologiste, Marine Tondelier, avec Clémentine Autain, avec François Ruffin ou d'autres. Et qu'il y a là l'affirmation plutôt de la nécessité d'avoir un candidat issu de ce que moi je défends, à savoir la gauche républicaine, et qui est capable de défendre ses idées, de construire des partenariats avec les autres forces de gauche, mais qui, d'une certaine manière, auront toute forme d'ambiguïté dans la relation avec la gauche radicale, avec la France insoumise. Or, ceux avec lesquels Olivier Faure envisageait de se frotter, si j'ose dire, pour partie d'entre eux viennent de cet espace politique, même s'ils ont rompu, courageusement, Clémentine Autain ou François Ruffin, ou d'autres continuent à entretenir la possibilité ambigüe, implicite, d'une relation avec la France insoumise. On voit les débats qui traversent les verts en ce moment, où il y a une partie des verts qui très clairement disent qu'il faut aller faire la candidature. Voilà, donc moi, le vote d'hier, il est extrêmement clair. Il faut un candidat de cette gauche républicaine, qui affirme des positions distinctes à la fois du macronisme déliquescent et évidemment de la fuite en avant qu'incarne la France insoumise. Il n'y en a pas 50 des candidats, ça c'est Raphaël Glucksmann. Il y a d'abord celui qui est face à vous, qui a incarné depuis des mois et des mois la rupture claire avec la France insoumise. Moi, j'ai refusé d'être candidat dans le cadre du nouveau Front populaire en 2024, qui défend une gauche universaliste, laïque, attachée à la question sociale, parce qu'il faut répondre aux souffrances, aux colères, aux espérances de nos concitoyens. Donc marcher sur les deux jambes, la question sociale, la question républicaine, dans la clarté, dans la crédibilité et la dignité. Je pense que nos concitoyens attendent une gauche crédible et une gauche digne. Ce n'est pas toujours le cas aujourd'hui dans ceux qui parlent le plus fort. Le PS s'est perdu ces dernières années, à cause d'Olivier Ford, qui s'est rapproché de la France insoumise. En tous les cas, on a perdu beaucoup de temps. C'est quand même assez anormal qu'il faille attendre le 9 juillet pour décider de la manière avec laquelle on va désigner notre candidat à l'élection présidentielle. Il y a eu un congrès du PS, c'était en juin 2025, tout le monde l'a oublié. Dès le lendemain, on aurait dû se mettre d'accord, ce qui était prévu sur justement le processus pour créer une dynamique. Donc, on a perdu beaucoup de temps, on s'est égaré. En effet, c'était le cas notamment au moment des élections municipales, où le PS avait pris une position extrêmement claire de refus de toute alliance avec la France insoumise. Et puis, au gré des circonstances, finalement, a fermé les yeux sur celles qui ont pu se déployer à certains endroits. À certains endroits. Moi, en tous les cas, je combats très clairement cette position. Je pense qu'il y a besoin d'une gauche debout, je vous l'ai dit, une gauche digne et une gauche crédible. Ce n'est pas une gauche molle. Moi, mes convictions de gauche, elles sont connues. J'ai plaisir à venir les exprimer sur ce plateau, parce que je m'adresse à tous les Français. Et moi, dans la période, je n'ai pas envie de m'enfermer dans un périmètre étroit. Je veux m'adresser à l'ensemble des Français et pouvoir leur dire, il y a une alternative à ce qui apparaît inéluctable. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Il y a des instrumentalisations incontestables de toutes celles et ceux qui disent « il y a une tradition chrétienne de la France et la laïcité protège la tradition chrétienne de la France ». Vous savez, la moitié des Français ne revendiquent aucune appartenance religieuse et ils ont envie qu'on leur foute la paix. Mais je dénonçais l'instrumentalisation d'un côté et l'autre instrumentalisation, qui consiste à dire que chacun doit pouvoir aller au bout, si j'ose dire, de sa foi et qu'on arrête d'enquiquiner les gens avec des interdits qui ont été mis et qui sont nécessaires. Et je pense notamment à l'école. Je pense qu'une des prochaines batailles qui viendra, c'est la contestation de l'application de la loi de 2004 à l'école. Or, elle était absolument nécessaire parce que c'est le lieu où se fabriquent les consciences, où se construit le libre arbitre des futurs citoyens. Et c'est la raison pour laquelle cette loi a été mise en œuvre. Et elle a été même, je vais vous dire, appréciée par les uns et par les autres parce que dès l'instant où il y a une règle, ça protège, si j'ose dire, de prendre une décision individuelle qui sera toujours jugée par son voisin, son proche ou son membre de la famille. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités6 mai 2026 au 10 juil. 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, je n'ai pas envie de passer mes journées à commenter Jean-Luc Mélenchon. On me reproche d'ailleurs souvent de dire qu'il ne met sur la table que l'inquiétude par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Non, aujourd'hui, mon constat, il est que c'est le plus mauvais candidat pour un deuxième tour d'élection présidentielle. Il s'agit de voir les sondages du niveau de rejet et il a tout fait pour être rejeté à ce point. Il s'est éloigné par un moment des rives de la gauche par des positions qui sont contraires à l'identité, à l'ADN de ce parti. Par exemple, il y a des blagues sur les noms de personnes. Évidemment qu'à gauche, il n'y a pas un gramme de complaisance, de connivence, d'alimentation volontaire ou involontaire de propos jugés antisémites. Moi-même, je les ai dénoncés. Et là, on ne peut pas mégoter. J'entendais votre édito plus tôt sur Europe 1 sur le 120e anniversaire de la réhabilitation du capitaine Dreyfus dans l'identité de la gauche. La synthèse que fait Jean Jaurès, c'est d'être capable de défendre les mineurs de Carmo, l'indignité de leurs conditions de travail et le petit capitaine juif Dreyfus, parce que pour lui, il considère que c'est le même combat, un combat universaliste pour la justice. Il ne peut pas y avoir de justice sociale s'il n'y a pas de justice tout court. Et donc, ce combat contre l'antisémitisme, c'est l'ADN de la gauche. Et quand je vois, en effet, certains regarder ailleurs, voire alimenter par leurs mauvaises blagues ou leurs écrits des positions, je dis qu'il y a un énorme problème. Et là, ce n'est plus un problème gauche-droite. C'est un problème d'appartenance à une certaine identité républicaine du pays. »
CNEWS · La grande interview : Jérôme GuedjVérifier à 7:39Voir 2 autres passages
« D'abord en regardant lucidement que l'état des finances publiques va nécessiter des réponses courageuses. Voilà, moi je ne suis pas à promettre comme Édouard Philippe du sang et des larmes ou de la sueur parce que c'est ce qu'il avait prononcé, mais de regarder lucidement. Il y a quelques jours, on a eu par exemple le comité d'alerte des finances publiques qui a dit qu'il y a un dérapage des comptes sociaux avec une augmentation du déficit. »
« Pour l'instant, il n'a pas livré sa réponse à ce processus. De ce que je sais, il n'y oppose pas une fin de non-recevoir parce que la différence principale avec la proposition d'Olivier Faure, c'est qu'Olivier Faure, il va faire de cette primaire-là, ouverte à tout le monde, sélectionnant parmi les socialistes ou les partenaires proches, le premier tour avant une autre primaire que lui soutient, qui est une primaire avec les écologistes, avec Clémentine Autain, avec François Ruffin. Et nous, nous portons l'analyse que ce n'est pas le meilleur moyen précisément de pouvoir aborder cette élection présidentielle parce qu'il faut incarner cet espace d'une gauche de transformation, d'un réformisme radical, mais qui est capable de se tenir à distance de ce que la France insoumise a pu incarner ces derniers mois et ces dernières années. Merci beaucoup. Merci à vous. Je ne suis pas sûr que tout le monde ait compris ces histoires-là. Mais vous savez quoi, encore une fois ? Soyez rassurés. Vous n'êtes pas sauf d'affaires. Je comprends, mais attendez, on a une vie démocratique. Dans quelques semaines, les gens auront une solution en leur disant, venez voter. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées6 mai 2026 au 8 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, comme on est à Public Sénat, je dois évidemment ajouter aussi que c'est une mission avec ma collègue sénatrice Nathalie Delattre. Alors, je vais avoir 30 secondes pour parler d'un sujet de fond. Cette question-là de la laïcité, elle devrait être un lieu de rassemblement dans le pacte républicain et elle divise les Français ou en tous les cas, il y a des confrontations parfois fortes, des propositions de loi très clivantes qui sont déposées à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Et donc moi, depuis plusieurs années, je travaille sur ces questions. Pour moi, c'est une des raisons de mon engagement politique. C'est un élément de concorde de rassemblement national qu'on a oublié. Et donc, la commande qui nous est faite, c'est comment construire une politique publique de la laïcité. Comment est-ce qu'on organise l'appareil administratif, la formation des enseignants, des personnes à l'hôpital, comment on donne des clés pour pouvoir répondre aux situations conflictuelles. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Jérôme Guedj : "Je n'ai pas envie que la campagne soit le feuilleton judiciaire de Marine Le Pen"Vérifier à 20:12Voir 2 autres passages
« Moi, je l'ai dit depuis des mois. Aujourd'hui, et je leur en veux beaucoup pour ça, d'une certaine manière, Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, par leur proposition et leur incarnation, en réalité, déroulent un tapis rouge au RN. Et donc, s'il est au deuxième tour de l'élection présidentielle, alors là, que ce soit Bardella ou Le Pen, je vous parie, en effet, qu'il gagnera parce que le niveau de rejet de Jean-Luc Mélenchon dans l'opinion publique, y compris à gauche, est tel que ce qui fonctionne d'habitude, qui est le Front Républicain, ne fonctionnera pas. Et donc, aujourd'hui, pour combattre ce qui est mon objectif, le RN sur le fond, il faut contenir LFI, y compris sur le fond. Et donc, il faut avoir cette incarnation et ces propositions fortes venant de la gauche républicaine. »
Sud Radio · Jérôme Guedj : "Mélenchon et LFI déroulent un tapis rouge au RN !"Vérifier à 11:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Moi, je vais vous dire, on doit travailler plus mais surtout en travaillant tous. Le vrai problème dans notre pays, c'est le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors. Si les entreprises arrêtent de mettre dehors ce qui est le cas aujourd'hui à partir de 55 ans, leurs salariés pourtant les plus expérimentés mais pour eux les plus coûteux, alors on n'a plus de problème de financement de notre système de protection sociale. Et donc, je vous parlais des exonérations de cotisations sociales. Moi, je suis pour les cibler pour que les entreprises embauchent plus et mieux les jeunes et surtout gardent plus longtemps les seniors. Au moment où je vous parle, je ne vais pas vous dire qu'on va s'engager dans un mouvement de réduction du temps de travail. Par contre, je défends l'idée de travailler mieux. Aujourd'hui, le problème dans l'entreprise, c'est la qualité de vie au travail, c'est les conditions de travail et c'est peut-être même l'organisation. Et une des propositions que je mets sur la table, moi, c'est à défaut, pour l'instant, de pouvoir continuer le mouvement de réduction du temps de travail. On fait les 90 ans du Front populaire qui l'avait très largement engagé. Par contre, en termes d'organisation du temps de travail, je défends l'idée d'une semaine de 4 jours partout, on peut la mettre en oeuvre sans réduction du temps de travail parce que ça, ça va améliorer la vie des salariés là où on peut le faire. Travailler moins ? Non, on fait les 35 heures sur 4 jours. Ce qui va libérer une journée pour s'occuper de ses proches, pour s'engager dans la vie associative, pour avoir du temps pour soi-même. Ça va être bénéfique en termes de sobriété énergétique parce que ça fait une journée de transport de moins. Vous voyez, on dit souvent il n'y a pas d'idée novatrice à gauche, etc. Moi, j'essaie d'avoir cette idée de compromis. Je suis attaché au principe de la réduction du temps de travail. Je suis lucide sur le fait que dans le moment où nous sommes, ce n'est peut-être pas la priorité qui peut être mise sur la table. Par contre, pour les salariés, là où il y en a certains, c'est inégalitaire, qui bénéficient, par exemple, du télétravail. Les cadres et certains bénéficient du télétravail. Et donc, ils ont déjà une semaine de 4 jours sur leur lieu de travail et une journée à la maison. Est-ce qu'on ne peut pas l'étendre à d'autres métiers, à des ouvriers, à des employés, en disant que vous allez travailler plus sur une journée, à condition qu'il n'y ait pas de pénibilité accrue et de risques médicaux pour vous, sur la santé ? Mais il y a partout, on peut le faire. Et ça, c'est les partenaires sociaux qui peuvent le négocier dans les entreprises. C'est déjà expérimenté dans la fonction publique, c'est déjà expérimenté dans plein d'entreprises. Et ça, ça va changer la vie concrètement de plein de gens parce que quand vous avez une journée supplémentaire pour vous, encore une fois... »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 1:10
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 1:10
« Je suis incapable de répondre à cette question. Évidemment qu'il y a comme père, comme citoyen et comme parlementaire, la volonté de protéger la société de ceux qui, par la réitération et la perversité et le caractère systématique... Ils sont incurables ou pas ? Vous voyez, avec la disposition... On prend le cas de violeurs en série le plus dingue de ces dernières années, c'est le squarnec. Voilà, 299 victimes pendant les nombreuses années. En l'état actuel du droit, il risque 20 années... Enfin, il a été condamné 20 années de réclusion. Nous avons fait la proposition de le porter à 30 années. La différence, vous, vous proposez de le porter à la perpétuité. Je dis juste que ce débat-là, il s'appréhende dans la globalité de la hiérarchie des peines parce que, M. O'Doul, mais j'entends aussi d'arrière-pensée que vous pouvez avoir derrière, si on sanctionne de la même manière un violeur en série qui n'a pas donné lieu à décès, pardon de le redire en ces termes, c'est glauque, qu'un violeur qui a tué une personne, alors c'est quoi l'étape d'affaire ? Et immanquablement derrière, vous rouvrez le débat sur la peine de mort et je sais que c'est celui-là que vous voulez rouvrir. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 9:41
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 1:10
« À la fin, il n'y en aura qu'un seul dans cet espace-là, parce que nous sommes des gens responsables. Et bien sûr qu'il ne faut pas qu'il y ait la multiplication des candidatures dans cet espace-là. Moi, je suis candidat à l'élection présidentielle, précisément parce que je pense que des gens qui sont résolument laïcs, qui sont de gauche, qui sont féministes, qui sont pour la construction européenne, en y mettant des exigences fermes, cet espace-là, il a besoin d'une incarnation. Si d'autres se présentent dans cet espace-là, on se mettra d'accord. C'est le sens éventuellement du départage qui peut être organisé. Mais évidemment, il ne faut pas qu'il y ait la multiplication de ces candidatures. Mais il faut que dans cet espace-là, on dise les choses clairement. Et moi, je vous le dis, ce dont a besoin le pays, c'est d'une gauche qui est capable de dire « Il y a des colères, il y a des situations indignes, il y a des situations injustes dans le pays. » Et on ne peut pas les accompagner de manière molle, ce qui est le reproche qu'on a fait parfois dans le passé à la gauche. Mais dans le même temps, on ne passe pas par-dessus bord ce que j'appelle les principes révolutionnaires. Moi, je suis laïque. Je ne suis pas pour reconnaître ni le communautarisme, ni l'essentialisation du débat dans la société. Donc, on peut être à la fois très républicain et pour une transformation sociale. C'est cet espace-là qui manque probablement d'incarnation aujourd'hui. »
Sud Radio · Jérôme Guedj : "Mélenchon et LFI déroulent un tapis rouge au RN !"Vérifier à 9:28
« Ça vaut la peine la plus sévère possible dans le respect de l'échelle des peines qui existe dans le droit pénal. C'est un sujet complexe et j'espère qu'on va avoir un débat qui va permettre de mesurer la complexité des choses. Je suis évidemment favorable au durcissement sur ce qu'on appelle les viols sériels parce qu'ils sont absolument insupportables. Mais je suis attaché aussi à un principe qui est celui de l'état de droit et de l'échelle des peines. Aujourd'hui, un viol sur mineurs, il est sanctionné par une peine de 20 ans. Nous avons défendu dans le débat parlementaire le durcissement en le portant à 30 ans, c'est-à-dire en l'alignant sur ce qui, aujourd'hui, est adressé à une personne qui a fait un viol entraînant la mort. C'est-à-dire qu'on a considéré que le viol sériel, le violeur en série, qui n'entraîne pas la mort, tout ça est glauque, terrible de l'évoquer ainsi, c'est aussi grave qu'un viol ayant entraîné la mort. Nous n'avons pas cédé à l'emportement qui consistait à dire qu'il faut faire la perpétuité, pour deux raisons. Et moi, je souhaite qu'on puisse avoir ce débat parce que, d'abord, ça va revenir demain dans l'émission. D'abord parce que, c'est ce que je viens de dire, la perpétuité, c'est quand il y a eu mort de la personne, hélas. Deuxième chose, c'est que si on perturbe l'échelle des peines, alors il faut tout revoir. Moi, je suis prêt à ce qu'on ait un débat sur la politique pénale, mais qu'on l'ait sur l'ensemble des sujets. Or, vendredi après-midi, dans l'hémicycle, ce n'était pas le garde des Sceaux qui était au banc, c'était la ministre à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. Il y a un avis réservé du Conseil d'État sur le risque d'inconstitutionnalité de cette mesure, précisément parce que ça perturbe l'échelle des peines. Donc, on l'a fait avec lucidité et raison, mais pas par laxisme. La preuve, c'est qu'on a proposé un durcissement, mais pas la perpétuité, et qu'on ouvre le débat qui est possible sur revoir la totalité de l'échelle des peines. Mais dans ce cas-là, on le fait à tête reposée, en consultant, parce que c'était un amendement du gouvernement en cours de route, en consultant l'ensemble des juristes, des avocats, des procureurs, l'ensemble de tous ceux qui ont à partir à ce sujet. »
Rassemblement National · Prison à perpétuité & voile islamiste : JULIEN ODOUL est EN DUEL face à JÉRÔME GUEDJ sur BFMTV !Vérifier à 1:10
« Je vais vous dire, je vais vous dire. Et il faut avoir ce discours de vérité. Il faut faire des économies dans tout le champ des politiques publiques. Vous savez, moi j'étais président de département. Même le social. J'ai été président de département et tous les matins, je me posais la question de savoir... Département paye le RSA. Je me posais la question si, est-ce que chaque euro est bien utilisé et est-ce qu'on peut faire des économies ? C'est la question de l'efficacité, de l'efficience de la dépense publique. Et donc par exemple sur les dépenses sociales, il y a évidemment des actes redondants qui sont prescrits par des médecins. Il y a des doublons, il y a des gaspillages, il y a même parfois des abus. Et moi, vous savez, j'aime trop la sécurité sociale pour la fragiliser par une forme de conservatisme. Vous voyez par exemple dans ma campagne pour la présidentielle, il y a un sujet que je veux mettre sur la table, c'est pourquoi est-ce qu'on n'a pas la sécurité sociale qui rembourse la totalité des dépenses et qu'à côté on a des organismes complémentaires. Le fait d'avoir des organismes complémentaires, les mutuels ou les assureurs privés, c'est unique dans le monde d'avoir deux financeurs pour vous rembourser vos dépenses de soins. Et bien tout ça, ça a un coût. Donc la double administration, ça coûte 8 milliards d'euros qui seraient plus utilisés pour mieux rembourser, pour mieux payer les professionnels de santé. Parce que s'il y a des dépassements d'honoraires, c'est qu'ils estiment ne pas être assez payés. Donc oui, il faut faire des économies, il faut qu'elles soient justes et qu'elles ne pénalisent pas nos concitoyens et qu'elles concernent tout le monde. Et oui, il y a un sujet de recettes, incontestablement. La crise de la sécurité sociale, je reprends cet exemple, c'est d'abord et avant tout une insuffisance des recettes ou en tous les cas une injustice dans la sollicitation. Les revenus du capital ne financent pas assez la sécurité sociale. Les très hauts patrimoines ne contribuent pas suffisamment. Et vous savez, quand j'entends des millionnaires ou même des milliardaires, les grands patrons de la tech et de l'intelligence artificielle qui disent qu'avec l'intelligence artificielle, il va y avoir une telle concentration de richesses au détriment et en provoquant de la destruction d'emplois et qu'eux-mêmes disent qu'il faut qu'on fasse contribuer l'intelligence artificielle, la robotisation au financement de notre modèle social, eux-mêmes ont compris que sinon on allait dans le mur. Donc moi, il faut que toutes les solutions soient mises sur la table. Les revenus du capital, la manière dont y compris les retraités contribuent de manière plus juste au financement de la protection sociale. Et je suis convaincu qu'eux-mêmes peuvent entendre l'argument parce que ce sont des parents et des petits-enfants et qui veulent que le système de sécurité sociale dont ils ont bénéficié puisse survivre et puisse continuer à être un des piliers comme la laïcité et les services publics de notre pacte républicain. »
« Je vais vous dire, je vais vous dire. Et il faut avoir ce discours de vérité. Il faut faire des économies dans tout le champ des politiques publiques. Vous savez, moi j'étais président de département. Même le social. J'ai été président de département et tous les matins, je me posais la question de savoir... Département paye le RSA. Je me posais la question si, est-ce que chaque euro est bien utilisé et est-ce qu'on peut faire des économies ? C'est la question de l'efficacité, de l'efficience de la dépense publique. Et donc par exemple sur les dépenses sociales, il y a évidemment des actes redondants qui sont prescrits par des médecins. Il y a des doublons, il y a des gaspillages, il y a même parfois des abus. Et moi, vous savez, j'aime trop la sécurité sociale pour la fragiliser par une forme de conservatisme. Vous voyez par exemple dans ma campagne pour la présidentielle, il y a un sujet que je veux mettre sur la table, c'est pourquoi est-ce qu'on n'a pas la sécurité sociale qui rembourse la totalité des dépenses et qu'à côté on a des organismes complémentaires. Le fait d'avoir des organismes complémentaires, les mutuels ou les assureurs privés, c'est unique dans le monde d'avoir deux financeurs pour vous rembourser vos dépenses de soins. Et bien tout ça, ça a un coût. Donc la double administration, ça coûte 8 milliards d'euros qui seraient plus utilisés pour mieux rembourser, pour mieux payer les professionnels de santé. Parce que s'il y a des dépassements d'honoraires, c'est qu'ils estiment ne pas être assez payés. Donc oui, il faut faire des économies, il faut qu'elles soient justes et qu'elles ne pénalisent pas nos concitoyens et qu'elles concernent tout le monde. Et oui, il y a un sujet de recettes, incontestablement. La crise de la sécurité sociale, je reprends cet exemple, c'est d'abord et avant tout une insuffisance des recettes ou en tous les cas une injustice dans la sollicitation. Les revenus du capital ne financent pas assez la sécurité sociale. Les très hauts patrimoines ne contribuent pas suffisamment. Et vous savez, quand j'entends des millionnaires ou même des milliardaires, les grands patrons de la tech et de l'intelligence artificielle qui disent qu'avec l'intelligence artificielle, il va y avoir une telle concentration de richesses au détriment et en provoquant de la destruction d'emplois et qu'eux-mêmes disent qu'il faut qu'on fasse contribuer l'intelligence artificielle, la robotisation au financement de notre modèle social, eux-mêmes ont compris que sinon on allait dans le mur. Donc moi, il faut que toutes les solutions soient mises sur la table. Les revenus du capital, la manière dont y compris les retraités contribuent de manière plus juste au financement de la protection sociale. Et je suis convaincu qu'eux-mêmes peuvent entendre l'argument parce que ce sont des parents et des petits-enfants et qui veulent que le système de sécurité sociale dont ils ont bénéficié puisse survivre et puisse continuer à être un des piliers comme la laïcité et les services publics de notre pacte républicain. »
« Il y a des instrumentalisations incontestables de toutes celles et ceux qui disent « il y a une tradition chrétienne de la France et la laïcité protège la tradition chrétienne de la France ». Vous savez, la moitié des Français ne revendiquent aucune appartenance religieuse et ils ont envie qu'on leur foute la paix. Mais je dénonçais l'instrumentalisation d'un côté et l'autre instrumentalisation, qui consiste à dire que chacun doit pouvoir aller au bout, si j'ose dire, de sa foi et qu'on arrête d'enquiquiner les gens avec des interdits qui ont été mis et qui sont nécessaires. Et je pense notamment à l'école. Je pense qu'une des prochaines batailles qui viendra, c'est la contestation de l'application de la loi de 2004 à l'école. Or, elle était absolument nécessaire parce que c'est le lieu où se fabriquent les consciences, où se construit le libre arbitre des futurs citoyens. Et c'est la raison pour laquelle cette loi a été mise en œuvre. Et elle a été même, je vais vous dire, appréciée par les uns et par les autres parce que dès l'instant où il y a une règle, ça protège, si j'ose dire, de prendre une décision individuelle qui sera toujours jugée par son voisin, son proche ou son membre de la famille. »
« Franchement, il fait ce qu'il veut. C'est en conscience qu'on prend ce genre de décision. Je constate que la proposition qui a été faite par le premier secrétaire du Parti Socialiste n'a pas été soutenue très largement par les militants du Parti Socialiste qui ont refusé très clairement la proposition qu'ils défendaient depuis des mois qui consiste en gros, parce que tout ça est affreusement compliqué pour ceux qui ne sont pas à l'intérieur de la machine socialiste, mais qui consistait en gros à dire qu'il fallait s'allier dans le cadre d'une primaire très ouverte avec la gauche écologiste, Marine Tondelier, avec Clémentine Autain, avec François Ruffin ou d'autres. Et qu'il y a là l'affirmation plutôt de la nécessité d'avoir un candidat issu de ce que moi je défends, à savoir la gauche républicaine, et qui est capable de défendre ses idées, de construire des partenariats avec les autres forces de gauche, mais qui, d'une certaine manière, auront toute forme d'ambiguïté dans la relation avec la gauche radicale, avec la France insoumise. Or, ceux avec lesquels Olivier Faure envisageait de se frotter, si j'ose dire, pour partie d'entre eux viennent de cet espace politique, même s'ils ont rompu, courageusement, Clémentine Autain ou François Ruffin, ou d'autres continuent à entretenir la possibilité ambigüe, implicite, d'une relation avec la France insoumise. On voit les débats qui traversent les verts en ce moment, où il y a une partie des verts qui très clairement disent qu'il faut aller faire la candidature. Voilà, donc moi, le vote d'hier, il est extrêmement clair. Il faut un candidat de cette gauche républicaine, qui affirme des positions distinctes à la fois du macronisme déliquescent et évidemment de la fuite en avant qu'incarne la France insoumise. Il n'y en a pas 50 des candidats, ça c'est Raphaël Glucksmann. Il y a d'abord celui qui est face à vous, qui a incarné depuis des mois et des mois la rupture claire avec la France insoumise. Moi, j'ai refusé d'être candidat dans le cadre du nouveau Front populaire en 2024, qui défend une gauche universaliste, laïque, »
CNEWS · Jérôme Guedj : «Nos concitoyens attendent une gauche crédible et digne»Vérifier à 0:31
franceinfo · Motion de censure, canicule, 2027...le député PS Jérôme Guedj est notre invitéVérifier à 24:14
« C'est probablement insuffisant par rapport à l'ampleur de l'enjeu. Ce qu'on a réussi à faire, notamment l'année dernière, c'est de pointer l'inégalité majeure dans l'extrême concentration du patrimoine et des inégalités de patrimoine. Ça, ce sera au cœur de votre campagne ? Ce sera évidemment au cœur de la campagne que je mettrai sur la table, parce que pour financer les services publics, pour avoir des hôpitaux décents, pour avoir des lignes de transport qui sont réouvertes, il y a besoin de la solidarité nationale. Et pourquoi tout s'est délité ? Parce que ces dernières années, on a baissé les impôts d'une petite catégorie de la population. Et les inégalités de patrimoine, encore une fois, ça ne concerne pas les auditeurs de Sud Radio. Ce n'est pas eux qui sont concernés par une éventuelle taxe sur les très hauts patrimoines. C'est clair. Donc Sébastien Lecornu, qui est habile, a compris qu'il fallait apporter une réponse sur ce terrain-là. Donc le mécénat volontaire ou forcé, je n'ai toujours pas compris, c'est probablement insuffisant. Et moi je suis convaincu... C'est une façon de flécher l'argent des grandes fortunes. On peut le dire comme ça. Oui, mais vous savez quoi ? Moi je crois au principe de l'impôt. Voilà. On ne demande pas aux gens, volontairement, de payer l'impôt et de le flécher vers l'école, vers l'hôpital, etc. On paye l'impôt, et c'est le propre de la démocratie et des parlementaires de répartir le produit de cet impôt. Donc moi ce que je veux, je vais être très clair, c'est que les très grandes fortunes payent proportionnellement autant d'impôts que les autres. Et s'ils ont du patrimoine, s'ils ont de l'optimisation, s'ils ont des holdings, et qu'ils n'échappent pas. Voilà, moi je suis un patriote. J'aime mon pays. Et le patriotisme républicain, il commence d'abord par un patriotisme économique et un patriotisme fiscal. »
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