Jean-Pierre Farandou — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 mars 2024 au 7 avr. 2026
Questions
202
Entretiens
9
Sources
9
Heures analysées
2,8 h
Répartition sur 202 questions évaluables
Réponse directe
121
Réponse partielle
32
Réponse à côté
44
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 202
Question 151Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Est-ce que vous ne vous dites pas, quand même, on a voulu faire rentrer un rond dans un carré ?
Réponse directe
L'ouverture à la concurrence, en tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'elle a cassé, vous l'avez dit, le système de la péréquation à la française. Les grandes entreprises publiques françaises, mais c'était vrai pour la Poste, c'était vrai pour EDF, c'est vrai pour la SNCF, elles assuraient ces missions de péréquation. En gros, là où on gagnait de l'argent, ça permettait d'assurer un service, là où on en perdait. C'était ça le principe. Dès lors que la concurrence arrive, la péréquation, elle est remise en question, il faut donc trouver une alternative à la péréquation.
« L'ouverture à la concurrence, en tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'elle a cassé, vous l'avez dit, le système de la péréquation à la française. Les grandes entreprises publiques françaises, mais c'était vrai pour la Poste, c'était vrai pour EDF, c'est vrai pour la SNCF, elles assuraient ces missions de péréquation. En gros, là où on gagnait de l'argent, ça permettait d'assurer un service, là où on en perdait. C'était ça le principe. Dès lors que la concurrence arrive, la péréquation, elle est remise en question, il faut donc trouver une alternative à la péréquation. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 28 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les pénuries s'expliquent aussi pas mal par un comportement de précaution. On voit bien que les gens, et c'est normal, veulent être sûrs d'avoir le plein, donc ils se précipitent pour faire le plein. Et aussi, on sait qu'il y a des marques de distributeurs qui ont des prix peut-être un peu plus bas, et c'est particulièrement ces stations-là qui sont encombrées. Mais je le redis très clairement, au moment où on se parle, il n'y a pas de problème d'approvisionnement, ni en carburant, ni en gaz dans notre pays. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 0:29
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 10:34
Question 152Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Ce type de camion qui est visé pour pouvoir non seulement restaurer le réseau, mais maintenir également les petites lignes. Est-ce qu'aujourd'hui, vous n'avez pas le sentiment quand même d'avoir fait peser sur les Français, sur l'aménagement du territoire, un choix qui a été le choix du tout TGV ?
Réponse partielle
Ah ben là, parlons-en, parce que je pense que le TGV, vous savez qu'il assure des missions de service public sans qu'on le sache vraiment. Il n'y a qu'une ligne sur deux TGV qui est rentable, dont l'autre ligne sur deux n'est pas rentable. Et on y va quand même, on va dans des territoires où on perd de l'argent. Donc le TGV, rappelons que c'est un service commercial, il n'y a pas de subvention, mais même si c'est un service commercial, il assure dans l'esprit une mission d'aménagement du territoire et de service public. Et d'ailleurs, moi je voudrais bien que les nouveaux arrivants qui arrivent en France, là aussi, partagent, prennent aussi une part de ces missions d'aménagement du territoi…
« Ah ben là, parlons-en, parce que je pense que le TGV, vous savez qu'il assure des missions de service public sans qu'on le sache vraiment. Il n'y a qu'une ligne sur deux TGV qui est rentable, dont l'autre ligne sur deux n'est pas rentable. Et on y va quand même, on va dans des territoires où on perd de l'argent. Donc le TGV, rappelons que c'est un service commercial, il n'y a pas de subvention, mais même si c'est un service commercial, il assure dans l'esprit une mission d'aménagement du territoire et de service public. Et d'ailleurs, moi je voudrais bien que les nouveaux arrivants qui arrivent en France, là aussi, partagent, prennent aussi une part de ces missions d'aménagement du territoire. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 9:13
Question 153Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Pas de regrets ?
Réponse directe
Non, pas de regrets, parce qu'il faut nous laisser gagner de l'argent. Si on ne gagne pas de l'argent, on ne pourra pas le réinvestir. Et c'est pour le bien commun qu'on investit. On n'est pas au CAC 40, nous. Nous, l'argent, on le remet. Ram TGV d'un côté, réseau de l'autre. Voilà, mon actionnaire, c'est le réseau, quelque part. Voilà, c'est ça qu'il faut voir. Et puis, vous me parliez des réussites, peut-être le moment le plus intense que j'ai vécu, c'est les Jeux Olympiques. Je n'ai jamais vu l'entreprise marcher aussi bien. C'était une irréable fierté. J'avais l'impression d'une espèce de grosse machine à vapeur où toutes les bielles fonctionnaient. C'était formidable. Sentir l'engageme…
« Non, pas de regrets, parce qu'il faut nous laisser gagner de l'argent. Si on ne gagne pas de l'argent, on ne pourra pas le réinvestir. Et c'est pour le bien commun qu'on investit. On n'est pas au CAC 40, nous. Nous, l'argent, on le remet. Ram TGV d'un côté, réseau de l'autre. Voilà, mon actionnaire, c'est le réseau, quelque part. Voilà, c'est ça qu'il faut voir. Et puis, vous me parliez des réussites, peut-être le moment le plus intense que j'ai vécu, c'est les Jeux Olympiques. Je n'ai jamais vu l'entreprise marcher aussi bien. C'était une irréable fierté. J'avais l'impression d'une espèce de grosse machine à vapeur où toutes les bielles fonctionnaient. C'était formidable. Sentir l'engagement des cheminots, la préparation, la fierté des cheminots de Marseille à Lille, parce qu'il n'y a pas que Paris, bien sûr, et qu'il y a eu Paris, la région parisienne. Il y a eu Châteauroux aussi, avec le tir, les Paralympiques. C'était extraordinaire. Voilà, donc des moments formidables qu'on a pu vivre ensemble. Des regrets, vous savez, non, je n'en ai pas. Ce n'est pas mon style. D'abord, il y a eu quelques difficultés. On a traversé des crises. Il y a eu des moments un peu plus tendus, mais je les oublie très vite. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 19:06
Question 154Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Ça veut dire qu'il n'y a pas de grève dans les tuyaux pour vous, au moment où on se parle ?
Réponse directe
Bah écoutez, moi je m'inscris dans le dialogue social, et dans la discussion à la recherche de compromis, c'est pas moi qui fais grève, chacun se déterminera le moment venu. Mais après, il y a la patte des clients aussi, il y a la jambe des clients. Il n'est pas anormal que l'entreprise fasse le maximum pour faire rouler des trains. Vous savez, moi ça fait plus de 40 ans que je me bats pour faire rouler des trains. Je continuerai jusqu'au bout. Moi, et je peux vous dire, quand les trains ont roulé pour le week-end du 8 mai, les clients étaient contents. J'ai reçu plein de coups de téléphone et je ne suis pas le seul en disant « Merci, on a eu nos trains ». Voilà, et ça on continuera. – Je v…
« Bah écoutez, moi je m'inscris dans le dialogue social, et dans la discussion à la recherche de compromis, c'est pas moi qui fais grève, chacun se déterminera le moment venu. Mais après, il y a la patte des clients aussi, il y a la jambe des clients. Il n'est pas anormal que l'entreprise fasse le maximum pour faire rouler des trains. Vous savez, moi ça fait plus de 40 ans que je me bats pour faire rouler des trains. Je continuerai jusqu'au bout. Moi, et je peux vous dire, quand les trains ont roulé pour le week-end du 8 mai, les clients étaient contents. J'ai reçu plein de coups de téléphone et je ne suis pas le seul en disant « Merci, on a eu nos trains ». Voilà, et ça on continuera. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 16:15Voir 2 autres passages
« – Je vais vous dire, quelque part, c'est un peu leur problème. Je le regrette qu'ils soient en colère. Il ne faut pas être en colère. On discute, on négocie pour garder son sang-froid, j'allais dire. Ça me gêne un peu aussi, cette espèce d'épée de Damoclès permanente sur la tête des Français. Surtout qu'on a l'air d'avoir un certain plaisir à l'utiliser et à la brandir. Bon, ce n'est pas des jeux tout ça. Les Français, ils ont besoin de leur train. Quand ils partent en week-end, ils ont besoin de savoir, ils ont besoin de s'organiser. Voilà, alors chacun prend ses responsabilités. Moi, je prends les miennes. Je fais du social par un dialogue social sérieux, constructif et de recherche de solutions. Et je fais rouler les trains au maximum pour que les clients puissent avoir les trains qu'ils attendent pour partir en week-end, en famille ou voir leurs amis. Voilà, c'est ça la réalité des choses. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 16:52
Question 155Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Mais c'est ce que j'allais vous dire, c'est-à-dire que tant qu'il n'y a pas encore la concurrence sur toutes les lignes, mais lorsqu'il y aura de la concurrence, qui aura envie d'exploiter ces lignes-là ?
Réponse directe
Ça, c'est un problème, effectivement. D'ailleurs, il fait partie aussi, il est à l'ordre du jour de l'agenda de la conférence de financement, parce qu'on voit bien qu'assez rapidement, quand on additionne tous les TGV que la concurrence va amener en France, c'est quasiment le quart de notre part, donc c'est pas négligeable du tout. Et comme vous l'avez dit, ils vont se concentrer sur les rentables, ils vont pas aller sur les pas rentables. Et là, c'est pas possible que la SNCF supporte seul cet effort. Donc, d'une manière ou d'une autre, il faut trouver une solution.
« Ça, c'est un problème, effectivement. D'ailleurs, il fait partie aussi, il est à l'ordre du jour de l'agenda de la conférence de financement, parce qu'on voit bien qu'assez rapidement, quand on additionne tous les TGV que la concurrence va amener en France, c'est quasiment le quart de notre part, donc c'est pas négligeable du tout. Et comme vous l'avez dit, ils vont se concentrer sur les rentables, ils vont pas aller sur les pas rentables. Et là, c'est pas possible que la SNCF supporte seul cet effort. Donc, d'une manière ou d'une autre, il faut trouver une solution. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 10:02
Question 156Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Vous le redoutez ?
Réponse directe
Il y a débat, et ce n'est pas facile. Ça renvoie aussi, visons, la mission de service public, qui le commande ? Est-ce que c'est l'État qui doit commander ces missions de service public ? Il le fait déjà. Vous avez les trains intercités, les anciens trains corail, qui sont dans un registre de service public et ça marche. Est-ce qu'il faut autant de ce concept au TGV ? Je pense que c'est une question qui doit être ouverte.
« Il y a débat, et ce n'est pas facile. Ça renvoie aussi, visons, la mission de service public, qui le commande ? Est-ce que c'est l'État qui doit commander ces missions de service public ? Il le fait déjà. Vous avez les trains intercités, les anciens trains corail, qui sont dans un registre de service public et ça marche. Est-ce qu'il faut autant de ce concept au TGV ? Je pense que c'est une question qui doit être ouverte. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 10:57
Question 157Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralité
Mais au fond, cette semaine, avec l'exemple de ce qui s'est passé à Tonins, ça met le doigt sur le problème de la vétusté des lignes. Depuis longtemps, vous alertez. On a vu ces images terribles d'un TGV quasiment au-dessus du vide à cause des inondations terribles dans le Var. Le TGV, et d'ailleurs, au moment où l'on se parle, n'a pas repris sur ce tronçon entre Bordeaux et Agen. Est-ce qu'il pourrait y avoir d'autres Tonins ?
Réponse directe
Ce qu'on a vu, effectivement, c'est que quand il y a des inondations rapides, que les flots montent très vite, comme ça a été le cas, qu'est-ce qui se passe ? C'est que l'eau, en fait, elle mine la voie. C'est-à-dire que l'eau, elle enlève le balas, elle enlève tout le soutenement de la voie. Et heureusement que notre conducteur a eu d'excellents réflexes. Ce sont des grands professionnels. Il a réduit la vitesse, il a adapté la vitesse, il ne s'est rien passé de gramme. Voilà, il faut quand même le dire. Merci aux conducteurs. Il a aussi alerté tous les autres conducteurs de la zone qu'il fallait être très prudent dans cette zone qui se retrouvait soudainement abîmée par les inondations. A…
« Ce qu'on a vu, effectivement, c'est que quand il y a des inondations rapides, que les flots montent très vite, comme ça a été le cas, qu'est-ce qui se passe ? C'est que l'eau, en fait, elle mine la voie. C'est-à-dire que l'eau, elle enlève le balas, elle enlève tout le soutenement de la voie. Et heureusement que notre conducteur a eu d'excellents réflexes. Ce sont des grands professionnels. Il a réduit la vitesse, il a adapté la vitesse, il ne s'est rien passé de gramme. Voilà, il faut quand même le dire. Merci aux conducteurs. Il a aussi alerté tous les autres conducteurs de la zone qu'il fallait être très prudent dans cette zone qui se retrouvait soudainement abîmée par les inondations. Alors, est-ce que ça peut arriver à d'autres endroits ? Oui, bien sûr, parce que tous les endroits sont exposés à la montée des flots rapides. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'effectivement, je plaide pour qu'on finance la remise en état du réseau parce qu'à chaque opération de travaux qu'on fait, bien évidemment, on se remet aux nouvelles normes. C'est-à-dire qu'on élargit les canalisations, on est capable de capter davantage d'eau. C'est pour ça qu'il est très important de maintenir en bon état le réseau parce que ça nous permet de nous adapter au changement climatique. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 1:25
Question 158Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Tout le monde compte, mais tout le monde n'a pas la même responsabilité, Jean-Pierre Farandou. Ça vous choque ce que je vous dis ?
Réponse directe
Un peu, oui. Parce que pour moi, tout le monde contribue aux services. Franchement, on ne va pas interclasser les services. Si oui, vous manque un agent d'escale... Non, mais elle est parce qu'elle est logique. Oui, c'est ça.
« Un peu, oui. Parce que pour moi, tout le monde contribue aux services. Franchement, on ne va pas interclasser les services. Si oui, vous manque un agent d'escale... »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« Non, mais elle est parce qu'elle est logique. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 5:31
« Oui, c'est ça. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 5:33
Question 159Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Vous savez que ce débat a une dimension politique, puisque Bruno Le Maire a expliqué qu'il découvrait apparemment votre négociation. Le ministre de l'Économie ne nous a pas dit la vérité ou vous ne l'avez pas tenu au courant ?
Réponse à côté
Non, ça c'est un autre débat. C'est pas rien ? Non, mais c'est pas rien, on va en parler. On est là pour ça. Alors, je vous explique. En ce qui concerne, d'abord, ça vient du gouvernement, ça vient de Matignon. Je vous rappelle, j'ai dû présenter trois ou quatre fois le sujet dans mon conseil d'administration, où il y a des membres de l'État. J'ai fait un article assez long dans Le Monde, où j'en ai parlé. J'ai présenté deux ou trois fois le dossier à ma tutelle sociale et politique, qui est plutôt Transport et Matignon. Donc, il n'est pas faux que je n'ai pas présenté le dossier au ministre de l'Économie, c'est vrai. Mais peut-être autour de lui, certaines personnes avaient au moins connai…
« Non, ça c'est un autre débat. C'est pas rien ? Non, mais c'est pas rien, on va en parler. On est là pour ça. Alors, je vous explique. En ce qui concerne, d'abord, ça vient du gouvernement, ça vient de Matignon. Je vous rappelle, j'ai dû présenter trois ou quatre fois le sujet dans mon conseil d'administration, où il y a des membres de l'État. J'ai fait un article assez long dans Le Monde, où j'en ai parlé. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 8:05Voir 2 autres passages
« J'ai présenté deux ou trois fois le dossier à ma tutelle sociale et politique, qui est plutôt Transport et Matignon. Donc, il n'est pas faux que je n'ai pas présenté le dossier au ministre de l'Économie, c'est vrai. Mais peut-être autour de lui, certaines personnes avaient au moins connaissance de l'existence du dossier. Et deuxièmement, à ma tutelle sociale et politique, je l'ai fait. Donc, ces accusations de catiminer et de faire ça en secret, je les réfute. Ce n'est pas vrai. Neila Latrous. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 8:26
« Certaines personnes étaient au courant, voilà, ça c'est vrai. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Question 160Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Il y a un mois, vous avez signé un accord pour aménager les fins de carrière des cheminots et des contrôleurs. On vous a alors accusé d'avoir contourné la réforme des retraites mise en place par le gouvernement. Que répondez-vous ?
Réponse directe
Moi, je vous remercie de me poser la question parce que je vais pouvoir peut-être enfin corriger quelques faussetés. Cet accord, d'abord, d'où il vient ? Il vient d'une demande de Matignon, qui en sortie de grève retraite, a demandé aux grandes entreprises, où il y avait de la pénibilité comme nous, de traiter ce sujet de qu'est-ce que ça devient la pénibilité quand la carrière augmente. C'est un bon sujet. La pénibilité chez nous, c'est 91 000 cheminots, 2 emplois sur 3, et on peut raconter un petit peu ce que c'est peut-être pour vos éditeurs. Quand vous êtes en 3-8, parce qu'on est une entreprise, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, nous, c'est toujours quelque chose, non des 3-8. Quand vou…
« Moi, je vous remercie de me poser la question parce que je vais pouvoir peut-être enfin corriger quelques faussetés. Cet accord, d'abord, d'où il vient ? Il vient d'une demande de Matignon, qui en sortie de grève retraite, a demandé aux grandes entreprises, où il y avait de la pénibilité comme nous, de traiter ce sujet de qu'est-ce que ça devient la pénibilité quand la carrière augmente. C'est un bon sujet. La pénibilité chez nous, c'est 91 000 cheminots, 2 emplois sur 3, et on peut raconter un petit peu ce que c'est peut-être pour vos éditeurs. Quand vous êtes en 3-8, parce qu'on est une entreprise, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, nous, c'est toujours quelque chose, non des 3-8. Quand vous faites 4 ou 5 matinées, les matinées, ça commence à 4 heures du matin, vous mettez le réveil à 2h15, 2h30, 4 ou 5 jours de suite, et vous recommencez comme ça. Ça tire un peu. La nuit, on a de plus en plus de personnel qui travaille la nuit, et c'est une bonne chose. Les travaux sur la voie se font la nuit, ça laisse passer les trains la journée. Le matériel roulant, on en a besoin la journée, on fait travailler les gens de plus en plus la nuit. Donc c'est notre intérêt, bien compris pour les clients comme pour nous, entreprises, que les gens acceptent de travailler la nuit. Mais c'est une contrainte de travailler la nuit. Pas dormir chez soi. Les roulants, les conducteurs de train et les contrôleurs, les chefs de bord TGV, un jour sur deux, en moyenne, ils ne sont pas chez eux. Quand vous avez un problème familial, par exemple, ce n'est pas évident de laisser la famille et de partir de chez soi. Ça, c'est ce qu'on appelle la pénibilité. Cette pénibilité, il faut la traiter. Comment on a fait dans cet accord ? Premièrement, complètement par rapport en ligne avec la loi, on a accompagné les gens deux ans de plus. Deux ans de plus. On est complètement dans l'application. Comment on fait ? On donne une perspective de rémunération et d'évolution de l'emploi, pour donner, j'allais dire, l'envie de travailler plus longtemps, en forme et de bonne humeur. Et deuxièmement, on fait des reconversions. Pour ceux qui, vraiment, commenceraient à trouver un peu le temps long, après 25 ans ou 30 ans du régime des 3-8, on les amène sur des nouveaux métiers. Ça, c'est la première partie de l'accord. Personne n'en a parlé, celle-là. Parce que là, elle n'était pas polémique. Ça n'intéressait personne, comme c'est bizarre, au passage. Alors, la partie polémique, c'est quoi ? C'est que vous avez des gens usés. On le voit dans l'absentéisme. L'absentéisme, il fait x2 après 60 ans, x3 après 65 ans. Donc, c'est aussi l'intérêt, bien compris l'entreprise, de trouver des dispositifs par lesquels on peut accompagner les gens à sortir de l'entreprise tranquillement. Ils sont toujours sur le payroll de l'entreprise, sur la feuille de paie de l'entreprise. Il n'y a aucune dépense pour les caisses de retraite. Ça ne coûte rien aux caisses de retraite, ça ne coûte rien aux clients, ça ne coûte rien aux contribuables. C'est l'accompagnement des gens qui sont usés en fin de carrière pour traiter les problèmes d'absentéisme en fin de carrière. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 5:46
Question 161Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Bon, je n'ai pas connu beaucoup de PDG de la SNCF qui avaient comme ça été soutenus par la CGT. Vous restez persuadé que c'est un bon accord et que si c'était à refaire, vous le signeriez à nouveau ?
Réponse directe
Bien sûr, c'est un très bon accord. Le seul regret, c'est qu'on n'a pas maîtrisé la communication. Ça, on l'a vu. Il y a peut-être un regret de... On n'a pas anticipé cette prise en masse politico-médiatique qui s'est passée. C'est un très bon accord et je suis sûr que l'avenir me donnera raison. Mes arguments sont forts, ils sont entendus. Dès que j'ai l'occasion de m'en expliquer, je crois que les gens sont plutôt convaincus. C'est un accord équilibré. Il y a les avantages pour le personnel, mais il y a aussi les avantages pour l'entreprise. Le coût est très raisonnable et je le redis, les clients ne paieront pas, les contribuents ne paieront pas, les caisses de retrait ne paieront pas. I…
« Bien sûr, c'est un très bon accord. Le seul regret, c'est qu'on n'a pas maîtrisé la communication. Ça, on l'a vu. Il y a peut-être un regret de... On n'a pas anticipé cette prise en masse politico-médiatique qui s'est passée. C'est un très bon accord et je suis sûr que l'avenir me donnera raison. Mes arguments sont forts, ils sont entendus. Dès que j'ai l'occasion de m'en expliquer, je crois que les gens sont plutôt convaincus. C'est un accord équilibré. Il y a les avantages pour le personnel, mais il y a aussi les avantages pour l'entreprise. Le coût est très raisonnable et je le redis, les clients ne paieront pas, les contribuents ne paieront pas, les caisses de retrait ne paieront pas. Il a été fait en transparence, en tout cas avec l'État. Donc franchement, je ne vois pas où est le problème. Et d'ailleurs, il n'y a pas de sanction parce qu'il n'y a pas de faute. Personne, le gouvernement ne m'a jamais dit que j'avais fait une faute. Donc il n'y a pas de sanction. C'est deux sujets indépendants. Mon départ, c'est lié à mon âge et à mon État civil. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 15:05
Question 162Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Quel est votre avenir ?
Refus explicite
On verra bien. Je ne suis pas encore là. Vous avez déjà des perspectives ? Je suis à fond dans mes missions. Non, je n'en ai pas vraiment. Je suis très ouvert à tout ça. Ah non, la politique, non, je ne crois pas. Je ne crois pas. Non, non, je ne crois pas. Par contre, j'adore la chose publique. Ça, c'est sûr. D'ailleurs, c'est le sens de mon engagement. 44 ans passés dans le groupe SNCF, il vaut mieux mettre la chose publique. Mais je l'adore. J'adore travailler pour les territoires. J'adore travailler pour les gens. Je pense que c'est très important. Il y a des choses à faire. Il y a des coups à prendre. On le voit bien. C'est ça aussi l'honneur et la responsabilité de patron du grand boî…
« On verra bien. Je ne suis pas encore là. Vous avez déjà des perspectives ? Je suis à fond dans mes missions. Non, je n'en ai pas vraiment. Je suis très ouvert à tout ça. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 20:10
Question 163Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
4 500 trains supplémentaires, je vous ai bien compris, pendant la durée des Jeux. Bon, alors la prime, le montant maximal, il est de combien ?
Réponse directe
Alors la prime, il y a deux chiffres clés. Peut-être le montant maximal, c'est plutôt une conséquence, au fond. En fait, on s'est mis d'accord sur le montant journalier. Voilà, la culture profonde de la SNCF, c'est une culture égalitaire. On a plusieurs métiers dans cette entreprise. On a la région parisienne, mais on a la province. On est une entreprise nationale. Après 4 heures de discussion sérieuse et constructive, on s'est mis d'accord sur le principe le plus simple possible. Chaque cheminot directement concerné par la production du service, les trains, les voies, les gares, l'accueil, le surveillant général, touchera par jour travaillé pour les JO 95 euros, quel que soit l'endroit, à…
« Alors la prime, il y a deux chiffres clés. Peut-être le montant maximal, c'est plutôt une conséquence, au fond. En fait, on s'est mis d'accord sur le montant journalier. Voilà, la culture profonde de la SNCF, c'est une culture égalitaire. On a plusieurs métiers dans cette entreprise. On a la région parisienne, mais on a la province. On est une entreprise nationale. Après 4 heures de discussion sérieuse et constructive, on s'est mis d'accord sur le principe le plus simple possible. Chaque cheminot directement concerné par la production du service, les trains, les voies, les gares, l'accueil, le surveillant général, touchera par jour travaillé pour les JO 95 euros, quel que soit l'endroit, à Nice, à Bordeaux, à Paris, à Saint-Denis, et quel que soit le métier. Donc on ne peut pas être plus égalitaire que ça. 95 euros par jour travaillé. Du coup, la conséquence, d'ailleurs, elle est affichée sur votre panneau. C'est pour 20 jours travaillés, qui semble être un maximum à peu près, 1900 euros maximum. Cette référence était importante parce qu'il n'y a pas d'ordinateur qui donne le prix. Moi, pour moi, je sais que la police et la gendarmerie, c'est 1900 euros. C'est une espèce de référence républicaine. D'accord. Voilà, c'est important d'avoir amené les cheminots au niveau de la police et la gendarmerie. Je trouve que c'est à la fois consistant et à la fois respectueux de l'engagement des forces de l'ordre qui vont nous protéger pendant les Jeux Olympiques. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 2:24
Question 164Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
est-ce que vous vous y attendiez ?
Réponse directe
Ben oui, parce que c'est deux affaires différentes qui se sont combinées dans le temps. Bon, ça peut arriver. Mais honnêtement, je suis très honnête. Bref, l'affaire ne m'attendait pas. – Dépendez-moi, ça a été un choc ou vous vous y attendiez ? – Je m'attendais à ce qu'on me dise que je n'allais pas être renouvelé puisque je le savais. – D'accord. – Mon âge, et j'ai mon âge, mon âge et tout le monde le savait depuis le départ, ne me permettait pas de faire un second mandat. Donc à la limite même, j'aurais pu m'arrêter au premier. Et j'aurais été très heureux, figurez-vous, j'ai commencé ma carrière chef de garde de Rho-Dès. – Oui. – Donc finir PDG du groupe SNCF de 42 milliards d'euros, c'…
« Ben oui, parce que c'est deux affaires différentes qui se sont combinées dans le temps. Bon, ça peut arriver. Mais honnêtement, je suis très honnête. Bref, l'affaire ne m'attendait pas. – Dépendez-moi, ça a été un choc ou vous vous y attendiez ? – Je m'attendais à ce qu'on me dise que je n'allais pas être renouvelé puisque je le savais. – D'accord. – Mon âge, et j'ai mon âge, mon âge et tout le monde le savait depuis le départ, ne me permettait pas de faire un second mandat. Donc à la limite même, j'aurais pu m'arrêter au premier. Et j'aurais été très heureux, figurez-vous, j'ai commencé ma carrière chef de garde de Rho-Dès. – Oui. – Donc finir PDG du groupe SNCF de 42 milliards d'euros, c'est un beau parcours. Je ne vais pas être ni frustré ni malheureux par ce parcours, franchement. Donc je suis tout à fait tranquille avec ça. Le gouvernement a souhaité me prolonger pour les Jeux Olympiques. Tant mieux, c'est passionnant. Je le vis comme une chance extraordinaire de servir mon pays, servir les Français, être au soutien du prestige de la France, ça me passionne. Et il n'y a pas que moi d'ailleurs, tous les cheminots sont avec moi. Je peux vous dire que j'ai visité déjà une dizaine de sites concernés par la production des Jeux. J'ai des milliers de cheminots qui ont envie que ça se passe bien. Voilà, donc écoutez, ça va m'animer dans les mois qui viennent. Après moi, je continuerai aussi à travailler sur le long terme parce que c'est plus fort que moi. Moi, je veux que le ferroviaire se développe. Je veux que la transition écologique se fasse. Je veux développer la production d'énergie électrique par la SNCF. Je ne m'arrêterai pas. Mais à un moment donné, il faudra s'arrêter. Je m'arrêterai tout à fait tranquillement. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 11:48
Question 165Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
quel sera le montant de cette fameuse prime JO à la SNCF ?
Réponse à côté
Oui, effectivement, on a beaucoup travaillé cet après-midi avec les quatre syndicats représentatifs. On a passé quatre heures de négociations. On est au stade d'un projet d'accord, je pense, qu'on a construit ensemble. Il y avait plusieurs sujets dans ce projet d'accord. On parlera des primes à la fin, mais c'est bien sûr important. D'abord sur l'emploi. On a revisité tous les dispositifs par lesquels on va amener les ressources nécessaires pour que les jeux se passent bien. Il faut des ressources humaines, donc on a anticipé des recrutements. On aura 10 000 renforts pour venir épauler les équipes, notamment dans les gares. Ensuite, il y a les conditions de travail parce que c'est sûr que l…
« Oui, effectivement, on a beaucoup travaillé cet après-midi avec les quatre syndicats représentatifs. On a passé quatre heures de négociations. On est au stade d'un projet d'accord, je pense, qu'on a construit ensemble. Il y avait plusieurs sujets dans ce projet d'accord. On parlera des primes à la fin, mais c'est bien sûr important. D'abord sur l'emploi. On a revisité tous les dispositifs par lesquels on va amener les ressources nécessaires pour que les jeux se passent bien. Il faut des ressources humaines, donc on a anticipé des recrutements. On aura 10 000 renforts pour venir épauler les équipes, notamment dans les gares. Ensuite, il y a les conditions de travail parce que c'est sûr que les salariés vont être très sollicités pendant cette période. Les salariés concernés par la production ferroviaire de nos services, donc on a dit par exemple qu'il y aurait des référents qualité de vie au travail dans chaque établissement concerné pour corriger ce qui doit être en temps réel. Et enfin, on a parlé prime, donc il fallait se mettre d'accord sur d'abord des principes de prime et un système de prime. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 0:47Voir 1 autre passage
« Non, mais je vais peut-être préciser le sujet, c'est que bon, d'abord, on a tout prévu et tout anticipé, bien sûr, la production des trains. Parlons des JO, il faut parler de quoi ça représente. Absolument. Voilà, exactement. Les JO, ça change beaucoup les choses en Ile-de-France. Il y a beaucoup de lieux, d'épreuves qui se passent en Ile-de-France. Et là, on va produire, par exemple, 4 500 trains supplémentaires. Donc voilà, il faut du matériel roulant, il faut du personnel. Voilà, on va avoir 10 millions de visiteurs en Ile-de-France. Donc voilà, notre appareil de production va être forcément sollicité. Et donc, les conducteurs, les gens dans les gares, les gens dans la maintenance, des infrastructures, matériel roulant vont fournir un effort particulier. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 1:44
Question 166Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
Il en piège Jean-Pierre Farandou, deux semaines plus tard, on apprenait que vous ne seriez pas reconduit à la tête de la SNCF. Est-ce que ça a été un choc
Réponse directe
Ben oui, parce que c'est deux affaires différentes qui se sont combinées dans le temps. Bon, ça peut arriver. Mais honnêtement, je suis très honnête. Bref, l'affaire ne m'attendait pas. – Dépendez-moi, ça a été un choc ou vous vous y attendiez ? – Je m'attendais à ce qu'on me dise que je n'allais pas être renouvelé puisque je le savais. – D'accord. – Mon âge, et j'ai mon âge, mon âge et tout le monde le savait depuis le départ, ne me permettait pas de faire un second mandat. Donc à la limite même, j'aurais pu m'arrêter au premier. Et j'aurais été très heureux, figurez-vous, j'ai commencé ma carrière chef de garde de Rho-Dès. – Oui. – Donc finir PDG du groupe SNCF de 42 milliards d'euros, c'…
« Ben oui, parce que c'est deux affaires différentes qui se sont combinées dans le temps. Bon, ça peut arriver. Mais honnêtement, je suis très honnête. Bref, l'affaire ne m'attendait pas. – Dépendez-moi, ça a été un choc ou vous vous y attendiez ? – Je m'attendais à ce qu'on me dise que je n'allais pas être renouvelé puisque je le savais. – D'accord. – Mon âge, et j'ai mon âge, mon âge et tout le monde le savait depuis le départ, ne me permettait pas de faire un second mandat. Donc à la limite même, j'aurais pu m'arrêter au premier. Et j'aurais été très heureux, figurez-vous, j'ai commencé ma carrière chef de garde de Rho-Dès. – Oui. – Donc finir PDG du groupe SNCF de 42 milliards d'euros, c'est un beau parcours. Je ne vais pas être ni frustré ni malheureux par ce parcours, franchement. Donc je suis tout à fait tranquille avec ça. Le gouvernement a souhaité me prolonger pour les Jeux Olympiques. Tant mieux, c'est passionnant. Je le vis comme une chance extraordinaire de servir mon pays, servir les Français, être au soutien du prestige de la France, ça me passionne. Et il n'y a pas que moi d'ailleurs, tous les cheminots sont avec moi. Je peux vous dire que j'ai visité déjà une dizaine de sites concernés par la production des Jeux. J'ai des milliers de cheminots qui ont envie que ça se passe bien. Voilà, donc écoutez, ça va m'animer dans les mois qui viennent. Après moi, je continuerai aussi à travailler sur le long terme parce que c'est plus fort que moi. Moi, je veux que le ferroviaire se développe. Je veux que la transition écologique se fasse. Je veux développer la production d'énergie électrique par la SNCF. Je ne m'arrêterai pas. Mais à un moment donné, il faudra s'arrêter. Je m'arrêterai tout à fait tranquillement. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 11:48
Question 167Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralité
En un mot, qu'allez-vous faire une fois que vous allez quitter la SNCF ?
Refus explicite
On verra bien. Je ne suis pas encore là. Vous avez déjà des perspectives ? Je suis à fond dans mes missions. Non, je n'en ai pas vraiment. Je suis très ouvert à tout ça. Ah non, la politique, non, je ne crois pas. Je ne crois pas. Non, non, je ne crois pas. Par contre, j'adore la chose publique. Ça, c'est sûr. D'ailleurs, c'est le sens de mon engagement. 44 ans passés dans le groupe SNCF, il vaut mieux mettre la chose publique. Mais je l'adore. J'adore travailler pour les territoires. J'adore travailler pour les gens. Je pense que c'est très important. Il y a des choses à faire. Il y a des coups à prendre. On le voit bien. C'est ça aussi l'honneur et la responsabilité de patron du grand boî…
« On verra bien. Je ne suis pas encore là. Vous avez déjà des perspectives ? Je suis à fond dans mes missions. Non, je n'en ai pas vraiment. Je suis très ouvert à tout ça. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 20:10Voir 1 autre passage
« Ah non, la politique, non, je ne crois pas. Je ne crois pas. Non, non, je ne crois pas. Par contre, j'adore la chose publique. Ça, c'est sûr. D'ailleurs, c'est le sens de mon engagement. 44 ans passés dans le groupe SNCF, il vaut mieux mettre la chose publique. Mais je l'adore. J'adore travailler pour les territoires. J'adore travailler pour les gens. Je pense que c'est très important. Il y a des choses à faire. Il y a des coups à prendre. On le voit bien. C'est ça aussi l'honneur et la responsabilité de patron du grand boîte publique. J'adore mon métier. J'adore le ferroviaire. Je pense que tout est réuni pour que je passe encore quelques mois heureux dans cette entreprise. On verra bien de quoi l'avenir sera fait. »
BFMTV · Prime JO: l'interview du PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en intégralitéVérifier à 20:19
Question 168🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
Est-ce que vous demandez à la France de ne pas transcrire cette directive pour autoriser ces méga-camions sur les routes françaises ?
Réponse directe
C'est énorme. On va accepter des camions comme ça sur nos routes. C'est déjà pas possible, à mon avis, ou très compliqué en termes de sécurité, en termes d'ambiance. Enfin, il y a quand même un petit problème. On voit les routes nationales, elles sont bordées de maisons. On voit ces énormes camions passer sur les routes nationales. Enfin, moi, je ne le vois pas. Et deuxièmement, plaidoyer pro-domo, ça augmente la compétitivité du camion au moment où il faut aider le train. Vous voyez, il y a un paradoxe que j'ai du mal à comprendre. Ce qui me rassure, c'est qu'en France, j'ai compris que les pouvoirs publics, les parlementaires de tous bords, de tous partis français, au Parlement européen,…
« C'est énorme. On va accepter des camions comme ça sur nos routes. C'est déjà pas possible, à mon avis, ou très compliqué en termes de sécurité, en termes d'ambiance. Enfin, il y a quand même un petit problème. On voit les routes nationales, elles sont bordées de maisons. On voit ces énormes camions passer sur les routes nationales. Enfin, moi, je ne le vois pas. Et deuxièmement, plaidoyer pro-domo, ça augmente la compétitivité du camion au moment où il faut aider le train. Vous voyez, il y a un paradoxe que j'ai du mal à comprendre. Ce qui me rassure, c'est qu'en France, j'ai compris que les pouvoirs publics, les parlementaires de tous bords, de tous partis français, au Parlement européen, ils ont voté contre. Donc je sens une mobilisation très forte des élus et du gouvernement pour s'opposer à ce projet. Donc j'ai confiance que la France fera en sorte que ce projet ne se passera pas au moins en France. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 17:10
Question 169🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
C'est le prix moyen d'un billet train ?
Réponse directe
Alors c'est une moyenne, bien évidemment, il y en a des plus bas, il y en a qui sont au-dessus, mais quand même, le fait qu'il ne bouge pas depuis plusieurs années, déjà un signal. 45 euros au passage, c'est le prix de votre taxi pour aller à Roissy ou Orly. Voilà, on peut y réfléchir aussi. Bon, ça, ça prouve bien qu'il y a quand même une stabilité globale des prix. Alors se regarde plus précisément. Par exemple, les augmentations entre 2023 et 2024. 40% des trajets n'ont pas augmenté. Tous les Ouigo n'ont pas augmenté. Tous les intercités aussi, les trains corail qui circulent sur certaines lignes, qui est d'ailleurs gérée par l'État, n'ont pas augmenté. 40% des trajets. Les autres, les T…
« Alors c'est une moyenne, bien évidemment, il y en a des plus bas, il y en a qui sont au-dessus, mais quand même, le fait qu'il ne bouge pas depuis plusieurs années, déjà un signal. 45 euros au passage, c'est le prix de votre taxi pour aller à Roissy ou Orly. Voilà, on peut y réfléchir aussi. Bon, ça, ça prouve bien qu'il y a quand même une stabilité globale des prix. Alors se regarde plus précisément. Par exemple, les augmentations entre 2023 et 2024. 40% des trajets n'ont pas augmenté. Tous les Ouigo n'ont pas augmenté. Tous les intercités aussi, les trains corail qui circulent sur certaines lignes, qui est d'ailleurs gérée par l'État, n'ont pas augmenté. 40% des trajets. Les autres, les TGV inouïs, l'augmentation moyenne, 2,6%. En gros, l'inflation. Alors que nos coûts réels, eux, c'est plutôt entre 4 et 5%. Notamment parce que le prix des péages et les péages ferroviaires, comme il y a des péages autoroutiers, ils ont augmenté de 8%. En fait, on ne répercute que la moitié de la hausse des coûts. Depuis deux années consécutives, ça avait été pareil l'an dernier, avec la hausse massive de l'électricité, nous n'avons répercuté deux fois que la moitié de la hausse des coûts. Donc on a réduit nos marges, en fait. Les Français le perçoivent peut-être pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 2:33
Question 170🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
Mais si elles ne sont plus, qu'est-ce qu'on fait ?
Réponse à côté
Non, elle est représentative, la SNCF. Il y a les élections professionnelles, il y en a bientôt, d'ailleurs, dans l'entreprise, puisque les cheminots vont élire ceux qui vont les représenter au conseil d'administration de la SNCF.
« Non, elle est représentative, la SNCF. Il y a les élections professionnelles, il y en a bientôt, d'ailleurs, dans l'entreprise, puisque les cheminots vont élire ceux qui vont les représenter au conseil d'administration de la SNCF. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 8:43
Question 171🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
Est-ce que d'ailleurs, est-ce que le fait que les élections pointent le bout de leur nez peut-être joue un rôle dans cette agitation ?
Réponse à côté
Oui, peut-être. Ça peut mettre un peu de compétition entre les organisations syndicales. C'est possible. Mais je le redis, on ne peut pas fonctionner avec... D'abord, il n'y a qu'un collectif qui existe, à ma connaissance, celui des chefs de bord que vous avez évoqué. Mais on voit bien, il est très catégoriel. Il est même supracatégoriel, puisque c'est les chefs de bord de TGV, par exemple, qui sont trés en avant. Et quand on regarde bien, d'ailleurs, les animateurs de ce collectif, qu'on ne connaît pas forcément, d'ailleurs, on voit que c'est plutôt une tranche d'âge autour de la cinquantaine qui est préoccupée de sa fin de carrière, de son départ à la retraite. Et bon, voilà. Donc moi, je…
« Oui, peut-être. Ça peut mettre un peu de compétition entre les organisations syndicales. C'est possible. Mais je le redis, on ne peut pas fonctionner avec... D'abord, il n'y a qu'un collectif qui existe, à ma connaissance, celui des chefs de bord que vous avez évoqué. Mais on voit bien, il est très catégoriel. Il est même supracatégoriel, puisque c'est les chefs de bord de TGV, par exemple, qui sont trés en avant. Et quand on regarde bien, d'ailleurs, les animateurs de ce collectif, qu'on ne connaît pas forcément, d'ailleurs, on voit que c'est plutôt une tranche d'âge autour de la cinquantaine qui est préoccupée de sa fin de carrière, de son départ à la retraite. Et bon, voilà. Donc moi, je suis le président de tous les cheminots. Moi, je ne suis pas là pour faire du catégoriel. Moi, je suis le gardien d'une cohésion sociale. Je veille d'ailleurs à ce que les avancées, les progrès sociaux qu'on peut faire soient d'abord valables pour tous les cheminots. Et ensuite, on regarde comment ils se décliment sur la telle ou telle catégorie. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 9:05
Question 172🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
Est-ce que vous vous sentez menacé sur le fret ferroviaire qui n'est déjà pas hyper en forme en France ?
Réponse directe
C'est énorme. On va accepter des camions comme ça sur nos routes. C'est déjà pas possible, à mon avis, ou très compliqué en termes de sécurité, en termes d'ambiance. Enfin, il y a quand même un petit problème. On voit les routes nationales, elles sont bordées de maisons. On voit ces énormes camions passer sur les routes nationales. Enfin, moi, je ne le vois pas. Et deuxièmement, plaidoyer pro-domo, ça augmente la compétitivité du camion au moment où il faut aider le train. Vous voyez, il y a un paradoxe que j'ai du mal à comprendre. Ce qui me rassure, c'est qu'en France, j'ai compris que les pouvoirs publics, les parlementaires de tous bords, de tous partis français, au Parlement européen,…
« C'est énorme. On va accepter des camions comme ça sur nos routes. C'est déjà pas possible, à mon avis, ou très compliqué en termes de sécurité, en termes d'ambiance. Enfin, il y a quand même un petit problème. On voit les routes nationales, elles sont bordées de maisons. On voit ces énormes camions passer sur les routes nationales. Enfin, moi, je ne le vois pas. Et deuxièmement, plaidoyer pro-domo, ça augmente la compétitivité du camion au moment où il faut aider le train. Vous voyez, il y a un paradoxe que j'ai du mal à comprendre. Ce qui me rassure, c'est qu'en France, j'ai compris que les pouvoirs publics, les parlementaires de tous bords, de tous partis français, au Parlement européen, ils ont voté contre. Donc je sens une mobilisation très forte des élus et du gouvernement pour s'opposer à ce projet. Donc j'ai confiance que la France fera en sorte que ce projet ne se passera pas au moins en France. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 17:10
Question 173🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
Et que les syndicats, et pas seulement les syndicats, puisque désormais, il y a d'autres formes de collectifs qui se sont imposés, d'ailleurs autant à vous qu'aux syndicats eux-mêmes, qui se sont largement fait déborder. Vous parliez à l'instant de la grève des vacances d'hiver. C'est une grève qui a été à l'initiative d'un collectif sur Facebook de contrôleurs. Donc, est-ce que ça veut dire que vous estimez que de leur côté, ils ne sont pas sérieux ?
Réponse à côté
Moi, surtout, je voudrais dire que d'abord, le dialogue social, ça fonctionne. Là aussi, on peut voir tel ou tel aspect, telle aspérité qui existe. Je ne suis pas dans le déni. Mais globalement, moi, je regarde ce qu'on a fait depuis 4 ans, le dialogue social, il a fonctionné.
« Moi, surtout, je voudrais dire que d'abord, le dialogue social, ça fonctionne. Là aussi, on peut voir tel ou tel aspect, telle aspérité qui existe. Je ne suis pas dans le déni. Mais globalement, moi, je regarde ce qu'on a fait depuis 4 ans, le dialogue social, il a fonctionné. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 6:45
Question 174🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
de pouvoir utiliser ces gares-là ce jour-là. Une question là encore sur ce qu'on se disait au début, Jean-Pierre Farandou. Plus on prend ces billets en avance, moins ils sont chers. Si les billets pour le 26 juillet ne sont ouverts que, je ne sais pas, fin avril, ils seront à quel tarif ?
Réponse directe
Ils seront aux tarifs les plus bas, assurez-vous. On démarre à les ventes aux tarifs les plus bas, bien évidemment. Vous savez, on a quand même le souci de nos clients. Il ne faut pas qu'ils doutent là-dessus. On n'est pas là pour gruger nos clients. Nous, on veut que nos clients soient bien traités. On veut que nos clients puissent accéder à des bons prix. On veut que nos clients puissent prendre le train. Il ne faut pas en douter de ça, quand même.
« Ils seront aux tarifs les plus bas, assurez-vous. On démarre à les ventes aux tarifs les plus bas, bien évidemment. Vous savez, on a quand même le souci de nos clients. Il ne faut pas qu'ils doutent là-dessus. On n'est pas là pour gruger nos clients. Nous, on veut que nos clients soient bien traités. On veut que nos clients puissent accéder à des bons prix. On veut que nos clients puissent prendre le train. Il ne faut pas en douter de ça, quand même. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 12:55
Question 175🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMC
À ce stade, vous estimez donc qu'il n'est pas nécessaire de changer les règles de représentation et vous continuerez à travailler avec les syndicats. Jean-Pierre Farandou, autre menace de grève sur les Jeux Olympiques. Là, pour le coup, c'est la CGT qui a déjà déposé un préavis de grève du 26 juillet au 11 août, déjà à la RATP, mais qui menace de le faire également à la CGT. Est-ce que vous prenez la menace de grève pendant les Jeux Olympiques au sérieux ?
Réponse directe
Alors, moi, je suis un effatigable dialogue social sur les JO comme sur les autres sujets. Donc, on dialogue. Et on a d'ailleurs lancé un groupe de travail depuis le mois de novembre avec les quatre organisations syndicales représentatives. On se voit tous les mois et on avance tous les mois. Premier sujet, c'est l'organisation. On répond à leurs questions. On voit bien, elles sont légitimes d'ailleurs. C'est une espèce de revue de projet via les organisations syndicales. Est-ce qu'on a assez de monde ? Est-ce que les organisations sont préparées ? Est-ce qu'on aura du matériel ? Et c'est des bonnes questions. On se les pose nous-mêmes. Donc, on partage avec elles la préparation, le niveau…
« Alors, moi, je suis un effatigable dialogue social sur les JO comme sur les autres sujets. Donc, on dialogue. Et on a d'ailleurs lancé un groupe de travail depuis le mois de novembre avec les quatre organisations syndicales représentatives. On se voit tous les mois et on avance tous les mois. Premier sujet, c'est l'organisation. On répond à leurs questions. On voit bien, elles sont légitimes d'ailleurs. C'est une espèce de revue de projet via les organisations syndicales. Est-ce qu'on a assez de monde ? Est-ce que les organisations sont préparées ? Est-ce qu'on aura du matériel ? Et c'est des bonnes questions. On se les pose nous-mêmes. Donc, on partage avec elles la préparation, le niveau de préparation. S'il y a quelque chose à corriger, à compléter, on le fait en toute transparence. Deuxièmement, il y a le sujet de l'argent, bien évidemment, des primes, des primes géo. Là aussi, on a fait des propositions sur la table. Elles sont en cours de discussion. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, sur RMCVérifier à 10:08
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« Non, mais la crise, elle est suivie de tous les jours. Vous savez, il y a une cellule de crise qui est au ministère de l'Économie. Le ministère du Travail en fait partie aussi pour voir les conséquences sur l'emploi des entreprises. Donc, c'est un peu au jour le jour. On voit bien que les déclarations ou les actes posés par le président Trump ou par d'autres acteurs changent la situation quasiment de manière quotidienne. Donc, il n'est pas normal que le gouvernement s'adapte. On ne connaît pas la durée, on ne connaît pas les modalités, on ne connaît pas les blocages. Voilà, tout ça demande un pilotage au quotidien et des décisions au quotidien. C'est ce qui se passe et c'est comme ça que le gouvernement gère cette crise. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 1:35
« Pareil, on fait très attention aussi aux finances publiques. Vous savez qu'on est très endettés, on essaie de réduire le déficit pour notre pays, pour les Français, pour les protéger. Sinon, les taux d'intérêt qu'on verse aux gens qui nous prêtent de l'argent vont finir par être le premier poste budgétaire de l'État. Donc, il faut être sérieux. Non, on a une approche ciblée. On a commencé par les secteurs directement touchés, dont les transports, bien évidemment, la pêche et les agriculteurs. On est en train de regarder aussi ce qu'on pourrait faire pour les infirmières libérales, par exemple, et les gros rouleurs. Donc là, il y a des mesures d'aide, des mesures de trésorerie, des prêts. Moi aussi, de mon côté, côté ministère du Travail, j'ai aussi décidé le principe de chômage partiel pour les entreprises les plus touchées. Donc, on accompagne les entreprises les plus touchées. Et quand on traite les entreprises, on traite aussi les salariés, bien évidemment, qui travaillent dans ces entreprises. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 2:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 67 observations67 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On espère rattraper très vite 1,5 milliard d'euros. C'est quand même considérable. Au moment où on a besoin d'argent, on se l'est dit, à la fois pour la Sécurité sociale, mais peut-être aussi pour aider les entreprises et les Français. Et moi, j'ai bon espoir qu'après que dans la durée, au fond, la fraude se réduise, parce que si le... Par dissuasion, c'est-à-dire si la lutte contre la fraude est très lourde et très efficace, les entreprises se rendront compte que ça ne vaut pas la peine de frauder. Donc, elles frauderont moins et donc on réduira les fameuses 13 milliards. Donc, deux manières de récupérer, en tapant les fraudeurs et en les incitant à ne plus frauder. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 11:01Voir 2 autres passages
« Oui, la fraude sociale dans notre pays est évaluée à 13 milliards d'euros. Donc c'est quand même très important. Et frauder, c'est voler l'argent des Français. Voilà, c'est voler l'argent de la sécurité sociale. Donc c'est très important qu'on s'attaque plus fort à la fraude. Et cet après-midi, d'ailleurs, les députés auront un choix à faire. Quel message est-ce qu'ils envoient ? Est-ce qu'ils envoient un message pour renforcer la lutte contre la fraude et pour protéger les Français honnêtes et les entreprises nombreuses qui règlent leur charge sociale ? Ou au contraire, est-ce que c'est un message où on laisse faire ? Moi, je ne veux pas laisser faire. Je veux m'attaquer à la fraude. Et quelle fraude ? Notamment la fraude au travail dissimulé dans les entreprises qui ne font pas leur cotisation. On aura des instruments nouveaux. D'abord, on pourra croiser des bases de données pour mieux repérer les entreprises qui fraudent et être plus efficaces en matière de contrôle. Et deuxièmement, aussi, on a une capacité de flagrance. C'est qu'on bloque les comptes dès qu'on suspecte une entreprise de frauder. Ce qui fait qu'on peut mieux récupérer l'argent. Parce qu'à la fin, on veut récupérer l'argent pour la sécurité sociale. On a aussi une fraude à la formation. Vous savez qu'on a mis beaucoup d'argent, par exemple, dans l'apprentissage. 15 milliards d'euros. Vous avez des margoulins qui arrivent et qui trichent. Donc à la fois, ils font des formations de mauvaise qualité. Donc ils pénalisent l'argent public et ils pénalisent les jeunes. Les jeunes se retrouvent avec des formations au rabais. Ils ne peuvent pas retrouver du travail avec. Et donc, on sera très ferme. Et on a commencé déjà à fermer des centres de formation, d'apprentissage qui sont frauduleux. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 7:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, pas du tout. On a rappelé, j'ai rappelé plusieurs fois au Parlement, qu'on conservait le droit à l'erreur, par exemple. On pouvait être bienveillant aussi pour certaines négligences. Par contre, quand la fraude est répétée, intentionnelle et caractérisée, et qu'on a par exemple en main les preuves qu'une personne abuse du système et touche des aides auxquelles elle n'a pas droit, on se donne la capacité de suspendre le versement de ces aides dont on est sûr qu'elles sont injustifiées. Le recours est toujours possible, le contradictoire est toujours là. Voilà, c'est du bon sens. Pourquoi payer une aide quand on sait qu'elle est injustifiée ? Je crois que les Français ne le comprendraient pas. Et au contraire, les Français nous demandent de faire preuve de plus de fermeté et de logique dans la manière dont nous luttons contre les fraudeurs. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 9:53Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. On a rappelé, j'ai rappelé plusieurs fois au Parlement, qu'on conservait le droit à l'erreur, par exemple. On pouvait être bienveillant aussi pour certaines négligences. Par contre, quand la fraude est répétée, intentionnelle et caractérisée, et qu'on a par exemple en main les preuves qu'une personne abuse du système et touche des aides auxquelles elle n'a pas droit, on se donne la capacité de suspendre le versement de ces aides dont on est sûr qu'elles sont injustifiées. Le recours est toujours possible, le contradictoire est toujours là. Voilà, c'est du bon sens. Pourquoi payer une aide quand on sait qu'elle est injustifiée ? Je crois que les Français ne le comprendraient pas et au contraire, les Français nous demandent de faire preuve de plus de fermeté et de logique dans la manière dont nous luttons contre les fraudeurs. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 10:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 avr. 2026 au 7 avr. 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais la crise, elle est suivie de tous les jours. Vous savez, il y a une cellule de crise qui est au ministère de l'Économie. Le ministère du Travail en fait partie aussi pour voir les conséquences sur l'emploi des entreprises. Donc, c'est un peu au jour le jour. On voit bien que les déclarations ou les actes posés par le président Trump ou par d'autres acteurs changent la situation quasiment de manière quotidienne. Donc, il n'est pas normal que le gouvernement s'adapte. On ne connaît pas la durée, on ne connaît pas les modalités, on ne connaît pas les blocages. Voilà, tout ça demande un pilotage au quotidien et des décisions au quotidien. C'est ce qui se passe et c'est comme ça que le gouvernement gère cette crise. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 1:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 nov. 2025 au 7 avr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, non, mon travail n'est pas signé des pétitions. Mon travail, c'est de soutenir des lois quand elles passent au Parlement. Oui, alors que ce soit clair, on sait bien que le 1er mai, c'est un symbole. Moi, en tant que ministre du Travail, je suis bien sûr très attaché au symbole de la fête du travail. Donc, ce n'est pas ça qu'on veut ajuster. Non, c'est juste une pratique installée depuis des décennies. Les boulangers sont ouverts le 1er mai. Les fleuristes, avec la vente du muguet, sont aussi ouverts le 1er mai. Or, notre code du travail, il a un petit trou dans la raquette. Voilà, il faut qu'on le complète. Et je sais que donc, Ensemble pour la République, le parti dirigé par Gabriel Attal va présenter une proposition de loi qui va permettre de régulariser cette situation. J'y serais bien sûr favorable. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 15:44Voir 2 autres passages
« Mon travail n'est pas si des pétitions. Mon travail, c'est de soutenir des lois quand elles passent au Parlement. Oui, alors que ce soit clair, on sait bien que le 1er mai, c'est un symbole. En tant que ministre du Travail, je suis bien sûr très attaché au symbole de la fête du travail. Donc, ce n'est pas ça qu'on veut ajuster. Non, c'est juste une pratique installée depuis des décennies. Les boulangers sont ouverts le 1er mai. Les fleuristes avec la vente du muguet sont aussi ouverts le 1er mai. Or, notre code du travail, il a un petit trou dans la raquette. Voilà, il faut qu'on le complète. Et je sais que donc, Ensemble pour la République, le parti dirigé par Gabriel Attal va présenter une proposition de loi qui va permettre de régulariser cette situation. Je serais bien sûr favorable. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 15:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées22 mai 2024 au 7 avr. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On espère rattraper très vite un milliard et demi d'euros. C'est quand même considérable. Au moment où on a besoin d'argent, on s'est dit, à la fois pour la sécurité sociale mais peut-être aussi pour aider les entreprises et les Français. Et moi, j'ai bon espoir qu'après que dans la durée, au fond, la fraude se réduise parce que par dissuasion, c'est-à-dire si la lutte contre la fraude est très lourde et très efficace, les entreprises se rendront compte que ça ne vaut pas la peine de frauder. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 11:09Voir 2 autres passages
« Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont impeccables. C'est important les conditions de travail, les locaux de travail, l'environnement de travail. Deuxièmement, les relations hiérarchiques sont très apaisées. Ce n'est pas le cas en France. Vous avez un rapport récent de l'IGAS, les inspecteurs de la Sécurité sociale, qui disent, attention, on a encore un mode de bandagement parfois un peu rugueux en France. Ce n'est pas le cas. Et enfin, et c'est très important, il y a un plaisir de forme de camaraderie au travail. Vous savez franchement, si vous allez rejoindre des camarades, les locaux de travail sont sympas et votre chef, il vous accompagne, et vous permet de bien travailler, vous vous rendez bien compte que là, vous avez des facteurs positifs et que le travail n'est plus une corvée. Au contraire, le travail reste ce qu'il doit être, un élément de réalisation personnelle et de plaisir personnel. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais moi, je pense qu'effectivement, c'est l'occasion, au fond. Cette crise, parce que cette crise, elle est là, géopolitique, qui nous contraint. Rien que c'est un facteur très important. C'est l'occasion d'un rebond. C'est l'occasion d'un rebond au niveau français, au niveau européen. On a parlé des secteurs qui vont bien. Je les ai cités, l'armement, le nucléaire, mais les secteurs qui sont en difficulté, comme l'automobile. La France est un pays où il y a des constructeurs automobiles. Il faut nous protéger. L'Europe a été beaucoup trop naïve, notamment par rapport aux importations chinoises. Le choix du tout électrique, c'est sympa, entre les actions écologiques, mais ça a mis en difficulté nos entreprises, qui étaient plutôt des champions, des petits moteurs thermiques qui ne polluaient pas beaucoup. Il faut qu'on se protège. Je pense que des clauses de contenu industriel qui protégeraient nos industries, elles sont absolument nécessaires. C'est ce que veut faire le président de la République. En fait, cette difficulté peut être transformée en une occasion de mobilisation générale pour l'industrie, pour l'emploi et pour la jeunesse. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 2:40Voir 1 autre passage
« Ça, c'est le Parlement qui l'a décidé. La loi, elle va s'appliquer. Là encore, il ne faut pas oublier qu'il y a cette notion de recherche d'économie quand même. C'est l'équilibre entre l'économie et la sociale. En ce moment, honnêtement, déjà que les gens ne font pas de bébés... Il faut que tout le monde fasse des efforts. C'est bien le problème. On voit bien que chaque fois qu'on demande des efforts dans ce pays, c'est compliqué à accepter. Comment on fait ? On ne peut pas à la fois équilibrer ou chercher à équilibrer la sécurité sociale et refuser tous les efforts. Alors les efforts, c'est compliqué, c'est difficile. Difficile à assumer aussi, bien sûr, pour un gouvernement. Mais c'est notre devoir aussi de trouver ces équilibres économiques, sociaux. Surtout qu'on ne s'en est pas trop mal sortis. Ce budget, il n'est pas mal. Il a évité le dérapage des comptes de la sécurité sociale, avec un chiffre qui reste raisonnable, même toujours en déficit. Mais on ne pouvait pas rétablir l'équipe d'un seul coup. Il apporte beaucoup de bonnes choses aux Français. Vous l'assumez, vous l'assumez. Oui, je l'assume. Et moi, honnêtement, ma lecture, je trouve que ce n'est pas un mauvais budget. J'entends beaucoup de critiques que je trouve excessives. Il arrange la retraite des femmes, par exemple, depuis le temps qu'on a parlé. Les femmes qui ont des enfants verront leur retraite améliorée. Il arrange aussi tout ce qui est l'accès aux soins dans les territoires. Donc il y a plein de bonnes choses dans le budget. Regardons ce qui va bien. Attention à ne pas tomber dans le catastrophisme dans ce pays. On voit toujours ce qui va mal, on le bourre souple. On ne voit pas ce qui va bien. Il y a beaucoup de choses qui vont bien dans ce pays. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 12:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées29 mars 2024 au 11 févr. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il y a eu des articles du Sénat qui ont été votés au Sénat, qui durcissaient effectivement les moyens donnés à France Travail, notamment en leur permettant d'accéder quasiment à des écoutes. Bon, ça ce sont des méthodes qui sont là pour lutter contre le grand banditisme, on n'est pas du tout dans cette situation-là. Donc, on ne recourra pas, on ne demande pas à recourir à ces capacités d'intervention, on a d'autres moyens pour vérifier les domicilations, par exemple. Donc, on ne recourra pas ni aux appels téléphoniques, ni aux listes des passagers sur les avions. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 8:31Voir 2 autres passages
« Je pense que c'est avec les collectivités territoriales. Mais ça, c'est un peu l'empilage des couches à la française. Oui, c'est ça. Oui, il y a l'État, il y a les départements, il y a les régions, il y a les intercommunalités, il y a les communes. Tout ça génère effectivement des fonctions. Est-ce que c'est un peu trop ? Peut-être. Mais ça, il faut que chacun y réfléchisse. Je pense que l'idée de rendre l'État plus efficiente, je l'applique au ministère du Travail. Vous savez, je viens de l'entreprise, vous le savez. Dans l'entreprise, on sait ce que c'est que l'efficience. J'ai demandé à mes services de rentrer dans les logiques de tableau de bord, d'indicateurs de résultats, de performances, d'analyse des écarts, avec des revues de gestion. Voilà, on va rentrer le contrôle de gestion des entreprises au sein du ministère du Travail. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 11:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 mars 2024 au 11 févr. 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 7,9% effectivement, c'est une petite érosion par rapport à ce qu'on a pu connaître, mais on est en dessous de 8%. Est-ce que vous savez le nombre de fois on a été en dessous de 8% en France pendant ces 40 dernières années ? Les 3 dernières années, ça prouve que les politiques menées sont pas mal. Et puis après 2001, 2002, 2008. La moyenne c'est 9%. Donc en France, ça fait longtemps qu'on a un sujet un peu structurel autour du chômage quand on se compare aux autres pays européens. Et quand on est en dessous de 8%, c'est une bonne performance. C'est une des meilleures performances, je vous dis, sur les 40 dernières années. Alors le chômage vient d'où ? Il vient de l'emploi. Ce qu'il faut faire, la cause racine, c'est que nos entreprises se développent, créent de l'emploi. Voilà. Et il y a des possibilités dans la défense, dans le nucléaire, dans l'aéronautique, dont la vraie réponse de base de rang 1, c'est qu'il y ait plus d'emplois pour qu'il y ait moins de chômeurs. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 0:37Voir 2 autres passages
« Moi j'espère, je suis un optimiste, je crois beaucoup au dialogue, je crois beaucoup au compromis. Ce qui va être très important, c'est ce qu'on appelle cette commission mixte paritaire de vendredi, avec 7 sénateurs et 7 députés, ils ont en main, quelque part, peut-être, le succès de ce projet de loi de finances pour la France, ce budget pour la France, espérons qu'ils arrivent à converger, s'ils convergent, ensuite il faudra que ce soit voté, mais moi, on fait tout côté État pour leur donner tout le matériau, tous les éléments pour qu'ils arrivent à converger vendredi ou samedi. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 5:15
« Alors, ça aussi, l'effet de la suspension, c'est que ça donne du temps. Voilà, puisque la réforme est suspendue jusqu'au 1er janvier 2028. Avant, il y a les présidentielles. On peut penser que les présidentielles peut-être s'empareront de ce sujet, et que les candidats feront leurs propres propositions. On le voit d'ailleurs, déjà, les partis commencent à faire des propositions sur leur vision des retraites pour les Françaises et les Français. Donc, ce temps est utile pour la démocratie. Il est aussi utile pour le dialogue social. Et moi, je suis très heureux que les partenaires sociaux, à la fois les organisations syndicales et patronales, aient accepté de se lancer dans une conférence sociale. On va beaucoup parler de travail. Je pense que moi, l'angle mort des deux réformes précédentes, c'est le travail. On n'a pas assez parlé des conditions de travail, de la rémunération, de la promotion interne, de la prévention des risques professionnels. Au fond, qu'est-ce qu'on fait pour que les salariés arrivent à 60 ans, 62 ans, plus en forme, à la fois physique et mentale ? S'ils étaient plus en forme, peut-être qu'on peut considérer que dans ce cas-là, ils accepteraient plus volontiers de travailler un peu plus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas les Français, c'est ceux qui utilisent les ruptures conventionnelles. Tout le monde n'utilise pas les ruptures conventionnelles. C'est un bon dispositif au départ. Comme d'habitude, souvent, les dispositifs, quand on les invente, ils ont leur sens. Le problème, c'est qu'au fil du temps, il y a des dérives. Et aujourd'hui, ce n'est pas moi, Jean-Pierre Farandou, qui le dit, c'est un rapport qui vient de sortir, sérieux, qui dit qu'en fait, il y a substitution. On ne démissionne plus, on prend une réforme conventionnelle. Pourquoi ? Parce que réforme conventionnelle, vous allez au chômage. Les démissions, non. Les entreprises ne font plus de licenciements, ils font ruptures conventionnelles. On paie moins cher. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 8:45Voir 2 autres passages
« Parce que j'ai dit, je ne parle pas du chômage, je vous parle de ruptures conventionnelles. Il ne faut pas tout mélanger. Vous mélangez un petit peu, madame, excusez-moi de préciser. C'est des gens qui vont passer un an au chômage derrière, quand même, avec un système... Je ne parle pas du chômage, je parle de ruptures conventionnelles. Les ruptures conventionnelles, ça coûte un quart des allocations chômage. C'est un sujet financier aussi. Et ce n'est pas faux, et c'est là encore. C'est le rapport qui le dit, peut-être certaines personnes font la rupture conventionnelle, ont le droit au chômage, et peut-être certaines d'entre elles, et peut-être en connaissez-vous quelques-unes, moi ça peut être le cas, on voit que certaines personnes font le choix de rester un peu plus longtemps. Quand vous êtes au chômage, il faut avoir une attitude active de retour vers l'emploi. Parce que ça coûte cher le chômage. L'argent qu'on vous donne, c'est l'argent des Français. Il faut respecter l'argent de la Sécurité sociale, c'est notre bien commun. Il faut faire très attention à son usage. Et moi, je serai un ministre du Travail et des Solidarités, qui veut remettre les gens au travail, et qui veut faire très attention aux comptes de la Sécurité sociale. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« – Oui, mais ce n'est pas des jeux. On joue avec la vie des gens. Les gens, ils doivent compter sur nos trains. Il faut être sérieux et grave un peu. Moi, je ne joue pas, j'en ai mis au voleur là-dedans. Voilà, certains que je vois sont un peu sur ce registre-là. Ce n'est pas le mien. »
BFMTV · Réseau ferroviaire, concurrence, grèves... L’interview de Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 17:32
« – J'ai bon espoir quand même. Je pense que les débats parlementaires, vous savez, on a regardé quasiment 800 amendements. Je crois qu'il y en a 200 qui ont été retenus. On a même eu des amendements qui ont été votés à l'unanimité, notamment un amendement qui permet de remonter aux établissements de tête de pont des plateformes asiatiques qui trichent ou incitent leurs sous-traitants français à tricher. Donc ce amendement a été voté à l'unanimité. Donc j'ai bon espoir, mais je veux donner le sens profond de ce vote. Il faut voter pour le fait de renforcer les moyens de mieux lutter contre la fraude. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 12:16
« On fait très attention aussi aux finances publiques. Vous savez qu'on est très endettés, on essaie de réduire le déficit pour notre pays, pour les Français, pour les protéger. Sinon, les taux d'intérêt qu'on verse aux gens qui nous prêtent de l'argent vont finir par être le premier poste budgétaire de l'État. Donc, il faut être sérieux. Non, on a une approche ciblée. On a commencé par les secteurs directement touchés, dont les transports, bien évidemment, la pêche et les agriculteurs. On est en train de regarder aussi ce qu'on pourrait faire pour les infirmières libérales, par exemple, et les gros rouleurs. Donc là, il y a des mesures d'aide, des mesures de trésorerie, des prêts. Moi aussi, de mon côté, côté ministère du Travail, »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 2:21
« Il faut voir que chaque chambre a son rôle à jouer. C'est un enchaînement de lecture. Donc on démarre à l'Assemblée nationale. Sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il y a eu un vote sur les recettes. On n'a pas eu le temps d'aller au bout des dépenses. Il a fallu passer au Sénat pour que le Sénat ait suffisamment de temps pour examiner ce projet de loi. Le Sénat fait son travail. Il y a une autre majorité politique. Vous savez, nous, on propose les choses, mais les choses ont été largement reprises par les parlementaires. Ça donne une version de la loi, une version de travail de la loi, j'allais dire à l'Assemblée nationale, qui arrive au Sénat. Le Sénat est souverain. Le Sénat propose des amendements. Ils sont votés. Ils vont donc aussi amener une transformation de la loi. C'est la fabrique de la loi. Nous l'avons devant nous. Et ce n'est pas terminé. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 1:38
« La suspension de la réforme des retraites, elle fait partie de la loi rectificative. Et donc, elle est dans le projet de départ. Voilà. Donc, on travaille là-dessus. Donc, c'est la proposition du gouvernement, on est cohérents avec nous-mêmes. Donc, nous, notre proposition, on sait pourquoi, d'ailleurs, il faut revenir au pourquoi, finalement. Pourquoi, c'est la stabilité ? Pour être clair, pourquoi cette suspension est arrivée dans le paysage ? Parce que le Premier ministre a fait le choix, effectivement, de la mettre dans le débat, de la mettre dans le processus du vote de l'Assemblée et du Sénat, parce que c'est un élément de stabilité. Pourquoi ? Pour que le gouvernement puisse proposer un budget. L'objectif, c'est d'arriver à un budget, parce que sans budget, les choses seront beaucoup plus compliquées pour les Françaises et les Français. Par exemple, les 6 ou 7 milliards supplémentaires pour la défense, ils sont dans le budget de l'année prochaine. S'il n'y a pas de budget, malheureusement, notre ramée n'aura pas les moyens nécessaires pour faire face aux endroits. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 4:12
« Oui, mais il faut voir que les choses ne sont pas terminées. Ensuite, vous avez une synthèse qui peut être possible. Alors, à part la suspension des retraites, ça, je vous l'accorde. Mais sur le reste des éléments du budget de la Sécurité sociale, je pense qu'on peut avoir des convergences, franchement. En tout cas, c'est le sens de travail, sauf la suspension, je vous l'accorde. Et tout ça va revenir ensuite, en deuxième lecture, à l'Assemblée nationale. Je dis à la fin, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. C'est la formule que nous utilisons. Et je pense que ce travail de convergence peut tout à fait fonctionner à la suspension des réformes près. Mais l'Assemblée nationale, là-dessus, s'est engagée. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:49
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 5:10
« Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont impeccables. C'est important les conditions de travail, les locaux de travail, l'environnement de travail. Deuxièmement, les relations hiérarchiques sont très apaisées. Ce n'est pas le cas en France. Vous avez un rapport récent de l'IGAS, les inspecteurs de la Sécurité sociale, qui disent, attention, on a encore un mode de bandagement parfois un peu rugueux en France. Ce n'est pas le cas. Et enfin, et c'est très important, il y a un plaisir de forme de camaraderie au travail. Vous savez franchement, si vous allez rejoindre des camarades, les locaux de travail sont sympas et votre chef, il vous accompagne, et vous permet de bien travailler, vous vous rendez bien compte que là, vous avez des facteurs positifs et que le travail n'est plus une corvée. Au contraire, le travail reste ce qu'il doit être, un élément de réalisation personnelle et de plaisir personnel. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:08